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INFO ENVIRONNEMENT
Développement durable
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    07/12/18 - COP24: la France fera partie des 20 pays les plus touchés par le changement climatique

    L’ONG Germanwatch révèle le classement des pays les plus touchés par les évènements extrêmes. Ce sont tous des pays du sud et si la France est 18e, c’est en partie du fait de son outremer.

    VIOLENCE CLIMATIQUE. Tous les ans, l'ONG Germanwatch demande au réassureur mondial Munich RE, les chiffres des dommages et décès causés par les catastrophes naturelles. Ces données sont confrontées aux statistiques socio-économiques du Fonds monétaire international (FMI) puis affinées pour ne s'intéresser qu'aux évènements météorologiques les plus extrêmes. La méthode a un biais : elle ne prend pas en compte les sécheresses, submersions marines ou réchauffement des eaux. Les cyclones y sont donc surreprésentés. Les impacts directement liés au réchauffement climatique ne sont pas inclus et le rapport souligne bien que le lien entre la violence des évènements et le réchauffement climatique n'est pas encore totalement prouvé et est même devenu un domaine en soi des sciences du climat.

    En 20 ans, 525 000 personnes ont perdu la vie lors de 11500 évènements plus violents que la moyenne. Que ce soit dans les statistiques annuelles ou sur un pas de temps de 20 ans, ce sinistre classement confirme une chose : ce sont bien les pays du sud qui souffrent déjà des météos les plus violentes. Les dix premiers pays du classement sont tous situés dans la ceinture intertropicale. Les dommages peuvent être différents. Porto Rico et le Honduras sont régulièrement touchés par des tempêtes tropicales tandis que le Myanmar doit son classement élevé principalement à un évènement majeur, le cyclone Nargis qui a fait plus de 138 000 morts en mai 2008, une situation aussi éprouvée par les Philippines avec les 6500 morts de Haiyan en novembre 2013. Le Pakistan est lui, touché à la fois par des inondations récurrentes et des vagues de chaleur extrême.

    Tempêtes tropicales hors normes et vagues de chaleur intense sont meurtrières

    CANICULE. La France est le seul pays de l'hémisphère nord à se retrouver aussi haut dans le classement avec les États-Unis régulièrement affectés par les ouragans. L'Hexagone doit déplorer 1121 décès par an et 2,2 milliards de dollars de pertes annuelles principalement du fait des départements d'outre-mer. En 2018, l'ouragan Maria sur l'île Saint Martin et Saint Barthélémy a apporté sa part à ce bilan. Mais les évènements cévenols les plus puissants affectant le sud de la France sont aussi comptabilisés. La canicule de 2003 y figure également. Le Portugal suit à la 22e place (pour les incendies principalement), l'Allemagne est 25e (inondations), l'Italie à la 28e, l'Espagne à la 34e (inondations catastrophiques et incendies).

    Comment indemniser les dommages actuels du changement climatique?

    Germanwatch a publié son bilan lors de la COP24 et ce n'est pas pour rien. Le sujet des évènements extrêmes est classé dans la rubrique "pertes et dommages" depuis la COP19 qui se déroulait déjà en Pologne, à Varsovie. Ce sujet des dégâts croissants supportés en grande partie par les pays en voie de développement et les États îliens y émerge dans le cadre des négociations sur les aides et transferts financiers que les États développés s'engagent à verser aux plus pauvres. Si ces sommes doivent servir à l'adaptation de ces régions exposées dans un climat futur plus chaud, que doit-on faire pour les dommages causés dès à présent ? La négociation crée alors un "mécanisme international" qui doit encadrer les actions de réduction des risques déjà encourus pour ces pays, notamment en améliorant sans tarder les infrastructures mais aussi les systèmes d'alerte propres à réduire le nombre de victimes. L'Accord de Paris reconnaît l'existence de cette problématique sans la résoudre.

    A Katowice, la négociation sur les règles techniques qui vont encadrer l'application de l'accord de Paris inclut la notion de "pertes et dommages", sans pour autant en faire une priorité, les États riches rechignant à indemniser à tout coups les dommages. On saura le 15 décembre, si la réparation des dégâts déjà subis par le réchauffement climatique sera bien incluse dans le code en cours de finalisation.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement - Auteur: Loïc Chauveau


    05/12/18 - Une étude révèle la baisse du volume d'eau des bassins endoréiques dans le monde

    Des chercheurs ont révélé que le volume d'eau stocké dans les bassins endoréiques dans le monde a considérablement diminué depuis le début du 21e siècle.

    En intégrant les observations par satellite et la modélisation hydrologique, des chercheurs des Etats-Unis, de Chine, du Canada, de France, d'Allemagne et d'Autriche ont estimé quantitativement les changements dans le volume total de l'eau stockée dans les bassins endoréiques partout dans le monde. Cela comprend l'eau de surface, l'humidité du sol et l'eau souterraine, indique un rapport publié sur le site Internet de l'Académie chinoise des Sciences.

    Le volume de l'eau stockée dans les bassins endoréiques a diminué d'environ 100 milliards de mètres cubes par an entre 2002 et 2016, souligne le rapport citant l'étude des chercheurs publiées sur Nature Geoscience.

    Les bassins endoréiques coïncident géographiquement avec les climats arides ou semi-arides. Etant donné les précipitations limitées et le fort potentiel d'évaporation, le stockage de l'eau dans les bassins endoréiques est sensible au réchauffement planétaire et aux activités humaines.

    Le déclin semble moins sensible à la variabilité du climat causée par l'oscillation australe-El Nino, ce qui implique une réponse possible aux conditions climatiques à long terme et à la gestion des eaux, selon l'étude.

    Une perte d'eau aussi dramatique dans les bassins endoréiques aggrave non seulement le stress hydrique local, mais impose aussi un excès d'eau dans les bassins exoréiques, ce qui pourrait entraîner une élévation du niveau des mers égale à la contribution de près de la moitié des eaux de la fonte des glaciers terrestres, à l'exclusion du Groenland et de l'Antarctique.

    Des chercheurs ont révélé que le volume d'eau stocké dans les bassins endoréiques dans le monde a considérablement diminué depuis le début du 21e siècle.

    En intégrant les observations par satellite et la modélisation hydrologique, des chercheurs des Etats-Unis, de Chine, du Canada, de France, d'Allemagne et d'Autriche ont estimé quantitativement les changements dans le volume total de l'eau stockée dans les bassins endoréiques partout dans le monde. Cela comprend l'eau de surface, l'humidité du sol et l'eau souterraine, indique un rapport publié sur le site Internet de l'Académie chinoise des Sciences.

    Le volume de l'eau stockée dans les bassins endoréiques a diminué d'environ 100 milliards de mètres cubes par an entre 2002 et 2016, souligne le rapport citant l'étude des chercheurs publiées sur Nature Geoscience.

    Les bassins endoréiques coïncident géographiquement avec les climats arides ou semi-arides. Etant donné les précipitations limitées et le fort potentiel d'évaporation, le stockage de l'eau dans les bassins endoréiques est sensible au réchauffement planétaire et aux activités humaines.

    Le déclin semble moins sensible à la variabilité du climat causée par l'oscillation australe-El Nino, ce qui implique une réponse possible aux conditions climatiques à long terme et à la gestion des eaux, selon l'étude.

    Une perte d'eau aussi dramatique dans les bassins endoréiques aggrave non seulement le stress hydrique local, mais impose aussi un excès d'eau dans les bassins exoréiques, ce qui pourrait entraîner une élévation du niveau des mers égale à la contribution de près de la moitié des eaux de la fonte des glaciers terrestres, à l'exclusion du Groenland et de l'Antarctique.

    Source: Agence de presse Xinhua

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