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    Débat présenté par www.latribune.fr

    Un partisan des éoliennes et un opposant ont répondu aux questions des lecteurs du journal La Tribune : un débat contradictoire arbitré par les interrogations des internautes.

    Bonjour et bienvenue sur le "tchat". Aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Louis Butré, Président de la fédération Environnement Durable, opposé au développement des éoliennes en France et qui s'est illustré avec le cas du Mont Saint-Michel, ainsi que Fabrice Cassin, vice-président de France Energie Eolienne, qui répondront à toutes vos questions.

    Bonjour à tous. Nous sommes prêts à répondre à vos questions.

    Robert : Aujourd?hui, est-il vraiment possible d'être indépendant énergétiquement et de produire de l'électricité sans polluants ni CO2 tout en se passant de l'éolien ? (Gaz, Pétrole, Uranium... proviennent d'ailleurs)

    Fabrice Cassin : L'indépendance énergétique est une question centrale de la politique énergétique. Non, il n'est pas possible de se passer de l'éolien, compte tenu des engagements de réduction des gaz à effet de serre. Le programme éolien décidé en août 2009 conduit à l'installation de 25.000 MW éoliens en 2020, soit à peu près 8.000 éoliennes. C'est cet objectif là et sa réussite qui permettra d'asseoir l'indépendance énergétique et de réduire les émissions de gaz carbonique.

    Jean-Louis Butré : Pas d'accord. D'abord, la France est le pays qui produit son électricité pratiquement sans CO2 puisque 90% de celle-ci n'est pas dépendante de carbone. Il est évident que vouloir mettre 25.000 MW est une hérésie. L'électricité produite actuellement par les 4.000 MW installés ont fourni officiellement 1% de l'électricité de notre pays. Les objectifs du Grenelle 20.000 MW d'éolien terrestre amènera, puisque cela fait quatre fois plus, à une valeur de 5 à 7% d'électricité en plus, ce qui est petit par rapport aux dépenses que devrait consentir notre pays.

    F. C. Nous devons faire face à une augmentation croissante des besoins en énergie. Entre 1971 et 2007, la production d'électricité mondiale a doublé, alors que la population mondiale n'a crû que de 80%. Donc les besoins énergétiques sont un enjeu crucial qui ne peut s'asseoir que sur un bouquet énergétique, répondre à ces besoins exige de faire appel à l'ensemble des énergies disponibles et, en priorité, aux énergies non finies ou renouvelables.

    J.-L. B. Il y a des énergies renouvelables beaucoup plus intelligentes que l'éolien et beaucoup plus porteuses d'avenir pour la France.

    YOP : Les pro-éoliens affirment que c'est une énergie décentralisée. Or dans nos campagnes, RTE construit des nouvelles lignes électriques, avec de nouveaux postes sources uniquement pour l'installation de parcs éoliens. Ces postes sources sont ensuite interconnectés avec les lignes THT... cherchez l'erreur ?

    J.-L. B. Hélas, quand on parle de l'éolien, on ne mentionne que ces immenses machines, mais le mitage incroyable actuel de la France entraîne, en effet, la construction et le renforcement du réseau électrique. Eolien = plus de pylônes, plus de lignes et un coût probable pouvant atteint 5 milliards d'euros.

    F. C. Nous partons d'un système électrique français, centralisé autour de lignes 400.000 volts avec des centrales de production d'énergie nucléaire essentiellement productrices. C'est pourquoi il est important aujourd'hui de disposer d'autres sources de production d'électricité dans des régions, comme la Bretagne, qui n'ont pas fait le choix du nucléaire. C'est encore une fois une question d'indépendance énergétique ; c'est une question de bouquet énergétique équilibré entre toutes les énergies aujourd'hui disponibles sans qu'il y ait lieu de choisir entre les intelligentes et les stupides.

    J.-L. B. Je suis content d'apprendre que la Bretagne allait enfin devenir indépendante ! Plus sérieusement, toute l'électricité est totalement interconnectée et on ne peut pas séparer artificiellement l'électricité en département, région, car le courant que nous consommons n'est pas stockable et il doit être produit instantanément. C'est ce qui condamne l'éolien puisque, même si on installe des mégawatts, lorsqu'il n'y a pas de vent, il n'y a pas de courant.

    F. C. Ce n'est pas exact puisque, précisément, il s'agit de prendre en compte l'ensemble du parc éolien français et l'ensemble des régimes de vents présents sur le territoire. Il y a toujours des vents disponibles entre la Méditerranée, la Manche-Mer du Nord et l'Atlantique. C'est à ce niveau là qu'il faut examiner la question de l'apport de l'électricité éolienne au réseau.

    J. L. B. Très heureux d'apprendre que le syndicat des énergies renouvelables a la chance de prévoir le temps et de garantir qu'il y aura partout du vent, suffisamment pour faire face à un moment donné à nos besoins.

    F. C. Les prévisions météorologiques sont aujourd'hui suffisamment précises pour permettre à l'éolien d'être présent lorsqu'il est fait appel à lui. C'est une énergie fiable et disponible.

    Orange pressé : L'éolien produit plus en hiver qu'en été. Dans le même temps, la puissance par machine a considérablement augmenté pour atteindre 10MW d'ici 1 ou 2 ans. La solution aux problèmes d'énergie français est-elle l'énergie éolienne ?

    F. C. La solution aux problèmes d'énergie français est multi-énergie. Encore une fois, toutes les énergies doivent être mobilisées pour répondre aux surcroîts de demande.

    J.-L. B. Actuellement, la moyenne des éoliennes en France est inférieure à 2 MW. Ce sont déjà d'immenses machines rapides de 150 mètres de haut qui posent d'énormes problèmes aux riverains et notamment au paysage de notre pays. Il existe en effet des éoliennes plus puissantes, qui sont prévues pour être mises en mer. On parle de 5 voire 6 MW, mais c'est complètement illusoire d'imaginer pouvoir les mettre en France, un pays à relativement forte densité d'habitat et ce serait un gâchis encore plus important que celui qu'on est en train de faire actuellement avec les machines existantes.

    F. C. J'insiste, en réponse, sur le fantastique défi de recherche et de développement qui s'ouvre devant nous. Les avancées technologiques sont importantes et doivent être encore accrues pour permettre de satisfaire la demande d'électricité avec des éoliennes les plus performantes possible.

    J.-L. B. La filière éolienne, et notamment la recherche, n'est pas en France, mais en ALlemagne, au Danemark et en Espagne; Nous ne faisons qu'acheter des machines et c'est une dépense d'argent qui n'est pas porteuse d'avenir. Cela n'a rien à voir, par exemple, avec le plan solaire décidé par le gouvernement qui veut lancer une vraie filière industrielle partant de la recherche, du développement et d'usines de fabrication. L'éolien ne fera que déséquilibrer encore plus la balance économique du pays.

    F. C. La filière éolienne ne se résume pas à la construction de machines, des composants de toutes sortes sont fournis par des sous-traitants français (Carbone Lorraine, Rolix, que ceux que je ne cite pas me pardonnent...). C'est aujourd'hui 7.000 emplois ; ce seront 60.000 emplois en 2020. Comment ne pas s'engager franchement, ouvertement, dans cette voie ?

    J.-L. B. Ces chiffres sont totalement surdimensionnés. De toute façon, il faudrait être un de trois grands leaders dans le monde. Or, jamais la France n'y arrivera dans la filière éolienne. Il vaut mieux employer les chercheurs en très grand nombre et, ensuite, développer des nouveaux matériaux, puis construire des usines et on parlera en centaines de milliers d'emplois à terme.

    liliane : Quelle indépendance énergétique la France gagnera-t-elle au terme d'une politique de priorité "tout éolien "alors que ces engins ne fonctionnent qu'à quart de temps? Pour le CO2 en cause il semble que ce ne soit pas avec l'éolien que l'on va régler le problème ?

    F.. C. Nous ne nous engageons pas dans une politique de "tout éolien". J'insiste sur les engagements équilibrés, gravés dans la loi du 3 août 2009. Toutes les énergies doivent être mobilisées pour satisfaire au défi de la demande.

    J.-L. B. Le vrai problème de l'éolien, c'est en effet que le rendement n'est que de moins de 25%. Cela veut dire qu'une éolienne se repose l'équivalent de 75% du temps. Aucune technologie ne pourra résister longtemps avec des rendements aussi faibles et surtout qui ne sont pas améliorables puisqu'ils dépendent uniquement du vent. Ce n'est pas le cas d'autres technologies concernant les énergies renouvelables comme le solaire qui, lui, a bien des mauvais rendements aujourd'hui, mais grâce aux améliorations spectaculaires des nouveaux matériaux dans ce domaine, pourra faire des progrès énormes. L'éolien, c'est une technologie obsolète.

    F.. C. J'insiste à nouveau sur les différents régimes de vents dont bénéficie la France et sur le fait que les parcs éoliens fonctionnent la totalité du temps. Ce dont vous parlez, ce sont des puissances maximales pouvant être atteintes.

    Graule : Pourquoi ne pas réserver l'éolien aux friches industrielles ?

    J.-L. B. Le président de la République, NIcolas Sarkozy, a au moins à deux reprises montré sa volonté à ce que la France ne soit pas défigurée et considère que l'éolien ne doit être mis que sur des friches industrielles. Or on constate, hélas, un mitage colossal de notre pays et maintenant des sites emblématiques touchés : parcs régionaux qui, comme en ARdèche, ont amené des écologistes à protester vigoureusement et à demander un moratoire qui a déjà recueilli 5.000 signatures. Plus incroyable, un parc éolien a été accordé à 17,5 km du MOnt-Saint-Michel et dix autres projets sont en cours dont deux déposés en cours d'enquête cernant la baie du Mont-Saint-Michel. Ce scandale a amené la Fédération Environnement Durable à alerter l'opinion internationale, puisque c e site est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Suite aux dépêches de l'AFP et de Reuters, la fédé a déclaré officiellement que ,désormais, le président Nicolas Sarkozy serait responsable de la dégradation des paysages de la France. D'autres sites emblématiques sont eux aussi menacés et de nouvelles actions vont être lancées.

    F. C. Venons-en à l'encadrement législatif et réglementaire du développement éolien. Les objectifs sont affichés et le rythme de 2.000 MW éoliens par an devra être respecté. Il reste que le régime juridique doit être stable, transparent et garantir une parfaite acceptabilité de l'implantation éolienne par le public. Les régions sont appelées à se saisir, en liaison avec les préfets de région, des schémas des énergies renouvelables. Sont définies des zones préférentielles d'implantation intégrant les problématiques paysagères. Des zones de développement éolien sont ensuite définies dans ce cadre multi-énergie par le préfet afin d'assurer le respect absolu des sites emblématiques, la protection des espèces et des habitats écologiquement fragiles, la réalité du gisement éolien et la capacité de raccordement à moyen terme des installations implantées dans ces zones. Enfin, seront délivrées des autorisations parc par parc garantissant, si besoin était encore, la conciliation de l'ensemble de ces contraintes environnementales.
    Sur la baie du Mont-Saint-Michel, il est parfaitement légitime que les associations saisissent la juridiction administrative pour assurer le contrôle de la légalité des décisions préfectorales. A 17,5 km, le juge confirme l'absence d'atteinte paysagère à ce monument emblématique. Il n'en demeure pas moins que la filière restera toujours attentive à l'acceptabilité de l'implantation éolienne.

    J.-L. B. Ce qui est surprenant c'est que la secrétaire d'Etat, Mme Jouanno, intervenant devant les sénateurs, a affirmé qu'il n'y aurait pas d'éolienne près du Mont-Saint-Michel. Or, lorsqu'elle a fait cette déclaration, un permis de construire était déjà signé.
    Il semble visiblement qu'elle ne connaît pas bien ses dossiers. Concernant le massacre paysager de la France, les 20.000 MW de Grenelle prendront 160.000 km² de covisibilité intense, soit près du quart du territoire national, c'est-à-dire qu'on verra des éoliennes qui seront situées à moins de 5 km sur un quart du territoire. Tout en comprenant très bien les aspects juridiques de cette affaire, nous ne pouvons pas accepter que ce programme se développe sans que les Français aient totalement connaissance de ce qui se passe.

    F. C. Chacun de ces projets a fait l'objet et fera l'objet d'enquête publique au cours de laquelle est mise à disposition et portée à connaissance de toute une étude d?évaluation environnementale. Chacun est appelé à livrer ses observations, à questionner le projet, voire à le faire modifier en fonction d'éléments que le développeur n'aurait pas, le cas échéant, pris en compte. Les projets les plus importants relèveront au surplus d'une discussion nationale en commission du débat public. Aucune discrétion dans les autorisations délivrées pour l'implantation des parcs.

    J.-L. B. Les études d'impact sont payées par les promoteurs, c'est eux qui contrôlent ceux qui sont chargés de faire les études paysagères, les études de nuisance, d'atteinte à la vie faune. Comment voulez-vous que ce système soit juste, puisque ceux qui sont chargés de faire ces études dépendent financièrement de ceux qui vont mettre ces parcs? Toutes ces études sont favorables, ce que dénonce la fédération environnement durable qui, du reste, reçoit tous les jours des témoignages d'anomalies allant souvent même jusqu'à bafouer la démocratie.

    F. C. Le principe du financement des études d'impact par un promoteur de projet est posé depuis les lois du 10 et 19 juillet 1976. Il n'exclut, en aucune manière, le recours à une tierce expertise et c'est en ce sens que s'oriente le projet de réforme du droit des études d'impact, non spécifique à l'éolien, dans le cadre du Grenelle II. Cette réalisation d'une étude d'impact est évidemment étroitement liée à la connaissance du projet et préparée en premier lieu par le développeur. Elle fait l'objet ensuite d'une expertise par l'ensemble des services administratifs sur chacun des aspects (sonores par la DAS, paysagers par l'architecte des bâtiments de France et la Commission de protection des sites, etc.).

    Merci Jean-Louis Butré et Fabrice Cassin. Le mot de la fin ?

    F. C. L'éolien, dans le cadre d'un bouquet énergétique, est capable à la fois de soutenir la croissance en termes d'emplois et d'emplois régionaux, de contribuer à la baisse des émissions de gaz carbonique et de permettre de réduire la dépendance énergétique. Il faut de l'enthousiasme et de l'audace, ce que les pouvoirs publics ont reconnu : la filière relèvera ce défi. Pour continuer le débat, je vous invite à vous connecter sur contact@enr.fr. A bientôt.

    J.-L. B. L'éolien est une erreur stratégique pour la France. Economiquement, c'est une dépense de plus de 40 milliards d'euros à la charge des citoyens.

    Une non réduction significative de nos gaz à effet de serre, des problèmes sociaux majeurs qui s'amplifient sur tout le territoire, un massacre inimaginable de nos paysages, bien commun de tous. La Fédération Environnement durable s'adresse solennellement au président de la République et au gouvernement pour qu'ils arrêtent immédiatement cette filière en France. Je tiens à remercier l'ensemble de la presse française et des médias en général pour leur indépendance, ce qui permet à des citoyens face à d'énormes lobbies industriels à pouvoir s'exprimer librement. Encore merci à latribune.fr.

    Pour contacter la Fédération Environnement durable :
    http://environnementdurable.net

    Source : latribune.fr - 2009


    Et si l'éolien n'était que du vent ?...

    L?impérieuse nécessité de la réduction des émissions des gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d?hommes politiques, (pour qui l?écologie représente d?abord des voix), et de l?avidité d?entreprises, (pour qui le « vert » représente surtout des profits).

    Ainsi du développement des éoliennes, considérées aujourd?hui comme une source incontournable d?énergies renouvelables, au même titre que le solaire.
    Sans parler de leur dimension esthétique, ni de leur pollution sonore, que chacun peut apprécier à sa guise, leur utilité, dans une politique de croissance durable, est hautement problématique.

    Ces grandes machines sont déployées aujourd?hui à très grande vitesse, partout dans le monde, du Texas à la Chine, à l?image de l?Allemagne, qui dispose aujourd?hui du plus grand parc éolien du monde, représentant une puissance de 25.000 MW. D?autres pays ambitionnent des niveaux équivalents : le Royaume Uni projette d?installer une puissance éolienne de 33.000 MW ; les Pays-Bas parlent de 6.000, seulement en off-shore ; et la France veut atteindre en dix ans la même puissance que l?Allemagne.

    Ces objectifs, en apparence considérables, sont en fait dérisoires : En Allemagne, toutes ces éoliennes, saturant le territoire, représentent à peine 5% de la consommation de l?électricité du pays, contre 25% pour le nucléaire, qui ne disparaitra pas. En France, où à peine un huitième de cette puissance est installée, il faudrait construire 1400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique ; et plus de 2.100 pour produire autant qu?une seule centrale nucléaire.

    De plus, c?est une énergie très incertaine, qui ne peut etre produite qu?à des moments improbables, quand il y a du vent (et pas n?importe lequel) et donc pas lors d?anticyclone. Au total, une éolienne ne produit annuellement que l?équivalent de 2000 heures de sa puissance maximale. Aussi, l?énergie éolienne ne se développe que si est mise en place une gestion très fine des prévisions météorologiques, avec des investissements importants, pour intégrer cette multitude de productions locales dans les réseaux. Cela exige d?énormes subventions, (qui, en France, portent le taux de rentabilité sur fonds propre à 22% en moyenne et même à 40% sur les sites les plus venteux) et l?abandon de bien des contrôles.

    Au total, c?est donc une énergie très envahissante, attirant toutes les cupidités. Si l?Allemagne a atteint les limites de ce que son territoire peut supporter, la France est partie dans le même délire : alors que la loi Montagne et la loi Littoral contrôlent très rigoureusement la construction d?immeubles et d?usines, les autorités régionales développent les éoliennes sans pratiquement aucun contrôle : deux permis de construire ont même été accordés à moins de 20 km du Mont Saint‐Michel. Et les éoliennes off shore se développent aussi sans aucun contrôle de leurs impacts sur le tissu littoral.

    Le moment est venu au moins d?une pause, pour en mesurer toutes les dimensions, avant que le vent n?emporte nos illusions.

    Auteur : Jacques Attali - L'Express - 2009


    04/02/2010 - Boom mondial de l'éolien en 2009 avec 157,9 GW

    Paris - Le Conseil mondial de l'énergie éolienne (GWEC) a annoncé mercredi que la capacité éolienne sur la planète avait augmenté de 31% en 2009, ajoutant 37.5 GW d'installation pour atteindre un total de 157,9 GW.
    Un tiers de ces nouvelles capacités ont été effectuées en Chine, lequel a connu une nouvelle année de croissance dépassant les 100%.

    "La croissance continue et rapide de l'énergie éolienne, malgré la crise financière et le ralentissement économique témoigne de l'attractivité intrinsèque de la technologie, qui est propre, fiable et rapide à installer. L'énergie éolienne est devenue une technologie de choix pour bon nombre de pays à travers le monde", a déclaré Steve Sawyer, Secrétaire général du GWEC.

    Le marché éolien mondial pour l'installation des turbines en 2009 valait environ 45 milliards d'euros. Le GWEC estime qu'environ un demi-million de personnes travaillent désormais pour l'industrie éolienne à travers le monde. Les principaux moteurs de cette croissance continueront d'être importants en Asie, en Amérique du Nord et en Europe, chacun de ces marchés ayant installé plus de 10 GW de capacités éoliennes en 2009.

    L'année dernière, la Chine est devenue le plus grand marché mondial, doublant pratiquement sa capacité de production éolienne, en passant de 12,1 GW en 2008 à 25,1 GW à la fin de l'année 2009, soit un ajout de 13 GW.

    "Le gouvernement chinois prend très au sérieux sa responsabilité de limiter les émissions de CO2 tout en fournissant de l'énergie pour son économie en pleine croissance. La Chine déploie des efforts pour le développement de ses ressources éoliennes dans son immense pays. Compte tenu des taux de croissance actuel, la Chine prévoit même un objectif officieux de 150 GW qui sera atteint bien avant 2020", a déclaré Li Junfeng, le secrétaire général de l'association des industries chinoises dans les énergies renouvelables.

    L'Inde a ajouté 1.270 MW de capacités. En cumulant celles du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, l'Asie demeure le plus grand marché régional pour l'énergie éolienne en 2009, avec plus de 14 GW de nouvelles capacités.

    Toutefois, les États-Unis continue d'avoir une avance assez confortable en termes de capacité installée totale. Contre toutes attentes, le marché américain a installé près de 10 GW en 2009, soit une augmentation de 39% de la capacité installée du pays ; ce qui porte la capacité totale installée et raccordée au réseau à 35 GW. Au début de 2009, certains analystes avaient prévu une baisse du développement de l'éolien jusqu'à 50%, mais l'application de la loi américaine "Recovery Act" a permis de renverser la tendance.

    L'Europe est traditionnellement une région du monde où le développement de l'énergie éolienne reste assez fort. Elle a d'ailleurs continué à afficher une forte croissance, dépassant également les attentes. Conduit par l'Espagne (2.5 GW) et l'Allemagne (1,9 GW), l'Europe a installé 10,5 GW d'éolien en 2009. L'Italie, la France et le Royaume-Uni ont tous trois ajouté plus d'1 GW de nouvelles capacités éoliennes chacun.

    Source : GWEC

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