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INFO ENVIRONNEMENT
Développement durable
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Mercredi 31/01/18 - Climat: des propositions chocs pour mobiliser les investisseurs

    Un rapport a été remis ce mercredi à la commission européenne par un groupe d'experts. Il veut faire en sorte que les marchés intègrent la nouvelle donne introduite par l'accord de Paris. Il recommande par exemple de révéler le scénario climatique que cachent les indices boursiers.

    La commission européenne veut mettre les marchés financiers au diapason de la lutte contre le réchauffement climatique et les y prépare. Le groupe de 20 experts de haut niveau constitué fin 2016 à sa demande lui a soumis ce mercredi pas moins de 24 recommandations pour faire en sorte que ce secteur intègre dans ses paramètres la nouvelle donne introduite par l'accord de Paris. A commencer par l'objectif de rester sous les 2 degrés - et si possible bien en-dessous - de hausse du mercure d'ici à la fin de ce siècle.

    Entre autres préconisations fortes, le groupe présidé par Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président d'AXA, plaide pour une intégration du risque climatique dans la responsabilité juridique des investisseurs. L'idée est de les obliger à s'interroger sur les conséquences liées à certains choix au regard de l'objectif de 2 degrés, comme le fait d'investir dans le charbon ou de s'en dispenser, et d'en informer leurs clients.

    Enorme lacune à combler

    Une autre recommandation ne passera pas inaperçue. Celle qui consiste à mettre en évidence le scénario climatique sous-jacent de chaque indice boursier. Une donnée que personne ne cherche encore vraiment à connaître, qu'il s'agisse du CAC 40, du Footsie ou du Dax.

    Les experts y voient une énorme lacune à combler. « L'immense majorité de l'épargne est gérée de façon passive », rappelle l'un d'eux, Pascal Canfin, également directeur général du WWF France. « Les portefeuilles d'investissement sont quasiment tous adossés à ces indices boursiers ». Or, aucun n'est en correspondance avec la trajectoire de réchauffement fixée par l'accord de Paris. Ils en sont même souvent très loin. Le rapport du groupe d'experts recommande de confier à l'Autorité européenne des marchés (ESMA) les scénarios climatiques sous-jacents à chaque indice.

    Un plan d'action sur la finance durable

    Une autre de leurs préconisations consiste à obliger les investisseurs à demander à tous leurs clients individuels qui cherchent un produit d'épargne de leur indiquer leur préférence en matière de développement durable. Une démarche qui imposera la communication préalable des scénarios climatiques sous-jacents à ces mêmes produits.

    « Ce rapport fournit la feuille de route la plus ambitieuse au monde pour intégrer les enjeux climatiques », assure Pascal Canfin. Les recommandations que ce document renferme vont nourrir le plan d'actions sur la finance durable qui doit être débattu le 7 mars prochain en collège des commissaires à Bruxelles. Ce même plan pourrait être présenté à la commission le 22 mars qui suit, ouvrant la voie à la négociation avec le Parlement et les Etats membres de l'UE. Plusieurs directives sont envisageables pour le véhiculer, comme celles sur les règles bancaires et sur les agences de notation.

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Joël Cossardeaux


    31/01/18 - Mer de Chine: une pollution massive au condensat du Sânchî

    Mer de chine, une catastrophe écologique grandeur nature au large de Shanghai. Le pétrolier iranien Sânchî (accidenté le 6 janvier 2018), qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures ultra-légers dont l’impact sur l’écosystème est plus difficile à mesurer, a sombré le 14 janvier de l’année en cours en mer de chine orientale après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai. Le fait que le bateau ait coulé aggrave en tout cas le risque d’une catastrophe environnementale. Trente-deux marins, dont 30 Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe.

    Une calamité qui a triplé de taille en l’espace de quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km², selon des chiffres du gouvernement chinois. Cette progression pourrait désormais s’étendre jusqu’aux côtes sud-coréennes et japonaises qui sont potentiellement menacées.

    Des images prises par satellite le dimanche 21 janvier ont permis de détecter trois nappes d’hydrocarbures mesurant au total 332 km², a indiqué l’Administration nationale des océans. Cet organisme avait fait état, quatre jours avant, d’une marée noire de 101 km². La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants marins, avait annoncé la semaine dernière l’administration océanique, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises et pouvant empoisonner durablement des fonds marins très riches en poisson à long terme.

    Le Sânchî gît à présent par 115 mètres de profondeur. La quantité de polluants encore éventuellement présents dans le bateau n’est pas connue. En plus de sa cargaison, il contenait, environ 1 000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines

    Le condensat qu’il contenait est de type particulièrement volatile et un des moins toxiques de sa catégorie dont “le spectre est assez large” pouvant ainsi entraîner une pollution atmosphérique redoutée (une marée blanche).

    Des spécialistes ont déclaré que cet hydrocarbure a des caractéristiques proches d’une essence très légère. Elle est peu soluble et très évaporant. Malgré tout, sa toxicité est bien réelle. Ce n’est évidemment pas inoffensif puisque qu’été relevé que ses vapeurs sont à l’origine de la mort de l’équipage, car en effet parmi les 32 membres d’équipage ont péri, seuls trois corps carbonisés ont été retrouvés par les pompiers.

    Outre, Le pétrolier s’est échoué dans l’une des zones les plus poissonneuses de Chine, le Zhou shan les autorités chinoises et les experts redoutent surtout les conséquences sur la biodiversité. En outre, cet accident survient alors que les eaux de la mer de Chine souffrent déjà d’une pollution due à d’’important trafic maritime de la région et à la surpêche. En brûlant et en s’évaporant, s’il ne pollue pas en profondeur, ce condensat va provoquer avant tout une très grosse pollution atmosphérique donc, d’importantes conséquences sur les oiseaux. En surface, le plancton risque d’être très pollué, ce qui aura un impact direct sur les poissons qui migreront sans nul doute vers d’autres eaux alors que la zone touchée est considérée comme la plus importante pour la reproduction de certaines espèces de poissons, de crustacés et de calamars, selon Greenpeace. Elle se trouve aussi sur le passage de nombreux cétacés migrateurs comme la baleine grise ou la baleine à bosse. Ce qui risque d’entrainer un certain blocage sur l’économie chinoise mais cette conséquence est un peu minimisée du fait du caractère volatile du condensat.

    A cet effet un ingénieur chinois de l’Administration nationale des océans, Zhang Yong, s’est voulu confiant affirmant. Il s’agit de brut léger, et ce type de marée noire a des conséquences bien moindres, comparé aux autres marées noires, car ce genre de pétrole est spécialement volatil. La majeure partie est partie dans l’atmosphère, alors il y a moins de conséquences pour l’océan.

    Quant au 1 000 tonnes de fuel brut, ils pourraient prochainement toucher les côtes sud-coréennes et japonaises en fonction des vents et des marées. “Une mini-marée noire”; affirme Christophe Rousseau, comparée au 30 000 tonnes déversées par l’Érika au large de la Bretagne en 1999. Techniquement, selon lui, impossible de parler de marée noire avec le condensat, le terme ne désignant qu’une pollution massive par des hydrocarbures.

    Greenpeace a également souligné que le produit serait toxique tant qu’il ne serait pas assez dilué pour être biodégradé ; ce qui devrait toutefois être rapide en raison de sa légèreté.

    « À plus long terme, la vraie question pour la Chine est d’arriver à nettoyer cet environnement horriblement pollué », estime Richard Steiner.

    Source: www.vivafrik.com - Rédaction: Aminata Ndiaye


    31/01/18 - Amérique latine: désastre écologique et luttes sociales

    Au Chili, au Pérou, en Argentine, les conflits se sont multipliés ces dernières années entre les populations locales et les multinationales minières, accusées de violences et de dégâts environnements. Alors quelles sont ces revendications environnementales et sociales ?

    En mars dernier, les salariés de la plus grande mine de cuivre au monde, dans le désert d’Atacama au Chili, ont fait grève pendant plus d’un mois pour protester contre leurs conditions de travail et pour de meilleurs salaires.

    Au Pérou et en Argentine, les conflits se sont également multipliés ces dernières années entre les populations locales et les multinationales minières, accusées de violences et de dégâts environnementaux.

    Au cœur des contestations, les ressources en eaux, contaminées mais aussi captées de façon massive par l’industrie minière.

    Si les paysans et les militants écologistes obtiennent parfois gain de cause - au Pérou par exemple, les projets de Tia Maria et de Conga ont été suspendus - la hausse des prix des métaux pourrait relancer les tensions dans ces pays où la production et l’exportation de métaux constitue l’un des principaux facteurs de croissance, d’autant que les gouvernements - conservateurs ou libéraux - installés en Argentine, au Pérou et au Chili semblent enclins à accélérer cette tendance, malgré les protestations.

    Alors, quel est l’état actuel du rapport de force entre les grandes compagnies minières, les Etats, et les populations locales - depuis la région de Cajamarca au Pérou à la province de Salta en Argentine ?

    Les revendications environnementales sont-elles vraiment premières ou cachent-elles d’autres demandes –économiques, sociales, politiques ?... n’est-ce pas, plus largement, le modèle dit néo-extractiviste qui a atteint ses limites ? Et comment la mine permet-elle une renégociation des rapports de force entre les différents acteurs en présence – l’Etat, les défenseurs de l’environnement, travailleurs, et les sociétés minières ?

    Source: www.franceculture.fr - Florian Delorme, producteur de Cultures Monde


    Mardi 30/01/18 - Des méduses pour éradiquer le plastique de nos mers

    Utiliser des méduses pour contrer le plastique, c'est le pari un brin insensé que veulent relever les chercheurs du projet GoJelly pour éliminer ce matériau polluant de nos océans.

    Les conséquences de l'activité humaine sur les écosystèmes marins sont désastreuses. Le stock de poissons diminue, les eaux se réchauffent et s'acidifient, tandis que les engrais s'épandent de la terre à la mer. Mais s'il y en a bien une que tout cela arrange, c'est la méduse : moins de prédateurs à craindre, plus de territoires à occuper, même les navires les aident à conquérir les mers en les trimballant d'un océan à un autre. Résultat, elles prolifèrent et nagent maintenant en banc d'une dizaine de kilomètre de large pour plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Une horreur pour le nageur, mais surtout pour la biodiversité.

    Mais si cette prolifération pouvait servir à la lutte contre le plastique en mer ? En effet, les scientifiques ont remarqué que le mucus des méduses avait la particularité de se lier aux microparticules de plastique qui en constituent la majorité au large. L'idée serait donc de capturer le maximum de méduses pour confectionner des bio-filtres capables de piéger proprement le plastique en mer. Ces bio-filtres pourraient aussi équiper des stations d'épurations ou carrément des fabriques de plastique pour capturer les microparticules à la source. Ce serait faire d'une pierre deux coups : moins de méduses et moins de plastique dans les océans.

    Derrière GoJelly se cache un consortium de 15 institutions scientifiques issues de 8 pays différents (Slovénie, Norvège, Portugal, Italie, Israël, France, Allemagne et Chine). Il est coordonné par l'Institut Leibniz d'océanographie de Kiel, en Allemagne et financé par la Fondation européenne pour la science. Ensemble, ces institutions essaient de trouver une solution à cette prolifération de méduses qui touche quasiment tous les océans et mers du globe.

    À part les bio-filtres, GoJelly a imaginé d'autres solutions pour se débarrasser des envahissantes intruses : les transformer en engrais, en faire de la nourriture pour poissons d'élevage, en faire un ingrédient pour produits cosmétiques (elles contiennent du collagène), ou carrément la mettre dans l'assiette, chose que plusieurs cultures font déjà.

    Source: www.sur-la-plage.com - Rédaction: Andriatiana Rakotomanga


    30/01/18 - Et si des drones luttaient contre la déforestation en plantant des graines ?

    Une entreprise britannique veut confier à des drones la mission de lutter contre la déforestation. En plantant des graines en vol, les appareils permettraient de réaliser un gain de temps et d'argent par rapport à la plantation manuelle.

    Chaque année, la surface des forêts détruites par l’humanité représente l’équivalent de la Belgique. Au total, 15 millions d’hectares de forêts disparaissent de la Terre par an. Chaque minute, 2 400 arbres sont coupés.

    La solution à ce problème peut sembler évidente : pour éviter la destruction totale des forêts, il faut replanter des arbres. Néanmoins, il s’agit d’un processus long et coûteux, qui nécessite d’avoir une vue d’ensemble des zones défrichées par des tracteurs. Une mission qui pourrait être assurée par un drone ?

    Planter des arbres plus rapidement

    BioCarbon Engineering, une entreprise britannique, envisage clairement cette possibilité. Avec l’appui du fabricant Parrot, cette société a mis au point une méthode permettant de planter des arbres rapidement et à moindres frais.

    Pour cela, l’entreprise établit d’abord une carte en trois dimensions des terrains qui pourraient accueillir les arbres à planter. Des algorithmes prennent alors le relais pour estimer quelle serait la méthode de plantation la plus efficace en fonction des propriétés du terrain.

    Le drone projette des graines sur le sol

    C’est ici que le drone intervient : l’appareil embarque à son bord des graines germées, et projette une capsule chargée en direction du sol toutes les secondes. Cette cadence lui permet de planter près de 100 000 capsules par jour.

    BioCarbon Engineering estime que cette méthode est 10 fois plus rapide que la plantation manuelle, et qu’elle ne représente que 20 % de son coût. Le procédé évite de déplacer des véhicules imposants, et pourrait ainsi permettre d’accéder plus facilement à des terrains escarpés ou sans accès routiers. La technique a déjà fait l’objet d’un test à Dungog, un village australien qui se trouve à 220 kilomètres de Sydney.

    La déforestation, dont des scientifiques s’attachent aujourd’hui à mesurer l’importance, fait partie des comportements humains destructeurs pour la planète. En novembre, la communauté scientifique a rappelé dans une lettre les risques qui menacent les êtres humains s’ils continuent à consommer en excès les ressources limitées de la Terre.

    Source + vidéo: www.numerama.com - Rédaction: Nelly Lesage


    Lundi 29/01/18 - Climat: les inondations vont se multiplier en Europe

    Même dans le scénario le plus optimiste, les inondations risquent de se multiplier en raison du réchauffement climatique, pointe une étude publiée lundi.

    Les inondations telles que celles que connaît la France depuis quelques jours risquent de se multiplier en Europe en raison du réchauffement climatique, même si celui-ci était limité à 1,5°C, selon une étude publiée lundi.

    Même dans le scénario le plus optimiste. Les auteurs de cette étude publiée par la revue Climate ont passé en revue trois scénarios, allant de +1,5°C à +3°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Dans le scénario le plus optimiste, les dommages causés par les débordements de cours d'eau en Europe vont plus que doubler, à environ 15 milliards d'euros par an, selon les chercheurs. Et le nombre de personnes affectées par les inondations augmenterait de 86%, soit environ 650.000 personnes par an. Mais en cas de hausse des températures de 3°C, les dommages monteraient de 145% à environ 17 milliards d'euros par an, et 780.000 personnes seraient touchées (+123%).

    L'Accord de Paris sur le climat, signé en 2015, vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, voire 1,5°C. Les États signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais sur la base de ces engagements nationaux, la planète se dirige toujours vers +3°C. Déjà, une hausse de 1°C a suffi à provoquer le rétrécissement de la banquise, l'augmentation du niveau moyen des océans, ou encore plus de précipitations. L'air plus chaud contient en effet plus d'humidité, ensuite libérée sous forme de pluie ou de neige.

    "D'importants impacts peuvent être évités". Les inondations, dont les impacts sont aggravés par l'urbanisation, font déjà partie des catastrophes naturelles les plus coûteuses en Europe. "Nos résultats montrent que d'importants impacts peuvent être évités en limitant le réchauffement climatique au seuil de température le plus bas. Néanmoins, une augmentation considérable du risque d'inondations est prédit en Europe même en cas de scénario le plus optimiste de +1,5°C", ont commenté les auteurs de l'étude, à laquelle était associé le Centre commun de recherche de la Commission européenne.

    La France a connu sur les deux mois de décembre-janvier un cumul moyen de pluies record depuis le début de la modélisation de la pluviométrie en 1959, selon Météo-France. Ces pluies, associées à des sols saturés, ont provoqué la crue de nombreux cours d'eau, en particulier dans le bassin de la Seine, entraînant des inondations notamment en région parisienne. La Seine a atteint lundi à Paris son pic de crue, et la décrue devrait commencer très lentement à partir de mardi dans la capitale.

    Source: www.europe1.fr


    Dimanche 28/01/18 - Des Québécois créent le carburant le moins polluant au monde

    Pour la première fois de l’histoire de l’aviation, un vol commercial va s’envoler avec le carburant le moins polluant au monde. Un biocarburant fabriqué à partir de graines de moutarde, inventé par la compagnie Agrisoma, de Gatineau.

    Le vol de ce dimanche entre Los Angeles et Melbourne, en Australie, prendra 15 heures pour parcourir 13 000 kilomètres, et il sera le moins polluant de l'histoire sur une telle distance.

    Le carburant de l'avion, majoritairement à base de pétrole, sera mélangé à 10 % avec un biocarburant inventé par la compagnie Agrisoma, de Gatineau. Un premier pas qui ouvre la voie à une avancée considérable pour réduire la pollution croissante de l'industrie aérienne.

    D’après Steven Fabijanski, PDG d'Agrisoma, cette invention permettrait de réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre émis par les avions.

    Mais de quelle plante s'agit-il ?

    La moutarde carinata est une plante oléagineuse qui contient beaucoup plus d'huile que d'autres plantes comme le canola, à laquelle elle ressemble. La carinata n'étant pas comestible, elle n'entre pas en compétition avec la production alimentaire. Cela évite de reproduire les effets néfastes de la production d'éthanol qui réduisait les cultures de céréales alimentaires.

    « Il ne faut pas qu'on produise de l'énergie en utilisant des terres qui sont destinées à nourrir les gens », prévient Andrée-Lise Méthot, la fondatrice et associée directeure de Cycle Capital Management, une firme d'investissements dans les technologies vertes qui s'implique dans le projet.

    Un premier essai en 2012

    En 2012, une première mondiale avait déjà été réalisée au Canada. Un petit avion avait volé entre Montréal et Ottawa rempli à 100 % de biocarburant à base de carinata. Le gouvernement fédéral avait collecté des données et conclu que l'avion avait émis moitié moins d'aérosols et de carbone noir, en plus de réduire les particules émises de 25 %.

    Un enjeu planétaire

    Plus de 3 milliards de passagers s'envolent chaque année. Ils seront 7 milliards dans moins de 20 ans. Le ciel est de plus en plus encombré... et pollué. L'industrie aérienne rejette près de 800 millions de tonnes de CO2 par année, soit plus que tout le Canada (550 millions de tonnes).

    L'industrie aérienne, réunie à Montréal en 2016, s'est engagée à devenir carboneutre à partir de 2020 et de réduire de moitié ses émissions d'ici 2050.

    Pour le moment, seuls deux aéroports dans le monde, Oslo (en Norvège) et Los Angeles, ont les équipements pour remplir un avion en biocarburant. Mais d'autres sont en train de s'en donner les moyens. Un projet est en élaboration à l'aéroport de Montréal depuis 2016 pour y installer une première chaîne d'approvisionnement canadienne en biocarburant. Air Canada participe au projet.

    Les gouvernements surveillent de près cette évolution technologique. Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Pierre Moreau, sera d'ailleurs sur place à Los Angeles, dimanche, pour assister au décollage de l'avion.

    Source: www.meteomedia.com avec Radio-Canada


    Samedi 27/01/18 - La Californie veut cinq millions de voitures vertes d'ici à 2030

    La Californie a signé un décret promulguant l'objectif de 5 millions de voitures vertes sur ses routes d'ici à 2030, en favorisant notamment l'essor de ces véhicules par des incitations financières. Un plan à 2,5 milliards de dollars sur huit ans.

    Le gouverneur de Californie Jerry Brown a signé vendredi un décret promulguant l'objectif de 5 millions de voitures vertes sur ses routes d'ici à 2030, en favorisant notamment l'essor de ces véhicules par des incitations financières. Ce plan à 2,5 milliards de dollars sur huit ans prévoit aussi l'installation de 250.000 stations de chargement pour véhicules électriques et 200 stations de chargement à hydrogène d'ici 2025.

    "Pour continuer à respecter les objectifs et normes californiennes sur la qualité de l'air, la Californie doit stimuler encore plus le marché des véhicules à zéro émissions de dioxyde de carbone", a souligné un communiqué du bureau du gouverneur.

    Ce décret entend "réduire de façon spectaculaire les émissions de carbone provenant des transports, un secteur qui représente 50% des émissions de gaz à effet de serre en Californie, et 80% des particules polluantes", a-t-il précisé.

    350.000 véhicules verts actuellement en Californie
    Le précédent objectif, datant de 2012, se situait à 1,5 million de véhicules verts d'ici à 2025 pour l'Etat le plus peuplé d'Amérique et son marché automobile, le plus grand du pays avec quelque 14,5 millions d'automobiles pour environ 40 millions d'habitants. La Californie dont le nombre de véhicules à zéro émissions a augmenté de "1.300% en six ans" pour atteindre aujourd'hui plus de 350.000 va devoir garder ce taux de croissance exponentiel si elle veut parvenir à sa cible.

    A l'heure actuelle, les ventes de véhicules propres représentent 5% des ventes de nouvelles voitures de l'Etat. Il y a deux ans, le Congrès californien avait également adopté l'objectif de réduire les émissions de Co2 de 40% sous leur niveau de 1990 d'ici 2030. Le "Golden State", figure de proue du combat écologique aux Etats-Unis, s'est également fixé pour objectif d'ici à 2030 d'avoir la moitié de son électricité provenant d'énergies renouvelables. Enfin, le décret signé vendredi stipule également l'injection d'1,25 milliard de dollars dans le marché du carbone californien.

    Source: www.latribune.fr


    27/01/18 - Radon: une nouvelle réglementation va bientôt voir le jour en France

    Vieille de 14 ans, la réglementation sur le radon devrait évoluer dans les semaines à venir, afin de renforcer l'information et la protection des populations les plus exposées à ce gaz radioactif.

    Un décret doit paraître « à la fin du premier trimestre 2018 », a indiqué à l'AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire.

    Actuellement, un arrêté du 22 juillet 2004 définit une liste de 31 départements « prioritaires ». Des mesures de radon doivent être effectuées tous les 10 ans dans les établissements scolaires, prisons, hôpitaux, établissements thermaux et maisons de retraite de ces départements.

    Si la concentration en radon y excède 400 becquerels par mètre cube d'air (Bq/m³), des travaux doivent être entrepris pour réduire l'exposition. Ce seuil devrait être abaissé à 300 Bq/m³.

    En outre, la cartographie des zones prioritaires va être rectifiée et passer d'un échelon départemental à un échelon communal. Jusqu'à présent, un département comme la Loire-Atlantique n'est ainsi pas considéré comme prioritaire alors que 80% de ses communes ont un fort potentiel radon, selon la nouvelle cartographie.

    Au niveau national, 7.033 communes seront ainsi classées en fort potentiel radon.

    S'agissant des particuliers, locataires et acheteurs d'un bien immobilier seront informés du potentiel radon de la commune sur laquelle est situé leur logement, de la même manière que pour les risques sismiques ou technologiques.

    Source: www.cbanque.com avec l'AFP


    Jeudi 25/01/18 - Le permafrost, cette bombe à retardement sous l'Arctique

    En fondant, le permafrost pourrait libérer des quantités inédites de carbone et de méthane, menaçant gravement l'équilibre de la planète.

    Le permafrost est parfois appelé "bombe à retardement". Sous l’Arctique, dans le nord de l’Alaska ou en Sibérie, la fonte des glaces menace l’équilibre de ces sols gelés qui pourraient libérer du méthane et du carbone en quantités impressionnantes. La libération de ces gaz aurait un effet dévastateur sur la planète.

    Les grandes étendues gelées qui recouvrent les pôles Nord et Sud de la Terre fondent vite. Très vite. Chaque année, c’est par centaines de milliards de tonnes que les glaces des calottes polaires se transfèrent dans les océans, selon le rapport annuel "L’État du climat", rédigé en 2015 par quelque 450 scientifiques.

    Parmi les nombreux problèmes que soulève cet état climatique, la question du permafrost – ou pergélisol – est une des plus épineuses. En dégelant, ces étendues glacées du grand Nord, enfouies sous des mètres de glace, pourraient libérer de grandes quantités de gaz à effet de serre faisant augmenter le température terrestre de plusieurs degrés.

    Comment, pourquoi ? En réalité, dans le permafost sont congelés les restes de plantes et d'animaux très anciens, ayant vécu il y a des milliers d’années, voire des dizaines de milliers d’années. Si ces restes, ces os, ces fossiles et ces débris dégèlent en quantité suffisante, ils fermenteront et libéreront le carbone et le méthane dans l’atmosphère. Problème : personne n’est en mesure de connaître précisément la quantité de gaz que le permafrost du monde entier pourrait libérer.

    La lutte contre la fonte du permafrost

    Le site web de la NPR, la radio publique nationale des États-Unis, vient de publier un reportage poignant à ce sujet. La journaliste Michaeleen Doucleff raconte qu’elle s’est rendue dans le nord de l’Alaska, près de Fairbanks, au fin fond d’un bâtiment de recherche scientifique tenu par l’armée américaine. Nommé Permafrost Tunnel Research Facility, ce laboratoire de recherche sur le permafrost est un immense tunnel creusé en 1968 et plongeant à plus de 120 mètres sous le sol.

    Elle a été reçue par le docteur Thomas Douglas de l’Arctic Research Consortium of the United States (ARCUS), une organisation non-gouvernementale. Celui-ci lui a expliqué, en montrant les nombreux restes de mammouths, de rhinocéros ou de créatures mortes depuis 25 000 ans, que le permafrost actuellement enfoui sous Terre contient "deux fois plus de carbone que ce qu’il y a dans l’atmosphère" et pourrait ainsi libérer, à terme, "1 600 milliards de tonnes métriques" de gaz.

    Le phénomène de fonte du permafrost ne fait que commencer. En décembre 2017, Arte diffusait un documentaire de Barbara Lohar racontant l'histoire d'un géophysicien russe cherchant à recréer un écosystème proche de celui du Pléistocène, l'âge de glace, pour empêcher le permafrost de fondre en Sibérie. Et éviter ainsi que le permafrost ne rejette massivement du gaz à effet de serre, fasse réapparaître des maladies éradiquées ou menace des villes de s'effondrer, comme le craint l'International Permafrost Association.

    Source: mashable.france24.com - Rédaction: Benjamin Bruel


    25/02/18 - Deux tiers des nappes phréatiques à un niveau anormalement bas début janvier

    Alors que le mois de janvier connaît un temps particulièrement pluvieux et qu'une grande partie de la France reste sous la menace des crues, près des deux tiers des nappes (64 %) présentaient un « niveau modérément bas à très bas » au 1er janvier, une situation qui « n’est pas habituelle », estime le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bilan publié la semaine dernière.

    Cette situation de basses eaux qui s’est prolongée jusqu’en fin d’année traduit, selon le BRGM, « l’absence d’incidence notable des premières pluies automnales qui sont très attendues pour assurer la recharge des aquifères ».

    A l’exception de quelques secteurs, « pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont inférieurs à la moyenne » puisque 27 % sont modérément bas, 22 % bas et 15 % très bas. Alors que 6 % sont très hauts ou hauts, 9 % modérément hauts et 21 % autour de la moyenne.

    Après le « relatif déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois » sur une grande partie du territoire, le mois de décembre a été marqué par une « pluviométrie excédentaire de près de 30 % », montrant que la « bascule entre basses eaux et reprise d’une recharge des nappes est amorcée et que l’on s’oriente progressivement vers une recharge hivernale qui devient efficace », explique le BRGM.

    Bien que la situation des nappes traduit un « début assez timide » de recharge hivernale, cette tendance « semble se confirmer ». Ainsi, les niveaux de 63 % des nappes étaient orientés à la hausse, fin décembre 2017, contre 25 % qui restaient stables mais toutefois en augmentation et 12 % qui étaient orientés à la baisse.
    Si la situation était plutôt favorable pour la Beauce, le Bessin, la Lorraine ou encore la plaine d’Alsace (avec des niveaux autour de la moyenne, voire « plus haut »), elle l’était moins dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le sud de la Vendée, le Languedoc et la vallée du Rhône (qui sont à un niveau « bas » voire « très bas »).

    Reste que si les premiers effets de la nouvelle période de recharge hivernale (octobre 2017 à avril 2018) commencent « seulement à se faire sentir », « on peut espérer que les futures précipitations des premiers mois de 2018 vont améliorer la situation », souhaitait le BRGM. Au vu de la situation pluviométrique du mois de janvier dans l’Hexagone, les conditions sont réunies pour que ce souhait soit exaucé.

    Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er janvier 2018

    Source: www.maire-info.com/environnement-developpement-durable


    25/01/18 - Royaume-Uni: le terrible impact des sandwichs sur le climat

    Selon une étude britannique, publiée ce jeudi, l'emballage et le transport des sandwichs consommés outre-Manche génèrent annuellement autant de CO2 que 8,6 millions de voitures. Selon les chercheurs, cette empreinte carbone pourrait être réduite de 50%.

    La consommation annuelle de sandwichs au Royaume-Uni a le même impact sur l'environnement que l'utilisation de plus de huit millions de voitures par an, affirment des chercheurs de l'université de Manchester dans une étude publiée jeudi.

    Selon l'association britannique du sandwich (BSA), 11,5 milliards de sandwichs sont consommés chaque année au Royaume-Uni, la moitié étant préparée à la maison et l'autre achetée dans le commerce. Cette consommation annuelle «génère en moyenne 9,5 millions de tonnes d'équivalent CO2, soit l'utilisation annuelle de 8,6 millions de voitures», compare la professeure Adisa Azapagic citée par l'université.

    Les chercheurs ont étudié l'empreinte carbone de 40 types de sandwichs différents. Les pires pour l'environnement? Ceux contenant de la viande de porc (bacon, jambon ou saucisse) et ceux contenant du fromage ou des crevettes.

    La variété la plus gourmande en carbone est le sandwich spécial petit-déjeuner aux oeufs, bacon et saucisses acheté dans le commerce. Les chercheurs ont calculé que la production d'un sandwich de ce type génère 1.441 grammes de dioxyde de carbone soit l'équivalent des émissions de CO2 produites par une voiture roulant 12 miles (19 kilomètres).

    Repousser la date de péremption pour réduire l'empreinte carbone

    La production, la transformation, la conservation au frais des sandwichs, leur emballage et le transport contribuent à leur impact sur l'environnement. Les chercheurs estiment que leur empreinte carbone pourrait être réduite de 50% en modifiant les recettes, l'emballage et le recyclage des déchets, et en repoussant leur date de péremption.

    La BSA estime également que prolonger la durée de conservation des sandwichs en assouplissant les dates de péremption permettrait d'économiser au moins 2.000 tonnes de déchets par an.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences avec l'AFP


    25/01/18 - Royaume-Uni: des points d'eau gratuits pour mettre fin à la pollution au plastique

    Dès 2021, les commerçants, restaurateurs et entreprises de grandes villes du Royaume-Uni deviendront, parallèlement à leurs activités, des points d’eau gratuits.

    Les anglais pourront recharger leurs bouteilles tout en achetant leur baguette de pain chez le boulanger ou en commandant un plat dans leur restaurant préféré. La chaine de café Costa Coffee et les enseignes hôtelières Premier Inc se sont engagées à fournir des points d’eau gratuitement dès mars 2018. Une application téléphonique sera mise à disposition des britanniques pour leur indiquer les points d’eau les plus proches d’eux.

    Le maire de Londres Sadiq Khan a déjà lancé un projet similaire au mois de décembre. Il proposait d’installer une vingtaine de fontaines d’eau pour pousser les londoniens à recharger leurs bouteilles. En 2015, la ville de Bristol avait aussi lancé une campagne allant dans le même sens. Aujourd’hui, elle compte plus de deux-cent points d’eau, et continue ses efforts, a rapporté la BBC.

    Un dispositif qui vise à mettre fin à la pollution au plastique dans les grandes villes. L’initiative permettra ainsi réduire l’usage d’environ dix millions de bouteilles en plastique jetables par an. Un exemple dont d’autres villes pourront s’inspirer pour passer sous la barre d’un million de bouteilles achetées par minute dans le monde.

    Selon le rapport d’Euromonitor International vu par The Guardian, cinq cents milliards de bouteilles en plastique seront achetées dans le monde en 2021. Une hausse qui a déja un impact important sur les océans, Greenpeace estimant qu’il y a entre huit et douze millions de tonnes de déchets plastiques dans les eaux maritimes.

    Source: www.cnewsmatin.fr


    25/01/18 - Pekin va publier de nouvelles règles pour conserver le ciel bleu dans la capitale

    Pekin, qui a profité d'un ciel bleu constant cet hiver, va aller de l'avant avec une nouvelle phase de sa campagne de protection de l'environnement faite de contrôles mixtes sur la pollution de l'air, en se concentrant sur les véhicules avec des niveaux d'échappement élevés, a annoncé le 24 janvier le maire suppléant de la capitale chinoise.

    Selon Chen Jining, Beijing fera tout son possible pour maintenir un ciel bleu cette année et dévoilera le nouveau plan d'action basé sur l'analyse actualisée des polluants.

    « Les véhicules avec des émissions d'échappement élevées seront la cible principale. La zone actuelle qui permet des émissions limitées sera étendue à toute la ville en 2018 », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d'ouverture de la première session de la 15e Assemblée populaire municipale de Pekin, le 24 janvier.

    Dans la région où les émissions sont actuellement limitées, les véhicules qui ont des niveaux d'échappement élevés, y compris les camions, ne peuvent pas circuler sur les routes ; cette zone comprend les zones du centre-ville situées à l'intérieur du 6e périphérique.

    En outre, la capitale achèvera la réforme de la gestion au sein de l'autorité environnementale, renforcera l'application de la loi et procédera à de nouvelles inspections environnementales dans le cadre de l'ensemble de contrôles menés sur les chantiers de construction, a indiqué le rapport du gouvernement de la municipalité.

    En 2017, Pekin a enregistré une amélioration spectaculaire de la qualité de l'air, dans laquelle la concentration moyenne de particules fines PM2,5 de 2,5 microns ou moins a diminué de 35,6% par rapport au niveau de 2013, atteignant l'objectif de réduction fixé par le Conseil des affaires de l'État -le gouvernement chinois- a dit M. Chen.

    Le nombre de jours avec une bonne qualité de l'air -un indice de qualité de l'air de 100 ou moins- a atteint 226, soit 50 jours de plus qu'en 2013. Le ciel bleu a même régné pendant des semaines au-dessus de la capitale en janvier.

    Derrière cette amélioration, il y a les contrôles sévères, a souligné M. Chen : par exemple, 2,16 millions de véhicules avec des gaz d'échappement élevés ou excessifs ont été éliminés depuis 2013 et 11 000 entreprises polluantes ont été fermées dans la ville.

    En 2018, la lutte pour plus de ciel bleu est l'une des priorités de la liste de travaux du gouvernement municipal, et Pekin publiera bientôt le nouveau plan d'action qui permettra de maintenir bientôt « la pollution de l'air en baisse constante », a indiqué M. Chen.

    Réunis sous le ciel bleu, les législateurs suprêmes et conseillers politiques de la ville ont exprimé leur soutien en faveur d'autres contrôles visant à garantir la qualité de l'air.

    Xu Zewei, député à l'Assemblée populaire de Beijing, a suggéré le 24 janvier d'intensifier les contrôles, et notamment de faire des efforts croissants pour fermer les entreprises non qualifiées ou polluantes.

    « Le gouvernement devrait renforcer ses contrôles réguliers pour éviter certains rejets illégaux, comme avec des tuyaux cachés ou de nuit », a-t-il dit, ajoutant que la technologie devrait jouer un plus grand rôle.

    Source: Le Quotidien du Peuple


    Mercredi 24/01/18 - 2018: Année internationale des récifs coralliens

    La survie des coraux est menacée par le réchauffement climatique et l’urbanisation des littoraux. Serge Planes directeur du Criobe (Pyrénées-Orientales) à Perpignan nous explique en vidéo ce que signifie cette année internationale des récifs coralliens.

    2018 est officiellement l'année internationale des récifs coralliens. Cette troisième édition (après 1997 et 2008) est l'occasion de rappeler que s'ils n‘occupent que 0,2 % de la surface des océans, les récifs coralliens abritent en revanche 30 % des écosystèmes marins et constituent les plus grandes constructions biologiques du monde. Un seul kilomètre carré de récif réunit autant d'espèces que la totalité des côtes françaises. Avec 4,8 % des récifs coralliens de la planète, la France se place au quatrième rang, après l'Indonésie, l'Australie et les Philippines. “500 millions de personnes dans le monde sont directement liées aux récifs coralliens. Mais aujourd'hui, les changements climatiques et l'urbanisation des littoraux menacent leur survie”, explique Serge Planes, directeur du Criobe (Centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement) à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et de l'Institut des récifs coralliens du Pacifique à Moorea (Polynésie française).

    Le chercheur travaille depuis plus de trente ans sur la génétique des populations, l'évolution des individus, des populations et des espèces. Pour Sciences et Avenir, il explique ce que signifie cette année internationale du récif corallien, afin de préserver ces écosystèmes et les communautés qui en dépendent.

    Il y a urgence, car 20 % des récifs de la planète sont déjà perdus et 25 % gravement menacés. Outre le changement climatique qui réchauffe les eaux, ils souffrent également de l'acidification des océans, et de la montée du niveau de la mer. En effet, l'accrétion du corail se fait à un rythme de 1 à 4 mm par an, alors que le niveau de l'eau monte de 6 à 9 mm dans le même temps. “Il faut donc sensibiliser le public et les politiques et proposer des outils de gestion, de conservation et de protection”, souligne Serge Planes. “L'Australie lance ainsi un appel à idées pour préserver la Grande Barrière, après deux épisodes de blanchissement qui ont entraîné jusqu'à 60 % de mortalité par endroits. La nature a des capacités d'adaptation, mais il faut donner du temps à ce milieu en lui offrant des protections qui lui permettent de se reconstruire.” Pour cela, chacun à son échelle peut faire quelque chose. Il faut absolument proscrire la cueillette du corail, ne pas marcher sur le récif, éviter les pollutions (fosses septiques, engrais, etc.) et la surpêche. Bref, si tous les acteurs du milieu s'unissent pour protéger ces écosystèmes, l'année 2018 pourrait être porteuse d'espoir pour la sauvegarde de la biodiversité marine.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Auteur: Sylvie Rouat


    24/01/18 - Pics alarmants de pollution de l’air à Bangkok

    Depuis décembre dernier, la qualité de l’air dans les grandes villes du pays, est indéniablement critique. Actuellement, la situation est devenue alarmante. En effet, au cours des derniers jours, les taux d’Indice de la Qualité de l’Air ont grimpé à des niveaux quatre fois au-dessus des limites préconisées par l’Organisation Mondiale de la Sante (OMS).

    Ce mercredi 24 janvier à 7h, l'Indice de la Qualité de l’Air a atteint 194 dans la capitale. Ainsi, de nombreuses écoles ont pris des mesures pour limiter les activités extérieures.

    Selon les informations de The Nation le vice-directeur de Bangkok Metropolitan Administration, Suwanna Jungrungruang, a soulevé le problème de la pollution atmosphérique le jeudi 18 janvier, au cours d’un séminaire académique. En effet, leurs récentes mesures sur la qualité de l’air attestent une réelle pollution de l’air ambiant, devenant sérieusement toxique du fait d’une excessive teneur en PM2.5. Dans les villes de Bang Khen et Thon Buri, cette particule cancérogène aurait atteint les 116 mg/m³, soit plus de quatre fois au-dessus de la limite des 25mg/m³ prônée par l’OMS.

    Pour cause, les experts mentionnent uniquement une couche d’ozone remplie de poussières stagnantes selon le Bangkok Post qui évoque une réunion organisée jeudi 18 janvier, par la Bangkok Metropolitan Administration (BMA), le Departement du Contrôle de Pollution (PCD) et l’Institut de l’Environnement Thailandais. Cité par le journal en langue anglaise, Supat Wangwongwattan, expert en qualité de l’air, explique que les gratte-ciels bloquent l’air et empêchent les particules de se déplacer, rendant l’atmosphère très lourde, notamment au cours de la période estivale, de février à mars.

    Néanmoins, selon les informations de The Nation, cette situation inquiétante est, depuis plus de trois ans, dénoncée par GreenPeace. L’Organisation Non Gouvernementale s’indigne d’une population mal informée car le Département national en charge du contrôle de la pollution n’inclut pas la particule cancérigène PM2,5 dans leurs analyses. Chariya Senpong, responsable sur l’énergie et le changement climatique, se bat pour une meilleure prévention de la population sur les dangers de maladies et décès précoces dues aux impuretés atmosphériques. Et l’urgence est bien réelle car une étude de The World Bank montre que plus de 50,000 morts prématurées en Thaïlande sont liés à la pollution de l’air.

    Source: lepetitjournal.com/bangkok - Rédaction: Camille Thomaso


    24/01/18 - Vent de panique au Cap menacé d'être privé d'eau

    La sécheresse vire au scénario catastrophe dans la métropole sud-africaine du Cap: d'ici au 12 avril, les robinets pourraient être à sec et les habitants contraints de faire la queue pour recevoir leur ration quotidienne d'eau, sous la protection de la police.

    "Je suis trop inquiet pour l'envisager", assure Farrel Cohen, qui gère le Metropolitan Golf Club aux allées grillées par le soleil. "Personne ne sait à quoi s'attendre. Les gens se précipitent dans les supermarchés pour acheter de l'eau".

    Après trois ans de sécheresse, la pire depuis un siècle, Le Cap, deuxième ville d'Afrique du Sud, pourrait se retrouver sans eau dans les prochaines semaines. Ce sera le "Jour Zéro".

    En novembre, il avait été fixé au 13 mai. Depuis, la situation n'a cessé d'empirer et la mairie obligée d'avancer à plusieurs reprises la date fatidique. Elle est désormais programmée au 12 avril.

    Le niveau d'eau dans les barrages, première source d'approvisionnement de la mégapole de 4 millions d'habitants, est dramatiquement bas.

    "On se retrouve dans une situation sans précédent", a constaté mercredi Mmusi Maimane, chef de l'Alliance démocratique (DA), le parti d'opposition qui gère Le Cap. "Le +Jour Zéro+ est une possibilité bien réelle" et il suscite "peur et anxiété".

    Car la ville a beau avoir réduit de moitié sa consommation d'eau de 1,1 milliard de litres par jour en 2016 à environ 586 millions de litres actuellement, ses efforts restent largement insuffisants.

    Seuls 40% des habitants du Cap consomment les 87 litres d'eau qui leur sont actuellement alloués par jour et par personne.

    Marna Esterhuizen, 40 ans, a renoncé aux longues douches. "J'ai maintenant un minuteur dans la salle de bains pour m'assurer que je ne dépasse pas les deux minutes", explique cette mère de famille qui dénonce les comportements "arrogants et irréfléchis" de ceux qui ne se plient pas aux restrictions.

    "Inhumain"

    La maire du Cap, Patricia de Lille, très critiquée pour sa gestion de la crise, a qualifié d'"inhumains" les contrevenants.

    "C'est quand même incroyable qu'une majorité de gens ne semblent pas se préoccuper" de la situation et "nous envoient la tête la première vers le Jour Zéro".

    Pour tenter d'éviter le scénario catastrophe, la municipalité a notamment lancé des forages dans des nappes aquifères et ordonné aux Captoniens de réduire encore de 40% leur consommation d'eau. A compter du 1er février, leur seront alloués 50 litres par jour et par personne. L'équivalent d'une douche d'environ trois minutes.

    Des commerçants se mobilisent pour tenter de retarder au maximum le "Jour Zéro".

    Au restaurant Cape to Cuba de Kalk Bay, les serveurs ne proposent plus de carafe d'eau à leurs clients, seulement des bouteilles d'eau minérale.

    Dans les toilettes, le restaurant encourage les clients à ne tirer la chasse d'eau qu'en cas d'extrême nécessité. Il a aussi renoncé aux lave-vaisselle, trop gourmands en eau.

    En prévision du Jour J, la municipalité du Cap est en train de mettre en place 200 points d'eau où la population pourra collecter 25 litres d'eau potable par jour et par personne. Pas plus.

    La gérante du Cape to Cuba, Nikita Elliott, s'y prépare. "Si les robinets sont à sec, on devra bien faire la queue. Ce sera une énorme tâche supplémentaire".

    "Cauchemar logistique"

    Déjà, l'économie de la ville, prisée des touristes du monde entier pour sa beauté naturelle, ressent l'impact de cette sécheresse historique.

    "Le tourisme est frappé de plein fouet", assure Farrel Cohen. "Je connais beaucoup d'étrangers qui ont annulé leur voyage".

    Le centre-ville du Cap pourrait échapper à la coupure totale d'approvisionnement en eau, afin de ne pas trop pénaliser l'activité économique. Mais l'impact financier de cette crise d'un nouveau genre reste encore à déterminer.

    En prévision du Jour Zéro, les forces de l'ordre sont mobilisées. Mercredi, la police a présenté à la municipalité un plan d'action d'urgence, avec déploiement des forces de l'ordre à chaque point de distribution d'eau et surveillance des réserves.

    "La question qui me taraude, c'est quand le Jour Zéro va arriver, comment éviter l'anarchie ?", s'inquiète la dirigeante de la province du Cap-Occidental, Helen Zille.

    "Si chaque famille envoie une personne chercher l'eau qui lui est attribuée, environ 5.000 se retrouveront à chaque point de distribution tous les jours. Ça va être un cauchemar logistique", a-t-elle noté sur le site d'information Daily Maverick.

    La région du Cap reçoit généralement l'essentiel de ses précipitations de mai à août.

    Mais compte tenu de ce très long épisode de sécheresse, "on ne peut pas prédire quand il va pleuvoir", a prévenu Mme Zille avant de lancer un SOS. "Nous devons sauvegarder l'eau car nos vies en dépendent".

    Source: information.tv5monde.com avec l'AFP - Rédaction: Kristen van Schie avec Gregory Walton à Johannesburg


    24/01/18 - Au Nigeria, la lutte pour la terre est devenue le principal défi sécuritaire

    Les affrontements sanglants entre agriculteurs et éleveurs sont devenus le premier défi sécuritaire du Nigeria, selon des analystes, après des décennies de passivité des pouvoirs publics, incapables de trouver une solution à une guerre pour les ressources qui attise les haines identitaires.

    Le conflit est désormais plus meurtrier que l’insurrection du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est: selon un rapport de l’International Crisis Group publié fin 2017, plus de 2.500 personnes ont été tuées dans les violences pastorales en 2016 .

    « Si rien n’est fait urgemment, les choses vont empirer », prévenait fin novembre le cabinet SBM Intelligence, affirmant que son « pire scénario » était en train de se « matérialiser ». Les premiers jours de janvier lui ont donné raison, avec au moins 80 personnes massacrées dans le seul Etat de Benue (centre).

    Le conflit séculaire pour l’appropriation des terres entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires s’est mué en une lutte âpre pour les ressources, provoquée par la sécheresse et la désertification dans le nord du Nigeria et plus largement au Sahel, qui obligent les pasteurs à migrer vers le Sud.

    La rapide croissance démographique du pays, qui compte déjà 180 millions d’habitants et devrait devenir le troisième pays le plus peuplé au monde d’ici à 2050, selon l’ONU, aggrave la situation face à des pouvoirs publics inertes depuis des décennies.

    « L’appareil sécuritaire nigérian a échoué lamentablement, créant un environnement qui encourage les éleveurs à utiliser la violence pour accéder à la propriété privée pour le pâturage pendant que les fermiers recourent à l’auto-défense pour protéger leurs terres », analyse SBM Intelligence.

    Les tensions sont particulièrement vives dans le centre du Nigeria, vaste région fertile où les éleveurs et leurs troupeaux – le pays compte près de 135 millions de têtes de bétail – sont accusés de faire incursion dans les fermes et de saccager les cultures.

    Abandon de l’Etat

    La dernière loi qui prévoyait l’établissement de routes de transhumance et des zones de pâturage réservées aux éleveurs date de 1965 et n’a quasiment jamais été appliquée.

    Au contraire, la multiplication des foyers de peuplement et l’expansion des grandes exploitations agricoles freinent leur mobilité, explique Ibrahim Thiaw, directeur exécutif adjoint de l’agence des Nations unies pour l’Environnement (Unep).

    Le cas nigérian n’est pas unique, selon cet ancien ministre mauritanien de l’Agriculture: « La majorité des pays ouest-africains ont toujours accordé la priorité à l’agriculture malgré l’importance de l’élevage dans la création d’emplois et l’économie (6 à 8% du PIB nigérian) ».

    « Cela date des administrations coloniales, qui privilégiaient l’exploitation agricole pour les besoins de la métropole. Mais après les indépendances, les Etats africains ont été incapables d’intégrer le pastoralisme et d’investir davantage dans ce secteur ».

    Sous pression, l’administration du président Muhammadu Buhari a mis sur pied la semaine dernière un comité chargé de créer des réserves ou ranchs de plusieurs milliers d’hectares dédiés à l’élevage afin d’éviter les confrontations avec les agriculteurs.

    Mais le projet suscite de fortes résistances, notamment dans certains Etats du centre (Benue, Taraba, Ekiti) qui ont adopté récemment des législations bannissant le pâturage libre sur leur territoire.

    Instrumentalisation politique

    Plus grave encore, le conflit prend une tournure identitaire et religieuse, accentuant la fracture entre un nord principalement musulman et un sud à majorité chrétienne.

    Depuis des semaines, des responsables politiques multiplient les diatribes violentes contre les éleveurs – composés à 90% de Peuls musulmans – accusés de « massacrer les chrétiens » ou de vouloir « islamiser de force » les régions où ils sont minoritaires.

    « Il y a beaucoup d’amalgames et l’instrumentalisation du conflit à des fins politiques (à l’approche des élections générales prévues l’an prochain) est très dangereuse », estime Tog Gang, responsable de la gestion des conflits pour l’ONG Mercy Corp au Nigeria.

    De nombreux éleveurs sédentarisés qui vivaient en bonne entente avec les communautés agricoles depuis des décennies se retrouvent ainsi pris pour cibles, alors qu’ils n’ont parfois rien à voir avec les violences, affirme-t-il.

    La présidence a attribué dimanche les récentes attaques de Benue à des jihadistes de Boko Haram infiltrés dans les rangs des éleveurs. Mais selon la plupart des observateurs, les nomades armés et violents sont souvent des transhumants venus des pays voisins comme le Cameroun, le Tchad ou le Niger à la fin de la saison des pluies.

    Dans l’Etat de Benue, frontalier du Cameroun, de nombreux pasteurs ne font que passer et « détruisent tout car ils n’ont pas tissé de liens avec les communautés indigènes », contrairement aux Peuls sédentarisés, explique M. Gang.

    Ces derniers mois, des dizaines de milliers de personnes ont fui leurs villages par peur de nouvelles violences liées aux transhumances, abandonnant leurs champs tandis que de nombreux cheptels ont été décimés, détruisant dans les deux cas leurs seuls moyens de subsistance.

    Source: maliactu.net


    24/01/18 - Ile-de-France: un appel d'offres lancé pour 250 à 1.000 bus électriques

    La RATP et Ile-de-France Mobilités ont annoncé mercredi le lancement d'un appel d'offres pour l'achat de 250 à 1.000 bus électriques destinés au réseau de transport en commun de la région parisienne.

    Il s'agit du "plus important appel d'offres d'Europe pour l'achat de bus électriques", ont affirmé le principal opérateur de transports publics de la région parisienne et l'autorité organisatrice régionale, dans un communiqué commun.

    Ce marché représente un "montant maximum" de 400 millions d'euros.

    L'appel d'offres porte sur des "bus électriques standards" de 12 mètres dont les premiers exemplaires de "série" devront être livrés fin 2020.

    "Cette consultation a pour objectif de lancer le renouvellement massif du parc bus de la RATP avec 100% de bus propres d'ici 2025", selon le communiqué.

    Paris et la Région parisienne veulent ainsi devenir "une référence mondiale du transport public urbain routier très bas carbone", avec un objectif "à terme" de "deux tiers de bus électriques et un tiers de bus au biogaz".

    La flotte RATP compte actuellement 4.700 bus, donc 800 bus hybrides, 140 bus bioGNV et 74 bus électriques.

    Il s'agit du "premier appel d'offres massif de bus électriques" pour les transports en commun d'Ile-de-France, qui ont déjà passé quelques achats de bus électriques "dans le cadre d'expérimentations" conduites entre 2015 et 2017, a précisé à l'AFP un porte-parole de la RATP.

    La RATP a testé jusqu'à présent des matériels de sept constructeurs: les français Heuliez, Bolloré et NTL-Alstom, le franco-chinois Dietrich Carebus-Yutong, le chinois BYD, l'espagnol Irizar et le polonais Solaris.

    Des enquêtes ont été menées auprès des voyageurs et des conducteurs pour recueillir leurs avis.

    La ligne de bus 341 de la RATP est déjà 100% électrique, avec 23 bus en circulation. Les lignes 115 et 126 sont en train de recevoir 10 véhicules chacune pour tester de nouvelles technologies de bus électriques, selon la RATP.

    Source: information.tv5monde.com avec l'AFP


    Mardi 23/01/18 - Australie: 39 millions d'euros débloqués pour la grande barrière de corail

    39 millions d'euros pour lutter contre une étoile de mer dévoreuse de corail, c'est la mesure annoncée lundi 22 janvier par le gouvernement australien dans le cadre de la préservation de la grande barrière de corail, joyau naturel inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco menacé par le réchauffement climatique. Un geste toutefois jugé insuffisant par les organisations de défense de l'environnement.

    Le plus vaste ensemble corallien de la planète, qui s'étend sur 345 000 km carrés le long des côtes australiennes, est menacé de disparition. Plusieurs facteurs sont à l'œuvre : la hausse de la température de l'eau, les rejets des activités agricoles et industrielles, et la prolifération de l'acanthaster pourpre, une étoile de mer surnommée couronne d'épines, qui dévore le corail.

    Le budget débloqué lundi doit permettre de lutter contre cette prolifération et d'aider les agriculteurs à limiter les ruissellements qui la favorisent.

    Préserver les récifs de corail est un enjeu majeur : ils représentent 0,1 % de la surface totale des océans, mais concentrent 25% de la faune marine.

    L'Australie devrait dépenser près d'1,5 milliard d'euros sur 10 ans pour sauver sa grande barrière. La semaine dernière le pays a lancé un appel aux scientifiques du monde entier.

    Différents projets sont déjà à l'étude comme l'installation de ventilateurs sous-marins pour faire remonter les eaux froides vers les coraux. Mais pour de nombreux chercheurs et associations de défense de l'environnement, Canberra doit avant tout revoir sa copie sur la lutte contre le réchauffement climatique, et notamment réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

    Source: www.rfi.fr/science


    Lundi 22/01/18 - La marée noire en mer de Chine triple de taille en quatre jours

    Le récent naufrage d'un pétrolier iranien a entraîné un largage massif de pétrole dans la mer de Chine. Selon le gouvernement chinois, les nappes d’hydrocarbures constitutives de "la marée noire" s'étalent désormais sur 332 km².

    Selon le gouvernement chinois, les nappes d'hydrocarbures déversées suite au naufrage du pétrolier iranien Sanchi en mer de Chine, le 14 janvier 2018, ont triplé de superficie en quatre jours. L'ampleur des dégâts a été évaluée par l'Administration Nationale des Océans grâce aux images satellites du 21 janvier au soir : trois nappes distinctes d'hydrocarbures s'étalent aujourd'hui sur 332 km2. Quatre jours auparavant, la marée noire n'était large que de 100 km2. Cette dispersion est dû aux vents et aux courant marins remontant vers le Nord, qui menace potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises. Le ministre des Transports a indiqué la présence de 11.000 tonnes de condensats sur le navire lors de la collision avec un cargo. A cela viennent s'ajouter près de 1.000 tonnes de diesel lourd stockés dans les moteurs. Pour l'heure, il est difficile de savoir si la totalité de ces polluants ont été déversés dans les eaux. L'incident a également coûté la vie à trente 30 marins Iraniens et deux Bangladais. Seuls trois corps ont été récupérés.

    Un désastre écologique ?

    Cet incident majeur touche de plein fouet la biodiversité locale selon Greenpeace. L'association protectrice de l'environnement estime que la pollution aura un impact sur le cycle reproductif de plusieurs espèces maritimes, notamment celle des cétacés migrateurs, auxquelles appartiennent la baleine à bosse et la baleine grise. Ironie de la situation : les pêcheurs ne semblent pas pour autant abattus par la nouvelle. "Vu qu'il n'y a déjà plus beaucoup de poissons dans la région, de toute façon...", confie l'un d'eux à l'AFP.

    En effet, la mer de Chine orientale est célèbre pour son eau extrêmement polluée depuis longtemps. Triste à dire, mais pour Richard Steiner, spécialiste des marées noires basé en Alaska, cette marée noire n'est qu'une goutte de pétrole de plus dans un océan de polluants. Il explique à l'AFP qu' "à chaque jour qui passe, beaucoup plus de pollution arrive en mer de Chine orientale en provenance de Yangsté (plus long fleuve de Chine) et des autres fleuves que ce que ne représente la marée noire de Sanchi". Toujours selon lui, les préoccupations pour la Chine sont d' "arriver à nettoyer cet environnement horriblement pollué" à long terme. La mer de Chine a une superficie de 3,5 millions de km².

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Hannibal Watchi


    22/01/18 - Emissions de gaz à effet de serre: la France a raté ses objectifs en 2016

    La France, qui se veut l'un des fers de lance de la lutte contre le réchauffement climatique, n'a pas respecté ses objectifs, selon des estimations du ministère de la Transition écologique. En cause, notamment : les secteurs du transport et du bâtiment.

    La France a raté son année 2016 en ce qui concerne la lutte contre le réchauffement ? Paris n'a en effet pas tenu ses objectifs d'émissions de gaz à effet de serre cette année-là, selon un bilan provisoire publié lundi 22 janvier par le ministère de la Transition écologique. Ce dernier estime que ces résultats qui "appellent à une réaction".

    Après avoir atteint "sans marge" son objectif de 2015, la France a émis 463 millions de tonnes de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) en 2016, soit 3,6% de plus que ce qui était prévu. Le dérapage vient essentiellement des secteurs du transport et du bâtiment. Les émissions ont toutefois baissé de 15,3% par rapport à leur niveau de 1990. Voici ce qu'il faut retenir de ces premières estimations.

    Comment expliquer ce raté ?

    Cet écart entre l'objectif et la réalité s'explique essentiellement par des éléments conjoncturels, comme le faible prix des produits pétroliers, qui a "incité à la consommation", et l'indisponibilité de certaines centrales nucléaires "qui a provoqué un recours accru aux centrales" à charbon et à gaz, selon le document mis en ligne par le ministère. "Certains indicateurs sectoriels s'écartent dès 2015 de la trajectoire", notamment dans le bâtiment et les transports, relève-t-il.

    Il s'agit du "premier écart à la trajectoire" définie dans la "stratégie nationale bas carbone", qui fixe chaque année un "budget carbone" à respecter afin d'atteindre une baisse de 27% des émissions de gaz à effet de serre en 2028 par rapport à 2013, et -75% d'ici à 2050.

    Ces résultats impliquent que la France "ne peut pas avoir un regard prétentieux" vis-à-vis du reste du monde, a estimé le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. "Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions", a-t-il dit lundi lors de ses vœux à la presse. "Un renforcement des actions apparaît donc nécessaire pour rester en phase avec nos objectifs", indique le ministère.

    D'où viennent les émissions de gaz à effet de serre ?

    Les émissions de gaz à effet de serre françaises proviennent essentiellement des transports (29%), de l'agriculture (20%) et du bâtiment (19%), et tous ont engendré plus d'émissions que ce qu'ils auraient dû. La palme revient au secteur du bâtiment, dont les émissions sont globalement stables depuis 1990, mais ont dérapé de 11% par rapport à l'objectif en 2016, les ménages ayant eu plus recours aux énergies carbonées pour le chauffage.

    Dans les transports, les émissions sont 6% supérieures à ce qui était attendu et en hausse de 12,4% depuis 1990, et elles sont 3% trop élevées dans l'agriculture. A l'inverse, celles issues de l'industrie sont globalement conformes aux attentes grâce au développement de "nouvelles technologies de production", mais aussi parce que le secteur industriel français est en crise, et produit moins. Enfin, les émissions venues de l'énergie et des déchets sont inférieures au plafond prévu.

    Comment rectifier le tir ?

    Le ministère de la Transition écologique met en avant les mesures de son Plan climat pour améliorer la performance française.

    Le gouvernement a décidé d'accélérer la montée en puissance du prix du carbone, de soutenir le remplacement des véhicules qui rejettent beaucoup de gaz à effet de serre par des véhicules moins pollueurs, ou encore de renforcer la rénovation énergétique des bâtiments. La "stratégie nationale bas carbone" doit être révisée cette année, notamment pour y inclure l'objectif ambitieux de neutralité carbone à l'horizon 2050.

    Source: www.francetvinfo.fr avec l'AFP


    22/01/18 - Changement climatique: et si on disait la vérité sur le CO2 ?

    Et si on disait la vérité à propos du CO2 : il n’est nullement pollueur, bien au contraire.

    On pourrait croire, s’agissant d’un domaine qui entraîne pour la collectivité nationale des dépenses qui se chiffrent par dizaines de milliards d’euros chaque année et obèrent lourdement son développement, que la France aurait cherché à se forger sa propre opinion sur le dossier du changement climatique.

    Il n’en est rien.

    Sans les soumettre à aucune analyse critique, et en ne donnant la parole qu’aux tenants des thèses officielles, notre pays n’a écouté que les affirmations émanant des Nations-Unies et de leurs prolongements.

    LE CO2, MAUVAIS POUR LA PLANÈTE ?

    Celles-ci nous assurent depuis 30 ans qu’il est prouvé que les émissions de CO2 imputables aux activités humaines bouleversent le climat, et qu’il serait possible de réduire massivement celles-ci.

    Notre pays a suivi le syllogisme qui a cours et qui repose sur trois étapes :
    - Les émissions globales de CO2 conduisent la planète et l’humanité à une catastrophe sans précédent.
    - Cette perspective est insupportable.
    - Les moyens de réduire les émissions planétaires de CO2 existent donc nécessairement.
    Le raisonnement a toutes les apparences de la logique, mais il est en réalité un sophisme qui mène depuis un quart de siècle l’opinion mondiale et beaucoup de dirigeants sur une voie sans issue.

    Car il n’existe aucun moyen de réduire les émissions globales de CO2.

    Telle est la conclusion sans appel de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE). Compte tenu des projets des pays en développement, 80% de l’énergie utilisée sur la planète continuera à provenir des hydrocarbures au milieu du présent siècle. Les mêmes rapports de l’AIE montrent que, pour réduire les émissions globales de CO2, il faudrait que les pays pauvres deviennent encore plus pauvres, ce qu’ils refusent évidemment et serait de surcroît moralement inadmissible.

    Telle a aussi été la conclusion de la Fondation Nicolas Hulot elle-même à la veille de la Conférence de Paris de 2015 (COP 21), qui a constaté avec effarement que, loin d’être divisées par deux d’ici 2050 comme le demandait le GIEC, les émissions mondiales allaient continuer à augmenter au cours des décennies à venir (Réf. : Fondation Nicolas Hulot : Thermomètre des engagements. 29 octobre 2015).

    ÉMISSIONS DE CO2 : L’AVENIR ENTRE LES MAINS DES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT
    C’est que l’avenir en ce domaine n’est plus entre les mains des pays développés. L’Union européenne émet chaque année 3 milliards de tonnes de CO2 sur un total mondial de 34, et c’est là marginal en regard des 3000 milliards présentes dans l’atmosphère.

    Même si l’Union européenne supprimait entièrement ses émissions, ce qui est impossible, il n’en résulterait aucun impact significatif sur la masse présente au-dessus du globe à la fin du siècle.

    Depuis la Conférence de Paris, les pays en voie de développement qui sont désormais très majoritaires au sein des émissions planétaires, ont certes lancé de grands programmes d’énergies renouvelables.

    Mais ils continuent imperturbablement à construire par ailleurs des centrales électriques à charbon ou à gaz par centaines, marché dont l’industrie française s’est retirée à tort, et à développer leurs industries et leurs parcs de véhicules terrestres, maritimes ou aériens qui ne peuvent se passer d’hydrocarbures. Ils veulent en effet avant tout sortir leur population de la pauvreté et bien souvent de la mort elle-même, et ils ont besoin pour cela d’énergie fiable et permanente.

    La question se pose alors de savoir pourquoi ces faits incontestables et incontestés ne sont jamais pris en compte par la quasi-totalité des institutions internationales et nationales qui traitent du climat.

    CLIMAT VS ÉNERGIE

    La réponse tient en large part à la spécialisation qui caractérise notre époque. Le dossier est uniquement abordé sous l’angle du climat et non de l’énergie. Ce sont des spécialistes du climat qui y agissent, et qui ignorent ou veulent ignorer le fait que leurs demandes de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont irréalistes, comme le montre chaque année l’échec de toutes les « COP » depuis un quart de siècle.

    C’est la raison pour laquelle les climatologues français et étrangers les plus connus refusent de répondre lorsqu’on leur demande si leurs recommandations de réduction des émissions mondiales de CO2 sont possibles. Ils arguent qu’ils ne sont pas spécialistes de l’énergie et que ce n’est pas leur problème…

    Telle est aussi la raison pour laquelle, après avoir consulté plus de 1000 experts du secteur énergétique, le GIEC a honteusement travesti leurs conclusions pour affirmer (sic) « que 80% de l’énergie nécessaire à l’humanité pourraient être fournis par les énergies renouvelables au milieu du siècle », alors que l’Agence Internationale de l’Énergie estime ce pourcentage à 5% au mieux !

    3 VÉRITÉS SUR LE CO2

    La prise en compte de la réalité, c’est-à-dire de l’impossibilité d’agir significativement sur l’évolution de la masse de CO2 qui sera présente dans l’atmosphère d’ici la fin du siècle conduit à jeter un regard neuf sur le dossier du climat en posant un certain nombre de questions.

    1° Puisque l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère est inéluctable, allons-nous véritablement à la catastrophe ?

    Il est heureusement permis d’en douter très fortement. Cette teneur est particulièrement faible à l’échelle des temps. Pour parler chiffres, elle se situe actuellement à 400 parties par million soit 0,04 % ou si l’on préfère une molécule sur 2500 ! Elle était quatre fois plus forte à l’ère jurassique où la vie prospérait grâce à une végétation luxuriante, et même 15 fois plus forte à l’ère cambrienne. Certes l’élévation actuelle de la température terrestre depuis 150 ans existe. Mais elle n’excède pas un degré par siècle, sans rapport avec les prévisions apocalyptiques du GIEC.

    2° L’accroissement en cours de la teneur en CO2 est-il vraiment négatif ? N’est-il pas lié à des phénomènes bénéfiques pour l’humanité ?

    Pour les pays en développement, la corrélation entre l’accroissement des émissions de CO2 et la sortie de la pauvreté est évidente et prouvée par les publications de la Banque Mondiale.

    Par ailleurs, l’augmentation en cours de la teneur en CO2 de l’atmosphère accroît fortement les rendements agricoles du fait de la photosynthèse.

    Plus de CO2, c’est moins de pauvreté, moins de morts, et moins de famine sur la planète.

    3° S’agissant plus particulièrement des pays développés, la prise de conscience qu’il est impossible d’agir significativement au niveau mondial sur le CO2 atmosphérique ne leur permettrait-elle pas des économies ?

    À nouveau la réponse est positive. Le Grenelle de l’environnement avait chiffré pour la France à 2% du PIB les dépenses non justifiées par ailleurs à consentir pour agir sur le climat. Les dépenses correspondantes s’élèvent à plus encore aujourd’hui.

    Dans le seul domaine de l’électricité, les subventions déguisées aux énergies renouvelables représentent 7 milliards d’euros par an et il est choquant de constater que de telles politiques ne sont mises en œuvre que parce que la vérité est cachée à la population.

    Lorsqu’on dit aux Français la vérité, c’est-à-dire que leur facture d’électricité va s’accroître au moins de 40% du fait des énergies renouvelables, 68% déclarent qu’il faut arrêter leur développement (sondage IFOP).

    Angela Meckel a aussi été trompée, et le surcoût y est de 23 milliards d’euros par an pour les consommateurs allemands d’électricité, sans aucun effet positif de surcroît sur les émissions de CO2.

    Au niveau mondial, il est étonnant de constater enfin que les investissements dans les énergies renouvelables intermittentes excèdent désormais ceux de l’industrie automobile.

    Pour en revenir à notre seul pays, l’abandon de la fiction qu’il lui serait possible d’agir sur le CO2 mondial permettrait des économies massives. La politique actuelle est très grave pour notre industrie. Et les paysages sont défigurés, au seul profit des promoteurs.

    Bien entendu, il faut agir pour l’environnement. Mais à bon escient, et pas en gaspillant sans effet l’argent public ou privé.

    L’alarmisme qui règne au sujet du climat apparaît en définitive être une psychose collective dûment organisée mais infondée, analogue à celles auxquelles se heurtèrent en leur temps, Galilée, Newton, Darwin, Pasteur, Wegener et bien d’autres lorsqu’ils se dressèrent contre des idées unanimement reçues que les siècles suivants ont tournées en dérision et fait tomber dans l’oubli.

    Source: www.contrepoints.org - Auteur: Christian Gérondeau, membre du conseil consultatif académique d’un think tank britannique climato-sceptique, le Global Warming Policy Foundation. Dernier livre paru : « Le CO2 est bon pour la planète », L’Artilleur, 2017


    22/01/18 - Réchauffement climatique: les sceptiques de l’Oklahoma

    Aux États-Unis, le climatoscepticisme a son territoire : l’Oklahoma. Un État coincé entre le Texas et le Kansas, bourré de champs de pétrole et de gaz de schiste. Là-bas, on refuse de croire que l’homme provoque le réchauffement climatique. Le temps, les éléments, c’est Dieu qui les commande.

    Woodward, dans l’Oklahoma. Ici, 30 % des habitants ne croient pas au dérèglement climatique. C’est là que se concentre le plus fort taux de climatosceptiques aux États-Unis. Randall Gabrel est à la tête de B&G Productions, une entreprise lucrative, mais pas vraiment écologique: il exploite des puits de pétrole.

    Surprenantes théories

    Le pétrole a beau être, derrière le charbon, l’énergie la plus polluante, Randall développe des théories contraires qui feraient bondir les scientifiques : "Si vous me demandez d’enlever mes puits et de mettre des éoliennes à la place, moi je vous dirais que par définition les turbines des éoliennes changent le climat, parce qu’elles freinent le vent. Est-ce que c’est vraiment mieux ? Si l’homme est le responsable du réchauffement, ce n’est peut-être pas si mal, parce qu’une planète froide est morte, alors que si elle est chaude, on pourrait toujours convertir la chaleur en énergie et en vie", estime-t-il. Pas sûr que cette théorie résiste à l’épreuve des faits, mais qu’importe, Randall ne compte pas abandonner ses puits de pétrole installés ici depuis bien longtemps et qui ne lui réclament que peu d’entretien.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    22/01/18 - En Alberta, la fracturation hydraulique provoque plus de séismes

    Une étude, publiée le 19 janvier dans la revue Science, fait le lien entre la quantité de fluides injectés lors de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste et les séismes au Canada.

    Que dit l’étude ?

    Une nouvelle étude, publiée vendredi 19 janvier dans Science, confirme le lien entre le processus d’extraction des hydrocarbures non conventionnels et les tremblements de terre au Canada. Menée sur 300 puits de la région de Fox Creek, dans la province de l’Alberta, au centre du pays, cette recherche statistique montre qu’à partir de plus de 10 000 m³ de fluides injectés dans un puits, la pression est telle que les séismes se déclenchent.

    Attention toutefois, les chercheurs canadiens précisent qu’il faut aussi tenir compte de la géologie du sous-sol. La même quantité d’eau injectée ailleurs qu’à Fox Creek n’aura peut-être pas les mêmes effets. Mais dans tous les cas, il existerait pour chaque sous-sol un « volume maximum injectable » avant de provoquer un séisme.

    Le perfectionnement des techniques d’injection, qui permet d’envoyer de plus gros volumes de fluides, expliquerait ainsi la hausse du nombre de séismes alors même que la fracturation hydraulique existe depuis des décennies.

    Comment la fracturation hydraulique peut-elle enclencher des séismes ?

    Ce n’est pas tant l’étape de fracturation proprement dite, lorsqu’on injecte des fluides pour « casser » la roche du sous-sol et libérer des hydrocarbures, qui peut générer des tremblements de terre. Le problème vient après.

    « Processus lent et profond, la fracturation hydraulique ne provoque que des microruptures non ressenties en surface, défend François Cornet, géophysicien à l’université de Strasbourg. Par contre, lorsqu’on extrait les hydrocarbures de cette façon, remonte également à la surface une « eau sale », laquelle est ensuite réinjectée dans le sol car inutile et va accentuer la pression. »

    Dans la région de l’Alberta, cette injection de gros volumes liée à d’importantes exploitations s’est produite sur des zones proches de failles géologiques, poursuit le chercheur. « Le problème n’est donc pas la fracturation hydraulique elle-même mais le volume d’eau et la géologie régionale. »

    Quelle est la situation au Canada ?

    Les chercheurs canadiens se sont concentrés sur la région de Fox Creek, car la fracturation hydraulique y est pratiquée depuis 2010 par plusieurs compagnies qui exploitent le gisement de schiste bitumineux de Duvernay. Et avant 2013, aucun séisme n’avait été enregistré dans la région, malgré l’utilisation de cette technique.

    Depuis 2013 par contre, des centaines de tremblements de terre, de magnitudes comprises entre 2 et 3 le plus généralement, sont enregistrés dans la province. En janvier 2016, un séisme de magnitude 4,8 a eu lieu, provoquant la suspension temporaire des exploitations. Le tremblement de terre, dans cette région peu peuplée, n’avait fait aucune victime.

    Source: |www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement - Rédaction: Audrey Dufour


    22/01/18 - Guyane. Fortes contaminations au plomb et au mercure en Guyane

    La Guyane est touchée par une nouvelle contamination au plomb sur l'ensemble de son terriroite, selon deux enquêtes épidémiologiques.

    Deux enquêtes épidémiologiques rendues publiques à Cayenne font état d'une contamination nouvelle au plomb sur l'ensemble de la Guyane, et du maintien de l'intoxication au mercure dans les villages autochtones de l'intérieur.

    « On suspectait une imprégnation élevée » au mercure en Guyane, a indiqué jeudi Audrey Andrieu de la cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire), lors de la restitution publique d'une enquête inédite sur la contamination au plomb en Guyane, « Guyaplomb », menée de 2015 à 2017 sur près de 600 jeunes Guyanais de moins de 6 ans.

    Au final, avec 22,8 µg/l (microgrammes de mercure par litre de sang) en Guyane, « la moyenne géométrique est plus élevée » que la moyenne nationale (15 µg/l) ou qu'en Martinique (19,8 µg/l) ou en Guadeloupe (20,7 µg/l), a-t-elle expliqué. Le seuil de déclaration obligatoire auprès des organismes médicaux est de 50 µg/l de sang.

    Les causes en cours d'étude

    Les premières détections de plomb remontent à 2011 à Charvein, lieu-dit proche de la commune de Saint-Laurent-du-Maroni (est). « Depuis Charvein, on avait peu de données sur le saturnisme à l'échelle guyanaise même si on suspectait une imprégnation élevée au-delà de cette zone géographique », a ajouté Mme Andrieu.
    La CIRE a précisé que les causes de cette intoxication étendue « sont encore en cours d'étude », mais de fortes suspicions pèsent sur une cause alimentaire.

    Les cas de saturnisme sont « plus importants chez les garçons et les enfants sous CMU » (couverture maladie universelle) et « sur le littoral guyanais ». Néanmoins, à Camopi et Trois-Sauts, villages amérindiens sur le fleuve Oyapock, frontalier avec le Brésil, les taux sont très élevés. A Camopi, 16 enfants sur 20 prélevés ont une plombémie supérieure à 50 µg/l.

    Le saturnisme, nocif chez les jeunes

    Le saturnisme est particulièrement nocif chez les jeunes avec des effets neurologiques, rénaux et hématologiques.

    Une autre étude épidémiologique a confirmé le maintien de la forte surimprégnation du mercure chez les autochtones du Haut Maroni, zone du Parc amazonien de Guyane, qui vivent à plusieurs heures de pirogue et d'avion du littoral.

    « En 2012, le taux d'imprégnation était considérable pour plus de la moitié de la population » du Haut Maroni, selon le docteur Rémy Pignoux, en charge de l'étude menée de 2012 à 2017.

    Aujourd'hui, selon lui, sur les 300 femmes enceintes et jeunes enfants suivis, « 87 % des femmes présentent un risque au niveau foetal » pouvant engendrer des « malformations définitives » et « 40% des enfants » sont contaminés à plus de 5 µg/l.

    Source: www.ouest-france.fr/region-guyane


    Dimanche 21/01/18 - Pétrolier Sanchi: plusieurs nappes de pétrole constatées au large de la Chine

    Plusieurs nappes de pétrole ont été constatées en mer de Chine orientale, près du site où un pétrolier iranien a coulé il y a une semaine, selon l'Administration nationale des Affaires océaniques (ANAO) de Chine.

    Selon un communiqué publié samedi par l'administration, une nappe de pétrole de quatre kilomètres de long et de 400 mètres de large a été signalée à environ cinq kilomètres au sud-est de la position du pétrolier.

    Plusieurs nappes de pétrole de différentes tailles ont également été observées au nord-ouest du site.

    Des données satellitaires ont révélé trois nappes de pétrole d'une superficie totale d'environ 200 kilomètres carrés dans la zone surveillée, dont la plus grande mesurait environ 164,2 kilomètres carrés.

    L'ANAO continuera de surveiller la situation et de fournir des mises à jour, selon le communiqué.

    Le pétrolier Sanchi, battant pavillon panaméen, transportait 113.000 tonnes de pétrole brut léger. Il est entré en collision avec le cargo CF Crystal immatriculé à Hong Kong, à environ 300 kilomètres à l'est de l'estuaire du fleuve Yangtsé le 6 janvier et a coulé le 14 janvier.

    Ses 32 membres d'équipage, 30 Iraniens et deux Bangladais, ont disparu.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Samedi 20/01/18 - Sauvetage du pétrolier Sanchi : la Chine a fait tout son possible

    La Chine a fait tout ce qui était en son pouvoir dans le cadre du sauvetage du pétrolier Sanchi, a affirmé vendredi un responsable.

    Une dizaine de navires ont été mobilisés dans les opérations chaque jour, a indiqué Zhi Guanglu, un responsable du ministère chinois des Transports, lors d'une conférence de presse.

    "Comme il n'y a jamais eu d'incident similaire dans l'histoire, nous n'avons pas de pratique ni d'expérience de sauvetage à suivre, ce qui a supposé de grandes difficultés pour les opérations de secours, mais sauver des vies est notre première priorité", a noté M. Zhi.

    Les forces locales de sauvetage des provinces du Shandong et du Zhejiang ont travaillé main dans la main avec celles du Japon et de la République de Corée dans les recherches couvrant plus de 8.800 kilomètres carrés de mer, a-t-il ajouté.

    "Nous poursuivrons les enquêtes en accord avec les traités et lois internationaux, et maintiendrons des contacts étroits avec toutes les parties", a promis M. Zhi, ajoutant que la Chine inviterait des professionnels et toutes les parties concernées à assister en tant que témoins à la restauration de l'enregistreur de données de navigation.

    Le pétrolier Sanchi, battant pavillon panaméen, transportait 113.000 tonnes de pétrole brut léger en provenance de l'Iran. Il est entré en collision avec le cargo CF Crystal immatriculé à Hong Kong le 6 janvier, à environ 300 kilomètres à l'est de l'estuaire du fleuve Yangtsé.

    Ses 32 membres d'équipage, 30 Iraniens et deux Bangladais, ont été portés disparus.

    Source: Agence de presse Xinhua


    20/01/18 - Bouilloires, micro-ondes, grille-pain... Ces ennemis de l'environnement

    Bouilloires, fours à micro-ondes ou grille-pain... le petit électro-ménager affecte aussi l'environnement, et les usagers peuvent facilement contribuer à réduire cet impact, souligne une étude parue dans la revue Science of the Total Environment.

    Dans l'Union européenne, l'électricité nécessaire au fonctionnement de quelque 130 millions de fours à micro-ondes ajoute chaque année 7,7 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, autant que huit millions de voitures, révèle une étude publiée dans la revue Science of the Total Environment.

    Ajoutez 150 millions d'aspirateurs, 144 millions de bouilloires et plus de 100 millions de sèche-cheveux pour la seule Europe, et l'empreinte carbone de tous ces appareils devient significative, note l'auteur principal, Alejandro Gallego-Schmid, chercheur à l'Université de Manchester.

    L'électricité, en partie produite par des combustibles fossiles (40 % de l'électricité européenne provient du charbon et du gaz; 70 % dans le reste du monde), « a l'impact le plus fort, » explique-t-il.

    Des gestes simples à prendre au quotidien

    Pour autant, en attendant que les énergies renouvelables se développent, beaucoup peut déjà être fait par l'usager pour limiter l'impact de ses usages quotidiens. D'abord économiser de l'énergie. « On fait en moyenne chauffer, dans nos bouilloires, 50 % d'eau en trop par rapport à nos besoins, » dit Alejandro Gallego-Schmid. « Avec 144 millions de bouilloires dans l'Union, la marge de progrès est énorme ».

    De la même manière, les usagers font généralement tourner leurs micro-ondes plus longtemps que nécessaire pour cuire ou réchauffer les aliments.

    De nouvelles régulations peuvent aussi limiter la puissance -- et la consommation d'énergie -- des appareils. Par exemple, depuis septembre, les aspirateurs les plus gourmands en énergie sont bannis de l'UE : au nom de l'efficacité énergétique, un réglement européen limite la puissance électrique des nouveaux modèles à 900 W (contre 1 600 W auparavant) -- ce qui ne signifie d'ailleurs pas moindre performance.

    Un quart des émissions de CO2 lié à la fabrication

    Par ailleurs un quart des émissions de CO2 produites par ce petit électro-ménager est lié à sa fabrication et 6 % aux matières premières, note l'étude, qui relève l'importance de régulations futures sur l'usage des ressources, la durée de vie des produits, le recyclage et la gestion des déchets.

    Selon une enquête citée dans l'étude, l'analyse de 100 fours à micro-ondes abandonnés dans un point de collecte a montré que 50 étaient encore en état de marche et que les 50 autres pouvaient être facilement réparés.

    Source: www.ouest-france.fr/environnement avec l'AFP


    20/01/18 - Fessenheim: le calendrier de fermeture précisé en avril

    "Au mois d'avril ou au mois de mai, quand je vais revenir (en Alsace), le calendrier sera beaucoup plus précis". C'est ce qu'a assuré à la presse Sébastien Lecornu à l'issue de sa visite de la centrale de Fessenheim. Sur place depuis jeudi 18 janvier pour préparer la fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises entrée en service en 1978, le secrétaire d'Etat reviendra à Colmar pour la réunion du comité de pilotage les 12 et 13 avril. Le calendrier de la fermeture de la centrale et de son démantèlement seront discutés à cette occasion.

    "Le calendrier reste celui qui est donné par EDF, puisque c'est EDF qui maîtrise le calendrier de démarrage de Flamanville", a-t-il précisé, affirmant souhaiter avoir en avril « une situation complètement clarifiée sur le devenir de chacun des personnels qui appartiennent au monde des sous-traitants de cette centrale".

    Un gâchis industriel pour le maire de Fessenheim

    Ce samedi matin, Sébastien Lecornu est arrivé à la centrale vers 08H00 et "a fait plusieurs étapes, notamment à la salle des machines et d'autres installations", accompagné du maire de Fessenheim, Claude Brender, de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, et du député (LR) de la circonscription, Raphaël Schellenberger.

    "Le sens de sa visite est d'avoir un échange sur la situation de la centrale et d'une manière globale sur la politique énergétique du pays", a indiqué son entourage.

    Selon Claude Brender, "il n'y avait quasiment personne sur le site, on a croisé quelques salariés".

    "C'était utile qu'il vienne quand même pour se rendre compte de l'installation, que ce n'est pas une vieille installation. Elle est encore tout à fait en capacité de fonctionner de longues années, a réagi le maire samedi auprès de l'AFP. C'est un véritable gâchis industriel", a-t-il regretté.

    Des pistes franco-allemandes

    Alors que les 800 salariés d'EDF devraient être reclassés au sein du groupe, l'une des priorités de l'Etat concerne en effet les 330 emplois liés à la sous-traitance. "Sur cette question, la réponse sera franco-allemande", a expliqué Sébastien Lecornu hier vendredi lors de l'installation à la préfecture de Colmar d'un comité de pilotage sur la reconversion du site. Une cellule spécifique traitera avec les salariés, "au cas par cas", en collaboration avec l'Allemagne "qui a besoin de ce genre de profil", a-t-il précisé. Le site génère également 2.000 emplois indirects et induits.

    Les représentants syndicaux avaient jugé "constructive" leur première rencontre jeudi avec le secrétaire d'Etat, qui avait néanmoins été chahuté par une trentaine de manifestants à son arrivée jeudi à la mairie, dont il a dit comprendre le désarroi et la colère.

    Lors d'une réunion vendredi avec des élus locaux, les services de l'État, des représentants d'EDF, des associations et des acteurs économiques français et allemands, il a esquissé "des pistes opérationnelles" pour assurer une reconversion du site "vers des activités durables et prometteuses".

    Une harmonisation des conditions fiscales" entre le territoire autour de Fessenheim et la zone limitrophe du Bade-Wurtemberg sera également opérée.

    L'Etat s'est engagé à "neutraliser les pertes fiscales" des collectivités locales concernées qui se montent à quelque 14 millions d'euros.

    Un délégué interministériel nommé sous quinze jours
    Le secrétaire d'Etat a annoncé un prochain appel à projets dans les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien...) pour "ouvrir une nouvelle page de l'histoire industrielle de l'Alsace".

    Les discussions ont "ouvert des perspectives" pour une partie du Haut-Rhin et de l'Alsace, a estimé le président de la région Grand Est, Jean Rottner.

    "On s'est fait une raison, il faut maintenant travailler à apporter une nouvelle ambition pour le territoire".

    Des pistes variées seront soumises "dans les prochains jours" aux membres du gouvernement et un délégué interministériel sera nommé "sous quinzaine" pour suivre le dossier. Un dossier emblématique de l'enclenchement de la transition énergétique française.

    Source: www.latribune.fr - Rédaction: Dominique Pialot


    20/01/18 - Chinon: grand exercice à la centrale nucléaire

    La Force d’action rapide du nucléaire a testé sa réactivité, cette semaine à la centrale de Chinon. Un exercice simulant un séisme a mobilisé de gros moyens.

    Même si la centrale de Chinon n’est pas dans une zone à haut risque sismique, la sécurité en matière nucléaire ne tolère aucun laxisme, et impose que tout soit prévu, jusqu’au plus improbable. C’est la philosophie qui a présidé, au lendemain de Fukushima, à la création de la Farn, ou Force d’action rapide du nucléaire. Force spéciale s’il en est, elle doit pouvoir intervenir en moins de 24 heures sur tout site nucléaire français gravement accidenté.

    Pour cela, la Farn est déployée dans quatre bases régionales (Dampierre, Paluel, Bugey et Civaux), sous l’autorité d’un état-major commun. Soit une organisation qui se veut la plus réactive possible, ce qui entraîne le déclenchement d’exercices fréquents, comme ce fut le cas cette semaine, de lundi à vendredi sur le site d’Avoine.

    Partant de l’hypothèse d’un soudain séisme impactant les unités de production du site, l’exercice a permis de tester la coordination entre la Farn et la centrale de Chinon, ainsi que leur capacité à faire face à une situation d’urgence.

    Tester le dispositif

    Environ soixante-dix équipiers, venus des quatre bases régionales, étaient présents pour cet exercice. Sans compter l’appui des pompiers du Sdis 37 et autres équipes de secours.

    Cela a permis aux équipiers de la Farn de maintenir leurs compétences et de tester leurs capacités d’intervention.

    Différentes activités ont été déployées, ainsi que de nombreux moyens d’intervention telles que la mise en œuvre de matériels de pompage au niveau de l’aéroréfrigérant tranche 3, la mise à l’eau d’une barge de franchissement sur la Loire avec l’appui du Sdis 37 pour l’aspect sécuritaire, l’installation d’une base arrière à l’extérieur du CNPE, la mise en œuvre d’une vingtaine de véhicules, etc.

    Des moyens spécialisés et des équipements de haute technologie ont été déployés et testés. Comme des surveillances du site, via des survols de drones au-dessus des zones les plus sensibles, ou encore des opérations de pompage dans le canal d’amenée. Mais également le positionnement de balises environnementales et leurs tests dans les communes des cinq kilomètres du périmètre PPI (Plans particuliers d’intervention).

    Chaque partie de l’exercice était aussi observée pour en tirer tous les enseignements utiles. Même si, à première vue, l’exercice s’est bien déroulé, il est toujours intéressant de viser toujours une efficacité maximale.

    Source: www.lanouvellerepublique.fr - Rédaction: Patrick Goupil


    20/01/18 - Pile à combustible, l’avenir du chauffage ?

    La raréfaction des énergies fossiles pousse les fabricants à chercher des alternatives en matière de chauffage. L’utilisation de l’hydrogène est l’une d’entre elles.

    L’industrie automobile prépare activement sa mue en proposant de plus en plus de véhicules électriques ou hybrides. Certaines marques ont également développé des modèles qui fonctionnent à l’hydrogène, également appelés véhicules électriques à pile à combustible.

    Le secteur du chauffage n’est pas en reste et propose également des systèmes fonctionnant à l’hydrogène. Le principe chimique est relativement simple, il s’agit d’une électrolyse inversée.

    Avec un catalyseur

    Une pile à combustible produit un courant électrique et de la chaleur à partir d’O² (dioxygène) et de H² (dihydrogène). La réaction chimique entre ces deux éléments ne produit aucune pollution, le seul rejet produit est du H²O (de l’eau). En outre, l’oxygène et l’hydrogène sont très abondants sur notre planète.

    Toute médaille a cependant son revers, car pour initier cette réaction chimique, il faut un catalyseur. Or, jusqu’à présent, un métal rare, le platine, est utilisé pour la fabrication du catalyseur. Les réserves mondiales de platine sont assez limitées et estimées à une soixantaine d’années, une durée assez longue qui devrait permettre aux scientifiques de trouver d’autres solutions.

    En attendant les avancées techniques pour voir à plus long terme, les piles à combustible sont aujourd’hui une alternative intéressante aux systèmes traditionnels. Il faut néanmoins souligner que les piles à combustible, telles qu’elles sont conçues aujourd’hui, ont besoin de gaz, donc une énergie fossile dans la plupart des cas, pour fonctionner. Le gaz peut néanmoins aussi être renouvelable, à l’image du biométhane par exemple.

    Avec le soutien de l’Europe

    Le développement des piles à combustible nécessite de lourds investissements. L’Europe, consciente des enjeux énergétiques futurs, a lancé de 2012 à 2017, un vaste programme de soutien en recherche et développement sous le nom de ENE FIELD.

    Mille unités de production combinée de chaleur et d’électricité ont été installées dans 12 États membres dans le but de récolter des données et donc de déterminer le potentiel exact de cette technologie. Certains fabricants ont cependant pris une longueur d’avance et commercialisent déjà des systèmes de chauffage à base d’une pile à combustible. Parmi les pionniers sur le marché, nous pouvons notamment citer Vaillant, Viessman ou encore Elugie. D’autres fabricants devraient leur emboîter le pas.

    Une centrale à domicile

    La pile à combustible est à ce jour le système de microcogénération le plus efficace sur le marché. Elle fonctionne en fait comme une petite centrale à domicile puisqu’elle produit à la fois de la chaleur et de l’électricité.

    Dans une centrale, il est nécessaire de transporter l’électricité vers le consommateur via un réseau, ce qui engendre des pertes de l’ordre de 20%. Avec une pile à combustible à domicile, il n’y a aucune perte, l’électricité produite est consommée sur place. Selon les puissances utilisées, il est possible de produire jusqu’à 80% de son électricité.

    La mini-centrale à domicile a également des effets positifs sur l’environnement, les spécialistes estiment que les émissions de CO2 sont réduites de 50% par rapport à une production traditionnelle. Il est difficile de dire si la pile à combustible va se généraliser dans les prochaines années, un des freins principaux étant son coût d’achat.

    Source illustrée: www.lavenir.net - Rédaction: Dominique Nuydt


    20/01/18 - La Chine a trouvé un nouveau moyen de lutter contre la pollution

    Un purificateur d'air géant, installé en Chine, a réussi à épurer une zone de plus de 10 km2 en l'espace de quelques mois, a annoncé le journal South China Morning Post.

    D'après les résultats préliminaires, cette sorte d'aspirateur installée à Xian, dans le nord-ouest de la Chine, aurait réussi à améliorer la qualité de l'air au cours des derniers mois, a affirmé le South China Morning Post. Les responsables du projet soulignent que l'installation, qui rappelle une tour haute de 100 mètres, n'a pas de «semblable» dans le monde.

    Le purificateur fonctionne sur la base de serres construites autour. Celles-ci aspirent l'air pollué qui, réchauffé par l'énergie solaire, monte à travers la tour en traversant de nombreuses couches de filtres purifiants avant de ressortir au sommet.

    Le journal rappelle que Xian est l'une des 10 villes les plus polluées de Chine. À l'issue d'un contrôle sur les lieux, les inspecteurs de l'Institut de l'environnement de l'Académie chinoise des sciences ont établi qu'en l'espace de plusieurs mois la tour avait réussi à épurer une zone de plus de 10 km2 et à produire plus de 10 millions de mètres cubes d'air pur par jour depuis sa mise en exploitation.

    Source illustrée: fr.sputniknews.com


    20/01/18 - Fausses nouvelles. La science en pâtit aussi

    La Terre serait plate, l'homme ne serait pas responsable du dérèglement climatique, les Américains ne seraient jamais allés sur la Lune... En sciences aussi, les fausses nouvelles ont la vie dure. Scientifiques et journalistes spécialisés s'interrogent sur les moyens de lutter contre la désinformation.

    Face à la montée en puissance des fausses nouvelles (« fake news »), les scientifiques et les journalistes spécialisés s'alarment. Dans le domaine du climat, « on doit faire face à une volonté délibérée de manipuler l'opinion publique, les décideurs », estime la climatologue Valérie Masson-Delmotte, invitée récemment d'un colloque organisé, à Paris, par plusieurs sociétés savantes et l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI).

    Des « marchands de doute »

    Ceux que ce membre du groupe d'experts sur le climat de l'Onu (Giec) appelle les « marchands de doute » cherchent essentiellement, selon elle, à limiter la régulation environnementale. Mais les motivations des pourvoyeurs de fausses nouvelles ne sont pas qu'économiques, elles peuvent être religieuses, idéologiques ou parfois plus personnelles comme un besoin de notoriété. Ce qui entraîne la persistance, notamment sur internet, de théories scientifiquement invalidées, parfois encore prises pour argent comptant par le grand public. Pour le journaliste spécialisé Nicolas Chevassus-au-Louis, les fausses informations, qu'elles soient de nature scientifique ou pas, « procèdent d'une même rhétorique ». « Tout commence par semer le doute. La méthode la plus au point consiste à mettre en cause les supposées incohérences de la version officielle, s'attacher à un minuscule détail et en faire des tonnes », détaille-t-il. Le fameux : « Tu ne trouves pas ça bizarre, toi, que l'Antarctique ne semble pas fondre ? » Suit, ensuite, la mise en place de « versions alternatives » comme le fait que le dérèglement climatique pourrait être lié à l'activité solaire (et non à l'homme, comme la majorité des scientifiques l'a établi). Il ne leur reste plus, ensuite, selon ce journaliste, qu'à convaincre que leur « version alternative » est la vraie, avec des témoignages de personnalités et des publications dans des revues dont la présentation prend l'apparence de celle de la science (appelées les « revues prédatrices »).

    Articles « accrocheurs »

    La désinformation scientifique est, de plus, facilitée par une certaine confusion dans le grand public entre une démarche scientifique, produite sur la base d'une analyse exhaustive, rigoureuse et vérifiable, et une opinion. « Nous avons tous une responsabilité, l'éducation, les médias, les chercheurs et les organismes de recherche sur le fait de ne pas réussir à enseigner cette différence », explique Valérie Masson-Delmotte. « En 2017, 33 % des articles de presse anglophone sur le climat les plus populaires sur internet contenaient des informations fausses », assure le climatologue Emmanuel Vincent. Pour le créateur du site climatefeedback.org, qui permet aux scientifiques de donner leur avis sur la crédibilité d'articles de presse, il est devenu important pour les journalistes d'« apparaître sur Google ou Facebook » et donc de fournir des articles « plus accrocheurs qu'avant ». Ce que Valérie Masson-Delmotte appelle « la tentation du "Paris Match de la science" », qui parfois génère des informations en décalage avec le contenu du travail scientifique. De plus, vu l'immense masse des publications scientifiques, peu parviennent jusqu'au grand public. « Ce biais de communication peut donner une vision très parcellaire », explique-t-elle, comparant le climat à un tableau impressionniste dont le public ne verrait que quelques touches de couleurs. Elle pointe également du doigt le décalage entre le temps de la production de connaissances scientifiques et le temps de l'actualité.

    Des « entraînement médias »

    Ainsi, en septembre, quand des ouragans ont touché l'Atlantique, les médias ont cherché à savoir si ces phénomènes extrêmes étaient liés au changement climatique. Une réponse impossible à donner sur le moment mais depuis, plusieurs études sont parues. Or « ces résultats scientifiques, quelques mois après l'événement, n'ont eu qu'une place très limitée dans les médias », regrette Valérie Masson-Delmotte. Des impératifs auxquels s'ajoute la vraie difficulté pour les médias généralistes de relayer, dans l'urgence, des résultats de recherches souvent très complexes en trouvant un expert pertinent. Certains chercheurs suivent d'ailleurs maintenant des cours d'"entraînement médias" pour s'exprimer de façon plus simple et ainsi réussir à mieux partager le fruit de leur travail.

    Source: www.letelegramme.fr


    Vendredi 19/01/18 - Climat: le satellite CFOSat étudiera le vent et les vagues à la surface de l'océan

    Un satellite franco-chinois sera lancé à l'automne prochain depuis la Chine. Il embarquera notamment un radar français chargé de mesurer la direction et la longueur d'onde des vagues. Cela permettra peut-être de mieux comprendre le dérèglement climatique.

    CFOSat (China-France Oceanography SATellite) décollera de la base de lancement chinoise dans la province du Sichuan en novembre prochain. C'est une fusée "Longue Marche" (c'est le nom des lanceurs de l'empire du Milieu) qui le positionnera en orbite à 500 kilomètres au-dessus de notre tête.

    Il fera un tour complet de la Terre en une heure trente. Il lui faudra quatorze jours pour scruter l'intégralité des mers et des océans. Évidemment il va faire de nombreuses fois le tour du globe terrestre. Les deux instruments qu'il emporte pourront ainsi collecter un maximum de données.

    Il y aura d'abord Swim, conçu par des ingénieurs français. Ce radar sera en charge de la mesure des vagues (leur hauteur, leur direction, leur longueur d'onde). Le radar chinois Scat récoltera et transmettra l'intensité et la direction des vents.

    Anticiper les événements extrêmes

    Le but avec CFOSat, c'est de mieux étudier les échanges et les interactions entre l'océan et l'atmosphère dont on sait qu'ils ont un rôle important dans le changement climatique.

    Avec le satellite franco-chinois, il sera possible d'affiner encore mieux les prévisions météorologiques marines. L'apport de nouvelles données devrait permettre d'anticiper les événements extrêmes, comme les cyclones et les tempêtes.

    CFOsat est prévu pour travailler au minimum trois ans. Il durera certainement plus longtemps. Plus il transmettra de nouvelles données, meilleurs seront les résultats qu'on tirera de ses observations.

    Source: www.rtl.fr/actu/environnement - Rédaction: Sophie Joussellin et Loïc Farge


    19/01/18 - La Côte d'Ivoire perd 200.000 hectares de forêts chaque année

    La Côte d'Ivoire est confrontée à une réduction drastique de sa couverture forestière, liée essentiellement à une exploitation anarchique et incontrôlée, a indiqué vendredi à Abidjan le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Alain-Richard Donwahi, lors d'une rencontre avec des experts.

    Selon M. Donwahi, la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, perd près de 200.000 hectares de forêts chaque année.

    "De 16 millions d'hectares de forêts au début du siècle, les superficies résiduelles de forêts représentaient, en 2015, moins de 3,4 millions d'hectares, soit un rythme de dégradation avoisinant 200.000 hectares par an", a-t-il précisé.

    Il a ainsi plaidé pour une synergie d'actions pour une gestion durable des forêts du pays dont la destruction a atteint "des proportions inquiétantes".

    De son avis, il faut accroître les ressources forestières du pays, et pour cela, il importe de mener des actions fortes contre la déforestation.

    Le ministre a ainsi appelé les experts à approfondir les réflexions et à oeuvrer pour une cohabitation intelligente de l'agriculture et de la forêt.

    Il a fait état d'une approche visant à faciliter la consolidation du rôle de tous les acteurs nationaux dans le développement de stratégies et de mécanismes pour la gestion durable des forêts.

    L'exploitation forestière abusive, clandestine et illégale constitue une préoccupation pour le gouvernement ivoirien.

    Dans sa lutte contre le fléau, le gouvernement ivoirien a décidé de réprimer tout acte de déforestation.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Jeudi 18/01/18 - Les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées, selon l'ONU

    "Les années 2015, 2016 et 2017 sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées", a annoncé, jeudi, l'agence météorologique de l'ONU, qui s'alarme du rythme "exceptionnel" du réchauffement climatique planétaire.

    Les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées et le rythme du réchauffement climatique planétaire constaté durant cette période est "exceptionnel", a averti l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée de l'ONU, jeudi 18 janvier.

    "Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle, et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l'Arctique, ce qui aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau de la mer et les régimes météorologiques dans d'autres régions du monde.", a relevé le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas.

    Sous l'effet d'un puissant Nino (phénomène connu pour pousser à la hausse la moyenne mondiale des températures, qui vient tous les trois à sept ans affecter températures, courants et précipitations), 2016 se trouve en tête de liste avec 1,2°C de plus qu'à l'époque préindustrielle (1880-1900). L'année 2017 décroche le record de l'année sans Nino la plus chaude jamais constatée.

    D'après les dernières données, l'OMM a constaté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1 °C celle de l'époque préindustrielle. Les experts indiquent qu'il est quasiment impossible de départager ces deux années car la différence de température est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d'erreur statistique.

    Source: www.france24.com avec l'AFP


    18/01/18 - Sanchi: une marée noire en train de se former en mer de Chine orientale

    En mer de Chine orientale, près des côtes japonaises, le pétrolier iranien Sanchi, qui a sombré le weekend dernier après avoir en été en proie à un terrible incendie, continue de déverser sa cargaison. Une gigantesque marée noire, grande comme Paris, est en train de se former. Sur place, des équipes tentent de contenir l'ampleur de la catastrophe.

    Vue du ciel, c'est une nappe gigantesque qui s'étend à la surface de l'eau. Au total, selon l'administration chinoise des océans, elle mesurerait plus de 100 km2.

    Le pétrolier iranien qui a sombré dimanche dernier transportait 136 000 tonnes d'hydrocarbures légers, et presque la totalité de sa cargaison se serait échappée.

    Selon certains experts, les risques environnementaux sont moins graves que pour du pétrole lourd. Mais la situation pourrait s'aggraver si les 1 000 tonnes de mazout, qui alimentaient les machines du pétrolier, venaient à être à leur tour libérées.

    C'est la priorité des autorités maritimes chinoises. Elles vont déployer des robots sous-marins pour explorer les eaux de l'épave.

    A la surface, des navires chinois, coréens et japonais tentent de nettoyer les fuites d'hydrocarbures. Mais un responsable des autorités maritimes de Shanghai a reconnu que la tâche était très difficile.

    A cette catastrophe écologique s'ajoute un drame humain : sur les 32 membres d'équipage du navire, seuls trois corps sans vie ont été récupérés. Il n'y a aucun espoir de trouver des survivants et les opérations de recherche ont été interrompues.

    Source illustrée: www.rfi.fr Rédaction: Angélique Forget, correspondante à Shanghai


    18/01/18 - Record de raccordements en 2017 pour l’éolien en France

    France Energie Eolienne annonce ce jour un record de capacités éoliennes installées et raccordées en 2017 : 1 692,05 MW. La filière éolienne atteint ainsi 13 760,35 MW de puissance installée au 31 décembre 2017, soit l’équivalent de la consommation en électricité d’environ 11 millions de ménages en France.

    Pour Olivier Perot : « Avec près de 1 700 MW raccordés en 2017, France Energie Eolienne est très confiante sur l’atteinte des 15 000 MW à fin 2018 (objectifs PPE). L’important maintenant est de nous tourner vers l’avenir et les objectifs PPE 2023-2028 qui doivent être ambitieux pour l’énergie éolienne. Il est clair que, compte-tenu des volumes de projets actuellement en cours de développement, la filière dispose d’assez d’éléments pour viser la fourchette haute des objectifs PPE 2023 avec plus de 26 000 MW d’éolien terrestre et 3 200 MW d’éolien offshore ».

    Source: fee.asso.fr


    18/01/18 - Suivre le niveau marin en Polynésie durant les six derniers millénaires

    Des chercheurs du CNRS et d’Aix-Marseille Université ont reconstitué les variations du niveau marin dans le Pacifique au cours des six derniers millénaires grâce à des datations à haute résolution de microatolls coralliens1. Leur objectif : mieux connaitre les niveaux marins passés, et notamment le rôle de la calotte polaire, pour mieux comprendre l’influence de l’Homme aujourd’hui. Ils ont montré qu’en Polynésie, le niveau de la mer s’est élevé pendant 6 000 ans jusqu’à atteindre un pic à plus de 90 centimètres il y a 4 000 ans, avant de refluer, il y a environ 1 000 ans, jusqu’à son niveau actuel. Ils ont également mis en évidence des périodes de stabilité, entrecoupées de périodes marquées par des changements climatiques plus abrupts, comme par exemple une instabilité de la calotte antarctique il y a 5 000 ans. Ces variations auraient été gouvernées par des mouvements de la croûte terrestre et des flux des eaux de fonte suite à la dernière déglaciation, dont la fin s’est avérée beaucoup plus tardive que prévu. Les chercheurs souhaitent désormais étudier des microatolls coralliens beaucoup plus jeunes, d’environ 200 ans, afin de mieux comprendre l’influence de l’Homme et d’affiner les modèles de prévision de la hausse du niveau des mers. Ces travaux ont fait l’objet d’un article publié le 18 janvier 2018 dans Nature communications.

    Source: CNRS


    18/01/18 - Un premier salon du climat à Genève

    Le premier salon international du climat se tiendra à Genève - Palexpo, du 6 au 8 avril 2018. Ce salon sera dédié aux technologies et solutions industrielles les plus innovantes dans la protection du climat et la réduction des émissions de carbone.

    Il regroupera les professionnels du secteur qui présenteront leurs technologies et leur savoir-faire dans les domaines de l’énergie, du bâtiment, de la mobilité, de l’économie circulaire, de la mitigation climatique et dans les autres services associés.

    Dans le cadre du salon, de nombreuses conférences seront données. Parmi les orateurs de renom figurent notamment Bertrand Piccard, les Professeurs Thomas Stocker, physicien et climatologue suisse et Martin Beniston, climatologue professeur à l'Université de Genève et vice-président de l’un des groupes de travail du Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), prix Nobel de la paix 2007, ainsi que Barbara Ryan, directrice de la structure intergouvernementale Group on Earth Observations (GEO).

    Ateliers pour des gestes concrets
    La question de la réalisation concrète d’actes pratiques et accessibles face à la problématique du réchauffement climatique est plus que jamais d’actualité et s’adresse à tout un chacun. Ainsi, une vingtaine d’ateliers sont également au programme du salon mondial du climat.

    Entre autres, l’atelier international sur la valorisation des déchets alimentaires mettra en exergue des éléments clés liés aux défis techniques et juridiques en matière de valorisation des déchets alimentaires.

    La question de l’impact du réchauffement climatique sur les océans sera, quant à elle, traitée dans le cadre d’un deuxième atelier avec la participation de Geomar, l’un des plus grands centres de recherche marine.

    Par ailleurs, la problématique incontournable des énergies renouvelables fera elle aussi l’objet d’un atelier à part entière. Programme complet des ateliers à consulter sur http://www.climateshow.ch/fr/ateliers/.

    Source: www.lacote.ch


    Mercredi 17/01/18 - En Chine, la marée noire est désormais aussi grande que Paris

    C’est une pollution maritime sans précédent dans la zone. Le naufrage d’un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a en effet généré en surface quatre nappes d’hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris​, a annoncé Pékin, qui se prépare à descendre des robots sur l’épave.

    Le Sanchi, qui transportait 136.000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré ce dimanche après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai.

    Le pétrolier a coulé à 115 mètres de profondeur

    L’organisme gouvernemental s’efforce de « maîtriser l’avancée de la marée noire et d’évaluer son impact écologique sur l’environnement marin », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Mardi, l’Administration des océans avait fait état d’une marée noire vaste de 69 km2, à laquelle s’ajoutait une pollution « sporadique » répartie sur 40 km2.

    Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur, a annoncé mercredi le ministère des Transports, ajoutant que des « robots sous-marins seront déployés pour explorer les eaux de l’épave ».

    Pas de nappe en surface mais un nuage toxique qui flotte entre deux eaux

    Seuls trois corps ont été récupérés sur les 32 membres d’équipage (30 Iraniens et deux Bangladais se trouvaient à bord du Sanchi). Il n’y a aucun espoir de retrouver des survivants et les opérations de recherche ont été interrompues. En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1.000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

    A la différence du brut, les condensats, une fois rejetés en mer, ne forment pas une nappe en surface, mais plutôt un nuage toxique qui flotte entre deux eaux. A ce titre, Pékin se veut rassurant sur les conséquences écologiques du naufrage, faisant valoir également que la marée noire est relativement éloignée des côtes.

    Source + vidéo: _www.20minutes.fr avec l'AFP


    Mardi 16/01/18 - Mer de Chine: menace de marée noire historique après le naufrage d'un pétrolier

    La pire marée noire depuis près de trente ans a sans doute lieu en ce moment à l'est de la Chine, au large de Shanghai. Une collision entre un pétrolier et un cargo a eu lieu il y a dix jours. Une énorme nappe d'hydrocarbure est en train de s'échapper dans la mer.

    C'est un pétrolier iranien qui a percuté un cargo chinois, le 6 janvier. Le "Sanchi" a pris feu, 32 marins ont disparu. Ils étaient iraniens et bangladais. Ils sont sans doute morts dans l'incendie très impressionnant du bateau.

    Comme le pétrolier brûlait, au départ les autorités chinoises ont dit qu'il n'y avait pas de risque de marée noire, car le pétrole allait disparaître avec la combustion. Il y a eu, pendant une semaine, d'immenses flammes à la surface de la mer. Puis la catastrophe : le bateau a fini par couler dimanche 14 janvier.

    Le pétrolier a dérivé dans les eaux japonaises, donc il y aura peut-être un peu plus de transparence dans les informations. Il a coulé avec sa cargaison. Il contenait trois fois plus d'hydrocarbure que l'Exxon Valdez, qui avait entraîné l'une des pires marées noires de l'histoire en Alaska en 1989.

    Nuage toxique pour la faune et la flore

    Ce bateau iranien transportait, pour le compte d'une filiale de Total, un hydrocarbure particulier. Ce sont des condensats. C'est du gaz qui devient liquide au contact du froid. Il reste à mi hauteur : il ne remonte pas à la surface, il ne coule pas.

    Tout ce qui nage va être touché. Les condensats vont former un nuage toxique dans la mer. Ils risquent d'empoisonner les baleines, les tortues, les poissons et le plancton. Lundi 15 janvier, la nappe d'hydrocarbure faisait plus de 100 kilomètres carrés (20 kilomètres de long).

    Dans l'une des plus grandes zones de pêche chinoise, selon Greenpeace, ce pourrait être aussi une catastrophe pour les pêcheurs.

    Source: www.rtl.fr - Rédaction: Virginie Garin et Loïc Farge


    16/01/18 - L'Australie lance un SOS pour sauver la grande barrière de corail

    L'Australie, impuissante face à la dégradation de la Grande Barrière de corail, a lancé un appel aux scientifiques du monde entier, leur promettant des centaines de milliers d'euros pour trouver des solutions pour protéger ce joyau.

    Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, la Grande barrière s'étend sur environ 345.000 km2 le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. Elle a récemment subi plusieurs épisodes sans précédent de blanchissement de ses coraux, un phénomène dû au réchauffement climatique. Mais ses récifs sont également menacés par l'acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux, par les activités industrielles ou agricoles.

    Quête de solutions d'urgence

    Mardi 16 janvier 2018, le gouvernement australien a annoncé une enveloppe de deux millions de dollars australiens (1,2 million d'euros) pour aider les chercheurs qui auraient des idées pour sauver la Grande Barrière. "Il faut une réflexion à la hauteur de l'importance du problème", a déclaré le ministre australien de l'Environnement Josh Frydenberg. "Il faut se rappeler du fait que les solutions peuvent provenir de partout." Il a dit que cette enveloppe serait mise à disposition des "plus grands esprits scientifiques, industriels, économiques, innovants et entrepreneuriaux".

    "Les solutions peuvent être diverses, de la réduction de l'exposition des coraux aux facteurs de perturbation physique en passant par le renforcement des taux de régénération des coraux par la culture de larves attirant d'autres espèces marines importantes", a poursuivi le ministre. Jusqu'à 250.000 dollars australiens pourront être alloués dans une phase initiale de faisabilité, au cours de laquelle les chercheurs pourront tester la viabilité technique et commerciale de leurs propositions pendant six mois. Plus d'une proposition devrait être acceptée à ce stade, a indiqué le gouvernement. Un million de dollars australiens iront au meilleur projet pour la "preuve du concept", la phase où les chercheurs développent et testent leur solution pendant une période allant jusqu'à 12 mois.

    Le blanchissement des coraux est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l'eau, qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Les récifs peuvent s'en remettre si l'eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste. Or la Grande Barrière a connu quatre épisodes graves de blanchissement ces 20 dernières années, en 1998, 2002, 2016 et 2017.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement avec l'AFP


    Lundi 15/01/18 - Lutte contre la pollution responsable de plus de 12 millions de décès par an

    L’ONU-Environnement et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont convenu d’un nouveau partenariat de grande envergure pour accélérer les mesures visant à réduire les risques pour la santé attribuable à la pollution de l’environnement qui causent environ 12,6 millions de décès par an.

    La semaine dernière à Nairobi (Kenya) Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, ont signé un accord visant à intensifier les actions conjointes de lutte contre la pollution atmosphérique, le changement climatique et la résistance aux antimicrobiens, ainsi qu’ à améliorer la coordination sur la gestion des déchets et des produits chimiques, la qualité de l’eau et les questions liées à l’alimentation et à la nutrition. La collaboration comprend également la gestion conjointe de la campagne de plaidoyer BreatheLife visant à réduire la pollution de l’air aux bénéfices du climat, de l’environnement et de la santé.

    Accord le plus important depuis 15 ans

    Bien que les deux organismes collaborent dans divers domaines, il s’agit de l’accord officiel le plus important conclu depuis plus de 15 ans sur des mesures conjointes touchant l’environnement et la santé.

    « Il est urgent que nos deux organismes collaborent plus étroitement pour s’attaquer aux menaces vitales qui pèsent sur la durabilité de l’environnement et du climat - fondements de la vie sur cette planète. Ce nouvel accord reconnaît cette réalité tangible », a déclaré M. Solheim de l’ONU-Environnement.

    Il a ajouté : « La plupart de ces décès se produisent dans les pays en développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine où la pollution de l’environnement a le plus d’impacts sur la santé. »

    La nouvelle collaboration crée un cadre plus systématique pour des recherches conjointes, la mise au point d’outils et de lignes directrices, le renforcement des moyens, le suivi des objectifs de développement durable, des partenariats mondiaux et régionaux et le soutien aux forums régionaux sur la santé et l’environnement.

    « Vers une planète sans pollution »

    Les deux organismes élaboreront un programme de travail commun et tiendront une réunion annuelle de haut niveau pour évaluer les progrès accomplis et formuler des recommandations en vue de poursuivre la collaboration.

    La collaboration OMS-ONU Environnement fait suite à une déclaration ministérielle sur la santé, l’environnement et le changement climatique appelant à la création d’une coalition mondiale « Santé, environnement et changement climatique », lors de la conférence annuelle de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Marrakech (Maroc), la COP 22, en 2016.

    Pas plus tard que le mois dernier, sous le thème général « Vers une planète sans pollution », l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement qui réunit les ministres de l’environnement du monde entier, a adopté une résolution sur l’environnement et la santé, a appelé à des partenariats élargis avec les agences de l’ONU appropriées et les partenaires concernés, ainsi qu’à un plan de mise en œuvre pour lutter contre la pollution.

    Source: www.temoignages.re


    15/01/18 - La météo extrême en Europe liée aux fluctuations du courant-jet

    L'augmentation récente des phénomènes météorologiques extrêmes en Europe est liée à des anomalies du courant-jet (jet stream) polaire de l'Atlantique Nord, estime une équipe internationale de scientifiques.

    La chercheuse Valerie Trouet, de l’Université de l’Arizona, aux États-Unis, et ses collègues européens ont reconstitué l’historique de ce courant-jet depuis 300 ans, en analysant les anneaux de croissance d'arbres au Royaume-Uni et dans des pays du nord-est de l'Europe.

    Nous avons constaté que le positionnement du courant-jet de l'Atlantique Nord durant l’été a été un puissant moteur d’extrêmes climatiques en Europe au cours des 300 dernières année précise Valerie Trouet.

    Les chercheurs ont ainsi pu établir que les fluctuations croissantes de la trajectoire du courant-jet de l'Atlantique Nord depuis les années 1960 coïncidaient avec des événements météorologiques extrêmes en Europe, comme :
    - des vagues de chaleur;
    - des sécheresses;
    - des incendies;
    - les inondations.

    Des perturbations plus fréquentes

    Les données des trois dernières décennies permettent de déterminer que les oscillations entre les positions nord et sud du courant-jet sont plus fréquentes depuis la seconde moitié du 20e siècle.

    Depuis 1960, les scientifiques remarquent une augmentation du nombre d’années durant lesquelles le courant-jet se situe dans une position extrême, et cette augmentation est sans précédent.

    Les chercheurs ont notamment observé que lorsque le courant-jet de l’Atlantique Nord se trouve dans la position extrême nord, les îles britanniques et l'Europe occidentale connaissent une vague de chaleur estivale, tandis que le sud-est de l'Europe subit de fortes pluies et des inondations.

    Et lorsqu’il se trouve à l’extrême sud, la situation est inversée : l'Europe occidentale connaît d’intenses pluies et des inondations et le sud-est des températures très chaudes accompagnées de chaleurs et de feux de forêt.

    Les vagues de chaleur et la sécheresse qui sont liées au courant-jet s’ajoutent aux températures associées au réchauffement de la planète. C'est un double coup dur.

    Même situation en Amérique du Nord

    En outre, les événements météorologiques extrêmes observés l’été dernier dans le Midwest américain sont également associés à des mouvements extrêmes du courant-jet, écrivent les auteurs dans leur étude publiée dans la revue Nature Communications.

    « Le froid extrême et la neige de cet hiver dans le nord-est de l'Amérique du Nord et la chaleur et la sécheresse extrêmes en Californie et dans le Sud-Ouest américain sont liées à la position hivernale du courant-jet de l’océan Pacifique Nord », explique Valerie Trouet.

    Les chercheurs veulent maintenant retracer le trajet du courant-jet de l'Atlantique Nord jusqu'à 1000 ans dans le passé après avoir découvert de vieux arbres dans les Balkans et dans les îles britanniques.

    Les chercheurs veulent aussi reconstituer plus en détail la trajectoire du courant-jet du Pacifique Nord.

    Source: Radio-Canada - Rédaction: Alain Labelle


    15/01/18 - Afrique, Asie: le réchauffement climatique entraîne une hausse des mariages précoces

    La hausse des unions d'enfants ou d'adolescents dans des pays africains et asiatiques représente une conséquence majeure du réchauffement climatique. Sans actions concrètes, le nombre de mariages précoces pourrait plus que doubler et atteindre, dans toute l’Afrique, 310 millions d’ici à 2050. D’après le démographe américain, Roger-Mark De Souza, les filles seront les première impactées.

    Le réchauffement climatique engendre une nouvelle génération d’enfants mariés. C’est ce que révèle une remarquable enquête, menée par Gethin Chamberlain pour le compte de l’hebdomadaire Britannique The Observer (article en anglais). A première vue, ce lien entre dérèglement du climat et mariages précoces peut surprendre.

    Pour tout profane en matière d’environnement, les premières conséquences du réchauffement planétaire venant à l’esprit, portent davantage sur la fonte de la banquise, l’élévation du niveau des mers, ou encore les menaces d’extinction qui pèsent sur les espèces animales et végétales.

    Un crise réelle et croissante

    Pourtant de nombreux experts mettent en garde contre « cette crise réelle et croissante » des effets du climat sur les mariages des jeunes filles et des fillettes. Phénomène dont on prend la mesure à la lecture des nombreux témoignages saisissants de ces jeunes filles et ces parents, vivant dans les pays les plus vulnérables au changement climatique.

    Le journaliste Gethin Chamberlain nous emmène en effet en immersion dans les villages du Sud du Malawi à ceux de la côte du Mozambique. Il y observe que « pour de plus en plus de filles, la manifestation la plus palpable du réchauffement climatique est le bébé qu’elles tiennent dans leur bras ». Si, bien sûr, dans certains pays le poids de la tradition influe sur le nombre de mariages précoces, le changement climatique les encourage fortement.

    Je n’ai jamais eu le désir de me marier à ce jeune âge. Je voulais aller à l'école.

    Carlina, 13 ans

    L’augmentation des températures, les pluies moins prévisibles, exacerbent en effet la sécheresse et les inondations qui dévastent les champs et emportent avec elles toutes les récoltes. Résultats dramatiques : les revenus des agriculteurs s’amenuisent et nombre de parents se retrouvent contraints de donner leur fille à marier. Une bouche en moins à nourrir. Une enfant retirée de l’école. C’est le destin de milliers de filles. Comme Carlina, 13 ans. Elle rêvait de devenir sage-femme et plaçait la scolarité au centre de sa vie, avant d’être contrainte au mariage précoce.

    « Je n’ai jamais eu le désir de me marier à ce jeune âge, confie-t-elle à The Observer. Je voulais aller à l'école. Mais j'ai été forcée par mon père. Notre famille n'ayant pas assez de nourriture pour survivre. Mon père a accepté une proposition de mariage parce qu'il ne pouvait pas non plus me soutenir pour aller à l'école. » Carlina a donné naissance à un premier enfant, un garçon, décédé peu de temps après, faute de pouvoir financer des soins hospitaliers.

    Des filles et des parents contraints

    « Ce n'était pas mon choix de la marier, assure son père, Carlitos Camilo, toujours dans l'hebdomadaire britannique. Avant de donner Carlina à marier, l'homme de 49 ans subvenait aux besoins de sa famille par la pêche et l'agriculture. Puis, le temps s’est déréglé et il n'y avait plus de poisson. S’il « était capable de nourrir » ses enfants, il « ne l'aurait pas poussée à se marier si jeune ». « Regarde mes autres filles, poursuit-il. Elles ont grandi, elles sont allées à l'école, elles se sont mariées à un âge normal. » Il arrive aussi que certaines filles renoncent elles-mêmes à suivre leur scolarité et décident, contre l’avis de leurs ascendants, de se marier pour s’extraire à l’extrême pauvreté.

    Hausse de + de 50 % des mariages précoces
    D’après les chiffres rapportés dans The Observer, « en 2015, le Fonds des Nations Unies pour la population estimait que 13,5 millions d'enfants se marieraient avant l'âge de 18 ans – soit 37 000 mariages d'enfants tous les jours - dont 4,4 millions avant 15 ans. Dans toute l'Afrique, l'Unicef ​​a prévenu en 2015 que le nombre total d'enfants mariés pourrait plus que doubler pour atteindre 310 millions d'ici 2050, si les tendances actuelles se poursuivent ». Ce que confirme le démographe américain Roger-Mark De Souza dans un entretien qu’il nous a accordé (lire ci-dessous). Selon lui, le changement climatique sert d’intensificateur des risques pesant sur les femmes, en exposant celles-ci à de nouvelles et différentes menaces en Afrique mais aussi dans certains pays d’Asie.

    Source: information.tv5monde.com


    15/01/18 - Des chercheurs révèlent les conséquences du réchauffement climatique d’ici 25 ans

    Plusieurs scientifiques qui se sont penchés sur le réchauffement climatique affirment que les régions telles que l’Europe centrale, l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale, l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie et la Chine pourraient être ravagées à l’avenir par des inondations de taille.

    Des scientifiques affirment que le réchauffement climatique pourrait mettre en péril la vie de dizaines de millions de personnes d'ici 25 ans, avant tout à cause d'inondations partout dans le monde, relate la revue Science Advances.

    À les en croire, les inondations auront pour origine des tempêtes et des averses à répétition survenues dans les régions d'Europe centrale, d'Afrique, d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale, d'Inde, du Pakistan, d'Indonésie et de Chine.

    Le nombre de Canadiens et d'Américains qui constituent en l'occurrence un groupe à risque s'élèverait à environ un million de personnes, alors qu'en Chine, au moins 55 millions d'habitants seraient concernés.

    Le réchauffement climatique exacerbe le risque de crues étant donné que la quantité de pluie qui peut tomber pendant des précipitations extrêmes «augmente de manière exponentielle» avec la hausse des températures, a dit pour sa part Anders Levermann, également chercheur au sein de l'institut.

    Les températures mondiales sont déjà supérieures d'un degré Celsius à ce qu'elles étaient avant l'ère industrielle et elles devraient continuer à augmenter.

    Malgré l'engagement pris en 2015 par les États de limiter à «bien moins» de 2% le réchauffement climatique, le monde semble à ce stade parti pour un réchauffement de plus de 3%, ce qui devrait entraîner bien plus de phénomènes météorologiques extrêmes.
    Même si les crues semblent moins spectaculaires que les ouragans et les cyclones, elles peuvent provoquer des dégâts très importants.

    L'an dernier, le Pérou a connu ses plus importants débordements de rivière depuis des décennies à la suite de pluies diluviennes, avec 62 morts à la clé et des dégâts estimés à neuf milliards de dollars (7,5 milliards d'euros).

    L'Asie du Sud-Est a subi ses plus graves inondations liées à la mousson en dix ans, un phénomène qui a fait plus de 1.400 morts.

    Source: fr.sputniknews.com


    14/01/18 - La mer d'Aral est-elle condamnée à disparaître ?

    Ce grand lac salé d'Asie centrale se réduit comme peau de chagrin. En cause : la surexploitation de l'eau de ses fleuves pour irriguer les plantations de coton et de riz.

    Les images satellites sont sans appel : en moins de trente ans, les contours de cette mer intérieure ont pratiquement disparu, comme s'efface l'empreinte d'un pied sur le sable mouillé. Elle qui s'étalait pourtant sur 66 000 km2, entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud !

    Les responsables ? L'expansion des cultures de coton (2 millions d'hectares en 2011 cultivés en Ouzbékistan) et de riz, qui sont passées de 4,5 millions d'hectares en 1960 à 7 millions en 1980. Pour les irriguer, l'homme a ponctionné sans limite le Syr-Daria et l'Amou-Daria, les deux fleuves qui alimentent la mer d'Aral.

    De plus en plus salée, de moins en moins alimentée
    Résultat, en 1987, elle avait déjà reculé de 27 000 km2. Sa profondeur était passée de 16 à 14 m et sa salinité avait doublé. En 1990, une langue de terre l'a scindée en deux. Et en 2004, sa partie sud avait perdu quatre cinquièmes de son volume. Des barrages ont bien été construits pour sauver ce qui restait de la zone nord, surnommée la Petite mer, mais le sud a été abandonné à son triste sort.

    Source illustrée: www.science-et-vie.com - Rédaction: Karine Jacquet


    Vendredi 12/01/18 - La Terre pourrait se réchauffer de 1,5°C dès 2040

    Le monde, dans les conditions actuelles, atteindrait dès les années 2040 +1,5°C de réchauffement, le premier des seuils fixés par l'accord climat de Paris, sauf à agir immédiatement, selon un projet de rapport du groupe des experts du climat de l'ONU.

    "Il existe un fort risque que, au vu des trajectoires d'émissions (de gaz à effet de serre) et des engagements nationaux actuels, la Terre se réchauffe de plus de 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels, générant des risques associés", prévient le projet de texte, dont l'AFP a obtenu une copie. "Aux taux de réchauffement présents, la température globale moyenne atteindrait 1,5°C d'ici les années 2040".

    Vu la persistance des gaz dans l'atmosphère, le monde n'a plus devant lui que 12 à 16 ans d'émissions au rythme actuel, s'il veut garder 50% de chances de s'arrêter à +1,5°C.

    Ce rapport a été commandé au GIEC après l'adoption de l'accord de Paris fin 2015 sous l'égide de l'ONU.

    Cette somme d'un millier de pages, synthèse des recherches scientifiques mondiales, doit être présentée à l'automne 2018, et accompagnée d'un "résumé pour les décideurs politiques" adopté par consensus par les gouvernements.

    Interrogé par l'AFP, le GIEC note que le texte peut encore évoluer.

    Avec l'accord climat, les Etats se sont engagés à agir pour limiter le réchauffement "bien en-deça de 2°C", et à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°C" - une demande forte des îles et des pays vulnérables.

    A ce stade, le monde a déjà gagné 1°C.

    Le "seul" moyen de rester à 1,5°C est d'"accélérer la mise en oeuvre d'actions rapides, profondes, multi-sectorielles", selon le document de travail du Giec: réduire "fortement" la demande d'énergie par habitant, développer les énergies renouvelables (qui doivent devenir source dominante d'énergie primaire à partir de 2050), décarboner le secteur électrique d'ici la moitié du siècle, en finir "rapidement" avec le charbon.

    Ce document rappelle que +1,5° ou +2° de réchauffement, cela fait une différence (intensité des cyclones, sécheresses, ressource en eau...). Mais à 1,5°C, le seuil serait déjà franchi pour la fonte des calottes du Groenland et de l'Ouest Antarctique, promesse d'élévation du niveau des mers.

    Pour rester sous 1,5°C, il faudra aussi extraire du CO2 de l'atmosphère, en particulier via les forêts, rappelle le projet de rapport. Il faudra en outre s'attaquer aux gaz autres que le CO2, notamment le méthane.

    Le rapport met en revanche en garde contre certaines solutions de géo-ingénierie, qui voudraient notamment manipuler le rayonnement solaire.

    Source: quebec.huffingtonpost.ca avec l'AFP


    12/01/18 - Plus de 80 % de l’humanité vit à proximité d’une grande ville

    Une étude internationale, publiée mercredi 10 janvier dans Nature, présente une carte détaillée des temps de trajet pour rejoindre le centre-ville le plus proche. Et dessine une géographie des inégalités.

    Plus de neuf Britanniques sur dix habitent à moins d’une heure de trajet d’une grande ville. Par contre, pour la moitié des Soudanais, il faut compter plus de trois heures. Au niveau mondial, 80,7 % des habitants (5,88 milliards de personnes) vivaient à moins d’une heure de trajet d’un centre-ville en 2015.

    Pays par pays, une équipe des géographes de l’université d’Oxford, avec des statisticiens et des spécialistes du développement venus de l’université de Washington, de Queensland (Australie), de l’Imperial College de Londres et de la Commission européenne, a ainsi établi la carte du temps qu’il fallait à une personne pour rejoindre le centre urbain le plus proche en 2015. Cliquez sur Source ci-dessous pour avoir l’article illustré complet.

    Comment cette carte a-t-elle été établie ?

    Par « ville » les chercheurs ont considéré les centres avec au moins 50 000 habitants et qui ont une densité d’au moins 1 500 habitants au km² ou une surface bâtie qui représente plus de 50 %. Au total, 13 840 aires urbaines ont ainsi été isolées, à partir de données de 2015.

    Ensuite, pour connaître le temps que prendrait un trajet depuis n’importe quel emplacement du monde vers l’aire urbaine la plus proche, l’étude s’appuie sur les données d’Open Street Map, une plate-forme de cartographie collaborative, et de Google. Toutes les routes, chemins, sentiers, lignes de train, pistes cyclables, voies navigables et bien d’autres ont été répertoriés à une échelle d’un kilomètre carré. Seuls moyens de déplacement exclus : l’avion, l’hélicoptère et les moyens aériens.

    Ensuite, un algorithme a résolu l’équation de tous les GPS : comment aller d’un point A à un point B le plus rapidement possible ? Premier enseignement, les routes sont les principales infrastructures de transport dans le monde. Deuxième réalité, de grandes disparités existent entre ceux qui mettent moins de 30 minutes et ceux qui mettent plus d’une journée.

    Ce que nous apprend cette carte

    Au final, les conclusions qu’offrent ces données cartographiques croisent deux intuitions : il faut moins de temps pour rejoindre un centre-ville dans les pays riches où les infrastructures de transports sont développées, mais également dans les pays très peuplés où les centres-villes sont plus nombreux. Par exemple, les Américains et les Canadiens mettent en moyenne plus de temps à aller en ville que les Brésiliens ou les Indiens, car leurs vastes territoires sont bien moins peuplés.

    Mais les inégalités restent marquées pour les pays africains, où le manque d’infrastructures de transport isole les populations, indépendamment de leur taille, à l’exception notable du Nigeria et des pays d’Afrique du nord. « Un accès insuffisant aux opportunités et services offerts par les centres urbains est une barrière majeure au développement », analyse ainsi l’étude.

    En réalité, ce constat doit être mitigé. Si des infrastructures insuffisantes freinent le développement, la réciproque est vraie : un faible développement freine la mise en place d’infrastructures de transports. De la même façon, partir du principe qu’accéder à une aire urbaine est une condition sine qua non à l’amélioration des conditions de vie revient à faire une croix sur les investissements en zones rurales. Vaut-il mieux une école dans un village ou une route pour relier le village à l’école de la métropole ?

    Source: www.la-croix.com/Sciences-et-ethique - Rédaction : Audrey Dufour


    12/01/18 - Hydrocarbures: des permis d’exploration discrètement prolongés

    Malgré la loi sur la fin des hydrocarbures signée par Emmanuel Macron le 30 décembre 2017, des compagnies continuent de prospecter en France.

    Dans une mise en scène soignée et inspirée des présidents américains, Emmanuel Macron a paraphé, le 30 décembre 2017, le texte de loi mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. Face caméra depuis son bureau de l’Elysée, assis au côté du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le chef de l’Etat a réitéré le cérémonial déjà appliqué, quelques semaines plus tôt, pour la loi de moralisation de la vie politique, les ordonnances travail et la loi antiterroriste.

    La veille de son discours de vœux aux Français, la loi sur la fin des hydrocarbures a donc bénéficié de la même exposition médiatique, tout comme celle de finances pour 2018 et celle sur le financement de la Sécurité sociale. « A partir de demain [la recherche et l’exploitation des hydrocarbures] ne sera plus possible. La France est le premier pays développé à prendre un tel engagement », s’est félicité le chef de l’Etat après cette signature très solennelle.

    En réalité, le calendrier est plus subtil que ce clap de fin annoncé par Emmanuel Macron. Une semaine plus tôt, le Journal officiel publiait en effet dans ses colonnes six arrêtés prolongeant des permis de recherche de mines d’hydrocarbures dans plusieurs départements métropolitains. Ces deux séquences, intervenues à une semaine d’intervalle, soulignent l’ambiguïté du premier texte de loi défendu par le ministre de la transition écologique et solidaire.

    Echappatoires

    A l’origine, Nicolas Hulot avait souhaité fermer hermétiquement les vannes des hydrocarbures, avec un texte très coercitif. Mais, soumis au lobbying pressant des entreprises pétrolières et gazières, en même temps qu’aux contraintes du très pesant code minier qui sanctuarise le « droit de suite » dans la recherche et l’exploitation de gisements, il a dû composer. Cela, a-t-il justifié, pour « donner de la sécurité juridique au projet de loi et protéger l’Etat », en évitant que les industriels ne se retournent devant le Conseil constitutionnel pour réclamer des compensations financières, au motif que leurs droits auraient été bafoués.

    C’est ainsi que les concessions d’exploitation déjà accordées – au nombre de soixante-deux – pourront être prolongées, mais pas au-delà de 2040. Quant aux titres qui seront délivrés à l’avenir en vertu du droit de suite, ils ne pourront pas non plus s’étendre au-delà de cette échéance… sauf si leurs titulaires démontrent que cette limitation ne leur permet pas de couvrir leurs dépenses et d’atteindre « l’équilibre économique ».

    Le texte ménage donc quelques échappatoires pour les industriels, ce qui, reconnaît lui-même le ministre, laissera la possibilité de sortir de terre « quelques gouttes » de pétrole après 2040. M. Hulot et la majorité ont toutefois tenu bon face aux sénateurs qui, détricotant maille à maille son texte, s’étaient ingéniés à multiplier les dérogations.

    La portée de cette loi reste avant tout symbolique. L’extraction de pétrole du sous-sol français (800 000 tonnes en 2016) et celle de gaz (400 millions de mètres cubes) ne couvrent qu’environ 1 % de la consommation nationale.

    Source: www.lemonde.fr - Rédaction: Pierre Le Hir et Simon Roger


    12/01/18 - Exploitation de gaz: le gouvernement néerlandais contraint d'agir après un séisme

    Le gouvernement néerlandais va accélérer le processus de dédommagement des habitants de la région de Groningue, où d'importants dégâts ont été relevés après un nouveau séisme ressenti près du gisement de gaz, le plus grand de l'Union européenne.

    "Je veux que le cadre du processus de dédommagement soit établi d'ici quelques semaines", a déclaré le Premier ministre Mark Rutte vendredi lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

    Le gouvernement néerlandais est mis sous pression depuis qu'un séisme de magnitude 3,4 a été ressenti lundi dans la région de Groningue, le plus fort depuis 2012.

    La région est fréquemment secouée par des tremblements de terre dus aux poches de vide formées lors de l'extraction de gaz. De faible magnitude, mais proches de la surface, ces séismes ont déjà provoqué de nombreux dégâts dans les habitations, fermes et bâtiments historiques.

    Plus de 900 bâtiments ont été endommagés, selon l'association qui recense les notifications de dégâts sur les habitations.

    "La sécurité des habitants doit passer avant la bonne santé des comptes publics", a poursuivi le Premier ministre, pour qui "les finances" de son pays "ne sont pas un facteur" dans la gestion du dossier.

    L'année dernière, dix-huit séismes au total se sont produits dans ce gisement gazier d'une magnitude supérieure à 1,5 sur l'échelle de Richter, selon l'Institut royal météorologique néerlandais (KNMI).

    Les habitants de la région, soutenus par des associations de défense de l'environnement, ont lancé l'année dernière des poursuites judiciaires contre l'Etat, plaidant pour un arrêt complet de la production après une nouvelle série de tremblements de terre.

    En novembre, la justice néerlandaise a rejeté les plans du gouvernement pour l'extraction du gisement de gaz naturel et lui a accordé un délai de douze mois pour présenter de nouvelles propositions, tout en autorisant que la production de gaz soit maintenue au niveau actuel d'ici là.

    Ces dernières années, les Pays-Bas ont réduit de manière drastique leur production de gaz, qui avait atteint 53,9 milliards de m³ en 2013 pour retomber à 21,6 milliards de m³ en avril.

    Entré en fonction en octobre, le nouveau gouvernement a l'intention de couper le gaz pour le chauffage des foyers néerlandais et a promis de "réduire la demande du gaz de Groningue de trois milliards de m³ entre maintenant et 2021".

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    12/01/18 - Canada: la fracturation hydraulique demeurera interdite, réitère la Nouvelle-Écosse

    Halifax - L’interdiction de la fracturation hydraulique demeurera en force en Nouvelle-Écosse malgré le dévoilement d’une étude qui annonce que l’exploitation du gaz de schiste pourrait rapporter entre 20 et 60G$.

    Une étude du ministère de l’Énergie de la Nouvelle-Écosse réalisée grâce à une analyse géologique précise que les régions de Cumberland et de Windsor présentent un potentiel particulièrement élevé pour le développement des hydrocarbures.

    Le premier ministre Stephen McNeil a réagi en affirmant qu’il ne s’agit que d’une seule étude mais qu’elle nourrira néanmoins le débat public sur la fracturation hydraulique et l’exploitation des hydrocarbures.

    M. McNeil précise que l’inquiétude de son gouvernement persiste à propos des effets possibles de la fracturation sur les nappes d’eau potable souterraines, en tenant compte du profil géologique de la province.

    Le premier ministre ne croit pas que sa décision mette en péril une opportunité économique. Il rappelle que les revenus de l’exploitation extracôtière du gaz naturel sont en déclin.

    Source: journalmetro.com


    12/01/18 - Recyclage du plastique, la France mauvais élève de l’Europe

    Le recyclage des déchets en plastique progresse en Europe, mais la France reste à la traîne avec l’un des taux de recyclage les plus bas.

    La France est l’un des plus mauvais élèves de l’Europe pour le recyclage des déchets plastiques, souligne une étude publiée jeudi 11 janvier par PlasticsEurope, fédération européenne de ce secteur, portant sur l’année 2016.

    Le pays se situe au 15e rang, sur les 28 pays européens, avec 65,7 % de valorisation des déchets plastiques. Mais pour le recyclage, la France chute à la 25e place avec 22,2 % contre 31 % en moyenne en Europe. La valorisation inclut le recyclage et la valorisation énergétique par incinération.

    « Les pays ayant les meilleurs résultats sont ceux ayant interdit la mise en décharge des déchets, explique Hervé Millet, directeur des affaires techniques et réglementaires Europe de l’Ouest de PlasticsEurope. La France paie le prix d’une absence de politique nationale volontariste depuis vingt ans. »

    Certains pays européens approchaient les 100 % de valorisation en 2016 : Suisse (99,8 %), Autriche (99,5 %), Allemagne, Pays-Bas, Suède (99,2 %) et Danemark (98,5 %). Les plus performants ont tous mis en place des réglementations restreignant la mise en décharge.

    Une bonne nouvelle dans cette étude, « pour la première fois en Europe, le taux de recyclage a dépassé la mise en décharge », excepté pour la France. C’est le résultat d’une évolution du traitement de déchets, qui a vu l’enfouissement décliner et le recyclage augmenter fortement.

    Un accord au niveau européen fixe comme objectif 50 % d’emballages plastiques recyclés en 2025 et 55 % en 2030. La feuille de route de l’économie circulaire française, en cours d’élaboration, prévoit, elle, 100 % de recyclage des plastiques en 2025. « Il est peu envisageable que la France atteigne ce taux de recyclage. Il faut avant tout viser 100 % de valorisation énergétique et 100 % de collecte », affirme Hervé Millet.

    Source illustrée: www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement - Rédaction: Frédérique Schneider


    12/01/18 - Pollution de l'air: à Pékin, le ciel bleu regagne du terrain

    Les images avaient fait le tour du monde il y a un an: celles de Pékin noyé sous un brouillard de pollution grisâtre. Mais dans la capitale chinoise, le ciel a retrouvé un bleu surprenant, même si le combat contre le smog est loin d'être gagné.

    "C'est comme si la vie avait repris", s'enthousiasme Zou Yi, un Pékinois qui depuis cinq ans photographie chaque jour l'horizon, pollué ou non, dont il jouit depuis le 13e étage de son appartement.

    En 2017, explique-t-il, quelque chose a changé.

    La qualité de l'air s'est spectaculairement améliorée, à des niveaux jamais vus depuis le lancement des mesures de contrôle de la pollution à Pékin en 2013, selon le Bureau de la protection de l'environnement.

    Un chiffre résume le phénomène: au quatrième trimestre, la densité moyenne de particules fines de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), très dangereuses car elles pénètrent dans les poumons, a chuté de 53,8 % sur un an.

    Pour les experts, deux raisons expliquent cette amélioration: une météo favorable et une application plus stricte des lois environnementales.

    "Juste le début"

    Mais les mesures politiques suffiront-elles ? Pas sûr: les autorités annoncent déjà une nouvelle vague de pollution pour ce weekend.

    Depuis son appartement panoramique sur les tours du quartier des affaires, M. Zou se souvient du paysage "glauque" qui s'offrait presque quotidiennement à lui, particulièrement l'hiver lorsque les chaudières marchent à fond.

    Ce ex-investisseur immobilier a réuni près de 2.000 clichés montrant les immeubles environnants, enveloppés de différentes teintes de gris ou de bleu.

    M. Zou a entamé son projet en 2013, lassé du brouillard de pollution qui l'empêchait de sortir de chez lui. Depuis, il a démissionné de son ancien emploi pour travailler à plein temps dans l'environnement.

    "Maintenant que l'air est meilleur, je découvre une ville pleine de couleurs, d'émotions et de rythme", s'extasie le quinquagénaire.

    C'est peu dire que le ciel bleu ravit les Pékinois.

    "On veut davantage d'air pur ! C'est juste le début", s'exclame tout sourire Tian Yuan, un retraité de 65 ans venu jouer aux cartes avec des amis dans un parc, lors d'une récente journée certes glaciale (-5 degrés), mais ensoleillée.

    Deux mesures politiques fortes ont permis ces progrès.

    Les autorités ont fait fermer ces dernières années de nombreuses usines polluantes situées près de Pékin. Et fin 2017, les habitants de régions situées autour de la capitale ont été sommés d'abandonner le chauffage au charbon et de passer au gaz ou à l'électricité.

    Un bleu durable ?

    Certes, les forts vents venus du nord cet hiver auraient de toute façon amélioré la qualité de l'air, note Huang Wei, de Greenpeace. Mais l'association écologiste se garde de tout triomphalisme.

    Greenpeace a certes salué jeudi dans un rapport la chute vertigineuse du niveau moyen de particules PM 2,5 à Pékin et dans 27 villes voisines: -33,1 % sur un an durant la période avril-décembre 2017.

    Mais sur l'ensemble du pays, souligne l'ONG, la baisse est de seulement 4,5 % en 2017, soit le plus faible déclin annuel depuis 2013.

    Pour Xu Yuan, spécialiste de la pollution atmosphérique à l'Université chinoise de Hong Kong, la récente amélioration constitue "un tournant". Il espère toutefois que "les gens ne vont pas se contenter de ça".

    A Pékin, le photographe Zou Yi reste aux aguets et continue de prendre des clichés quotidiens du ciel. Il espère bientôt passer le relais à d'autres citoyens qui pourront bientôt publier leurs propres photos via une application mobile qu'il conçoit actuellement.

    "J'ai un seul rêve", dit-il. "Que le ciel de notre pays puisse toujours ressembler à ça."

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    11/01/18 - Allemagne: une église du XIXe siècle rasée pour agrandir une mine de charbon

    La destruction de l'église d'Immerath est dénoncée par les habitants et les écologistes.

    Une église de l'ouest de l'Allemagne a été rasée en début de semaine pour laisser place à l'agrandissement d'une gigantesque mine de charbon. Et ce, malgré les protestations d'habitants et militants écologistes.

    La destruction de l'église d'Immerath, datant de 1891, édifice si symbolique dans cette région rurale coincée entre Ruhr et Pays-Bas que les fidèles l'avaient rebaptisée «cathédrale», est la dernière étape du déménagement de milliers de personnes pour laisser place à une immense mine à ciel ouvert.

    «Qui détruit la culture détruit aussi les êtres humains», ont clamé en vain des militants de Greenpeace sur une banderole, lundi matin, avant que les excavatrices ne démolissent pendant deux jours les deux clochers puis la nef, face à d'anciens habitants massés sur le parvis.

    L'objectif est de permettre à l'énergéticien allemand RWE, propriétaire du plus gros parc de centrales à charbon d'Europe, d'extraire plus de lignite de l'énorme site voisin de Garzweiler : ce charbon brun, polluant mais très bon marché, a pour particularité d'exiger d'immenses surfaces d'extraction puisqu'on ne le trouve pas en profondeur.

    Un village vidé de ses habitants depuis quatre ans
    Immerath est devenu un village-fantôme en 2013, lorsque ses 900 habitants ont été transférés dans un nouveau site sorti de terre dans la même commune d'Erkelenz, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le cadre d'un vaste plan de déplacement concernant au total 7600 habitants de la région.

    Les villageois ont retrouvé à Immerath-Neu (Nouveau Immerath) leur école, le jardin d'enfants et même leurs morts, puisque le cimetière a été déménagé. En revanche, leur église a été «déconsacrée» après un ultime office fin 2013 et était promise à la destruction, malgré une bataille juridique remontée jusqu'à la Cour constitutionnelle.

    En Allemagne, les déplacements de population liés aux mines de charbon concernent aussi la Lusace, région de l'Est proche de la Pologne, où des villages entiers ont été rayés de la carte. En 2007, une église vieille de 750 ans avait été déménagée de 12 kilomètres entre Heuersdorf et Borna (est), sur deux plateformes roulantes et pour un coût de 3 millions d'euros, pour éviter de la détruire.

    Source illustrée: www.leparisien.fr avec l'AFP


    11/01/18 - En Mer noire, la salinité déstabilise les fonds marins

    Les hydrates de méthane nichés dans les fonds de la mer Noire sont en train de fondre à cause de la diffusion du sel dans les sédiments. Cette dissociation augmente les risques d’avalanches sous-marines et l’acidification de l’eau. Elle pourrait aussi libérer de grandes quantités de méthane dans la colonne d’eau, puis dans l’atmosphère.
    ZOOM
    On savait jusqu’à maintenant que les hydrates de méthane terrestre (emprisonné dans le permafrost des régions arctiques) et sous-marin commençaient à fondre sous l’effet du réchauffement climatique (hausse de température) et de la pression (hausse du niveau de la mer).

    Aujourd’hui, « pour la première fois, les géologues marins ont observé, in situ, que ces hydrates de méthane pouvaient également se déstructurer sous l’effet d’une hausse de la salinité de l’eau », indique Stephan Ker, géologue marin à l’Ifremer de Brest-Plouzané. Auparavant toutefois, ce phénomène avait été observé au laboratoire.

    Que sont les hydrates de méthane ? Ce sont des molécules méthane, principal constituant du gaz naturel, enfermées dans une cage de molécules d’eau, qui ont l’apparence et la consistance de la glace. Mais au fond de la mer Noire, ils sont à la température de 9 °C.

    Gaz à fort effet de serre (25 fois supérieur à celui du CO2), le méthane a un fort impact négatif sur le changement climatique s’il se libère dans l’atmosphère. Par ailleurs, la fonte des hydrates de méthane peut engendrer des glissements de terrain sous-marins importants se traduisant par des tsunamis.

    La mer Noire, un ancien lac d’eau douce

    Ce phénomène est spécifique à la mer Noire du fait du changement de salinité de ses eaux au cours des millénaires. Depuis plus de 800 000 ans, les variations globales du niveau marin, qui ont pu atteindre jusqu’à – 120 mètres durant les phases glaciaires, sont à l’origine de plusieurs phases de connexion/déconnexion entre la mer Noire et la mer Méditerranée via le détroit du Bosphore.
    « Jusqu’à il y a 9 000 ans, la mer Noire était un lac d’eau douce, mais après un contact avec la Méditerranée, sa concentration en sel a augmenté de 2 à 22 g/l, et depuis 2 000 ans cela perturbe la composition des sédiments », explique Stephan Ker.

    Une zone de 2 800 km² pourrait être concernée par ce phénomène d’ici à 5 000 ans, correspondant à un volume de gaz estimé jusqu’à 200 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de cinq ans de consommation de gaz naturel pour un pays comme la France.

    Ces résultats sont le fruit d’une campagne océanographique du Pourquoi pas ?, en 2015, intitulée GHASS, et menée par l’Ifremer et l’Institut national roumain de géologie marine (GeoEcoMar) de Bucarest.

    Les mesures ont concerné la partie roumaine de la mer Noire, avec des prélèvements de sédiments effectués à 700-800 mètres de profondeur et des mesures sismiques de très haute résolution, complétées par des analyses chimiques de la composition des fluides. « Associées et modélisées, toutes ces mesures permettent d’extrapoler les résultats à l’ensemble de la mer Noire et de prédire l’évolution des hydrates de méthane à l’avenir », souligne Stephan Ker.

    Source: www.la-croix.com - Auteur: Denis Sergent


    11/01/18 - Au Danemark, l'éolien assure 43% des besoins en électricité

    La production éolienne au Danemark a franchi un nouveau palier en 2017 en assurant 43,4% des besoins en électricité du pays scandinave, a annoncé jeudi le ministère danois de l'Energie.

    Le Danemark "est en bonne voie de dépasser ses objectifs énergétiques" qui visent 50% de renouvelables en 2030 (contre un tiers actuellement) et zéro énergie fossile en 2050, selon le ministère.

    "Grâce à ce nouveau record pour l'éolien, le Danemark hisse un drapeau vert sur la carte du monde", s'est félicité le ministre, Lars Chr. Lilleholt, dans un communiqué.

    "Nous sommes parvenus à produire de grands quantités d'énergie éolienne et d'autres sources d'énergie durables tout en conservant un haut degré de sécurité d'approvisionnement", a-t-il ajouté.

    La marche du Danemark vers l'éolien doit se poursuivre à grand train dans les années à venir avec le développement et la mise en service de nouveaux champs en mer Baltique et en mer du Nord.

    Le pays, qui importe de Norvège (hydroélectrique), de Suède (nucléaire) et d'Allemagne (solaire) le complément d'électricité nécessaire, entend désormais investir dans le stockage pour renforcer son indépendance et la sécurité de son approvisionnement, en partie tributaire des conditions météorologiques.

    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait salué la conversion rapide du Danemark aux renouvelables dans un rapport en novembre, estimant qu'il était devenu en deux décennies un "leader mondial de la décarbonisation".

    Longtemps dépendant de ses importations d'énergie, ce petit pays sans relief bordé par la mer a commencé à abandonner ses centrales au charbon et à investir massivement dans l'éolien à la fin des années 1970. Exportateur net d'énergie à la fin des années 1990, producteur de gaz et de pétrole, il est aujourd'hui autosuffisant à 90%.

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    11/01/18 - « Rien de neuf » en 2018, un défi pour consommer autrement

    L’association Zero Waste France appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, en 2018. Objectif : défendre l’environnement et créer « activités, emplois et échanges locaux ».

    Et si les meilleurs vœux que l’on pourrait souhaiter pour 2018 prenaient la forme d’un éloge du « rien » ? A l’heure des bonnes résolutions, l’association Zero Waste France appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, cette année. Lancé le 1er janvier, son défi baptisé « Rien de neuf », auquel 5 000 personnes ont déjà souscrit, prend une résonance particulière alors qu’ont débuté, mercredi 10 janvier, six semaines de soldes, où les promotions aguicheuses peuvent constituer autant d’appels à une consommation immodérée.

    L’enjeu du défi est, à l’inverse, de tendre vers une consommation raisonnée, dans le but de réduire « son sac à dos écologique », résume Flore Berlingen, directrice de l’association, financée en partie par ses donateurs mais aussi par les subventions du ministère de la transition écologique et solidaire et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
    « Les objets neufs impliquent, dans le processus de production, un coût écologique, invisible pour le consommateur », détaille Mme Berlingen, qui énumère « le fait d’extraire des matières premières et d’utiliser énormément de ressources naturelles, d’énergie et d’eau ».

    Faire circuler les produits

    Cette démarche du « zéro déchet », qui implique notamment de consommer des aliments qui ne produiront pas ou peu d’emballages, étant jugée « trop contraignante » par de nombreux foyers, le défi ne concerne pas la nourriture, les cosmétiques et les produits d’hygiène. L’association entend « seulement » mettre fin aux achats d’objets et d’équipements neufs de la vie quotidienne : vêtements, meubles, électroménager, high-tech, décoration, livres, etc.
    « Il y a déjà énormément de biens et d’objets de ce type en circulation, il faut en priorité les faire circuler », considère Mme Berlingen. Selon elle, ces objets sont généralement très polluants et représentent une part considérable dans le budget des ménages, bien qu’il s’agisse d’achats occasionnels.

    L’industrie du textile est considérée comme la deuxième plus néfaste pour l’environnement, après l’industrie du pétrole. La fabrication d’un jean nécessite 8 000 litres d’eau. L’industrie de l’électronique est également « énergivore » : « derrière un smartphone, qui pèse quelques centaines de grammes, il y a en réalité 70 kilos de consommation de matières diverses », informe Mme Berlingen, qui dénonce des modes de production « insoutenables d’un point de vue social et environnemental ».

    Comment remplacer l’aspirateur qui a rendu l’âme ? Où trouver le dernier Goncourt ailleurs qu’en librairie ? Comment gérer l’aménagement de la chambre censée accueillir un nouveau-né ? A écouter Mme Berlingen, les réponses semblent aussi simples que de se rendre dans une grande surface, listant pêle-mêle une série d’alternatives.

    La plus évidente est de se tourner vers le secteur de l’occasion, en boutique ou sur Internet, entre particuliers ou auprès de professionnels. La location peut constituer une alternative, notamment pour « les objets de bricolage ou de jardinage, dont on a besoin deux à trois fois par an, comme l’appareil à raclette ou la perceuse ».

    De nombreuses applications, « qui fonctionnent par géolocalisation », permettent de faciliter les prêts. Des sites de dons ou d’échanges prospèrent depuis ces dernières années. Quant aux livres, l’option « la plus répandue et la plus pratique » pour se procurer des ouvrages récents reste la bibliothèque, « où l’on peut suggérer des achats au bibliothécaire ».

    Les participants, invités à s’inscrire sur le site Riendeneuf.org, reçoivent chaque semaine un mail proposant « des idées concrètes d’alternatives au neuf, des conseils, des témoignages ». Un espace qu’ils se sont approprié, partageant leurs difficultés et leurs astuces pour consommer autrement, à l’instar de Flavie, dont le mariage est prévu cet été, et qui se demande comment l’organiser sans rien acheter de neuf. Sur le groupe Facebook du défi, une jeune mariée lui suggère de louer et de se faire prêter des accessoires par des amis, quand une autre confie que la décoration peut être réalisée avec des objets de récup’.

    Outre conseils et témoignages, le site de l’association propose les coordonnées d’organismes utiles classés par thème (électroménager, livres, vêtements, multimédia, meubles, réparation, mutualisation, etc.). Avec l’ambition de redonner une dimension locale à la consommation, en favorisant les secteurs de la réparation et du reconditionnement, et en créant de l’activité et de l’emploi.

    Pression sociale

    A peine deux semaines après le lancement de cette initiative, la résistance de certain(e) s participant(e) s est mise à rude épreuve avec les soldes. « Je vais avoir du mal à tenir, vivement que ce soit terminé. En attendant, ne pas sortir et ne pas prendre ma carte bancaire », lance Hélène sur le groupe Facebook, où les profils sont variés, aussi bien s’agissant de l’âge que du lieu de vie. « Ce n’est pas facile de résister, le matraquage publicitaire est efficace, et il induit une vraie pression sociétale », analyse la directrice de Zero Waste, qui a elle-même mis à l’épreuve ses envies d’achat en ne consommant rien de neuf durant l’année écoulée.

    Rassurante, Mme Berlingen rappelle que l’enjeu est avant tout de « repenser ses modes de consommation », notamment dans l’espoir que ces nouvelles pratiques rayonnent auprès de l’entourage des participants, « dont les profils et les âges sont variés et répartis dans toute la France ». Et de citer l’exemple de cette jeune femme « pas prête à participer au défi », mais qui a décidé de noter tous les achats neufs qu’elle ferait dans l’année. « C’est une première étape vers une prise de conscience, qui conduira, on l’espère à un changement dans sa façon de consommer ». Et ça, ce n’est pas rien.


    Source: www.lemonde.fr/planete - Rédaction : Cécile Bouanchaud


    Mercredi 10/01/18 - Un sommet pour sauver le Mékong, menacé par les barrages chinois

    Un sommet des pays riverains du Mékong se tient mercredi à Phnom Penh, au Cambodge, pour évoquer la disparition progressive des poissons dans ce fleuve qui nourrit des dizaines de millions de personnes, menacé par les nombreux barrages chinois.

    Un sommet régional des pays riverains du Mékong s'est ouvert mercredi 10 janvier au Cambodge pour tenter de régler les inquiétudes liées au fleuve. L'immense cours d'eau, long de près de 4 800 km et qui nourrit des dizaines de millions de personnes, est menacé par les nombreux barrages du puissant voisin chinois.

    De nombreux pêcheurs cambodgiens ont de plus en plus de mal à vivre grâce aux poissons du Mékong, pourtant vital à la survie des 60 millions de personnes en Asie du Sud-Est. Il abrite en outre la biodiversité aquatique la plus importante du monde après l'Amazone, avec notamment 1 300 espèces de poissons.

    Pourtant, c'est plus au nord que tout se joue : les dirigeants chinois détiennent entre leurs mains l'avenir du fleuve. Le Premier ministre Li Keqiang se rend d'ailleurs mercredi à Phnom Penh, la capitale cambodgienne, pour participer au sommet dédié au fleuve.

    Pékin a déjà construit six barrages sur le cours supérieur du Mékong et investi dans plus de la moitié des 11 barrages prévus plus au sud, d'après l'ONG de défense de l'environnement International Rivers.

    La mainmise chinoise

    Les groupes environnementaux estiment que les barrages représentent une grave menace pour l'habitat des poissons et perturbent les migrations et l'écoulement des principaux nutriments et sédiments, sans parler du déplacement de dizaines de milliers de personnes victimes d'inondations.

    Si les habitants des pays les plus au Sud dénoncent une baisse des stocks de poissons à cause des barrages, les experts estiment qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions complètes, étant donné le manque de données de base et la nature complexe de l'écosystème du fleuve.

    En contrôlant le débit en amont, la Chine possède un moyen de pression incroyable. Ainsi en 2016, Pékin a permis au Vietnam d'atténuer les effets d'une grave sécheresse en ouvrant les vannes.

    Et les pays d'Asie du Sud-Est ne peuvent pas tenir tête à la Chine sur le plan géopolitique, rappelle Thitinan Pongsudhirak, expert en politique étrangère à l'Université Chulalongkorn de Bangkok.

    La superpuissance régionale a assis son autorité sur le dossier grâce au forum régional naissant, appelé coopération Lancang-Mékong (LMC). La Chine a offert, pour contenter ses voisins, des investissements le long du Mékong et des prêts à taux réduit.

    Source: www.france24.com


    10/01/18 - L'Ukraine construit sa première centrale solaire à Tchernobyl

    Des ouvriers en gilets orange s'affairent autour de panneaux couleur anthracite: l'Ukraine se prépare à lancer sa première centrale solaire dans la zone contaminée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, pour redonner vie à ce territoire abandonné.

    D'une puissance relativement symbolique d'un mégawatt, la centrale se trouve à seulement une centaine de mètres du nouveau "sarcophage" en acier étanche qui recouvre les restes du réacteur accidenté de Tchernobyl, théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l'Histoire.

    Une telle centrale peut couvrir la consommation d'environ 2.000 foyers vivant en appartements, explique à l'AFP Evguen Variaguine, directeur de l'entreprise ukraino-allemande Solar Chernobyl qui a réalisé ce projet.

    Le groupe a dépensé un million d'euros dans cette structure d'environ 3.800 panneaux photovoltaïques installés sur 1,6 hectare, le double de la pelouse d'un stade de football. Il espère rentabiliser le projet d'ici à sept ans.

    A partir de cette unité qui doit être inaugurée dans les semaines à venir, le groupe prévoit d'atteindre un total de 100 mégawatts dans la zone où le niveau d'ensoleillement "est le même que dans le sud de l'Allemagne", souligne M. Variaguine.

    L'Ukraine cherche à développer sa propre production d'énergie après l'arrêt brutal de ses achats de gaz russe en pleines tensions entre Moscou et Kiev. Elle veut aussi redonner une seconde vie à la zone d'exclusion de Tchernobyl qui entoure dans un rayon de 30 kilomètres la centrale nucléaire accidentée, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, près de la frontière bélarusse.

    Terre contaminée

    Le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant, selon certaines estimations, jusqu'aux trois quarts de l'Europe.

    Après cette catastrophe, les autorités soviétiques ont évacué des centaines de milliers de personnes et un vaste territoire, couvrant plus de 2.000 kilomètres carrés, est resté abandonné.

    Trois autres réacteurs de la centrale ont continué de fonctionner après le drame mais le dernier a été fermé en 2000, marquant la fin de toute activité industrielle à Tchernobyl.

    L'Homme ne pourra pas revenir vivre dans cette zone "pendant encore 24.000 ans" mais une prudente exploitation industrielle redevient possible, estiment les autorités ukrainiennes.

    "Ce territoire ne peut évidemment pas être utilisé pour l'agriculture, mais il convient tout à fait pour des projets innovants et scientifiques", assurait à l'AFP en 2016 le ministre ukrainien de l'Environnement Ostap Semerak.

    L'installation fin 2016 d'une gigantesque chape étanche au-dessus des ruines du réacteur accidenté a contribué à la réalisation du projet.

    Financé par la communauté internationale, le nouveau dôme a recouvert le vieux "sarcophage" en béton, fissuré et instable, et permis de mieux isoler le magma hautement radioactif resté dans le réacteur. Résultat: le taux de radioactivité à proximité de la centrale a été divisé par dix en un an, selon les estimations officielles.

    Des précautions restent nécessaires: les supports des panneaux photovoltaïques de Solar Chernobyl ne sont pas plantés directement dans la terre contaminée, mais fixés sur des socles en béton posés à même le sol.

    "Nous ne pouvons pas forer ou creuser ici en raison des règles de sécurité", explique M. Variaguine.

    Corruption et sécurité

    Le consortium qui l'emploie a déjà construit en 2016 une centrale solaire d'un peu plus de quatre mégawatts dans la zone irradiée au Bélarus voisin, à plusieurs dizaines de kilomètres de Tchernobyl.

    Côté ukrainien, les autorités ont mis à disposition près de 2.500 hectares pour de tels projets. Elles ont déjà reçu une soixantaine de propositions de la part de groupes étrangers --danois, américains, chinois, français-- , selon Olena Kovaltchouk, porte-parole de l'administration locale.

    Facteur encourageant, Kiev achète l'énergie solaire à un tarif qui "dépasse en moyenne de 50 % celui appliqué en Europe", explique à l'AFP Oleksandr Khartchenko, directeur exécutif du Centre des recherches énergétiques de Kiev.

    La ruée des investisseurs occidentaux vers Tchernobyl n'est cependant pas pour demain, prévient cet expert, vu le poids de la bureaucratie et de la corruption endémiques en Ukraine.

    "Il est très important d'avoir des garanties que le travail dans la zone de Tchernobyl sera sûr", prévient de son côté Anton Oussov, conseiller de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), qui ne prévoit pour l'instant aucun investissement dans ce domaine en Ukraine.

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    10/01/18 - 570 millions de tonnes de CO2 de moins, grâce aux LED

    En 2017, 570 millions de tonnes de CO2 n’ont pas été émises dans l’atmosphère grâce aux ampoules LED, rapporte Quartz le 8 janvier, citant une étude de l’entreprise américaine IHS Markit. Il s’agit d’une réduction “équivalente à la fermeture de 160 centrales à charbon”, ajoute le magazine américain, qui précise que les ampoules LED produites par l’entreprise japonaise Nichia ont à elles seules permis d’abaisser de 56 millions de tonnes les émissions de gaz carbonique sur la planète – soit l’équivalent de 16 centrales à charbon. Les LED, qui consomment nettement moins que les ampoules à incandescence, “ont permis de diminuer l’empreinte carbone mondiale d’environ 1,5 % en 2017”, note Quartz, qui conclut : les LED ont “un gros impact sur le changement climatique”.

    Source: www.courrierinternational.com


    10/01/18 - Des arbres sacrifiés au nom de la bioénergie

    Plus de 600 scientifiques de renom ont envoyé une lettre aux députés européens. Ils les exhortent à modifier la directive « énergie renouvelable » afin d’éviter l’accélération du changement climatique.

    L’Europe ne doit pas brûler les forêts de la planète pour produire de l’énergie : cela va accélérer le changement climatique. C’est en substance le message de la lettre signée par 600 scientifiques internationaux de renom et envoyée ce mardi aux parlementaires européens. Le mercredi 17 janvier, ces derniers devraient voter en séance plénière les révisions apportées à la directive sur les énergies renouvelables. Le temps presse pour éviter une décision qui se révélera délétère pour l’environnement sur le long terme, à suivre ces scientifiques.

    Au départ, l’histoire commence pourtant bien pour le climat. Voilà plusieurs mois que l’Union européenne prépare les modifications à apporter à la directive de 2009 qui balise le doublement de la production des énergies renouvelables d’ici à 2030. Et ce dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, engendrées majoritairement par la combustion d’énergie fossile. Mais c’est bien connu, le diable se cache toujours dans les détails.

    En l’état actuel du texte, des dispositions particulières posent problème. Elles permettraient aux pays membres, aux centrales électriques et aux usines de demander des subventions pour abattre des arbres qui seraient brûlés entiers pour produire de l’énergie. Plus question donc d’utiliser exclusivement les déchets de scierie et les résidus de foresterie comme biomasse à brûler, comme c’est d’usage aujourd’hui et tel que le préconisent les scientifiques et les Verts européens.

    « Couper des arbres pour produire de la bioénergie libère du carbone qui, autrement, resterait stocké dans les forêts. Ce CO2 réchauffera l’atmosphère pendant des décennies voire des siècles, de nombreuses études l’ont montré, expliquent les scientifiques. C’est indépendant du fait que la gestion forestière soit “durable”. Brûler du bois est inefficace et émet donc beaucoup plus de carbone que la combustion de combustibles fossiles pour chaque kilowattheure d’électricité produite. »

    Quelques chiffres pour étayer : à énergie finale identique, les cheminées d’une centrale qui brûle des copeaux de bois émettent généralement une fois et demie le CO2 d’une centrale brûlant du charbon et au moins trois fois plus de CO2 qu’une centrale électrique brûlant du gaz naturel.

    Dans leur lettre, les scientifiques mettent en garde : « Détourner du bois par ailleurs utilisé pour fabriquer des produits ligneux (papiers, planches, palettes, etc., NDLR) entraînerait davantage de coupes ailleurs dans le monde pour les remplacer. » Et d’ajouter, « si 3 % de l’approvisionnement mondial en énergie provenait du bois, alors les coupes commerciales des forêts doubleraient ». De quoi porter un préjudice profond à la forêt mondiale.

    Suite à l’entrée en vigueur de la première mouture de la directive sur les énergies renouvelables en 2009, on a déjà assisté à une énorme demande industrielle pour des déchets de bois à brûler. « Alors que la demande est encore assez limitée par rapport à ce qu’elle sera si la nouvelle directive passe, on observe déjà des impacts délétères sur la forêt européenne, mais aussi au Canada et aux Etats-Unis, explique Alex Mason, expert énergie renouvelable pour le WWF. En Roumanie et en Slovaquie, le volume d’arbres collectés dans les forêts a augmenté significativement. Des millions de tonnes de bois sont déjà brûlées dans de vieilles installations à charbon. On y constate une augmentation significative des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux ressources fossiles. »

    Selon les scientifiques, l’utilisation de bois délibérément récolté pour produire de l’énergie au lieu de combustibles fossiles libérera, par kilowattheure, au moins deux fois plus de CO2 dans l’air d’ici à 2050…

    Tant le climat que les forêts seraient profondément affectés par les conséquences des propositions de révision de la directive. Qui est à la manœuvre ? Selon Alex Mason, l’industrie de la biomasse, créée suite à la première mouture de la directive, est un lobby puissant qui instille ses idées et intérêts au sein de la Commission européenne. Il pointe également l’influence qu’ont les industriels suédois et finlandais sur leur gouvernement respectif. « Alors que ces deux pays sont d’habitude très progressistes en matière d’environnement, ils ne veulent aucune règle européenne leur disant la quantité de bois qu’ils peuvent brûler. Mais s’ils augmentent la combustion du bois pour remplacer le gaz, ils vont réduire les stocks de bois dans leurs forêts, et par là la vitesse à laquelle elles enlèvent le CO2 de l’atmosphère. »

    Rendez-vous le 17 janvier pour connaître le résultat du vote des eurodéputés.

    La forêt rend d’autres «services environnementaux»

    « Une exploitation intensive des forêts et leur dégradation pour la production d’énergie à partir du bois auraient des impacts négatifs sur le cycle du carbone, et donc sur le changement climatique, ainsi que sur la biodiversité, assène Eric Lambin, professeur à l’UCL et à l’université de Stanford, signataire de la lettre. Cela aurait aussi des impacts sur d’autres “services environnementaux” fournis par les forêts, dont la régulation du cycle de l’eau, la protection des sols, etc. Toutefois, comme il s’agira de cycles d’extraction suivis de plantation d’arbres, ces derniers impacts seront moins sévères que ceux sur le climat et la biodiversité. Par ailleurs, ne s’agissant pas d’une déforestation permanente, les effets sur la production d’oxygène seraient négligeables car seulement la moitié de l’oxygène que nous respirons est produite par la photosynthèse des arbres et autres plantes. L’autre moitié est produite par le phytoplancton dans les océans. »

    La combustion d’un arbre rejette plus de CO2 que sa mort naturelle

    Des aspirateurs à CO2. Durant leur vie, les arbres en emmagasinent jusqu’à 20 tonnes dans leur tronc, branches et racines. Quand ils finissent brûlés dans une chaudière, une quantité équivalente de CO2 est rejetée dans l’atmosphère. Soit bien plus que si l’arbre meurt de façon naturelle.

    Dans son ouvrage La vie secrète des arbres*, le forestier allemand Peter Wohlleben détaille ce phénomène. Si une partie du CO2 stocké au cours de la vie est effectivement rejetée dans l’atmosphère à la mort naturelle du végétal, une autre partie de ce carbone reste acquise à l’écosystème. « Le tronc vermoulu est lentement réduit en miettes et absorbé par des espèces qui l’enfouissent de plus en plus profondément dans le sol. L’ultime reliquat est pris en charge par la pluie qui assure la pénétration des résidus organiques (formés par le CO2) dans la terre. Plus on s’enfonce dans le sol, plus la température baisse. La vie ralentit. Le CO2 trouve ici son dernier repos sous forme d’humus et entame un lent processus de transformation. »

    Mais de nos jours, rares sont les arbres qui ont le loisir d’accomplir tout leur cycle naturel. La séquestration du carbone dans le sol est donc faible. Pire, l’éclaircissement des forêts requis par l’exploitation forestière relâche dans l’atmosphère le CO2 emprisonné dans l’humus. Le soleil profite des arbres abattus pour réchauffer la terre. Les micro-organismes s’y activent alors et consomment jusqu’aux dernières réserves d’humus des couches profondes qu’ils rejettent dans l’atmosphère sous forme de CO2.

    * La vie secrète des arbres, Peter Wohlleben, 2017, éd. Des Arènes

    Source: www.lesoir.be - Rédaction: Laetitia Theunis


    Mardi 09/01/18 - Changement climatique: de plus en plus de tortues femelles au nord de la Grande barrière de corail

    D'après les travaux d'une équipe de chercheurs, le nombre de tortues vertes femelles serait en hausse au nord de la Grande barrière de corail australienne. En cause, le changement climatique.

    La grande majorité des tortues vertes (Chelonia mydas) qui évoluent au nord de la Grande barrière de corail australienne sont désormais des femelles. Pour les chercheurs, ce phénomène résulte de la hausse des températures dans cette zone : "Le changement climatique affecte les espèces et les écosystèmes du monde entier. L'impact de la hausse des températures est particulièrement visible chez les espèces dont (...) le sexe d'un spécimen est déterminé par la température d'incubation durant le développement embryonnaire", notent les scientifiques dans une étude parue le 8 janvier 2018 dans la revue Current Biology.

    99,8 % des jeunes adultes sont des femelles

    Grâce à des tests d'endocrinologie et génétiques, ils ont pu identifier le sexe des tortues vertes et les origines de leur pouponnière. Selon les résultats, 99,1 % des juvéniles, 99,8 % des jeunes adultes et 86,8 % des adultes étudiés au nord de la Grande barrière étaient des femelles contre 69 % au sud, plus froid. La plupart des 200.000 tortues vertes du nord de la Grande barrière sont donc désormais des femelles, ce qui pourrait menacer cette population parmi les plus importantes au monde.

    "Les tortues vertes du nord de la Grande barrière ont produit principalement des femelles pendant les vingt dernières années", déplore Michael Jensen, un biologiste de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), principal auteur de cette étude. Ce phénomène, couplé avec deux récents blanchissements coup sur coup de la Grande barrière de corail pour la première fois dans les annales, montrent que ces récifs coralliens et les écosystèmes en dépendant sont en première ligne du réchauffement planétaire, juge Dermot O'Gorman, directeur général du Fonds mondial pour la nature en Australie. "L'Australie doit mettre en œuvre des mesures ambitieuses pour lutter contre le changement climatique qui permettront de sauver la Grande barrière de corail et ses créatures uniques", plaide-t-il. "Les scientifiques savent maintenant à quoi ils sont confrontés et peuvent imaginer des mesures pour aider les tortues vertes", ajoute Dermot O'Gorman. Une solution possible serait d'installer des sortes de parasols sur des plages où se trouvent d'importantes pouponnières pour réduire la température des nids afin de produire plus de mâles, explique-t-il.

    Source: www.sciencesetavenir.fr avec l'AFP


    09/01/17 - La Grande-Bretagne génère maintenant deux fois plus d’électricité éolienne que celle issue du charbon

    Dans un article publié dans The Conversation, Grant Wilson, un enseignant à l’Université de Sheffield, explique la progression de l’énergie éolienne dans son pays : la Grande-Bretagne génère à présent deux fois plus d’électricité grâce à l’éolien qu’avec le charbon. Il y a seulement six ans, plus de 40% de l’électricité britannique provenait du charbon. Aujourd’hui, ce chiffre n’est que de 7%.

    En effet, le déclin du charbon a été constant et rapide entre 2012 et 2016. Ce dernier a progressivement été remplacé par le gaz naturel. Mais 2017 a clairement été l’année de la croissance de l’électricité éolienne : le vent a fourni 15% de l’électricité en Grande-Bretagne, contre 10% en 2016 (l’Irlande du Nord n’entre pas en compte ici car elle partage son système d’approvisionnement électrique avec la république d’Irlande).

    Cette augmentation, résultant à la fois de l’augmentation du nombre de parcs éoliens et d’une année plus venteuse, a contribué à réduire davantage l’utilisation du charbon et également à mettre fin à la hausse de la production de gaz naturel.

    En octobre 2017, la combinaison de l’énergie éolienne, solaire et hydro-électrique a généré un quart de l’électricité britannique sur l’ensemble du mois, un véritable record aidé par l’ouragan Ophelia et la tempête Brian. Au total, la production éolienne britannique a augmenté de 14 térawatt-heures entre 2016 et 2017. Soit suffisamment pour alimenter 4,5 millions de foyers. Pour vous donner une idée de l’échelle, cette augmentation est à elle seule supérieure à la production annuelle prévue de l’un des deux nouveaux réacteurs nucléaires en construction à Hinkley Point C.

    Non seulement les parcs éoliens connaissent une croissance rapide, mais ils deviennent également beaucoup moins coûteux, rendant l’énergie éolienne nettement plus compétitive que le nucléaire : 57,50 £ par mégawatt-heure (MWh) contre 92,50 £/MWh pour le nucléaire.

    Il faut également noter que la demande globale d’électricité a également poursuivi sa tendance à la baisse (tendance qui dure à présent depuis 12 ans). Une plus grande partie de l’électricité incorporée dans les produits et services utilisés en Grande-Bretagne est maintenant importée plutôt que produite directement « localement » et les mesures d’efficacité énergétique signifient que le pays peut faire plus, avec moins. En effet, la Grande-Bretagne a utilisé à peu près autant d’électricité en 2017 qu’en 1987, malgré la croissance démographique considérable.

    Il est certain qu’à un moment donné, cette tendance s’inversera, car les véhicules électriques et les pompes à chaleur deviennent plus courants et aussi car l’électricité remplace en partie les combustibles liquides pour le transport, et le gaz naturel pour le chauffage. L’un des principaux défis que cela implique est de savoir comment s’adapter à une plus grande variation saisonnière et quotidienne du système électrique, sans avoir recours aux avantages des combustibles fossiles, qui peuvent être stockés à peu de frais jusqu’à leur utilisation.

    L’électricité produite en Grande-Bretagne est à présent plus propre que jamais : le charbon et le gaz naturel combinés, ont produit moins de la moitié du total généré. En 2017, le réseau électrique britannique a réussi à se retrouver complètement « sans charbon » durant 613 heures, contre 200 heures en 2016. Cette situation serait totalement impensable dans de nombreux pays dont l’Allemagne, l’Inde, la Chine et les États-Unis, qui dépendent encore fortement du charbon tout au long de l’année.

    Cependant, le faible niveau de production de charbon en 2017 masque son importance continue durant les heures de pointe. En effet, pendant les 10 principales heures où la demande d’électricité est la plus forte, le charbon fournissait le sixième de l’électricité britannique. Quand cela compte le plus, nous dépendons plus du charbon que du nucléaire, et plus que la production combinée de l’éolien, le solaire et l’hydraulique. Un stockage d’énergie supplémentaire pourrait aider l’énergie éolienne et solaire à répondre à cette demande de pointe, avec une certitude accrue.

    En 2018, la production éolienne ne devrait pas diminuer par rapport à ses niveaux actuels, bien au contraire. Il en va de même pour l’énergie solaire et l’hydroélectricité. Il est donc inévitable qu’une autre étape importante soit franchie cette année : lorsque, pendant plusieurs heures, l’énergie éolienne, solaire et hydroélectrique fourniront pour la toute première fois plus de la moitié de la production d’électricité de la Grande-Bretagne.

    Source: trustmyscience.com avec The Converstion


    09/01/18 - L'EPR, fleuron du nucléaire français aux multiples déboires

    L'EPR, qui doit être lancé pour la première fois en Chine dans six mois environ, est un réacteur nucléaire de troisième génération conçu pour offrir une puissance et une sûreté améliorées, mais dont les chantiers ont accumulé les revers en France et en Finlande.

    Lancée en 1992, cette technologie présentée comme le fleuron de la filière nucléaire française a été codéveloppée par le français Areva et l'allemand Siemens, au sein de leur filiale commune Areva NP, dont Siemens s'est depuis retiré.

    EDF vient de prendre le contrôle de cette activité dans le cadre de la réorganisation de la filière nucléaire française orchestrée par l'Etat.

    Conçu pour fonctionner 60 ans, l'"European Pressurized Water Reactor" se fonde sur la technologie des réacteurs à eau sous pression, la plus utilisée dans le monde.

    Il offre une puissance très élevée (1.650 mégawatts) et bénéficie d'une multiplication des systèmes de sauvegarde pour refroidir le coeur du réacteur en cas de défaillance, d'une coque de protection en béton et acier, et d'un récupérateur de corium censé réduire les conséquences en cas d'accident grave.

    Le premier chantier a été lancé à Olkiluoto (Finlande) en 2005, pour le compte de l'électricien TVO, avec Areva et Siemens directement maîtres d'oeuvre. Mais les contretemps et dérapages budgétaires se sont accumulés.

    TVO avait déploré en octobre un énième retard dans la mise en service de l'EPR, désormais prévue en mai 2019. Elle était initialement prévue pour 2009.

    Un contentieux oppose TVO à Areva et Siemens, chaque partie imputant les retards à l'autre et réclamant des milliards de dédommagements. L'affaire est en cours d'arbitrage.

    Le deuxième EPR, en chantier depuis 2007 à Flamanville (Manche) a également accumulé les déboires, à cause notamment d'anomalies découvertes sur la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve.

    L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) exige que le couvercle de la cuve soit remplacé avant la fin 2024.

    EDF, maître d'oeuvre, a reporté à plusieurs reprises la mise en service du réacteur. L'électricien prévoit de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2018, pour une mise en service commerciale en 2019, quand le calendrier initial tablait sur 2012. Son coût a entretemps plus que triplé à 10,5 milliards d'euros.

    Deux autres EPR sont en construction à Taishan (Chine), par une coentreprise détenue à 51% par l'électricien étatique chinois CGN, à 30% par EDF et, depuis 2012, à 19% par l'électricien de la province du Guangdong.

    Ils devraient être les premiers au monde à fonctionner: leur mise en service débutera mi-2018, a en effet indiqué mardi la présidence de la République française, en marge d'une visite d'Emmanuel Macron en Chine.

    L'EPR a aussi été retenu par EDF pour un projet de deux réacteurs à Hinkley Point en Angleterre.

    En juillet, EDF a annoncé s'attendre à un surcoût de 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) pour cet énorme chantier, ce qui porte l'investissement total à 19,6 milliards de livres, soit environ 22,3 milliards d'euros.

    Le groupe évoque un "risque" de retard de 15 mois pour le premier réacteur, censé entrer en service fin 2025, et de 9 mois pour le second, qui doit démarrer six mois plus tard.

    iSource:
    www.capital.fr


    09/01/18 - La Floride exemptée de nouveaux forages pour protéger son littoral

    Le gouverneur républicain de Floride craignait les risques de pollution dans un État encore traumatisé par la gigantesque marée noire de 2010, provoquée par l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon.

    Miami - Le gouvernement Trump a décidé mardi que l’ouverture des zones protégées du littoral américain à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, une mesure contestée par de nombreux États, ne serait pas appliquée en Floride.

    « Après discussion avec le gouverneur Rick Scott […], je retire la Floride de toute considération pour de nouvelles plateformes pétrolières ou gazières », a indiqué le ministre des Ressources naturelles, Ryan Zinke, dans un communiqué, après une rencontre avec le gouverneur de Floride à Tallahassee, la capitale de l’État.

    Le ministre assure avoir tenu compte du fait que « la Floride est unique et ses côtes sont économiquement très dépendantes du tourisme », selon le communiqué.

    Le gouverneur républicain de Floride, Rick Scott, craignait les risques de pollution dans un État encore traumatisé par la gigantesque marée noire de 2010, provoquée par l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par le britannique BP.

    « Nous pouvons maintenant nous concentrer sur comment mieux protéger notre environnement », a-t-il réagi dans un communiqué.

    Demande de la Californie

    Le gouvernement Trump a fait part la semaine dernière de son intention d’ouvrir 90 % des zones côtières américaines à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, annulant des dispositions de protection prises par Barack Obama.

    Cette mesure a été immédiatement dénoncée par des organisations de défense de l’environnement, mais aussi par les gouverneurs des États concernés comme le New Jersey, la Caroline du Nord et du Sud, la Virginie, la Californie, l’État de Washington et la Floride.

    Le procureur général de Californie, Xavier Becerra, a ainsi demandé mardi soir à ce que la même exemption soit également accordée à la Californie.

    « La Californie est aussi “ unique ” et nos “ côtes sont économiquement très dépendantes du tourisme ” […] Si ce sont vos critères, nous aussi devons être retirés de cette liste. Immédiatement », a-t-il tweeté à l’intention de Ryan Zinke.

    Source: www.ledevoir.com avec l'AFP


    Lundi 08/01/18 - Les cotons-tiges en plastique sont désormais interdits

    C'était prévu dans la loi sur la biodiversité : depuis le 1er janvier, les cotons-tiges en plastique sont bannis des rayons. Utilisés en quantité pharaonique — chaque année, on en retrouve 1,2 million de tonnes sur les plages ou dans les égouts —, ils sont interdits de vente.

    Seuls les cotons-tiges entièrement ouatés resteront disponibles. Mais leurs jours sont également comptés : le 1er janvier 2020, exit ces bâtonnets censés être à «usage médical». Les ORL ne vont pas se plaindre, car le coton-tige est très mauvais pour les oreilles. Au lieu d'ôter le cérumen, il repousse cette cire naturelle au fond du conduit auditif, ce qui favorise la formation des bouchons, engendre des démangaisons, et peut même causer des pertes d'audition en déchirant le tympan. «Ils sont à bannir, particulièrement chez les bébés. Idem pour les sprays et le sérum physiologique», préviennent-ils. En fait, l'oreille s'auto-nettoie naturellement. C'est précisément le rôle du cérumen.

    Et, si vous tenez absolument à la briquer, nettoyez sa partie externe à l'eau, avec une serviette enroulée autour de l'index. Ce sera amplement suffisant à son hygiène.

    Source: www.leparisien.fr


    08/01/18 - Le pétrolier en feu au large de la Chine "risque d'exploser ou de sombrer"

    Entré dimanche en collision avec un navire en mer de Chine orientale, le pétrolier transportant du brut iranien était toujours en flammes, lundi. Il risque d'exploser ou de sombrer, selon les autorités locales.

    Le feu fait toujours rage, lundi 8 janvier, sur Sanchi. Ce pétrolier transportant du brut iranien est entré, dans la nuit de samedi à dimanche, en collision avec un navire de fret chinois en mer de Chine orientale. Le tanker "risque d'exploser ou de sombrer", ont averti les autorités.

    Avec 136 000 tonnes d'hydrocarbures légers (condensats) à son bord, Sanchi est en proie à un brasier d'où s'échappent des volutes de fumée noire, selon les dernières images diffusées par les autorités.

    Les secouristes tentant de venir en aide à l'équipage, qui compte 30 Iraniens et deux Bangladais, ont été repoussés par les nuages toxiques, a indiqué lundi le ministère chinois des Transports.

    Un premier corps non identifié a par ailleurs été retrouvé, a annoncé lundi Lu Kang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "L'environnement et les conditions en mer ne sont pas très propices aux opérations de recherche et de secours", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. "Nous sommes en train de voir comment éviter toute autre catastrophe", a-t-il également précisé en référence aux fuites d'hydrocarbures dans la mer.

    Catastrophe écologique en vue

    L'accident est intervenu à environ 300 km au large de Shanghai (est). Le pétrolier sous pavillon panaméen, long de 274 mètres, se dirigeait vers la Corée du Sud. Il appartient à la National Iranian Tanker Company (NITC), l'opérateur administrant la flotte de navires pétroliers de l'Iran, a indiqué le ministère iranien du Pétrole.

    Selon lui, la cargaison était constituée de produits destinés à la firme sud-coréenne Hanwha Total (coentreprise entre le français Total et le conglomérat sud-coréen Hanwha). Le navire et son chargement étaient assurés, ont précisé les autorités iraniennes. Le navire de fret chinois naviguait, lui, sous pavillon hongkongais et transportait 64 000 tonnes de céréales américaines vers la Chine, selon le ministère chinois des Transports.

    Les experts environnementaux s'inquiètent déjà d'une possible catastrophe écologique liée aux fuites d'hydrocarbures.

    L'organisation de défense de l'environnement Greenpeace s'est déclarée "préoccupée par les potentiels dégâts environnementaux provoqués par le million de barils de pétrole brut à bord".

    "Il est très probable que cela détruira toute vie marine dans une vaste zone", a indiqué à l'AFP Wei Xianghua, spécialiste de l'environnement à l'université Tsinghua à Pékin.

    Source: www.france24.com avec l'AFP


    08/01/18 - Hong Kong: la 1ère île artificielle pour le traitement des déchets au monde

    Une usine de traitement des déchets sera construite sur une ile artificielle à Hong Kong. 30% des déchets rejetés annuellement par la ville pourraient y être traités pour produire de l’électricité.

    Le groupe belge Keppel Seghers a signé, le 20 décembre 2017, un contrat pour la construction d’une usine de traitement des déchets par le biais de sa filiale hongkongaise avec le gouvernement de Hong Kong.

    Il prévoit la réalisation d’une île artificielle proche de Shek Kwu Chau, au Sud de l’ile de Lantau (photo), pour accueillir une usine de traitement des déchets ménagers totalement intégrée.

    Le contrat a une valeur de 3,3 milliards d’euros. Keppel Seghers sera en charge de la construction de l’usine et de son exploitation (environ 2/3 des montants du marché) alors que son partenaire chinois Zhen Hua (filiale du groupe China Communication Construction Company) s’occupera des travaux de terrassement (« land reclamation ») et des fondations.

    Une usine intégrée

    L’entreprise annonce dans son communiqué que cette installation sera totalement intégrée. Il faut entendre par là intégrée dans le paysage et autonome en termes de ressources énergétiques et de besoin en eau.

    Les installations comprendront l’usine (incinérateur, centre de tri automatique, centrale de production électrique, retraitement des rejets gazeux), les équipements pour la gestion des eaux (désalinisation et retraitement des eaux usées) et la zone portuaire.

    L’installation accueillera également un centre ouvert au public pour la sensibilisation et l’éducation en matière environnementale.

    Ainsi, 16 hectares seront regagnés sur la mer, 11 pour l’usine elle-même et 5 pour les bassins et les digues qui protégeront l’édifice. L’usine sera d’ailleurs séparée par un faible canal de l’ile de Shek Kwu Chau.

    Le design annoncé semble mélanger construction et espaces verts dans le but, selon les acteurs, de "respecter" l’apparence du site.

    95% de réduction de déchets et de l’électricité pour 100,000 foyers

    Les capacités de traitements sont annoncées pour 3,200 tonnes de déchets ménagers par jour.

    Ramené à la quantité totale de déchets mis en décharge à Hong Kong, l’usine serait en mesure de traiter l’équivalent de 30% des déchets de la ville.

    Des 3,200 tonnes traitées par jour, l’usine s’engage à réduire la quantité de déchets de 95%.

    5% seront finalement renvoyés dans les décharges publiques de Hong Kong. Une aubaine quand on sait que les décharges municipales frôlent la saturation dans la ville.

    Concrètement des 3.200 tonnes, 3.000 serviront à la production d’électricité par incinération et 200 tonnes de verre, de plastiques et de métaux seront isolés quotidiennement d’après les estimations de l’entreprise. Ces déchets recyclables seront alors renvoyés vers d’autres entreprises spécialisées dans le recyclage.

    L’énergie produite par l’incinération (Waste-to-Energy process) devrait atteindre 480 millions de KwH, soit la consommation de 100,000 foyers (en déduisant les propres besoins de l’usine).

    En matière d’empreinte écologique, l’entreprise annonce donc une économie de 440.000 tonnes de Co2 (si une énergie fossile avait été employée à la place) et une diminution des émissions de méthane.

    Source: lepetitjournal.com - Rédaction: Marc Schildt


    08/01/18 - De la carrière de talc aux mines d'or d'Asie

    Société - Il exporte son savoir-faire minier

    Alain Bize, habitant de Saint-Pierre-de-Rivière conseille les entreprises minières à travers le monde après avoir travaillé 34 ans aux Talcs de Luzenac. Il s'est notamment expatrié en Guinée, au Kirghizistan ou aux Philippines.

    «C'est sûr que, si j'étais resté en Ariège, je n'aurai pas vécu tout ça !», s'exclame Alain Bize. Depuis «sept ou huit ans», cet habitant de Saint-Pierre-de-Rivière exporte son savoir-faire minier à travers le monde : Asie centrale, Afrique, Asie du Sud… «J'ai travaillé 34 ans à la carrière de Trimouns à Luzenac, j'ai monté tous les échelons», souligne-t-il.

    Fort de cette expérience, «j'ai commencé par un projet d'ouverture de mine d'or au Kirghizistan, en Asie centrale». Le chantier, situé à 3 800 mètres d'altitude, est impraticable durant la saison d'hiver. «Quand les vents sibériens soufflent, ça peut descendre à -30°», assure l'Ariégeois. Là-bas, Alain Bize est responsable des infrastructures, de la maintenance, de la définition des machines à acheter pour faire tourner le chantier… Un poste clé. «En fait, ce sont des challenges à chaque étape», témoigne-t-il.

    Embargo, typhon et ébola…

    L'habitant de la Barguillère prend ensuite la direction des Philippines. Et d'une mine d'or, à nouveau. «J'y ai été consultant en maintenance sur l'île de Mindanao, indique-t-il. Là, il s'agissait de rénover certaines mines d'or souterraines et d'en ouvrir d'autres.» Nous sommes en 2012, les Philippines sont balayées par le typhon Bopha. «On avait sécurisé un maximum de choses, mais c'est sûr que c'est un moment particulier à vivre, témoigne-t-il. Six heures avant le typhon, on n'entend plus un oiseau chanter… Après, j'ai vu l'eau monter de 4 mètres en deux heures, des maisons partir avec l'eau…» Mais de bons moments restent aussi en mémoire : «Les Philippins adorent danser et chanter, faire des karaokés. Ils chantent très bien… mais pas aussi bien que nos bergers pyrénéens !»

    Au Soudan, le Barguillèrois occupe une mission particulière : effectuer un audit sur un gisement alors que le pays est sous embargo. «Ils avaient pas mal de souci au niveau des livraisons de pièce, du matériel en panne…», énumère-t-il. Mais notre aventurier des temps modernes retient aussi cette grosse peut lors d'un décollage raté d'un bimoteur.

    «ça fait du bien de revenir au pays»

    Depuis trois ans et demi, à raison de roulements de 8 semaines sur place et trois semaines en Ariège, Alain Bize dirige une société qui représente Caterpillar en Guinée. «C'est à Sangaredi, qui abrite les plus grandes mines de bauxite du monde», souligne-t-il. Avec, là aussi, des moments délicats à vivre : «j'ai notamment dû monter des plans d'urgence sanitaire en pleine période du virus ebola.»

    Au final, que retient-il de ces expériences ? «Des rencontres très enrichissantes, répond-il. Et puis je dirai que ça fait du bien de revenir au pays. Par exemple, quand on revient, on profite beaucoup plus des moments de tradition comme la Foire de la Barguillère.»

    Source: www.ladepeche.fr - Rédaction: Christophe Zoia


    Dimanche 07/01/17 - L’UE durcit sa législation en réponse au Dieselgate

    Deux ans après le scandale provoqué par la fraude au test antipollution de véhicules diesel, la Commission se voit attribuer plus de pouvoir de contrôle et de supervision.

    La réponse de Bruxelles tombe enfin, deux ans après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen : les législateurs ont trouvé, jeudi 7 décembre, un accord qui doit permettre de renforcer l’arsenal législatif européen en matière d’homologation des véhicules.

    Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil, qui représentent les 28 Etats membres, ont décidé d’accroître et d’intensifier les contrôles des véhicules au moment de leur certification, mais aussi après leur mise en service. Le texte doit encore être entériné officiellement par des votes des deux institutions.

    Amendes administratives

    La Commission européenne, dont la proposition législative originelle remontait à janvier 2016, se voit attribuer plus de pouvoir. Dans l’incapacité de prendre des sanctions à la suite du scandale Volkswagen, elle pourra en particulier infliger des amendes administratives aux constructeurs ou aux services techniques, jusqu’à 30 000 euros par véhicule non conforme.

    La législation révisée doit aussi améliorer la « qualité » des services techniques qui pratiquent les tests d’homologation avant la mise sur le marché, au travers d’audits réguliers et indépendants. Les véhicules qui sont déjà sur le marché seront contrôlés plus souvent, et la Commission aura la possibilité de réaliser des contrôles indépendamment des Etats membres ; elle pourra procéder à des rappels.

    Entrée en vigueur en 2020

    Pour Pascal Durand, vice-président du groupe Verts-ALE au Parlement, la Commission doit compléter cette réforme en présentant « une proposition solide sur les recours collectifs pour les consommateurs au début de 2018 ».

    Saluant la décision, l’ONG Transport & Environnement regrette, de son côté, que ces changements entrent en vigueur « seulement » en septembre 2020. L’association déplore aussi le fait que « le Conseil a rejeté la proposition de la Commission de briser les liens financiers entre les constructeurs automobiles et les laboratoires de tests ».

    L’UE avait subi nombre de reproches dus aux révélations du constructeur allemand, en septembre 2015, quant à l’utilisation, dans des millions de véhicules, d’un logiciel permettant de tricher lors des tests d’homologation, en réduisant les émissions de gaz polluants de ses moteurs diesel. La fraude avait été révélée aux Etats-Unis. D’autres constructeurs européens sont soupçonnés d’avoir également profité de failles dans la législation européenne.

    Source: www.lemonde.fr


    07/01/18 - Mer de Chine de l'Est: un tanker rempli de pétrole prend feu après une collision

    En mer de Chine orientale, une collision entre un tanker et un navire de fret a fait 32 disparus, dont 30 Iraniens et deux Bangladais, a annoncé le ministère chinois des Transports ce dimanche 7 janvier 2018. C'est l'équipage du tanker qui est porté disparu. Le vaisseau était rempli de pétrole léger (condensats). Il a entièrement pris feu.

    Trente-deux personnes sont portées disparues après une violente collision survenue samedi soir entre un navire de fret chinois et un pétrolier iranien, le Sanchi. C’est ce qu’a annoncé le ministère chinois des Transports. Pékin a dépêché huit navires. Les opérations de recherche se poursuivent.

    Une photo, diffusée par la chaîne de télévision publique chinoise CGTN, montre un épais rideau de fumée noire s’échappant du pétrolier. Le navire bat pavillon panaméen, mais opère pour le compte d’une société iranienne, Bright Shipping. Il devait livrer sa cargaison en Corée du Sud.

    Trente Iraniens et deux Bangladais étaient à bord de ce vaisseau de 274 mètres de long, qui transportait selon Pékin près d'un million de barils. Sur la photo, d’autres bateaux tentent de porter secours et de contenir les nappes de pétrole qui s’échappent et continuent de brûler en mer.

    Le second navire est un bateau de fret hongkongais, en provenance des Etats-Unis. Il transportait des produits alimentaires. Les 21 personnes d'équipage, toutes chinoises, ont elles été secourues. Séoul a envoyé sur place un bateau de garde-côtes et un avion pour participer aux recherches.

    A ce stade, les causes de la collision sont inconnues mais les accidents ne sont pas rares en mer de Chine, une zone très fréquentée où transitent un tiers du commerce maritime mondial. L'accident est survenu à environ 160 milles nautiques à l'est de l'embouchure du fleuve Yangzi Jiang.

    Source: www.rfi.fr avec notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget


    07/01/18 - Tempêtes, érosion… Quel impact en Normandie sur la valeur des biens immobiliers du bord de mer ?

    En Normandie, les maisons situées en bord de mer subissent chaque année les tempêtes et le phénomène de l'érosion. Ces aléas ont-ils un impact sur leur valeur immobilière ?

    La tempête Eleanor a rappelé aux habitants des littoraux de Normandie que leurs maisons pouvaient être inondables. Et avec les phénomènes d’érosion et l’élévation du niveau de la mer estimé à près d’un mètre d’ici à 2 100, la situation ne devrait pas s’améliorer.

    À Ver-sur-Mer (Calvados), près de Courseulles-sur-Mer, la force de la tempête, conjuguée à la grande marée, a provoqué une rupture de digue de sept mètres, mercredi 3 janvier 2018. Une centaine d’habitations ont été inondées. « Dans certaines maisons, il y avait jusqu’à 40 centimètres d’eau », précise le maire, Philippe Onillon.

    À Ver-sur-Mer, plusieurs maisons du front de mer sont situées en zone rouge du plan prévention des risques du littoral. Ce qui implique que la surface de la maison ne peut pas être agrandie, explique le maire. Et que si la mer détruit votre bien, vous n’avez pas le droit de la reconstruire. »

    En zone rouge, les habitants ont également l’obligation d’aménager une pièce-refuge à l’étage, ou au moins de poser un velux sur le toit pour faciliter l’évacuation en cas de crue soudaine.

    En Normandie, un habitant sur cinq concerné

    Suite à la tempête Xynthia en 2010, qui a frappé fortement le village de La Faute-sur-Mer, en Vendée, l’État a mis en place un plan de prévention des risques littoraux qui s’applique sur l’ensemble du territoire.

    La Normandie est très concernée par le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer. Plusieurs grandes villes sont situées en bord de mer, comme Dieppe (Seine-Maritime), Caen-Ouistreham, Cherbourg-en-Cotentin (Manche) et Le Havre. « Les 640 kilomètres de côte normande sont exposés à des types variés d’inondations : submersion marine, recul du trait de côte, inondation estuarienne… », indique la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de Normandie.

    La Normandie compte actuellement huit plans de prévention des risques littoraux (PPRL) et sept plans de prévention multirisques incluant l’aléa submersion marine, couvrant 212 communes pour une population d’environ 727 000 habitants, soit un habitant sur cinq en Normandie. Sur les 15 PPR, cinq d’entre eux sont déjà approuvés.

    Ces plans, qui ont pour but de protéger les personnes, imposent d’importantes contraintes aux propriétaires installés en bord de mer. Le fait de ne pas pouvoir agrandir un logement, de ne pas pouvoir le reconstruire s’il est détruit par la mer pourrait freiner la vente des biens immobiliers. Ou même faire baisser leur valeur. Mais les notaires de Normandie assurent que ce n’est pas encore le cas.

    Le front de mer, un lieu toujours très prisé

    À Jullouville, près de Granville, dans la Manche, les maisons situées en bord de mer, souvent appréciées par les Parisiens pour des résidences secondaires, se vendent toujours comme des petits pains. Et à des tarifs élevés. Il y a encore des ventes à 800 000 euros. C’est l’emplacement qui prime, souligne Delphine Cudelou, secrétaire générale de la chambre des notaires de l’ex Basse-Normandie. Les acheteurs sont au courant des risques et des restrictions mais comme ce sont, pour la plupart du temps, des maisons secondaires, ils font le pari.

    À Ouistreham, près de Caen, un plan de prévention multirisques est en préparation sur les bords du canal. La commune a déposé un recours contre ce plan. Pour l’heure, il n’est pas appliqué. « Les gens qui achètent des biens le long du canal sont bien au courant, assure Guillaume Coquelin, notaire à Ouistreham. J’ai ajouté un paragraphe à ce sujet, spécifiant que si le plan de prévention se met en place, il peut y a voir des risques d’expropriation. Mais cela ne les freine pas. »

    De même à Lion-sur-Mer dans les campings situés à flanc de falaise. « J’ai fait récemment une vente sur un terrain en première ligne », assure le notaire ouistrehamais. « Pour le moment, les plans de prévention et les risques n’ont pas d’impact sur le prix de vente. Actuellement, ce ne sont pas des arguments utilisés pour faire baisser les prix. »

    « Sa maison est invendable »

    Sur les secteurs de Fécamp et de Dieppe, où les falaises de craie reculent jusqu’à 50 centimètres par an, les maisons situées en front de mer, n’ont pas non plus perdu de valeur. « Mais il y a très peu de biens de ce type en vente, assure Nathalie Lethuillier-Bréant, notaire à Fécamp. Les gens les gardent. Et dès qu’il en y a en vente, nous n’avons aucun mal à trouver des acheteurs. » Là encore, ce sont les Parisiens qui s’arrachent les villas avec vue sur mer.

    Cependant, pour certains propriétaires ou futurs acquéreurs, la situation se complique avec la mise en place des plans de prévention. « À Sainte-Marguerite-sur-Mer, près de Dieppe, la maison d’une de mes clientes, située très près de la falaise, est désormais invendable, déplore Nathalie Lethuillier-Bréant. Nous nous renseignons actuellement sur les indemnités accordées par le fonds Barnier pour ce type de cas. »

    Et sur ces zones, il est désormais interdit de construire de nouvelles bâtisses. « Des clients ont vu leur permis de construire refusé, alors que le terrain était constructible, qu’il y avait déjà les réseaux d’eau et d’électricité et qu’il se situait tout de même assez loin de la falaise, fait remarquer la notaire de Fécamp. Désormais, depuis la tempête Xynthia, il y a une protection renforcée contre tous les risques liés aux intempéries, les éboulements de falaises… »

    Déplacer les biens et les personnes

    Si les effets des tempêtes à répétition et du phénomène d’érosion n’ont pas encore d’impact réel sur les valeurs des biens immobiliers en front de mer, les scientifiques sont fermes sur la question. Pour eux, il y a un réel danger et il faut déplacer les biens et les personnes.

    « Depuis la moitié du XXe siècle, l’urbanisation s’est imprudemment implantée près des côtes », explique Stéphane Costa, professeur de géomorphologie à l’Université de Caen (Calvados). Les hommes se sont appropriés les littoraux et cette frange côtière a pris une valeur qu’elle n’avait pas auparavant. « Ce qui explique pourquoi élus et habitants rechignent à se déplacer. »

    Mais les problèmes sont à venir, nous n’avons plus le choix. Avec les phénomènes d’érosion et l’élévation du niveau de la mer estimé à près d’un mètre d’ici à 2 100, il n’y a pas d’autre solution que de déplacer les biens et les personnes qui sont installés sur des zones à risques. Nous devons y réfléchir tous ensemble : scientifiques, collectivités locales, acteurs économiques, habitants…

    L’idée est de montrer que l’on peut faire de cette contrainte « une émergence d’opportunités et de redynamisation d’un territoire », conclut Stéphane Costa.

    Source: actu.fr - Rédaction: Manon Loubet


    Samedi 06/01/18 - Trait de côte : l'érosion dunaire se poursuit avec la succession des tempêtes hivernales

    Après Ana et Carmen, les dunes du littoral aquitain ont reculé de plusieurs mèters sous l'assaut des vagues et du vent. Elles sont surveillées par les agents de l'ONF et de l'Observatoire des côtes aquitaine, l'OCA.

    Sur presque 300 mètres de long, l'assaut répété des vagues a emporté le sable. La plage du Petit-Nice, comme toutes les autres en Gironde, est sous-haute surveillance. Régulièrement, un technicien de l'Office National des Forêts effectue des relevés, muni d'un GPS et d'un appareil photo.

    "Là, on voit que ça a tapé. La dune s'effondre progressivement, à chaque fois que les vagues viennent grignoter le pied de dune", explique Cédric Bouchet.

    La succession des deux tempêtes Ana et Carmen au mois de décembre a fait reculer la dune de 5 mètres. Cela reste peu, au regard des 25 mètres perdus en 2013, mais le phénomène d'érosion se poursuit.

    Toutes les données collectées sur le terrain par les techniciens et les capteurs sont ensuite analysées par le bureau de recherche géologique et minière, qui dépend de l'OCA.

    D'après les scientifiques, le recul du trait de côte, la limite maximum terre-océan, pourrait atteindre les 50 mètres en 2050.

    Source: https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine


    Vendredi 05/01/18 - En Guyane, les "brumes du Sahara" provoquent une importante détérioration de la qualité de l'air

    L'observatoire de l'air régional estime à 10 le niveau d'alerte, sur une échelle de 1 à 10.

    Les yeux rougis et une atmosphère poussiéreuse. La Guyane a été placée jeudi 4 janvier en alerte en vue d'une dégradation maximale de l'air attendue ce vendredi, a annoncé la préfecture de Cayenne.

    L'observatoire régional de l'air (ORA) prévoit une dégradation accentuée vendredi, avec un indice maximal, "très mauvais" de 10 sur une échelle de 1 à 10. L'alerte de dépassement de seuil devrait être maintenue jusqu'au week-end, a prévenu la préfecture.

    Il s'agit du troisième dépassement de seuil d'alerte en huit jours. La qualité de l'air est médiocre en Guyane depuis le 26 décembre. Cette situation est causée par la présence de "brumes du Sahara" transportées par les courants aériens.

    Selon l'ORA, "des particules désertiques sont arrachées mécaniquement du sol sous l'action du vent, et se déplacent, de l'Afrique à l'Ouest Atlantique via la Saharan Air Layer (SAL)".

    Les conditions climatiques spécifiques à la Guyane, entraînent une véritable "saison de poussières", s'étendant généralement de février à avril. Les seuils réglementaires de pollution de l'air sont très souvent dépassés lors de ce phénomène, ressenti jusque dans les Antilles. Néanmoins, l'impact répété de ces passages de particules sur la population guyanaise n'a pas été étudié.

    Ces poussières peuvent avoir une action irritante sur les voies respiratoires (toux, gênes respiratoires crise d'asthme, irritation des yeux), selon les autorités sanitaires. Les personnes sensibles et fragiles sont invitées à réduire leur activité sportive. Il est recommandé aux sportifs de ne pas participer à des compétitions intenses.

    Source: www.huffingtonpost.fr


    05/01/18 - Le trou de la couche d'ozone se résorbe (lentement)

    En 2016, le trou de la couche d'ozone faisait deux fois la taille de l'Europe. On estime qu'il ne pourrait être totalement résorbé qu'autour de 2065.

    Bonne nouvelle pour la planète. D'après de nouvelles observations de la NASA, le trou dans la couche d'ozone est en train de se résorber au-dessus de l'Antarctique. Bonne nouvelle parce que la couche d'ozone protège les êtres vivants des rayons ultraviolets émis par le soleil.

    En 1987, la communauté internationale s'était mise d'accord pour interdire l'utilisation des substances responsables de la dégradation de la couche d’ozone. Des substances que l'on trouvait en particulier dans des bombes aérosol et des réfrigérateurs.

    Mais les progrès sont modestes. En 2016, le trou faisait deux fois la taille de l'Europe. On estime qu'il ne pourrait être totalement résorbé qu'autour de 2065. Une amélioration lente due en partie à l'utilisation de solvants industriels qui, eux, ne font pas l'objet d'une interdiction.

    Source: fr.euronews.com


    05/01/18 - La fréquence du blanchissement des récifs coralliens s'accélère

    La fréquence du blanchissement à grande échelle des récifs coralliens a presque quintuplé depuis les années 1980. En cause, le réchauffement climatique qui menace ces écosystèmes marins vitaux, montre une étude publiée jeudi dans Science.

    Le phénomène de blanchissement, lié à la montée de la température de l'eau, se produisait avant tous les vingt-cinq ou trente ans. Mais plus récemment, il se répète tous les six ans en moyenne, ont déterminé ces chercheurs qui ont analysé les épisodes de blanchissement à une centaine d'endroits autour du monde entre 1980 et 2016.

    "Avant les années 1980, le blanchissement de masse des coraux était inconnu", relève Terry Hughes, directeur du Conseil australien de recherche sur les récifs coralliens (ARC), principal auteur de l'étude. "Mais aujourd'hui, des épisodes répétés de ce phénomène à une échelle régionale qui entraîne une mortalité de masse de ces animaux marins deviennent la norme autour de la planète où les températures continuent de grimper", poursuit le scientifique.

    Au cours des dernières années, 30% des blanchissements ont été classés comme "sévères" s'étendant sur des dizaines de milliers de kilomètres. Selon ces scientifiques, le risque pour un tel phénomène s'est accru de 4% par an depuis 1980, le plus fortement en Australie, au Proche-Orient et dans certaines parties d'Asie.

    La Grande Barrière de corail en Australie a connu quatre blanchissements sérieux depuis 1998 dont deux d'affilée en 2016 et 2017 qui ont provoqué des dommages étendus.

    Activité humaine en cause

    Nombre de blanchissements de coraux sont provoqués par l'apparition périodique du courant équatorial chaud du Pacifique El Nino qui a été particulièrement intense en 2015 et 2016. Ces phénomènes sont toutefois de plus en plus fréquents, amplifiés par le réchauffement climatique résultant en grande partie des émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines, pointent ces scientifiques.

    "Le climat se réchauffe rapidement depuis ces cinquante dernières années ce qui rend le courant El Nino plus dangereux pour les récifs coralliens et maintenant nous voyons des blanchissements se produire quand l'été est particulièrement chaud", relève Mark Eakin, un scientifique de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), co-auteur de ces travaux.

    Des millions de personnes dans le monde dépendent des coraux pour leur subsistance que ce soit par les activités liées au tourisme ou à la pêche.

    Source: www.swissinfo.ch


    05/01/18 - L’océan perd son souffle

    Une étude estime que l’oxygène diminue de plus en plus dans les océans. Dans les cas les plus graves, cela provoque ce qu’on appelle des zones mortes où la vie est quasiment impossible. La pollution par les nutriments et le réchauffement climatique sont les principaux responsables.

    Au cours des 50 dernières années, la quantité d’eau en pleine mer sans oxygène a plus que quadruplé. Dans les plans d’eau côtiers incluant les estuaires et les mers, les sites à faible teneur en oxygène ont plus que décuplé depuis 1950. Les scientifiques s’attendent à ce que l’oxygène continue de baisser même en dehors de ces zones lorsque la Terre se réchauffe.

    La réduction de l’oxygène dans l’océan

    Pour stopper le déclin, le monde doit maîtriser à la fois le changement climatique et la pollution des nutriments selon une équipe internationale de scientifiques dont Lisa Levin, océanographe biologiste à la Scripps Institution of Oceanography de l’Université de Californie à San Diego, dans un nouveau papier publié dans la revue Science.

    L’oxygène est essentiel à la vie dans les océans selon Denise Breitburg, auteure principale et écologiste marine au Smithsonian Environmental Research Center. Le déclin de l’oxygène océanique est l’un des effets les plus graves des activités humaines sur l’environnement terrestre. C’est une perte énorme pour tous les services qui comptent sur les loisirs et le tourisme, les hôtels et les restaurants, les chauffeurs de taxi et tout le reste selon Levin. Les impacts des écosystèmes menacés dans l’océan peuvent être considérables.

    L’étude a été réalisée par une équipe de scientifiques du GO2NE (Global Ocean Oxygen Network), un nouveau groupe de travail créé en 2016 par la Commission océanographique intergouvernementale des Nations Unies. Le document de synthèse est le premier à porter un regard aussi radical sur les causes, les conséquences et les solutions à la baisse de la teneur en oxygène dans le monde entier à la fois en haute mer et dans les eaux côtières. L’article met en évidence les plus grands dangers pour l’océan et la société et ce qu’il faudra faire pour préserver nos océans.

    Les enjeux

    Environ la moitié de l’oxygène sur Terre provient de l’océan selon Vladimir Ryabinin, secrétaire exécutif de la Commission océanographique internationale qui a formé le groupe GO2NE. Mais les effets combinés de la pollution par les nutriments et du changement climatique augmentent considérablement le nombre et la taille des zones mortes en haute mer et dans les eaux côtières où l’oxygène est trop faible pour supporter la vie marine.

    Dans les zones traditionnellement appelées zones mortes comme celles de la baie de Chesapeake et du golfe du Mexique, l’oxygène chute à des niveaux si bas que de nombreux animaux suffoquent et meurent. Comme les poissons évitent ces zones, leurs habitats se rétrécissent et deviennent plus vulnérables aux prédateurs ou à la pêche. Mais le problème dépasse de loin les zones mortes soulignent les auteurs. Des déclins d’oxygène encore plus faibles peuvent freiner la croissance des animaux, entraver la reproduction et entraîner des maladies voire la mort. La baisse de l’oxygène peut également déclencher la libération de produits chimiques dangereux tels que le protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre jusqu’à 300 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et du sulfure d’hydrogène. Alors que certains animaux peuvent prospérer dans les zones mortes, la biodiversité globale diminue.

    Le changement climatique est le principal responsable dans les problèmes de l’océan. Le réchauffement des eaux de surface augmente la difficulté de l’accès de l’oxygène à l’intérieur de l’océan. De plus à mesure que l’océan se réchauffe, il contient moins d’oxygène. Dans les eaux côtières, la pollution excessive des éléments nutritifs par les terres crée des proliférations d’algues qui drainent l’oxygène à mesure qu’elles meurent et se décomposent. Et dans un cercle vicieux, les animaux ont également besoin de plus d’oxygène dans les eaux plus chaudes.

    Les moyens de subsistance des populations sont également en jeu selon les scientifiques, en particulier dans les pays en développement. Les pêcheries artisanales de petite taille peuvent être incapables de se relocaliser lorsque la faible teneur en oxygène détruit leurs récoltes ou oblige les poissons à se déplacer ailleurs. Aux Philippines, les poissons, tués dans les parcs d’aquaculture d’une seule ville, ont coûté plus de 10 millions de dollars. Les récifs coralliens, une attraction touristique majeure dans de nombreux pays, peuvent aussi disparaitre sans suffisamment d’oxygène.

    Certaines pêcheries populaires pourraient en bénéficier, du moins à court terme. La pollution par les nutriments peut stimuler la production de nourriture pour les poissons. De plus, quand les poissons sont obligés de se regrouper pour échapper à un faible taux d’oxygène, on peut les attraper plus facilement. Mais sur le long terme, cela pourrait entraîner une surpêche et des dommages à l’économie.

    Gagner cette guerre avec une approche à trois volets

    Pour préserver le niveau d’oxygène dans l’océan, les scientifiques estiment que le monde doit gérer la question sous trois angles :

    - S’attaquer aux causes – La pollution par les nutriments et le changement climatique. Même si aucun de ces problèmes n’est simple ou facile, les étapes nécessaires pour gagner cette guerre peuvent être bénéfiques pour les humains et pour l’environnement. De meilleurs systèmes septiques et d’assainissement peuvent protéger la santé humaine et empêcher la pollution de l’eau. La réduction des émissions de combustibles fossiles permet non seulement de réduire les gaz à effet de serre et de lutter contre le changement climatique, mais aussi de réduire les polluants atmosphériques dangereux comme le mercure.

    - Protéger la vie marine vulnérable – Avec cette réduction de l’oxygène qui est inévitable, il est crucial de protéger les pêcheries à risque contre d’autres stress. Selon l’équipe GO2NE, cela pourrait signifier la création d’aires marines protégées ou de zones de non-capture dans les zones utilisées par les animaux pour échapper à l’oxygène raréfié ou passer à la pêche de poissons qui ne sont pas menacés par la baisse des niveaux d’oxygène.

    - Améliorer le suivi à faible teneur en oxygène dans le monde entier – Les scientifiques ont une bonne idée de la quantité d’oxygène que l’océan pourrait perdre à l’avenir, mais ils ignorent précisément exactement la localisation de ces zones à faible teneur en oxygène. Un suivi renforcé, notamment dans les pays en développement et des modèles numériques aideront à identifier les endroits les plus menacés et à déterminer les solutions les plus efficaces.

    C’est un problème que nous pouvons résoudre selon Breitburg. La réduction du changement climatique nécessite un effort mondial, mais même des actions locales peuvent aider à réduire l’oxygène gaspillé par les nutriments. Pour preuve, Breitburg souligne la reprise en cours de la baie de Chesapeake où la pollution azotée a chuté de 24 % grâce à un meilleur traitement des eaux usées, de meilleures pratiques agricoles et des lois comme la Clean Air Act. Même si certaines zones à faible teneur en oxygène persistent, la zone du Chesapeake à oxygène zéro a presque disparu. La lutte contre le changement climatique peut sembler décourageante tellement l’adversaire semble de taille selon la chercheuse, mais il est essentiel de s’y mettre pour endiguer le déclin de l’oxygène dans nos océans et pour presque tous les aspects de la vie sur notre planète.

    Source: actualite.housseniawriting.com avec science.sciencemag.org - Publié par Jacqueline Charpentier


    Jeudi 04/01/18 - Licences pétrolières dans l'Arctique: les ONG perdent leur procès

    La justice norvégienne a débouté jeudi Greenpeace et deux autres ONG opposées à l'attribution par la Norvège de licences pétrolières dans l'Arctique. Cette affaire emblématique montre que la lutte contre le réchauffement se joue de plus en plus dans les prétoires.

    Le tribunal d'Oslo a estimé que l'État norvégien n'avait pas violé la Constitution en octroyant en mai 2016 des concessions en mer de Barents à 13 groupes pétroliers, parmi lesquels le champion national Statoil, les américains Chevron et ConocoPhillips, et le russe Lukoil. Ce jugement est encore susceptible de faire l'objet d'un appel.

    Conjointement avec les organisations Nature et Jeunesse et Campagne des Grands-Parents pour le Climat, Greenpeace avait traîné la Norvège en justice. Elle avait invoqué une récente disposition constitutionnelle qui garantit le droit de tous à un environnement sain.

    Droit à un environnement sain

    Les plaignants avaient aussi fait valoir que l'autorisation de nouvelles activités pétrolières dans l'Arctique, région a fortiori fragile, allait à l'encontre de l'Accord de Paris signé par Oslo en 2016. Celui-ci vise à limiter à moins de 2°C le réchauffement climatique.

    Le tribunal d'Oslo reconnaît le droit de chacun à un environnement sain mais a conclu que l'attribution de licences d'exploration pétrolière ne violait pas ce droit. Le juge a notamment estimé que la Norvège ne pouvait être tenue pour responsable des émissions de gaz carbonique liées aux hydrocarbures qu'elle exporte dans d'autres pays.

    Le pays nordique est le plus gros producteur de pétrole et de gaz naturel d'Europe de l'Ouest.

    Source: www.swissinfo.ch


    04/01/18 - Fidji: une loi pour protéger les coraux

    Les 322 îles des Fidji sont connues pour leur patrimoine naturel unique, en particulier les récifs coralliens. Le gouvernement s'est engagé à protéger l'environnement. Une loi vient d'être adoptée, elle interdit strictement la vente des coraux.

    Depuis quelques jours, l’achat, la vente et l’exportation de coraux vivants est interdit aux Fidji. Cette initiative gouvernementale a été décidée afin d'aider à la régénération du corail.

    Le ministre de la Pêche, Semi Koroilavesau, a confirmé que cela faisait partie de la présidence du pays de la COP23, qui a lancé l’Ocean Pathway en tant qu’initiative de changement climatique. "Nos coraux ont beaucoup souffert de l’acidification des océans et du blanchissement des coraux en raison de la pollution et de l’augmentation de la température de la mer, mais c’est l’effet global du changement climatique", a déclaré le ministre de la Pêche.

    Source: la1ere.francetvinfo.fr/polynesie - Rédaction: Bruno Sat-Moira Dineen-D, Lagneaux


    04/01/18 - 12 conséquences concrètes du réchauffement climatique

    La COP21, en décembre 2015 à Paris, s'était fixé pour objectif de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si nous ne changeons pas notre mode de vie pour y parvenir - et le temps presse dangereusement - les conséquences seront dramatiques.

    Des îles paradisiaques englouties

    En 50 ans, le niveau des océans s’est élevé de 10 centimètres. Une tendance qui devrait se poursuivre voire s’accélérer dans les années à venir. Selon les experts de la Nasa, une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent. « Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, […] il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage », expliquait Steven Nerem en août dernier.

    Les premières victimes de l’augmentation du niveau de la mer sont les archipels du Pacifique, notamment les îles Marshall, les îles de Polynésie, les Maldives (océan Indien) et certaines régions d’Asie (Philippes, Indonésie). Selon une étude du CNRS de 2014, 10 000 à 20 000 îles pourraient disparaître totalement au cours du siècle.

    Face à ce scénario catastrophe annoncé, certains pays tentent d’ores et déjà de se préparer. Les habitants de l’atoll de Bikini, dans le Pacifique, ont ainsi réclamé l’asile climatique aux Etats-Unis.

    Miami, Tokyo, Amsterdam envahies par les eaux

    Autre conséquence de la montée du niveau des océans, de nombreuses grandes villes construites sous le niveau de la mer pourrait être envahies par les eaux. C’est notamment le cas de Miami, New York, Tokyo, Singapour, Amsterdam ou encore Rotterdam.

    D’après Steven Nerem, «il semble qu’il soit déjà trop tard» pour certaines villes américaines de Floride, notamment Miami. Et si rien n’est fait pour réduire la consommation d’énergies fossiles, New York pourrait devenir inhabitable en 2085.

    Des ouragans et cyclones plus intenses

    Selon les spécialistes, les ouragans et les cyclones d'une plus grande intensité seraient l'une des conséquences directes du réchauffement climatique. Les ouragans, comme Harvey, Irma, Maria, Jose, Katia, ayant touché la région des Caraïbes, puisent leurs forces de l'énergie dégagée par les océans. Ainsi, les scientifiques mettent en gardent la population car leur intensité pourrait être décuplée avec l'augmentation de la chaleur terrestre.

    Selon Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la différence entre la température de surface de l'Atlantique et la température en altitude était élevée. « On constate que la température de surface de l'Océan atlantique tropical était particulièrement élevée ces dernières semaines, souvent à 1 à 2°C de plus que les normales », explique-t-elle, avant de préciser que « le changement climatique ne provoque pas directement les phénomènes météorologiques comme les ouragans. Mais il renforce leur intensité, leur fréquence ou leur durée ».

    Des records de chaleur

    L’objectif principal de la Conférence de Paris est de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C. Si cet objectif n’était pas réalisé, les prévisionnistes prévoient des records de températures dans le futur et la multiplication des épisodes caniculaires. « Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins», indiquait en 2013 le climatologue Thomas Stocker dans un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat).

    Les scientifiques tablent sur une hausse de la température moyenne de la surface de la Terre comprise entre 0,3 et 4,8°C selon la quantité des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2100.

    Pour illustrer ces données, l’OMM (Organisation météorologique mondiale) a invité les présentateurs météo de différents pays à présenter la météo du 18 août 2050. Le bulletin français d’Evelyne Dhéliat est éloquent : élevées puisqu’il fera en 40°C à Paris et jusqu’à 43°C à Nîmes.

    Des feux de forêts plus fréquents

    Portugal, Canada, Etats-Unis, Italie et France .... Les feux de forêts se sont multipliés ces derniers mois. L'une des raisons : les canicules sont de plus en plus fréquentes, ce qui entraînent des conditions climatiques sèches et extrêmement chaudes, favorisant la survenue de feux de forêts.

    Pour le climatologue Hervé Le Treut, interrogé par FranceInfo, « le réchauffement climatique est un des facteurs qui peuvent expliquer la multiplication des feux, mais ce n'est pas le seul : il y a aussi l'action humaine, la sécheresse parfois liée au réchauffement, la repousse des forêts. »

    250 millions de réfugiés climatiques en 2050

    Sécheresses, typhons, inondations, cyclones… Les changements climatiques sont à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Des catastrophes naturelles qui devraient continuer à se multiplier dans les décennies à avenir, provoquant la migration des populations. Dans un rapport publié en 2012, l’Onu prédisait 250 millions de déplacés dans le monde en 2050.

    « Il y a déjà, aujourd’hui, davantage de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre. Quelque 80% d’entre eux vivent dans les pays du Sud, mais vont-ils y rester ? Si nous ne parvenons pas à un accord à Paris, en décembre, ils seront encore plus nombreux dans dix, vingt ou trente ans», mettait ainsi en garde François Hollande dans une interview au Parisien en septembre.

    Selon les données de l’IDMC (Internally Displacement Monitoring Centre), 83,5 millions de réfugiés climatiques ont été recensés entre 2011 et 2014.

    Explosion de la pauvreté d’ici à 2030

    La Banque mondiale estime dans un rapport publié en novembre 2015 que plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté si les objectifs de réduction des gaz à effets de serre ne sont pas tenus. « Ce sont les plus démunis qui sont le plus durement frappés par le changement climatique. Le défi auquel nous sommes maintenant confrontés consister à éviter que le dérèglement du climat ne plonge dans l’extrême pauvreté des dizaines de millions d’êtres humains », souligne Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

    Selon l’institution, les populations les plus pauvres sont ainsi menacées par «les mauvaises récoltes dues à la diminution de la pluviosité», la flambée des prix alimentaires provoquée par des phénomènes météorologiques extrêmes… Le continent africain serait le plus durement touché, la flambée des prix alimentaires pouvant atteindre 12% en 2030 et jusqu’à 70% à l’horizon 2080.

    L’Onu estime par ailleurs, que près de 600 millions de personnes pourraient souffrir de malnutrition d’ici 2080. « L’augmentation de la fréquence et de l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, la hausse des températures et du niveau des mers, ainsi que les inondations et les sécheresses ont un impact significatif sur le droit à l’alimentation », souligne la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur le droit à l'alimentation, Hilal Elve.

    Recrudescence des maladies

    La Banque mondiale souligne également que le réchauffement climatique pourrait avoir un impact sanitaire en accroissant « l’incidence des maladies sous l’effet de vagues de chaleur et d’inondations».

    Ces phénomènes pourraient, en effet, allonger la saison de transmission des maladies propagées par les moustiques. Un réchauffement planétaire de 2 à 3°C augmenterait de 5% le nombre d’habitants exposés au paludisme, soit une hausse de 150 millions de personnes. Et selon l’OMS, « deux milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080 ».

    Les maladies diarrhéiques, le plus souvent provoquées par la contamination de l’eau, pourraient grimper quant à elles de 10% dans les 15 prochaines années.

    Animaux : une espèce sur six pourrait disparaître

    En analysant les résultats d’une centaine d’études portant sur l’impact du réchauffement climatique sur la faune et la flore, des chercheurs américains ont établi qu’une espèce animale sur six pourrait disparaître si le rythme actuel des émissions de gaz à effets de serre se poursuit.

    Selon cette étude publiée en mai 2015 dans la revue Sciences, le nombre d’espèces menacées d’extinction augmente à chaque degré Celsius « gagné ». Ainsi, dans le cas où les températures à la surface du globe augmentent de deux degrés par rapport à la période préindustrielle, ce sont 5,2% des espèces qui seraient touchées. Un chiffre qui atteint 16% en cas de hausse de 4,3 degrés.

    Mark Urban, principal auteur de l’étude et chercheur au département d’écologie et de biologie de l’Université du Connecticut, les menaces d’extinctions varient également en fonction de la région du monde : 23% des espèces sont menacées en Amérique du Sud contre 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande. Certains scientifiques affirment même que la 6eextinction animale de masse a débuté, une situation que la planète bleue n’a plus connu depuis 66 millions d’années.

    Disparition de la Grande Barrière de Corail

    Le plus grand récif corallien au monde, qui s’étend sur 348 000 km2 au nord-est des côtes australiennes, est menacé par deux phénomènes : l’augmentation de la température de l’eau et l’acidification des océans.

    Un rapport du GIEC publié en avril 2007 mettait en garde contre le risque de blanchiment généralisé des coraux en cas d’augmentation de la température de l’océan de l’ordre de 2°C. En outre, d’après un rapport publié en octobre 2014 à l’occasion de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le pH des océans a augmenté de 26% en 200 ans.

    Ces deux processus mettent en péril la diversité de la Grande Barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. En 2012, le site avait déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes en seulement 27 ans. Et le récif pourrait continuer à se détériorer dans les mêmes proportions d'ici 2022 si rien n'était fait pour le protéger, selon les scientifiques de l'Australian Institute of Marine Science (Institut océanographique d'Australie, AIMS) et de l'université de Wollongong (Etat de Nouvelle-Galles du Sud).

    La fin des vins de Bordeaux et de la vallée du Rhône

    Si les conditions climatiques sont aujourd’hui idéales pour les vignes dans ces régions, le réchauffement de la planète et les baisses de précipitations pourraient redistribuer la répartition géographique des régions productrices de vin dans le monde, révélait en 2013 une étude américaine.

    « La surface des terres propices à la culture de la vigne va se réduire dans de nombreuses régions traditionnellement productrices de vin, comme la région de Bordeaux ou la vallée du Rhône, ainsi qu’en Toscane en Italie. Mais on trouvera de plus en plus d’endroits favorables dans des régions plus au nord, en Amérique du Nord et en Europe », indiquait Lee Hannah, le principal auteur de cette étude.

    Concrètement, la surface de terres favorables à la culture du vin va Europe va se réduire de 68% en 2050. Le scénario le plus pessimiste fait état d’une réduction de 86%.

    Les turbulences en avion plus fréquentes

    Selon une étude parue en 2013 dans la revue Nature Climate Change, les zones de turbulences devraient augmenter de façon considérable à l’avenir. Basés sur une simulation des modèles climatiques, les chercheurs estiment que les turbulences pourraient doubler d’ici à 2050. Leur force augmenterait également de 10 à 40%
    « L’aviation est en partie responsable du changement climatique. Ironie du sort, le climat est en voie de prendre sa revanche en créant une atmosphère plus turbulente », commentait l’un des auteurs de l’étude, le Professeur Paul Williams.

    Source: www.cnewsmatin.fr


    Mercredi 03/01/18 - Le Brésil dit non aux projets pétroliers pour préserver son grand récif

    Après Total, BP voit lui aussi ses projets mis en suspens par l’agence environnementale brésilienne. Dans les deux cas, les pétroliers n’ont pas fourni d’informations assez précises sur les risques environnementaux liés à leur projet de forage exploratoire.

    L’agence environnementale brésilienne (IBAMA) a rejeté une nouvelle étude d’impact environnemental. Après Total en août, c’est donc au tour de BP de mettre ses projets de forage pétrolier en suspens.

    Le récif corallien de l’Amazone encore méconnu et déjà en danger !

    Un nouveau refus. L’agence environnementale brésilienne (IBAMA) a rejeté le 17 décembre dernier, l’étude d’impact environnemental du pétrolier américain BP. Selon l’IBAMA, qui dépend du ministère de l’Environnement, l’entreprise ne fournit pas assez d’informations sur les conséquences que pourrait avoir une marée noire sur la faune et la flore marines de cet écosystème unique.

    Et si BP tente de convaincre avec des audiences publiques, le précédent de Deep Water Horizon est encore présent dans les esprits. L’explosion le 20 avril 2010 de la plateforme de BP dans le golfe du Mexique avait provoqué la plus grande marée noire de l’histoire des États-Unis.

    Les pêcheurs de la région ont également apporté leurs arguments. Selon eux, les poissons dépendent du récif et une marée noire aurait des conséquences désastreuses. Pour rappel, le récif de l’Amazone a été découvert en 2016 près des côtes du nord-Est du Brésil, à l’embouchure de l’Amazone sur l’océan Atlantique. Ce récif corallien a été qualifié par le National Geographic comme « l’une des découvertes les plus importantes en biologie marine de ces 10 dernières années ».

    En juillet dernier, une quarantaine de scientifiques ont publié une lettre ouverte où ils apportent leur soutien à la protection du récif de l’Amazone. Ils estiment qu’il est important d’en savoir plus sur cet écosystème encore largement inexploré et donc méconnu.

    Total avait déjà essuyé un refus

    L’exploration pétrolière dans cette zone met en danger le récif, selon ses détracteurs. Greenpeace France a estimé que « des activités de forage régulières pourraient à la longue avoir un effet préjudiciable sur la vie marine, par exemple en perturbant les routes de migration des cétacés et tortues, ou en endommageant le récif avec les gravats ou autres effluents des forages ». Mais BP ne remet pas ses projets en question. L’entreprise espère même commencer à forer au cours du premier semestre 2018, en proposant une version révisée de son étude d’impact, avec le soutien du gouvernement britannique, inquiet du niveau des exigences environnementales, selon un document révélé par Greenpeace.

    Fin août déjà, Total avait vu ses projets stopper net. Le gouvernement brésilien avait rejeté une étude d’impact environnemental du groupe pétrolier français autour de son projet d’exploration pétrolière dans l’embouchure de l’Amazone et menacé d’y mettre fin, là aussi, faute de garanties sur la protection des récifs coralliens. « Le mode de dispersion de pétrole, par exemple, ne peut laisser subsister aucun doute sur les conséquences possibles sur les bancs de coraux et la biodiversité marine d’une manière plus large », avait expliqué dans un communiqué l’agence environnementale brésilienne, l’Ibama. Un répit pour l’environnement de la région.

    Source: _www.consoglobe.com - Rédaction: MEWJ79


    03/01/18 - La Norvège teste des routes qui s'éclairent lors du passage des voitures

    À Hole, en Norvège, la municipalité a troqué les éclairage classiques d'une route contre de nouvelles lampes LED qui ne se déclenchent que lors du passage des voitures, vélos et autres passants. Un moyen plus écologique d'assurer la sécurité des habitants.

    Combiner sécurité et écologie : c'est le pari que s'est lancé la ville de Hole, en Norvège. Désormais, sa route 155 est seulement éclairée la nuit lorsqu'une voiture arrive. Grâce à un système de radar, les lumières s'allument et s'éteignent sans aucune intervention humaine. Si personne ne s'y aventure, les ampoules des lampadaires ne fonctionnent qu'à 20% de leur capacité.

    Dans une vidéo, le youtubeur et passionné d'automobile Bjørn Nyland a testé ce système, et rapporte que ce changement permettrait d'économiser 2 100 kWh par semaine, ce qui équivaut à environ 30 heures d'ordinateur, 9h de télévision ou 47 jours de charge de téléphone. Cet investissement de la municipalité devrait être rentabilisé d'ici quatre ans et demi environ.

    En France, par exemple, la consommation totale d'électricité liée à l'éclairage est de 56 TW à l'heure, soit 5,6 tonnes de CO2. Selon l'UNEP (United Nations Environment Program), le "passage aux nouvelles technologies de l'éclairage", comme celle utilisée par la ville de Hole, permettrait d'économie 140 milliards de dollars et réduire les émissions de CO2 de 580 millions de tonnes par an.

    Prendre exemple sur la Norvège pourrait donc s'avérer une bonne idée. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le pays fait ses preuves en matière d'environnement : la Norvège est le leader mondial de l'électrification du transport routier, avec l'objectif de ne vendre plus que des véhicules zéro émission dès 2025.

    Source: mashable.france24.com - Rédaction: Ana Benabs


    Lundi 01/01/18 - Une hausse de 2°C et un quart de la Terre deviendra aride

    Au moins un quart de la surface de la Terre deviendrait "considérablement" plus sèche même si l'objectif de maintenir le réchauffement en deçà de 2°C est atteint, selon une étude publiée ce lundi.

    Mais si l'humanité parvient à contenir le réchauffement sous 1,5°C, cette "aridification" serait épargnée à deux-tiers des terres concernées par un scénario à 2°C, selon cette étude publiée dans la revue Nature Climate Change.

    L'Accord de Paris sur le climat, signé en 2015, vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, voire 1,5°C.

    Si l'objectif de 1,5°C était atteint, des parties du sud de l'Europe, du sud de l'Afrique, de l'Amérique centrale, de la côte australienne et de l'Asie du Sud-Est (zones qui accueillent plus de 20% de la population mondiale aujourd'hui) "éviteraient une aridification importante", a expliqué l'un des auteurs de l'étude, Su-Jong Jeong, de l'université de Science et de Technologie de Shenzhen, en Chine. "Parvenir à 1,5°C serait une action significative pour réduire la probabilité de l'aridification et les effets associés", a-t-il indiqué à l'AFP.

    Quand les terres deviennent plus sèches, la dégradation des sols et la désertification s'accélèrent, tout comme la perte de biodiversité, notamment plantes et arbres indispensables pour absorber le CO2, responsable du changement climatique. L'aridification attise également sécheresses et incendies.

    Les scientifiques ayant réalisé l'étude se sont basés sur les projections de plusieurs modèles climatiques. Selon eux, avec une hausse des températures de 2°C -qui pourrait arriver entre 2052 et 2070-, entre 24% et 32% de la surface terrestre deviendrait plus sèche.

    Cela ne veut pas dire que ces zones deviendraient arides, mais simplement plus sèches qu'aujourd'hui. Toutes les catégories climatiques sont en effet concernées, des zones humides aux zones hyper-arides. Mais si l'objectif de 1,5°C était atteint, seulement 8 à 10% des terres deviendraient plus sèches, a précisé Su-Jong Jeong.

    En vertu de l'Accord de Paris, les Etats se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais sur la base de ces engagements nationaux, la planète se dirige toujours vers +3°C. Déjà, une hausse de moins de 1°C a suffi à provoquer plus de précipitations, le rétrécissement de la banquise ou l'augmentation du niveau moyen des océans.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    Lundi 01/01/18 - Les micro-billes en plastique dans les gommages et nettoyants interdites dès ce 1er janvier 2018

    Désormais, il faudra se tourner vers les produits bio pour un gommage du corps ou du visage contenant des micro-billes. À partir de ce lundi 1er janvier, celles-ci, souvent en plastique, sont interdites selon la loi biodiversité.

    Le texte stipule: "Il est mis fin à la mise sur le marché de produits cosmétiques rincés à usage d'exfoliation ou de nettoyage comportant des particules plastiques solides, à l'exception des particules d'origine naturelle non susceptibles de subsister dans les milieux, d'y propager des principes actifs chimiques ou biologiques ou d'affecter les chaînes trophiques animales". Trop petites pour être filtrées, ces micro-billes finissent en effet leur vie dans l'océan.

    Outre-Atlantique, un mouvement de défiance envers ces micro-billes qui se trouvent dans les produits cosmétiques se fait d'ores et déjà de plus en plus fort. Certains États des États-Unis et du Canada, notamment, les ont déjà interdites.

    Ces micro-billes ne sévissent pas uniquement dans les produits exfoliants pour le visage ou le corps. Elles se trouvent également dans certains shampoings, dentifrices, savons et produits ménagers.

    Le matériau incriminé s'appelle le polyéthylène. Ce polymère de synthèse compose notamment les sacs plastiques, qu'on n'aurait pas idée de jeter dans les océans.

    6% des cosmétiques en contiendraient, à hauteur de jusqu'à 10% du volume de celui-ci. Pour ne citer qu'eux, on en trouve dans le "gel exfoliant vivifiant" de Neutrogena, le "gommage lissant doux" de Nivea. La liste est longue.

    8 milliards de micro-billes rejetés chaque jour

    Rien que dans l'Etat de New York, 19 tonnes de micro-billes seraient rejetées dans les conduits tous les ans, selon les recherches de Sherri Mason, qui étudie les micro-billes à la State University of New York. Au Royaume-Uni, 16 à 86 tonnes de micro-plastique provenant des exfoliants pour le visage seraient rejetés dans les eaux tous les ans.

    Selon une étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology, plus de 8000 milliards de micro-billes s'invitent dans les habitats aquatiques... chaque jour. Cela vous semble beaucoup? L'association Surfrider Foundation explique pourtant sur son site qu'"un seul tube de ces cosmétiques, soin visage ou dentifrice, peut en contenir des milliers". En plus des petites billes que vous pouvez voir et sentir, des centaines d'autres sont invisibles à l'œil nu.

    "La plupart des gens qui utilisent ces exfoliants pour le visage, gels douche, savons, cosmétiques, n'ont pas la moindre idée qu'il y a du plastique dans les produits qu'ils utilisent", explique Sherri Mason sur Public Radio International, un grand réseau de radiodiffusion américain. "Les consommateurs utilisent ces produits, lavent leur visage, ouvrent le robinet et ne réalisent pas qu'ils sont en fait en train de libérer du plastique dans l'environnement", ajoute-t-elle.

    Leur petitesse les empêche d'être filtrées lors de leur passage en usine de traitement des eaux usées. Problème: une fois en mer, ces microparticules ont un comportement un peu particulier.

    Des perturbateurs endocriniens

    Elles jouent un rôle de transport des contaminants, comme un buvard", explique au HuffPost François Galgani, chercheur à l'Ifremer. "Ces billes de plastique servent de support à des espèces, qui peuvent se propager d'un bout à l'autre de la planète", détaille-t-il. Ces espèces peuvent être des microbes qui, lorsqu'ils arrivent dans un milieu inconnu, peuvent déséquilibrer la faune et la flore locale, et contaminent plages et fonds marins.

    Les microbilles peuvent également être ingérées par les organismes vivant dans les océans ou les lacs, poissons, baleines, plancton, etc. Selon une étude publiée dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, un petit saumon de la Colombie Britannique, pourrait en ingurgiter de deux à sept par jour. Inutile de préciser que, par conséquent, ces microbilles peuvent se retrouver directement dans nos assiettes. Qui plus est, lorsque celles-ci se dégradent, elles peuvent libérer des substances chimiques qui sont des perturbateurs endocriniens. Mais, tempère François Galgani, "les organismes les rejettent et les prédateurs ne les avalent pas".

    Les microbilles contribuent à la pollution des océans, qui sont déjà envahis par le plastique. Rien qu'en 2010, 8 millions de tonnes de plastique ont fini leur vie dans les océans. Cette quantité pourrait être décuplée d'ici à 10 ans. Au total, plus de 269.000 tonnes de déchets plastiques flotteraient à leur surface.

    Source: www.huffingtonpost.fr - Rédaction: Alexandra Milhat, journaliste au HuffPost


    01/01/18 - Environnement : la Suède championne du recyclage

    Les Français ne sont pas les rois du recyclage, même si nous avons fait quelques progrès. En Europe, les champions du tri sélectif sont les Suédois. Ils recyclent quasiment tous leurs déchets.

    La Suède a fait de ses déchets une mine d'or. Le pays représente 4,4 millions de tonnes d'ordures chaque année. 1% seulement finit dans des décharges, contre 25% en France. Dans certains centres commerciaux du pays, 100% des produits sont recyclés, un concept unique au monde. La Suède veut aller encore plus loin et s'est fixée un nouvel objectif. D'ici trois ans, le pays espère réutiliser 100% de ses déchets et éliminer totalement les décharges.

    Une démarche ancrée dans les esprits

    La culture du recyclage est profondément ancrée dans les esprits en Suède. Chez les particuliers, tous les déchets sont triés méticuleusement. Les règles sont précises, pas question de mélanger les déchets. Chaque zone résidentielle a une station de tri avec, à chaque fois, pas loin de sept bennes différentes. En moyenne, les Suédois déposent dans ces stations de tri 480 kilos de déchets par personne et par an.

    Source: www.francetvinfo.fr


    01/01/18 - Les voitures électriques polluent-elles plus qu’on ne l’imagine ? (bilan écologique, ACV, CO2, diesel…)

    Plus la transition vers le véhicule électrique paraît évidente, plus les critiques à l’égard de ses vertus environnementales se font virulentes. Bilan carbone parfois désastreux, manque de matières premières pour les batteries, recyclage problématique : où est la vérité ?

    La performance environnementale des véhicules électriques est un sujet abondamment traité ces dernières années : pas moins de 79 études lui ont été consacrées. Pourtant, malgré l’abondance de littérature, il est bien difficile de se faire une opinion, car les conclusions des rapports sont parfois contradictoires. Ce constat a convaincu Transport & Environnement de remettre l’ouvrage sur le métier. Cette fédération européenne, regroupant une cinquantaine d’O.N.G. dans le domaine du transport et de l’environnement, a commencé par décortiquer les différents travaux… et elle s’est rendu compte que les résultats étaient souvent biaisés par des données de départ inexactes ou irréalistes. Elle a, ensuite, réalisé sa propre analyse, sous la direction du Dr. Maarten Messagie, de l’université de Bruxelles, une entité – a priori – indépendante de toute influence extérieure, dans un pays dépourvu de constructeur automobile.

    Pourquoi de telles disparités dans les études ?

    Transport & Environnement ne se risque pas à accuser certains lobbies d’avoir “orienté” les rapports sur l’analyse des cycles de vie des véhicules électriques. Pourtant, le fait est avéré… Il est d’autant plus facile de fausser un résultat qu’en la matière, quelques petites différences dans le choix des critères de départ peuvent avoir un impact énorme sur les conclusions. L’analyse du cycle de vie (ACV) prend en considération l’ensemble des processus, tout au long de la vie du véhicule. Cela va de l’extraction des matières premières, à la production des composants, l’assemblage, le transport, l’utilisation du véhicule, son entretien et, enfin, son recyclage. Il s’agit donc d’une analyse plus étendue que celle dite “du puits à la roue”, qui se limite au bilan carbone du carburant utilisé, de sa fabrication à son utilisation dans la voiture. L’ACV permet de mettre les différentes énergies et les modes de propulsion sur un pied d’égalité. Mais elle est très dépendante des postulats de départ.

    D’abord, il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, comme le font certaines études, qui comparent des routières diesel à des citadines électriques. Pour cette raison, Transport & Environnement a choisi de s’intéresser à un groupe de véhicules, et non à des modèles en particulier.

    La durée de vie totale a également un grand impact. Considérer qu’un véhicule électrique n’est pas capable de faire plus de 150 000 km, comme c’est le cas dans de nombreux rapports, est une erreur. Selon Nissan, les propriétaires de Leaf font un kilométrage mensuel supérieur de 40% à la moyenne européenne (319 km vs 222 km). Or, si l’on considère une durée de vie plus longue (200 000 km), l’impact carbone du cycle de l’équipement (matières premières, fabrication et recyclage de la voiture) tombe de 46 – 81 g CO2/km à… 28 – 49 g/km. Pour les véhicules électriques, la chimie de la batterie a aussi une importance considérable, car derrière l’appellation lithium-ion se cachent des technologies bien différentes, avec un impact carbone pouvant varier de 40 à… 350 kg CO2/kWh, en fonction de la chimie utilisée. On peut décider, comme le font de nombreuses études, de prendre la valeur moyenne (110 kg CO2/kWh), mais cela pénalise les chimies les plus performantes, comme le NMC (nickel-manganèse-cobalt), qui équipe les nouvelles générations de véhicules électriques (Renault Zoé 41 kWh, Nissan Leaf 2, BMW i3…). La mesure des consommations crée aussi de grosses disparités, selon que l’on se base sur les chiffres NEDC (homologation) ou sur les valeurs en conduite réelle. Or, il s’avère que la fabrication du carburant et son utilisation dans la voiture (le cycle du puits à la roue) sont les éléments les plus contributifs aux émissions de gaz à effet de serre. Bien évidemment, dans le cas du véhicule électrique, la production de l’électricité est décisive puisqu’elle représente 70% de l’impact environnemental. Lire l'article complet

    Source: auto-moto.com - Auteur: Jean-Luc Moreau

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