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INFO ENVIRONNEMENT
Développement durable
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Mardi 31/10/17 - La Rochelle: un bus de mer électrique qui tourne à l’hydrogène, une première

    Une pile à combustible a été installée à bord de "Galilée". De l‘hydrogène pour produire de l’électricité. Une première en France sur un navire à passagers.

    Posé sur la baie vitrée, à l’arrière du navire, l’autocollant intrigue : « Bienvenue à bord d’un navire propulsé à l’hydrogène ». Bienvenue à bord de « Galilée », l’un des deux bus de mer en service sur la liaison maritime Vieux Port-Minimes à bord duquel est testée une pile à hydrogène.

    Philippe Pallu de la Barrière, l’un des ingénieurs qui a contribué à l’essor du projet, sourit quand il lui est demandé d'expliquer cette technologie. "C'est très technique" ,dit, en préambule, le Rochelais, avant de se lancer dans l'exercice de vulgarisation. Il désigne alors les quatre bonbonnes noires qui apparaissent lorsqu'est relevée la large banquette de la plateforme arrière du navire. "Ce sont des réservoirs en fibre de carbone. Ils renferment 7 kilos d'hydrogène stockés à 350 bars (1)".

    Toute la technologie repose sur ce stockage. "Très schématiquement l'hydrogène traverse une membrane dans la pile à combustible. Il libère alors les électrons qui véhiculent l'électricité". Le procédé n'est pas nouveau. Des constructeurs automobiles ont même lancé des modèles qui le mettent en oeuvre à l'échelle d'une production industrielle. Mais en éprouver la fiabilité au niveau marin et sur un navire à passager est une première en France, "peut-être même en Europe", se risque Brigitte Desvaux, vice-présidente de la Communauté d'agglomération (CdA) de La Rochelle en charge des transports. CdA qui a délégué ce service maritime à Proxiway et autorisé, avec cet exploitant, l'expérimentation baptisée "Yélo H2".

    Plus vite, plus loin

    Pour quelle raison préférer cette source de production d’électricité à l’énergie produite par des batteries, la solution plus classique retenue jusqu’alors pour les bus de mer et les passeurs rochelais ? « Un des gros intérêts de cette technologie est d’obtenir la même quantité d’énergie à bord que les deux batteries placées dans la coque mais pour un poids d’installation inférieur, répond Philippe Pallu de la Barrière. Il équivaut au poids de trois personnes dans le cas de la pile à combustible, contre 12 personnes pour les batteries. » Plus léger donc plus rapide.

    « Deuxième intérêt, nous disposons désormais d’une station de recharge », ajoute l’ingénieur. Aux Minimes, le bus de mer refait le plein en quelques minutes mais d’autres embarcations pourraient aussi venir « téter » cette nourrice à la demande. « Globalement, cela permet d’augmenter significativement l’autonomie des bateaux électriques et donc d’étendre leur champ d’action. Aujourd’hui, le bus de mer va jusqu’aux Minimes. Ce système autoriserait à imaginer des liaisons plus éloignées », dit-il. On mesure, ici, l’intérêt que la Communauté d’agglomération porte à la démarche. « Dans la recherche de l’efficacité énergétique, nous sommes déjà engagés avec le projet Atlantec », explique la vice-présidente de la Communauté d’agglomération en charge des transports et mobilités. Brigitte Desveaux rappelle aussi que la CdA a répondu à un appel à projet national avec l’ambition de devenir le premier territoire urbain littoral zéro carbone.

    La perception du public

    Pour l’heure, il s’agit de tester la fiabilité et la longévité du nouvel équipement dans un environnement marin corrosif et exigeant. Durant la phase test, qui va durer une année, les partenaires du projet se montreront aussi très attentifs au ressenti des marins et des passagers qui embarquent sur ce bus de mer refondu.

    Car le sujet de la perception du risque est sensible. « Souvent, les gens associent l’hydrogène à la crainte d’une explosion », développe l’ingénieur avant de rassurer sur les garde-fous techniques mis en œuvre. Notamment un système qui prévoit la vidange express des réservoirs en cas d’incendie à bord du navire. Au regard des garanties prises, il s’autorise à affirmer : « Qu’il s’agisse de la station ou du bateau, nous avons besoins d’expliquer qu’il ne s’agit pas de bombes à retardement. L’hydrogène maîtrisé n’est pas plus dangereux que l’essence ou le GPL dans une station-service. »

    (1) 350 kilos de pression au centimètre carré.

    Une large équipe a contribué au développement du projet de bus de mer à pile à combustible. Côté financement, la Région Nouvelle-Aquitaine et l’Agence de maîtrise de l’énergie couvrent la facture tandis que la Communauté d’agglomération de La Rochelle et son délégataire pour les transports publics, Proxiway, mettent le bus de mer « Galilée » à disposition pour l’expérimentation. Au plan technique, les cerveaux du service recherche et développement de Michelin (unité basée à Fribourg, en Suisse) ont maîtrisé la conception d’ensemble du système. La société HP System de Périgny a pris en charge la station de recharge d’hydrogène. Les Lyonnais de F-System se sont penchés sur la conversion de l’énergie électrique tandis que les Rochelais d’Alternatives énergies, l’équipe de Philippe Pallu de la Barrière, aidés des ingénieurs du Crain, ont travaillé à l’intégration du système sur un bus de mer. Ces partenaires cherchaient à lancer le projet depuis une demi-douzaine d’années mais ils n’ont pu l’engager qu’il y a deux ans, lorsque les clés de son financement ont été trouvées.

    Une large équipe a contribué au développement du projet de bus de mer à pile à combustible. Côté financement, la Région Nouvelle-Aquitaine et l’Agence de maîtrise de l’énergie couvrent la facture tandis que la Communauté d’agglomération de La Rochelle et son délégataire pour les transports publics, Proxiway, mettent le bus de mer « Galilée » à disposition pour l’expérimentation.

    Au plan technique, les cerveaux du service recherche et développement de Michelin (unité basée à Fribourg, en Suisse) ont maîtrisé la conception d’ensemble du système. La société HP System de Périgny a pris en charge la station de recharge d’hydrogène. Les Lyonnais de F-System se sont penchés sur la conversion de l’énergie électrique tandis que les Rochelais d’Alternatives énergies, l’équipe de Philippe Pallu de la Barrière, aidés des ingénieurs du Crain, ont travaillé à l’intégration du système sur un bus de mer. Ces partenaires cherchaient à lancer le projet depuis une demi-douzaine d’années mais ils n’ont pu l’engager qu’il y a deux ans, lorsque les clés de son financement ont été trouvées.

    Source: Sud Ouest qui a le plaisir de vous offrir l’accès à cet article réservé aux abonnés dans le but de vous faire découvrir ses formules d'abonnement.


    31/10/17 - Une première en France: des bus à l'hydrogène circuleront à Pau en 2019

    C'est une première en France. Huit bus fonctionnant à l'hydrogène seront mis en service à Pau en septembre 2019.

    L'air dans la région de Pau va-t-il être de meilleure qualité ? En tous cas, l'agglomération s'en donne les moyens. François Bayrou a annoncé ce jeudi après-midi l'arrivée d'une flotte de bus à hydrogène, 8 pour l'instant. Silencieux et sans émission de CO2. L'eau en lieu et place d'une énergie fossile ou de l'électricite.

    Une première mondiale en version BHNS

    Nom du véhicule : "EXQUICITY", un bus articulé de 18 mètres qui sera mis en service d'ici deux ans, horizon septembre 2019, dans une version BHNS soit " bus à haut niveau de service", donc circulant dans un couloir isolé du reste du trafic. Il y aura 6 mois d'essais.
    Ce type de bus est conçu par un constructeur belge: Vanhool.

    Aides de la Région et de l'Europe

    Budget total: 13,5 millions d'euros pour l'acquisition de la flotte et la construction des infrastructures. Une usine va être construite à Pau pour produire l'hydrogène vert par électrolyse. 7 millions d'aides régionales et européennes permettent cette installation.

    Un groupement d'entreprises a été constitué pour monter l'opération : Engie pour l'exploitation de la station fournissant l'énergie, Vanhool donc le constructeur et ITM Power chargé de construire et de distribuer cette énergie propre.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr - Rédaction: N. Ransom et CLH


    31/10/17 - Réchauffement climatique: la bataille des 2 °C est presque perdue

    Les Nations unies sonnent l’alerte sur les efforts très insuffisants des Etats pour contenir le réchauffement. Après 2030, il sera trop tard.

    La bataille du climat n’est pas encore perdue, mais elle est très mal engagée. A ce stade, il existe un « écart catastrophique » entre les engagements pris par les Etats pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et les efforts nécessaires pour respecter l’accord de Paris adopté lors de la COP21, en décembre 2015 – à savoir contenir la hausse de la température planétaire « nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels », en essayant de la limiter à 1,5 °C. C’est la mise en garde qu’adresse l’ONU Environnement (ex-Programme des Nations unies pour l’environnement), dans un rapport publié ce mardi 31 octobre.

    Ce n’est pas la première alerte lancée par l’organisation, qui s’appuie sur un large réseau international de scientifiques. Mais elle prend un ton particulièrement pressant, à quelques jours de l’ouverture de la COP23 (du 6 au 17 novembre à Bonn, en Allemagne) et après un été cataclysmique, durant lequel une succession d’ouragans, d’inondations et d’incendies a montré la vulnérabilité des pays riches comme pauvres aux dérèglements climatiques.

    Un tiers du chemin

    Certes, une bonne nouvelle semble se confirmer : les émissions mondiales annuelles de CO2 issues de la combustion de ressources fossiles (charbon, pétrole et gaz) et de l’industrie cimentière, qui représentent 70 % du total des rejets de gaz à effet de serre, se sont stabilisées depuis 2014, à un peu moins de 36 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt). Cela s’explique par une moindre croissance du recours au charbon en Chine mais aussi aux Etats-Unis – les deux plus gros pollueurs de la planète – et par l’essor concomitant des filières renouvelables, à commencer par le solaire, particulièrement en Chine et en Inde.

    Toutefois, note le rapport, cette stabilisation n’a été observée que sur une courte période et la tendance « pourrait s’inverser si la croissance de l’économie mondiale s’accélère ». En outre, le bilan est plus mitigé si l’on considère non seulement le CO2 mais aussi le méthane et l’ensemble des gaz à effet de serre, également produits par l’agriculture, les changements d’utilisation des terres et la déforestation. Le total des émissions, d’environ 52 Gt équivalent CO2 en 2016, marque ainsi une légère progression par rapport aux années antérieures.

    On est donc très loin de la baisse drastique des émissions indispensable pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Afin de contenir le réchauffement sous 2°C, il faudrait plafonner les rejets mondiaux à 42 Gt en 2030, calculent les experts. Et viser un maximum de 36 Gt pour conserver un espoir de rester sous la barre de 1,5°C. Des études scientifiques récentes – dont l’ONU Environnement indique qu’elle tiendra compte dans ses prochains rapports – concluent même qu’il faudrait en réalité parvenir à un niveau beaucoup plus bas, d’environ 24 Gt seulement en 2030, pour éviter l’emballement climatique.

    Or, les engagements pris en 2015 par les 195 pays parties prenantes de l’accord de Paris, dont 169 l’ont à ce jour ratifié, ne permettront que d’accomplir « approximativement un tiers » du chemin, préviennent les rapporteurs. A supposer que tous les Etats respectent l’intégralité de leurs promesses, parfois conditionnées à l’obtention de financements internationaux et de surcroît non contraignantes, la Terre s’achemine aujourd’hui vers une hausse du thermomètre de 3 à 3,2°C à la fin du siècle. Sans effort supplémentaire, en 2030, l’humanité aura consommé 80 % de son « budget carbone », c’est-à-dire la quantité de CO2 qu’elle peut encore relâcher dans l’atmosphère sans dépasser 2 °C de réchauffement. Et elle aura épuisé la totalité du budget lui permettant de ne pas aller au-delà de 1,5°C.

    Autrement dit, « il est urgent d’accélérer l’action à court terme et de renforcer les ambitions nationales à long terme ». Le temps est compté : « Il est clair que si l’écart [entre les réductions d’émissions nécessaires et les engagements des pays] n’est pas comblé d’ici à 2030, il est extrêmement improbable que l’objectif de maintenir le réchauffement global bien en dessous de 2°C puisse encore être atteint », insiste le rapport.

    « La situation est très préoccupante, commente le climatologue Jean Jouzel, ex-vice-président du groupe de travail scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les premiers bilans des politiques nationales montrent que globalement, on est plutôt en dessous des engagements pris à Paris. Et, sans les Etats-Unis, il sera très difficile de demander aux autres pays de rehausser leur ambition. » En tout état de cause, ajoute-t-il, « on reste très loin du compte : pour garder une chance de rester sous les 2 °C, il faudrait que le pic des émissions soit atteint en 2020 au plus tard. »

    D’où l’appel des Nations unies à mettre à profit le « dialogue facilitateur » prévu par l’accord de Paris entre les parties signataires, en 2018, pour revoir à la hausse les contributions nationales, qui doivent être révisées tous les cinq ans. « La plupart des pays du G20, souligne le rapport, ont besoin de nouvelles politiques et actions pour remplir leurs engagements. » C’est aussi à l’automne 2018 que le GIEC doit publier un rapport spécial sur la possibilité ou non de ne pas franchir le niveau de 1,5 °C, ainsi que sur les conséquences d’un réchauffement de plus grande amplitude.

    « Opportunités »

    L’ONU Environnement veut pourtant rester optimiste. A ses yeux, il est encore « possible » d’éviter la surchauffe généralisée. « Une rupture dans les technologies et les investissements peut réduire les émissions, tout en créant d’immenses opportunités sociales, économiques et environnementales », assure son directeur, le Norvégien Erik Solheim.

    La solution la plus radicale est connue : elle consiste à laisser sous terre entre 80 et 90 % des réserves de charbon, la moitié de celles de gaz et environ un tiers de celles de pétrole. Ce qui suppose, en première priorité, de ne plus construire de nouvelles centrales à charbon et de programmer l’arrêt de près de 6 700 unités actuellement en service.

    Mais, poursuivent les rapporteurs, d’autres leviers doivent aussi être actionnés. En agissant avec volontarisme dans tous les secteurs économiques, ce sont de 30 à 40 Gt par an qui pourraient être soustraites à l’atmosphère. A eux seuls, la promotion des filières solaire et éolienne, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le développement de modes de transports alternatifs, l’arrêt de la déforestation et le reboisement pourraient faire chuter les émissions annuelles de 22 Gt. L’humanité n’a pas encore brûlé toutes ses cartouches. Mais elle est entrée dans la zone de tous les dangers.

    Source illustrée: www.lemonde.fr/climat - Auteur: Pierre Le Hir


    31/10/17 - Réchauffement climatique: au Mexique, la production de café en péril

    Alors que l'ONU a déploré que la Cop21 n'ait pas permis de contenir la hausse des températures sous les 2 degrés, les agriculteurs continuent de subir les conséquences du réchauffement climatique. Au Mexique, plus de la moitié de la production de café a disparu.

    Dans les immenses plantations du Mexique, c'est le début de la récolte. Nous sommes à 1 200 mètres d'altitude dans la région de Veracruz. Les plants de café poussent à l'ombre des ficus géants. Délicatement et en chanson, les paysans récoltent les fruits les plus rouges, les plus mûrs. À l'intérieur, les grains de café, l'or de cette région. Sur cette parcelle, la récolte sera bonne, mais le café mexicain a perdu plus de la moitié de sa production en cinq ans, menacé de disparition par le changement climatique.

    Cecilia Camberos possède une vingtaine d'hectares de café. Depuis deux ans, sa plantation est ravagée par une maladie appelée la rouille, se présentant sous la forme de taches jaunes. Elle a perdu les deux tiers de sa production. La rouille est une maladie du café connue au Mexique, mais elle n'était jamais arrivée à cette altitude. Les scientifiques le confirment : les étés sont plus chauds, les pluies plus violentes en hiver dans cette région de montagne mexicaine. Le café est une plante qui n'aime pas les variations brutales d'humidité ou de températures. Le climat perturbe aussi un autre élément indispensable à sa production : les abeilles.

    Le pays a perdu 60% de sa production en cinq ans

    Dans ces champs, les ruches de Juan de Palé. En allant de fleur en fleur, les abeilles permettent au café de se reproduire. Mais voilà, leur nombre diminue terriblement. En cause : les pesticides et le climat. Le Mexique, troisième producteur mondial de café, et l'un des pays les plus touchés par le réchauffement climatique. Le café mexicain est destiné à l'exportation, notamment en Europe, l'arabica étant excellent pour les expressos. Le pays a perdu 60% de sa production en cinq ans. Des milliers d'hectares perdus par la rouille sont actuellement replantés au Mexique. De nouveaux arbustes à café plus résistants et conçus de l'autre côté de l'Atlantique.

    Ce sont des ingénieurs agronomes français basés en Provence qui ont mis au point cette nouvelle variété pour l'adapter au changement de climat. Ces plants d'arabica sont des hybrides insensibles à la maladie. Pour échapper aux fortes chaleurs, les plantations montent aussi en altitude. Après cinq années de crise, la production de café mexicain recommence à augmenter. Cette récolte est la deuxième pour les plantations conçues en France ; ils ont un bon rendement. La région de Veracruz a perdu de nombreuses petites exploitations. Le changement de climat aura bien failli emporter la seule richesse de ce territoire : un or noir nommé café.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    Lundi 30/10/17 - Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé

    Un rapport estime que les vagues de chaleur ont notamment, chez certains individus, provoqué du stress thermique, et aggravé une insuffisance cardiaque pré-existante.

    Coups de chaleur, pertes de productivité, expansion des maladies transmises par les moustiques… Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé, avertit un rapport publié mardi 31 octobre, qui invite à « accélérer la transition vers une société bas carbone ».

    Les « symptômes » provoqués par l’augmentation des températures moyennes et la multiplication des « événements climatiques extrêmes » sont « clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu’on ne le pensait auparavant », souligne le document, publié dans la revue médicale britannique The Lancet.

    Par exemple, entre 2000 et 2016, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015, les conséquences pour leur santé allant « du stress thermique ou coup de chaleur à l’aggravation d’une insuffisance cardiaque pré-existante ou à un risque accru d’insuffisance rénale liée à une déshydratation ».
    Sur la même période, la hausse des températures a par ailleurs réduit de 5,3 % la productivité des travailleurs dans les zones rurales, estime le rapport.

    Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de personnes infectées était presque multiplié par deux tous les dix ans.

    Une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes

    Baptisé « Compte à rebours sur la santé et le changement climatique », ce rapport entend mesurer tous les ans jusqu’en 2030 les progrès réalisés pour quarante indicateurs clés concernant ces deux sujets.

    Lancé en 2015, il est élaboré par vingt-quatre organismes de recherche et organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Ses auteurs reconnaissent qu’il est difficile de démêler les impacts liés au changement climatique de ceux causés par la démographie, la pauvreté ou encore la pollution.

    Entre 2000 et 2016, le nombre de catastrophes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses…) a augmenté de 46 %, observent-ils. Si l’on ne peut pas encore attribuer de façon certaine ce phénomène au changement climatique, le lien est « plausible », et il y a peu de doute qu’il y aura, à l’avenir, une hausse de la « fréquence et de la gravité » de ces épisodes, ajoutent-ils.

    Après quinze ans d’« inaction relative », les progrès vers une société bas-carbone et pour s’adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment à l’occasion de l’accord de Paris sur le climat, reconnaissent-ils.

    Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses « barrières technologiques, financières et politiques » restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s’adapter et limiter l’impact sur la santé avertit le rapport.

    Source: www.lemonde.fr/climat avec l'AFP


    30/10/17 - Le grisou permet de produire de l'électricité

    Ce gaz, redouté autrefois par les mineurs de charbon, va désormais servir à produire de électricité dans le Pas-de-Calais. Un premier site vient d'être inauguré.

    Il était autrefois l'ennemi des mineurs de charbon. Le grisou va désormais servir à produire de électricité dans le Pas-de-Calais. Un premier site de production vient d'être inauguré, 27 ans après la fermeture de la dernière mine de charbon dans le Pas-de-Calais. Il reste sous terre les galeries de plus de 100.000 kilomètres creusées par les mineurs pendant un demi-siècle. Dans ces galeries circule un gaz, du méthane - le fameux grisou -, qui causait des explosions souvent meurtrières, et qui continue à s'échapper des fissures dans les parois de charbon. L'entreprise Gazonor a eu l'idée de le récupérer.

    Cela se passe à Avion, près de Lens. Pas besoin de fracturation de la roche comme pour le gaz de schiste, pas de produits chimiques... Le gaz remonte tout seul et il est transformé ensuite en électricité, donc plutôt verte... Ce gaz n'est autre que du méthane : s'il n'est pas récupéré, il finit par s'échapper petit à petit dans l'air, dans la nature. C'est le même qu'émettent les animaux, les vaches et moutons, et il a un impact assez fort sur le climat. Le récupérer est donc une façon de lutter contre le réchauffement.

    Le site d'Avion permet d'éviter d'envoyer dans l'atmosphère 500.000 tonnes de carbone par an. Cela représente 10 fois plus que les économies réalisées en France par le changement d'heure. Pour l'instant, la production d'électricité reste modeste, autant qu'une vingtaine d'éoliennes. Il y a toutefois un potentiel dans le Nord, en raison de la présence de nombreuses mines. Les Allemands, bien plus en avance sur cette technologie, en récupèrent déjà 30 fois plus que les Français.

    Source: www.rtl.fr - Rédaction: Virginie Garin, journaliste RTL


    30/10/17 - Le monde aux prises avec une pénurie de… sable

    Cela semble à première vue difficile à croire, mais nous avons un problème sérieux : nous manquons de sable. Cette pénurie de sable commence aussi à avoir un impact sérieux sur nos côtes et nos rivières.

    Dans l’étude A looming tragedy of the sand commons, les scientifiques mettent en garde contre les conséquences de la pénurie de sable. Cette pénurie provient de la construction. Dans le monde entier, actuellement, le secteur de la construction absorbe 15 milliards de tonnes de sable. Et c’est sans compter le sable qui est extrait des mines de sable illégales, et celui qui est utilisé pour d’autres usages que la construction, comme l’extraction du gaz de schiste, la production d’électronique et la pulvérisation des plages.

    La plupart de ces milliards de tonnes de sable ne sont pas retirées des plages, mais sont obtenues sur la terre ou dans le lit des rivières.

    Dans la construction, on préfère travailler avec le meilleur sable, et celui-ci provient des rivières. En effet, le sable de rivière est anguleux, et pour cette raison, il est particulièrement approprié pour la production de béton et de ciment.

    Les rivières

    La formation de sable provient du morcellement de gros rochers dans la partie haute des rivières. Et tandis que la rivière charrie ces pierres, elles se morcellent encore davantage. Cela crée les grains de sable. Au fur et à mesure de leur périple, ils prennent une forme de plus en plus ronde. La rivière transporte finalement ces grains de sable presque ronds vers la côte, et c’est ainsi qu’ils achèvent leur course sur nos plages.

    Mais comme le bâtiment est principalement intéressé par du sable angulaire, il faut extraire ce sable de la rivière bien avant qu’il atteigne la côte. Cela ne devrait pas poser de problème, sauf que sur les 100 dernières années, le volume global des ressources naturelles utilisées dans la construction et la construction de routes a été multiplié par 23. Et la plus grande partie de ces produits se compose de sable et de gravier. Actuellement, nous prélevons plus de sable des rivières que les rivières ne peuvent en produire.

    Le sable qui est ainsi retiré de la rivière ne pourra jamais atteindre la côte et complété de cette manière les plages. Cela signifie que l’endroit où vous pouvez poser votre serviette se réduit.

    Une côte de plus en plus fragile

    Mais ce n’est pas le plus gros problème. Avec l’érosion des plages, nous perdons aussi nos défenses côtières et sommes de plus en plus vulnérables à l’érosion côtière (et donc l’inondation des bâtiments qui semblaient avoir été construits à une distance sur des vagues.). La situation est d’autant plus inquiétante qu’actuellement, le niveau de la mer s’élève, et il faudrait donc une côte en bonne santé, capable d’y faire face.

    Même les rivières peuvent changer radicalement, si trop de sable en est retiré. De plus, cela a de profondes répercussions sur les organismes vivants dans les cours d’eau. Cela perturbe des écosystèmes entiers.

    Quelles alternatives ?

    Que faut-il faire ? Stimuler le recyclage des matériaux utilisant du sable, par exemple. Maintenant, on réutilise souvent les gravats de construction pour la construction de routes.

    Mais une meilleure manière de recycler les débris consiste par exemple à les incorporer de nouveau dans des bâtiments, ce qui permet de réduire la quantité de béton nécessaire.

    Une autre option consiste à rechercher intensivement des alternatives au sable. La recherche montre par exemple que la poussière des carrières peut être utilisée pour la fabrication du béton. Théoriquement, on pourrait également utiliser le sable du désert, en le mélangeant à d’autres matériaux.

    Source: fr.express.live - Rédaction: Mick Van Loon


    Vendredi 27/10/17 - Le calcul de l'évolution de la température des océans remis en cause

    Selon l'hypothèse formulée depuis les années 50, les océans ont progressivement refroidi depuis le Crétacé avant de subir un nouveau réchauffement dû, cette fois, à l'activité humaine. Sauf qu'il n'en serait en fait rien.

    Et si le "thermomètre" utilisé pour calculer l'évolution des températures de l'océan dans le passé n'était pas fiable? C'est ce qu'assurent, dans une étude parue jeudi, des chercheurs qui pensent qu'il y a 100 millions d'années, l'océan pourrait ne pas avoir été aussi chaud qu'estimé jusque-là. Les scientifiques en déduisent que le réchauffement global actuel pourrait potentiellement être "sans précédent" sur les 100 derniers millions d'années.

    L'étude de ces géochimistes, publiée dans Nature Communications, constitue un pavé dans la mare des paléoclimatologues qui utilisent depuis les années 50 ce "paléothermomètre" aidant à bâtir les modèles actuels sur le réchauffement climatique.

    "Jusqu'à maintenant, on pensait qu'il y a 100 millions d'années, sous le Crétacé, l'océan profond était 15 degrés plus chaud qu'actuellement et qu'il avait refroidi continûment jusqu'à il y une dizaine de millions d'années environ", déclare Sylvain Bernard, principal auteur de l'étude.

    Selon ces évaluations, l'eau des océans profonds était à l'époque proche de 20 degrés Celsius au lieu des 3,5 degrés actuels, ajoute ce géochimiste du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) à Paris.

    Le "paléothermomètre" jusque-là utilisé n'est pas fiable

    L'équipe de chercheurs français et suisses estime pour sa part avoir démontré en laboratoire que "le 'thermomètre' utilisé n'est pas fiable et que toutes les interprétations qui ont été faites à partir de lui sont fausses", selon Sylvain Bernard.

    "Les océans du passé n'étaient pas forcément plus chauds que les océans actuels. C'est pour cela que l'on dit que le réchauffement climatique actuel n'a peut-être pas de précédent", explique-t-il.

    Le "paléothermomètre" utilisé depuis les années 1950 pour évaluer la température des océans dans un lointain passé, repose sur l'étude d'organismes marins microscopiques, les foraminifères, qui ont une sorte de coquille calcaire appelée "test". Il a été montré que la teneur en oxygène 18 de ces coquilles dépend de la température de l'eau dans laquelle ces organismes vivent.

    Où les fossiles ont une "vie" après la mort

    Mais le consortium rassemblant des chercheurs de l'Institut de minéralogie IMPMC de Paris et de l'Ecole Polytechnique de Lausanne notamment a voulu voir si d'autres facteurs pouvaient faire varier la teneur en oxygène 18 de ces coquilles fossiles. Ils ont constaté que si on plongeait les foraminifères fossiles dans de l'eau à 300 degrés, leur teneur en oxygène 18 était multipliée par 500 après trois mois d'immersion, sans que leur aspect ne bouge. "Cela montre que la teneur en oxygène 18 des tests des foraminifères peut changer après leur mort sans laisser de traces visibles", soulignent-ils.

    Les chercheurs ont également calculé l'effet de l'enfouissement des foraminifères dans les sédiments. Selon eux, l'augmentation de la température au sein des sédiments (qui atteint environ 25 degrés) liée à leur enfouissement en profondeur modifie la teneur en oxygène 18 des tests de foraminifères fossiles. Celle-ci peut donc avoir varié après leur mort.

    "Cet effet n'a pas été pris en compte. Les données sur la températures des océans dans le passé sont de ce fait biaisées", estime Sylvain Bernard.

    Remise en cause des modèles climatiques actuels

    Or la plupart des modèles climatiques actuels sont "calibrés" sur l'évolution des températures dans le passé. "Dans la mesure où les estimations des températures passées de l'océan sont sans doute totalement fausses, les modèles risquent également d'être faux", dit-il.

    "Si nous sommes dans le vrai, notre étude remet en cause des décennies de recherche en paléoclimatologie", souligne Anders Meibom, de l'Ecole Polytechnique de Lausanne. Sylvain Bernard dit "s'attendre à ce que certains paléoclimatologues soient très critiques."

    Source: www.bfmtv.com/planete - Rédaction: David Namias avec l'AFP


    27/10/17 - Dix géants pétroliers et gaziers investissent dans des projets moins polluants

    Regroupés dans un fonds d'investissement, ces poids lourds mondiaux du secteur veulent créer un « impact significatif sur les émissions de gaz à effets de serre ».

    C'est un premier pas vers des entreprises plus propres. Dix compagnies pétrolières et gazières mondiales, poids lourds du secteur, ont annoncé ce vendredi trois investissements dans des technologies et projets à faibles émissions de gaz à effet de serre, à l'occasion d'une réunion à Londres.

    Depuis 2014, BG Group, BP, ENI, Pemex, Repsol, Saudi Aramco, Reliance Industries, Royal Dutch Shell, Statoil et Total sont regroupés au sein de l'OGCI (Oil and Gas Climate Initiative) dans le but d'investir et de travailler ensemble pour contribuer à la lutte contre le changement climatique.

    10 % de l'énergie de la planète

    Les dix groupes formant l'OGCI assurent près d'un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures et fournissent environ 10 % de l'énergie de la planète.

    En novembre 2016, ils avaient annoncé la mise en place d'un fonds d'investissement doté d'un milliard de dollars, l'OGCI Climat Investments, qui visait à soutenir le développement de technologies pouvant réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre.

    Un béton et des moteurs plus propres boostés

    Ce fonds a annoncé ce vendredi qu'il allait investir dans Solidia Technologies, une société de production de ciment et de béton basée aux Etats-Unis dont la technologie brevetée permet de générer moins d'émissions « en utilisant le dioxyde de carbone plutôt que l'eau pour durcir le béton ».

    Le deuxième investissement concerne Achates Power, une entreprise développant des moteurs innovants « capables de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre produites par les véhicules ».

    Enfin, le fonds d'investissement va soutenir un projet « qui vise à concevoir une centrale à gaz de grande échelle avec captage et stockage du carbone, incluant la capacité de séquestration du CO2 industriel ». Le montant de ces investissements n'a pas été précisé.

    « Produire des émissions de méthane quasi nulles »

    « Les trois investissements que nous annonçons aujourd'hui ont le potentiel de créer un impact significatif sur les émissions de gaz à effet de serre. Nous avons hâte de travailler avec ces équipes innovantes pour les aider à atteindre un succès commercial à l'échelle mondiale », a déclaré Pratima Rangarajan, PDG d'OGCI, cité dans un communiqué.

    « Le gaz naturel est un élément essentiel de la transition vers un futur à faible teneur en carbone. Notre objectif est de travailler à produire des émissions de méthane quasi nulles », expliquent également les dix PDG de l'OGCI dans une déclaration commune.

    Source: www.lesechos.fr avec l'AFP


    27/10/17 - France: l’incinération meilleure pour le climat que l’inhumation

    La Fondation des services funéraires de la ville de Paris a procédé à une comparaison des émissions de gaz à effet de serre entre incinération et inhumation. Où il s’avère que l’incinération est bien meilleure pour l’environnement.

    Une fois mort, l’homme n’en a pas fini avec ses émissions de CO2 ! Qu’on enterre le corps ou qu’on l’incinère, des gaz à effet de serre sont émis. Mais quelle est –de ce seul point de vue- la meilleure solution pour le climat? La Fondation des services funéraires de la ville de Paris a voulu en avoir le cœur net et mandaté pour ce faire deux organismes spécialisés dans les analyses de cycle de vie, Durapole et Verteego. C’est que l’affaire n’est pas simple tant l’organisation des funérailles offre de possibilités. « Le périmètre de notre étude englobe la prise en charge d’un corps jusqu’à son altération », précise Thomas Toutain-Meunier, délégué général de Durapole. Soit, pour l’inhumation la fin d’une concession de 30 ans, car il faut bien faire entrer dans le bilan, l’entretien de la tombe et de l’espace vert que représente le cimetière, soit des émissions de véhicules municipaux!

    Un enterrement pèse 3,6 incinérations

    Résultat : l’inhumation équivaut à 3,6 crémations et dans certains cas, on peut atteindre 5 crémations. En moyenne, un enterrement émet 833 kilos de CO2 ce qui équivaut à 11% des émissions de CO2 d’un Français moyen sur un an, ou 84% d’un aller-retour Paris-New York, ou encore 4023 kilomètres en voiture. Ce bilan comprend le cercueil de sa fabrication à sa destination finale, le transport du défunt après sa mise en bière jusqu’au cimetière, la gestion du cimetière et la fin de concession (ossuaire, crémation ou pulvérisation des restes). Le choix de la sépulture représente à lui seul 88% des impacts d’une inhumation. Et il y a beaucoup de différences entre un enterrement en pleine terre sans monument (182 kilos de CO2) et la fabrication d’un caveau qui peut atteindre 1252 kilos. Un caveau est fabriqué à partir de ciment très émissif en gaz à effet de serre et surtout est surmonté d’un monument en granit. Cette pierre est produite en France en Bretagne et dans le Tarn, mais elle est rarement façonnée dans l’Hexagone. Il faut en effet savoir que 4 monuments sur 5 sont importés, principalement de Chine. Ainsi, le bilan transport est-il désastreux : l’impact est au moins trois fois plus important qu’un monument poli en France.

    4 monuments sur 5 sont fabriqués en Chine !

    Une crémation moyenne équivaut à 233 kilos de CO2, soit 3% des émissions d’un Français sur un an, 23% d’un aller-retour Paris-New York, 1124 kilomètres en voiture. L’étude là aussi part de la mise en bière pour aller jusqu’à la destination de l’urne (colombarium, cavurne, caveau, dispersion) en passant par la crémation en elle-même et la fabrication de l’urne cinéraire. Le gaz représente 56% des émissions de CO2 loin devant les infrastructures (24%) et le cercueil (12%) obligatoire car il est interdit d’incinérer un corps sans une enveloppe. Attention aux idées reçues : le cercueil en carton n’est pas en la matière plus efficace que le bois (certifié «forêts durables » comme il se doit). Le carton a en effet un pouvoir calorifique moindre si bien qu’une crémation dans un cercueil en carton provoque une augmentation de la consommation de gaz et donc une émission supplémentaire de 14 kilos de CO2.

    "Non seulement l’incinération est plus économe, mais en plus une performance énergétique optimisée dans un grand crématorium peut permettre de réduire la facture de gaz de 34%", assure Clément Guillon, directeur des opérations chez Verteego. Les ingénieurs ont ainsi constaté que la consommation moyenne de gaz par crémation était de 52 m³ au crématorium de Champigny-sur-Marne et de 31 m³ au Père Lachaise. Par ailleurs, l'incinération permet de récupérer les prothèses faites souvent en matériaux précieux pour les recycler, soit en moyenne 1 kilo de matière récupérée par corps. La chaleur émise pourrait être récupérée pour chauffer des locaux. C’est le cas au Danemark où les incinérateurs chauffent des écoles et des serres. « On peut cependant s’attendre à des réticences, redoute Adrien Joret, chef de projet aux Services funéraires de Paris. Peut-on chauffer des enfants avec les cendres de grand-mère ? ».

    L’étude débouche sur quelques pistes pour réduire l’impact écologique des rites funéraires. Les auteurs recommandent de diminuer le poids des cercueils et de réduire les quantités de vernis et teintes dont ils sont enduits, de minimiser les trajets notamment des monuments funéraires importés, d’améliorer les performances des équipements. «Il est possible d’imaginer à l’avenir des moyens mis à disposition des familles pour les guider dans leur choix qui ne seront plus basés uniquement sur des critères économiques et culturels mais aussi sociaux et environnementaux», conclut Adrien Joret.

    Source : www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement - Auteur: Loïc Chauveau


    Jeudi 26/10/17 - COP23: entre 25.000 et 30.000 participants attendus à Bonn

    Entre 25.000 et 30.000 participants sont attendus à Bonn, du 6 au 17 novembre, lors de la 23ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23).

    Dans une rencontre tenue récemment avec les participants au programme, le chef des Informations publiques et des Services médiatiques au sein de la CCNUCC, Alexander Saeir a fait savoir que le gouvernement allemand a mobilisé une enveloppe d'environ 170 millions d'euros pour l'organisation de la COP23 dont la présidence sera assurée par le Iles Fidji, qui succèdent ainsi au Maroc, pays hôte de la COP22 à Marrakech en novembre 2016.

    Selon le responsable onusien, le gouvernement fédéral allemand et la présidence fidjienne se sont mis d'accord sur un format inédit pour l'organisation de cette grande messe internationale, avec la mise en place de deux zones distinctes, la "zone Bula" (bienvenu en fidjien) et la "zone Bonn".

    Contrairement aux éditions précédentes, notamment à Marrakech où il y avait une "zone bleue" et une "zone verte", cette année la plupart des activités se tiendront dans la zone dite "Bonn", a expliqué M. Saeir, précisant que cette espace, qui est situé dans un parc près du siège de la CCNUCC, accueillera "tous les acteurs, à savoir les évènements gouvernementaux et de la présidence, les rencontres de haut niveau entre PDG, maires...outre l'accès au public et à la société civile".

    La "zone Bula" sera, quant à elle, uniquement dédiée aux négociations entre les Parties, a-t-il dit, ajoutant que pas moins de 2.000 journalistes pourront s'installer dans un centre de presse situé entre ces deux zones. "Il faudra compter une trentaine de minutes pour se déplacer entre les deux zones", a fait savoir M. Saeir, expliquant que des navettes seront prévues pour transiter entre les deux espaces, outre la possibilité d'utiliser des vélos.

    S'agissant des enjeux de cette conférence, M. Saeir a estimé qu'une attention particulière sera accordée aux acteurs non étatiques américains qui se sont engagés à redoubler d'efforts pour respecter les engagements de l'Accord de Paris, ainsi qu'à l'élaboration de textes relatifs à la mise en œuvre dudit Accord.

    Source: www.2m.ma


    Mardi 24/10/17 - Sur Terre, les surfaces boisées mondiales se réduisent à peau de chagrin

    Les zones boisées sur Terre ne représentent plus que la superficie de la Nouvelle-Zélande, selon Global Forest Watch.

    Triste record pour les surfaces forestières dans le monde : elles ont atteint en 2016 leur plus bas avec seulement 29,7 millions d'hectares, soit la superficie de la Nouvelle-Zélande, selon des estimations publiées par le Global Forest Watch (GFW), un organisme de surveillance lancé par l'organisme de recherche World Resources Institute (WRI). Un accroissement de 51% sur un an qui s'explique surtout par les nombreux incendies ayant sévi dans le monde en 2016. Autant dire que les récents brasiers en Californie et au Portugal devraient hisser 2017 vers un nouveau record de forêts détruites...

    Le phénomène climatique El Niño serait en cause

    La forte augmentation des feux de forêts en 2015 et 2016 s'explique en partie par les effets du courant cyclique chaud du Pacifique El Niño, le second plus intense jamais enregistré, qui a créé des conditions très sèches dans les Tropiques. Il a aussi joué un rôle dans les forêts boréales et tempérées. Selon le GFW, le changement climatique accroît aussi l'intensité et le coût des feux de forêts (ce que nous expliquait également un chercheur de l'IRSTEA). Outre les incendies, la déforestation liée à l'agriculture, la coupe de bois et l'activité minière ont également contribué à l'importante réduction des forêts en 2016. Un phénomène d'autant plus préoccupant que les incendies de forêts et la déforestation peuvent entraîner une hausse des décès prématurés, des maladies et avoir un impact économique très négatif, prévient le rapport, soulignant qu'ils peuvent aussi affecter les sources d'eau, la biodiversité et libèrent d'énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère.

    Le Brésil, l'Indonésie et le Portugal notamment ont subi des de pertes de couverture forestière par le feu particulièrement importantes en 2016. Elle a ainsi doublé au Brésil avec la région amazonienne qui a perdu 3,7 millions d'hectares, soit plus du triple de 2015. Le Portugal a même perdu 4% de ses surfaces boisées sur la seule année 2016, la plus grande proportion tous pays confondus et près de la moitié des forêts calcinées dans toute l'Union Européenne. Selon le rapport, la prévalence d'eucalyptus - qui brûlent facilement -combinée à une mauvaise gestion des sols et au manque de mesures de prévention comme des coupe-feux expliquent ce bilan. A Fort McMurray, au Canada, les flammes ont ravagé en mai plus de 600.000 hectares et provoqué 8,8 milliards de dollars de dégâts.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement avec l'AFP


    24/10/17 - Climat: une facture de 35 milliards de dollars par an d’ici à 2050 aux États-Unis

    Le coût des catastrophes liées au changement climatique, comme les ouragans, les sécheresses et les incendies de forêt, pourrait atteindre 35 milliards de dollars par an d’ici à 2050 aux États-Unis, a prévenu un organisme du Congrès, appelant le gouvernement fédéral à mieux s’y préparer.

    Le rapport du Government Accountability Office (GAO) –équivalent de la Cour des comptes en France– estime que les États-Unis ont dépensé plus de 350 milliards de dollars ces dix dernières années en programmes d’aide aux victimes de désastres naturels ou pour couvrir des pertes (récoltes agricoles par exemple).

    Ce montant ne comprend pas les dégâts énormes provoqués cette année par trois puissants ouragans ni ceux des récents gros incendies en Californie. A eux seuls, ces sinistres sont estimés à plus de 300 milliards de dollars.

    Selon l’organisme chargé des audits et du contrôle du budget fédéral, l’impact financier du changement climatique ne peut qu’augmenter ce qui nécessite la mise en oeuvre d’une stratégie fédérale pour en minimiser les effets.

    « Le gouvernement fédéral n’a pas conçu de plan stratégique à l’échelle des ministères pour gérer les risques inhérents au changement climatique en exploitant les données sur les effets économiques potentiels du réchauffement afin d’identifier les risques les plus importants et d’élaborer des réponses adéquates », relèvent les auteurs du rapport.

    Le président Donald Trump, un climato-sceptique qui a décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, a détricoté les directives de l’administration de son prédécesseur destinées à préparer les agences fédérales à mieux lutter contre la hausse des températures. Il a aussi réduit fortement le budget de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) consacré à la recherche sur le changement climatique.

    Le GAO a rédigé ce rapport à la demande fin 2015 de la sénatrice républicaine du Maine Susan Collins et de sa collègue démocrate Maria Cantwell, de l’État de Washington.

    « Notre gouvernement n’a pas les moyens de dépenser plus de 300 milliards de dollars par an à cause d’événements météorologiques extrêmes liés au réchauffement des océans qui produit des ouragans plus puissants », ont souligné mardi les deux sénatrices dans un communiqué commun.

    Mme Cantwell, numéro deux de la Commission du Sénat sur l’Énergie, a pointé la mise en garde du GAO selon lequel le gouvernement devra payer des « milliards de dollars de plus à l’avenir, sans mesures pour minimiser les impacts » du changement climatique.

    Source: www.epochtimes.fr - Rédaction: R.B. avec l'AFP


    24/10/17 - Environnement: les maires des grandes villes engagées pour le climat réunis à Paris

    Le C40, Cities Climate Leadership Group, comité qui rassemble les maires des 91 villes les plus en pointe pour climat, est réuni à Paris autour de Anne Hidalgo, maire de la capitale, qui préside l'organisation. Avec cette conviction réaffirmée dès lundi lors de la conférence de presse : les actions sont plus pertinentes et plus efficaces à l'échelle de la ville. Douze d'entre eux ont signé une déclaration dans laquelle ils s'engagent à tendre vers le « zéro émission » à l'horizon 2030.

    Dans un hôtel du 9ème arrondissement de Paris, des maires du monde entier s'affichent ensemble à l'occasion de ces journées Together4Climate, Ensemble pour le climat, du C40, plus particulièrement consacrées aux questions de la mobilité, de l'urbanisme et de l'énergie.

    Venus de New York, Londres, Barcelone, Tokyo, Johannesburg ou encore Mexico, Pékin, Washington, Madrid, Séoul, Buenos Aires, Stockholm, Quito, Vancouver, ils ont notamment pour cheval de bataille le modèle du tout voiture, responsable de la pollution urbaine.

    « Il faut comprendre que si nous ne prenons pas ces mesures-là, vous aurez les mêmes débats avec les mêmes oppositions dans vingt ans, dans trente ans », si ce n’est qu’alors « il y aura plus de morts de la pollution » insiste la maire de Paris. Anne Hidalgo qui veut par exemple interdire les véhicules à essence à l'horizon 2030.

    Douze maires de grandes villes dont Paris, Los Angeles, Mexico ou Londres, ont signé lundi dans la capitale française une déclaration dans laquelle ils s'engageant à acheter propre pour tenter d'atteindre l'objectif de « zéro émission » d'ici à 2030. Cela passe par l'interdiction des véhicules à combustion fossile mais aussi par le soutien aux transports collectifs propres comme des autobus à zéro émission.

    Pour tous, ces questions doivent être appréhendées au niveau local et urbain. C'est encore plus vrai aux Etats-Unis. « Quand le président Donald Trump a choisi de quitter les Accords de Paris, que nous avions négocié et dont nous faisions partie, j'ai rassemblé des maires partout aux Etats-Unis avec pour objectif de les appliquer, a expliqué le maire de Los Angeles Eric Garcetti. Quand la Maison Blanche a décidé de s'en aller, nous avons sauté sur l'occasion. Et aujourd'hui 382 villes, dirigées aussi bien par des démocrates que des républicains, ont dit qu'elles mettraient en place les Accords de Paris sur le climat ».

    Selon lui, cette initiative partie de Los Angeles réunit aujourd'hui 77 millions d'habitants. Soit un peu plus de 20 % de la population américaine.

    Source: _www.rfi.fr


    24/10/17 - L’Allemagne démantèle ses centrales à marche forcée

    Le démantèlement des centrales nucléaires constitue un défi, dont nous vous proposons un tour d’horizon des pratiques. Aujourd’hui, l’Allemagne, qui stoppera en 2022 ses derniers réacteurs. Avec pour but de décontaminer plus de 90 % de ses déchets. Exemple à Greifswald.

    C’est une sorte de vaisseau fantôme, posé sur les bords de la mer Baltique. Dans cette zone rurale du nord-est de l’Allemagne remplie d’éoliennes – tout un symbole - ses gigantesques sarcophages gris, rectangulaires et austères, apparaissent comme les derniers vestiges de l’ex-RDA. La centrale de Greifswald a été conçue pour être la plus grosse d’Europe. Mais elle n’a produit que de 1973 à 1990. La réunification allemande a mis fin à ses rêves de grandeur.

    La jugeant trop soviétique, entendez par là trop dangereuse, l’Allemagne fédérale a dit stop, s’engageant à financer les 6,6 milliards d’euros du démantèlement. Trois des huit réacteurs à eau pressurisée n’avaient même pas encore été mis en service.

    24 réacteurs sur 32 stoppés

    Aujourd’hui, l’endroit se visite en troquant tous ses habits, sauf les sous-vêtements, contre une combinaison blanche de protection, un casque, des chaussures de sécurité et des gants. Débuté en 1995, le démantèlement doit être terminé en 2028, mais donne déjà l’impression de toucher à sa fin. Les salles des générateurs de vapeur sont devenues des ateliers de découpe ultramodernes avec robots télécommandés. Et les unités abritant les réacteurs ne sont plus qu’une succession de trous aussi béants que vertigineux.

    « C’est le plus gros projet de démantèlement au monde et nous avons prouvé que cela peut se faire en toute sécurité. Le défi n’est pas technique. C’est juste une question de logistique et d’organisation » , résume non sans fierté Henry Cordes, directeur d’EWN, l’opérateur en charge du démantèlement.

    Dans les entrailles d’une conduite d’aération large comme un tunnel autoroutier, deux salariés en combinaison orange polissent méticuleusement un mur, visage masqué. « On prépare la décontamination » , décrit Eckhard Skaebe, 60 ans, l’une des dernières mémoires du site qui ne compte plus que 860 de ses 6000 travailleurs. En quarante-trois ans de carrière, l’apprenti rentré en 1974 est passé de la maintenance aux visites guidées. Il doit la sauvegarde de son emploi à la stratégie allemande du démantèlement immédiat. Le pays va l’appliquer à toutes ses centrales.

    L’Allemagne a décidé sa sortie du nucléaire. Sur 32 réacteurs, 24 sont déjà stoppés. Les 8 autres le seront en 2022. Si trois ont déjà été démantelés, les autres font ou vont faire l’objet d’un programme colossal et quasi simultané. Pas question de perdre de temps. Et peu importe si rien n’est prêt pour accueillir les déchets après les échecs des stockages dans les mines de sel d’Asse et Gorleben.

    Décontamination

    Konrad, le futur site de stockage des déchets de moyenne et faible activité est programmé pour 2022 en Basse-Saxe. Pour ceux de haute activité, le processus de choix de localisation du site n’a même pas encore été défini. En attendant, Greifswald empile à sec, dans un bâtiment ultra-sécurisé attenant à la centrale, des containers de toutes formes et de multiples couleurs.

    L’intérieur ressemble à un Lego géant. Seul le dosimètre dont est équipé chaque visiteur vient rappeler que s’y trouvent 5000 barres de combustible nucléaire ! Mais après 22 ans de démantèlement, l’endroit paraît vide. Normal, la plupart des déchets ont regagné les circuits de recyclage classiques. Alors que la France s’y refuse, l’Allemagne décontamine à tout va pour faire baisser la radioactivité en dessous d’un certain seuil. Greifswald ambitionne ainsi de « libérer » 98 % de ses déchets contaminés.

    Enfermés dans des caissons à l’intérieur de l’atelier de découpe et de décontamination, des forçats du nucléaire bardés de protections s’attaquent aux pièces. L’un d’eux les fragmente au chalumeau. D’autres les décontaminent en les pulvérisant d’acides, d’eau à très haute pression ou de poudre d’acier. On dirait du Zola.

    Source: www.lalsace.fr - Auteur: Philippe Marque à Greifswald


    Lundi 23/10/17 - Les coquillages sont une source insoupçonnée de gaz à effet de serre

    Sur les plages de la mer Baltique, des chercheurs ont mesuré des taux impressionnants de gaz méthane émis par les mollusques. Reste à vérifier si c'est également le cas sur les côtes des autres mers.

    Moules, coques ou huîtres, les mollusques bivalves filtreurs sont considérés comme des champions écologiques, car ils éliminent de l'eau les particules et les nutriments en excès, et de plus stockent du carbone dans leurs coquilles.

    Mais il y a un hic : ces coquillages pourraient parfois être de très importantes sources de gaz à effet de serre, et en particulier de méthane, un gaz nettement plus « réchauffant » que le CO2. C'est en tous cas ce que suggère une étude publiée dans la revue Nature conduite dans la mer Baltique par Stefano Bonaglia et ses collègues de l'Université de Stockholm.

    Dans cette mer chargée en matière organique, où les sédiments sont en eux-mêmes émetteurs de méthane, il s'est avéré que la présence de coquillages et de vers (des annélides polychètes très communs) multipliait jusqu'à huit fois ce puissant gaz à effet de serre. Ces deux familles d'organismes semblent nouer une funeste synergie : le mollusque (Limecola balthica) est colonisé par des bactéries émettrices de méthane, et le ver, en brassant le sédiment, permet au gaz généré de s'échapper plus facilement.

    La baie d'Arcachon est très probablement concernée

    « Les conditions régnant dans la Baltique sont assez particulières, nos résultats ne peuvent donc pas être généralisés à tout le milieu marin, indique Stefano Bonaglia ; mais il y a beaucoup d'autres habitats, les lagunes comme celles de la France en baie d'Arcachon, par exemple, qui sont très semblables, et où le même phénomène pourrait se produire. Il pourrait même être plus important, car la Baltique est froide, et que dans les milieux plus chauds, les microbes sont plus actifs. »

    Le chercheur convient cependant qu'il faut être très prudent dans l'extrapolation de ses résultats. En particulier car ils ont été obtenus avec une seule espèce de coquillage et de ver, et dans un écosystème particulier. L'équipe cherche désormais à reproduire son expérience avec des espèces de bivalves commerciales, par exemple les moules ou les huîtres, dont l'homme contrôle bien plus les populations.

    Source: www.science-et-vie.com - Rédaction: Yves Scamia


    Dimanche 22/10/17 - L'exploitation minière suspendue dans les réserves naturelles du nord-est de la Chine

    L'exploitation minière a été suspendue dans toutes les réserves naturelles de la province chinoise du Liaoning (nord-est), ont annoncé les autorités locales.

    Un total de onze mines se trouvent dans les réserves naturelles de la province. Toutes les mines seront fermées d'ici la fin de l'année.

    Selon Li Yongtao, directeur adjoint du bureau des ressources foncières du district autonome mandchou de Kuandian, le gouvernement local commencera les travaux de restauration environnementale dès que la production cessera.

    La Chine a mis en oeuvre des inspections environnementales à l'échelle nationale dans le cadre d'une campagne de lutte contre la pollution et la dégradation de l'environnement, alors que des décennies de croissance ont entraîné smog, pollution de l'eau et contamination des sols.

    Les inspecteurs suivent de près les questions prédominantes liées à l'environnement, supervisent les améliorations locales et promeuvent la responsabilisation du gouvernement local.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Samedi 21/10/17 - La forêt française, énorme gisement d’énergie verte

    La méthanation permet d'utiliser l'énergie tirée du bois avec un rendement meilleur que celui de la combustion et dans de bonnes conditions environnementales. Mais la ressource forestière de l'Hexagone doit être mobilisée.

    La forêt française est une ressource immense très mal valorisée. Or, la forêt peut être considérablement mieux exploitée en France, non seulement pour le bois d'oeuvre mais aussi vie des technologies diverses, pour le bois énergie.

    La technique de la gazéification puis méthanation est intéressante sur le plan environnemental, car la production de méthane, comme la combustion de ce dernier ne pose pas les innombrables problèmes de la combustion directe du bois, avec émission de particules et de substances polluantes. Le méthane se transporte aisément sans pertes en lignes. Il se stocke aussi facilement. Les réseaux pour le transport et la distribution du gaz sont largement déployés en Franc avec un linéaire de 200 000 kilomètres. Les capacités de stockage sont aussi importantes comme à Etrez dans l'Ain et Tersanne dans Drôme, sont aussi importantes.

    Des gisements de bois variés

    Dans le mix énergétique que préfigure GAYA, le bois de forêt pourrait représenter 50 % de la ressource en biomasse, à côté de bois pollués issus de la collecte de mobilier, d'emballages ( palettes, caisses, etc.).
    "La filière forêt-bois est très intéressé par le débouché noble et volumineux que représente la méthanation à partir de bois forestier. " rappelle ENGIE. Dans un cadre réglementaire de gestion des forêts durable, GAYA a mis en place et prévoit en complément des outils de pilotage environnementaux.

    Le projet GAYA repose sur un approvisionnement en bois issus de forêts gérées durablement, où seul est prélevé l’accroissement naturel des arbres sans détruire le volume d'arbres sur pied. Contrairement ce que pense une partie du public, la forêt française s'étend encore et l'accroissement naturel annuel doublé entre 1970 et 2020. La France dispose du parc forestier le plus important en Europe. Les capacités de la forêt française permettent une augmentation de la récolte à l’horizon 2035 , jusqu’à plus de 20 millions de m³ par an sans compter les menus bois, tout en restant dans le cadre d’une gestion durable et réaliste.

    Le développement de la filière méthanisation permet de contribuer à une meilleure exploitation des forêts. Cette exploitation permet de meilleurs rendements, des investissements, et une partie des recettes peut renforcer les revenus d'exploitants agricoles qui sont aussi propriétaires forestiers... Lire l'article complet de Michel Depost

    Source: www.enviscope.com/environnement


    Vendredi 20/10/17 - En 2015, un décès sur six était lié à la pollution

    Selon un rapport, 9 millions de personnes sont décédées prématurément en 2015 dans le monde.

    En 2015, un décès sur six survenu dans le monde était lié à la pollution, en grande partie de l’air, mais aussi de l’eau et des lieux de travail. C’est « trois fois plus de mort que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et quinze fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », estiment les auteurs d’un rapport publié ce vendredi dans la revue The Lancet.

    « On estime que les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 - soit 16% de l'ensemble des décès dans le monde », selon ce rapport publié dans la revue médicale britannique. Ce rapport est le fruit d’une enquête de deux ans menée par plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.

    Air, eau et lieu de travail

    La pollution de l'air (extérieur et intérieur) est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

    L'eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d'infections parasitaires.

    La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800.000, via l'exposition à des substances toxiques ou cancérigènes.

    Et cette évaluation est « probablement sous-estimée », ajoute The Lancet, compte tenu « des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier ».

    Les pauvres des pays en voie d’industrialisation particulièrement touchés

    Le phénomène touche en premier lieu « les populations pauvres et vulnérables », note le rapport. 92% de ces décès surviennent en effet dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées.

    Dans les pays en voie d'industrialisation rapide comme l'Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu'à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

    Ces décès prématurés représentent 6,2% de la richesse économique mondiale

    Le rapport insiste aussi sur le poids économique de ces vies écourtées pour les pays concernés : plus de 4.600 milliards de dollars chaque année, soit l'équivalent de 6,2% de la richesse économique mondiale.

    Or ce fardeau reste « négligé tant par les gouvernements que par les organisations pour le développement », déplore The Lancet dans un éditorial accompagnant le rapport. La revue médicale appelle à « s'attaquer d'urgence à la situation » et à battre en brèche « le mythe selon lequel la pollution serait une conséquence inévitable du développement économique ».

    Source: www.leparisien.fr/environnement avec l'AFP


    20/10/17 - La France peut réduire massivement ses émissions de gaz à effet de serre

    En actualisant son scénario énergie-climat publié en 2012, l’Ademe confirme que l’Hexagone peut réduire de 70% ses émissions de gaz à effet de serre en 2050. Mais il faudra faire un effort supplémentaire pour atteindre la «neutralité carbone».

    L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) persiste et signe. Sortir du tout fossile, c'est possible. Aujourd'hui, 45% de la consommation finale d'énergie est couverte par le pétrole, 19% par le gaz naturel, 3% par le charbon, contre 23% par l'électricité (fournie à 78% par le nucléaire et 15% par les énergies renouvelables) et 9,6% par les énergies renouvelables hors électricité. En 2050, l'éolien, le solaire, la biomasse, l'hydroélectricité, le biométhane couvriront 70% des besoins contre 30% aux énergies conventionnelles y compris le nucléaire. "En 2012, pour notre premier scénario nous étions partis de l'objectif de 2050 de réduire d'un facteur 4 nos émissions de gaz à effet de serre pour calculer l'effort à fournir selon la situation présente, précise Fabrice Boissier, directeur général délégué de l'Ademe. Cette fois, nous partons de la situation présente en prenant en compte les décisions prises par la loi de transition énergétique et les objectifs du nouveau plan climat pour en mesurer concrètement les effets".

    Le nouveau scénario explore donc les chemins à emprunter pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 à l'horizon 2050, de réduire la consommation énergétique finale de 50% en 2050 et de porter la part des énergies renouvelables à 23% de la consommation finale en 2020, 40% en 2030. " Il est possible de modifier profondément la consommation énergétique de 2050 ", assène David Marchal, directeur adjoint production et énergies renouvelables à l'Ademe.

    Le bâtiment et les transports en première ligne

    Les efforts les plus importants à accomplir devront se porter sur le bâtiment et les transports. Dans le résidentiel, l'Ademe estime atteignable une réduction des consommations d'énergie de 44% grâce à la rénovation. Le rythme devra atteindre 500 000 logements par an isolés selon les normes "basse consommation" jusqu'en 2035 suivi d'une accélération à 750 000 logements sur la période 2035-2050. Parmi les hypothèses, figure un accroissement de la part de l'habitat collectif face à la maison individuelle qui pourrait être pénalisée par des taxes sur l'artificialisation des terres agricoles. Aujourd'hui, 400 000 logements sont rénovés tous les ans, financés en partie par un crédit d'impôt transition énergétique (CITE). Les économies d'énergie dans le secteur tertiaire sont plus difficiles à obtenir du fait du poids croissant des services dans l'économie nationale. L'Ademe table sur une baisse de 50% des factures de chauffage induites par une diminution de 20% de la surface occupée par chaque salarié, une diminution espérée par la montée du télétravail et du service à la personne.

    Le transport est donc l'autre secteur porteur d'importantes marges de manœuvres. Dans les prochaines années va en effet se jouer la mutation du parc automobile à essence et diesel vers l'électricité, l'hybride rechargeable et le biogaz. Le plan climat de Nicolas Hulot table d'ailleurs pour la fin des énergies fossiles dans les transports en 2040. En 2050, envisage l'Ademe, les voitures électriques, hybrides et GNV devraient représenter 98% du parc en 2050 tandis que le besoin de mobilité devrait baisser de 24% à la fois par la diffusion du télétravail mais aussi du développement de l'auto-partage et du covoiturage. Dans l'industrie, les gains énergétiques attendus sont de 20% du fait du développement et de la diffusion de procédés de fabrication moins gourmands. Le poids de l'agriculture est difficile à évaluer car les modes d'action (part du bio, cultures de légumineuses, techniques agronomiques, développement forestier) sont épars. L'Ademe estime que l'agriculture bio occupera 30% de la surface agricole utile (moins de 6% aujourd'hui), et l'agriculture agroécologique 60%, avec une réduction de moitié de l'usage des engrais chimiques.

    Changer de systèmes de production et de consommation

    Est-ce que ces perspectives permettent d'obtenir une France neutre en carbone, c'est-à-dire n'émettant plus de gaz à effet de serre. Non, tranche l'Ademe. La France relâchera encore autour de 150 millions de tonnes d'équivalent CO2. Le puits de carbone que représente la forêt française en captera 60 millions de tonnes. Il reste donc entre 80 et 90 millions de tonnes qui continueront à augmenter les teneurs en gaz à effet de serre dans l'atmosphère. "C'est pourquoi il faut explorer de nouveaux leviers, étudier des voies innovantes, statue David Marchal. Il va falloir notamment développer des modes de production, de consommation et d'organisation de l'espace en rupture avec ceux actuellement en vigueur ". En clair : une société neutre en carbone devra être très différente de celle que nous connaissons.

    Les travaux de l'Ademe vont désormais servir de supports aux réflexions en cours sur les deux prochaines échéances de la politique énergétique française: la stratégie nationale "bas carbone" et le plan pluri-annuel de l'énergie (PPE) qui trace les objectifs de développement de chaque secteur énergétique. Des rendez vous qui vont occuper toute l'année 2018.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement - Auteur: Loïc Chauveau


    20/10/17 - Charente-Maritime: des médecins vent debout contre l'incinérateur

    Un collectif de médecins locaux dénonce les risques de cancer et l'impact sanitaire liés à l'exploitation de l'incinérateur d'Echillais, près de Rochefort.

    L'incinérateur d'Echillais, construit aux portes de Rochefort (Charente-Maritime), cristallise à nouveau les tensions. Un collectif d'une centaine de médecins locaux, Veille Santé Environnement 17, dénonce les risques de cancer et l'impact sanitaire liés à l'exploitation de ce centre multifilière de valorisation des déchets. Fortement contesté depuis la présentation du projet en 2013, l'incinérateur est aujourd'hui achevé. Les premiers tests à blanc — sans déchets — ont été effectués en septembre. Près de 70 000 t de déchets ménagers issus de 90 communes doivent y être brûlés chaque année. Seule manque désormais l'autorisation d'exploiter délivrée par la préfecture, un document annulé par la justice administrative en mars dernier.

    Une nouvelle enquête publique

    Les médecins locaux profitent ainsi d'une nouvelle enquête publique pour rappeler leur «forte inquiétude». «Les responsables ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas», avance Paul Delègue, un médecin rochefortais.

    Déjà, en 2014, le collectif s'inquiétait de la dangerosité des dioxines. «Depuis trois ans, aucune étude n'a démontré l'efficacité des nouveaux filtres pour supprimer le risque de cancers et de malformations fœtales autour des incinérateurs», rappelle-t-il aujourd'hui en s'appuyant sur une récente étude évoquant «l'augmentation des malformations urinaires chez les nouveau-nés autour des incinérateurs». Le collectif réclame aussi «une réelle politique vers le zéro déchet».

    Source: www.leparisien.fr - Rédaction: Fabien Paillot


    20/10/17 - Algérie - Gaz de schiste: le gouvernement persiste et signe

    Après les financements non conventionnels, les hydrocarbures non conventionnels. Alger est décidé à se lancer dans l'exploitation du gaz de schiste malgré la forte mobilisation écocitoyenne observée dans les régions concernées.

    Le 1er octobre dernier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a publiquement demandé au groupe pétrolier algérien Sonatrach d'« investir dans le domaine du gaz du schiste ». Et, comme pour parer aux nombreuses oppositions de la société civile, notamment dans le Sahara, Ouyahia a tenté de rassurer en expliquant qu'« il ne s'agit pas là d'une démarche aventurière, mais d'une option visant à garantir l'avenir en matière énergétique ».

    Quatrième « gisement » le plus important au monde

    Mais pourquoi le gouvernement va-t-il dans cette direction ? Il faut dire que, face à la chute des prix du baril, l'Algérie se retrouve dans une situation financière délicate. Du coup, elle renoue avec un ancien projet que les autorités avaient abandonné sous la pression des militants anti-gaz de schiste en 2015. L'enjeu est de taille, car les estimations d'experts étrangers donnent l'Algérie comme quatrième réserve au monde de gaz de schiste alors que les recettes d'exportation des hydrocarbures classiques ont baissé de moitié en seulement trois ans. En 2017, le pays dont l'économie dépend quasi exclusivement des exportations d'hydrocarbures verra ainsi ses recettes pétrolières et gazières plafonner à 31 milliards de dollars, alors qu'elles étaient de… 65 milliards de dollars avant la chute des cours.

    Un choix qui inquiète déjà

    Cette annonce a fait réagir plusieurs experts comme Ali Kefaïfi, ex-conseiller au ministère de l'Énergie, qui souligne l'importance des moyens nécessaires pour l'extraction du gaz de schiste. Il explique, dans une tribune au quotidien El Watan, qu'il s'agit d'un « gaz non conventionnel, très difficile à extraire car bloqué dans sa roche mère, très coûteux à extraire en dehors des États-Unis, demandant des centaines de sociétés sous-traitantes et géré par de nombreuses sociétés exploitantes privées [multinationales, grands indépendants, moyennes sociétés] ».

    De son côté, l'économiste Ferhat Aït Ali publie sur le Huffington Post Algérie une longue analyse où il explique également le mauvais choix des autorités algériennes. « Pour maintenir une cadence de production de 50 milliards de mètres cubes par an, explique-t-il, il faut déjà creuser au moins 3 000 puits, et ensuite, en dégressif, chaque année, entre 1 600 la deuxième année et 200 la dernière, creuser quelque chose comme 10 000 puits. N'en ayant pas foré autant à la verticale depuis 1962, je me demande comment elles comptent faire pour les forer sur les vingt prochaines années, avec 3 000 d'un coup, pour avoir la chance de sortir l'équivalent annuel de 9 milliards de dollars au mieux, et 5 selon les cours. »

    Convaincre l'opinion publique

    Mais la réaction que redoute le plus le gouvernement vient des habitants des régions sahariennes, zones d'exploitation pétrolière et gazière. « L'annonce de la relance du projet d'exploitation du gaz de schiste a réveillé les agitateurs politiques qui tentent de manipuler la population, notamment dans le sud du pays. Il est donc utile de rappeler que la reprise des tests sera accompagnée d'explications envers l'opinion et de dialogue avec la population des régions concernées. Rien ne sera entrepris en mettant en danger la santé des Algériens. Mais rien n'empêchera l'Algérie d'exploiter ses richesses au profit des Algériens », a averti le Premier ministre dans un communiqué.

    « Il s'agit là de menaces directes contre les anti-gaz de schiste », réagit Ibek Abdelmalek, un des militants à Ouargla (800 km au sud d'Alger) de ce mouvement qui a mobilisé des villes entières du Sud algérien contre les premières « explorations » de gaz de schiste dès la fin 2014. Chaque jour, durant plusieurs mois, sit-in et marches sont organisés principalement dans la ville de In Salah (1 200 km au sud d'Alger), où se trouvaient les deux puits-pilotes de forage de cet hydrocarbure non conventionnel.

    La mobilisation écocitoyenne a fini par faire plier le gouvernement – momentanément –, car Sonatrach a suspendu ses travaux d'exploitation dans la région de In Salah début 2016, un an après le déclenchement du mouvement anti-gaz de schiste. « Mais la chute des revenus pétroliers ne nous laisse aucun choix, il faut aller vers le non-conventionnel tout en faisant un effort de pédagogie plus ciblé envers la population des zones concernées », relève une source gouvernementale. Et tout le monde est invité à « vendre » cette option… même la ministre de l'Environnement et des Énergies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati ! « Notre engagement pour la relance du projet d'exploitation du gaz de schiste est clair et total. Rien ne sera entrepris au détriment de la santé du citoyen et de l'environnement. (…) Comment peut-on penser qu'un pays qui offre l'accès gratuit à l'éducation et à la santé et assure autant de transferts sociaux puisse mettre la vie des gens en danger ? » a-t-elle déclaré le 10 octobre dernier. Et d'insister : « Il n'y a aucun risque, le ministère contrôle, accompagne et suit de près l'ensemble des projets. »

    La diversification de l'économie peut attendre...
    Pour le député RCD (opposition) Ouamar Saoudi, ex-cadre de ce ministère, qui se confie au Matin-DZ, le département de Fatma Zohra Zerouati « ne dispose ni de moyens ni de cadres expérimentés pour exercer un contrôle, un accompagnement ou un suivi sur une telle problématique ». « L'attitude du gouvernement qui parle de campagne d'explication est hautaine. On sait exactement ce dont il s'agit, s'emporte Mohad Kacimi, un des militants les plus actifs des anti-gaz de schiste, basé à Adrar (1 400 km au sud d'Alger). J'espère que les autorités sont assez conscientes pour ne pas s'enfermer dans leur propre logique et provoquer encore une fois la colère des citoyens. »

    Pour leur part, les militants de l'Observatoire citoyen algérien et du Collectif national pour un moratoire sur le gaz de schiste en Algérie ont appelé, le 12 octobre dernier, les Algériens à « se mobiliser contre l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique », tout en rappelant que « la cartographie des gaz de schiste montre clairement que toute l'Algérie est concernée ». Les deux ONG osent aller au-delà de l'urgence anti-gaz de schiste en posant une question de fond à leurs yeux : « La poursuite des gouvernements successifs d'une gestion rentière de l'économie nous conduit à nous interroger, au-delà des gaz de schiste, sur les capacités de la gouvernance à impulser un véritable développement économique hors hydrocarbures. »

    Source: afrique.lepoint.fr - Auteur: Adlène Meddi à Alger


    Jeudi 19/10/17 - France: La réouverture d'une mine de tungstène déchaîne les passions

    Un des gisements de tungstène les plus importants du monde. Les opposants dénoncent un montage financier nébuleux. Ils craignent les risques sanitaires liés à l'amiante

    Toulouse - Le projet de réouverture de la mine de tungstène de Salau, dans les Pyrénées ariégeoises, déchaîne les passions locales entre les partisans d'une reprise, qui comptent sur ce métal stratégique pour "faire revivre" leur vallée, et les défenseurs de l'environnement, qui redoutent les risques liés à l'amiante.

    Exploitée à partir de 1971, l'ancienne mine située à 1.230 mètres d'altitude, à quelques kilomètres de l'Espagne, a fermé en 1986 du fait de l'effondrement des cours et de la concurrence chinoise. Ses réserves étaient alors estimées à 3.000 tonnes.

    La junior française Variscan Mines, basée à Orléans et filiale à 100% de la société australienne Variscan Limited , a obtenu en octobre 2016 auprès du ministère de l'Industrie un permis exclusif de recherche minière d'une durée de cinq ans, qui porte sur plusieurs autres métaux dont l'or.

    Le PERM Couflens, du nom de la commune sur laquelle se trouve la mine de Salau, pourrait déboucher sur une reprise industrielle du site si le potentiel de minerai, évalué à quelque 50.000 tonnes par Variscan Mines, se vérifiait.

    Le gisement qui, durant sa période d'exploitation, a produit 12.415 tonnes d’oxyde de tungstène, serait "l'un des plus importants au monde" selon la junior d'exploration.

    Métal stratégique pour l'industrie de pointe qui entre dans la composition de superalliages pour l'aéronautique, l'armement ou l'éolien, le tungstène est produit à 80% par la Chine.

    L'argument avancé par le porteur de projet de garantir à la France, qui a décidé au début des années 2010 de relancer sa politique minière, son "indépendance en tunsgtène" a été déterminant dans l'obtention du permis d'exploration.

    ATTEINTES RESPIRATOIRES

    Mais, confronté à l'opposition des anti-mines, l'Etat, via la préfecture de l'Ariège, a dû mettre en place au printemps 2017 une Commission locale d'information, de concertation et de suivi et a imposé à Variscan Mines une évaluation préliminaire des risques sanitaires notamment amiantifères.

    La question de l'amiante, fibre minérale aux effets cancérogènes, interdite en France depuis 1997, s'est posée dans la mine de Salau dès le début des années 1980 avec plusieurs cas recensés d'atteintes respiratoires majeures chez les mineurs et deux décès par cancer broncho-pulmonaire.

    Confirmée par plusieurs études dont une d'empoussièrement menée en 1984 par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) - établissement public -, la présence d'actinolite, une variété d'amiante de la famille des amphiboles, est contestée par les porteurs de projet.

    Fin septembre, les premiers prélèvements dans l'air visant à contrôler l'éventuelle présence d'amiante dans l'entrée de la mine se sont révélés négatifs. Une étude approfondie du risque amiantifère dans la roche devrait démarrer fin 2017, début 2018, après des travaux de sécurisation du site.

    L'analyse de roche, prévue pour durer plusieurs mois, fera l'objet d'une expertise menée par un géologue et une métrologue de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses), désignés par l'Etat.

    Contesté pour ses éventuelles conséquences sur l'environnement d'une zone classée Natura 2000, ce projet l'est aussi sur le plan financier.

    A l'origine, la campagne d'exploration de l'ancien site industriel, évaluée à 25 millions d'euros, passait par un contrat de joint-venture avec Juniper Capital Partners Limited.

    PRESSIONS DE L'ETAT POUR LE MONTAGE FINANCIER

    Mais le fait que la société de capital-risque soit domiciliée dans les Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal, a été pointée par les anti-mines et les autorités françaises ont alors obligé Variscan Mines à revoir son montage.

    Les porteurs de projet se sont alors tournés vers la junior australienne Apollo Minerals qui a repris le contrat commercial liant Variscan Mines à Juniper Capital Partners Limited. Sous la pression de l'Etat qui les a enjoints à faire évoluer ce contrat vers une société de droit français, la structure Ariège Tungstène a été créée en novembre 2016.

    C'est par cette société, rachetée à 100% par Apollo Minerals en 2017, que doivent transiter les fonds pour la campagne d'exploration. La partie opérationnelle, sur le terrain, est gérée par la société Mines du Salat, créée début 2017 et détenue à 80% par Ariège Tungstène et à 20% par Variscan Mines.

    "Juniper a fini son rôle de banquier, il ne reste plus qu'une société, Mines du Salat, dont les deux actionnaires sont français. Le montage est clair et transparent", explique à Reuters Michel Bonnemaison, président de Mines du Salat et ancien directeur général de Variscan Mines.

    "Dans cinq ans, Mines du Salat, à qui va être transféré le PERM, pourra peut-être déposer une demande de concession. Elle sera amenée à ouvrir son capital et à entrer en bourse. J'espère alors une prise de participation d'actionnaires français."

    Mais pour l'heure, le permis exclusif de recherche minière, censé passer aux mains de Mines du Salat, est toujours détenu par Variscan Mines.

    "UN ÉCRAN DE FUMÉE", SELON LES OPPOSANTS

    De leur côté, les opposants au projet continuent de dénoncer son financement "nébuleux et immoral".

    "La mine de Salau est un écran de fumée, le prétexte d'une spéculation boursière qui trompe l'Etat, qui a délivré gratuitement ce permis d'exploration, comme les habitants à qui l'on promet des emplois", dit Jacques Renoud, premier-adjoint au maire de Couflens et co-président de Stop Mine Salau.

    "Juniper est toujours là, derrière deux sociétés écrans. L'un de ses membres a été nommé comme Michel Bonnemaison directeur non-exécutif d'Apollo Minerals et cette société australienne est elle-même en partie détenue par Juniper. Si ce projet avait été honnête et industriellement valable au départ, il aurait intéressé des groupes français, européens, américains, russes ou même chinois", maintient Jacques Renoud.

    Michel Bonnemaison, qui assure avoir cherché à intéresser des industriels français sur la base des études menées par son propre laboratoire E-Mines, défend "la solidité et le sérieux" de son montage financier. Il précise qu'"Apollo Minerals a bien racheté toutes les parts d'Ariège Tungstène mais qu'elle ne les paiera en actions à Juniper et à Variscan Mines que si le potentiel de la mine est démontré".

    "Cela explique que Juniper soit représentée au board d'Apollo Minerals et à la direction d’Ariège Tungstène pour se tenir informée des avancées de la campagne", ajoute le géologue ariégois, ancien du BRGM pour qui le gisement de tungstène de Salau est "de classe mondiale".

    Source: investir.lesechos.fr avec Reuters - Rédaction: Johanna Decorse - Edité par Yves Clarisse


    Mercredi 18/10/17 - Eau potable: "Système à bout de souffle et gestion aberrante de la ressource"

    L'association UFC-Que Choisir alerte sur la qualité de l'eau et dénonce notamment les "désastres environnementaux" liés à l'agriculture intensive.

    Toujours plus rare et polluée, l'eau des rivières et des nappes phréatiques est dans un "état calamiteux", assure ce mardi l'UFC-Que Choisir, qui incrimine des "décennies d'agriculture productiviste" et "l'inaction des pouvoirs publics".

    Dans un rapport publié à l'occasion des Etats généraux de l'alimentation, l'association réclame "une réforme urgente" de la politique de l'eau afin de mettre en place des mesures de prévention des pollutions agricoles et d'appliquer strictement le principe "préleveur-pollueur-payeur".

    "L'utilisation des pesticides a augmenté"

    "Le constat est assez effarant: une ressource qui continue à se dégrader comme si nous subissions une fatalité", a déploré le président de l'UFC-Que Choisir, Alain Bazot, au cours d'une conférence de presse. "On a un système à bout de souffle, une gestion aberrante de la ressource", a-t-il accusé, réclamant "une rénovation en profondeur de la gouvernance dans les agences de l'eau", chargées de gérer la ressource.

    "Dans la moitié du territoire français, les pesticides sont présents dans les cours d'eau à des doses supérieures à la norme autorisée dans l'eau potable". Cette norme est aussi dépassée dans "le tiers des nappes phréatiques", constate l'association. Pire, dans ces dernières, "les contaminations en nitrates ont progressé, ne laissant plus que la moitié des nappes indemnes", écrit l'UFC-Que Choisir.

    L'association impute ces "désastres environnementaux" à l'agriculture intensive qui, dénonce-t-elle, "est loin d'avoir corrigé ses pratiques" puisque "les quantités d'engrais utilisées n'ont pas baissé en vingt ans" et que "l'utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans".

    Un rapport "à charge" pour la FNSEA

    La FNSEA a dénoncé un rapport "caricatural" et "à charge", manipulant les chiffres "quitte à dire des contre-vérités".

    Selon des données du ministère de l'Environnement de 2016, "il y a une baisse de 10% des pesticides dans les cours d'eau entre 2008 et 2013", a déclaré à Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA et président de sa commission environnement. De même, "il y a une baisse de 14% des teneurs en nitrates entre 2006 et 2014 dans les cours d'eau", a-t-il ajouté.

    L'UFC-Que Choisir regrette par ailleurs que la réparation des dommages environnementaux soit toujours très majoritairement financée par les consommateurs. Via leur facture d'eau, ils "payent 88% de la redevance 'pollutions' et 70% de la redevance 'prélèvement, soit 1,9 milliard d'euros par an", précise l'association.

    L'agriculture, "pourtant responsable à elle seule de 70% des pollutions en pesticides, de 75% des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau" ne paie que "7% de la redevance 'pollutions' et 4% de la redevance 'prélèvement', en violation flagrante du principe 'préleveur-pollueur-payeur'", selon l'association.

    Une pétition en ligne a été lancée

    Elle estime par ailleurs que la politique de l'eau dans les régions est "dictée par les intérêts agricoles", ce qui conduit selon elle à privilégier "des mesures essentiellement curatives, trop souvent sans chercher à réduire les pollutions à la source".

    L'UFC-Que Choisir dénonce également la ponction de 300 millions d'euros sur le budget des agences de l'eau, prévue dans le projet de loi de finances 2018, au bénéfice d'autres organismes.

    Elle appelle les consommateurs à se mobiliser via une pétition et lance une campagne de sensibilisation des parlementaires.

    Source: www.lexpress.fr


    18/10/17 - Le Nicaragua va signer l'accord de Paris

    Le président du Nicaragua Daniel Ortega a annoncé que son gouvernement allait signer l'accord de Paris sur le climat, faisant de la Syrie et des Etats-Unis les deux seuls pays en marge de la coalition mondiale climatique.

    "Il est temps que le Nicaragua signe aussi l'accord de Paris. Dans les prochains jours ou semaines, nous allons donc le signer", a déclaré mardi soir Daniel Ortega, selon des propos publiées mercredi sur le site officiel 19 de Julio.

    Après son retrait en juin, Washington, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, se retrouve désormais isolé dans le dossier climatique: seuls la Syrie et le Nicaragua n'avaient pas rejoint le traité international signé en décembre 2015.

    Le petit pays d'Amérique centrale avait estimé à l'époque que l'accord n'allait pas assez loin. Selon le président Ortega, la fragilité de ce traité est qu'il "ne comporte pas de mesures contraignantes". Le Nicaragua a néanmoins "participé depuis à toutes les réunions liées à l'accord de Paris" afin de trouver des solutions au problème climatique.

    A Paris fin 2015, la communauté internationale s'était engagée à agir pour limiter la hausse de la température moyenne "bien en deçà de +2°C", un seuil déjà synonyme de bouleversements à grande échelle, et "si possible à +1,5°C" par rapport à l'ère industrielle.

    En septembre, lors d'une réunion avec des responsables de la Banque mondiale à Managua, le chef de l'Etat nicaraguayen avait annoncé son intention de rejoindre l'accord de Paris, mais l'information, brièvement mise en ligne, avait ensuite été retirée du site officiel sans explication.

    Source: www.7sur7.be avec l'AFP


    18/10/17 - En Amazonie, la déforestation ralentit (un petit peu)

    Le gouvernement brésilien a annoncé un recul de 16% de la déforestation en Amazonie entre juillet 2016 et août 2017, et défendu sa politique environnementale face aux critiques récentes de mouvements écologistes.

    "La déforestation, qui avait augmenté de 19% l'an dernier, a reculé de 16% cette année. Tous les indicateurs montrent une diminution au cours de notre gestion", a assuré le ministre de l'Environnement José Sarney Filho lors d'une conférence de presse à Brasilia mardi 17 octobre 2017. Le gouvernement du président conservateur Michel Temer, qui est arrivé au pouvoir en mai 2016, a annoncé en début d'année une réduction de 43% du budget du ministère de l'Environnement.

    La déforestation continue
    Sous le feu des critiques, le chef de l'État a dû faire marche arrière récemment après avoir annoncé l'ouverture controversée d'une vaste surface de forêt amazonienne à l'exploration minière. "On peut se demander pourquoi la courbe de la déforestation s'est inversée, après trois années d'augmentation, (...) alors que le gouvernement est régulièrement accusé de brader l'Amazonie", a ironisé le ministre. "Nous pouvons dire avec assurance qu'il n'y a pas eu de recul en matière d'environnement", a-t-il conclu.

    Les chiffres annoncés sont issus d'un rapport de l'Institut National d'Études Spatiales (INPE), qui utilise des satellites pour évaluer les surfaces recouvertes d'arbres dans le "poumon de la planète". Peu après cette annonce, l'ONG Ipam (Institut d'Étude environnementale de l'Amazonie) a publié un communiqué dans lequel elle affirme que le gouvernement " a peu de motifs réels de célébration". "Nous détruisons la forêt à un rythme plus lent, mais la destruction continue", a déploré Paulo Moutinho, chercheur de cet institut. "Avec 6.624 km² de déforestation (de juillet 2016 à août 2017), nous avons atteint une surface équivalente à celle de l'Allemagne et du Portugal", a-t-il souligné.

    D'après l'INPE, 7.893 km² de forêt avaient été détruits sur un an en août 2016, contre 6.207 pour la même période en 2015. "Il s'agit de chiffres bien supérieurs à l'objectif fixé par le gouvernement en 2009, visant à passer sous les 3.500 km² en 2020", a critiqué M. Moutinho.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement avec l'AFP


    Lundi 16/10/17 - Péninsule ibérique: de violents incendies provoquent la mort d'au moins 30 personnes

    Les incendies meurtriers enregistrés depuis dimanche au Portugal et en Espagne ont été provoqués par la sécheresse et des pyromanes et attisés par le vent.

    Les incendies qui ont touché la péninsule ibérique dimanche ont provoqué la mort d'au moins 27 personnes au Portugal et trois autres en Espagne. Les autorités espèrent que la météo qui annonce pluie et températures plus douces à partir de lundi matin aidera les pompiers à venir à bout des foyers encore en activité.

    Un nombre record de feux de forêts au Portugal. Au moins 27 personnes au moins sont mortes au Portugal selon Patricia Gaspar, la porte-parole de l'Autorité nationale de protection civile. Lors d'une conférence de presse, elle a expliqué que ces décès étaient survenus dans les districts de Coïmbra, Castelo Branco, Viseu et Guarda. Le Premier ministre Antonio Costa a déclaré «l'état de catastrophe publique» alors que 3.700 pompiers luttaient en pleine nuit contre 26 incendies importants dans le centre et le nord du pays.

    Au total, plus de 440 incendies ou départs de feu avaient été signalés à travers le Portugal dimanche jusqu'à 22 heures (23 heures en France), soit «la pire journée depuis le début de l'année», avait commenté Patricia Gaspar en fin d'après-midi, alors que le décompte en était encore à 300 foyers. Plus d'une centaine de feux étaient encore actifs dans la nuit, mobilisant quelque 6.000 pompiers. Et la circulation a été coupée sur trois autoroutes, dont celle qui relie Lisbonne à Porto, la grande ville du nord du pays.

    Cette vague d'incendies est due à «des températures nettement au-dessus de la moyenne pour la saison et à l'effet accumulé de la sécheresse qui se fait sentir quasiment depuis le début de l'année», a expliqué Mme Gaspar.

    Une année catastrophique et meurtrière pour Portugal. Près de 216.000 hectares de végétation étaient déjà partis en fumée au Portugal entre début janvier et fin septembre, selon une estimation de l'Institut de la conservation de la nature et des forêts.

    En 2003, la surface brûlée avait atteint un record de près de 426.000 hectares, mais l'année 2017 restera marquée par l'incendie le plus meurtrier de l'histoire du pays avec le gigantesque brasier qui s'est déclaré le 17 juin près de Pedrogao Grande (centre), faisant 64 morts et plus de 250 blessés.

    Trois personnes ont péri piégées en Espagne. Trois personnes ont péri en Galice, dans le nord-ouest du pays, où une quinzaine d'incendies ont été recensés. Deux personnes ont péri piégées dans leur véhicule près de Nigran, alors qu'elles essayaient de fuir, a annoncé le maire de cette ville à la télévision: «Cela a été très soudain, c'était fou», a-t-il commenté. Un homme âgé a aussi été retrouvé mort dans un hangar derrière sa maison, à Carballeda de Avia.

    Des «milliers» de pompiers, de soldats et d'habitants luttaient contre le feu dans la nuit de dimanche à lundi, a déclaré à des journalistes le chef du gouvernement régional de Galice, Alberto Nunez Feijoo. «Nous n'avons pas connu une telle situation en dix ans. Nous n'avons jamais déployé autant de moyens à cette période de l'année», a-t-il dit.

    Ces incendies ont été attisés par des rafales de vent allant jusqu'à 90 km/h liées à l'ouragan Ophelia, qui passait au nord de la côte espagnole et se dirigeait vers l'Irlande, a indiqué Alberto Nunez Feijoo à la télévision privée La Sexta. Ils interviennent après des mois de sécheresse et alors que les températures sont inhabituellement élevées pour la saison.

    Des incendies volontaires, prémédités. Plusieurs de ces incendies ont été déclenchés de manière intentionnelle, a accusé Alberto Nunez Feijoo: «Il s'agit d'incendies volontaires, prémédités, déclenchés par des personnes qui savaient ce qu'elles faisaient», a-t-il déclaré.

    Cinq incendies près de la ville portuaire de Vigo, qui compte environ 300.000 habitants, ont provoqué l'évacuation d'un centre commercial et d'une usine PSA Peugeot Citroën. Des résidents ayant dû fuir leur maison ont été accueillis dans deux centres sportifs et trois hôtel. Au moins dix écoles ont annulé les cours lundi. Le trafic ferroviaire a été suspendu entre Vigo et Barcelone, a annoncé de son côté l'entreprise publique de chemin de fer Renfe, alors que plusieurs routes ont également été fermées.

    Source: www.leparisien.fr - Rédaction: Victor Fortunato avec l'AFP


    16/10/17 - Les engagements anti-charbon se multiplient à l’approche de la COP23

    Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Canada envisagent de diminuer leur dépendance vis-à-vis du charbon.

    Le Royaume-Uni et le Canada viennent de s’engager à exclure prochainement le charbon ” sale ” de leur mix énergétique. Quant aux Pays-Bas, ils envisagent une rupture totale avec le charbon. Cette évolution devrait se produire à l’horizon 2025 au Royaume-Uni et en 2030 au plus tard aux Pays-Bas et au Canada.

    Vers un charbon moins polluant des deux côtés de l’Atlantique

    Le Royaume-Uni et le Canada viennent de s’engager à réduire le rôle du charbon dans leur mix énergétique. ” Aujourd’hui nous annonçons que le Canada et le Royaume-Uni présideront une alliance mondiale visant à sortir du charbon non CSC “, ont déclaré Claire Perry, la ministre britannique du Climat, et Catherine McKenna, la ministre canadienne de l’Environnement à l’issue d’un entretien en tête-à-tête à Londres.

    Il s’agit d’un engagement ambitieux, mais qui comporte néanmoins quelques réserves. Car dans cette déclaration, le mot clé est ” non CSC “, un sigle, signifiant ” capture et stockage du carbone ” et qui désigne une variété de techniques de séquestration de CO2 résultant, en l’occurrence, du brûlage de charbon. En d’autres termes, dès 2025 et 2030, le Royaume-Uni et le Canada ne laisseront plus leurs centrales à charbon rejeter du CO2 dans l’atmosphère, mais le capteront et le stockeront.

    Les Pays-Bas s’apprêtent à dire adieu au charbon

    Les Pays-Bas, quant à eux, ont annoncé une sortie prochaine et totale du charbon. Trois centrales à charbon, pourtant les plus récentes et les moins polluantes, construites par RWE, Engie et Uniper et mises en service en 2015, seront prochainement mises à l’arrêt. Les énergies renouvelables s’étant considérablement développées depuis le début de la décennie, l’électricité produite par ces centrales à charbon est devenue plus coûteuse, tandis que la demande a diminué.

    Par ailleurs, suite à une plainte de la fondation Urgenda, une décision de justice de juin 2015 a contraint les Pays-Bas à réduire leurs émissions de CO2 de 25 % par rapport au niveau de 1990 d’ici 2020. Afin d’atteindre cet objectif, le pays n’a pas d’autre choix qu’arrêter l’exploitation de ses centrales à charbon. Dans les mois qui ont suivi la décision de justice, le parlement néerlandais a recommandé au gouvernement de viser une réduction du niveau de CO2 de 55 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2030, remettant encore plus en question l’avenir des centrales à charbon.

    Source: _www.consoglobe.com - Auteur: Anton Kunin


    Samedi 14/10/17 - Incendies en Californie: 38 morts, 200 disparus, 9000 pompiers en lutte

    Près de 90 000 hectares sont partis en fumée et quelque 6 000 maisons et commerces ont été réduits en cendres en Californie depuis dimanche dernier.

    Les 17 foyers d'incendie recensés dans le nord de la Californie (Etats-Unis) se sont mués en de gigantesques brasiers avec l'intensification du vent, et le bilan s'est alourdi ce samedi à 38 morts.

    La situation est de plus en plus préoccupante selon les pompiers, et ce bilan provisoire pourrait encore s'alourdir sous la force dévastatrice des feux qui ont démarré dimanche et ont poussé des milliers d'habitants à fuir leurs maisons. «Nous ne sommes pas sortis de cette situation d'urgence, nous n'en sommes même pas proches», indique Mark Ghilarducci, directeur de l'Agence des situations d'urgence du gouverneur de Californie (Cal OES). «Mais nous constatons quelques progrès, relève t-il.

    Le responsable de la lutte contre les incendies pour la Californie Ken Pimlott a indiqué que plus de 9 000 pompiers luttaient ce samedi contre 17 grands incendies, qui sévissent surtout dans le nord de cet Etat, le plus peuplé des Etats-Unis. Près de 90 000 hectares sont partis en fumée depuis dimanche soir. Selon un tweet vendredi soir du service des pompiers Calfire, quelque 6 000 maisons et commerces ont été réduits en cendres dans toute la Californie depuis dimanche. La précédente estimation, remontant à mercredi matin, était de 3 500.

    Le vent complique le travail des pompiers

    «Nous avons fait quelques progrès importants», dit-il. «Trois incendies peu étendus ont été circonscrits» et «nous avons augmenté les zones circonscrites sur certains des gros incendies», explique t-il. Mais les efforts des pompiers pourraient être compliqués par le vent qui devrait reprendre de la vigueur dans le courant de la nuit, soufflant jusqu'à 72 km/h. Les autorités avaient confirmé dans l'après-midi la mort de 32 personnes.

    Mais, ce samedi matin, plusieurs médias rapportaient d'autres décès, dont celui d'un adolescent dans le comté de Mendocino. Le Los Angeles Times évoque un bilan qui s'élève à au moins 38 morts. Pour le seul comté de Sonoma, le bilan est de 20 morts, ce qui fait du «Tubbs Fire» le troisième plus meurtrier dans l'histoire de cet Etat de la côte ouest américaine. Il est devancé par le «Griffith Park Fire» dans le comté de Los Angeles qui avait fait 29 morts en 1933 et par les 25 morts du «Tunnel-Oakland Hills» en 1991.

    Le shérif du comté de Sonoma Rob Giordano a précisé que ses services avaient reçu des signalements portant sur 1 308 personnes disparues, dont 1 052 ont finalement été localisées. Des ordres d'évacuation sont toujours en vigueur dans plusieurs villes des comtés viticoles de Napa et Sonoma.

    Source: www.leparisien.fr - Rédaction: V.F. avec l'AFP


    14/10/17 - Des centaines de détenus envoyés sur le front des incendies en Californie

    En prison, ce sont des détenus, mais une fois à l'extérieur ce sont des pompiers: Alejandro Rangel vient d'être libéré et son voeu le plus cher est de continuer à lutter contre les incendies, véritable fléau en Californie. Pendant plus de deux ans, le jeune homme de 25 ans a fait partie d'une des 200 équipes de pompiers volontaires qui passent chaque année plus de temps à combattre les incendies que derrière les barreaux.

    Cette semaine, quelque 553 détenus de Californie -un Etat souvent confronté à des incendies en raison de la sécheresse-, ont ainsi été envoyés dans la région des vins au nord de San Francisco pour lutter contre les incendies meurtriers qui font rage depuis dimanche soir.Ces pompiers d'un genre particulier n'ont ni menottes, ni chaînes aux pieds et ne sont même pas sous surveillance. Seul leur tenue orange et le mot "prisonnier" inscrit sur leur combinaison les distingue, ainsi que leur salaire. Pour risquer leur vie sur le front des incendies, ils gagnent un dollar de l'heure, contre un minimum de 17,7 dollars pour un pompier professionnel.

    Alejandro Rangel a gagné cette année 1.200 dollars pour ce travail qui reste le mieux payé de la prison. "C'est un travail très dur pour peu d'argent mais il t'aide à te forger un caractère", estime-t-il, disant vouloir en faire son métier."Je veux entrer dans n'importe quel corps de pompiers en Californie", assure-t-il lors d'un exercice d'entraînement organisé quelques jours avant sa libération à la prison Oak Glen de Yucaipa, à quelque 140 km à l'est de Los Angeles.

    Deux morts en 2017

    Selon les estimations, la Californie économise quelque 124 millions de dollars par an avec ce programme lancé en 1946 et qui a fait cette année deux morts parmi les détenus. Leur mission principale est d'éviter que les flammes se propagent, en taillant les arbres ou en creusant des canaux.

    Source: www.7sur7.be avec l'AFP


    Vendredi 13/10/17 - La première éolienne maritime de France inaugurée à Saint-Nazaire

    L'éolienne Floatgen est flottante et non pas fixée au fond de l'océan comme la plupart des projets connus. Culminant à 60 mètres de haut, elle sera branchée au réseau électrique mais servira de test pendant deux ans.

    On en entend parler depuis des années mais aucune n’avait encore vu le jour en France. La toute première éolienne en mer du pays est inaugurée ce vendredi midi à Saint-Nazaire. Baptisé Floatgen, l’engin, dont la construction aura duré un an et demi, sera installé ces prochains jours au large du Croisic (Loire-Atlantique), à environ 20 km des côtes. Sa mise en service s’effectuera début 2018.

    Grâce à ses pales culminant à 60 m de haut, il disposera d’une puissance de 2 MW, de quoi couvrir la consommation annuelle de près de 2.000 foyers. Originalité de taille : il ne s’agit pas d’une éolienne fixée au fond de l’océan, comme la majorité des projets connus, mais d’une éolienne flottante installée sur un immense flotteur en béton léger.

    Les atouts du flottant

    « Il y a plus de 3.000 éoliennes en mer installées dans le monde mais on ne compte que six unités flottantes (quatre au Japon, une en Norvège, une au Portugal) », expliquait en janvier Paul de la Guérivière, PDG d’Idéol, la start-up fraçaise qui porte le projet évalué à 25 millions d’euros en partenariat, notamment, avec Bouygues TP et l’école Centrale de Nantes. Une ferme éolienne de cinq unités a également vu le jour cet été au large de l’Ecosse.

    « L’éolien flottant a pour avantage de ne pas avoir de contrainte de profondeur, donc de pouvoir aller chercher des vents forts plus au large, sans impact visuel sur les côtes. Le potentiel est très important », poursuit le PDG d’Idéol.

    Test grandeur nature de deux ans

    Une fois en mer, le flotteur de l’éolienne française sera ancré à 33 mètres de fond par des lignes en nylon. Puis branché au réseau électrique par un câble haute tension sous-marin déjà installé. Le fonctionnement ne sera pas commercial, il s’agira d’un test grandeur nature mené pendant deux ans en vue des prochains appels d’offres que doit lancer le gouvernement français.

    Outre cette éolienne flottante, six projets commerciaux de parcs éoliens maritimes, avec des éoliennes fixées au fond de l’océan, doivent voir le jour. Les trois premiers, au large de La Baule, Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), devraient être mis en service en 2021.

    Source: www.20minutes.fr/planete - Rédaction: Frédéric Brenon


    13/10/17 - Suisse: chaque année, des kilos d'or terminent... dans les égouts

    Environ 3 000 kilos d'argent et 43 kilos d'or atterrissent chaque année dans les eaux usées suisses, révèle une étude.

    Les Suisses ont peut-être des banques, mais ils ont surtout un trésor dans leurs toilettes.

    Selon une étude de l'Institut de recherche sur l'eau des écoles polytechniques fédérales (Eawag), que relaye la Radio Télévision Suisse, environ 3 000 kilos d'argent et 43 kilos d'or terminent chaque année dans les égouts suisses.

    Réunies, ces paillettes d'or et d'argent auraient une valeur totale de 3 millions de francs suisses, soit 2,6 millions d'euros.

    Des métaux contenus dans les produits high-tech

    En cause ? Les produits high-tech, dont la composition contient des métaux précieux, qui se retrouvent dans les eaux usées une fois que les appareils ne sont plus en état de servir.

    L'étude menée par l'Eawag a été menée en partenariat avec 64 stations d'épuration suisses. Elle avait pour but, à l'origine, de mesurer la présence de métaux dans les eaux usées issues des raffineries, des manufactures horlogères, des milieux médicaux ou de l'industrie pharmaceutique. Objectif : déterminer si d'éventuelles traces de métaux pourraient représenter un risque sanitaire.

    Faut-il récupérer ces déchets ?

    Mais est-il seulement possible de récupérer ces métaux précieux plutôt que de les laisser se perdre ? Les concentrations en or et argent sont très diverses selon les stations d'épuration. Pour cette raison et pour une question financière, les chercheurs estiment qu'il ne serait pour l'instant pas intéressant de fouiller toutes les boues d'épuration.

    Cependant, note l'Eawag:

    "Dans certains endroits du Tessin, les teneurs en or des boues d'épuration sont si élevées qu'un recyclage pourrait même y être rentable".

    Des expériences sont cependant en cours pour incinérer les boues et et "les résidus obtenus présentent des concentrations métalliques plus grandes", indique par ailleurs l'un des auteurs de l'étude à la RTS.

    Selon l'étude, les eaux suisses contiennent aussi des terres rares et un métal lourd : l'on y retrouve chaque année 1070 kilos de gadolinium, 1 500 kilos de néodyme et 150 kilos d''ytterbium.

    Source: _www.ledauphine.com


    13/10/17 - Au Chili, les manchots remportent une bataille contre un projet minier

    Ils mesurent moins d'un mètre de haut mais viennent de remporter une bataille colossale: les manchots de Humboldt, une espèce menacée de disparition, ont stoppé un vaste projet minier dans la ville chilienne de La Higuera.

    Les défenseurs de ces animaux qui ne se reproduisent qu'au Chili et au Pérou se sont battus pendant des mois contre les plans de l'entreprise Andes Iron, qui voulait installer une mine à ciel ouvert de fer et de cuivre, et un port.

    Baptisé Dominga, le projet visait une production annuelle de 12 millions de tonnes de fer et 150.000 tonnes de concentré de cuivre.

    Il a fait la une des journaux pendant des mois, mais a aussi divisé le gouvernement de la présidente Michelle Bachelet et transformé les réseaux sociaux en champ de bataille.

    La décision d'y couper court est tombée fin août: un comité rassemblant les ministres de l'Environnement, de l'Agriculture, de l'Economie, de la Santé, de l'Energie et des Mines a opposé son veto au projet, estimant qu'il ne garantissait pas la sécurité des manchots.

    Car la zone choisie pour implanter la mine et le port est en effet toute proche de la Réserve nationale des manchots de Humboldt, créée en 1990 sur les îles de Dama, Choros et Gaviota, connues pour leurs ballets de dauphins, baleines et lions de mer.

    Rodrigo Flores, vice-président du syndicat de pêcheurs de Punta Choros, une petite crique d'où l'on embarque vers ces îles, se félicite de ce veto.

    "Dominga est un projet invasif, pour la nature et pour la société", dit-il à l'AFP. "Il est incompatible avec un lieu considéré comme un +point chaud+ de la biodiversité au niveau mondial", c'est-à-dire une zone où la richesse de l'écosystème est menacée par l'activité humaine.

    Des milliers d'emplois

    Mais ce n'est pas l'avis de tous. Joyce Aguirre, une habitante de La Higuera, fait partie des défenseurs de Dominga. "Tout projet a un impact", relativise-t-elle. "Nous voulons être vigilants et surveiller ce qui va se passer. Ce sont nous qui vivons ici et donc jamais nous ne voudrons endommager le territoire."

    Dans cette région qui compte parmi les plus économiquement sinistrées du Chili, certains habitants de La Higuera lorgnaient les milliers d'emplois promis par les promoteurs du chantier.

    Le projet représentait un investissement de 2,5 milliards de dollars, dans un pays qui est le premier producteur mondial de cuivre et où l'activité minière est reine, générant 8% du Produit intérieur brut (PIB).

    Mais les experts scientifiques de l'ONG Oceana ont mis en garde contre ses risques, alors que le terminal prévu pour exporter le fer et le cuivre qui seraient extraits devait être construit à seulement 30 kilomètres de l'île de Choros.

    Ils citent le va-et-vient des cargos en pleine zone de transit des cétacés, le risque de fuite de pétrole dans l'eau et, tout simplement, l'occupation par une activité industrielle d'une surface marine qui fournit en alimentation plusieurs espèces menacées, dont la loutre marine.

    Réserve "en permanence menacée"

    "J'ai fait de la plongée dans d'autres régions et je me suis rendu compte que les résidus de l'activité minière arrivent au fond de l'océan et tuent toute la vie existante", souligne Mauricio Carrasco, un pêcheur. "C'est ça que nous craignons".

    A Punta Choros, 160 familles de pêcheurs veillent sur la Réserve nationale des manchots de Humboldt, qui couvre 880 hectares et qui héberge 80% de la population de l'espèce. Plusieurs études récentes ont montré que ses eaux sont particulièrement pures, dénuées de toute pollution, grâce au travail de préservation de la zone.

    Mais la réserve "a été en permanence menacée par des méga-projets", rappelle Liliana Yanes, directrice régionale de l'Office national des forêts à Coquimbo.

    En 2010, le géant français Suez avait dû renoncer à son ambition de construire une centrale thermoélectrique à Barrancones, près de Choros. Face à la colère populaire, avec des manifestations de milliers d'habitants dans la région et à Santiago, le président de l'époque, Sebastian Piñera, avait exigé que la centrale soit bâtie ailleurs.

    "On nous coupe les ailes"

    A La Serena, ville distante de 60 kilomètres, une partie de la population regrette la marche arrière sur le projet Dominga.

    "(Nous ressentons) de la déception, en tant que Chiliens, que le gouvernement nous coupe les ailes (...) car cette commune est l'une des plus pauvres du Chili", témoigne Marta Arancibia.

    Elle fait partie d'une association d'habitants qui a signé avec l'entreprise Andes Iron un accord dans lequel cette dernière s’engageait à reverser à la localité une partie de ses gains, de 2 à 5 millions de dollars par an, pour des investissements dans l'éducation, la santé et l'accès à l'eau potable en échange du soutien des habitants.

    "L'Etat n'a pas été présent pour nous ces vingt dernières années, donc nous voyons ces projets d'entreprises privées comme des opportunités", renchérit Joyce Aguirre, elle aussi signataire.

    Andes Iron, de son côté, n'a pas dit son dernier mot: elle a annoncé qu'elle allait saisir le Tribunal environnemental pour défendre son projet et qu'elle irait jusqu'à la Cour suprême si besoin.

    Source: www.presseocean.fr avec l'AFP


    Jeudi 12/10/17 - Fin du diesel et de l’essence: ce que Paris propose vraiment

    Plusieurs médias ont annoncé jeudi matin que «Paris va interdire les véhicules diesel et essence en 2030». Cette information est fausse. Vous trouverez ci-dessous ce que projette en vérité la Ville de Paris.

    Un nouveau Plan Climat Air Energie territorial

    Pour réduire la pollution, protéger votre santé et lutter contre le dérèglement climatique, Paris travaille depuis novembre 2016 à un nouveau Plan Climat Air Énergie territorial, qui sera soumis en novembre prochain au vote du Conseil de Paris. Plus de 1. 000 contributions de citoyens ont été recueillies lors d’une trentaine de réunions et par Internet.

    Ce plan projette de faire de Paris une ville neutre en carbone en 2050. Cela se décline dans tous les domaines. En ce qui concerne les transports, il fixe pour ambition la fin des moteurs diesel à Paris en 2024 et à essence en 2030.

    Cette ambition coïncide avec celle du gouvernement. Nicolas Hulot a annoncé le 9 juillet la fin des véhicules thermiques dans toute la France en 2040. Respecter ce calendrier national implique de fait une disparition du diesel et de l’essence dans les grandes villes à horizon 2030, puis dans un second temps dans les territoires ruraux.

    Aucune mesure d’interdiction ou de sanction

    Aucune mesure d’interdiction ou de sanction ne figure dans le nouveau Plan Climat Énergie territorial de Paris. Pour atteindre l’objectif d’une fin des moteurs thermiques en 2030, la Ville a décidé d’investir dans le développement des alternatives et dans le renforcement des aides financières qui permettent aux particuliers et aux professionnels d’acheter des véhicules propres.

    En effet, le secteur des transports est en pleine révolution. Ces derniers mois, de nombreux constructeurs automobiles ont annoncé leur décision d’investir dans les véhicules électriques et de se désengager progressivement du diesel et de l’essence.

    Les transports en commun se développent rapidement, y compris en grande couronne où ils faisaient défaut, grâce aux chantiers du Grand Paris Express.

    De nombreuses voies cyclables sont également aménagées, qui font progresser l’usage du vélo. Vous êtes à ce titre de plus en plus nombreux à renoncer à la voiture polluante pour utiliser des modes de transports propres.

    La Ville de Paris va continuer à vous accompagner et à vous aider pour que cette évolution des modes de transports soit la plus simple et facile possible pour vous!

    2017: l’année des transports propres

    Engagée dans une démarche «facteur 4» qui vise à réduire l’ensemble des émissions du territoire et des activités de 75 % en 2050 par rapport à 2004, la Ville s’est donnée un premier palier d’objectifs à 2020.

    Pour le territoire parisien:

    - réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre depuis 2004
    - réduire de 25% les consommations d’énergie depuis 2004
    - disposer de 25% d’énergies renouvelables et de récupération dans sa consommation

    En 2017, Paris met en œuvre concrètement l’Accord de Paris sur le climat signé par 194 pays le 22 avril dernier:

    - piste cyclable à double sens rue de Rivoli
    - ligne de tram-bus sur les quais hauts des berges rive droite
    - Vélib' à l’échelle métropolitaine avec des vélos électriques
    - les Champs-Elysées à parcourir à vélo

    Source: www.paris.fr/actualites


    12/10/17 - Environnement: Paris veut bannir le diesel et l'essence d'ici 2030

    Plus de moteurs à essence ni au diesel à Paris. C'est ce que vise la mairie de la capitale à l'horizon 2030. Objectif, réduire la pollution comme les particules fines, émises par les moteurs diesels, qui eux, seront prohibés dès 2024. Mais le but est aussi de réduire les émissions de gaz à effets de serre. Les voitures des particuliers, qui représentent la majorité du trafic selon une étude de la ville, sont particulièrement ciblées.

    L'essence et le diesel vont disparaître. C'est le sens de l'histoire pour la mairie de Paris. Taxi parisien depuis 34 ans, ce conducteur est résigné. Son van est à essence car les voitures nouvelles générations sont plus chères. « Moi mon prochain véhicule, il sera hybride et plus tard il sera électrique », explique-t-il.

    Cette cycliste, elle, rêve d'une ville tout à vélo, « pour mieux vivre, mieux respirer sans voiture ».

    La solution privilégiée reste quand même la voiture électrique. Mais pas pour cet automobiliste chevronné qui conduit un véhicule diesel. « La voiture en France, et à paris en plus, c’est ce qui reste de liberté aux gens. Les gens qui voudront pas rouler électrique, comment ils feront », questionne-t-il.

    La mairie pense que d’ici à 2030, les Parisiens auraient le temps de voir venir. Christophe Najdovski est adjoint à la maire de Paris. Elu sous l'étiquette Europe Ecologie-les Verts, C'est lui qui a défendu la piétonnisation des voies sur berges l'été dernier.

    « Vous savez, les constructeurs sont prêts. Ils présentent actuellement des gammes avec des véhicules tout électriques. D’ici une douzaine d’années, ce que nous proposons c’est de définir une trajectoire pour arriver à cet objectif de la sortie des énergies fossiles. Ce qui est tout à fait possible, mais aussi souhaitable », affirme l’adjoint d’Anne Hidalgo.

    Avec cet objectif, Paris veut être en avance sur le gouvernement. Le ministère de la transition écologique a déjà fixé la fin de la vente des véhicules essence et diesel à 2040.

    Source: www.rfi.fr/france


    12/10/17 - Plus de voitures à essence ou au gazole en Slovénie en 2030

    La Slovénie interdira les véhicules roulant à l'essence et au gazole à partir de 2030, a annoncé le gouvernement jeudi. L'immatriculation de véhicules à partir de 2030 ne sera possible que s'ils ont des émissions de CO2 inférieures à 50 grammes par km, dit un communiqué. A l'heure actuelle, seuls les voitures électriques et les véhicules hybrides rechargeables remplissent ce critère.

    A partir de 2025, le seuil sera de 100 g/km, ce qui devrait permettre à la Slovénie de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 9% durant la décennie 2020-2030. A l'horizon 2030, le pays vise un parc automobile à 17% composé de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, contre à peine 0,1% aujourd'hui.

    La décision du gouvernement slovène fait suite à des annonces similaires en France et en Grande-Bretagne, mais à l'horizon 2040, et à celle annoncée jeudi par la mairie de Paris de la fin des moteurs à essence d'ici 2030.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    Mercredi 11/10/17 - Ils inventent l'aile qui tractera demain les navires... et les rendra plus écolos

    Une start-up toulousaine développe une aile automatisée qui doit permettre aux armateurs de moins consommer de fuel et moins polluer. L’aile SeaWings sera opérationnelle d’ici fin 2019.

    D’ici quelques années, on croisera en pleine mer des navires de commerce tractés par des ailes taille XXL, ressemblant furieusement à celles d’un kitesurf. Et c’est bien en pensant au sport de glisse que des ingénieurs d’Airbus ont eu l’idée de développer cette technologie, totalement automatisée. Pour y parvenir, ils se sont servis de leurs connaissances en matière de commandes de vol aéronautiques et les ont appliquées au domaine du transport maritime.

    Au sein de la start-up toulousaine AirSeas, ils ont mis au point SeaWing, une aile volante souple qui permettra aux gros cargos des mers d’être moins polluants. « Cette aile permet une réduction de la consommation de fuel des navires de 20 % », indique Vincent Bernatets, le fondateur de la société.

    Ce mercredi, à Toulouse, il défendra son projet lors de la conférence internationale sur les technologies émergentes, EmTech, qui réunit des chercheurs, entrepreneurs et investisseurs aussi bien dans le domaine des neurosciences, de la robotique que de l’intelligence artificielle.

    Un rendez-vous qui pourrait lui permettre de rencontrer de futurs investisseurs pour son entreprise, déjà soutenue par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

    Prototype en test

    Depuis quelques semaines, le prototype à échelle réduite de 16 m² est testé en mer. A la fin de la campagne de tests, la phase d’industrialisation débutera « Nous développons plusieurs tailles d’ailes, une de 500 m² et une de 1 000 m². Celle de 1 000 m² permet de tracter un navire de 100 000 à 150 000 tonnes », poursuit Vincent Bernatets.

    D’ici deux ans, la première SeaWing doit être mise en service sur un bateau Airbus qui convoie des morceaux d’avions entre ses usines. « Deux armateurs, parmi les plus importants, nous ont fait part de leur volonté d’en doter leur flotte. Nous espérons à terme équiper jusqu’à 15 % des bateaux qui naviguent aujourd’hui », envisage le responsable de la start-up.

    Economies et maniabilité

    Quand on sait que 28.000 navires de plus de 100 mètres de long transportent 90% du fret mondial, on imagine vite l'impact que cette technologie pourrait avoir. Comme chacun d'entre eux consomme 5 à 10 millions d'euros de carburant par an, le calcul est vite fait.

    Et pour convaincre les armateurs, Vincent Bernatets met en avant d'autres arguments, notamment la maniabilité de son aile.

    « Nous exploitons des données météo et océanographique. Un algorithme permet de déterminer la route idéale du bateau et la met à jour avec les données en temps réel. C’est une aide à la décision pour la capitaine qui peut avoir une utilisation optimisée de l’aile et maximiser les économies de fuel. Il a un simple bouton on/off pour sortir ou rentrer l’aile », conclut-il.

    Source: _www.20minutes.fr/planete - Rédaction: Béatrice Colin


    Mardi 10/10/17 - L'éolien en pleine mer pourrait suffire

    Selon ces chercheurs, des fermes éoliennes en pleine mer pourraient couvrir la demande en énergie de la planète.

    Les parcs éoliens en pleine mer pourraient générer bien plus d'énergie renouvelable que ceux installés sur la terre ferme, possiblement assez pour fournir le monde entier, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.

    Diaporama

    Une pale d'éolienne écrase un camion
    Des chercheurs de la Carnegie Institution for Science ont découvert que les vents plus forts rencontrés en pleine mer pouvaient produire cinq fois plus d'énergie que les turbines installées sur la terre ferme.

    Bien qu'il n'existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes, les résultats de l'étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d'être étudiée, et ce même si la puissance de telles fermes varierait en fonction des saisons.

    «En hiver, les parcs éoliens de l'Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation», selon cette étudepubliée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

    En été, en revanche, «de tels parcs éoliens pourraient seulement générer assez de courant pour couvrir les besoins en électricité de l'Europe, ou éventuellement des États-Unis», selon l'étude.

    Modèles

    Celle-ci s'appuie sur des modèles informatiques comparant la productivité des grands parcs éoliens du Kansas, à des fermes éoliennes imaginaires géantes installées en pleine mer.

    Dans certaines régions, en particulier dans l'Atlantique nord, les parcs éoliens pourraient être beaucoup plus puissants parce que la résistance des pales de leurs turbines ne ralentirait pas autant les vents qu'elle le ferait sur terre.

    En outre, les parcs éoliens en pleine mer sont plus à même de capturer l'énergie provenant du haut de l'atmosphère pour la transporter vers la surface. «Nous avons constaté que les parcs éoliens océaniques géants sont capables de profiter de l'énergie des vents d'une grande partie de l'atmosphère, tandis que les parcs éoliens à terre restent limités aux ressources éoliennes proches de la surface», a déclaré la coauteure de l'étude Anna Possner.

    Source: www.20min.ch avec l'AFP


    10/10/17 - Les Pays-Bas abandonnent le charbon

    Le nouveau gouvernement conservateur de Mark Rutte annonce la fin de l’énergie fossile très polluante d’ici à 2030 et enjoint les autres membres de l’Union européenne de revoir à la hausse leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre.

    Les Pays-Bas abandonnent le charbon
    Sept mois après les élections législatives, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a réussi à former une coalition avec une très courte majorité au Parlement. Dans le plan de coalition présenté mardi, le nouveau gouvernement annonce une importante mesure pour accélérer la lutte contre le changement climatique : la sortie du charbon d’ici à 2030.

    Aux Pays-Bas, les cinq dernières centrales électriques à charbon, une des énergies fossiles les plus polluantes au monde, sont sujettes à controverse, car elles ont coûté extrêmement cher à construire, et seulement trois ont été récemment terminées.

    Le gouvernement de coalition conservateur a aussi interpellé, mardi, les Etats-membres de l’Union européenne sur leur politique climatique. Il demande à ce que soient revues à la hausse leurs ambitions de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2019, à l’échelle de l’UE. L’objectif fixé est actuellement de -40% pour 2030 (par rapport à 1990), mais devrait être porté à -55% d’après le gouvernement néerlandais. Les Pays-Bas s’engagent, eux, à les réduire de -49%, demandant ainsi aux Etats-membres les plus pollueurs de faire plus d’efforts qu’eux. Les Néerlandais ne sont pas de très bons élèves en matière de politique climatique : en juin 2015, la justice nationale a condamné le gouvernement et exigé à ce qu’il «fasse plus pour contrer le danger imminent causé par le changement climatique», après une action en justice menée par 900 citoyens.

    Le Parlement européen a aussi demandé à la Commission et aux Etats-membres de revoir à la hausse leurs ambitions climatiques à plusieurs reprises. Et cela pourrait se concrétiser vendredi. Les ministres de l’Environnement européens doivent alors se prononcer sur le projet de règlement sur la répartition de l’effort (Effort Sharing Regulation, ESR), qui vise à partager entre les Etats les réductions d’émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. Cette «répartition de l’effort» concerne les secteurs non couverts par le système européen d’échange de quotas (ETS), soit 60% des émissions de GES de l’UE.

    Source: www.liberation.fr/planete - Rédaction: Aude Massiot, avec Reuters


    Lundi 09/10/17 - Strasbourg: La géothermie profonde va permettre de chauffer 20.000 foyers

    Avec la « faille du Rhin », la région Alsace bénéficie en sous-sol d’un potentiel d’eau chaude exceptionnel. En 2020, l'Eurométropole vise l'utilisation de 26 % d'énergies renouvelables dans sa consommation.

    L’Alsace va-t-elle devenir « le Texas » des énergies renouvelables ? Pourquoi pas, car, question sous-sol, elle est plutôt bien lotie. Avec la « faille du Rhin », la région Alsace bénéficie en sous-sol d’un potentiel d’eau chaude exceptionnel et une structure qui permet la géothermie profonde. Pour faire simple, les Alsaciens ont sous leurs pieds, vers les 3.000 à 5.000 mètres de profondeur, une eau à très haute température (plus de 150 degrés). Une fois extraite, elle permet de créer de l’électricité mais aussi de chauffer habitations et bureaux. Une énergie renouvelable, locale, totalement décarbonée et qui pourrait assurer une certaine autonomie énergétique dans les décennies à venir.

    Ce lundi matin, le chantier d'une nouvelle centrale de géothermie profonde a été officiellement lancée à Illkirch-Graffenstaden. La troisième centrale, après celle d’Eckbolsheim et de Vendenheim. Et les espérances sont grandes. A terme, la géothermie profonde avec ces trois centrales pourrait produire dans l’agglomération l’équivalent de la consommation électrique de 50.000 logements (hors chauffage) ou 20.000 foyers (avec le chauffage). Trois centrales auxquelles s’ajoutent (en Alsace du Nord) celles de Soultz-sous-Forêts et Rittershoffen, toutes deux déjà opérationnelles.

    « C’est une étape importante. De 14 % d’énergies renouvelables utilisées en 2014 dans l’agglomération, nous visons désormais les 26 % d’ici à 2020, se réjouit Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole. Ce qui en fait l’une des agglomérations française où la part des énergies renouvelables est la plus importante. Et encore, le sous-sol est sous exploité. »

    Une énergie renouvelable, propre, qui pourrait être amenée à jouer un rôle primordial dans l’avenir car « c’est une énergie à bas coût et qui échappe aux fluctuations des énergies fossiles, a souligné Robert Herrmann, président de l’Eurométropole. D’ailleurs, une fois la centrale d’Illkirch terminée en 2020, il y en aura certainement d’autres en Alsace car c’est une opportunité écologique et énergétique. »

    Pour l’instant, le forage de la centrale au parc d’innovation d’Illkirch-Graffenstaden mis en place par le groupe Electricité de Strasbourg (ES) n’est profond que d’une cinquantaine de mètres. Mais il devrait atteindre, comme à Reichstett, les 3.500 mètres de profondeur, voire, comme à Eckbolsheim, les 5.000 mètres. Rien que pour la centrale d’Illkirch, la centrale permettra d’éviter l’équivalent de 11.000 tonnes par an d’émissions de Co2. De quoi participer activement à la transition énergétique mais aussi, comme l’a rappelé Robert Herrmann, « à contribuer à développer l’activité, l’emploi et attractivité de l’Eurométropole. »

    Sourc: _www.20minutes.fr/planete - Auteur: Gilles Varela


    Dimanche 08/10/17 - Pollution radioactive en Europe: mais que s'est-il passé dans l'Oural

    Les traces d'un élément radioactif détectées dans l'atmosphère par plusieurs stations de mesure en Europe ont apparemment été émises en Russie.

    La région d'origine de la pollution atmosphérique par un élément radioactif a enfin été identifiée: dans le sud de l'Oural, en Russie. Depuis quelques jours en Europe, plusieurs stations de mesures de la radioactivité atmosphérique ont mesuré des taux anormaux de ruthénium 106, un élément artificiel qui n'est normalement pas présent dans la nature. Les premières détections ont été réalisées en Norvège, en Suisse, en Autriche, en Italie et en Allemagne, et plus récemment en France, à des taux heureusement très bas. Les taux les plus élevés mesurés en Allemagne étaient de 5 millibecquerels par mètre cube d'air (*). En France, les niveaux détectés par la station de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) de la Seyne-sur-Mer sont encore plus bas, plus de mille fois plus faibles qu'en Allemagne: 7,7 micro-Bq/m³. En Suisse, la détection du ruthénium a atteint un pic entre le 2 et le 3 octobre, et continue de baisser depuis.

    À ces niveaux, la radioactivité apportée par cette pollution est des milliers de fois plus faibles que les niveaux d'alerte, et ne comporte aucun risque pour la santé et pour l'environnement, assure l'IRSN. En revanche, cette présence anormale dans l'atmosphère pose la question de son origine. Comme aucun autre élément radioactif anormal n'a été mesuré en même temps que le ruthénium 106, il ne peut s'agir d'un accident dans une centrale nucléaire, ni d'un éventuel dégazage accidentel après le dernier essai d'une bombe atomique en Corée du Nord.

    Silence des autorités russes

    Les hypothèses les plus probables sont un accident lors d'opérations de retraitement de combustible nucléaire, ou l'incinération accidentelle d'une source radioactive médicale. Le ruthénium 106 est notamment utilisé en curithérapie pour soigner certaines tumeurs oculaires, par l'application directe d'une petite plaque radioactive sur l'œil malade.

    En couplant les endroits où ont été détectés du ruthénium 106 en Europe avec une reconstitution des cartes des vents ces derniers jours, l'IRSN et son homologue allemand, l'Office fédéral de radioprotection (BfS), ont finalement réussi à préciser d'où venait la pollution, dans le sud de l'Oural en Russie, plus loin que le sud de l'Europe de l'Est qui était initialement suspecté. Les autorités russes ne sont à ce jour pas exprimé sur cette pollution radioactive.

    (*) Un becquerel (Bq) correspond à une désintégration radioactive par seconde. À 5mBq/m³, la radioactivité est si faible qu'il faut en fait accumuler 200 mètres cubes d'air pour «voir» une seule désintégration de ruthénium 106.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences - Auteur: Cyrille Vanlerberghe


    Vendredi 06/10/17 - Climat: retour probable de « La Niña »

    Le phénomène climatique, qui modifie l'intensité des pluies, devrait être de faible ampleur et atteindre son pic au dernier trimestre de l'année.

    Les phénomènes climatiques se suivent et ne se ressemblent pas. Les conditions sont réunies pour qu'un épisode «La Niña de faible intensité», se développe en fin d'année, prévient l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Il s'agit d'un événement climatique récurrent qui prend sa source dans un refroidissement des eaux de surface du Pacifique équatorial, dont un indice est que la température diminue d'au moins 0,5°C par rapport à la moyenne. En septembre, le rafraîchissement d'un demi-degré était déjà presque atteint. La baisse devrait être plus marquée en octobre, avec une diminution maximale attendue entre décembre et janvier. Mais les conditions atmosphériques restent neutres, explique l'OMM, pour expliquer que l'amplitude du phénomène La Niña sera de faible intensité.

    Fortes pluies en Indonésie, aux Philippines et en Thaïlande

    «Même si chaque événement La Niña est unique, certains modèles se répètent, précise l'OMM. Par exemple, La Niña est souvent associée à des conditions humides dans l'est de l'Australie, en Indonésie, aux Philippines, en Thaïlande et en Asie du Sud. Il conduit généralement à davantage de pluies dans le nord-est du Brésil et en Colombie. Mais à des conditions plus sèches que la normale en Uruguay, au nord-ouest du Pérou et sur la côte de l'Equateur». De plus, davantage de pluies sont généralement enregistrées dans le sud de l'Afrique.

    Par ailleurs, le contraste des températures serait plus marqué en Amérique du Nord. L'hiver risque d'être «plus chaud que la moyenne sur le sud-est de l'Amérique du Nord et il fera plus froid que d'habitude dans le nord-ouest, notamment, en Alaska et sur la côte pacifique du Canada», ajoute Jean-Michel Soubeyroux, climatologue à Météo-France.

    Source: www.lefigaro.fr - Rédaction: Marc Cherki


    06/10/17 - La Chine est-elle en train de perdre son combat contre la pollution ?

    Le ministre chinois chargé de la protection de l'environnement vient d’admettre que les objectifs que le pays s’était fixés pour cette année ne devraient pas être atteints.

    «Le ciel bleu n'est pas un luxe», avait lancé le Premier ministre Li Keqianq en mars dernier, promettant d'améliorer la qualité atmosphérique. La Chine a beau en être à sa quatrième année de «guerre contre la pollution», celle-ci est encore loin d'être gagnée. Li Ganjie, le ministre chargé de la protection de l'environnement, vient d'admettre que les objectifs que le pays s'était fixés pour cette année ne devraient pas être atteints.

    La Chine s'est engagée à réduire de plus de 15% la concentration moyenne de particules fines dans l'atmosphère au cours de l'hiver prochain dans 28 villes du nord du pays. Mais «nous éprouvons de grandes difficultés à atteindre les objectifs annuels de qualité de l'air», a concédé le ministre lors d'une tournée effectuée ces derniers jours dans les provinces du Hebei, de Shanxi, Shandong et Henan.

    Pas d'amélioration au premier semestre

    Dans la région de Pékin-Tanjin-Hebei, qui englobe la capitale chinoise et ses environs, la qualité de l'air s'est même aggravée dans 13 villes en août d'une année sur l'autre et la concentration de particules fines a augmenté de 5,4%.

    Pékin s'est engagé à lutter contre le recours au charbon, contre les émissions automobiles et à investir dans les énergies vertes tout en sanctionnant les pollueurs. Mais ces mesures n'ont pas eu d'effet au premier semestre. Des chiffres du ministère montrent que pour les 328 plus grandes villes de Chine, la qualité de l'air s'est détériorée durant les six premiers mois de l'année.

    Des normes plus ou moins respectées

    En décembre dernier, une vague de pollution particulièrement aigüe avait suscité la colère des habitants du nord de la Chine. Des centaines de vols avaient été annulés, la circulation automobile avait été limitée et des écoles et usines avaient temporairement fermées.

    Afin d'éviter un tel scénario en 2017, les autorités chinoises ont décidé de prendre de nouvelles mesures. À compter du 15 novembre prochain et jusqu'au 15 mars, certains projets jugés particulièrement polluants pourront être suspendus, comme la construction et la démolition de routes, de bâtiments et de structures hydrauliques.

    Reste encore à savoir si toutes ces mesures seront correctement appliquées. Pékin a les plus grandes difficultés à faire appliquer les normes en matière de pollution. Lors d'une inspection au printemps dernier , une équipe du ministère de l'Environnement avait constaté que 69% des 1.335 entreprises visitées ne respectaient pas les normes.

    Source: lesechos.fr - Auteur: Frédéric Schaeffer


    Jeudi 05/10/17 - Des traces de radioactivité détectées dans plusieurs pays européens

    L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire assure ne pas retrouver de niveaux similaires de ruthénium 106 en France, mais se dit vigilant.

    Du ruthénium 106 -un produit de fission issu de l'industrie nucléaire- a été détecté par plusieurs réseaux européens de surveillance de la contamination radioactive atmosphérique en Europe, a relevé jeudi l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui ne décèle pas lui-même ces niveaux en France.

    L'IRSN dit avoir mobilisé depuis le 3 octobre "l'ensemble de ses moyens de mesure de surveillance de l'atmosphère" et a "entrepris l'analyse de ses prélèvements sur filtres de ses stations de surveillance". Mais l'analyse des filtres des stations d'Orsay (Essonne) et de Grenoble (Isère) donnent des résultats inférieurs à 50 micro-Bq/m³.

    "Les niveaux très faibles de contamination atmosphérique en ruthénium 106 observés à ce jour par les réseaux européens de surveillance sont sans conséquences pour l'environnement et pour la santé" explique l'IRSN, qui "maintient une vigilance de surveillance sur cette présence de ruthénium dans l'air".

    L'agence assure que "les conditions météorologiques des dernières 48 heures ne favorisaient pas le transfert de masses d'air en provenance de l'est de l'Europe vers l'ouest de l'Europe". Sur la base des conditions météorologiques des derniers jours, des calculs de rétro-trajectoires sont en cours, pour essayer de déterminer l'origine de cette pollution atmosphérique.

    Source: www.lexpress.fr


    Mercredi 04/10/17 - Centrale nucléaire du Tricastin: les quatre réacteurs sont à l’arrêt

    EDF indique ce mercredi matin dans un communiqué que les équipes de la centrale nucléaire du Tricastin ont procédé cette nuit à l’arrêt provisoire en toute sûreté du réacteur n°3. Pour rappel, les réacteurs N° 1, 2 et 4 avaient été arrêtés en fin de semaine dernière. EDF agit conformément à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui appuie sa décision sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal Donzère-Mondragon pour les séismes les plus importants étudiés. Rupture de la digue qui pourrait entraîner une inondation des installations. L’industriel doit mener des travaux de renforcement de cette digue d’ici la fin du mois d’octobre avant de pouvoir faire les demandes nécessaires pour relancer ses quatre réacteurs.

    Source: www.ledauphine.com


    04/10/17 - Les nuits sont très noires en Corée du Nord

    Alors que le pays tente de montrer sa force avec ses envois balistiques, il manque cruellement d'électricité pour la vie quotidienne de ses habitants.

    Dans le hall des turbines de la centrale hydroélectrique nord-coréenne Wonsan Numéro 5, une pancarte proclame: «Nation prospère et puissante». Mais quand il s'agit d'électricité, il est permis d'en douter. Depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un fin 2011, les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord avancent à grand pas. Pyongyang vient de tester ce qu'elle a présenté comme une bombe H et lancé des missiles qui mettent apparemment une bonne partie du continent américain à sa portée.

    La Corée du Nord, puissance nucléaire?
    Mais près de 70 ans après sa fondation, la République populaire de Corée souffre de pénuries chroniques d'énergie. Ce qu'illustrent de manière éclatante les images satellite nocturnes du pays, quadrilatère obscur pris en sandwich entre une Chine et une Corée du Sud qui brillent de mille feux.

    Pour une capitale, Pyongyang est particulièrement sombre. La lumière pâle qui émane des appartements ne concurrence pas le clair de lune. Les panneaux solaires sont omniprésents sur les balcons. Les étudiants lisent le soir à la lueur des lampadaires.

    À la centrale de Wonsan, le hall des turbines est dominé par une mosaïque géante du lieu de naissance mythique de Kim Jong-il, père du numéro un actuel, une cabane sur le mont sacré de Paektu. Wonsan fournit l'électricité d'une partie de la côte orientale et l'ingénieur en chef Choe Yong-Jun explique que la capacité totale est de 60 000 kW/h. «Nous avons normalisé notre taux de production à 25 000 kW/h», avoue-t-il cependant, soit 40% des seuils affichés.

    Hiérarchie énergétique

    Les autorités reconnaissent cette rareté. Le Premier ministre Pak Pong ju a évoqué cette année «la pénurie sévère d'électricité de la nation» lors du premier coup de pioche pour la construction de la nouvelle centrale hydroélectrique de Tanchon. Il n'en a pas toujours été ainsi. Sous le règne colonial japonais, le nord de la Corée devint un carrefour industriel, le Sud étant considéré comme une campagne arriérée.

    Dans les années 1940, le Nord se choisit des armoiries qui mettaient le barrage hydroélectrique de Suphung sur le fleuve Yalou en premier plan. «Ils avaient alors les meilleures capacités de l'Asie orientale, probablement mieux que le Japon», explique Andrei Lankov, analyste chez Korea Risk Group.

    Mais après l'effondrement de l'Union soviétique au début des années 1990, le Nord a perdu son accès aux pièces détachées à prix d'ami et à l'expertise soviétique technique. La production électrique a piqué du nez. Ces derniers temps, elle a légèrement augmenté mais Andrei Lankov souligne: «Il semble que leur production ne représente que la moitié de ce qu'elle était au début des années 1990».

    Un Nord-Coréen consomme moins d'un vingtième de l'électricité utilisée par un Sud-Coréen. D'après la Banque mondiale, à peine un Nord-Coréen sur trois a accès au courant. Celui-ci est rationné selon une hiérarchie bien précise. Les personnels des usines importantes et des projets prestigieux comme la brasserie Taedonggang ou le parc d'attractions de Kaeson, à Pyongyang, racontent qu'ils n'ont jamais été plongés dans le noir.

    Dans le noir

    L'alimentation de l'aciérie Chollima, l'un des plus grands fabricants d'acier du pays, est garantie, déclare à l'AFP l'ingénieur en chef adjoint Kim Gil-Nam. «Notre complexe est primordial pour l'État et toute rupture de l'alimentation électrique serait perçue comme un énorme incident national. Le plan de l'État nous fournit l'électricité afin que notre production ne souffre d'aucune restriction». Ce qui laisse les citoyens ordinaires dans le noir.

    Les habitants ont pris les choses en main, installant chez eux des panneaux solaires de fabrication chinoise, l'une des marchandises les plus populaires dans les échanges transfrontaliers. Les supermarchés de Pyongyang vendent un modèle de 35 watts pour l'équivalent de 45 dollars, accessible pour bon nombre des habitants privilégiés de la capitale.

    En même temps, la technologie des LED à basse consommation a commencé à éclairer les nuits nord-coréennes. Les analystes prédisent que les images satellite d'un pays plongé dans l'obscurité appartiendront un jour au passé. Mais, soulignent-ils, l'aube ne sera peut-être que partielle car les panneaux solaires basiques ne peuvent alimenter que des engins peu gourmands, ampoules ou téléviseurs. Il faut bien plus d'énergie pour faire marcher une machine à laver ou un réfrigérateur, sans parler d'une usine.

    «Le Nord est probablement le numéro un mondial en termes d'énergie solaire», souligne M. Lankov. «Ce n'est cependant pas une coïncidence si, en franchissant la frontière avec la Chine, on voit beaucoup moins de panneaux. Lorsqu'on a un réseau électrique fiable, cela n'a aucun sens».

    Source: www.lessentiel.lu avec l'AFP


    04/10/17 - Le rêve d'un rallye autour du monde 100 % écolo

    Le Néerlandais Frank Manders, passionné de courses automobiles, organise un rallye autour du monde en moins de 80 jours réservé aux véhicules non-polluants. Une performance afin de populariser les moyens de transports écolos.

    Le tour du monde en moins de 80 jours. Au XXIe siècle, ce n’est plus vraiment une prouesse. Sauf lorsqu’il s’agit de le réaliser à bord d’un véhicule non-polluant. C’est le pari de Frank Manders, un néerlandais qui a décidé d’organiser le premier rallye autour du monde pour voitures “sans moteur à combustion”. Il s’est rendu au salon des technologies à impact social Change Now, qui s’est déroulé à Paris les vendredi 29 et samedi 30 septembre, pour faire la promotion de son projet de rallye écolo.

    Les Tesla et autres voitures électriques sont donc les bienvenues à cette course d’un nouveau genre. Mais Frank Manders compte aussi sur les véhicules à hydrogène ou encore à énergie solaire. “L’idée est de montrer toutes les alternatives qui existent, car peu de gens sont au courant”, assure-t-il.

    Moteur à huile de cuisson

    Il n’est pas venu à Paris par hasard pour vanter les mérites de sa compétition. La capitale française lui a donné le feu vert, en 2015, pour devenir le point de départ et d’arrivée de sa course. Frank Manders espère que celle-ci pourra débuter en avril 2019. Il a déjà une idée générale du parcours. Les concurrents quitteront Paris pour rejoindre Astana, la capitale du Kazakhstan. Ensuite, ils devront passer par la Chine puis embarquer sur un bateau pour rejoindre le Canada. De là, les pilotes traverseront le continent américain avant de retourner en Europe.

    Cet amoureux des courses de voitures en est encore à identifier ou discuter avec les éventuelles villes candidates. Mais il n’est pas pressé. Il a commencé à plancher sur son projet il y a sept ans. "Auparavant, nous organisions avec ma femme des courses de charité entre Rotterdam et Rome en voitures qui roulaient à l’huile de cuisson. Elles commençaient à attirer beaucoup de monde et demandaient trop d’efforts pour un simple passe-temps. Nous avons alors arrêté et c’est là qu’on a réfléchi à un projet plus ambitieux comme un tour du monde en véhicules propres”, raconte Frank Manders.

    Ce n’était au début qu’une idée folle. Surtout qu’à l’époque, les véhicules électriques n’en étaient encore qu’à leurs balbutiements. Tesla avait à peine deux ans et tout le monde roulait confortablement dans des voitures à essence. Mais Frank Manders s’y accroche, développe un modèle économique pour sa course et, en 2013, décide d’abandonner son travail de consultant bien payé dans un domaine sans rapport avec l'environnement. "J’avais bien gagné ma vie et pu mettre de l’argent de côté et je me suis dit qu’il était temps de se lancer à 100 %", affirme-t-il.

    Défi logistique

    Au fil des années, il parvient à recruter une vingtaine de personnalités – dont Bertrand Piccard, le pilote de l’avion solaire Solar Impulse, et l’ex-patron du Paris Dakar Hubert Auriol – pour en faire les ambassadeurs de son projet. Avec son équipe, ils sont convaincus de l'objectif mais conscients des défis à relever.

    Les véhicules "verts" ne brillent, en effet, pas par leur autonomie. Les voitures électriques les plus performantes peuvent parcourir, au mieux, 800 à 1 000 km avant de devoir être rechargées. Si les pompes à essence sont légion, les relais électriques se font beaucoup plus rares. "Il y a bien sûr moins de bornes électriques dans le désert de Gobi", reconnaît Frank Manders.

    Avant d’être un challenge sportif, son tour du monde en 80 jours est un défi logistique. "Nous travaillons actuellement sur le problème des infrastructures", souligne-t-il. Il évoque, notamment, la possibilité pour les concurrents d’emporter des piles électriques mobiles. L’obstacle ne lui semble en tout cas pas insurmontable. Après tout, le Suisse Louis Palmer a déjà réussi, entre 2010 et 2011, à faire un tour du monde en voiture électrique… en branchant son véhicule au réseau électrique d’immeubles et de maisons. "Il est vrai que la charge dure alors très longtemps (entre 12 et 24h)", reconnaît Frank Manders.

    La première édition de son rallye ne sera, en outre, pas 100 % verte. Les véhicules de soutien logistique rouleront à l’essence et les traversées en bateau seront également polluantes. Mais l’organisateur espère réduire progressivement l’empreinte carbone d’une année à l’autre.

    Avancées technologiques

    Pour devenir pérenne, il faut que son premier tour du monde soit un succès. Il est confiant : alors que les inscriptions ne sont pas encore ouvertes, une cinquantaine d’équipes se sont montrées intéressées. "Toutes ne vont pas s’inscrire", assure Frank Manders. L’un des principaux obstacles : le ticket d’entrée. Il ne veut pas donner le prix à payer pour participer mais reconnaît qu’il sera élevé. "Il inclut l’organisation de la course, les chambres d’hôtels dans les villes étapes, les transports", explique-t-il.

    Mais pour lui, cela vaut le coup. "De telles compétitions sont aussi des occasions de faire des avancées technologiques dans le domaine de l’automobile 'verte'", assure-t-il. Et puis "les courses de voitures à essence ne font plus rêver les jeunes générations", croit-il savoir. Prise de conscience des enjeux environnementaux et coût de plus en plus élevé de l’essence pousseraient les jeunes vers les véhicules non-polluants. Pour lui, la prochaine aventure du Paris-Dakar sera écolo ou ne sera pas.

    Source: www.france24.com


    Mardi 03/10/17 - Les trains d'uranium de l'usine Areva de Narbonne inspectés avant le départ

    L'ASN, l'autorité de sûreté nucléaire, chargée de contrôler la filière, est dans la région, ce mardi. L'objectif est clair, rassurer population et riverains sur la sécurité des installations sensibles comme à Marcoule, dans le Gard et à Malvési, dans l'Aude. Reportage à l'usine Areva de Narbonne.

    Dans chaque citerne, 17 tonnes d'UF4. Autrement dit, du tétrafluorure d'uranium, fabriqué dans l'Aude, à l'usine d'Areva Malvési, à partir du minerai qui arrive directement des sites d'extraction.

    L'UF4, c'est la matière première, qui servira à fabriquer le combustible des centrales nucléaires, au centre du Tricastin, dans la Drôme.

    Un train nucléaire de 320 tonnes d'UF4 chaque semaine entre Narbonne et Le Tricastin

    Chaque semaine, l'usine audoise de Malvési envoie donc l'ensemble de sa production, soit 320 tonnes, par train, dans la Drôme. Un convoi de 15 à 20 wagons d'uranium radioactif.

    En avril dernier, des associations antinucléaires avaient d'ailleurs arrêté un convoi, pour alerter l'opinion publique sur les dangers que font courir, d'après eux, ces transports ferroviaire. Ils avaient alors réalisé leurs propres mesures de radioactivité à proximité des trains.

    Areva conteste la pertinence de ces mesures et assure respecter toutes les règlementations en vigueur.
    Des normes internationales pour limiter le risque lié à la radioactivité. Mais le principal danger associé au site de Malvési reste bien chimique. Car de nombreux produits dangereux sont utilisés pour traiter l'uranium.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr - Rédaction: Fabrice Dubault


    Lundi 02/10/17 - Stockage de CO2: après le Béarn, Total déploie sa technologie en Norvège

    Le groupe français s'est allié aux géants Shell et Statoil pour déployer la technologie qu'il a testée en Béarn.

    Le groupe Norvégien Statoil, le Néerlandais Shell et le Français Total ont signé ce lundi un accord de partenariat pour développer un projet de stockage du CO2 sur le plateau continental norvégien. Le projet s’inscrit dans le cadre des initiatives prises par les autorités norvégiennes pour développer à l’échelle industrielle le captage‑stockage de CO2 en Norvège.
    Premier site au monde

    La première phase de ce projet de stockage de CO2 vise une capacité d'environ 1,5 million de tonnes par an. Le projet sera conçu pour accueillir des volumes supplémentaires de CO2 dans l’optique de stimuler le développement de nouveaux projets industriels de captage de CO2 en Norvège et en Europe, mais aussi ailleurs dans le monde. Ainsi, le projet sera potentiellement le premier site de stockage au monde à recevoir du CO2 de sources industrielles de plusieurs pays.

    Statoil, qui opérera le projet, est convaincu que sans capter et stocker le CO2, on ne peut espérer atteindre l’objectif pour le climat défini par l’Accord de Paris. Il est indispensable de déployer massivement des projets captage et stockage pour accélérer leur développement. "Nous sommes heureux d’avoir Shell et Total comme partenaires : leur expérience et leurs capacités vont renforcer ce projet, a déclaré Irene Rummelhoff, vice-présidente exécutive de Statoil chargée des nouvelles solutions énergétiques. Ce solide partenariat nous donne les moyens de mener à bien ce projet unique en son genre. »

    Les trois sociétés européennes partagent la même vision sur la nécessité de développer une infrastructure de stockage du CO2. « Pour Shell, c'est une technologie porteuse de transformation, qui pourrait réduire sensiblement les émissions des secteurs industriels qui continueront d’avoir recours aux hydrocarbures dans les décennies à venir» explique Monika Hausenblas, vice-présidente exécutive de Shell, chargée de l’environnement et de la sécurité.

    Expérience béarnaise

    « Total a la volonté d’intégrer le défi climatique à sa stratégie. La contribution du groupe à ce premier projet commercial de stockage de CO2 s’inscrit pleinement dans sa feuille de route bas carbone, indique Philippe Sauquet, directeur général Gas, Renewables & Power et directeur général Strategy-Innovation de Total. L’objectif de ce premier projet intégré de capture et stockage à l’échelle industrielle, soutenu par l’État norvégien, est de développer un modèle viable, commercial et reproductible en vue de mener d’autres projets d’envergure dans le monde. »

    Ce projet prévoit le stockage du CO2 capté sur des sites industriels situés à l’Est de la Norvège. Le CO2 sera transporté à partir des points de captage par navire jusqu'à un terminal de réception sur la côte ouest de la Norvège. Le CO2 sera ensuite déchargé et transféré dans stockages intermédiaires, avant d’être acheminé par pipeline jusqu’aux puits d'injection sous-marins situés à l’Est du gisement Troll en Mer du Nord norvégienne. Trois sites sont susceptibles d’accueillir le terminal de réception ; le choix définitif sera arrêté avant la fin de l'année.

    Ce projet n'est évidemment pas sans rappeler celui conduit en Béarn de 2010 à 2013. C'est en effet ici que Total a testé l'injection de CO2 sur un puits du champs de Rousse, sur les hauteurs de Jurançon. Durant trois ans, plus de 51 000 tonnes, issues de la production de Lacq, ont été injectées au sein d'un puits. Les injections ont cessé en 2013 et le puits, après avoir été bouché, a été placé sous surveillance. Total avait dit à l'époque être satisfait de son expérience et avait pu ainsi peaufiner sa technologie. Ce que semble confirmer sa participation au projet norvégien.

    Source: www.larepubliquedespyrenees.fr


    02/10/17 - Chine: la capitale de la province minière du Shanxi interdit l'utilisation du charbon

    Taiyuan, capitale de la province chinoise du Shanxi, connue pour sa production de charbon, a interdit la vente, le transport et l'utilisation du charbon afin de réguler la pollution de l'air.

    A partir de dimanche les sociétés et les particuliers, exceptées les usines sidérurgiques et les centrales électriques importantes, ne peuvent ni vendre, ni transporter ni utiliser du charbon dans les zones urbaines de Taiyuan.

    Dou Lifen, chef du bureau de la protection environnementale de la ville, a indiqué que la consommation de charbon était la plus importante source de pollution de l'air en hiver dans la ville.

    Avec cette interdiction, la consommation de charbon sera réduite de plus de deux millions de tonnes, soit 90% de la consommation totale de la ville.

    Avant l'arrivée de l'hiver, la ville aura rénové les équipements de chauffage de 134.000 familles dans les zones rurales et urbaines, remplaçant les fours à charbon par des chauffages électriques et au gaz naturel.

    Grâce à une série de mesures, comprenant les contrôles des échappements automobiles et des poussières, Taiyuan devrait enregistrer une réduction de 45% des PM 2,5 et du dioxyde de soufre, et le nombre de jours à forte pollution de l'air devrait baisser de 40% sur un an à 22 en 2017.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Dimanche 01/10/17 - Centrale du Tricastin: trois des quatre réacteurs à l’arrêt

    Après le réacteur n°1, deux autres unités de la centrale nucléaire du Tricastin ont été arrêtés ce dimanche. "En toute sûreté" précise EDF dans un communiqué.

    Il ne reste donc plus qu’un seul réacteur en activité ce dimanche. Mais la dernière unité doit être arrêtée "dans les plus brefs délais". Selon EDF, cette parenthèse dans le fonctionnement du Tricastin doit permettre de réaliser des travaux.

    Jeudi dernier, l’Autorité de sûreté du nucléaire a sommé à EDF d’arrêter ses réacteurs, le temps de renforcer une partie de la digue du canal Donzère-Mondragon, située au nord de la centrale. Selon l’ASN, cette digue ne résisterait pas un séisme de grande ampleur. Les travaux doivent se terminer à la fin du mois d’octobre.

    L'opérateur ajoute que "le mur de protection périphérique de la centrale est rehaussé. Cette protection complémentaire, opérationnelle sous quelques jours, permettra de garantir qu’il n’y aurait pas d’arrivée d’eau au niveau des réacteurs, en cas de séisme majoré de sécurité pendant la période des travaux".

    Source: www.francebleu.fr - Rédaction: Victor Vasseur

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