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CLIMAT / METEO
Sécheresse Inondations
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Mercredi 30/01/19 - Trump confond météo et climat, mais connaissez-vous la différence ?

    Avec les chutes de neige hivernales et les températures glaciales qui règnent dans certains États américains, Donald Trump a publié un tweet disant « qu’une petite dose de ce bon vieux réchauffement climatique » serait la bienvenue en cette saison. Le président des États-Unis, comme beaucoup d’entre nous, confond « climat » et « météo ». Explications.

    Alors que le mois de janvier touche à sa fin, la neige a recouvert de larges étendues en Europe et aux États-Unis, où des avis de tempêtes hivernales ont été lancés dans plusieurs États. Le président nord-américain Donald Trump, qui affiche allègrement son climatoscepticisme, a suggéré sur Twitter « qu’une petite dose de ce bon vieux réchauffement climatique » serait bienvenue.

    Trump tombe ici dans le même piège que beaucoup d’entre nous : confondre « climat » et « météo ». Les tempêtes de neige et la vague de froid qui s’abattent en ce moment sur les États-Unis relèvent de la météo – ils vont durer de quelques jours à quelques semaines au maximum, mais finiront par s’arrêter pour laisser le champ aux ciels bleus et plus tard à un été chaud.

    Cette confusion est récurrente. Où se situe donc la différence entre « météo » et « climat » ?

    De manière très simple, la « météo » fait référence aux conditions quotidiennes de l’atmosphère – la température maximale, la quantité de couverture nuageuse, la vitesse et la direction du vent, ainsi que les précipitations.

    Le « climat », quant à lui, décrit les conditions atmosphériques moyennes sur de plusieurs années – la quantité annuelle moyenne de pluie, la direction du vent prédominante ou la saison au cours de laquelle la pluie est susceptible de tomber. Calculer un record « climatique » requiert au minimum trente ans de données, selon l’Organisation météorologique mondiale.

    Cela signifie-t-il que la pluie, le soleil, le vent, les jours chauds et les nuits froides des 29 dernières années se réduisent à de la « météo » ? Pas vraiment.

    Notre garde-robe fournit une analogie utile pour bien comprendre cette distinction.

    Comment vais-je m’habiller ?

    Dans cette comparaison, la météo peut-être comparée aux vêtements que l’on choisit de porter un jour donné. J’écris cet article d’Afrique du Sud, où janvier et février constituent les mois de l’été les plus chauds de l’année. À cette période, les Sud-Africains portent des shorts, des tee-shirts, des robes d’été, des sandales, des tongs ou encore des chapeaux. Il apparaît très peu probable que je porte aujourd’hui un chaud manteau d’hiver, des bottes, une écharpe ou un bonnet.

    De tels vêtements conviendront en revanche à l’hiver sud-africain – j’y ajouterai un pantalon chaud, un tee-shirt à manches longues et peut-être même un Damart à la mi-juillet.

    Si le temps s’adoucit demain, avec un risque de pluie, je porterai des chaussures fermées et un léger chandail. S’il fait plus chaud, je pourrai aller à la plage ou à la piscine vêtue d’un maillot de bain et d’une serviette. Bref, ce que nous portons varie d’un jour à l’autre.

    Le climat, pour sa part, peut être envisagé comme le contenu de notre garde-robe. Celle-ci est formée d’une multiplicité de vêtements, certains adaptés à l’été, d’autres à l’hiver. Elle représente ainsi l’ensemble des conditions météorologiques que l’on est susceptible de rencontrer dans l’année, et ce pour chaque année que nous vivons dans un lieu donné.

    Ce lieu est de première importance : la garde-robe d’une personne vivant à Johannesburg, en Afrique du Sud, diffère considérablement de la collection de vêtements d’un habitant d’Helsinki, en Finlande. Les Sud-Africains n’auront certainement pas besoin de vêtements thermiques pour des températures inférieures à -20 °C, quand les Finlandais n’auront que faire de robes d’été et de shorts – si ce n’est pour partir en vacances !

    C’est la même chose pour la météo et le climat. Les conditions expérimentées à un endroit diffèrent nécessairement de celles expérimentées à une autre distance des pôles.

    Prévisions et projections climatiques

    Que cela implique-t-il pour notre compréhension des projections et prévisions climatiques ?

    Une prévision correspond à ce que le bulletin météo nous raconte tous les soirs à la télévision ou sur notre application mobile. Elle donne les températures minimales et maximales probables, ainsi que les risques de précipitations – et inclut également des alertes en cas d’événements extrêmes susceptibles de se produire dans les 24 à 72 prochaines heures. La prévision météorologique nous aide ainsi à prévoir ce que nous allons porter demain.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/leditiondusoir - Auteur: Jennifer Fitchett, Maître de conférence en géographie physique, University of the Witwatersrand


    Mardi 29/01/19 - Le (polluant) recyclage des vieilles éoliennes allemandes



    Les Allemands ont-ils calculé toutes les conséquences de leur politique d'énergie «renouvelable»? Le pays, qui n'atteint pas ses objectifs de réduction d'émissions de CO², pollue déjà plus que ses voisins européens, en raison de l'utilisation de centrales à charbon classiques. Mais alors qu'une commission a rendu ses conclusions vendredi et préconise la sortie du charbon d'ici 2038, un autre problème se profile à l'horizon, et celui-là bien visible dans le paysage: celui des vieilles éoliennes à recycler. Selon un article du quotidien suisse Basler Zeitung, sur les 29.000 éoliennes allemandes, 5700 verront leur financement public expirer en 2020. Et d'après la fédération allemande de l'énergie éolienne, plus d'un quart de la production terrestre va disparaître d'ici 2023. À la clé, un démantèlement massif, qui s'annonce particulièrement difficile et coûteux.

    Des pales en fibre de verre qui posent problème

    Initiés à la fin des années 1990, de nombreux sites d'exploitation d'éoliennes bénéficiaient en effet de tarifs de rachat garantis pendant une vingtaine d'années, avant de devoir vendre leur électricité à son tarif de marché. Ces machines, techniquement obsolètes, ne sont plus du tout compétitives au regard des prix actuels, et dès l'arrêt du subventionnement, leur intérêt économique devient inexistant. Une première solution consiste, comme c'est déjà le cas, à les revendre pour des projets publics dans des régions moins développées (Afrique, Maghreb, Europe de l'Est), mais d'ores et déjà, le nombre d'éoliennes d'occasion disponibles a excédé la demande et les débouchés possibles.

    Le recyclage va donc s'imposer, et avec lui, quelques ennuis. Une bonne partie des éoliennes est faite d'acier, facilement réutilisable industriellement, tout comme les branchements et tuyauteries en cuivre. Mais les pales sont faites de multiples couches de fibre de verre collées avec des résines de polyester, et sont très difficilement recyclables. Selon Veolia, qui mène actuellement des recherches sur le sujet, on peut s'attendre à 50.000 tonnes de pales d'éoliennes à recycler d'ici l'année prochaine. Le groupe industriel indique qu'elles peuvent quand même fournir un « excellent combustible solide », mais les résidus de matériaux sont souvent trop fins et endommagent les filtres des incinérateurs. «Nous sommes confrontés à un énorme problème», avouait en 2017 un porte-parole d'une grande entreprise de recyclage allemande au quotidien économique Handelsblatt.

    Des fondations polluantes

    Le recyclage des pales n'est cependant pas la dernière difficulté financière - et écologique- à prévoir pour les industriels allemands du secteur. L'enlèvement complet des bases en béton des éoliennes peut rapidement coûter plusieurs centaines de milliers d'euros supplémentaires, une somme que la plupart des opérateurs n'ont pas intégrée à leur plan d'affaires. Pour chaque mât planté, 250 à 400 mètres cube de béton armé sont coulés dans le sol, soit l'équivalent en volume d'une petite maison. En fin de vie, l'opération d'enlèvement constitue un investissement écologique primordial, dans la mesure où les fondations traversent différentes strates géologiques, et peuvent perturber les aquifères du sous-sol, et leurs nappes phréatiques.

    En dépit de ces impératifs, les premiers déplantages ont souvent donné lieu à des négociations entre sociétés et propriétaires fonciers pour n'enlever qu'une partie superficielle du béton. Le reste est ensuite recouvert de terre. Enfin, la question des chemins d'accès et des circuits de raccordement, parfois remblayés, peut également poser problème. Ne pas polluer en produisant de l'électricité est une chose, être une source réellement « écologique » d'énergie en semble une autre.

    En France, le code de l'environnement prévoit que la société d'exploitation d'une éolienne en fin de vie doit conduire la remise en état du site. Elle est tenue d'épargner une certaine somme sur la durée de vie du projet, mais celle-ci est souvent inférieure au coût d'un démantèlement dans les règles de l'art. Le Plan Pluriannuel de l'Énergie récemment dévoilé par le gouvernement prévoit de rendre obligatoire d'ici 2023 le recyclage des matériaux constitutifs des éoliennes lors de leur démantèlement, et de favoriser la réutilisation des sites éoliens en fin de vie pour y réimplanter des machines plus performantes.

    Source :
    www.lefigaro.fr - Rédaction: Luc Lenoir


    Lundi 28/01/19 - Guadeloupe: le 1er parc éolien hybride inauguré à Sainte-Rose

    Une ferme de 8 éoliennes installée à Sainte-Rose, doit "doubler la part de la production éolienne dans le mix énergétique" pour la porter à 6%, soit le quart des énergies renouvelables produites localement.

    La Guadeloupe se distingue, une nouvelle fois, dans son combat pour la production d’énergies propres. Le premier parc éolien hybride a été inauguré hier à Sainte-Rose.

    Une première en Guadeloupe

    C'est véritablement une première dans notre département, et même plus largement outre-mer. Le 1er parc éolien hybride a été inauguré à Sainte-Rose. Une inauguration en grande pompe en la présence du député de la circonscription, de représentants de l’Etat, des collectivités majeures et de la mairie.

    Ce parc comprend 8 éoliennes "nouvelle génération". Leur technologie les rend très performantes. A elles seules, ces 8 éoliennes vont fournir de l’électricité à 17 000 Sainte-Rosiens pendant 1 an.

    "La puissance installée du parc est de 16 mégawatts, ce qui produit chaque année 33 000 MWh, soit la consommation d'électricité de 17 000 personnes", selon Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, l'entreprise détentrice du projet inauguré samedi, et qui a nécessité un investissement de près de 50 millions d'euros.

    Plusieurs parcs éoliens en Guadeloupe

    Les éoliennes de Sainte-Rose sont le douzième parc éolien de la Guadeloupe, mais le premier implanté depuis une dizaine d'années. Valorem instruit actuellement le projet d'un autre parc à Lamentin, tandis qu'à la Désirade, la société Quadran procède à une montée en puissance de son parc éolien existant.

    La programmation pluriannuelle de l'énergie votée par la région fixe à 2030 l'indépendance énergétique de l'île. Un objectif ambitieux, puisque selon EDF, "le territoire se place plutôt aujourd'hui sur une trajectoire autour de 50% en 2023 et 75% en 2028".

    Source + vidéo: la1ere.francetvinfo.fr - Reportage: Marie-Lyne Plaisir et Olivier Duflo


    25/01/19 - Face à l’impact du changement climatique sur la sécurité internationale, l’ONU souligne l’urgence d’agir

    Lors d’un débat vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU sur l’impact des catastrophes liées au climat sur la paix et la sécurité internationale, des hauts responsables des Nations Unies ont souligné combien il était urgent d’agir face à des dangers bien réels.

    « Les risques associés aux catastrophes liées au climat ne constituent pas un scénario dans un futur lointain. Ils sont déjà une réalité aujourd’hui pour des millions de personnes à travers le monde et ils ne vont pas disparaître », a prévenu la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, devant les Etats membres lors de ce débat organisé par la République dominicaine.

    Au Sahel et au Soudan, par exemple, le changement climatique a intensifié la compétition pour les ressources en terres, en fourrage et en eau, alimentant ainsi les tensions entre les éleveurs et les agriculteurs, a-t-elle noté.

    Les déplacements liés au climat sont également devenus un problème aigu. Les sécheresses fréquentes et prolongées en Somalie ont été un facteur important dans le déplacement de plus de 2,6 millions de personnes, ce qui a pour effet d’alimenter les tensions locales ainsi que la traite des êtres humains, l’exploitation des enfants et le recrutement par des groupes armés, a ajouté Mme DiCarlo.

    Pavel Kabat, Chef scientifique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a noté pour sa part que le changement climatique annulait les gains en matière de nutrition et d'accès à la nourriture ; augmentait le risque d'incendies de forêt et exacerbait les problèmes de qualité de l'air; augmentait le potentiel de conflit lié à l'eau; et entraînait davantage de déplacements internes et de migrations.

    Le changement climatique « est de plus en plus considéré comme une menace à la sécurité nationale », a-t-il dit.

    L'ONU intensifie ses efforts

    Dans ce contexte, Rosemary DiCarlo a souligné que dans l'ensemble du système des Nations Unies, les efforts s'intensifiaient pour exploiter les capacités et affiner les réponses.

    Elle a expliqué qu’à l’avenir l’ONU allait renforcer sa capacité d’analyse des risques. Le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), en collaboration avec d’autres acteurs, vont ainsi élaborer un système intégré pour analyser ces risques de sécurité liés au climat.

    Elle a précisé que l’ONU allait aussi accroître son soutien au stratégies de prévention et de gestion du risque climatique sur le terrain et renforcer ses partenariats avec les Etats, les organisations régionales et la société civile pour développer une réponse collective.

    « Les principales armées et entreprises ont depuis longtemps reconnu la nécessité de se préparer aux risques liés au climat, percevant à juste titre le changement climatique comme un multiplicateur de menaces. Nous ne pouvons pas rester à la traîne », a-t-elle conclu. « Nous devons agir maintenant, avec un sentiment d'urgence et nous engager à placer les personnes, en particulier les plus marginalisées et les plus vulnérables, au centre de nos efforts ».

    Source: ONU


    23/01/19 - La FAO appelle à investir dans un usage durable de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

    La FAO a appelé mercredi à intensifier les politiques et les investissements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord afin de rendre l'utilisation de l'eau dans le secteur agricole plus durable et plus efficace et de s'assurer que toutes les personnes de la région ont accès à des régimes alimentaires sains.

    « Ici, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le manque d'eau représente probablement l'un des principaux défis pour la production agricole et le développement», a déclaré le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva, alors qu'il s'adressait aux ministres de l'agriculture et aux représentants du secteur privé présents lors du Forum de l'agriculture, des pêches et de l'investissement alimentaire qui se tenait à Oman.

    La région affiche l'un des plus faibles niveaux d'eau douce à travers le monde et ces eaux, principalement souterraines et non renouvelables, s'épuisent peu à peu. Ces quarante dernières années, le niveau d'eau douce a baissé de 60% et devrait diminuer de 50% supplémentaires d'ici à 2050. L'agriculture représente 85% de l'utilisation hydrique et sera probablement le secteur le plus touché par les prochaines pénuries d'eau.

    José Graziano da Silva a également encouragé les gouvernements et les représentants du secteur privé à agir afin de transformer les systèmes alimentaires de manière à permettre aux peuples de consommer une nourriture plus fraîche, plus saine et plus nutritive. Il les a par ailleurs mis en garde contre la hausse des cas de surpoids et d'obésité liés à la malnutrition.

    « Près de 2 milliards de personnes à travers le monde sont actuellement en surpoids. Parmi eux, 670 millions sont des adultes obèses, soit un adulte sur huit. Ici, dans cette région, la proportion d'adultes obeses dépasse même les 30% - ce qui veut dire qu'un adulte sur 3 est obèse. La hausse du taux d'obésité a également un énorme coût économique », a-t-il souligné.

    L'obésité et le surpoids sont en hausse car les systèmes alimentaires actuels ont rendu la nourriture transformée et industrialisée - riches en graisses, en sucre, en sel et en additifs chimiques - plus disponible et accessible. Cette situation est particulièrement préoccupante lorsque certains pays dépendent largement des importations alimentaires, comme cela est le cas dans la région.

    « Promouvoir la consommation de poissons représente un autre moyen de lutter contre la malnutrition, tout comme encourager la croissance économique et atténuer la pauvreté », a ajouté le Directeur général de la FAO.

    Produire plus avec moins

    Selon la FAO, le fait d'économiser l'eau ne constitue pas seulement une bonne pratique, cela pourrait bientôt constituer la seule et unique pratique.

    L'Agriculture aquacole intégrée (IAA), est un moyen d'économiser de l'eau et de produire plus avec moins.

    L'aquaponie est un exemple d'IAA qui associe l'aquaculture, l'élevage d'animaux aquatiques et l'hydroponie ; soit la culture des plantes dans l'eau sans sol. Cela signifie que cette eau est utilisée à la fois pour élever des poissons et pour faire pousser des cultures.

    Les fermes pratiquant l'aquaponie peuvent réussir à réduire leur consommation d'eau de 90% par rapport aux systèmes traditionnels de production agricole. Ces fermes offrent divers produits aux populations, comme le tilapia en Egypte et à Oman ou encore le poisson-chat Nord-africain en Algérie, encourageant ainsi la consommation d'une source de protéine pas forcément connue dans les régimes alimentaires de base de la région.

    L'aquaponie est également une solution agricole pour les pays de la région où l'eau ne représente pas le seul défi ; il existe également des lacunes au niveau de la qualité du sol. Sur la totalité de la surface terrestre adaptée aux pratiques agricoles de la région, 45% de cette surface affiche un taux de salinité élevée, un manque de nutriments ou encore connaît des problèmes d'érosion.

    L'aquaponie permet à la région de cultiver des légumes, des fruits et d'autres aliments sur des terres non-hospitalières ou non-utilisables et fournit à la population des aliments produits localement qui leur donnent les protéines et minéraux nécessaires sans avoir à utiliser de l'eau de manière intensive.

    Développer ce genre de fermes nécessite cependant certaines innovations et des connaissances techniques que les agriculteurs ne possèdent pas. D'où le rôle de la FAO et de son expertise. La FAO a été l'une des premières organisations à promouvoir l'aquaculture dans les déserts et les terres arides et à chercher les solutions les plus adéquates - telles que l'IAA et l'aquaponie - pour faire face aux pénuries d'eau, à la dégradation des sols et pour maintenir la sécurité alimentaire.





    15/01/19 - À cause du réchauffement climatique, les vagues sont de plus en plus fortes

    Les vagues seraient de plus en plus fortes depuis 1948, selon une récente étude américaine. Une montée en puissance directement liée au réchauffement climatique.

    Elles sont de plus en plus hautes et de plus en plus fortes, pour le plus grand bonheur des surfeurs. Et ce sont bien les seuls. Depuis 1948, l’énergie globale des vagues a augmenté de 0,4 % par an, ont observé des chercheurs de l’université de Californie Santa Cruz (États-Unis) dans une récente étude publiée dans la revue scientifique Nature.

    Pour obtenir ces données, les chercheurs se sont appuyés sur une analyse historique du climat des vagues, ainsi que sur une modélisation mathématique des tendances futures. Et les données montrent notamment que les latitudes plus élevées et plus basses – le Pacifique Nord et l’océan Austral – seront plus affectées par l’augmentation de la puissance des vagues.

    La cause ? Le réchauffement climatique. En effet, l’énergie des vagues océaniques est transmise par le vent. Or le réchauffement climatique, on le sait, fait augmenter les températures océaniques. Ce que cette étude a mis en lumière, c’est que le réchauffement de la couche supérieure de l’océan « influence la configuration des vents à échelle mondiale, ce qui, à son tour, rend les vagues océaniques plus fortes », détaillent les scientifiques dans un communiqué.

    « Un indicateur potentiellement utile »

    « Pour la première fois, nous avons identifié un signal global de l’effet du réchauffement climatique sur les vagues », annonce Borja G. Reguero, chercheur à l’université de Californie dans un communiqué. « Cette étude montre que l’énergie des vagues mondiales peut être un indicateur potentiellement utile du réchauffement de la planète, tout comme la concentration de dioxyde de carbone, l’élévation du niveau de la mer ou la température de l’atmosphère à la surface du globe », ajoute Inigo J. Losada, directeur de recherche à l’Institut d’hydraulique environnementale de l’université de Cantabrie (Espagne), où cette étude a été réalisée.

    L’augmentation de l’énergie des vagues est lourde de conséquences pour l’homme et son environnement. Ses effets ont été bien visibles ces dernières années, lors de tempêtes, comme celles de l’hiver 2013-2014 dans l’Atlantique nord, avec des conséquences sur la côte ouest de l’Europe, ou celles de 2017 dans les Caraïbes. Leur montée en puissance rendra les tempêtes plus violentes et plus dangereuses, et les planifier en prenant les vagues comme indicateurs du réchauffement peut aider à en atténuer les impacts.

    En effet, selon Fernando J. Méndez, professeur associé à l’université de Cantabrie, « l’analyse des risques, en se basant uniquement sur l’élévation du niveau de la mer et en négligeant les changements dans l’énergie des vagues, peut sous-estimer les conséquences du changement climatique et entraîner une insuffisance ou une inadaptation ».

    Source: www.ouest-france.fr/leditiondusoir

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