CLIMAT / METEO
Sécheresse Inondations
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

  • Novembre 2018
  • Décembre 2018
  • Janvier 2019
  • Février 2019
  • Mars 2019
  • Avril 2019
  • Mai 2019
  • Juin 2019
  • Juillet 2019
  • Août 2019
  • Septembre 2019
  •  Septembre 2019
    Vendredi 29/09/19 - Effondrement du monde : « On est dans le déni… mais c’est le scénario le plus probable » pour l’ex-ministre Yves Cochet

    L’ex-ministre de l’Ecologie dit l’effondrement du monde « possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030 ». Il s’en explique dans un livre paru cette semaine. « 20 Minutes l’a rencontré »

    Début juillet, Yves Cochet recevait les journalistes de Brut chez lui, en Ile-et-Villaine. Une propriété de 7 hectares que l’ex-ministre de l’Ecologie [2001-2002] façonne depuis quinze ans pour se préparer « à l’effondrement de nos sociétés mondialisées ».

    Car Yves Cochet le dit sans détour : ce chaos est « possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030 ». Comment en est-il arrivé à ce constat ? Le politicien et président de Momentum, un groupe de réflexion sur l’effondrement du monde, s’en explique dans « Devant l’effondrement. Essai de collapsologie » [ed. Les liens qui libèrent], paru cette semaine. Il répond aux questions de 20 Minutes.

    « Un effondrement certain vers 2030 »… Vous le pensiez déjà lorsque vous étiez ministre de l’Ecologie ?

    Non. J’avais déjà pris note des rapports des scientifiques du Giec [sur l’évolution du climat] et de l’Ipbes [sur l’érosion de la biodiversité] qui alertaient sur la survenue probable de catastrophes écologiques. Mais on ne les imaginait pas aussi intenses, ni aussi imminentes, ni aussi mondiales. On pensait également que certaines politiques publiques nous permettraient d’éviter leur survenue.

    Et puis, de 1997 à 2002 [sous le gouvernement Jospin], j’étais dans le camp de la majorité. D’abord comme député, puis comme ministre de l’Ecologie. Cinq années d’action qui laisse peu de temps à la prise de recul. A partir de 2002, en basculant dans l’opposition, j’ai pu beaucoup réfléchir, lire et écrire, seul ou au sein de l’Institut Momentum lancé en 2011. J’en suis arrivé à la conviction que l’effondrement de la société mondialisée était le scénario non pas le plus extrême, mais le plus probable.

    La société post-effondrement que vous évoquez n’aura plus rien à voir avec celle que l’on connaît aujourd’hui ?

    Si l’espèce humaine subsiste à l’effondrement – ce n’est pas certain –, j’imagine ensuite deux phases. La première est l’intervalle de survie (2030-2040). C’est la plus pénible, car marquée par des guerres civiles, des famines et des épidémies. La population mondiale pourrait chuter drastiquement pour ne plus compter que deux ou trois milliards d’humains. Sans doute, ensuite, on peut espérer une étape de renaissance autour des années 2050. Mais il faut imaginer un monde sans voiture, sans avion, très probablement aussi sans électricité, et donc sans Internet. Ce seront des sociétés très sobres, s’appuyant sur les low-tech [des techniques simples, issues notamment du recyclage de machines tombées en désuétude]. Sera-t-on plus proche du niveau technologique du XIXe siècle ou à celui des Mérovingiens ? J’hésite encore.

    Pourquoi, selon vous, ce possible effondrement mondialisé aura pour point de départ une crise énergétique ?

    Sans énergie, le monde civilisé n’existe plus. Or, 82 % de nos besoins énergétiques sont à ce jour assuré par des sources fossiles, non renouvelables. C’est le pétrole, le gaz, le charbon. Ces énergies vont se raréfier ou ne plus être exploitables tant leur extraction va devenir chère.

    Il faut alors imaginer les soubresauts de cette crise énergétique sur les autres pans de nos sociétés. L’agriculture, la santé, la sécurité, les télécommunications, la finance… Comment assurer ces services si l’énergie n’existe plus ou est trop chère à produire ? Prenez la récession de 2008. On l’a dit déclenchée par la folie des spéculateurs boursiers. Elle est plus complexe. Le premier facteur est la hausse des prix du baril de pétrole et, par extension, de celui des produits pétroliers comme l’essence, ceci dès 2005. En a résulté l’incapacité des ménages les moins riches à rembourser leurs emprunts, point de départ de la crise des subprimes.

    Dans « Pétrole apocalypse », paru en 2005, vous prédisiez la fin du pétrole bon marché dans le monde en 2010…

    Je me suis trompé, comme d’autres d’ailleurs. Nous ne connaissions alors pas, ou très peu, le pétrole et le gaz de schiste que les Etats-Unis se sont mis à exploiter à partir des années 2010. Mais cela ne fait que retarder l’avènement du Pic de Hubbert, ce moment où la production de pétrole commencera à décliner. Le pétrole et le gaz de schiste sont difficiles à extraire et le secteur investit à ce jour des sommes colossales en espérant une rentabilité future qui ne pourrait jamais venir.

    Ne craignez-vous pas que ce livre soit accueilli comme une nouvelle prophétie, comme tant d’autres par le passé, et qui ont été contredites par l’Histoire ?

    Si, je m’y attends. Sans parler des climatosceptiques, il y aura toujours des gens pour dire que l’humanité s’en est toujours tirée jusqu’à présent, ou que des civilisations se sont déjà effondrées sans entraîner l’humanité tout entière. Cette fois-ci, c’est différent, parce que nos sociétés sont mondialisées et parce que nos activités humaines ont aujourd’hui une incidence globale significative sur l’écosystème terrestre.

    Nous sommes dans le déni. L’immensité de cet effondrement dépasse les capacités cognitives de l’être humain. On préfère vouer une foi aveugle au progrès technologique et les rapports du Giec, bien qu’alarmants, n’entraînent pas de sursaut politique. On mise sur notre capacité future à pouvoir réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre ou à celle de stocker artificiellement nos surplus d’émissions sous terre ou dans les océans. C’est de la folie !

    Que faut-il faire, alors, pour éviter l’effondrement, ou du moins en limiter les conséquences ? S’efforcer de réduire la population mondiale, comme vous l’évoquez ?

    J’assume en effet des positions néo-malthusiennes et je regrette que cette question de la surpopulation soit restée un tabou. On présente souvent le style de vie de l’Européen moyen comme un standard vers lequel le monde doit tendre. Ce n’est déjà pas possible avec les 7 milliards d’habitants que nous sommes aujourd’hui, au regard des ressources limitées de notre planète. J’ai longtemps pensé qu’il fallait un programme massif de formation et d’information au planning familial et prôné la grève du « troisième ventre » pour l’Europe, là où l’empreinte écologique par individu est l’une des plus importantes.

    Je parle au passé, parce qu’en 2019, il est déjà trop tard pour éviter l’effondrement. L’enjeu est bien plus d’en minimiser les conséquences par des actions concrètes. Celle, par exemple, de multiplier par dix les haras nationaux pour relancer l’élevage de chevaux de trait. Qu’on puisse en avoir 10 à 15 millions en France en 2050. Cela va faire rire, mais c’est pourtant plus judicieux que de faire le pari de véhicules 100 % électriques et autonomes en 2050.

    L’historien Jean-Baptiste Fressoz dit des collapsologues qu’ils « recyclent une écologie des années 1970 obsédée par le pic pétrolier, des angoisses largement démenties par la suite », et que ces idées sont « très minoritaires au sein de la communauté scientifique »…

    Nous sommes en effet quelques centaines en France et quelques milliers dans le monde à penser l’inéluctabilité de l’effondrement de nos sociétés, et la plupart ne sont pas des scientifiques au sens académique du terme. Pour autant, je reviens à ce que j’ai dit : l’immensité de cet effondrement dépasse les capacités cognitives de l’être humain. Je ne souhaite pas que cet effondrement arrive, mais c’est aujourd’hui le scénario le plus probable.

    Comment vous préparez-vous à cette fin du monde dans votre propriété au nord de Rennes ?

    J’ai acheté il y a quinze ans ce site avec ma fille, et on essaie d’en faire un éco-lieu autonome et solidaire. Le projet se construit petit à petit. Nous avons bien avancé sur l’autonomie énergétique et celle en eau. La prochaine étape est d’approcher le plus possible de l’autonomie alimentaire en développant la permaculture. J’insiste aussi sur « solidaire ». On n’est pas du tout dans un survivalisme à l’américaine du genre : « J’ai une winchester et je vous tire dessus si vous venez chez moi ». Je ne vois pas du tout la collapsologie comme un appel au repli sur soi. Au contraire, la coopération entre voisins sera l’un des piliers des sociétés de 2050, Du moins, s’il reste des humains.

    Source (interview): www.20minutes.fr/planete/environnement - Interview: Fabrice Pouliquen


    Jeudi 26/09/19 - Massif du Mont Blanc: un glacier menace de s’effondrer

    Une partie d’environ 250 000 mètres cubes de glace, s’est détachée du glacier Planpincieux du Val d'Aoste. Elle pourrait se déverser dans la vallée.

    Le glacier Planpincieux du Val d'Aoste (nord-ouest de l'Italie) qui a fondu à vitesse accélérée entre août et septembre, menace de s'effondrer dans une vallée parallèle à celle de la célèbre station alpine de Courmayeur, le Val Ferret.

    « Avec les fortes chaleurs de cet été, il y a eu entre août et la première moitié de septembre une accélération de la fonte du glacier, au rythme moyen de 35 cm par jour, jusqu'à des pics de 50/60 cm certains jours », a expliqué Moreno Vignolini, un responsable du service de presse de la mairie de Courmayeur.

    Selon lui, une portion représentant « un cinquième ou un sixième » du glacier s'est détachée. Cela correspond à environ 250 000 mètres cubes de glace, soit cent piscines olympiques, qui pourraient se déverser dans la vallée.

    Le maire de Courmayeur, Stefano Miserocchi, a pris une ordonnance prévoyant notamment la fermeture totale la nuit et partielle dans la journée de la route municipale d'accès au Val Ferret. Cette ordonnance prévoit également l'évacuation de plusieurs maisons.

    C'est la fondation Montagna Sicura, qui surveille ce glacier depuis 2013, qui a prévenu la mairie. « Ce glacier est atypique car tempéré, donc influencé par la température de l'eau qui coule en dessous, ce qui l'expose particulièrement au réchauffement climatique en cours. L'an passé, il avait connu des effondrements bizarres en octobre et cette année, avec le détachement du bloc et la vitesse de déplacement de 60 cm, c'est vraiment beaucoup, ce qui nous a incités à avertir le maire ».

    Reste à savoir si l'effondrement aura lieu. Le glissement de toute la partie pourrait se transformer en scénario catastrophe. Pour permettre l'accès à la vallée, le maire a établi trois tranches horaires d'une heure et demie (matin, midi et soir) et fait aménager une voie alternative qui sera praticable à partir de vendredi.

    Source illustrée: www.leparisien.fr/environnement


    Mercredi 25/09/19 - Fonte des glaces, élévation de la mer, inondations… le constat alarmant du Giec

    Les climatologues rendent ce mercredi un rapport consacré aux effets du réchauffement climatique sur les océans, les côtes, les pôles et les glaciers. Leurs projections sont alarmantes.

    Les incendies qui ont ravagé la forêt amazonienne ont attiré l'attention sur la fragilité de l'un des « poumons verts » de la planète. Dans le dernier rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), dévoilé ce mercredi, on pourrait résumer la conclusion des climatologues à cette formule choc : les océans sont en feu!

    Les incendies qui ont ravagé la forêt amazonienne ont attiré l'attention sur la fragilité de l'un des « poumons verts » de la planète. Dans le dernier rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), dévoilé ce mercredi, on pourrait résumer la conclusion des climatologues à cette formule choc : les océans sont en feu!

    Réchauffement et asphyxie des eaux, risques d'inondations majeures, fonte accélérée de la banquise… tous les voyants sont au rouge. Et le constat est alarmant quand on sait le rôle fondamental que jouent les milieux aquatiques qui fournissent 50 % de l'oxygène produit sur Terre : « Les océans sont à la fois une pompe à carbone, car ils absorbent 25 à 30 % des émissions de CO2, et un climatiseur planétaire parce qu'ils absorbent aussi la chaleur produite par les gaz à effet de serre », souligne Pierre Canet, responsable du programme climat au WWF.

    La mer pourrait monter d'un mètre

    Longtemps, le Giec avait tablé sur une élévation du niveau des océans de quelques centimètres en raison du réchauffement et de la fonte des glaces. Mais d'ici à la fin du siècle, le scénario est désormais encore plus pessimiste. « La fonte des glaces est la principale cause de l'élévation du niveau de la mer dans le monde, rappelle l'organisation European Climate. Les scientifiques estiment que la montée des eaux pourrait être de près d'un mètre d'ici 2100 si les émissions ne diminuent pas. »

    « La montée du niveau de la mer est aujourd'hui deux fois et demie plus rapide qu'il y a dix ans », s'alarme Pierre Canet. Dans le pire des scénarios, le Bangladesh pourrait voir 20 % de son territoire submergé, ce qui entraînerait le déplacement de plus de 30 millions de personnes.

    L'océan se réchauffe

    D'après la plateforme océan et Climat (POC) qui rassemble des instituts de recherche, des ONG et des agences internationales, le Pacifique Nord-Ouest a vu sa température augmenter de plus de 6 °C entre 2013 et 2015. « Cela provoque l'apparition de vagues de chaleur océaniques », souligne ce collectif d'acteurs persuadés « qu'océan en bonne santé » rime avec « climat protégé ».

    « Or, le rapport du Giec montre que les vagues de chaleur marine ont doublé en l'espace de 35 ans », souligne Pierre Canet. « La fonte des glaces et l'augmentation des températures altèrent le fonctionnement des courants marins », explique la plateforme qui cite l'exemple du ralentissement du courant Nord Atlantique. « Cela diminue la productivité marine, provoque des tempêtes hivernales en Europe et réduit les précipitations au Sahel et en Asie du sud. »

    Moins d'oxygène dans l'eau

    Mais le rapport du Giec met en avant un autre phénomène très inquiétant : la consommation d'oxygène dans certaines zones devient supérieure à l'oxygène que produit l'océan.

    « Sur les dernières décennies, souligne la POC, l'océan a très probablement perdu entre 0,5 et 3,3 % de son oxygène entre la surface et 1 000 m de profondeur. Sur la même période les zones de minimum d'oxygène ont augmenté de 3 à 8 %. Dans ces zones, de nombreuses espèces ne peuvent survivre et la désoxygénation pourrait mener à une perte de 15 % de la biomasse globale des animaux marins d'ici 2100. »

    Outre des risques de cyclones tropicaux plus intenses, les climatologues mettent en avant un doublement de la fréquence des événements extrêmes. « Il est notamment question d'inondations plus puissantes et d'une érosion plus marquée des côtes du fait des tempêtes et de l'élévation du niveau de la mer, détaille Pierre Canet. En fonction des scénarios de réchauffement qui se produiront dans l'avenir, certaines zones humides, comme la Camargue en France, risquent d'être menacées de disparition. »

    Le Giec s'inquiète pour les populations qui vivent en bord de mer. « Les zones côtières abritent 28 % de la population mondiale, dont 11 % vivent à moins de dix mètres au-dessus du niveau de la mer », rappelle la plate-forme Océan et Climat.

    Source illustrée: www.leparisien.fr/environnement - Rédaction: Frédéric Mouchon


    02/09/19 - Comment le gouvernement justifie l'arrêt du projet nucléaire Astrid

    L'arrêt du chantier d'Astrid, prototype de réacteur nucléaire de quatrième génération, secoue la filière nucléaire française. Le 31 août, le ministère de la Transition écologique et solidaire a justifié cette décision.

    Le gouvernement justifie l’arrêt du projet Astrid. Vendredi 30 août, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a confirmé l’abandon du chantier du prototype de réacteur nucléaire de quatrième génération. En plein débat sur la gestion des déchets radioactifs, l’annonce fait l’effet d’un séisme pour la filière de l’atome et déchaîne les réactions politiques.

    “Il n’y a aucune information nouvelle, tempère dans un communiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire. Les orientations du gouvernement en matière de politique nucléaire ont été présentées dans le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie [PPE] en janvier dernier.” Document public, le rapport de consultation de la PPE estimait en effet à cette époque que le besoin d’un démonstrateur et le déploiement de réacteurs à neutrons rapides n’étaient pas utiles, “au moins jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle”.

    Le gouvernement donne priorité aux réacteurs EPR

    Quelles sont les raisons de cet arrêt, alors que le prototype Astrid aurait permis de recycler les combustibles nucléaires usés des réacteurs déjà en service ? Sans surprise, le cabinet d’Elisabeth Borne invoque “l'abondance d'une ressource bon marché en uranium”.

    “La priorité de la filière industrielle doit par ailleurs aller à la réussite de la filière des réacteurs EPR de troisième génération”, ajoute le ministère. Cette justification fait écho aux difficultés du chantier de l’EPR de Flamanville (Manche) qui a subi plusieurs retards et dont le coût ne cesse de gonfler. “Dans ce contexte, la mise en chantier d’un démonstrateur de taille industrielle n’était ni nécessaire, ni opportune”, ajoute le gouvernement.

    Faut-il comprendre que la réussite des réacteurs de troisième génération conditionnera le développement de la quatrième génération ? En juin, le prédécesseur d’Elisabeth Borne s’interrogeait sur l’intérêt des EPR. “Il faudra tirer toutes les leçons pour voir [...] du point de vue économique si ce type de réacteur nucléaire est compétitif”, déclarait alors François de Rugy.

    Les solutions de multi-recyclage ne sont pas abandonnées

    Les opposants au nucléaire ont naturellement bien accueilli l’annonce. “Le nucléaire est bel et bien une impasse”, a commenté Yannick Jadot, eurodéputé Europe Écologie-Les Verts en pointant du doigt le coût du projet Astrid. À l’inverse, les représentants de la droite et de l’extrême droite ont condamné la décision. “Nous ne pourrons pas protéger notre environnement sans la recherche et l’innovation”, estime Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat.

    Alors que se déroule le débat public sur le plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR), l’abandon d’Astrid soulève des questions sur le recyclage des matières radioactives et plus largement sur l’avenir de l’innovation dans la filière nucléaire. “La France reste engagée dans la politique de fermeture complète du cycle du combustible”, assure le gouvernement. “Le gouvernement a demandé aux industriels d’engager les actions de R&D nécessaires avec le CEA pour approfondir la faisabilité industrielle des solutions de multi-recyclage du combustible dans les réacteurs de troisième génération, solution transitoire qui contribuera à la recherche sur la fermeture du cycle et la quatrième génération de réacteurs”, ajoute-t-il.

    Source: www.usinenouvelle.com - Rédaction: Simon Chodorge


    03/09/19 - Ouragan Dorian: au moins cinq morts aux Bahamas, évacuations aux États-Unis

    Classé dans la catégorie maximale 5 au moment de frapper les Bahamas, Dorian a faibli, avec des vents d'une vitesse maximale de 175 km/h. Il se déplaçait en direction de la Floride à une vitesse très réduite de 4 km/h. Aux Bahamas, au moins 61.000 personnes ont besoin d'aide alimentaire.

    L'ouragan Dorian continuait ce mardi de s'acharner sur les Bahamas, où il a fait au moins cinq morts, avec des vents d'une extrême violence, des vagues plus hautes que les toits de nombreuses maisons, et au moins 61.000 personnes ayant besoin d'aide alimentaire. Aux États-Unis, plusieurs millions de personnes en Floride, en Géorgie et en Caroline du Sud ont reçu l'ordre d'évacuer les côtes, que Dorian devrait frôler à partir de ce mardi soir.

    La Floride a commencé à sentir les effets de Dorian avec de fortes pluies et de possibles tornades mardi, et le risque de crues subites et d'inondations va s'accroître, a averti tôt ce mardi le Centre national des ouragans américain (NHC). L'ouragan s'est affaibli dans la nuit et a été rétrogradé à la catégorie 2 par le NHC à 17 heures mais devrait rester dangereux et les habitants des Bahamas ont reçu pour consigne de rester à l'abri. Classé dans la catégorie maximale 5 au moment de frapper les Bahamas, Dorian a faibli, avec des vents d'une vitesse maximale de 175 km/h. Il se déplaçait en direction de la Floride à une vitesse très réduite de 4 km/h.

    Mardi, il restait stationnaire, selon un dernier bulletin du NHC, balayant l'île de Grand Bahama dans le nord-ouest de l'archipel avec des pluies torrentielles et des vents à 195 km/h avec des rafales d'une vitesse parfois supérieure. Il devrait se mouvoir vers le nord-ouest durant la nuit de mardi à mercredi. Le premier ministre des Bahamas, Hubert Minnis, a confirmé lundi la mort d'au moins cinq personnes dans les îles Abaco et évoqué une «tragédie historique» pour cet archipel des Caraïbes comprenant 700 îles au relief très plat, facilement submergé par les vagues de trois à six mètres de haut charriées par l'ouragan. Les autorités ont annoncé le début des opérations de secours «là où les conditions le permettent».

    «Nous sommes sous l'eau»

    Un SMS envoyé par une habitante de Grand Bahama, que l'AFP a pu consulter, témoignait de la détresse des habitants pris au piège de cet interminable cataclysme: «Nous sommes sous l'eau. Est-ce que quelqu'un peut nous aider ou nous envoyer de l'aide? S'il vous plaît. Moi, mes six petits-enfants et mon fils sommes dans le grenier», écrivait cette habitante, Kendra Williams. Selon des témoignages sur les réseaux sociaux, le niveau de l'eau atteignait par endroits la hauteur des toits. Les vagues déchiquetaient le bois des habitations. «Regardez-moi ça», témoignait un résident de l'île principale des Abacos Ramond A. King, dans une vidéo montrant des rues inondées et jonchées d'arbres et de poteaux électriques arrachés. «Nous avons besoin d'aide, tout est par terre. Regardez mon toit, il s'est écroulé. Je suis en vie, grâce à Dieu. Je peux reconstruire».

    Au moins 61.000 personnes auraient besoin d'aide alimentaire, a estimé mardi l'ONU qui s'apprête à participer à deux équipes d'évaluation aux Bahamas, notamment avec des experts du Programme alimentaire mondial (PAM). La Croix-Rouge avait estimé lundi que quelque 13.000 maisons pourraient avoir été endommagées ou détruites et que l'ouragan a causé des «dégâts considérables» dans les îles Abacos et Grand Bahama. Après son passage dévastateur aux Bahamas, l'ouragan devrait longer les côtes américaines. Il «s'approchera dangereusement près de la côte est de la Floride de mardi soir à mercredi soir puis s'avancera dangereusement près des côtes de la Géorgie et de la Caroline du Sud mercredi soir et jeudi», selon le NHC.

    Évacuations obligatoires

    Les trois États de l'est des États-Unis ont ordonné l'évacuation obligatoire de plusieurs zones côtières, affectant près d'un million de personnes au total. La Caroline du Nord et la Virginie ont également déclaré l'état d'urgence. «Si vous êtes dans une zone d'évacuation, partez MAINTENANT», a lancé le sénateur et ancien gouverneur de Floride Rick Scott. «Nous pouvons reconstruire vos maisons. Nous ne pouvons pas reconstruire votre vie».

    Plus de 9500 personnes se sont réfugiées dans 121 abris en Floride, selon les autorités. Venue avec ses deux enfants et sa mère, Stefanie Passieux, âgée de 30 ans, raconte: «je suis arrivée hier, dès l'ouverture». «Mon père est resté avec les chats, mais nous, nous sommes partis. Il ne part jamais. Il ne veut pas aller dans les abris», poursuit-elle.

    Selon la Croix-Rouge américaine, 19 millions de personnes vivent dans des zones qui pourraient être touchées. Jusqu'à 50.000 personnes en Floride, en Géorgie et en Caroline du Sud pourraient avoir besoin d'un abri d'urgence en fonction de l'impact.

    Source + Photos: www.lefigaro.fr avec l'AFP



     Tiré à part 

    Le "Journal Communautaire Interactif ©" est une création @picom  - e-mail : journal@j-c-i.com
    Informations légales