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INFO ENVIRONNEMENT
Développement durable
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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  •  Novembre 2018
    Mardi 13/11/18 - Des scientifiques réclament un contrôle des naissances pour sauver la planète

    Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de scientifiques tire la sonnette d'alarme sur les conséquences d'une croissance démographique trop rapide. Selon les prévisions, près de 10 milliards d'habitants peupleront la Terre en 2050.

    Demain, il sera trop tard. En ce mardi 13 novembre 2018, 7,66 milliards d'habitants sont recensés aux quatre coins de la Terre. Et si l'on en croit les estimations de l'ONU, ce chiffre devrait s'élever à 9,8 milliards en 2050, puis 11,2 en 2100. Une évolution impressionnante qui aurait des conséquences sans précédent sur la planète, et qui inquiète les scientifiques.

    Une vingtaine d'entre eux s'est réunie pour rédiger une tribune, publiée dans Le Monde au mois d'octobre, afin d'alerter sur les menaces liées à une telle croissance démographique. Ils regrettent que les pouvoirs publics ne prennent pas en considération cette variable dans leur lutte pour la protection de l'environnement. "On fait comme si démographie et environnement étaient deux sujets séparés, alors qu’ils sont indissociablement liés", s'agacent-ils.

    Epuisement des ressources disponibles

    Comme ils l'expliquent, cette croissance non maîtrisée entraînera inéluctablement "à moyen et à long terme" un problème d'épuisement des ressources disponibles, notamment alimentaires. Parmi les conséquences, ils citent: "destruction de la biodiversité, ressources en eau menacées, montée des eaux par fonte des glaciers, raréfaction des ressources halieutiques, épuisement et salinisation des terres cultivées, réchauffement de plus de 5 °C en 2100 en France avec des pointes à plus de 50 °C, déplacements massifs de populations".

    Alors pour éviter d'en arriver là, le groupe de scientifiques préconise une régulation des naissances au niveau mondial, notamment dans les pays à fort taux de natalité, comme ceux d'Afrique. "Tous les continents sont concernés, mais l’Afrique concentrera un peu plus de 50 % de cette croissance d’ici à 2050 et plus de 85 % d’ici à 2100", estiment-ils.

    Financement des programmes de contraception

    Pour aider les pays africains à réduire drastiquement leur taux de natalité, les scientifiques appellent la France et l'Europe à financer des programmes de "santé reproductive" dans ce continent. A savoir, les aider à mettre en place des programmes de contraception et de planning familial, ce qui "offrirait aussi la possibilité d’améliorer le bien-être et la qualité de vie des femmes" selon eux.

    "Freiner la croissance de la population est une nécessité absolue pour sauver l’habitabilité de notre planète d’un désastre annoncé", jugent-ils. L'an passé, plus de 15.000 scientifiques de 184 pays avaient déjà mis le doigt sur l'obligation de réduire le taux de natalité, notamment dans les pays en développement, pour préserver l'environnement. D'après leurs calculs, la biosphère aurait déjà atteint sa capacité maximale d'accueil.

    Source: www.bfmtv.com/planeteg- - Rédaction: Céline Penicaud


    Vendredi 09/11/18 - Déforestation: les produits responsables ne sont pas toujours ceux qu'on croit

    Selon une surprenante étude publiée le 8 novembre, le mobilier en bois et le papier ne sont pas les produits qui nuisent le plus aux forêts d'Amérique du Sud.

    Papier journal, mobilier en bois... Et si les produits qui font le plus de mal aux forêts n'étaient en fait pas ceux qu'on croit ? Une étude publiée par WWF et l'ONG Envol Vert le 8 novembre se penche sur ce qui contribue le plus dans nos achats de tous les jours à la déforestation en Amérique du Sud.

    Et ses conclusions sont surprenantes : finalement, le papier ou les meubles que nous achetons sont plutôt faits avec du bois qui pousse en Europe. En réalité, ce qui contribue le plus à détruire l'Amazonie, c'est quand nous achetons... des œufs et du poulet.

    La plupart des poules françaises sont en effet nourries au soja brésilien. Or pour le cultiver, on coupe des arbres. "C'est un soja produit en Amérique du Sud, donc on coupe des forêts, des savanes arborées. Ensuite ce soja est exporté en France, il est transformé en tourteaux, qui rentrent dans la composition de l'alimentation animale de nos élevages", explique Boris Patentreger, de l'ONG Envol Vert.

    Deux fois la taille de la Bretagne

    On coupe aussi des forêts pour élever des vaches qui donnent le cuir de nos chaussures, pour produire le cacao de nos chocolats, ou encore l'huile de palme qui fait rouler nos voitures. "C'est un peu comme si, sur ces cinq dernières années, la France avait déforesté l'équivalent de deux fois la Bretagne, soit 5 millions d'hectares à travers le monde", rapporte Arnaud Gauffier, porte-parole du WWF.

    Pour lutter contre la déforestation importée et inciter les industriels à s'approvisionner de façon plus responsable, le gouvernement va annoncer un plan dans les jours à venir.

    Source: www.rtl.fr - Rédaction: Virginie Garin et Camille Kaelblen


    Jeudi 08/11/18 - Déforestation: un Français «consomme» chaque année 352 mètres carrés de forêt

    Selon les calculs de l'ONG Envol Vert, les habitudes de consommation des Français (viande, œufs, agrocarburants, cuir, café, hévéa) entraînent chaque année une déforestation massive, équivalente à un territoire grand comme la Bretagne.

    Avaler une omelette ou un steak, enfiler des bottes en cuir, faire le plein puis user ses pneus sur le bitume… Quoi de plus banal ? Pourtant, nos habitudes de consommation, et en particulier celles-ci, ont un impact direct sur la déforestation dans le monde. Chaque année, pour couvrir ses besoins en volailles, œufs, produits laitiers, agrocarburants, cuir, café ou chocolat, chaque Français «consomme» en moyenne 352 mètres carrés de forêt, soit une surface équivalente à quatre logements moyens, selon les calculs de l’ONG Envol vert, qui publie ce jeudi un rapport sur l’Empreinte forêt des Français, soit la surface de forêt nécessaire pour subvenir à nos modes de vie et nos consommations.

    «A l’échelle de la population française, cela revient à 2,4 millions d’hectares de forêts détruits par an pour satisfaire notre consommation actuelle, soit un territoire grand comme la Bretagne», s’alarme l’ONG. Celle-ci rappelle que les forêts mondiales – en particulier tropicales – disparaissent à un rythme alarmant : chaque année, depuis 1990, c’est l’équivalent de la superficie de la Grèce qui disparaît. La déforestation est une cause majeure de perte de la biodiversité, en plus d’être responsable de 11% à 17% des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines.

    Huile de palme dans les carburants

    Contrairement à certaines idées reçues, l’usage de papier, de bois ou encore d’huile de palme dans l’alimentation (pâte à tartiner, biscuits, etc.) ne représente en tout que 11% de l’«empreinte forêt» totale des Français. Ce qui fait le plus de ravages, c’est l’alimentation de nos animaux d’élevage (volaille, vaches laitières, porcs) en soja, dont la production mondiale est à 70% OGM et dont les principaux producteurs sont les Etats-Unis, le Brésil et l’Argentine. Le WWF estime qu’un Européen consomme en moyenne 61 kilos de soja par an, dont 57 kilos de manière indirecte à travers la consommation de produits dérivés d’animaux nourris au soja (viande, œufs, poisson d’élevage, produits laitiers…). Entre 2000 et 2015, une surface de forêt de la taille du Portugal a été perdue à cause de la consommation de soja de l’Union européenne. Et selon Forest Trend, 20% de la production de soja provenait en 2014 de terres illégalement déboisées.

    Autre source majeure de déforestation : l’huile de palme… dans nos carburants. Tous en contiennent, même l’essence, à hauteur de 1,2% en 2017. Aujourd’hui, plus des deux tiers de la consommation des Français en huile de palme l’est sous forme d’agrocarburants, soit en moyenne plus de 10 kilos par habitant et par an. Là encore, la déforestation illégale est massive : 40 % de la production d’huile de palme provenait en 2014 de terres illégalement déboisées. L’élevage bovin, lui, destiné à notre consommation de viande et de cuir, est responsable de 70% de la déforestation en Amérique latine.

    La culture de l’hévéa, ou caoutchouc naturel, en forte croissance, «menace très directement les forêts tropicales, en particulier en Afrique, dans le bassin du Congo, et en Asie du Sud-Est», remarque Envol Vert. Il est utilisé à 75% dans les pneus automobiles, mais l’est aussi dans le domaine médical (gants en latex) et l’industrie.

    Végétarisme

    Que faire, face à cela ? Pour «réduire au maximum notre empreinte forêt», Envol vert suggère trois niveaux d’action : la sobriété (réduire la consommation excessive de certains produits), l’efficience (acheter d’occasion, réparer…) et la qualité (produits locaux et/ou certifiés bio). L’ONG a calculé qu’«en devenant végétarien, en divisant par deux sa consommation d’œufs et de produits laitiers, en étant sobre acheter peu de chaussures en cuir – et en préférant des produits responsables ou locaux, usage du papier recyclé, ou lait issu d’élevages bovins nourris à l’herbe –, on peut réduire jusqu’à 88% son empreinte forêt».

    Mais pour l’ONG, «seul, le consommateur ne peut pas arriver à zéro empreinte forêt». D’autant que «pour certaines matières premières, le consommateur n’a pas d’autres alternatives que celles qu’imposent les politiques publiques (agrocarburants via la directive Renewable Energy, accords du GATT qui bloquent l’augmentation des surfaces de cultures de soja en Europe, absence de réglementation sur l’affichage de l’alimentation animale, etc.)».

    Envol vert lance donc une pétition demandant aux décideurs d’agir, notamment via des engagements forts dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). Celle-ci, promise en juillet 2017 par l’ex-ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, se fait toujours attendre. Et l’exécutif a demandé en octobre aux députés de maintenir l’exonération fiscale dont bénéficie l’huile de palme dans les carburants… au profit de Total. Après avoir accordé en mai un feu vert à la «bioraffinerie» du groupe pétrolier, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carbure désormais à l’huile de palme pour produire 500 000 tonnes par an de biodiesel.

    Source: www.liberation.fr - Rédaction: Coralie Schaub


    07/11/18 - Un robot va pondre des bébés coraux pour régénérer la Grande Barrière de corail

    Après avoir récolté des centaines de milliards d’œufs de coraux, le robot les élèvera dans ses filets jusqu'au stade de larve, puis les disséminera dans les zones les plus dépeuplées de la grande barrière de corail.

    Il s'appelle LarvalBot. Ce robot sous-marin, conçu par deux chercheurs australiens du Queensland University Technology (QUT) et la Southern Cross University (SCU), permet de réparer les barrières de corail abîmées, malades ou en phase de disparition, en semant des centaines de milliards de larves de coraux.

    En Australie, la Grande Barrière de corail constitue le plus long récif corallien du monde. Elle s'étend sur 2.300 km et entoure la côte Est, de Cap York (à l'extrême nord du pays) à Bundaberg (à la pointe sud). À cause des fortes températures de l'eau, la moitié du récif a été décimé. Les algues symbiotiques, qui vivaient sur ces coraux et constituaient leur principale source de nourriture, ont disparu à cause des pics de chaleur de 2016 et 2017, ce qui a provoqué la mort du récif corallien.

    "Restauration larvaire"

    Le LarvalBot devrait commencer sa mission au mois de novembre, au moment où les coraux se reproduisent. Les millions d’œufs qui seront produits par les coraux à ce moment-là seront récupérés par le robot et élevés dans ses filets jusqu'au stade de larve. Il disséminera ensuite les quelque 200.000 à 1,2 million de "bébés coraux" dans l'océan, notamment dans les endroits prioritaires à repeupler. Cette technique s'appelle la "restauration larvaire".

    Une fois largués, les bébés coraux ensemenceront progressivement les fonds marins, et répareront ainsi les dégâts causés sur les récifs, tels que le blanchissement des coraux. Il leur faudra environ 3 ans pour être capables, à leur tour, de se reproduire et générer des œufs. L'aide du LarvalBot devrait multiplier par 100 la propagation des larves de corail.

    Cette mission a été financée grâce à un prix de 190.000 euros attribué par la Great Barrier reef Foundation. L'ancienne version du LarvalBot, le RangerBot, avait été développé pour traquer et tuer une étoile de mer dévoreuse de coraux. En avril dernier, l'Australie avait déjà fait part de sa volonté de trouver des solutions au déclin de sa Grande Barrière en débloquant un demi milliard de dollars.

    Source: www.rtl.fr - Rédaction: Leia Hoarau


    Vendredi 02/11/18 - L’année 2018 sera l’une des plus chaudes depuis 1900

    L’année 2018 devrait figurer parmi les plus chaudes depuis le début du XXe siècle en France métropolitaine. La période janvier-octobre est d’ores et déjà la plus chaude jamais mesurée par Météo France.

    « 2018 en bonne place pour figurer parmi les années les plus chaudes depuis 1900 en France », s’interroge Météo France ce vendredi. Et pour cause, « la période janvier-octobre 2018 est la plus chaude jamais mesurée et le temps devrait rester en moyenne doux pour les dix jours à venir ».

    Après un mois de janvier exceptionnellement doux, suivi d’un mois de février frais et d’un mois de mars proche de la normale, les températures sont restées « durablement élevées en France métropolitaine au cours des sept derniers mois », souligne Météo France. Rappelons que l’été, particulièrement chaud et sec, a pesé lourd dans la balance.

    Un été particulièrement chaud

    Le mois de juillet se place au 3e rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900, en France, derrière 2006 et 1983. Les températures ont été en moyenne plus élevées de 2,5 degrés que les normales de saison. « Depuis fin juin, les températures sont restées chaudes sur l’ensemble du pays, notamment sur la moitié nord de l’Hexagone où elles ont été en moyenne 2 à 4 °C au-dessus des valeurs de saison », relevait l’institut cet été.

    Même schéma pour août qui s’est hissé au 4e rang des mois d’août les plus chauds avec un excédent de 1,7 °C. La chaleur a continué en septembre avec un nouvel excédent de 1,7 °C, précise la chaîne météo.

    Janvier-octobre, « la période la plus chaude depuis le début des relevés »

    Résultat, la température moyennée sur les dix premiers mois de l’année devrait se situer 1,1 °C au-dessus de la moyenne de référence 1981-2010 calculée sur cette même période. « On vient de vivre la période janvier-octobre la plus chaude depuis le début des relevés avec une anomalie de température de +1,3 °C devançant les +1,1 °C de janvier-octobre 2014 », a tweeté Étienne Kapikian, prévisionniste Météo France.

    L’année 2018 devrait figurer parmi les plus chaudes depuis le début du XXe siècle en France métropolitaine. La période janvier-octobre est d’ores et déjà la plus chaude jamais mesurée par Météo France.

    « 2018 en bonne place pour figurer parmi les années les plus chaudes depuis 1900 en France », s’interroge Météo France ce vendredi. Et pour cause, « la période janvier-octobre 2018 est la plus chaude jamais mesurée et le temps devrait rester en moyenne doux pour les dix jours à venir ».

    Après un mois de janvier exceptionnellement doux, suivi d’un mois de février frais et d’un mois de mars proche de la normale, les températures sont restées « durablement élevées en France métropolitaine au cours des sept derniers mois », souligne Météo France. Rappelons que l’été, particulièrement chaud et sec, a pesé lourd dans la balance.

    Un été particulièrement chaud

    Le mois de juillet se place au 3e rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900, en France, derrière 2006 et 1983. Les températures ont été en moyenne plus élevées de 2,5 degrés que les normales de saison. « Depuis fin juin, les températures sont restées chaudes sur l’ensemble du pays, notamment sur la moitié nord de l’Hexagone où elles ont été en moyenne 2 à 4 °C au-dessus des valeurs de saison », relevait l’institut cet été.

    Même schéma pour août qui s’est hissé au 4e rang des mois d’août les plus chauds avec un excédent de 1,7 °C. La chaleur a continué en septembre avec un nouvel excédent de 1,7 °C, précise la chaîne météo.

    Janvier-octobre, « la période la plus chaude depuis le début des relevés »

    Résultat, la température moyennée sur les dix premiers mois de l’année devrait se situer 1,1 °C au-dessus de la moyenne de référence 1981-2010 calculée sur cette même période. « On vient de vivre la période janvier-octobre la plus chaude depuis le début des relevés avec une anomalie de température de +1,3 °C devançant les +1,1 °C de janvier-octobre 2014 », a tweeté Étienne Kapikian, prévisionniste Météo France.

    Un tel écart positionne 2018 au premier rang des années qui ont connu les dix premiers mois les plus chauds depuis le début du XXe siècle, ex aequo avec 2014, devant 2007 et 2013. Si la température des deux prochains mois, novembre et décembre, est plus élevée que la normale, l’année 2018 figurera parmi les trois années les plus chaudes depuis 1900 en France métropolitaine.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/meteo


    02/11/18 - Pollution aux hydrocarbures : le nettoyage des calanques a commencé

    Après le Var, cette pollution probablement issue de la collision entre deux navires au large de la Corse le 7 octobre dernier, a commencé jeudi à toucher le rivage en plein Parc National.

    Du mazout au cœur des paysages de carte postale des calanques ! Après le Var, des galettes et des boulettes de combustible gluant et collant, probablement issues de la collision entre deux navires au large de la Corse le 7 octobre dernier, ont commencé à s’échouer sur le rivage en plein parc national des calanques de Marseille (Bouches-du-Rhône).

    Même si le plan Polmar n’a pas été déclenché, une cinquantaine d’agents de la métropole, de marins-pompiers et de membres de la Sécurité Civile ont enfilé dès vendredi matin gants et blouses de protection pour aller nettoyer les plages souillées de Sormiou et de Morgiou. En mer, des navires surveillent, dans un vent extrêmement changeant, l’arrivée des plaques de mazout qui progressent de manière diffuse entre deux eaux et des plongeurs inspectent l’état des fonds.

    «Nettoyer cette bouillie est un vrai travail de fourmi»

    « C’est une catastrophe, quand on voit à quel point ce mazout est visqueux, on n’ose même pas imaginer ce que ça donne au large », se désole Alexandre Aubert, agent de nettoiement, en ramassant des galets et des bouts de bois noircis. « Je suis pêcheur amateur et j’ai vraiment peur de l’impact que cette pollution va avoir sur les poissons et les coquillages ».

    « Ça colle partout, nettoyer cette bouillie est un vrai travail de fourmi, déplore son collègue Jean-François Murtas, lui aussi envoyé sur place dès 5h30 par la métropole marseillaise. On va tout ratisser, mais c’est vraiment révoltant de voir une marée noire sur nos côtes. »

    Pas de produits chimiques pour dissoudre le mazout

    La direction du Parc national des calanques, qui sera partie civile dans le procès intenté aux armateurs des deux bateaux qui se sont percutés, a annoncé qu’elle n’utiliserait pas de produits chimiques pour dissoudre le mazout.

    « Il est préférable de laisser la mer s’en débarrasser naturellement, le remède serait pire que le mal. On réfléchit aussi à l’utilité de l’installation d’un barrage flottant », explique Didier Réault, le président du Parc national qui avait demandé cette semaine le déclenchement du plan Polmar terre.

    « La pollution risque d’avoir un impact fort en pied de falaise, là où il y a des algues qui abritent l’habitat et le garde-manger des poissons. Le préjudice écologique sera évalué dans les jours qui viennent, il est encore trop tôt pour en avoir une idée exacte ».

    Des procédures avec les bateaux responsables

    Des analyses du mazout ramassé sur le littoral et stocké dans des bennes devraient permettre d’en déterminer l’origine, même si l’hypothèse d’un dégazage sauvage est peu probable. « L’Etat a déjà engagé des procédures avec les assureurs des bateaux responsables de cette pollution qui prendront à leur charge les frais de nettoyage », a annoncé sur place Pierre Dartout, le préfet des Bouches-du-Rhône. « Les moyens en hommes et en matériel seront mobilisés le temps nécessaire à la dépollution. »

    Source: www.leparisien.fr - Auteur: Marc Leras


    Jeudi 01/11/18 - Comment lutter contre le réchauffement climatique

    La défense de l'environnement ne saurait justifier une quelconque dictature, comme le prétendent certains.
    Si l'on veut lutter efficacement contre le réchauffement climatique, il convient d'écouter sa tête plus que son coeur. Aujourd'hui, les Français sont perdus. Perdus car ils ont du mal à percevoir une logique d'ensemble dans la politique de la majorité, le statut du président étant même passé aux yeux de l'opinion de "président des riches" à "président des pollueurs". Du côté de l'opposition, les LR voudraient lutter contre le réchauffement climatique sans augmenter les taxes sur l'essence et en refusant par principe les péages urbains. Démagogie quand tu nous tiens... Essayons-donc ici de faire de la pédagogie. Si l'opinion publique a longtemps sous-estimé le dérèglement climatique et ses conséquences, elle sous-estime aujourd'hui notre capacité à résoudre, au moins partiellement, le problème.

    Contrôle des naissances, tickets de rationnement ?

    Déjà, il convient de tuer les fausses idées. Parmi elles, la décroissance et le socialisme. La décroissance, incarnée par Nicolas Hulot ou Pierre Rabhi, voudrait nous faire croire que faire moins, c'est faire mieux. Cette idée est erronée à trois titres. Erreur anthropologique, d'abord : l'humain est fondamentalement un être d'Histoire et de progrès. Nous naissons libres pour participer à la construction du monde, non pour revenir en arrière. Erreur pratique, ensuite : comment mener une politique de décroissance ? Par une politique de contrôle des naissances ? Faut-il instaurer des tickets de rationnement ? Erreur technique, enfin : rien ne dit que la décroissance soit dépolluante. En substituant le charbon au nucléaire, les Allemands ont mené une politique de décroissance dont personne n'oserait prétendre qu'elle soit bonne pour l'environnement.

    Le socialisme écologique est vanté en France par l'ineffable France insoumise. Il constitue une impasse comme la décroissance. Philosophiquement, la défense de l'environnement ne saurait justifier une quelconque dictature, comme le prétendent certains. La liberté des humains est un principe cardinal. Et des points de vue pratique et technique, il n'existe aucun lien entre l'intervention de l'Etat et l'écologie. En Europe, ce sont au contraire des pays libéraux (la Suisse, les Pays-Bas, l'Autriche, les pays du Nord) qui sont les plus inventifs en matière de politique environnementale.

    Une bonne politique pour l'environnement doit s'enchâsser dans les structures de la démocratie libérale. Elle doit respecter trois principes. Premièrement, elle doit viser un objectif unique qui est, selon moi, la baisse des émissions de CO2. De façon concrète et dans le contexte français, cela signifie qu'il faut encourager la production et l'utilisation d'énergie électrique. En amont, en renonçant à fermer des centrales nucléaires. En aval, en conservant les systèmes de bonus-malus et en accélérant le développement de bornes de recharge pour les automobiles électriques.

    Le progrès technique n'est pas linéaire

    Deuxièmement, une bonne politique ne doit pas insulter l'avenir technologique. Le progrès technique n'est pas linéaire, et il est impossible de dire aujourd'hui quelle sera, du solaire, de l'éolien offshore ou du nucléaire nouvelle génération, l'énergie la plus rentable et la plus écologique. La politique doit donc fixer des objectifs de réduction d'émissions de CO2 et non de développement de telle ou telle technologie.

    La défense de l'environnement ne saurait justifier une quelconque dictature, comme le prétendent certains.
    Si l'on veut lutter efficacement contre le réchauffement climatique, il convient d'écouter sa tête plus que son coeur. Aujourd'hui, les Français sont perdus. Perdus car ils ont du mal à percevoir une logique d'ensemble dans la politique de la majorité, le statut du président étant même passé aux yeux de l'opinion de "président des riches" à "président des pollueurs". Du côté de l'opposition, les LR voudraient lutter contre le réchauffement climatique sans augmenter les taxes sur l'essence et en refusant par principe les péages urbains. Démagogie quand tu nous tiens... Essayons-donc ici de faire de la pédagogie. Si l'opinion publique a longtemps sous-estimé le dérèglement climatique et ses conséquences, elle sous-estime aujourd'hui notre capacité à résoudre, au moins partiellement, le problème.

    Contrôle des naissances, tickets de rationnement ?
    Déjà, il convient de tuer les fausses idées. Parmi elles, la décroissance et le socialisme. La décroissance, incarnée par Nicolas Hulot ou Pierre Rabhi, voudrait nous faire croire que faire moins, c'est faire mieux. Cette idée est erronée à trois titres. Erreur anthropologique, d'abord : l'humain est fondamentalement un être d'Histoire et de progrès. Nous naissons libres pour participer à la construction du monde, non pour revenir en arrière. Erreur pratique, ensuite : comment mener une politique de décroissance ? Par une politique de contrôle des naissances ? Faut-il instaurer des tickets de rationnement ? Erreur technique, enfin : rien ne dit que la décroissance soit dépolluante. En substituant le charbon au nucléaire, les Allemands ont mené une politique de décroissance dont personne n'oserait prétendre qu'elle soit bonne pour l'environnement.

    Le socialisme écologique est vanté en France par l'ineffable France insoumise. Il constitue une impasse comme la décroissance. Philosophiquement, la défense de l'environnement ne saurait justifier une quelconque dictature, comme le prétendent certains. La liberté des humains est un principe cardinal. Et des points de vue pratique et technique, il n'existe aucun lien entre l'intervention de l'Etat et l'écologie. En Europe, ce sont au contraire des pays libéraux (la Suisse, les Pays-Bas, l'Autriche, les pays du Nord) qui sont les plus inventifs en matière de politique environnementale.

    Une bonne politique pour l'environnement doit s'enchâsser dans les structures de la démocratie libérale. Elle doit respecter trois principes. Premièrement, elle doit viser un objectif unique qui est, selon moi, la baisse des émissions de CO2. De façon concrète et dans le contexte français, cela signifie qu'il faut encourager la production et l'utilisation d'énergie électrique. En amont, en renonçant à fermer des centrales nucléaires. En aval, en conservant les systèmes de bonus-malus et en accélérant le développement de bornes de recharge pour les automobiles électriques.

    Le progrès technique n'est pas linéaire
    Deuxièmement, une bonne politique ne doit pas insulter l'avenir technologique. Le progrès technique n'est pas linéaire, et il est impossible de dire aujourd'hui quelle sera, du solaire, de l'éolien offshore ou du nucléaire nouvelle génération, l'énergie la plus rentable et la plus écologique. La politique doit donc fixer des objectifs de réduction d'émissions de CO2 et non de développement de telle ou telle technologie.

    Source: www.lexpress.fr - Auteur: Nicolas Bouzou

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