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CLIMAT / METEO
Sécheresse Inondations
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    10/03/19 - Les satellites météorologiques chinois fourniront des services au monde entier

    Le 8 mars, Liu Yaming, directeur de l'Administration météorologique de Chine, a annoncé lors du « Canal des représentants » dans le Grand Palais du Peuple de Beijing que l'Administration météorologique de Chine va développer vigoureusement un service météorologique mondial et fournira une surveillance, des prévisions et des services au monde entier. Parallèlement, l'utilisation des nouvelles technologies, telles que les mégadonnées (Big Data), permettra d'offrir au public, en tout lieu et à tout moment, des services intelligents et ciblés de « météo intelligente ».

    Selon Liu Yaming, il existe actuellement huit satellites météorologiques « Fengyun » opérant en orbite, et les données sont partagées avec la société et le monde. Afin de desservir les pays situés le long du parcours de l'initiative « La Ceinture et la Route », l'ajustement des satellites météorologiques « Fengyun » en orbite rend la surface d'observation satellitaire plus favorable pour couvrir les pays situés le long du parcours de l'initiative. Lorsque ces pays sont exposés à de graves catastrophes naturelles, des services d'observation cryptés peuvent être fournis en fonction des besoins.

    Liu Yaming a également ajouté que dans le contexte du réchauffement climatique, la tendance générale du climat en Chine est complexe et volatile. Depuis le début de l'année, en raison de l'impact d'El Niño, les précipitations ont été abondantes dans le sud du pays. Pendant la saison des inondations, les précipitations devraient être plus fortes dans le sud et plus faibles dans le nord, avec peut-être plus de pluies dans les régions du Jianghuai et du Jiangnan, et peut-être des sécheresses et moins de pluies dans le nord. Pour y faire face, le service de météorologie renforcera encore le suivi, la consultation et l'alerte rapide afin de fournir des services à la construction économique nationale et à la population.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédaction: Meng Xianglin


    08/03/19 - Il pleut de plus en plus sur le Groenland !

    La limite pluie/neige ne cesse de remonter vers le nord, rendant plus humide la météo du Groenland. Un phénomène qui accélère la fonte de l’inlandsis.

    Les chercheurs du Earth Institute de l'université Columbia à New York n'en sont pas revenus : il pleut l'hiver au Groenland ! Ce constat relaté dans la dernière livraison de la revue Cryosphère est tout neuf. Jusqu'à présent, c'est la saison estivale qui était scrutée par les chercheurs. Désormais, il faut regarder aussi ce qui se passe en hiver, affirme l'équipe américaine.

    Le réchauffement climatique sur le Groenland est bien plus élevé que sur le reste du globe. Depuis 1990, les températures y ont augmenté en moyenne de 1,8°C l'été, de 3°C l'hiver. En conséquence, les épisodes pluvieux se multiplient. Désormais, ce ne sont pas les ruptures des glaciers et la formation des icebergs qui trahissent les effets du changement climatique sur la région, mais bien les écoulements d'eau dans l'océan. 70% des 270 milliards de tonnes d'eau en provenance du Groenland qui filent tous les ans dans les océans proviennent de ces apports liquides.

    La surface du Groenland passe de la neige à la glace

    Pour obtenir ce résultat, les chercheurs ont compilé les observations de satellites capables de faire la différence entre les chutes de neige et la pluie de 1979 à 2012. Ces images ont été ensuite confrontées aux mesures de températures, de vent et de précipitations des 20 stations météo automatiques installées sur la couverture de glace. Les chercheurs ont ainsi déterminé 300 événements météorologiques où les conditions de temps étaient favorables à la pluie plutôt qu'à la neige. Au long de ces 33 ans, ces conditions ont doublé l'été et triplé l'hiver. La somme totale des volumes d'eau tombés sur l'île danoise n'a pas changé, ce qui s'est modifié, c'est la forme des précipitations. Selon les calculs, un tiers de l'eau qui part à la mer provient directement de la pluie.

    Un phénomène qui accélère la hausse du niveau des mers

    Ce phénomène accélère la fonte des glaces, affirment les glaciologues signataires de l'étude. L'eau liquide transporte beaucoup de la chaleur présente dans l'atmosphère. En entrant en contact avec la neige, elle diffuse efficacement cet apport calorique si bien que la fonte continue jusqu'à 2 ou 3 jours après la pluie pendant la saison froide, et jusqu'à cinq jours en été. Autre effet en cascade aggravant la situation, le retour de températures négatives après la pluie transforme l'eau en glace. Au lieu d'avoir une surface neigeuse poreuse, la terre est recouverte d'une couche solide et sombre. Or, cette structure opaque est plus sensible au rayonnement solaire et fond donc plus vite, accélérant encore les écoulements vers la mer. La transformation du couvert neigeux en glace n'est d'ailleurs pas une nouveauté. Les Canadiens ont constaté des événements similaires sur leur toundra, provoquant des mortalités importantes de caribous. Si ces animaux grattent facilement la neige pour atteindre les mousses et lichens dont ils se nourrissent l'hiver, ils ne peuvent le faire si cette nourriture est coincée sous une couche de glace dure.

    Les chercheurs préviennent que dans les prochaines décennies, avec la hausse des températures, la limite pluie/neige pourrait gagner l'intérieur du Groenland et monter vers le nord. Accélérant encore les apports en eau et donc la montée du niveau des mers.

    Source + illustrations: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat - Rédaction: Loïc Chauveau


    Lundi 04/03/19 - Climat: les canicules marines dévastent la faune, mais le pire est à venir

    Imperceptibles pour l'homme mais mortelles pour la vie océanique, les canicules marines ont déjà endommagé les écosystèmes du monde entier et devraient à l'avenir s'avérer encore plus destructrices, selon une étude publiée lundi.

    Depuis le milieu du XXe siècle, le nombre de jours de canicule marine a augmenté de plus de 50 %, constatent les auteurs de l'étude publiée dans la revue Nature Climate Change. Une canicule marine est définie par des températures qui restent proches pendant 5 jours des records enregistrés dans une zone donnée.

    « À l'échelle mondiale, les vagues de chaleur marine deviennent de plus en plus fréquentes, et de plus en plus longues. Au cours de la dernière décennie, des événements records ont été observés dans la plupart des bassins océaniques », note Dan Smale, de la Marine Biological Association du Royaume-Uni.

    « Tout comme les vagues de chaleur atmosphériques peuvent être fatales aux cultures, aux forêts et aux animaux, les canicules marines peuvent être dévastatrices pour les écosystèmes océaniques », explique à l'AFP Dan Smale.

    Mais par rapport aux canicules atmosphériques (qui ont fait des dizaines de milliers de victimes depuis le début du siècle), les marines ont fait l'objet d'assez peu d'études scientifiques.

    Les coraux sont les victimes par excellence de ces canicules en eau peu profonde et font face à un sombre avenir : même si l'humanité parvient à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius-mission impossible, selon certains scientifiques-entre 70 % et 90 % des coraux sont voués à la disparition, selon un rapport du GIEC publiée en octobre.

    Mais ils ne sont pas les seuls : la vague de chaleur de 2011 a tué de vastes étendues de prairies sous-marines et de forêts de varech, ainsi que les poissons et les ormeaux qui en dépendent.

    En 2014, The Blob a réchauffé les eaux au large de la Californie de 6 °C pendant plus d'un an, provoquant la prolifération d'algues toxiques pour les crabes, les otaries, les baleines et les oiseaux marins...

    L'intensification des canicules marines (en nombre et en puissance) a également un impact direct sur l'homme.

    « Les espèces de poissons et de crustacés destinées à la consommation risquent d'être anéanties localement », s'alarme Dan Smale. De plus, « si les herbes marines et les mangroves sont touchées par des températures extrêmes, elles peuvent libérer le carbone qu'elles stockent » et augmenter le réchauffement climatique, ajoute le chercheur.

    Source: www.arcinfo.ch avec l'ATS


    04/03/19 - EPR de Flamanville: 500 personnes pour refaire des soudures

    Près de 500 personnes vont “intervenir pour reprendre une vingtaine de soudures” non conformes sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), a annoncé vendredi 1er mars EDF. “On est en train de préparer la reprise d’une vingtaine de soudures. C’est une opération importante. Au total, ce sera une équipe d’à peu près 500 personnes qui va intervenir”, a expliqué le directeur des aménagements de l’EPR de Flamanville, Bertrand Michoud. Cette équipe s’ajoutera à l’effectif du chantier (3.800 personnes actuellement), a précisé M. Michoud à l’AFP.

    L’opération aura lieu “après nos essais à chaud”, qui ont débuté le 22 février et doivent durer jusqu’à l’automne, a ajouté M. Michoud qui s’exprimait lors d’une commission locale d’information rassemblant EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), des ONG, des syndicats et des élus locaux. EDF continue à évoquer un “chargement du combustible fin 2019”.

    L’ASN avait annoncé en février 2018 cette “anomalie” sur ces soudures qui ne “prennent pas en compte le référentiel” qui permet d'”exclure” une “rupture” du circuit (les normes fixées pour garantir la résistance du circuit). Parmi ces 500 personnes, “pas loin de 80 soudeurs” seront mobilisés, pour lesquels EDF prépare “un chantier formation”.

    “Ca me rappelle une intervention du président de l’ASN qui disait qu’un des gros problèmes allait être d’embaucher des soudeurs”, a dit Jean-Claude Autret, membre du groupe permanents d’experts pour les équipements sous pression nucléaires chargé de formuler des avis pour l’ASN. “La formation des soudeurs prend énormément de temps”, a-t-il ajouté.

    L’ASN doit se prononcer en mai 2019 sur huit autres soudures. Le gendarme du nucléaire a indiqué fin janvier considérer que les délais ne pourront être tenus si elles doivent être aussi refaites.

    Un point précis sur le calendrier et le coût du chantier sera effectué après la publication de l’avis de l’ASN, avait indiqué EDF. Le coût de l’EPR demeure pour l’heure à 10,9 milliards, une enveloppe qui a déjà triplé. Les essais à chaud sont effectués, sans combustible, avec de la vapeur des deux réacteurs en fonctionnement de Flamanville, et donc susceptible de contenir du tritium.

    Des soudures ont beau devoir être refaites, les circuits n’en sont pas moins “étanches”, a précisé EDF à un habitant de la Manche qui s’étonnait que les essais à chaud soient effectués avant le renforcement des vingt soudures.

    Source: www.lemondedelenergie.com avec l'AFP


    01/03/19 - Longtemps absent, le climat s'invite cette fois dans la présidentielle américaine

    Largement négligée dans la présidentielle américaine de 2016, la lutte contre le changement climatique domine le début de campagne de la primaire démocrate pour 2020, comme en témoigne encore l'entrée en piste vendredi d'un gouverneur qui en a fait son combat, face à un Donald Trump climatosceptique.

    Surnommé le « guerrier du climat », le gouverneur démocrate de l'État de Washington Jay Inslee a annoncé vendredi qu'il se présentait à la présidentielle avec un objectif : « Vaincre le changement climatique ».

    Gouverneur de cet État du nord-ouest des États-Unis mêlant technologies de pointe, agriculture et paysages naturels époustouflants, il rejoint ainsi, à 68 ans, une longue liste de démocrates à se déclarer prêts à en découdre avec le républicain Donald Trump.

    « Nous sommes la première génération à ressentir la douleur cinglante du changement climatique et nous sommes la dernière qui puisse faire quelque chose à ce sujet », avertit-il.

    Ayant déjà fait de son État un laboratoire des politiques environnementales, le premier gouverneur à entrer dans la course se lance, car il pense « être le seul candidat qui fera de la défaite du changement climatique la priorité numéro un » des États-Unis.

    Pourtant, le climat occupe déjà une place inédite du côté des candidats à la primaire démocrate.

    Le contraste promet d'être frappant avec 2016, lorsque la lutte contre le changement climatique avait à peine été abordée lors des débats présidentiels entre Donald Trump et sa rivale démocrate, Hillary Clinton.

    Les six sénateurs démocrates candidats - Bernie Sanders, Elizabeth Warren, Kamala Harris, Cory Booker, Amy Klobuchar et Kirsten Gillibrand - ont chacun décroché en 2018, sur la base de leurs initiatives et votes dans l'hémicycle, la note maximale accordée par un groupe de pression environnemental, la « League of Conservation Voters ».

    Candidat pressenti, l'ancien maire de New York et puissant homme d'affaires Michael Bloomberg a lui déjà dépensé des millions, via sa fondation, Bloomberg Philanthropies, pour la lutte contre le changement climatique.

    Incendies monstres, ouragans, sécheresse : dans un pays marqué ces dernières années par des catastrophes naturelles spectaculaires liées au climat, l'environnement a déjà occupé une place plus importante du côté démocrate lors des élections parlementaires de novembre 2018, résonnant notamment chez les jeunes.

    Ce mouvement fait écho à un net virage plus large à gauche chez les démocrates, notamment sur la fiscalité et la réforme du système de santé.

    « Éliminer tous les avions »

    En face, Donald Trump revendique haut et fort ses positions climatosceptiques, érigeant en épouvantail un ambitieux plan environnemental démocrate, le « Green New Deal », aux contours encore flous.

    Les démocrates veulent « éliminer tous les avions, voitures, vaches, pétrole, l'essence et l'armée », lance le président américain en avertissement à ses partisans.

    Et l'opposition a dénoncé cette semaine le projet prêté à Donald Trump de créer un panel d'experts validant ses thèses universellement contestées par la communauté scientifique.

    Le milliardaire avait retiré dès juin 2017 les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Ironie : ce retrait ne pourra être effectif que le 4 novembre 2020, soit au lendemain de l'élection présidentielle américaine.

    « Au premier jour de ma présidence, je nous réinscrirai dans l'accord international sur le climat », avait promis la sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar en annonçant sa candidature en plein air, sous la neige.

    Une image qui avait inspiré un tweet moqueur à Donald Trump sur la sénatrice, qui parle « fièrement de combattre le réchauffement climatique en pleine tempête de neige et températures glaciales ».

    « La science est de mon côté, @realdonaldtrump. Hâte de débattre avec vous du changement climatique », lui avait rétorqué la sénatrice sur Twitter.

    Ces profondes divergences marquent une nette différence stratégique dans chacun des partis face à deux bases électorales qui n'accordent pas la même importance à la lutte contre le changement climatique.

    Mais si les électeurs républicains modérés restent bien moins préoccupés que les démocrates modérés par le réchauffement climatique - 80 % contre 54 %, selon une enquête de l'université de Yale -, l'augmentation du niveau de préoccupation des plus conservateurs au cours des cinq dernières années (+18 points) est pratiquement aussi marquée que celle des démocrates modérés et centristes (+19 points).

    Les chercheurs concluaient, le 21 février : « Une majorité croissante d'Américains pensent que le réchauffement climatique est réel, comprennent qu'il est provoqué par les humains et sont inquiets de ses conséquences ».

    Source: www.lapresse.ca/international - Rédaction: Elodie Cuzin, Agence France-Presse, Washington

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