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INFO ENVIRONNEMENT
Développement durable
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    11/03/18 - L’odieuse et illégale “grève scolaire mondiale pour le climat”

    Menacés par le ridicule et par l’usure de leurs slogans, les autoproclamés défenseurs de la planète jettent leurs dernières forces dans la bataille : les jeunes. Un procédé outrancier que dénonce Benoît Rittaud, président de l’association des climato-réalistes.

    Si vous n’en avez pas encore entendu parler, ça ne va plus tarder : le 15 mars sera le jour d’une « grève scolaire mondiale pour le climat ». Attendez-vous à une prochaine avalanche d’éléments de langage vous expliquant une énième fois que, par votre faute, nous sommes au bord du gouffre : la planète va très bientôt se réchauffer d’une dizaine de degrés, la mer va monter de plusieurs mètres d’ici l’année prochaine, et d’ailleurs la « très sérieuse revue Nature » publie justement un nouvel article bourré de chiffres et de courbes plus sérieuses les unes que les autres montrant une « accélération encore pire que prévu » des catastrophes à redouter pour demain matin. Préparez-vous à vous sentir coupables.

    La vie d’un militant de la « cause climatique » est toujours la même : publier des « appels » dans tel ou tel organe de presse bien-pensant sur la question (autant dire la presque totalité des médias), parader auprès des grands de ce monde dans force COP, « one planet summit » et autres réunions inutiles et coûteuses, et enfin orienter la politique énergétique du pays pour mettre consciencieusement à terre notre outil industriel majeur qu’est la production d’électricité nucléaire (qui n’émet pourtant pas de dioxyde de carbone, mais la cohérence n’est pas requise lorsqu’il s’agit de sauver la planète).

    Malgré ces valeurs sûres pour faire les importants, les inquiets du climat doivent désormais faire face à trois gros problèmes. Le premier, c’est que leurs éléments de langage sont si stéréotypés qu’à peine nos prophètes prononcent-ils trois mots qu’il est possible à tout un chacun, avec un entraînement minimal, d’anticiper la fin de leur phrase. Le ridicule guette, ce dont ils se passeraient volontiers même si celui-ci ne tue heureusement pas davantage que quelques dixièmes de degrés centigrades de plus en un siècle.

    Le second problème, c’est qu’après avoir entendu crier au loup climatique pendant tant d’années, passant de la banquise aux cyclones et voguant de coraux en glaciers, le grand public se lasse de plus en plus de ces focalisations sélectives, changeantes au gré des inévitables fluctuations des multiples courbes climatiques à disposition. Les alarmes sur tel ou tel phénomène soi-disant « inédit » relèvent davantage de la stratégie de communication que de l’exposition objective de la situation climatique, qui n’est en réalité pas plus inquiétante aujourd’hui qu’hier.

    Troisième problème : les « solutions » proposées telles que la transition énergétique sont progressivement en train d’apparaître pour ce qu’elles sont : des politiques dispendieuses, socialement injustes, et dont les effets sur le climat seront nuls, même en supposant la validité des modèles les plus décidés à désigner le dioxyde de carbone comme gaz satanique.

    Pour faire face à ces vents contraires, les ayatollahs du climat ont alors eu une idée : exploiter les enfants. Ne reculant devant aucune outrance, ils se sont choisis une égérie en la personne d’une adolescente suédoise atteinte d’autisme pour promouvoir une « grève scolaire » de tous les enfants du monde, destinée à dénoncer l’inaction climatique.

    Quiconque a des enfants sait combien ceux-ci peuvent être angoissés devant le monde qui s’offre à leurs yeux, un monde qu’ils ne maîtrisent pas et connaissent mal. Ils s’effraient à l’idée qu’ils puissent ne jamais réussir à y évoluer de manière autonome. C’est l’un des rôles les plus fondamentaux des adultes que de les rassurer, leur apprendre à surmonter leur peur, leur enseigner qu’un jour ils seront de taille à faire face aux inévitables difficultés de l’existence, que tout n’est pas rose mais que l’on peut tout de même tâcher d’être heureux et de répandre un peu de joie autour de soi.

    Lorsque des adultes tournent le dos à ce devoir, lorsqu’ils s’abaissent à exploiter une angoisse infantile en l’étalant, en l’exposant comme jadis on exhibait des infirmes, ils commettent un crime moral qui ne peut avoir aucune circonstance atténuante, aucune indulgence de principe, quoi que l’on pense de la cause ainsi « défendue ».

    Malheureusement le terrorisme intellectuel sur ces questions n’a que trop bien fonctionné. Qui, chez les personnes « raisonnables », dénonce cette instrumentalisation des souffrances psychiques d’une adolescente, alors qu’un tel procédé indignerait n’importe quel éditorialiste s’il était question d’autre chose que de l’intouchable religion climatique ?

    Pour l’instant, il semble que les jeunes ne soient heureusement pas trop nombreux à se laisser manipuler— car il s’agit bien de cela. Sans doute les manifestants ont-ils l’impression d’agir en révolutionnaires, mais la réalité est que les mots qui sortent de leur bouche [mettre : des adolescents] ne sont que ceux qui leur ont été rabâchés depuis des années par les adultes. S’il est de bon ton aujourd’hui de critiquer le mouvement étudiant de mai 68, du moins doit-on convenir que celui-ci émanait vraiment de la jeunesse. Aujourd’hui, les slogans de l’époque, contestables mais néanmoins joyeusement subversifs, ont laissé la place aux « punchlines » d’importation, aux banals copiés-collés d’éléments de langages élaborés bien loin des manifestants.

    En plus d’être odieuse dans son principe, la « grève climatique » à laquelle certains enseignants et certains chercheurs ont appelé est parfaitement illégale. Les textes en vigueur sont très clairs : par définition, « la grève est une cessation collective et concertée du travail destinée à appuyer des revendications professionnelles ». À moins d’une interprétation particulièrement extensive (mais politiquement correcte, donc comptons sur quelques juristes pour l’endosser quand même), exiger qu’on empêche la pluie de tomber ou le soleil de briller n’a rien d’une « revendication professionnelle ». Il s’agit d’une revendication politique, explicitement exclue du champ du droit de grève par un arrêt du Conseil d’État (Rousset, 8 février 1961).

    S’agissant des enseignants et des chercheurs de la fonction publique, leur appel à la grève se devrait, toujours aux termes de la loi, d’être « précédé d’un préavis émanant d’une ou plusieurs organisations syndicales représentatives au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’administration ou le service concerné ». Même s’il reste possible que tel ou tel syndicat enseignant prenne le train en marche et soutienne le mouvement, il n’en demeurera pas moins que l’appel à la grève l’aura précédé, en violation donc de l’obligation de préavis syndical.

    Le plus comique est pour la fin : « Pendant la durée du préavis, les organisations syndicales et l’administration employeur sont tenues de négocier ». C’est sans doute ce point qui montre le plus clairement le caractère non-professionnel de la « grève climatique » : l’employeur des enseignants et des chercheurs étant le ministère de l’Éducation nationale ou celui de la Recherche, on attend que s’ouvre une négociation dans laquelle Jean-Michel Blanquer serait sommé d’interdire aux États-Unis et à la Chine d’émettre du CO2…

    Le droit de grève fait partie de notre paysage démocratique. En dénoncer les dévoiements est important pour lui permettre de remplir utilement son rôle. Si les extrémistes du climat ont le droit de défendre leur point de vue, cela ne doit donc pas nous empêcher d’exiger d’eux deux choses : qu’ils n’instrumentalisent pas le droit de grève et, surtout, qu’ils cessent d’enrôler nos enfants dans leurs passions tristes.

    Source: www.valeursactuelles.com - Auteur: Benoît Rittaud


    Lundi 04/03/19 - Climat: les canicules marines dévastent la faune, mais le pire est à venir

    Imperceptibles pour l'homme mais mortelles pour la vie océanique, les canicules marines ont déjà endommagé les écosystèmes du monde entier et devraient à l'avenir s'avérer encore plus destructrices, selon une étude publiée lundi.

    Depuis le milieu du XXe siècle, le nombre de jours de canicule marine a augmenté de plus de 50 %, constatent les auteurs de l'étude publiée dans la revue Nature Climate Change. Une canicule marine est définie par des températures qui restent proches pendant 5 jours des records enregistrés dans une zone donnée.

    « À l'échelle mondiale, les vagues de chaleur marine deviennent de plus en plus fréquentes, et de plus en plus longues. Au cours de la dernière décennie, des événements records ont été observés dans la plupart des bassins océaniques », note Dan Smale, de la Marine Biological Association du Royaume-Uni.

    « Tout comme les vagues de chaleur atmosphériques peuvent être fatales aux cultures, aux forêts et aux animaux, les canicules marines peuvent être dévastatrices pour les écosystèmes océaniques », explique à l'AFP Dan Smale.

    Mais par rapport aux canicules atmosphériques (qui ont fait des dizaines de milliers de victimes depuis le début du siècle), les marines ont fait l'objet d'assez peu d'études scientifiques.

    Les coraux sont les victimes par excellence de ces canicules en eau peu profonde et font face à un sombre avenir : même si l'humanité parvient à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius-mission impossible, selon certains scientifiques-entre 70 % et 90 % des coraux sont voués à la disparition, selon un rapport du GIEC publiée en octobre.

    Mais ils ne sont pas les seuls : la vague de chaleur de 2011 a tué de vastes étendues de prairies sous-marines et de forêts de varech, ainsi que les poissons et les ormeaux qui en dépendent.

    En 2014, The Blob a réchauffé les eaux au large de la Californie de 6 °C pendant plus d'un an, provoquant la prolifération d'algues toxiques pour les crabes, les otaries, les baleines et les oiseaux marins...

    L'intensification des canicules marines (en nombre et en puissance) a également un impact direct sur l'homme.

    « Les espèces de poissons et de crustacés destinées à la consommation risquent d'être anéanties localement », s'alarme Dan Smale. De plus, « si les herbes marines et les mangroves sont touchées par des températures extrêmes, elles peuvent libérer le carbone qu'elles stockent » et augmenter le réchauffement climatique, ajoute le chercheur.

    Source: www.arcinfo.ch avec l'ATS


    01/03/19 - Longtemps absent, le climat s'invite cette fois dans la présidentielle américaine

    Largement négligée dans la présidentielle américaine de 2016, la lutte contre le changement climatique domine le début de campagne de la primaire démocrate pour 2020, comme en témoigne encore l'entrée en piste vendredi d'un gouverneur qui en a fait son combat, face à un Donald Trump climatosceptique.

    Surnommé le « guerrier du climat », le gouverneur démocrate de l'État de Washington Jay Inslee a annoncé vendredi qu'il se présentait à la présidentielle avec un objectif : « Vaincre le changement climatique ».

    Gouverneur de cet État du nord-ouest des États-Unis mêlant technologies de pointe, agriculture et paysages naturels époustouflants, il rejoint ainsi, à 68 ans, une longue liste de démocrates à se déclarer prêts à en découdre avec le républicain Donald Trump.

    « Nous sommes la première génération à ressentir la douleur cinglante du changement climatique et nous sommes la dernière qui puisse faire quelque chose à ce sujet », avertit-il.

    Ayant déjà fait de son État un laboratoire des politiques environnementales, le premier gouverneur à entrer dans la course se lance, car il pense « être le seul candidat qui fera de la défaite du changement climatique la priorité numéro un » des États-Unis.

    Pourtant, le climat occupe déjà une place inédite du côté des candidats à la primaire démocrate.

    Le contraste promet d'être frappant avec 2016, lorsque la lutte contre le changement climatique avait à peine été abordée lors des débats présidentiels entre Donald Trump et sa rivale démocrate, Hillary Clinton.

    Les six sénateurs démocrates candidats - Bernie Sanders, Elizabeth Warren, Kamala Harris, Cory Booker, Amy Klobuchar et Kirsten Gillibrand - ont chacun décroché en 2018, sur la base de leurs initiatives et votes dans l'hémicycle, la note maximale accordée par un groupe de pression environnemental, la « League of Conservation Voters ».

    Candidat pressenti, l'ancien maire de New York et puissant homme d'affaires Michael Bloomberg a lui déjà dépensé des millions, via sa fondation, Bloomberg Philanthropies, pour la lutte contre le changement climatique.

    Incendies monstres, ouragans, sécheresse : dans un pays marqué ces dernières années par des catastrophes naturelles spectaculaires liées au climat, l'environnement a déjà occupé une place plus importante du côté démocrate lors des élections parlementaires de novembre 2018, résonnant notamment chez les jeunes.

    Ce mouvement fait écho à un net virage plus large à gauche chez les démocrates, notamment sur la fiscalité et la réforme du système de santé.

    « Éliminer tous les avions »

    En face, Donald Trump revendique haut et fort ses positions climatosceptiques, érigeant en épouvantail un ambitieux plan environnemental démocrate, le « Green New Deal », aux contours encore flous.

    Les démocrates veulent « éliminer tous les avions, voitures, vaches, pétrole, l'essence et l'armée », lance le président américain en avertissement à ses partisans.

    Et l'opposition a dénoncé cette semaine le projet prêté à Donald Trump de créer un panel d'experts validant ses thèses universellement contestées par la communauté scientifique.

    Le milliardaire avait retiré dès juin 2017 les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Ironie : ce retrait ne pourra être effectif que le 4 novembre 2020, soit au lendemain de l'élection présidentielle américaine.

    « Au premier jour de ma présidence, je nous réinscrirai dans l'accord international sur le climat », avait promis la sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar en annonçant sa candidature en plein air, sous la neige.

    Une image qui avait inspiré un tweet moqueur à Donald Trump sur la sénatrice, qui parle « fièrement de combattre le réchauffement climatique en pleine tempête de neige et températures glaciales ».

    « La science est de mon côté, @realdonaldtrump. Hâte de débattre avec vous du changement climatique », lui avait rétorqué la sénatrice sur Twitter.

    Ces profondes divergences marquent une nette différence stratégique dans chacun des partis face à deux bases électorales qui n'accordent pas la même importance à la lutte contre le changement climatique.

    Mais si les électeurs républicains modérés restent bien moins préoccupés que les démocrates modérés par le réchauffement climatique - 80 % contre 54 %, selon une enquête de l'université de Yale -, l'augmentation du niveau de préoccupation des plus conservateurs au cours des cinq dernières années (+18 points) est pratiquement aussi marquée que celle des démocrates modérés et centristes (+19 points).

    Les chercheurs concluaient, le 21 février : « Une majorité croissante d'Américains pensent que le réchauffement climatique est réel, comprennent qu'il est provoqué par les humains et sont inquiets de ses conséquences ».

    Source: www.lapresse.ca/international - Rédaction: Elodie Cuzin, Agence France-Presse, Washington

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