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INFO CLIMAT
Changement climatique
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Mercredi 26/12/18 - Indonésie: après le tsunami, une catastrophe sanitaire est redoutée

    La crainte d'une catastrophe sanitaire en Indonésie. Les autorités alertent sur le manque d'eau potable et de médicaments plus de trois jours après le passage du Tsunami. Le bilan de la catastrophe est lui revu à la hausse : 429 morts, près de 1 500 blessés, et 154 disparus, un bilan toujours provisoire.

    Dans la zone sinistrée de Java-Ouest que nous avons pu parcourir, de nombreux « poskos », des centres de secours qui distribuent des vivres et peuvent fournir des abris de fortune, ont fleuri depuis dimanche le long de la route côtière. Des gymnases, des écoles ou encore des commissariats accueillent et aident donc temporairement les personnes qui ont été évacuées.

    Mais malgré cela, la diversité des secteurs touchés sur des dizaines et des dizaines de kilomètres de côtes compliquent fortement l’ensemble des opérations de ravitaillement humanitaire qui concernent des milliers de personnes. Et cela favorise en effet à présent le risque de propagation de maladies parmi cette population fragilisée.

    Les secours sont à pied d'œuvre alors que l'Indonésie commémore aujourd'hui le tsunami meurtrier de 2004. Un violent séisme, de magnitude de 9,3 sur l’échelle de Richter, s’était produit au large de la région d’Aceh. Ce séisme avait entraîné un tsunami particulièrement dévastateur qui avait fait 226 000 morts dans tout l’océan Indien, dont 130 000 rien qu’à Aceh. Et à l’époque, Banda Aceh, la capitale provinciale, avait quasiment été rasée. Tout le monde s’en souvient encore ici.

    Politiquement, ce tsunami a aussi été indirectement à l’origine de la fin des violences sécessionnistes dans cette région, des violences qui duraient depuis plusieurs dizaines d’années. Face au chaos, cette guérilla pour l’indépendance s’est achevée et Aceh a obtenu en échange un statut provincial plus autonome. Par exemple, c’est aujourd’hui la seule région d’Indonésie à appliquer la charia.

    Source: www.rfi.fr avec notre envoyé spécial à l'ouest de Java, Joël Bronner


    Mardi 25/12/18 - Les catastrophes naturelles de 2018, l'année la plus chaude jamais enregistrée en France

    2018 a été marqué par de nombreux épisodes climatiques. Au total, ils auraient engendré 155 milliards de dollars de pertes économiques, d'après les premières estimations du cabinet Swiss Re. De janvier à décembre, voici en images les événements qui ont secoué la Terre en 2018, l'année la plus chaude jamais enregistrée en France.

    2018 est l'année la plus chaude jamais connue en France métropolitaine depuis le début des mesures météorologiques en 1900, a annoncé vendredi Météo-France dans un premier bilan de l'année. "La moyenne de la température annuelle, proche de 14°C, devrait se situer 1,4°C au-dessus de la moyenne de référence 1981-2010", a précisé Météo-France dans un communiqué. "Cet écart fait de 2018 l'année la plus chaude en France métropolitaine depuis le début des mesures en 1900, devant 2014 (+1,2°C) et 2011 (+1,1°C)."

    Cette chaleur inédite a été relevée dès janvier, "au 1er rang des mois de janvier les plus doux", avant un mois de février frais et un mois de mars "proche de la normale", détaille Météo-France. Depuis avril, "les températures sont restées en moyenne plus élevées que la normale", avec un été particulièrement chaud, le plus chaud après celui de 2003, marqué par une forte canicule qui avait entraîné 15.000 décès. "D'avril à décembre, la France a ainsi connu neuf mois chauds consécutifs. Une telle séquence est inédite depuis le début du XXe siècle", relève l'institut météorologique.

    Concernant les précipitations, le bilan est plus mitigé, avec un "pourtour méditerranéen et la Corse (...) bien arrosés avec un excédent de 30 à 60%". La région a connu des épisodes de pluies très violentes, comme dans l'Aude où les inondations ont causé la mort de 14 personnes. En revanche, "la pluviométrie a (...) été déficitaire de 10 à 20% le long des frontières du Nord et du Nord-Est, voire localement de près de 30% en Alsace, Lorraine et Franche-Comté qui ont connu une sécheresse record au cours de l'automne". Le deuxième semestre a été particulièrement sec.

    Si le Sud de l'Hexagone a connu un ensoleillement proche de la normale sur l'année écoulée, le Nord a bénéficié d'un excédent de plus de 10% par rapport à la normale, voire 20% près des frontières du Nord-Est.

    Source: www.parismatch.com


    25/12/18 - Le carburant moins cher, les prix à la pompe continuent de baisser

    Le prix des carburants à la pompe continuent de baisser selon les dernières estimations du ministère de la Transition écologique lundi. Le recul du prix du baril permet cette amélioration de la situation pour les consommateurs.

    Bonne nouvelle les automobilistes qui ne doit rien aux gilets jaunes ou au gouvernement: le prix des carburants continue de baisser. D'après les chiffres dévoilés lundi 24 par le ministère de la Transition écologique, l'essence atteignant même son plus bas prix de l'année 2018.

    Dans les faits, les estimations gouvernementales notent une baisse de 0,87 centimes de l'essence par rapport au dernier relevé il y a deux semaines, le litre de SP95 se vendant en moyenne à 1,4232 euros. La baisse est encore plus marquée pour le diesel qui recule de 1,14 centime au litre, à 1,4133 euros. Malgré tout, ce carburant reste encore assez loin de son niveau du début d'année, où il avoisinait les 1,36 euros le litre avant de connaître une montée rapide l'amenant à frôler le prix de l'essence. Ce qu'il fait donc toujours puisque c'est aujourd'hui à peine un centime le litre qui sépare les deux.

    Ce recul du prix des carburants trouve sa principale explication dans la baisse du prix du pétrole. Lundi 24, le baril de Brent s'échangeait à 53 dollars seulement, bien loin du pic de 2018 début octobre à 87 dollars.

    Si la baisse du pétrole est notable, l'impact sur le prix final à la pompe restera modéré, et pour cause: le prix de la matière première ne compte que pour 30% du prix de l'essence vendue aux particuliers, la fiscalité, elle, englobant 60% (les 10% restant étant les marges des distributeurs).

    Pour rappel, les chiffres communiqués par le ministère ne sont qu'une estimation moyenne qui peut donc varier selon les différents points de vente.

    Source: www.francesoir.fr


    Lundi 17/12/18 - Environnement: la Californie veut 100% de bus électriques en 2040

    Deux stratégies bien différentes entre l'État de l'ouest et le reste des États-Unis.

    Cela devient une habitude : la Californie mène le bal en matière de protection de l’environnement. Une fois de plus, c’est l’État américain de l’ouest qui prend les décisions les plus strictes en matière d’écologie. Même si, comme le précise TechCrunch, de plus en plus de villes aux États-Unis et partout dans le monde, s’efforcent de trouver des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre qui menacent la qualité de l’air. Dans la foulée de la parution d’un rapport catastrophique du gouvernement américain sur les changements climatiques et leurs effets dévastateurs, publié en novembre dernier, la Californie exige que la totalité de ses autobus soient électriques d’ici à 2040. La Chine est étonnement précurseur dans ce domaine : toutes les 5 semaines, 9 500 bus à émission zéro s’ajoutent à la flotte existante.

    Cette nouvelle règle va exiger la production et l’achat de plus de 14 000 nouveaux autobus à émissions nulles. Mary Nichols, présidente du California Air and Resource Board (CARB), a voté pour faire de la Californie le premier État à s’engager dans ce sens et à prendre des mesures fortes. Elle a d’ailleurs déclaré que : « la Californie doit mettre en œuvre des normes plus progressistes que ce que préconise le gouvernement. La pollution atmosphérique chronique de l’État, entraîne de plus en plus de catastrophes naturelles et humanitaires, entre autre un fort accroissement de personnes touchées par l’asthme et par des maladies du cœur« .

    Cette nouvelle mesure n’est, évidement, pas la seule ligne d’attaque adoptée par la Californie. Plus tôt cette année, la Californie avait déjà voté pour devenir le premier État à rendre obligatoire l’installation de panneaux solaires dans les nouvelles maisons. À partir du 1er janvier 2020, les nouvelles maisons et les petits immeubles auront systématiquement la capacité de produire de l’électricité de manière écologique grâce à la présence de panneaux photovoltaïques. De son côté, Trump était interrogé le mois dernier sur les conclusions du gouvernement selon lesquelles, si rien n’est fait, le réchauffement de la planète aura des conséquences catastrophiques et irréversibles pour l’économie américaine, il a répondu cela : « je n’y crois pas, les gens comme moi, nous avons des niveaux d’intelligence très élevés, mais nous ne sommes pas pour autant crédules« . La Californie n’attend plus et prend les mesures nécessaires de son côté.

    Source: siecledigital.fr - Rédaction: Valentin Cimino


    10/12/18 - La Californie s'engage à 100% d'électricité propre d'ici 2045

    La Californie s'engage à avoir une électricité "propre" à 100% d'ici 2045, sans aucune émission de gaz à effet de serre.

    Si les Etats-Unis sont sortis de l'accord de Paris, son plus grand Etat, la Californie, n'est pas du tout sur la même ligne que l'administration fédérale. Considérée comme la cinquième économie mondiale, la Californie s'engage elle à avoir une électricité 100% "propre" d'ici 2045.

    "Avec cette loi, la Californie est sur les rails pour remplir les objectifs des accords de Paris et même aller au-delà. Ce ne sera pas facile, ce ne sera pas immédiat, mais ça doit être fait", a lancé le gouverneur Jerry Brown avant de signer le texte.

    Jusqu'alors aux Etats-Unis, seul l'archipel de Hawaï, directement menacé par la montée des eaux du Pacifique induite par le changement climatique, s'était doté d'une politique aussi volontariste.

    Au niveau fédéral, l'administration républicaine du président Donald Trump s'est officiellement retirée l'an dernier de l'accord de Paris signé en 2016 par son prédécesseur Barack Obama.

    50% d'énergies renouvelables

    Sous l'influence du démocrate Jerry Brown, fer de lance des énergies renouvelables depuis son premier mandat de gouverneur dans les années 1970, la Californie -épaulée par 16 autres Etats et des collectivités américaines dont Washington et New York- a repris le flambeau de la lutte contre le changement climatique. Et a décidé de réduire coûte que coûte les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis, quitte à poursuivre en justice l'administration fédérale.

    Dans le détail, la loi adoptée par les élus californiens prévoit que toute l'électricité passant par le réseau de l'Etat ait un "bilan carbone neutre" d'ici 2045. En outre, 50% de la production électrique de l'Etat devra venir de sources d'énergie renouvelables (solaire, éolien, géothermie, etc) d'ici 2025, et 60% d'ici 2030.

    Le reste de la production d'énergie pourrait aussi être fourni par d'autres sources, à condition qu'elles ne rejettent pas de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (nucléaire, centrales au gaz dotées de systèmes de récupération du CO2 émis, etc.)

    Déjà 20% d'électricité solaire

    Selon les experts, l'énergie solaire et éolienne représente 8% de la production d'électricité aux Etats-Unis, et près de 20% pour la seule Californie.

    "La Californie sera toujours à la pointe de la lutte contre le changement climatique, quelle que soit la personne qui occupe la Maison blanche", a affirmé le sénateur Kevin de Leon, qui a porté cette loi novatrice.

    Outre la protection de l'environnement, cette loi va aussi "doper l'économie" de la Californie et "créer des dizaines de milliers d'emplois". "Il y a déjà dix fois plus d'emplois dans ce secteur pour la seule Californie que dans l'exploitation des mines de charbon pour l'ensemble des Etats-Unis", a ajouté M. de Leon.

    La production d'électricité représente à l'heure actuelle 16% des émissions de gaz à effet de serre de la Californie.

    Source: www.bfmtv.com (F.B. avec l'AFP)


    07/12/18 - COP24: la France fera partie des 20 pays les plus touchés par le changement climatique

    L’ONG Germanwatch révèle le classement des pays les plus touchés par les évènements extrêmes. Ce sont tous des pays du sud et si la France est 18e, c’est en partie du fait de son outremer.

    VIOLENCE CLIMATIQUE. Tous les ans, l'ONG Germanwatch demande au réassureur mondial Munich RE, les chiffres des dommages et décès causés par les catastrophes naturelles. Ces données sont confrontées aux statistiques socio-économiques du Fonds monétaire international (FMI) puis affinées pour ne s'intéresser qu'aux évènements météorologiques les plus extrêmes. La méthode a un biais : elle ne prend pas en compte les sécheresses, submersions marines ou réchauffement des eaux. Les cyclones y sont donc surreprésentés. Les impacts directement liés au réchauffement climatique ne sont pas inclus et le rapport souligne bien que le lien entre la violence des évènements et le réchauffement climatique n'est pas encore totalement prouvé et est même devenu un domaine en soi des sciences du climat.

    En 20 ans, 525 000 personnes ont perdu la vie lors de 11500 évènements plus violents que la moyenne. Que ce soit dans les statistiques annuelles ou sur un pas de temps de 20 ans, ce sinistre classement confirme une chose : ce sont bien les pays du sud qui souffrent déjà des météos les plus violentes. Les dix premiers pays du classement sont tous situés dans la ceinture intertropicale. Les dommages peuvent être différents. Porto Rico et le Honduras sont régulièrement touchés par des tempêtes tropicales tandis que le Myanmar doit son classement élevé principalement à un évènement majeur, le cyclone Nargis qui a fait plus de 138 000 morts en mai 2008, une situation aussi éprouvée par les Philippines avec les 6500 morts de Haiyan en novembre 2013. Le Pakistan est lui, touché à la fois par des inondations récurrentes et des vagues de chaleur extrême.

    Tempêtes tropicales hors normes et vagues de chaleur intense sont meurtrières

    CANICULE. La France est le seul pays de l'hémisphère nord à se retrouver aussi haut dans le classement avec les États-Unis régulièrement affectés par les ouragans. L'Hexagone doit déplorer 1121 décès par an et 2,2 milliards de dollars de pertes annuelles principalement du fait des départements d'outre-mer. En 2018, l'ouragan Maria sur l'île Saint Martin et Saint Barthélémy a apporté sa part à ce bilan. Mais les évènements cévenols les plus puissants affectant le sud de la France sont aussi comptabilisés. La canicule de 2003 y figure également. Le Portugal suit à la 22e place (pour les incendies principalement), l'Allemagne est 25e (inondations), l'Italie à la 28e, l'Espagne à la 34e (inondations catastrophiques et incendies).

    Comment indemniser les dommages actuels du changement climatique?

    Germanwatch a publié son bilan lors de la COP24 et ce n'est pas pour rien. Le sujet des évènements extrêmes est classé dans la rubrique "pertes et dommages" depuis la COP19 qui se déroulait déjà en Pologne, à Varsovie. Ce sujet des dégâts croissants supportés en grande partie par les pays en voie de développement et les États îliens y émerge dans le cadre des négociations sur les aides et transferts financiers que les États développés s'engagent à verser aux plus pauvres. Si ces sommes doivent servir à l'adaptation de ces régions exposées dans un climat futur plus chaud, que doit-on faire pour les dommages causés dès à présent ? La négociation crée alors un "mécanisme international" qui doit encadrer les actions de réduction des risques déjà encourus pour ces pays, notamment en améliorant sans tarder les infrastructures mais aussi les systèmes d'alerte propres à réduire le nombre de victimes. L'Accord de Paris reconnaît l'existence de cette problématique sans la résoudre.

    A Katowice, la négociation sur les règles techniques qui vont encadrer l'application de l'accord de Paris inclut la notion de "pertes et dommages", sans pour autant en faire une priorité, les États riches rechignant à indemniser à tout coups les dommages. On saura le 15 décembre, si la réparation des dégâts déjà subis par le réchauffement climatique sera bien incluse dans le code en cours de finalisation.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement - Auteur: Loïc Chauveau


    05/12/18 - Une étude révèle la baisse du volume d'eau des bassins endoréiques dans le monde

    Des chercheurs ont révélé que le volume d'eau stocké dans les bassins endoréiques dans le monde a considérablement diminué depuis le début du 21e siècle.

    En intégrant les observations par satellite et la modélisation hydrologique, des chercheurs des Etats-Unis, de Chine, du Canada, de France, d'Allemagne et d'Autriche ont estimé quantitativement les changements dans le volume total de l'eau stockée dans les bassins endoréiques partout dans le monde. Cela comprend l'eau de surface, l'humidité du sol et l'eau souterraine, indique un rapport publié sur le site Internet de l'Académie chinoise des Sciences.

    Le volume de l'eau stockée dans les bassins endoréiques a diminué d'environ 100 milliards de mètres cubes par an entre 2002 et 2016, souligne le rapport citant l'étude des chercheurs publiées sur Nature Geoscience.

    Les bassins endoréiques coïncident géographiquement avec les climats arides ou semi-arides. Etant donné les précipitations limitées et le fort potentiel d'évaporation, le stockage de l'eau dans les bassins endoréiques est sensible au réchauffement planétaire et aux activités humaines.

    Le déclin semble moins sensible à la variabilité du climat causée par l'oscillation australe-El Nino, ce qui implique une réponse possible aux conditions climatiques à long terme et à la gestion des eaux, selon l'étude.

    Une perte d'eau aussi dramatique dans les bassins endoréiques aggrave non seulement le stress hydrique local, mais impose aussi un excès d'eau dans les bassins exoréiques, ce qui pourrait entraîner une élévation du niveau des mers égale à la contribution de près de la moitié des eaux de la fonte des glaciers terrestres, à l'exclusion du Groenland et de l'Antarctique.

    Des chercheurs ont révélé que le volume d'eau stocké dans les bassins endoréiques dans le monde a considérablement diminué depuis le début du 21e siècle.

    En intégrant les observations par satellite et la modélisation hydrologique, des chercheurs des Etats-Unis, de Chine, du Canada, de France, d'Allemagne et d'Autriche ont estimé quantitativement les changements dans le volume total de l'eau stockée dans les bassins endoréiques partout dans le monde. Cela comprend l'eau de surface, l'humidité du sol et l'eau souterraine, indique un rapport publié sur le site Internet de l'Académie chinoise des Sciences.

    Le volume de l'eau stockée dans les bassins endoréiques a diminué d'environ 100 milliards de mètres cubes par an entre 2002 et 2016, souligne le rapport citant l'étude des chercheurs publiées sur Nature Geoscience.

    Les bassins endoréiques coïncident géographiquement avec les climats arides ou semi-arides. Etant donné les précipitations limitées et le fort potentiel d'évaporation, le stockage de l'eau dans les bassins endoréiques est sensible au réchauffement planétaire et aux activités humaines.

    Le déclin semble moins sensible à la variabilité du climat causée par l'oscillation australe-El Nino, ce qui implique une réponse possible aux conditions climatiques à long terme et à la gestion des eaux, selon l'étude.

    Une perte d'eau aussi dramatique dans les bassins endoréiques aggrave non seulement le stress hydrique local, mais impose aussi un excès d'eau dans les bassins exoréiques, ce qui pourrait entraîner une élévation du niveau des mers égale à la contribution de près de la moitié des eaux de la fonte des glaciers terrestres, à l'exclusion du Groenland et de l'Antarctique.

    Source: Agence de presse Xinhua


    02/12/18 - En Silésie, le charbon est toujours un mode de vie

    Frôlant la mort au quotidien, les mineurs de fond polonais continuent de perpétuer de père en fils un métier en voie de disparition en Europe de l’Ouest, attirés par des salaires confortables et soutenus par un gouvernement qui refuse de «décarboniser» l’économie.

    À Bruxelles, à Berlin, à Paris, le charbon est vu comme un ennemi, source d’un CO2 accusé de chauffer la planète. Mais en Silésie, c’est un mode de vie auquel il n’est pas question de renoncer.

    «Dans ma famille, on a tous travaillé dans les mines, mon père, mon grand-père... alors moi aussi je suis mineur», confie Arkadiusz Wojcik, 36 ans, qui travaille dans la mine de charbon de Knurow, dans le sud de la Pologne. «Ici, en Silésie, c’est une tradition.»

    Après une nuit de travail passée à 650 mètres de profondeur, son visage est tout noir. À Knurow, on travaille nuit et jour: les équipes sont réparties en quatre permanences.

    Les employés de la mine font fi du danger. «Bien sûr qu’on a peur, il y a des accidents, ça fait partie du métier. Mais on n’y pense pas au quotidien quand on descend sous terre», assure Radoslaw Ruminski, 37 ans, à la sortie d’un ascenseur de la mine.

    Sur les onze derniers mois, 21 mineurs ont trouvé la mort, contre 15 l’année dernière, un «score plutôt bon» par rapport à l’année noire de 2014, où 30 mineurs avaient péri.

    La rémunération est un argument pour continuer: elle peut grimper jusqu’à 1.600 euros, contre un salaire moyen polonais de 813 euros net.

    «Les salaires ici (des mineurs ) sont bien plus élevés que dans d’autres secteurs», reconnaît Kamil Ganko, 33 ans, un conducteur de machine d’extraction, sans dévoiler le sien.

    Les mineurs ont aussi droit à de nombreux avantages hérités de l’époque communiste, comme un 13e salaire à l’occasion de la Sainte-Barbe, la protectrice des mineurs, et un 14e versé en février. S’y ajoutent huit tonnes de combustible par an fournies par la mine, un avantage en nature non négligeable en Silésie, où de nombreuses maisons sont chauffées au charbon.

    Et surtout, les mineurs ont droit à la retraite au bout de 25 ans de travail sous terre.

    «Pas d’autres métiers»

    Certains n’ont parfois pas le temps d’en profiter. «Mon mari est mort tout juste à huit mois de sa retraite», raconte Agata Kowalczyk. «Un jour, le directeur de la mine, accompagné d’un psychologue sont venus m’annoncer la mauvaise nouvelle», se souvient cette femme qui dirige aujourd’hui une association de veuves.

    Cette mort prématurée n’a pas découragé ses fils. «Deux de mes quatre garçons travaillent toujours à la mine. «L’aîné, en bas, il est chef d’équipe et aime travailler la nuit», dit cette femme. La nuit, on gagne plus.

    De toute façon, «il n’y a pas d’autres métiers ici, pas d’autres grands employeurs, que feraient les milliers de mineurs? Pour l’instant il n’y a pas d’alternative en Silésie», lance Agata Kowalczyk.

    Knurow est l’une des quatre mines du groupe JSW, le principal producteur de charbon à coke au sein de l’UE, destiné à la sidérurgie. Avec quelque 27.000 salariés, c’est un des plus gros employeurs polonais. Cette société cotée en Bourse, et appartenant majoritairement à l’État, convoite deux nouveaux gisements pour augmenter sa production, dont l’essentiel est exporté vers des marchés européens. Elle est aussi l’un des grands sponsors de la COP-24 qui s’ouvrait dimanche à Katowice.

    Bien qu’on ait fermé des mines au fil des ans et qu’on en ferme encore, «le secteur manque d’au moins 15.000 salariés. Il vit un nouveau souffle», souligne avec satisfaction Kazimierz Grajcarek, ancien chef de la section des mineurs au syndicat Solidarnosc.

    Fête de la Sainte-Barbe

    Des Ukrainiens, des Slovaques, des Hongrois et même des mineurs espagnols viennent travailler ici, dit-il.

    «L’UE veut que la Pologne ferme ses mines. Mais après? En Pologne, on n’a ni vent, ni soleil», lance l’ancien responsable de Solidarnosc, réfutant les progrès, certes timides mais réels, de l’éolien et du solaire.

    «Que feront tous ces gens? Où vont-ils aller travailler? Chaque mineur génère quatre emplois dans les services», affirme-t-il.

    La Pologne construit une nouvelle très grosse centrale à charbon et consomme plus qu’elle n’extrait. Le déficit est comblé par des importations, notamment du charbon russe (9 millions de tonnes en 2017), une situation politiquement délicate pour un gouvernement qui veut se défaire de sa dépendance au gaz russe.

    À l’approche du 4 décembre, les mines fêtent en grande pompe la Fête de la Sainte-Barbe. C’est l’occasion de sortir costumes d’apparat noirs, képi à plumes et médailles. Fin novembre, le vice-ministre de l’Energie Grzegorz Tobiszowski en a déjà revêtu un.

    Car aucun parti, ni gouvernement ne peut négliger ce groupe social fort et solidaire, disposant d’un poids politique important.

    «Mineur, c’est plus qu’un métier. Déjà les habitants de Silésie sont très unis, les mineurs sont soudés au point d’être prêts à donner leur vie l’un pour l’autre», dit Dariusz Radon, 48 ans, mineur et sauveteur.

    Source: www.liberation.fr/planete avec l'AFP

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