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CLIMAT / METEO
Sécheresse Inondations
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    31/07/19 - Feux de forêt et canicule : comment l’Europe du Nord a rattrapé celle du Sud

    Les pays du cercle arctique font face à des incendies qui ont ravagé des zones forestières ; en Grèce, des incendies meurtriers ont consumé la côte orientale de l’Attique.

    Depuis le début du mois, les pays du cercle arctique font face à des incendies inhabituels qui ont ravagé des zones forestières. De l’autre côté de l’Europe, en Grèce, des incendies meurtriers ont consumé la côte orientale de l’Attique, portant le nombre de personnes mortes à 91.

    De fait, dans toute l’Europe, les incendies estivaux sont en hausse : le nombre de feux (entendus comme un incendie sur une surface minimale de 0,5 hectare, soit deux tiers d’un terrain de football) dénombrés en 2018 est nettement supérieur à la moyenne de la dernière décennie. On comptait, à la fin juillet, 450 feux dans l’Union européenne, soit une augmentation de près de 40 %. Pour autant, le nombre d’hectares brûlés par ces incendies est en nette diminution à la même période.

    Une canicule inédite dans le nord de l’Europe

    La spécificité des incendies de l’année 2018 tient surtout à l’emplacement géographique des feux déclarés. La vague de chaleur que connaît l’Europe du Nord a eu des conséquences en Suède et en Finlande, où les feux de forêts – habituellement rarissimes – ont dévasté des milliers d’hectares. Ainsi, la Suède enregistrait, le 31 juillet, 18 700 hectares de forêt dévastés par les flammes depuis le début de l’année contre 454 hectares habituellement (moyenne des feux enregistrés entre 2008 et 2017), soit une hausse de… 4 000 %.

    De la même manière, les pays baltes ont payé un lourd tribut aux fortes chaleurs du mois de juillet, alors que la « saison » des incendies peut durer jusqu’en septembre inclus. Ainsi, la Lettonie a déjà vu partir en fumée 2 176 hectares (contre 10 hectares en moyenne les autres années), soit une hausse de 21 600 % par rapport à la période 2008-2017.

    Le nord de l’Europe plus fortement touché en 2018 que ces dix dernières années

    Le Royaume-Uni, dont on pourrait penser que le climat océanique est un atout, a également vu 0,44 % de son patrimoine forestier partir en fumée depuis le début de l’année (avec une hausse de 346 %, près de 14 000 hectares brûlés contre 3 100 en moyenne).

    A l’inverse, les pays du sud de l’Europe sont « en retard » par rapport aux années précédentes. Le Portugal n’a vu brûler « que » 1 327 hectares (contre 29 500 en moyenne par an), idem pour l’Espagne avec 3 639 hectares (contre 32 600 en moyenne), là encore même si la saison des feux de forêt n’est pas terminée, les deux pays sont très loin de la quantité de forêts détruite par les feux (respectivement – 95 % et – 88 %).

    La « règle des 30-30-30 »

    L’invraisemblance géographique de la localisation des feux est expliquée par plusieurs facteurs climatiques : l’humidité de l’air, la température extérieure et la vitesse du vent. La règle usuelle – parfois appelée « règle des 30-30-30 » – veut que le risque de feu soit très élevé si le taux d’humidité est inférieur à 30 %, la température supérieure à 30 °C et que la vitesse du vent dépasse 30 km/h.

    En Suède, la température était très supérieure aux moyennes saisonnières. Dès le mois de mai, le mercure dépassait 30 °C dans de nombreuses provinces. Quant à l’humidité, les conditions étaient « extrêmement sèches », comme l’expliquait l’agence de météorologie suédoise, la SMHI. En Grèce, les très forts vents – là encore associés à un temps très sec et des températures élevées – ont contribué à la propagation rapide des feux de forêts.

    Un avant-goût de ce qui attend l’Europe

    Pour le climatologue Jean Jouzel, ces événements extrêmes sont l’expression de ce qui va devenir la norme en Europe, tant que la lutte contre le changement climatique ne passera pas à la vitesse supérieure.

    Ce qui se passe aujourd’hui, les canicules à répétition, les inondations plus fréquentes ou l’intensification des feux, « nous l’avions prévu il y a trente ou quarante ans déjà […] avec le réchauffement ». Et dans le futur, d’ici trente ou cinquante ans « ce qui est exceptionnel aujourd’hui sera la norme en Europe », avance le scientifique, « avec des événements encore plus ravageurs et nombreux. Même si ce sont des régions d’Afrique et de l’Asie qui restent les plus vulnérables ».

    Pour Jean Jouzel, seuls 5 % des Européens sont concernés aujourd’hui par les catastrophes liées au réchauffement climatique et leurs conséquences, « à commencer par des épisodes de canicule et des périodes de sécheresse, comme le connaît cet été la Suède et les autres pays scandinaves ». Mais d’ici à la fin du siècle, ce pourrat être les deux tiers, estime-t-il. « En France, les incendies ne seront plus cantonnés au Sud, ils pourront frapper le Centre et l’Ouest, qui deviendront aussi des régions à risque. »

    Source: www.lemonde.fr/les-decodeurs - Auteurs: Jérémie Baruch et Pierre Breteau


    29/07/19 - Collapsologie/Effondrement : l’humanité rongée par la fin

    Longtemps taxés d’alarmistes, voire de fous, les collapsologues de notre civilisation n’ont jamais été écoutés avec autant de sérieux.

    C’est le pape François qui exhorte les Etats à agir pour lutter contre le changement climatique «parce que notre survie et notre bien-être dépendent de cela». Ou bien le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui pose en costard, de l’eau jusqu’aux cuisses, en une du magazine Time fin juin, appelant à sauver le monde «face à une menace existentielle directe». Et en France, c’est Edouard Philippe qui cite comme l’un de ses livres de chevet Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie de l’Américain Jared Diamond, l’un des principaux penseurs actuels de l’effondrement écologique. Depuis quelques mois, les théories de l’effondrement enflamment le débat public, ravivées aujourd’hui par les deux épisodes caniculaires que nous venons de vivre et l’accélération de l’épuisement des ressources de la planète.

    Le «jour du dépassement» survient de plus en plus tôt, cette date à laquelle l’humanité commence à vivre à crédit après avoir consommé plus d’arbres, d’eau, de sols ou de poissons que ce que la nature peut renouveler en un an et émis plus de carbone que les océans et forêts peuvent absorber. En 1971, ce seuil calculé par l’ONG Global Footprint Network était atteint le 24 décembre. L’an dernier, c’était le 1er août, et cette année, trois jours plus tôt, soit lundi. «Le plus grand problème pour l’humanité, ce n’est pas la dette financière, c’est la dette écologique parce que l’argent, c’est une construction sociale, mais les limites de la nature, c’est extrêmement concret», s’est alarmé lundi le patron d’Europe Ecologie-les Verts, David Cormand.
    «Préparer le déclin»

    Venue du latin collapsus, «qui est tombé d’un seul bloc», la collapsologie entend étudier la vulnérabilité de notre civilisation thermo-industrielle, les ressorts de son effondrement - davantage un processus qu’une chute brutale - et ce qui pourrait lui succéder. Le néologisme a été inventé par l’ingénieur agronome Pablo Servigne et l’éco-conseiller Raphaël Stevens dans la lignée de l’essai de Diamond paru dix ans plus tôt. Si le terme a surgi récemment, les premières recherches scientifiques remontent, elles, à bien plus loin. En 1972, le rapport Meadows, rédigé par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, soulignait les dangers de la croissance économique et démographique pour la planète, et élaborait treize trajectoires pour notre civilisation à partir de simulations des interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes. Près de cinquante ans plus tard, «c’est le scénario de l’effondrement qui l’emporte», assure à Libération celui qui a donné son nom au rapport, Dennis Meadows (lire ci-dessous) : «Je sais que le changement climatique, combiné à l’épuisement des énergies fossiles bon marché au cours de ce siècle, éliminera les fondements de notre civilisation industrielle. Je ne sais pas si cela éliminera notre espèce - probablement pas, même s’il y aura des milliards de gens en moins sur cette planète d’ici à 2100.» Glaçant.

    En France, la question n’a longtemps intéressé qu’un petit cercle d’initiés gravitant autour de l’Institut Momentum, un laboratoire d’idées sur les enjeux de l’anthropocène - époque géologique caractérisée par des changements profonds et imprévisibles que les humains ont provoqués -, ou de l’association Adrastia, qui veut «anticiper et préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête, responsable et digne». Mais ces thèses ont aujourd’hui largement essaimé. Aux ouvrages de Pablo Servigne, vendus à plus de 50 000 exemplaires chacun, sont venus s’ajouter ceux du chercheur Luc Semal, du jeune entrepreneur Julien Wosnitza, du cofondateur du tiers-lieu Darwin à Bordeaux, Jean-Marc Gancille, de l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, ou encore d’Aurélien Barrau. Depuis un an, l’astrophysicien est passé à la postérité grâce à son appel à «être sérieux» face au «cataclysme planétaire» lancé avec l’actrice Juliette Binoche dans le Monde, quelques jours seulement après la démission de Nicolas Hulot du gouvernement. Depuis, l’effondrement est partout, ou presque. «Fin du monde : et si c’était sérieux ?» titrait fin juin l’émission Complément d’enquête sur France 2. Cet automne, Canal + proposera une fiction d’anticipation en huit épisodes au titre explicite : l’Effondrement, racontant comment les personnages survivent à différents stades du «collapse», du manque d’eau et d’énergie aux émeutes que cela pourrait déclencher. Des perspectives dramatiques qu’ont intégrées les jeunes manifestants du climat, nourris par les discours de la militante suédoise de 16 ans Greta Thunberg.

    Constat scientifique

    Alors, fonçons-nous tête baissée vers notre anéantissement total ? Pas tout à fait. «Il ne s’agit pas de la fin du monde ni de l’apocalypse. Pas non plus d’une simple crise dont on sort indemne ni d’une catastrophe ponctuelle que l’on oublie après quelques mois, comme un tsunami ou une attaque terroriste», soulignent Servigne et Stevens dans Comment tout peut s’effondrer. Il est donc plutôt question de la fin d’un monde et de notre nécessaire adaptation aux désastres dont nous sommes la cause. Depuis la révolution industrielle, et de façon accélérée depuis une poignée de décennies, Homo sapiens détruit les conditions mêmes de sa vie sur Terre, sciant la branche sur laquelle il est assis. Et ce, pour la première fois de son histoire, à l’échelle de la planète. Même si le sujet de l’effondrement peut attirer certains hurluberlus, il ne s’agit pas là de délires millénaristes ou de prédictions pseudo-mayas. Le constat scientifique est solide, indéniable, de plus en plus alarmant et de plus en plus étayé. Les chercheurs ne cessent d’alerter sur la crise climatique, la sixième extinction de masse, l’épuisement du pétrole facilement accessible et des ressources minérales ou halieutiques, les pollutions diverses qui s’ajoutent aux crises géopolitiques, sociales et économiques, et les nourrissent. De fait, à cause des émissions de gaz à effet de serre produites pas les activités humaines, la température moyenne à la surface du globe s’est déjà réchauffée de 1,1° C par rapport à l’ère préindustrielle, entraînant fonte des glaces, inondations, sécheresses, canicules, incendies ou mégatempêtes. Même si les pays signataires de l’accord de Paris de 2015 respectaient leurs promesses, la planète serait confrontée à un réchauffement d’au moins 3° C d’ici à la fin du siècle, ce qui constituerait «une catastrophe pour la vie telle que nous la connaissons», s’est alarmé fin juin le patron de l’ONU, António Guterres, rappelant que «le dérèglement climatique progresse plus vite que ce que prévoyaient les meilleurs scientifiques mondiaux», et qu’il «devance nos efforts pour lutter contre lui».

    Armées concernées

    En réalité, au rythme actuel, nous courons plutôt vers un - funeste - réchauffement planétaire de 5,5° C à l’horizon 2100. Côté biodiversité, un million d’espèces animales et végétales, soit une sur huit, risquent de disparaître dans les prochaines décennies, alertait en mai la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes). Dans son Effondrement, Jared Diamond, biologiste et enseignant de géographie à l’Université de Californie, a posé l’hypothèse que les facteurs écologiques expliquaient en grande partie le déclin brutal de certaines sociétés du passé, des habitants de l’île de Pâques aux Vikings. Ces peuples auraient «détruit, sans le savoir, les ressources naturelles dont dépendait leur société», commettant un «suicide écologique». Or aujourd’hui, des pans entiers de notre biodiversité sont en train de disparaître sous les assauts combinés de l’artificialisation des terres, de la destruction de certains milieux, des pollutions diverses, des prélèvements excessifs et non durables. La liste donne le tournis : perte de 30 % des oiseaux communs en quinze ans en France, de 40 % des populations de chauves-souris en dix ans, de 80 % des insectes jusque dans le cœur des espaces naturels… Les espèces n’ont jamais disparu à un rythme si rapide, qui est actuellement 100 à 1 000 fois supérieur à celui connu au cours des temps géologiques. A tel point que les chercheurs parlent d’un «anéantissement biologique». Quant aux ressources non renouvelables, comme les énergies fossiles, les gisements aisément accessibles se raréfient et leur extraction est donc de plus en plus coûteuse.

    Chaque crise, dont la liste n’est pas exhaustive, renforce les autres, formant un tout, une seule et même crise systémique. A tel point que les militaires prennent le sujet au sérieux. Il y a dix ans, la Bundeswehr allemande estimait qu’«à moyen terme, le système économique global ainsi que chaque économie nationale pourraient s’effondrer» à cause, notamment, du pic pétrolier. Le Pentagone parle du changement climatique comme d’un «multiplicateur de menaces» et en France, l’Observatoire défense et climat a été créé à la demande du ministère des Armées.

    Si l’effondrement est notre horizon, quand doit-on s’y attendre ? Beaucoup estiment qu’il a déjà commencé, citant les pénuries d’eau en Afrique ou en Asie comme des signes précurseurs. Pour les pays occidentaux, le Club de Rome, qui avait commandé le rapport Meadows dans les années 70, évoquait un effondrement vers 2030. Pour l’ancien ministre de l’Ecologie Yves Cochet, qui parle de «fin du monde» à ses petits-enfants, la date fatidique se situe entre 2020 et 2050. Si le climatologue Jean Jouzel (lire ci-dessous) est moins pessimiste, il insiste, comme la plupart des collapsologues, sur la nécessité d’agir d’urgence. Pour limiter les dégâts et s’y adapter.

    Source: www.liberation.fr - Auteures: Coralie Schaub et Aude Massiot


    26/07/19 - Enfants de Salsigne dans l'Aude: le bilan s’alourdit

    Dans la vallée de l’Orbiel (Aude), frappée par de fortes inondations en octobre, le nombre d’enfants contaminés par l’arsenic ne cesse d’augmenter: près de deux enfants sur trois en présentent des taux anormalement élevés, selon les derniers résultats disponibles. En cause, l’héritage désastreux de la mine de Salsigne.

    Fermé en 2004, le site minier de Salsigne, qui a été la plus importante mine d’or de France, est aussi l’un des plus pollués. Notamment à l’arsenic, qui abonde dans les 11,6 millions de tonnes de résidus miniers pollués. Si ces déchets ont été stockés sur plusieurs sites, ceux-ci connaissent d’importants problèmes d’étanchéité, nécessitant des travaux de réfection.

    Outre une fuite continue d’arsenic dans les eaux, jusque dans la rivière Orbiel, la région a été la proie, entre les 14 et 15 octobre 2018, d’importantes inondations, à l’origine de 14 morts sur le département. Si la Dreal[i] Occitanie assure qu’elles n’ont pas eu de conséquence importante, les riverains craignent au contraire une surcontamination. Cette divergence de vue s’inscrit dans un litige au long cours, opposant la population à des autorités accusées d’avoir longtemps nié le risque, peu enclines à reconnaître leur responsabilité.

    Premiers cas révélés en juin

    En juin, les cas de trois enfants présentant une forte contamination à l’arsenic étaient rendus publics. Scolarisés à Mas-Cabardès et Lastours, ces trois garçons, âgés de 4, 7 et 9 ans, présentaient des taux urinaires compris entre 12 et 20 microgrammes d’arsenic par gramme (µg/g) de créatinine. Bien au-delà de la valeur biologique d’interprétation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), fixée à 9 µg/g, qui correspond au 95ème percentile en population générale[ii].

    Suite à cette première alerte, l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie s’est d’emblée voulue rassurante, appelant les parents concernés à refaire un test deux mois plus tard –et s’engageant à couvrir les frais, qui peuvent s’élever jusqu’à 80 euros le dosage.

    Or le nombre de cas ne cesse de s’élever. Selon un bilan établi vendredi 26 juillet pour Lastours et Mas-Cabardès, 15 enfants sur 25 présentent un taux d’arsenic supérieur à 9 µg/g, 3 autres un taux égal à 9 µg/g. Chez trois enfants (deux âgés de 3 ans, un de 7 ans), il s’élève même à 36, 36 et 35 µg/g!

    Sur ces 25 enfants, seuls deux n’ont pas l’âge d’être scolarisés. Quant aux 23 autres, ils fréquentent soit l’école de Lastours, pour ceux allant en maternelle ou en CP, soit celle de Mas-Cabardès, pour la classe d’âge allant du CE1 au CM2. A elles deux, ces écoles comptent un total de 40 élèves -17 d’entre eux n’ont donc pas encore été testés.

    Egalement touchée par le phénomène, la commune de Conques-sur-Orbiel: selon un bilan récent, 13 enfants sur les 23 analysés présentent des valeurs urinaires supérieures ou égales à 9 µg/g de créatinine. Ce qui, sur l’ensemble des trois communes, porte le total à 31 enfants au-dessus du seuil de 9 µg/g sur les 48 analysés, soit près de deux enfants sur trois.

    Forte contamination d'une cour d'école

    Si la source de la contamination n’est pas connue avec certitude, des analyses menées dans la cour de l’école de Lastours, submergée par les inondations, ont révélé une contamination allant jusqu’à 800 µg d’arsenic par gramme de sol. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a aussi procédé à des prélèvements, dont l’analyse donnera lieu, en fin d’année, à une analyse sanitaire de l’ARS.

    Contacté par le JDLE, le maire de Lastours, Max Brail, indique avoir rapidement entrepris des travaux de décontamination dans la cour de l’école, en «décapant 25 centimètres de sol», puis en plaçant un goudron provisoire –qui sera ensuite remplacé par un enrobé lavable à jet haute pression, ajoute-t-il[iii].

    Face à cette menace chimique, une pétition, signée par plus de 1.300 personnes vendredi 26 juillet, circule sur Internet, appelant «le président de la république ainsi que l’ensemble des représentants de l’Etat à faire valoir le principe de précaution en ouvrant une école provisoire hors zone potentiellement polluée dès le 2 décembre prochain».

    La verse de Nartau mise en cause

    La demande excède Max Brail[iv], qui souhaite «éradiquer la cause» en débarrassant la verse de Nartau de ses déchets. Située à 2 kilomètres en amont de l’école de Lastours, cette pente fortement inclinée surplombe le Grésillou, un ruisseau se déversant dans l’Orbiel. De nombreux riverains estiment qu’elle a été fortement déstabilisée lors des inondations, ce qui serait la cause de la contamination de l’école.

    Contactée par le JDLE, une mère d’élèves de Lastours déplore par ailleurs le fait que les analyses du BRGM ne porteront que sur l’arsenic total, sans spéciation des différentes formes chimiques -ce qui aurait permis de déterminer s’il s’agissait d’un arsenic ‘naturel’ ou provenant de déchets miniers. Certes, l’analyse aurait été plus coûteuse, mais elle aurait «permis de savoir contre qui se retourner», regrette-t-elle.

    Sans mâcher ses mots, Max Brail dénonce quant à lui «un mépris intolérable» de la part des autorités, ARS et BRGM compris. Après diverses sollicitations adressées au gouvernement, la sénatrice Gisèle Jourda (PS, Aude), qui alerte depuis plusieurs mois sur la situation environnementale et sanitaire de la vallée de l’Orbiel, n’a à ce jour toujours pas obtenu de réponse.

    Source: www.journaldelenvironnement.net - Auteur: Romain Loury


    25/07/19 - Période la plus chaude depuis 2000 ans : la science des climats du passé, ce "travail de détective"

    Une étude scientifique publiée mercredi 24 juillet dans la revue "Nature" explique que le réchauffement climatique actuel est inédit par son amplitude, son rythme et sa dimension planétaire. On vous explique les méthodes de calcul utilisées pour parvenir à ce résultat et par la même occasion, la discipline de la "science des climats du passé".

    L'étude, par son ampleur, est inédite. Mercredi 24 juillet, dans la revue Nature et Nature Geoscience, une équipe de cinq chercheurs a rendu publiques les conclusions d'une enquête scientifique sur le changement climatique. On y apprend principalement que le réchauffement se distingue actuellement, pour la première fois depuis 2000 ans, par trois aspects : son intensité, son rythme et sa dimension planétaire.

    Ainsi, contrairement aux différentes phases de refroidissement et de réchauffement observées dans l'Histoire (comme "le petit âge glaciaire" entre 1300 et 1850) qui n'étaient pas simultanées sur l'ensemble du globe, l'épisode de changement climatique que nous connaissons concerne 98% de la planète. A l'heure où les climato-sceptiques donnent de la voix, où les discours de la jeune militante écologiste Greta Thunberg suscitent des crispations, il apparaît cohérent d'exposer et de vulgariser les méthodes de travail et de calcul qui ont mené à cette étude hors-norme qui fera date.

    Pour comprendre comment ont travaillé ces chercheurs, nous avons demandé un éclairage à Valérie Masson-Delmotte, paléo-climatologue et chercheuse en sciences du climat. Si elle n'a pas participé à l'étude qui nous intéresse, elle est toutefois l'une des principales figures, aujourd'hui, de cette discipline particulière qu'on appelle "la recherche sur les climats du passé". Valérie Masson-Delmotte a par ailleurs été coordinatrice du 5e rapport du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) en 2013.

    "La recherche sur les climats du passé, explique-t-elle, c'est vraiment un travail de détective." Cette discipline, en fait, trouve sa raison d'être dans les explorations qui remontent à plus de 150 ans en arrière. "Nous disposons d'enregistrements météorologiques directs depuis un siècle, en Europe", précise la paléo-climatologue. Mais pour le reste, il faut regarder du côté des indices laissés dans la nature. La chercheuse reprend : "Les archives ne sont pas historiques mais naturelles. Les variations de températures s'impriment dans les anneaux des arbres (par temps sec les chênes poussent moins, par temps froid, les anneaux sont plus épais), dans la neige et la glace (selon l'observation des molécules d'eau), sur les coraux, sur les sédiments marins qui contiennent des squelettes de plancton, sur les sédiments des lacs contenus dans la vase (les restes de plancton et de petits fossiles indiquent la température de l'eau en surface). Autant d'indicateurs qui, dans le cadre de cette étude, sont appelés des "proxy".

    Connaissez-vous le programme PAGES ?

    Evidemment, les auteurs du rapport ne tirent pas ces archives naturelles de leur chapeau. Ils ne sont d'ailleurs pas allés les récolter eux-mêmes. S'ils ont pu rédiger cette enquête de très grande ampleur, c'est que la littérature avance peu à peu sur le sujet. Depuis des années, des chercheurs trouvent et collectent ces "proxy". "Récemment, il y a eu un effort international au sein du programme PAGES qui est un réseau de collaboration international et de bases de données", indique Valérie Masson-Delmotte. Une sorte de grande bibliothèque qui fait office de mémoire météorologique. Et qui sert de base, désormais, pour observer les tendances à l'échelle planétaire. Ces études à partir d'archives naturelles sont publiques et consultables par toutes et tous. Ici, un exemple de quelques études compilées :

    "Ils confirment ce qu'on savait déjà

    Avoir les données, c'est bien. Encore faut-il savoir les exploiter. Sur ce point aussi, l'étude publiée dans la revue Nature se distingue. La recherche dans ce domaine a mis au jour huit approches statistiques différentes. Chacune d'entre elles comporte des points forts... et des points faibles. "Mais ici, les chercheurs ont appliqué des huit méthodes statistiques de manière systématique, c'est-à-dire à l'ensemble des proxy", explique encore la paléo-climatologue. Un travail de titan qui évite de prêter le flanc aux critiques et aux lacunes scientifiques.

    En 1998, par exemple, on a pu reprocher au scientifique Michael Mann de concentrer ses études et observations uniquement dans l'hémisphère Nord, en été. "A contrario, le programme PAGES permet d'élargir le temps depuis l'ère chrétienne et d'avoir une approche globale."

    Avant eux, Michael Mann avait en 1998 essentiellement observé les données dans le Nord, en été. Mais le programme PAGES permet d'élargir le temps depuis l'ère chrétienne et d'avoir une approche globale. Raison pour laquelle la chercheuse estime aujourd'hui que cette analyse poussée constitue "le travail le plus complet à ce jour. Ses auteurs confirment ce qu'on savait déjà, sur une base très robuste."

    Source: www.lci.fr - Rédaction : Anaïs Condomines


    22/07/19 - Canicule : EDF doit mettre à l’arrêt deux réacteurs nucléaires

    La vague de chaleur qui s’abat sur la France risque de conduire à des baisses de production, voire à d’autres arrêts de réacteurs, notamment en bordure du Rhône.

    L’épisode de canicule qui s’abat sur la France a déjà un impact sur la production d’électricité des centrales nucléaires. Mardi 23 juillet, EDF va mettre à l’arrêt au moins jusqu’au mardi 30 juillet les deux réacteurs de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne). Samedi, le groupe avait déjà dû baisser de manière significative la puissance des deux réacteurs de Saint-Alban (Isère) et de l’un des réacteurs de la centrale du Bugey (Ain). La France compte 58 réacteurs nucléaires en activité.

    Si la vague de chaleur se poursuit, d’autres réacteurs, notamment le long du Rhône – qui compte quatorze réacteurs en bord de fleuve –, pourraient être arrêtés pour un ou plusieurs jours.

    EDF est contraint par la réglementation environnementale d’arrêter ou de diminuer la production de certains sites pour respecter les limites de température de l’eau. Dans le fonctionnement d’une centrale nucléaire en bord de fleuve, l’eau de celui-ci est en effet utilisée pour refroidir la vapeur du circuit secondaire qui alimente les turbines, avant d’être rejetée dans le fleuve.

    Mais cette eau ne doit pas dépasser une certaine température pour ne pas modifier l’équilibre environnemental du fleuve. Chaque centrale dispose de limites particulières liées aux spécificités géographiques, techniques ou environnementales. « On surveille de très près la température du Rhône, qui varie notamment en fonction de ce qui se passe sur le lac Léman », explique au Monde Etienne Dutheil, directeur du parc nucléaire d’EDF, qui n’exclut pas d’autres arrêts cette semaine. En 2018, quatre réacteurs en bord de Rhône avaient ainsi dû être arrêtés pour une courte période.

    3 % de la production nationale

    Ces rejets sont souvent critiqués par les associations écologistes, qui accusent les centrales nucléaires de contribuer à réchauffer les fleuves. « Ces rejets thermiques agissent comme une barrière qui réduit considérablement les chances de survie des poissons grands migrateurs, comme les saumons et truites des mers », affirme ainsi Réseau Sortir du nucléaire.

    Sur le plan biologique, des températures au-delà de 28 oC ou 30 oC peuvent nuire à la reproduction des poissons et favoriser le développement d’algues et de végétaux aquatiques.

    Ces arrêts n’ont qu’un impact mineur sur la production d’électricité, alors que la France peut produire en été largement plus que sa consommation et exporte vers ses voisins. « Samedi, la baisse de production des réacteurs représentait seulement 3 % de la production nationale », explique Etienne Dutheil, qui précise que sur les dix dernières années, les pertes de production liées aux canicules représentent 0,3 % de la production.

    Les réacteurs victimes du climat

    Les centrales nucléaires ne produisent pas directement de CO2 et contribuent ainsi peu au réchauffement climatique. Ce qui explique que le nucléaire est souvent présenté par l’industrie comme un atout pour la France dans la lutte contre le changement climatique.

    Mais les centrales sont elles-mêmes victimes du climat : les étés vont devenir de plus en plus chauds et les températures extrêmes vont se multiplier. Y compris dans des zones qui jusqu’ici étaient protégées de ce type de phénomène : en 2018, la Finlande a par exemple dû ralentir la production d’un réacteur qui rejetait dans la mer de l’eau à 32 oC.

    D’autres problèmes peuvent se poser : si l’eau pompée est à une température trop élevée, elle ne joue plus de manière efficace sont rôle de refroidissement. De même, si le cours d’un fleuve devient trop bas, la centrale ne peut plus prélever suffisamment d’eau, et risque d’assécher le cours. Un problème qui ne concerne pas la Loire ou le Rhône, mais qui peut se poser, par exemple, pour la centrale de Civaux, au bord de la Vienne.

    Pierre-Franck Chevet, l’ancien président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), estimait en 2018 que les sites de huit centrales – sur les 19 que compte la France – étaient « plus sensibles ». La multiplication des épisodes climatiques sévères va rendre plus difficile à l’avenir la localisation de centrales en bord de fleuve. Les réacteurs devront alors privilégier une localisation en bord de mer.

    Source: www.lemonde.fr - Auteur: Nabil Wakim


    11/07/19 - Réchauffement climatique : en 2050, il fera aussi chaud à Paris qu'à Canberra

    Des scientifiques ont étudié le climat de 520 grandes villes du monde et leur constat est inquiétant.

    C'est une étude qui donne des sueurs froides. En 2050, le climat à Londres ressemblera à celui de Madrid aujourd'hui. Stockholm sera aux mêmes températures que Budapest, et il fera aussi chaud à Paris qu'à Canberra, selon une analyse publiée mercredi. Inquiétant. Pourtant elle se repose sur le scénario le plus optimiste de réchauffement climatique.

    Les changements seront encore plus radicaux pour les régions tropicales, où les grandes villes Kuala Lumpur, Jakarta et Singapour subiront de plus en plus d'événements météorologiques extrêmes, selon cette étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l'université ETH Zurich.

    Ils ont étudié le climat de 520 grandes villes du monde, selon 19 variables dont la température et les précipitations.

    Pour ces estimations, les scientifiques ont utilisé des modèles volontairement optimistes, c'est-à-dire qui supposent que les émissions de dioxyde de carbone se stabiliseront d'ici le milieu du siècle, de façon à limiter la hausse de la température moyenne du globe à 1,4°C par rapport à la période pré-industrielle (le monde en est à environ + 1°C).

    Des changements "frappants"

    L'équipe a ensuite comparé les Paris, Londres, Stockholm... du futur aux villes actuelles, dans le but de rendre plus tangibles les changements à venir. L'Europe aura des étés et des hivers plus chauds de 3,5°C et 4,7°C, respectivement, en moyenne. Les villes de l'hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d'aujourd'hui qui se trouvent 1000 km au sud.

    Celles qui se trouvent à l'équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies. Les auteurs de l'étude concluent que 77 % des villes de la planète verront leur climat changer de façon "frappante", tandis que le reste sera confronté à des conditions "nouvelles".

    L'un des auteurs, Jean-François Bastin, de nationalité belge, dit ne pas être certain qu'en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l'activation des semences de blé. "L'objectif de l'article est de faire comprendre à tout le monde les conséquences du changement climatique", dit-il.

    Source: www.lexpress.fr avec l’AFP


    03/07/19 - La Terre entre bien dans un Grand Minimum Climatique, c’est la NASA qui le confirme : le CO2 c’est « has-been » !

    La NASA a déjà mis en garde les nations du monde entier il y a plusieurs années au sujet d’un refroidissement à venir du climat (relire les billets de ce blog des 13 septembre 2015, 27 septembre 2017 et 9 octobre 2018) en apportant des preuves fragmentaires. Je relatais ici le 2 mars 2019 l’inquiétude de la NASA au sujet du refroidissement d’une partie de la thermosphère faisant courir un risque aux nombreux satellites, en particulier les siens, qui y circulent. Dans le billet de ce jour il est question des preuves indiscutables apportées par la NASA au sujet de ce refroidissement du climat terrestre, conséquence d’un baisse alarmante de l’activité solaire. La NASA ce n’est pas l’IPCC et comme l’organisme onusien l’a affirmé très clairement le Soleil n’a rien à voir avec le réchauffement climatique global puisque celui-ci n’est que d’origine anthropique, libres à mes lecteurs de croire ou de ne pas croire ce qu’avance la NASA. À l’exposé des faits provenant de la NASA, si j’étais partisan convaincu du réchauffement climatique tel que défini par l’IPCC j’aurais certainement quelques doutes tant les arguments avancés par la NASA sont clairs et convaincants.

    Depuis le début du cycle solaire #21 au début de l’année 1977 jusqu’à aujourd’hui (31 mai 2019 sur le graphique ci-dessus) le nombre de taches solaires n’a cessé de diminuer lorsque les cycles atteignaient leur maximum d’intensité. Le cycle #24 finissant a battu des records de « faiblesse » et il faut remonter au début du XIXe siècle pour retrouver une telle déficience en taches solaires. Si les prévisions des astrophysiciens se confirment le cycle solaire suivant (#25) sera encore plus calme en termes de nombre de taches solaires et aussi d’activité magnétique et de vent solaire (voir infra). Il faudra remonter au tout début des observations systématiques des taches solaires, c’est-à-dire au début du XVIIe siècle pour retrouver une faiblesse magnétique solaire identique. Mises à part les taches solaires les deux autres facettes de l’activité du Soleil -activité magnétique et vent solaire – bien corrélées au nombre de taches observées se répercutent directement sur l’état de la haute atmosphère terrestre et sur les conditions climatiques générales de la Terre.

    Mais ces effets ne sont pas instantanés (heureusement nous aurons le temps de nous adapter !). Il faut en effet tenir compte de l’inertie thermique considérable des océans qui couvrent les trois quart de la surface terrestre, de la présence de nuages et des mouvements de convection de l’atmosphère qui redistribuent l’énergie solaire incidente atteignant la surface de la Terre vers les couches supérieures de l’atmosphère et depuis les zones inter-tropicales vers les pôles. Tous ces phénomènes sont liés et leur complexité interdit toute simulation mathématique correcte et exploitable même avec les plus gros calculateurs disponibles. Nous sommes donc limités à lever le nez en l’air et à supporter les aléas météorologiques locaux sans nous soucier de ce que les spécialistes appellent la météorologie spatiale (space weather). Cette discipline récente ne s’intéresse pas aux fluctuations de faible durée mais plutôt à des tendances qui se dessinent sur des périodes de 10 à 20 ans au minimum.

    La première conséquence de la baisse de l’activité solaire est l’affaiblissement du champ magnétique du Soleil à l’intérieur duquel évolue la Terre sur son orbite. Combiné au vent solaire ce champ magnétique constitue un bouclier protecteur pour la Terre en déviant les rayons cosmiques galactiques et aussi extragalactiques. Les rayons cosmiques sont une réalité de tous les jours puisqu’ils sont à l’origine de la présence dans l’atmosphère, dans le sol et dans de nombreuses espèces vivantes y compris l’homme d’isotopes radioactifs. Pour ne citer que les plus importants et ayant des durées de vie non négligeables il s’agit du Carbone-14, du Chlore-36, du Calcium-41 et de l’Iode-129. Notre corps est naturellement radioactif surtout en raison de la présence de Potassium-40 présent dans la croute terrestre mais ces radio-isotopes provenant de la spallation cosmique sont aussi à considérer bien que leur présence soit négligeable en regard de ce Potassium-40. Il est donc vain de nier l’effet des rayons cosmiques sur la composition de l’atmosphère terrestre, nous sommes tous « marqués » avec du Carbone-14 ! Pour l’anecdote si un paléontologue découvrait mon corps dans 5000 ans il en déduirait par datation avec du C-14 que je ne suis pas encore né en raison des quantités massives de cet isotope qui se trouvent dans mon squelette provoquées par les essais nucléaires atmosphériques lorsque j’étais un jeune adolescent …

    Enfin les spécialistes de la datation d’échantillons archéologiques à l’aide de ces isotopes radioactifs comme par exemple le Beryllium-10 et le Carbone-14 savent très bien qu’il faut effectuer des corrections liées aux cycles d’activité solaire.

    Outre la spallation cosmique et ses conséquences les rayons cosmiques mal déviés par le champ magnétique solaire affaibli et la baisse de l’intensité du vent solaire, des paramètres de la météorologie spatiale largement abordés dans ce blog, la formation de nuages de très haute altitude est une autre conséquence loin d’être négligeable de ce bombardement cosmique (illustration station spatiale internationale). Normalement ces nuages d’altitude sont détruits par les radiations UV de forte énergie or la diminution de l’activité solaire concerne aussi l’intensité de ces radiations. La conséquence est une présence anormalement élevée depuis le mois d’avril 2019 de nuages noctilucents. Tous ces phénomènes font partie de la météorologie spatiale dont se préoccupent peu de personnes sur le plancher des vaches. Or tout se passe bien au dessus de nos têtes. Il serait intéressant d’évaluer le nombre de passants dans les rues de Paris le soir du 21 Juin dernier qui ont levé les yeux vers le ciel et ont remarqué la présence de ces nuages de haute altitude (cf. le précédent billet à ce sujet). Est-ce une coïncidence si l’apparition de ces nuages noctilucents a débuté au début du mois de juin au moment précis où le Soleil était totalement exempt de taches, situation qui perdure toujours au moment où je rédige de billet ?

    Source: jacqueshenry.wordpress.com

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