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CLIMAT / METEO
Sécheresse Inondations
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    30/08/19 - Après avoir investi 738 millions d'euros, le CEA stoppe son projet de réacteur nucléaire de 4e génération

    Le projet Astrid, engagé pour développer une quatrième génération de réacteur nucléaire, a été stoppé par le CEA (commissariat à l'énergie atomique). Selon Le Monde, l'équipe de 25 ingénieurs qui coordonnait le programme n'est plus active depuis le printemps 2019.

    La filière nucléaire française n'aura pas de réacteur de quatrième génération, la troisième étant représentée en France par l'EPR de Flamanville (Manche), réacteur englué dans des retards techniques à répétition.

    "La cellule de vingt-cinq personnes qui coordonnait le programme a été fermée au printemps" explique Le Monde. Le quotidien a obtenu une confirmation de l'arrêt du programme baptisé Astrid de la part du CEA (commissariat à l'énergie atomique), maître d'ouvrage, qui précise que "le projet de construction d’un réacteur prototype n’est pas prévu à court ou moyen terme."

    ​Les études de conception d’Astrid ont commencé en 2010 sur la base d'un projet de réacteur de 600 MWe à neutron rapide refroidi au sodium (comme pour le défunt Superphénix). Ce type de réacteurs à neutrons rapides intéressent l’industrie nucléaire notamment par leur capacité à mieux utiliser l'uranium et à multirecycler le plutonium, matières radioactives employées par les réacteurs nucléaires de deuxième génération du parc français actuel.

    Outre qu'ils peuvent brûler tout type d’uranium, ils ont la capacité d'utiliser sans limitation tout le plutonium produit par le parc actuel des réacteurs à eau légère ou par eux-mêmes, "ce qui permet d’assurer une gestion rationnelle et pérenne du plutonium, justifiant ainsi pleinement son statut de matière énergétique valorisée" expliquait le CEA.

    Selon une estimation de la Cour des comptes, près de 738 millions d’euros ont été investis dans ce plan à fin 2017, dont près de 500 millions proviennent du grand emprunt du Programme d’investissements.

    Source: www.bfmtv.com - Rédaction: Frédéric Bergé


    29/08/19 - Arrêter la viande pour sauver la planète ?

    Depuis quelques années, l'élevage, gros producteur de gaz à effet de serre est remis en question par l'urgence climatique. Alors faut-il arrêter de manger de la viande pour sauver la planète ?

    Greta Thunberg est partie en Amérique en bateau - elle ne prend jamais l'avion car la nouvelle icone de l'écologie mondiale est soucieuse de son bilan carbone. Et donc, presque naturellement, elle est aussi vegan.

    Depuis quelques années les études se sont multipliées, pour montrer que l'élevage est néfaste pour le climat. Pourquoi produit-il des gaz à effet de serre ?


    1kg de boeuf = jusqu'à 32 kg de CO2
    Toute activité humaine produit des gaz à effet de serre, mais l'élevage industriel particulièrement. D'abord les animaux en produisent de façon naturelle, mais ce n'est pas tout : les nourrir implique un déboisement intense, pour créer des prairies ou des champs où doit pousser par exemple le soja qu'ils mangent. Comme en Amazonie, actuellement ravagée par les feux.

    Ainsi on a pu calculer que produire un kilogramme de boeuf produit entre 22 et 32 kg de CO2. En comparaison, 1kg de seigle ne produit qu' 1 kg de CO2. Encore faut-il distinguer le genre d'élevage.

    " Ce n'est pas l'élevage en tant que tel, mais la forme qu'il a aujourd'hui...", explique Pierre-Marie Aubert, chercheur sur les politiques agricoles à l'IDDRI(Institut du développement durable et des relations internationales), un think tank français. "Nous montrons que l'élevage, sous certaines conditions, et en particulier une désintensification, peut être une partie de la solution pour la biodiversité. Quand on élève un ruminant à l'herbe, son lait et sa viande contiennent plus d'omega 3 et il a pour qualité d'utiliser des espaces impropres à la production de nourriture pour les humains. Donc cela permet de valoriser tous les espaces."


    Faut il adopter un régime végétalien ?
    Passer d'un régime omnivore à végétalien ? Au vu de l'urgence climatique, ce pourrait être une solution drastique. Une étude de l'université d'Oxford a réussi à calculer l'impact carbone des différents styles d'alimentation. Et sans surprise, les végétaliens polluent beaucoup moins que les gros mangeurs de viande...

    Pourtant les animaux ont aussi leur rôle à jouer. Une récente enquête suisse montre que les systèmes mêlant culture végétale et productions animales sont les plus équilibrés.

    Ainsi l'ONG Greenpeace France vient de sortir un rapport pour dénoncer la déforestation importée par les pays riches, mais ne prône pas la rupture avec l'élevage.

    " On parle juste de réduction et cela permet de consommer moins de viande et de produits laitiers mais de meilleure qualité et à un prix plus juste pour les éleveurs",insiste Suzanne Dalle, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace France. "Il faut faire en sorte de réduire plus drastiquement notre consommation de viande et de produits laitiers dans les pays développés, et en particulier en Europe de l'Ouest, pour pouvoir permettre à d'autres régions qui aujourd'hui ont un niveau de consommation très faible de manger plus de viandes et de produits laitiers. "

    Aujourd'hui, iIl semble clair que les pays développés consomment trop de produits animaux, pour des raisons écologiques mais aussi de santé. Deux bonnes raisons pour changer le système. Un autre élevage semble possible, beaucoup plus bénéfique pour la Terre.

    Source: www.francetvinfo.fr


    29/08/19 - Comment la fonte des glaciers va bouleverser l'Islande

    Alors qu'ils recouvrent près de 11% de la surface totale du pays, les glaciers islandais pourraient tous disparaître à l'horizon 2200, provoquant des catastrophes et des difficultés d'approvisionnement en énergie dans cet Etat insulaire.

    En Islande, les conséquences du réchauffement climatique sont visibles à l'œil nu. Dimanche 18 août, un groupe de scientifiques, d'artistes, de chercheurs et de militants ont inauguré le premier monument installé à la mémoire d'un glacier disparu. Jadis déployée au sommet du volcan Ok, à 1 198 mètres d'altitude, l'étendue de glace a perdu son titre de glacier en 2014, endossant le rôle symbolique de première victime sur l'île de la hausse des températures. Alors que l’Islande a connu des températures proches de 27 °C au mois de juillet, d'autres glaciers pourraient disparaître à leur tour.

    Chaque année, les glaciers islandais perdent 40 km2. Depuis la fin du XIXe siècle, une surface de 2 000 km2 a fondu. Alors qu'ils recouvrent près de 11% de la surface totale de ce pays, les glaciers islandais pourraient tous disparaître à l'horizon 2200 si l'humanité ne parvient pas à maintenir la hausse des températures sous la barre des 2 °C par rapport au niveau de l'ère pré-industrielle.

    Moins de glace, davantage d'éruptions
    Les conséquences de la fonte des glaciers sont nombreuses. La glace exerce notamment une pression de tout son poids sur les parois des volcans. En fondant, elle relâchera cette pression, ce qui devrait favoriser les éruptions volcaniques. Or, lorsqu’une éruption survient sous un glacier, elle peut provoquer la vidange brutale des lacs glaciaires qu'il abrite, entraînant inondations soudaines et dévastatrices. Sur la côte sud-est du pays, la perte du poids du Vatnajökull, le plus grand glacier islandais, provoque déjà le soulèvement de la croûte terrestre.

    Enfin, la fonte des glaces devrait, à long terme, rendre plus difficile la production d'électricité. Les glaciers sont d’immenses réservoirs d’eau douce. Ils fondent, la compagnie nationale s’attend donc à recevoir plus d’eau qu’elle ne peut en stocker pendant plusieurs années. Puis, quand cette eau stockée par les montagnes se sera écoulée et aura disparu, l'Islande craint alors de faire face à la sécheresse.

    Source + video:
    www.francetvinfo.fr


    27/08/19 - Incendies en Afrique centrale : plus de 10 000 feux recensés en 48 heures en RD Congo et en Angola

    A la une du journal de l’Afrique, les feux qui ravagent l’Afrique centrale. Plus de 10 000 incendies se sont déclarés en 48 heures dans la région : près de 7 000 en Angola et 4 000 en République démocratique du Congo. Une photo publiée par la Nasa montre l’étendue des incendies sur le continent et la dimension inquiétante de la situation. Nous recevons Floribert Botamba, responsable de projets à l’ONG WWF.

    Également au sommaire de ce journal, le Soudan, où les femmes ne baissent pas la garde. Elles profitent de la transition politique en cours pour obtenir davantage de droits : principalement la parité aux postes importants du futur gouvernement. La composition de ce dernier devrait être annoncée ce mercredi.

    Enfin, direction Togoville, dans le sud du Togo, dans l’un des derniers marchés de troc d’Afrique de l’Ouest. Depuis des générations, ce marché permet aux familles de vivre décemment.

    Source: www.france24.com - Rédaction: Meriem Amellal


    Mardi 20/08/19 - "Drame environnemental" sur l'île de Grande Canarie, touchée par un incendie

    L'île espagnole de Grande Canarie est ravagée par un terrible incendie, qualifié lundi de "drame environnemental" par le président de l'archipel. Les flammes ne menacent pas pour l'instant l'activité touristique.

    L’île de Grande Canarie connaît ces derniers jours "l'incendie le plus important" survenu cette année en Espagne, selon le ministre de l’Agriculture Luis Planas. Des centaines de pompiers restaient mobilisés dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 août sur cette île touristique.

    Le président des Canaries, Angel Victor Torres, l'a qualifié de "drame environnemental" car il touche des espaces naturels protégés de l'île située dans l'Atlantique, au large du Maroc. Lundi soir, cet incendie de forêt arrivé avec une vague de chaleur n’était toujours pas contrôlé.

    Le périmètre de ce feu de forêt, qui s'était déclaré samedi dans le centre montagneux de l'île située au large du Maroc, "augmente" et "on estime que 10 000 hectares sont affectés", ont déploré les services d'urgence régionaux. Plus de 9 000 personnes ont déjà été évacuées de leur logement, mais aucun blessé n'a été déploré.

    Pluies de cendres

    Un millier de pompiers et agents ont été mobilisés sur le terrain lundi, ainsi que 14 moyens aériens. Les avions ont déversé tout au long de la journée "un million de litres d'eau", selon les services d'urgence. Deux autres hélicoptères bombardiers d'eau doivent arriver sur place mardi, a confirmé le ministre de l’Agriculture. Les températures élevées, le vent et les pluies de cendres pouvant causer de nouveaux départs de feu rendent cet incendie particulièrement difficile à combattre.

    Son front principal se trouve dans le parc naturel de Tamadaba, une forêt de pins parmi les territoires les plus sauvages de Grande Canarie. "C'est le principal poumon vert de l'île, (...) le joyau environnemental de Grande Canarie", a également estimé Lourdes Hernandez, une spécialiste des incendies de forêt de l'organisation de protection de l'environnement WWF, interrogée par l’AFP. "Ce n'est pas un incendie comme il y en avait ces dernières années", souligne-t-elle, mettant en exergue "la virulence du feu, la vitesse à laquelle les flammes se propagent et l'intensité des fronts".

    Le tourisme épargné

    L'intérieur de Grande Canarie, aux paysages et micro-climats très divers, est prisé des randonneurs, bien que le gros des touristes fréquente plutôt les plages de l'île, la deuxième plus fréquentée de l'archipel des Canaries. Le gouvernement régional a d'ailleurs tenu à souligner dans un communiqué que le tourisme n'était pas affecté par l'incendie car "aucun complexe touristique n'en ressent les effets".

    Cet incendie est le troisième en dix jours à avoir touché l'île de Grande Canarie. Les pompiers n'étaient pas parvenus à éteindre complètement le plus important des deux, qui a parcouru 1 500 hectares, lorsque le nouvel incendie s'est déclaré.
    https://www.france24.com/fr/20190820-espagne-grande-canarie-incendie-feu-drame-environnemental>www.france24.com avec l'AFP
    Source:

    Samedi 17/08/19 - Changement climatique : le Forum du Pacifique au bord de la rupture avec l’Australie

    Le gouvernement australien refuse un communiqué conforme aux objectifs du Traité de Paris sur le climat.

    La dernière journée du 50ème Forum des îles du Pacifique, vendredi, à Tuvalu, a été marquée par l’adoption d’un communiqué où la pression de l’Australie s’est faite sentir. Les négociations étaient au bord de la rupture entre le gouvernement australien, partisan de l’utilisation massive du charbon pour faire des profits, et les autres pays qui luttent pour la survie de leur peuple menacée par les effets du changement climatique, en particulier la montée du niveau de la mer.

    Après la réunion, à la fin du Forum, à Tuvalu, des chefs des délégations et états et territoires membres du Forum des îles du Pacifique, un communiqué final a été établi. Celui-ci, résumant l’ensemble des débats de la semaine, a réaffirmé l’importance de la lutte contre les changements climatiques, pour les îles du Pacifique, en maintenant les objectifs et seuils déterminés dans le cadre des Accords de Paris, en 2015.

    Le document développe cette thématique et insiste sur l’engagement continu des îles du Pacifique pour agir, auprès des grandes nations, dans ce domaine.

    Les états et territoires membres du Forum des îles du Pacifique ont déjà prévu de continuer à faire entendre leur voix sur le sujet à l’occasion de la réunion sur le climat, organisée à New York, en septembre prochain, par les Nations Unies.

    L’Australie poste avancé de l’Occident

    L’un des points du communiqué final porte aussi sur l’organisation du “One planet summit” en avril prochain, lors de la visite officielle du président de la République, Emmanuel Macron, en Polynésie française. Les membres du Forum des îles du Pacifique se félicitent de cette initiative.

    Mais le message a été largement édulcoré par l’activisme du très climatosceptique gouvernement australien. « Nous sommes venus ensemble dans une Nation qui risque d’être engloutie par les océans, mais malheureusement, nous avons choisi le statu quo dans notre communiqué », a déploré dans un tweet le Premier ministre des Fidji Frank Bainimarama. « Nous pouvons dire que nous aurions dû en faire plus pour nos populations », a concédé quant à lui le Premier ministre des Tuvalu Enele Sopoaga devant la presse. Et pour cause : la déclaration et le communiqué finalement diffusés vendredi matin après 12 heures de tractations tendues n’étaient pas à la hauteur des ambitions.

    Préoccupations différentes

    L’abandon du charbon comme source d’énergie ? Rayé du texte. Les appels à limiter à 1,5 degré la hausse des températures et à neutraliser les émissions de carbone à l’horizon 2050 ? Seulement des suggestions, et non des exigences. Dans le communiqué sur le changement climatique, les mots « crise du réchauffement climatique » ont été remplacés par « réalité du changement climatique ».

    M. Sopoaga a affirmé que cette édulcoration du message était le fait de son homologue australien Scott Morrison, réputé pour son climatosceptisme. « Nous avons eu des échanges très forts entre Scott et moi. Je lui ai dit : « Vous vous préoccupez de sauver votre économie en Australie (…) Je me préoccupe de sauver la population de Tuvalu », a-t-il déclaré.

    Les débats auraient été particulièrement houleux autour de la table de négociation, le gouvernement australien campant sur ses positions. Le dialogue serait même passé à deux doigts de la rupture, et ce à deux reprises, croit d’ailleurs savoir le quotidien britannique The Guardian.

    La présidence du Forum des îles du Pacifique va être assurée pendant une année par Tuvalu. La prochaine réunion du Forum des îles du Pacifique est prévue en 2020, au Vanuatu, puis l’année suivante à Fidji, et en 2022 à Kiribati.

    Source:
    www.temoignages.re avec TNTV et La Libre.be


    Vendredi 16/08/19 - États-Unis. Trump envisagerait d'acheter le Groenland

    Le Wall Street Journal a révélé jeudi que le président américain, ancien magnat de l’immobilier, souhaiterait acheter l’île danoise, particulièrement marquée par le réchauffement climatique. Une requête adressée « avec plusieurs niveaux de sérieux ».

    Donald Trump, qui fut autrefois un magnat immobilier de renom avant de se lancer dans la politique et de devenir président des États-Unis, aurait jeté son dévolu sur un espace quasiment vierge à la hauteur de ses ambitions : le Groenland.

    Le Wall Street Journal rapporte jeudi que l’ancien homme d’affaires new-yorkais se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison Blanche de la possibilité pour les États-Unis d’acheter ce territoire danois de 56 000 habitants.

    « La preuve ultime qu'il est devenu fou »

    La requête a été adressée « avec plusieurs niveaux de sérieux », précise le Wall Street Journal.

    Interrogé par la station de radio DR, Soren Espersen, porte-parole pour les Affaires étrangères du Parti du peuple danois (anti-migrants), s'est inquiété lui pour la santé mentale du président des Etats-Unis. « S'il l'envisage vraiment, nous tenons la preuve ultime qu'il est devenu fou », a-t-il dit.

    Au gouvernement, la Première ministre Mette Frederiksen et son ministre des Affaires étrangères, Jeppe Kofod, n'ont fait aucun commentaire à ce stade mais, dit-on de source gouvernementale, ils devraient s'exprimer plus tard dans la journée.

    « Nous sommes ouverts aux relations d'affaires, mais nous ne sommes pas à vendre », a pour sa part déclaré à Reuters la ministre des Affaires étrangères du gouvernement autonome du Groenland, Ane Lone Bagger.

    Une île affectée par le réchauffement climatique

    Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France, où les effets du réchauffement climatique sont manifestes.

    La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013.Depuis son élection en 2016, le président climato-sceptique a notamment retiré les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et a systématiquement cherché à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama.

    L’élu républicain ne semble pas avoir totalement mis derrière lui ses premières amours immobilières : l’année dernière, lors de son sommet à Singapour avec Kim Jong Un, il avait souligné le potentiel de développement touristique de la Corée du Nord.

    « Par exemple, il y a des super plages », avait-il dit aux journalistes. « On le voit à chaque fois qu’ils font exploser leurs canons dans la mer. Je me dis, dis-donc, regarde-moi cette vue. Ça ne ferait pas des super apparts ? »

    Source: www.ouest-france.fr


    16/08/19 - Indonésie: bientôt «ancienne» capitale, Jakarta s’enfonce sous les eaux

    Jakarta se noie. Ses sols se dérobent sous le poids des constructions, ses fondations sont fragilisées par le pompage des nappes phréatiques et la mer monte. Autant de raisons, parmi d’autres, pour le gouvernement indonésien de changer de capitale.

    Mais une grande partie des 10 millions d’habitants de Jakarta sont, eux, condamnés à rester au sein de la mégalopole engorgée et menacée.

    Au rythme actuel, un tiers de la ville pourrait se retrouver sous les eaux d’ici 2050, selon des experts environnementaux.

    En réponse à ces maux, auxquels s’ajoutent les terribles embouteillages, la pollution et les risques sismiques, le gouvernement a annoncé en mai qu’il déciderait cette année de l’emplacement d’une nouvelle capitale politique.

    Le choix de sa localisation - alors que Jakarta, sur l’île de Java, resterait la capitale économique - pourrait être imminent, selon les médias indonésiens.

    «Le projet de relocaliser la capitale est sérieux. C’est décidé», a déclaré cette semaine le président indonésien Joko Widodo.

    C’est le nord de la ville qui est le plus menacé. Là, des quartiers entiers, qui longent la côte, s’affaissent sous le niveau de la mer.

    «A chaque inondation, je me mets à trembler», témoigne Rasdi, propriétaire d’un stand de nourriture.

    «J’ai failli me noyer en 2007. Tout ce que je possédais a été emporté et j’ai dû tout recommencer à zéro», poursuit-il, depuis sa maison près du port.

    Bâties sur des marécages, près du confluent de 13 rivières, les fondations de la ville ont été encore fragilisées par un développement fulgurant, avec de nouveaux bâtiments et gratte-ciel, une circulation intense, et une mauvaise planification urbaine.

    De plus, les quartiers nord de Jarkarta n’ont pas de réseau d’adduction d’eau, aussi les industries locales et des millions d’habitants puisent-elles dans les nappes phréatiques.

    «Je resterai ici»

    En conséquence, Jakarta s’affaisse de 25 cm par an dans certaines zones, soit le double de la moyenne mondiale des grandes villes côtières.

    Certaines parties de la ville se trouvent désormais à quatre mètres sous le niveau de la mer, et des millions de personnes sont à la merci de catastrophes naturelles.

    Car si les inondations sont déjà fréquentes à la saison des pluies, le phénomène devrait s’aggraver avec la hausse du niveau des mers provoquée par le changement climatique.

    Un simple regard permet de mesurer l’étendue du problème: sur le front de mer, il ne reste que le squelette d’une mosquée abandonnée, en partie submergée. Les routes sont jonchées de vastes flaques d’eau, le rez-de-chaussée de plusieurs maisons n’est plus habitable, et de petites cabanes sur pilotis bordent le front de mer jonché d’ordures.

    «Vous pouvez voir de vos propres yeux», s’exclame Andri, 42 ans. Son bras désigne un point au loin. «Quand j’étais enfant, j’avais l’habitude de nager là-bas». «Avec le temps, l’eau n’a cessé de monter».

    Les autorités locales cherchent désespérément des solutions pour Jakarta : un projet de construction d’îles artificielles dans la baie, qui servirait de tampon avec la mer de Java, et d’un vaste mur côtier a été approuvé.

    Mais il n’y a aucun garantie que le projet, estimé à 40 milliards de dollars, et qui a déjà des années de retard, résoudrait le problème.

    Des murs de béton ont déjà été édifiés dans le district de Rasdi, et d’autres quartiers à haut risque. Mais l’eau s’y infiltre déjà, se répandant dans le labyrinthe de ruelles étroites et les masures des quartiers les plus pauvres.

    «Construire des murs n’est pas un solution pérenne», assure Heri Andreas, géologue à l’Institut de technologie de Bandung.

    «Nous devons repenser notre gestion de l’eau».

    Pour lui, le principal coupable est l’extraction excessive d’eau souterraine, et sans un réseau complet d’adduction, il n’y a aucun moyen de résoudre le problème, assure-t-il.

    Venise, Shanghai, la Nouvelle-Orléans ou encore Bangkok sont aussi menacées par les eaux, mais la capitale indonésienne a trop peu réagi, juge le géologue.

    Les autres «ont pris des mesures pour atténuer le phénomène», constate-t-il. «C’est cher», reconnaît-il, «mais si nous regardons les conséquences, ça en vaudra la peine».

    En attendant, la résignation est parfois la seule réponse.

    «Je suis inquiet, mais je ne peux rien faire», résume Rastini, 40 ans, qui gratte la coque des palourdes ramassées par les pêcheurs locaux.

    «Depuis que je suis enfant, je vis ici. Et je resterai ici».

    Source: www.liberation.fr avec l'AFP


    Jeudi 15/08/19 - Le cyclone tropical Krosa a fait un mort et plusieurs blessés au Japon

    Originellement considéré comme un typhon , le cyclone Krosa a été dégradé en "sévère tempête tropicale" par l’agence météorologique du Japon ce jeudi. Il reste pourtant très puissant, avec des rafales jusqu’à 144 km/h. Une personne est morte lors de son passage, et au moins 21 autres blessées légèrement, selon des médias locaux.

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    Source: www.bfmtv.com


    15/08/19 - En France, 38 enfants ont été intoxiqués à l'arsenic: quelle en est la cause ?

    En France, dans la région de Carcassonne, 38 enfants ont été intoxiqués à l'arsenic. Les teneurs en arsenic dans la région explosent tous les plafonds, sans doute à cause d'une ancienne mine. Les habitants menacent de porter plainte.

    "C'est inquiétant parce qu'on nous parle de cancer à long terme, de beaucoup de maladies. On n'a pas forcément envie d'entendre parler de ça en tant que parents." Les deux enfants de cette maman sont touchés. Âgés de 3 et 6 ans, ils présentent un taux de 13 microgrammes, alors que la normale est de 10.

    "On ne sait pas où on met les pieds. On s'inquiète pour la santé. Chaque enfant est différent, chacun a un taux d'absorption différent, donc on attend", explique le papa d'une petite fille qui présente un taux de 18 microgrammes.

    Une mine fermée en 2004

    Mais comment expliquer ces intoxications ? La responsable, ce serait l'ancienne mine de Salsigne, la première d’arsenic au monde et la plus grande mine d’or d’Europe, jusqu’à sa fermeture en 2004. Dans les sols, des millions de tonnes de déchets toxiques subsistent. Et avec les inondations de l’an dernier, ces substances nocives ont débarqué jusque dans les cours d’école.

    Actuellement, les enfants touchés souffrent de maux de tête, de ventre et d’insomnies. Mais à long terme, l’arsenic peut provoquer des cancers. Les autorités sanitaires rassurent. "Ce n'est en aucun cas un seuil de toxicité clinique, explique Jean-Jacques Morfoisse, docteur pour l'Agence régionale de la santé. C'est simplement que ces enfants ont été imprégnés d'arsenic dans une période très récente."

    Les autorités locales demandent tout de même une réaction du gouvernement car actuellement, les parents sont toujours sans réponse à leurs questions.

    Source: www.rtl.be


    15/08/19 - Des microplastiques jusque dans les neiges des Alpes et de l'Arctique

    Le problème de la pollution au plastique ne se limite pas aux océans. Des microplastiques transportés par voie aérienne se retrouvent jusque dans la neige des Alpes et de l'Arctique, rapportent des chercheurs allemands et suisses dans la revue Science Advances.

    Les mécanismes de transport de ces microplastiques par la neige sont encore peu étudiés, écrivent ces scientifiques de l'Institut Alfred-Wegener pour la recherche polaire et marine (AWI) à Bremerhaven (D) et de l'Institut WSL pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF) à Davos (GR).

    On sait toutefois que les pollens provenant de latitudes moyennes, par exemple, suivent des voies similaires et peuvent également se retrouver dans l'Arctique, a indiqué l'AWI dans un communiqué. Du sable du Sahara parvient aussi jusqu'au nord-est de l'Atlantique après un périple de 3.500 kilomètres dans l'atmosphère.

    Or les microplastiques ont une taille similaire. Dans l'Arctique, à l'est du Groenland, la valeur maximale mesurée était de 14.400 particules par litre, à Davos, 2.700 particules. À titre de comparaison, au bord d'une route de campagne en Bavière (D), les scientifiques ont trouvé 154.000 particules par litre dans la neige.

    Plastique et caoutchouc

    Concrètement, les chercheurs ont fait fondre la neige et passé l'eau au travers d'un filtre avant d'analyser les résidus au microscope infrarouge. Le procédé a été automatisé et standardisé afin d'éliminer d'éventuelles erreurs liées à des mesures manuelles.

    Selon les régions, il s'agit de types de plastique différents et de caoutchouc provenant de pneus de véhicules ou d'autres sources. Dans l'Arctique et dans les Alpes, on trouve en particulier des caoutchoucs nitriles très résistants utilisés comme joints, gainages de câbles ou tuyaux, de même que des acrylates et des particules de peinture industrielle.

    Dans l'Arctique, de tels résidus ont été trouvés sur l'île du Spitzberg, mais aussi dans la neige présente sur des icebergs. Les valeurs mesurées sont nettement plus élevées que celles d'études précédentes, menées par exemple sur les dépôts de poussières.

    Cela pourrait être dû à la finesse des analyses par spectroscopie infrarouge, qui a permis aux chercheurs d'identifier des particules jusqu'à 11 micromètres (0,011 millimètre), soit moins que le diamètre d'un cheveu humain.

    Réservoir

    Il semble aussi que la neige soit particulièrement efficace pour accumuler le microplastique atmosphérique, estime Gunnar Gerdts, chercheur à l'AWI, cité dans un communiqué. En moyenne, les scientifiques ont trouvé 1.800 particules par litre dans l'Arctique.

    Le fait que la neige serve de réservoir est jugé problématique et devrait être mieux pris en compte à l'avenir, selon les auteurs. La distribution atmosphérique de ce type de pollution également.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    15/09/18 - Forum du Pacifique : l'Australie débloque 36 milliards pour l'environnement

    L'Australie doit faire face à ses responsabilités de grand pays industriels. C'est en tous cas le constat fait a Tuvalu à l'occasion du Forum des Pays du Pacifique. Le pays continent a décidé de débloquer 36 milliards de francs CP pour lutter contre le réchauffement climatique.

    L'archipel des Tuvalu accueille depuis mardi le 50eforum des îles du Pacifique, en présence des dirigeants des dix huit états-membres. Une réunion, où il a été longuement question de la responsabilité des grands pays industriels sur le changement climatique.
    Sous le feu des critiques pour son climato-scepticisme, le gouvernement australien a annoncé qu'il allait octroyer 36 milliards de Francs Pacifique pour aider les Pays de la région à faire face au réchauffement climatique.

    La sécurité dans le Pacifique Sud a également été soulevé par l'Australie qui redoute l'expansionnisme chinois dans la zone.

    Source: la1ere.francetvinfo.fr/polynesie


    Mercredi 14/08/19 - Une université anglaise bannit la viande de boeuf pour sauver le climat

    Fini les steaks, lasagnes ou autres boulettes pour les étudiants de l’Université Goldsmiths de Londres. L’établissement vient en effet d’interdire la vente de viande de bœuf sur le campus. Une mesure forte qui vise à lutter contre l’urgence climatique.

    L’Université Goldsmiths de Londres prend désormais le problème du réchauffement climatique très au sérieux. L’établissement d’enseignement supérieur situé dans le quartier de New Cross, sous l’impulsion de sa nouvelle directrice, Frances Corner, nous apprend en effet que les produits à base de viande de bœuf ne seront plus disponibles dans les cafés et les magasins de l’institution dès la rentrée du mois de septembre. Une taxe de 10 pounds (environ 10,8 euros) devra également être payée par les étudiants et employés de l’université en cas d’achat de produits en plastique jetables, comme les bouteilles d’eau. Objectif : atteindre la neutralité en carbone d’ici à 2025.

    « Un bon début »

    Des mesures concrètes qui – au premier abord – semblent être soutenues par les élèves de l’université. Isabelle Gosse, étudiante en psychologie, évoque en effet « un très bon début pour être plus respectueux de l’environnement, peut-on lire dans le Guardian. L’interdiction de la vente de viande de bœuf sur le campus, l’élimination progressive des plastiques à usage unique et les autres engagements pris par la nouvelle directrice mettent en évidence l’urgence climatique actuelle à laquelle le monde est confronté ».

    Joe Leam, président du syndicat des étudiants, souligne également un projet audacieux. « L’objectif de neutralité en carbone d’ici 2025 est un projet ambitieux. Espérons que la direction s’y conformera, dit-il. Il y a toujours plus à faire – mais je pense que c’est un bon début et que les autres institutions devraient tirer les leçons de cette initiative ». Ces mesures ont effectivement du sens. Si le problème de la pollution plastique est relativement bien intégré par le peuple, celui de la pollution des élevages intensifs l’est beaucoup moins. Et pourtant.

    La viande, une industrie (très) polluante

    Une étude publiée il y a quelques mois suggérait en effet que les élevages d’animaux à grande échelle, très gourmands en énergie, allaient jouer un rôle de plus en plus important au cours des prochaines décennies dans l’augmentation des émissions de carbone.

    Concrètement, on estime aujourd’hui que la production animale représente actuellement 15 % de toutes les émissions anthropiques (dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote). Et s’il n’y a de toute façon pas de « bon » pollueur, la production de viande de bœuf reste aujourd’hui plus polluante que celle du poulet ou du porc.

    Notons par ailleurs que l’université a également pris d’autres mesures importantes en faveur du climat. À compter du 1er décembre, le fonds de dotation de l’établissement stoppera ses investissements dans des sociétés dont plus de 10 % des revenus proviennent de l’extraction de combustibles fossiles. L’établissement devrait aussi se tourner prochainement vers un fournisseur d’énergie 100 % verte. Enfin, il sera également question de mettre de nouvelles options de cursus liées à la crise climatique.

    Source: sciencepost.fr - Rédacteur scientifique: Brice Loubet avec Europe1


    14/08/19 - Environnement. Les climatosceptiques plus présents dans les médias que les scientifiques

    Les personnalités niant le changement climatique ont bénéficié pendant des années de plus d’attention médiatique que les climatologues reconnus, créant une confusion chez le grand public et ralentissement la lutte contre le réchauffement, selon une étude.

    Pour cette étude publiée cette semaine dans Nature Communications, les chercheurs ont analysé 100 000 articles de la presse papier ou internet publiés entre 2000 et 2016, cherchant les citations et les noms de plusieurs centaines de climatologues de premier plan et un nombre égal d’universitaires, entrepreneurs et hommes politiques doutant du réchauffement de la planète ou attribuant la hausse des températures à des causes « naturelles ».

    « Nous avons découvert que la visibilité des négateurs du climat a été 49 % plus importantes que celle du changement climatique », ont écrit les auteurs de l’étude dirigée par Alexander Petersen, de l’université de Californie à Merced.

    Même au sein d’une sélection de médias anglophones de premier plan comme le New York Times, le Guardian ou le Wall Street Journal, ces négateurs du climat ont été cités un peu plus souvent.

    Déséquilibre plus fort encore sur les réseaux sociaux
    Selon les données de la science, le monde a déjà gagné +1°C depuis l’ère préindustrielle, en raison des émissions de gaz à effet de serre généré par l’activité humaine, et les climatologues mettent en garde depuis longtemps contre les menaces que ce réchauffement qui continue pose à l’humanité.

    « Ceux qui sont à contre-courant en matière de changement climatique ont réussi à organiser une voix forte au sein de la communication politique et scientifique », ont noté les auteurs de l’étude.« Une telle disproportion dans la visibilité médiatique des arguments et des acteurs à contre-courant dénature la répartition des opinions des experts » et « sape » la crédibilité des climatologues, ont-ils ajouté.Ce déséquilibre est en plus renforcé par l’effet amplificateur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, selon l’étude.

    Changement de mentalité

    Depuis la publication en octobre dernier d’un rapport alarmant du groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec), la question du réchauffement a pris de l’importance dans les préoccupations du grand public et les manifestations appelant à l’action climatique se sont multipliées. Certains gouvernements occidentaux se sont engagés à la neutralité carbone d’ici 2050.

    Mais les médias traditionnels continuent malgré tout à servir de plate-forme à des affirmations douteuses voire discréditées sur le changement climatique.

    Source: www.ouest-france.fr/environnement avec l'AFP


    14/08/19 - Surpoids, baisse de QI… Le réchauffement climatique a des conséquences dramatiques sur notre santé

    Une nouvelle étude menée par la Global Health Alliance Australia (GHAA) estime que les conséquences du changement climatique sont loin d’être uniquement environnementales. Celui-ci aurait également un effet terrible sur nos corps et nos cerveaux. Explications.

    Les conséquences insoupçonnées du changement climatique

    Portant sur les populations de la zone Asie-Pacifique, les travaux menés par ce groupe de chercheurs australiens ont permis de mettre en évidence les conséquences insoupçonnées du changement climatique. Il se trouve que la baisse des cultures, ainsi que celle de la variété et de la qualité des aliments conduiraient à des problèmes de malnutrition, tandis qu’en réduisant l’activité physique globale, la hausse des températures favoriserait l’obésité. Les scientifiques ont également relevé une réduction du QI chez les enfants dont les parents ont survécu à des catastrophes naturelles, se faisant de plus en plus fréquentes avec le réchauffement climatique.

    Selon les experts de la Global Health Alliance Australia,
    la baisse de QI serait due au fait que « les hormones de stress traversent le placenta et produisent des effets indésirables sur le développement neurocognitif du fœtus ». Tandis que l’absorption de perturbateurs endocriniens, présents dans de nombreux produits à base de combustibles fossiles, « modifierait le contenu microbien de l’intestin », ce qui conduirait également à « une modification du développement des adipocytes, ou cellules stockant la graisse, pour le fœtus » chez les femmes enceintes.

    Il est indispensable d'agir rapidement

    L’étude révèle par ailleurs que les personnes vivant dans les zones rurales seraient plus touchées par les effets du réchauffement climatique et l’évolution des conditions météorologiques : la baisse de la productivité agricole serait notamment associée à une hausse des taux d’anxiété, de dépression, de suicide et toxicomanie. Ses auteurs appellent à une mobilisation immédiate des pouvoirs publics, à la reconnaissance de ses impacts sur la santé humaine, à la sensibilisation des professionnels de santé et à l’élaboration de programmes spécifiques visant à en réduire les terribles effets.

    En janvier dernier, le rapport d’un groupe d’experts de la revue The Lancet avait de son côté estimé que les multinationales de l’alimentaire devaient être encadrées de la même façon que les industries du tabac. Ceux-ci soulignaient notamment que le système alimentaire mondial était responsable de pandémies d’obésité et de dénutrition, générait 25 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre (élevage de bétail, acheminement…), tandis que nos moyens de transport, dominés par l’automobile, « favorisaient un mode de vie sédentaire tout en produisant 14 à 25 % des émissions de gaz à effet de serre » à l’échelle de la planète.

    Source: dailygeekshow.com - Rédaction: Yann Contegat


    13/08/19 - 38 enfants exposés à l’arsenic dans l’Aude

    Pollution. Trente-huit enfants de 0 à 11 ans vivant dans la vallée de l’Orbiel (Aude), à proximité de l’ancienne mine d’arsenic de Salsigne, ont un taux d’arsenic supérieur à la moyenne, a indiqué mardi l’Agence régionale de Santé (ARS) Occitanie.

    Le 8 juillet, « un dispositif de surveillance clinique et biologique individuelle de l’exposition à l’arsenic des populations de la vallée de l’Orbiel » avait été mis en place. Et sur 103 enfants de 11 ans ou moins testés, 38 ont un taux d’arsenic par gramme de créatinine supérieur à 10 microgrammes/gramme, qui est la valeur de référence, selon un communiqué de l’ARS.

    Sur fond d’inondations
    Dix d’entre eux ont un taux supérieur à 15 µg/g. « Lorsque la concentration trouvée est supérieure à la valeur de référence de 10 µg/g, il est recommandé d’effectuer un prélèvement de contrôle 2 mois après avoir supprimé ou limité les sources d’exposition. En effet, un seul dosage ne peut montrer l’exposition au cours du temps puisque c’est le reflet d’une exposition récente, et non d’une exposition chronique », souligne l’ARS.

    Plus importante mine d’or d’Europe et première mine d’arsenic du monde, Salsigne a été exploitée pendant près d’un siècle jusqu’en 2004. Mais elle a légué des millions de tonnes de déchets toxiques stockés sur cinq sites alentour, dont certains, dénoncent des associations, ont perdu de leur étanchéité.

    Les inondations d’octobre 2018 (14 morts) ont accru les inquiétudes quant à la pollution des sols. Et l’annonce le 20 juin de la découverte de taux d’arsenic plus élevés que la moyenne chez trois garçonnets avait confirmé les craintes des habitants.

    Source: www.paris-normandie.fr


    13/08/19 - Le Japon veut déverser l'eau de Fukushima dans le Pacifique, Séoul en colère

    La Corée du Sud s’inquiète : le Japon envisage très sérieusement de rejeter dans l’océan plus d’un milliard de litres d’eau radioactive qui provient de la centrale nucléaire dévastée de Fukushima.

    Cette eau hautement contaminée provient des nappes phréatiques situées sous la centrale et elle est pour le moment conservée dans des centaines de réservoirs. Selon les experts nucléaires, la seule « option réaliste » pour s’en débarrasser est « un rejet contrôlé » dans l’océan Pacifique. Une « option » qui horrifie le voisin sud-coréen...

    1 400 tonnes d’eau radioactive sont récupérées chaque semaine sous la centrale de Fukushima. Les technologies pour décontaminer cette eau ne sont pas au point et le gouvernement japonais pourrait donc autoriser son rejet dans l’océan Pacifique dès l’année prochaine, redoute Chang Mari, représentante de l’ONG Greenpeace en Corée.

    « Déverser cette eau dans l’océan est l’option la moins chère et la plus rapide, et nous sommes convaincus que c’est ce que fera [le Japon]. Une fois que cette eau contaminée et ce tritium seront dans l’océan, ils suivront les courants marins et se retrouveront partout, y compris dans la mer à l’est de la Corée. »

    Greenpeace lance un appel international face à la perspective d'une telle pollution radioactive : « On estime qu’il faudra attendre dix-sept ans pour que cette contamination radioactive soit assez diluée pour atteindre un niveau sûr. Les Coréens sont très inquiets. Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour stopper le gouvernement japonais. C’est un problème qui concerne le monde entier ».

    Greenpeace accuse le gouvernement japonais de refuser de parler des risques provoqués par la radioactivité de Fukushima. Quant au gouvernement sud-coréen, il critique Tokyo pour son manque de transparence concernant ce milliard de litres d’eau radioactive qui menace ses côtes.

    Source: www.rfi.fr - Rédaction: Frédéric Ojardias, correspondant à Séoul


    12/08/19 - Espagne : les îles Canaries ravagées par un gigantesque incendie

    La principale île de l’archipel, Grande Canarie, est touchée par un feu de forêt, hors de contrôle, qui a ravagé près d’un millier d’hectares.

    Grande Canarie, la plus grande île de l'archipel espagnol des Canaries, est en proie aux flammes. Un gigantesque incendie ravage l'île et restait hors de contrôle dans la nuit du dimanche 11 août au lundi 12 août. Environ 1 000 hectares de forêt sont déjà partis en fumée et 1 000 personnes ont été évacuées, selon les autorités.

    Le feu, qui s'est déclaré samedi dans la commune d'Artenara, à l'intérieur de cette île volcanique, semblait en passe d'être contrôlé samedi soir. Mais un changement de direction du vent a aggravé la situation dans la nuit, a expliqué le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres. "Nous ne pouvons pas affirmer que le feu soit contrôlé ni stabilisé parce qu'il y a du vent dans cette zone", a-t-il déclaré.

    Au total, 600 personnes ont été mobilisées pour combattre les flammes, dont l'unité militaire d'urgence que l'Etat utilise sur les feux les plus importants. Les dix avions et hélicoptères bombardiers mobilisés ont déjà déversé plus de 250 000 litres d'eau. La Garde civile a arrêté samedi le responsable présumé de l'incendie, qui l'aurait provoqué en utilisant un appareil pour souder, selon les autorités locales.

    Source: www.francetvinfo.fr avec l'AFP


    11/08/19 - Une partie de l’Europe touchée par des incendies de forêts

    L’île de Grande Canarie, en Espagne, l’île d’Elafonissos, en Grèce, et les Alpes-de-Haute-Provence, en France, ont connu ce week-end d’importants incendies.

    En Espagne, l’île de Grande Canarie touchée par un incendie

    Environ un millier d’hectares ont été brûlés par un incendie toujours hors de contrôle dimanche sur l’île espagnole touristique de Grande Canarie, qui a entraîné l’évacuation de près de mille personnes.

    Le feu, qui s’est déclaré samedi dans la commune d’Artenara, à l’intérieur de cette île volcanique, semblait en passe d’être contrôlé samedi soir mais un changement de direction du vent a aggravé la situation dans la nuit, a expliqué le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres.

    Plus de 200 personnes ainsi que dix avions et hélicoptère bombardiers d’eau ont été mobilisés afin d’agir le plus vite possible avant la reprise des rafales de vent et la tombée de la nuit, a précisé le président de la région. Le relief montagneux de l’intérieur de cette île volcanique, dont une partie a été classée en juillet au patrimoine mondial de l’Unesco, compliquait leur tâche.

    La Garde civile a arrêté samedi le responsable présumé de l’incendie, qui l’aurait provoqué en utilisant un appareil pour souder, selon les autorités locales.

    Plus de cinquante incendies en Grèce

    En Grèce, des centaines de pompiers combattaient ce week-end plus de 50 incendies de forêt qui se sont déclarés à la faveur de températures caniculaires et de vents violents.

    Plus de 450 pompiers et 23 avions ont été mobilisés dans l’ensemble du pays pour lutter contre ces incendies, dont l’un faisait rage sur l’île d’Elafonissos et deux autour de Marathon, près d’Athènes. Un camping et un hôtel ont été évacués sur l’île d’Elafonissos ainsi qu’une colonie de vacances près de Marathon, a souligné l’agence officielle de presse ANA.

    Marathon se trouve à une courte distance de la station balnéaire de Mati, où 102 personnes avaient péri en 2018 dans l’incendie le plus meurtrier qu’ait connu la Grèce.

    Vendredi, le chef de la protection civile, Nikos Hardalias, qui a placé les services d’urgence à un niveau élevé d’alerte, a déclaré que c’était la première fois depuis 2012 que la Grèce affrontait une telle combinaison dangereuse de températures caniculaires, de vents forts et de sécheresse.

    Vingt-six hectares brûlés dans un feu de forêt dans les Alpes-de-Haute-Provence

    En France, l’incendie qui s’était déclaré samedi à Marcoux dans les Alpes-de-Haute-Provence, a été maîtrisé dimanche matin, après avoir parcouru au total quelque 26 hectares de forêt, ont annoncé les pompiers. 125 sapeurs-pompiers étaient toujours mobilisés dans la journée pour s’attaquer aux fumerolles, mais les moyens aériens engagés la veille n’ont pas été redéployés dimanche matin.

    L’incendie, a priori accidentel, s’était propagé dans une zone difficile d’accès pour les moyens terrestres, essentiellement composée de broussailles, de pinèdes et de résineux. Le feu se serait propagé depuis le domicile d’un particulier en train de réaliser des soudures. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

    Source: www.lemonde.fr


    09/08/19 - Yves Cochet : « La fin du monde, c’est demain matin »

    Ancien ministre de l’Environnement, Yves Cochet est à Saint-Lezin, dimanche 11 août. Invité au festival « Sans transition ? », il évoquera l’après-fin du monde, qu’il imagine inéluctable.

    Autant commencer par la fin du monde. Est-elle proche ?

    Yves Cochet : « Oui. D’après ce que nous estimons, les quelques collapsologues qui nous réunissons au sein de l’Institut Momentum, ce sera entre 2020 et 2040. Ce n’est pas demain, c’est demain matin. Entendons-nous bien sur la fin du monde, c’est l’effondrement systémique et mondial. Il s’agit de l’ensemble de la planète. Ce n’est pas une catastrophe locale, comme Fukushima, Katrina ou Tchernobyl. »

    C’est environnemental ? Économique ?

    « Ça concerne tous les domaines de la vie intellectuelle, civile et militaire, aussi bien les politiques que les télécoms, l’armée, l’énergie, l’alimentation, l’agriculture… Quelque chose de très global et de très bouleversant. »

    Qu’est-ce qui vous permet de le penser ?

    « Depuis une dizaine d’années, nous avons lu des articles scientifiques dans des revues comme Nature ou Science. Ou bien les rapports des scientifiques, le plus connu étant ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur le dérèglement climatique. Il y a aussi le rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) sur l’érosion de la biodiversité. Il montre des chiffres alarmants, aussi bien sur l’évolution du climat, de la météo – on l’a vu cet été – que sur la biodiversité. »

    Est-ce une manière d’alerter la population ou est-il vraiment trop tard ?

    « Il est trop tard pour éviter cet effondrement, hélas dramatique en termes de disparition des populations humaines. On a connu des grands drames avec les deux guerres mondiales du XXe siècle, mais là, ça sera pire. Bien sûr, nous essayons d’informer : conférences, livres, interviews… Le fait que ni les politiques, ni les économistes, ni la population n’y croient vraiment, ce n’est pas par manque d’informations. Le phénomène est tellement important qu’il est irreprésentable, inimaginable. Personne ne peut y croire. »

    Vous suivre, c’est faire le deuil du monde tel qu’on le connaît…

    « Ah oui. Prenons un exemple concret. Je pense qu’en 2035-2040, des villes comme Paris seront inhabitables. »

    Pourquoi ?

    « Parce qu’il n’y aura pas d’internet, d’électricité, d’eau potable… Ça change la vie. Il n’y aura pas un État dans le monde qui sera debout. Ni les États-Unis, ni l’Union européenne… Pas un État n’aura les moyens de contrôler les armes, de levers des impôts, de faire respecter la loi… »

    C’est une vision très noire. Croire en l’effondrement va-t-il de pair avec le pessimisme ?

    « J’essaye de ne pas faire de sentiments, de regarder les faits et les données les plus objectifs qui soient. Notre scénario est bien plus rationnel que tout autre qui vous dit qu’en 2050, il y aura beaucoup de nucléaire, d’électricité, de voitures électriques autonomes… »

    Alors, à quoi bon continuer de vivre ?

    « Le scénario grave est inévitable mais on peut plus ou moins réduire les conséquences humaines. L’ONU pense qu’on sera 10 milliards sur terre en 2050. Je pense qu’on sera, peut-être, 2 à 3 milliards. Mais si j’arrive, grâce à mon action, mes propos, à sauver quelques vies… Par exemple, en proposant aux personnes de faire des Colibris, des biorégions résilientes – c’est-à-dire des organisations très locales qui tiennent sur la démocratie, le féminisme, la permaculture, les énergies renouvelables – eh bien, oui, il pourrait y avoir quelques havres de paix. »

    Des façons d’adoucir la note…

    « Voilà. Ça va être affreux mais s’il y a quelques morts en moins, on aura réussi notre vie. »

    Qui s’en sortira le mieux ? Les moins favorisés seront-ils les premiers à payer cette note ?

    « Ça, c’est un cliché, même chez mes copains écolos. C’est une sorte de parallèle avec la lutte des classes. […] Là, ça va toucher tout le monde. Que vous soyez Rockefeller (estimé comme l’homme le plus riche de tous les temps, NDLR) ou Macron. Ce n’est pas ça qui va vous apporter de la nourriture et de l’énergie. »

    Vous avez 73 ans, été député, député européen, ministre de l’Environnement. Vous considérez-vous comme en partie responsable ?

    « Pas du tout. S’il y a bien quelqu’un qui, depuis mai 1968, a essayé de lutter pour l’écologie, une vie plus simple, sans nucléaire, sans énergies fossiles, sans agriculture productiviste avec du glyphosate et toutes ses saloperies de pesticides… Bien sûr que j’ai profité, comme les autres, du mode de vie européen contemporain. J’ai une voiture, par exemple. »

    Au festival « Sans transition ? », à chaque jour son époque. Vous intervenez dimanche, qui correspond à l’année 2050. Comment l’imaginez-vous ?

    « On arrivera à réduire le malheur général. Il y aura des biorégions, des cités États, comme à la Renaissance. La vie sera essentiellement locale. Local, ça peut être 50 personnes, 5 000, 2 millions… Ça dépendra de la géographie. »

    Vous-même êtes préparé avec votre maison en Bretagne.

    « Plus ou moins. Je ne me fais pas d’illusions sur le fait que je n’échapperai pas, ou ma famille, à l’effondrement général. Ce qu’il faut, c’est faire la paix avec ses voisins. Soit s’entre-tuer, soit s’entraider. »

    Vous avez un plan d’eau, une calèche…

    « Oui, on a des bidons, on recueille l’eau de pluie, on a un puits manuel. Cela fait 13 ans qu’on est installé. Mais c’est juste pour se rassurer. C’est un exemple de ce qu’il faudrait faire à échelon local : utiliser des « low techs », des basses technologies, facilement réparables. À part quelques illuminés comme moi, personne ne s’y prépare. Mais on ne le fait pas à l’américaine, comme les survivalistes, avec des boîtes de conserve et une carabine Winchester. »

    BIO EXPRESS

    Yves Cochet est né le 15 février 1946. Aujourd’hui président de l’Institut Momentum (« thinck tank » ou laboratoire d’idées), il a été l’un des fondateurs des Verts. Il en a été le porte-parole jusqu’en 1986, puis de 1992 à 1997. Élu au Parlement européen en 1989, il a aussi été député de 1997 à 2012. Ministre de l’Environnement pendant un an, de 2001 à 2002, il a échoué de peu à l’investiture à l’élection présidentielle lors de la primaire des Verts en 2007.


    Source: www.courrierdelouest.fr - Rédaction : Recueilli parAlexandre Blaise


    08/08/19 - Alimentation et climat: l'urgence des choix de nouveau pointée par le GIEC

    Le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat publie ce jeudi un nouveau rapport spécial. Dans ce document, des préconisations pour réduire le réchauffement climatique et changer en profondeur la gestion des terres, la production agricole et l'alimentation. Le temps est compté, alors que le réchauffement des terres émergées atteint déjà 1,53°C (océans compris). Dès 2°C de réchauffement global, les crises alimentaires d'origine climatique seront plus sévères et plus nombreuses, selon le GIEC.

    Les scientifiques préconisent notamment une refonte totale de l'usage des terres et une réduction de la consommation de viande. L'élevage intensif se traduit par un déboisement drastique au profit de plantes fourragères pour nourrir le bétail. On pense à l'abattage massif de forêts au Brésil ou encore dans le Chaco paraguayen et argentin.

    C'est ce cercle vicieux que mettent en lumière les experts du GIEC dans leur document. Pour nous nourrir, nous dégradons les sols avec l'agriculture et l'élevage intensifs. Une fois dégradés, ces sols accélèrent le réchauffement climatique : le carbone que ces sols n'absorbent plus se retrouve dans l'atmosphère et contribue donc au réchauffement des températures !

    « Nous, les humains, avons un impact sur 70 % des terres libres de glace et un quart de ces terres sont en mauvais état, a lancé en ouverture de la présentation du rapport la climatologue Valérie Masson Delmotte, co-présidente du GIEC. La façon dont nous produisons notre nourriture contribue au déclin des écosystèmes et de la biodiversité et quand les sols sont dégradés, ils absorbent moins de carbone ».

    Le rapport du GIEC note également que l’approvisionnement en viande par habitant a plus que doublé en moyenne depuis 1961, alors même que 820 millions de personnes souffrent de la faim et que près de 2 milliards d’adultes sont en surpoids ou obèses.

    Notre alimentation et les modes de production intensifs qu’elle nécessite ont des conséquences dévastatrices sur l’environnement. Selon le rapport du GIEC, l’agriculture, l’exploitation forestière et d’autres activités liées à l’utilisation des sols représentent sur la période 2007-2016 quelque 23% des émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine. En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte même à 37%.

    Nourrir 11 milliards d’êtres humains

    L’autre inquiétude des experts du GIEC concerne notre capacité à nourrir une population qui pourrait atteindre les 11 milliards d’êtres humains avant la fin du siècle. En engendrant de plus en plus d’épisodes de canicules, de sécheresses ou au contraire de précipitations intenses, le réchauffement risque de perturber la production agricole mondiale en réduisant les rendements. D’ici à 2050, les experts du GIEC préviennent que le prix des céréales devrait connaître une augmentation médiane de 7,6% avec des conséquences immédiates pour la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres.

    Consommer moins de viande !

    Pour limiter au maximum l’impact de notre alimentation sur le réchauffement climatique, le GIEC préconise de réduire drastiquement notre consommation de viande. Pour sortir de cette surconsommation, il appelle à réduire de 50% nos aliments carnés, avec des baisses encore plus importantes de l’ordre de 70 à 90% dans les pays d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord, qui comptent parmi les plus gros consommateurs de viande.

    Il nous faut aussi privilégier les aliments à base de plantes, tels que ceux basés sur les céréales secondaires, les légumineuses, les fruits et légumes, les fruits à coque et les graines et des aliments d’origine animale produits dans des systèmes résilients, respectueux de l’environnement. Enfin, les experts du GIEC invitent chacun d’entre nous à limiter au maximum le gaspillage alimentaire, et rappellent que chaque année, 25 à 30% de la production agricole mondiale est perdue ou gâchée.

    Les délégations des 195 pays membres du GIEC étaient réunies depuis vendredi, pour examiner ce document spécial des experts des Nations unies (ONU) pour le climat consacré au « changement climatique, à la désertification, à la dégradation des sols, à la gestion durable des terres, à la sécurité alimentaire et aux flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres ».

    Source : www.rfi.fr - Rédaction : Pierre Olivier


    08/07/19 - Climat : trois pistes vertes et vertueuses pour supprimer la viande

    Malgré des efforts ces dernières années, la barbaque règne toujours en maître dans les assiettes des Français. Pourtant, des solutions existent.

    «Des céréales, des légumineuses, des légumes, différentes variétés de noix et de graines» : le nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) sur l’épuisement des sols et le réchauffement climatique met les pieds dans le plat. Etudiant la piste d’un régime pas seulement végétarien (sans viande, ni poisson) mais végétalien (on se passe des œufs et produits laitiers). Longtemps à la base des cuisines paysannes, cette alimentation fait un retour chic depuis cinq ans, notamment sous la férule du chef multiétoilé Alain Ducasse qui propose depuis 2014 au Plaza Athénée, à Paris, un menu «naturalité» bannissant la viande au profit des végétaux - tout en conservant, certes, le lait et les produits de la mer. Ces retours aux sources puisent dans un riche patrimoine français végétal. Qui ne demande qu’à être redécouvert. Même si les trois «plats préférés des Français», le magret de canard, la côte de bœuf et la raclette (selon un sondage Opinionway en 2016 pour le site Expedia.fr) attestent pour l’instant d’une culture culinaire majoritairement dominée par les produits animaux…

    Le bon : les lentilles vs le magret

    Il n’est pas bien vieux, le magret. Le plat préféré des Français n’a été rendu possible que par de nouvelles conditions d’élevage du canard au milieu du XIXe siècle qui ont permis d’éviter les bactéries et maladies courantes. Auparavant, le volatile se mangeait rôti, bouilli, mais certainement pas la chair rosée ou saignante. Sa caractéristique est le rustique. Comme un goût de ferme… Soit.

    L’alimentation sans viande a elle aussi ses classiques qui exhalent la campagne. Réminiscence de la cuisine populaire que l’exode a importée dans les centres urbains avant de tomber dans un relatif oubli, trop rattachée aux privations, disettes et époques maigres. Faut-il parler de la châtaigne, du rutabaga ou des légumes «oubliés» qui, de fait, ne le sont plus vraiment ? Non, des lentilles vertes. Transformées depuis le Moyen Age en soupes, potées, purées. Régis Marcon, le chef triple étoilé au Michelin, réhabilite aujourd’hui le ragoût de lentilles vertes du Puy, ce caviar du pauvre. Pour rendre sa recette compatible avec le rapport du Giec, on retranchera le lard et le beurre, on substituera le bouillon de poule par un fumet de légumes. La truffe noire, l’invitée de marque qui sublime le parfum de terre, pourra se retirer, mais pas l’œuf poché, porteur d’un gras bienvenu. Il en subsistera ce puissant arôme tellurique, pas moins goûteux que le canard, surtout si on pousse à leur comble les exhausteurs naturels (oignons, céleri, carotte, vin blanc).

    Le sain : l’épeautre vs la côte de bœuf

    Environ 500 grammes la côte de bœuf à la carte de la brasserie ? C’est alors un volume d’eau de 6 500 litres qui aura été utilisé pour vous l’apprêter, puisqu’il en faut 13 000 pour chaque kilo de bœuf produit, selon des calculs repris par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 2013. Oui, mais… la viande rouge serait parée de nombreuses vertus. La science le confirme : le bœuf recèle une forte teneur en protéines (23 %), fer, acides aminés. Contrairement au règne végétal soupçonné d’entraîner des carences.

    Le petit épeautre, cet ancêtre du blé, peut déjouer une part de ces peurs et préjugés. Cette céréale renferme des propriétés écologiques d’avenir : elle requiert peu d’eau pour pousser - mais son rendement est faible et la moitié de son poids s’évapore lorsqu’on la décortique avant d’emballer les grains. Surtout, elle est capable de bien des prouesses nutritionnelles : 12 % de protéines, les huit acides aminés essentiels… Flanqué de champignons et légumes de saison, on pourra découvrir le risotto de petit épeautre, qui se prépare en Haute-Provence. Belle texture et arrière-goût de noisette, le plat se révèle original, en tout cas plus «local» que la recette italienne à base de riz rond.

    Le simple : la salade vs la raclette

    Le troisième plat préféré des Français n’est pas une recette de cuisine. C’est la raclette. Dans ce totem affectif (les vacances, la famille, l’hiver), les ingrédients ne sont pas travaillés, à peine débités et ajustés au couteau, présentés sous leur forme quasi brute. Simple et rapide à mettre sur table, réassorti selon le cumul des appétits du moment et, selon une réputation idyllique, convivial. Du fromage et optionnellement de la charcuterie ? Voilà les fruits de l’élevage que le tout chaud rapport du Giec épingle comme polluant des sols.

    La gastronomie végétalienne ou végane possède son équivalent dans le facile et le «bon». Kit de survie pour concevoir un dîner impromptu : la salade. Non pas une simple salade avec le végétal du même nom, mais un mélange harmonieux d’excellents légumes de saison. Crus et marinés dans un jus d’agrumes au réfrigérateur (le fenouil à l’orange) ; ou rôtis à l’huile d’olive (les productions d’été). La difficulté d’exécution réside dans le choix d’ingrédients de qualité et dans le jeu du couteau qui pourra induire des goûts ou textures très variables, selon la grosseur retenue, la forme (en cubes, en dés, en lamelles ?) et la partie des végétaux utilisée (les abords des racines ont un goût terreux, l’autre extrémité est généralement plus sucrée). Ajoutez de la noix fraîche ou des graines de courge toastée, à bonne valeur nutritive. La maîtrise des herbes pourrait faire jusqu’à oublier la saveur grasse et saline de la raclette, tout comme la sauce, l’éternel point central de la cuisine française bourgeoise, avec ou sans viande.

    Source : www.liberation.fr - Auteur: Pierre Carrey


    Lundi 05/08/19 - Deux tempêtes tropicales menacent des millions de personnes

    La saison des typhons dans le Pacifique Ouest a été particulièrement calme depuis le début de l’année. Alors que ce bassin devrait avoir déjà vu au moins cinq typhons, dont trois super typhons, seul un super typhon s’est formé et cela remonte à février avec Wutip en catégorie 4 à la fin du mois. C’est la deuxième fois depuis que l’on enregistre les données qu’aucun typhon ne se forme entre la fin du mois de février et le début d’août.

    Mais cette sècheresse de typhon pourrait prendre fin bientôt puisque deux tempêtes tropicales baignent dans les eaux et une d’entre elles pourrait se renforcer en typhon de catégorie 1.

    Trajectoires

    La première,Francisco, menace le Japon avec des vents maximums de 104 km/h. Elle touchera terre dans le sud de l’île entre lundi soir et mardi matin (heure locale) et laissera d’importantes quantités de pluie. Jusqu’à 200 mm de pluie pourraient tomber sur la grosse île de Kyushu. La tempête se dirigera par la suite vers la Corée du Sud où plusieurs millimètres pourront tomber aussi avec de fortes rafales.

    Une autre tempête, Lekima, située plus au sud menace les petites îles du Japon, mais aussi Taïwan. Alors que sa trajectoire est encore incertaine, elle pourrait s’intensifier en typhon de catégorie 1 en se rapprochant des côtes de Taïwan. Elle terminera son séjour en Chine d’ici la fin de la semaine.

    Source: _www.meteomedia.com - Rédaction: Anne-Sophie Colombani Météorologue

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