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COLLAPSOLOGIE
Fin du monde
Vous avez envie de nous faire part d'une expérience personnelle (mission ou vacances géologiques à l'étranger, point de vue sur l'environnement, etc.). Cette rubrique vous attend !

  Phénomènes terrestres10/08/19 - La collapsologie, une nouvelle idéologie ? En 2005, le géographe américain ...      ...10/08/19 - La collapsologie, une nouvelle idéologie ? En 2005, le géographe américain Jared Diamond publie un livre qui va vite devenir un best-seller mondial. Il est traduit en français l’année suivante sous le titre Effondrement, Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie. Diamond expose l’idée selon laquelle plusieurs civilisations anciennes se sont effondrées parce qu’elles avaient causé de trop gros dégâts à leur environnement. Le point commun à ces effondrements serait la surpopulation exerçant une pression excessive sur l’environnement. Esquissant une transposition de son analyse aux sociétés modernes, Diamond dresse la liste des multiples dégradations écologiques contemporaines, et il les impute là aussi à la croissance démographique trop importante. Ce faisant, il écarte de sa problématique tout ce qui pourrait relier la crise écologique actuelle au contexte social, économique et politique dans lequel se déroulent les activités humaines. En faisant de la démographie un facteur surdéterminant tous les autres, il ignore le fait historique qui a vu l’accumulation du capital et la ponction sur la nature prendre un essor considérable avec le développement du capitalisme. Constatant que la croissance démographique au début du XXIe siècle est principalement le fait des pays non développés ou en développement, il considère ceux-ci comme largement responsables de leurs problèmes. Sont donc occultés les rapports sociaux de classes, les phénomènes d’exploitation colonialistes et impérialistes, les profondes inégalités en tous genres entre les pays et au sein de chacun d’eux, notamment en termes de partage des richesses. Les explications de Diamond, aux accents très malthusiens, ont laissé sceptiques beaucoup de spécialistes de sciences sociales et humaines, surtout chez ceux qui privilégient le concept de capitalocène par rapport à celui d’anthropocène. Cependant, l’idée de la menace, voire de l’imminence, d’un effondrement général de la société bâtie sur l’utilisation à outrance des ressources naturelles, notamment des combustibles fossiles, s’est installée dans le débat public, au fur et à mesure que le processus de réchauffement du climat s’est confirmé. La publication de Comment tout peut s’effondrer par Pablo Servigne et Raphaël Stevens en 2015 a marqué la prise de relais par les maisons d’édition et les médias de l’idée d’effondrement. Les « collapsologues », selon le mot de Servigne et Stevens, font d’abord l’inventaire des multiples dégradations écologiques, qui fait aujourd’hui à peu près consensus. Ces deux auteurs définissent les « limites infranchissables » (lorsque la ressource est tarie ou bien lorsqu’on a dépassé le pic de production et que la descente est inexorable) qui signifient que la croissance économique infinie est impossible. Ils les distinguent des « frontières franchissables » qui sont « des seuils au-delà desquels les systèmes dont nous dépendons se dérèglent, comme le climat, les écosystèmes ou les grands cycles biochimiques de la planète. Il est possible de les franchir, mais les conséquences n’en sont pas moins catastrophiques. » Les deux auteurs insistent sur le fait qu’« au-delà de certains seuils, les systèmes complexes – dont les économies ou les écosystèmes – basculent brusquement vers de nouveaux états d’équilibre impossibles à connaître à l’avance, voire s’effondrent. » Faisant référence à Knight et Keynes, « les risques sont probabilisables, alors que l’incertain ne l’est pas. En collapsologie, c’est l’intuition – nourrie par de solides connaissances – qui sera donc primordiale. » À quoi servent les connaissances ? « Notre ignorance n’est donc pas une question d’accumulation de connaissances scientifiques, elle est consubstantielle à la nature même des systèmes complexes. Autrement dit, en temps d’incertitude, c’est l’intuition qui compte. » Ici commence la discussion de ces thèses. Leurs critiques se situent à plusieurs niveaux. Une science ? Le premier porte sur le statut de science que veulent décerner les collapsogues à leur construction. Servigne et Stevens définissent l’objet de collapsologie comme « l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition, et sur des travaux scientifiques reconnus ». Les auteurs se réclament d’une approche en termes de complexité et d’interaction dont il résulte une « convergence des catastrophes ». « Plus ces systèmes sont complexes, plus chaque organe devient vital pour l’ensemble de l’organisme. À l’échelle du monde, donc, tous les secteurs et toutes les régions de notre civilisation globalisée sont devenus interdépendants au point de ne pas souffrir d’un effondrement sans provoquer le vacillement de l’ensemble du métaorganisme. » Et « la complexité croissante des institutions sociopolitiques se fait à un coût métabolique toujours plus élevé, c’est-à-dire des besoins croissants en matière, en énergie et en basse entropie ». Ils dressent ainsi une passerelle avec les risques « dans nos propres systèmes, comme nous allons le voir pour la finance, les chaînes d’approvisionnement et les infrastructures physiques qui forment nos sociétés ». On pourrait accepter cette passerelle jetée entre les fragilités des systèmes naturels et celles des systèmes humains. Mais à la condition d’indiquer comment elle s’établit. Or, le chaînon manquant est le cadre socio-historique dans lequel ces fragilités se conjuguent, c’est-à-dire que le concept de capitalisme, dont la vocation est de n’avoir justement pas de limite, est totalement absent. L’amalgame entre sciences physiques et sciences sociales et humaines conduit à une naturalisation des rapports sociaux, c’est-à-dire à leur dissolution. Servigne et Stevens ont beau affirmer qu’« à un niveau global, le système économique mondial et le système-Terre sont deux systèmes complexes soumis aux mêmes dynamiques non linéaires et contenant aussi des points de basculement », on ne saura jamais de quel système économique mondial il s’agit. Une théorie économique ? On peut donc adresser un deuxième niveau de critiques contre la collapsologie inventée par Servigne et Stevens à propos des conceptions économiques qui sous-tendent leurs analyses en termes de complexité. On l’a dit, ils ignorent le capitalisme et, ce qui va souvent de pair, ils se trompent sur la monnaie. Ils adoptent, sans le savoir (?), la thèse de la monnaie exogène et reprennent à leur compte les poncifs sur « le système-dette qui repose sur la croissance », « le système des réserves fractionnaires », « des initiatives de relance locale hors du système monétaire ». On retrouve ici toutes les erreurs de raisonnement qui tournent en boucle sur Internet : la croissance économique serait voulue et engendrée pour rembourser les crédits et ainsi perpétuer le « système dette ». Or, la réalité est l’inverse de ce schéma : parce que le capitalisme est un système d’accumulation permanent et donc de croissance, l’anticipation du surplus nécessite la création monétaire par le biais du crédit. De plus, les collapsologues ne voient la monnaie que comme un instrument au service de l’engrenage financier et occultent le fait que, depuis plus de 5000 ans, la monnaie est une institution sociale présente dans les sociétés humaines diverses, par laquelle passent les échanges sociaux et pas seulement ceux d’ordre économique. Sur le plan économique encore, Servigne et Stevens affirment : « environ les deux tiers de la croissance des Trente Glorieuses sont dus à la consommation des énergies fossiles – le reste étant le produit du travail et des investissements ». Disons-le carrément, ce propos n’a aucun sens. D’une part, parce qu’il ignore le concept de facteur limitant : si l’un des facteurs de production manque totalement, la production ne se fait pas, mais on ne peut en déduire que le facteur manquant aurait été le créateur de la totalité de la valeur économique. D’autre part, parce que ce calcul résulte de l’application d’une fonction de type Cobb-Douglas, que malheureusement beaucoup de prétendus écologistes critiques utilisent sans aucune précaution méthodologique. Or, on pourrait introduire n’importe quel facteur dans cette fonction, pourvu que cela ne modifie pas la répartition entre capital et travail et on aurait sous une forme ou une autre le fameux « résidu » de Solow ou le progrès technique ou la prétendue « valeur créée par la nature ». Il s’ensuit un passage abusif et scientifiquement faux d’une corrélation (entre production et consommation de matières) à une causalité. En ignorant le capitalisme et son rapport social fondamental, en méconnaissant la monnaie et en oubliant de relier l’épuisement des ressources à la dynamique de l’accumulation, Servigne et Stevens tombent dans le panneau : « une crise énergétique précède toujours une grave crise économique ». Mais ils ne se demandent pas ce qui a précédé la crise énergétique. Or, si l’on regarde la dernière grave crise énergétique, celle du début des années 1970 avec le quadruplement des prix du pétrole en 1973, on voit qu’elle avait été précédée d’une chute du taux de profit dès le milieu des années 1960 aux États-Unis, suivie de la crise du système monétaire international entraînant la fin des accords de Bretton Woods en 1971, et enfin de la dégradation de la rentabilité du capital dans tous les pays capitalistes développés de l’époque. Face à l’effondrement, on ne peut rien faire ? Un troisième niveau de critiques porte sur la conduite à tenir face à l’effondrement. D’abord, un doute s’immisce : l’effondrement est-il une hypothèse ou une certitude ? Si c’est une hypothèse, elle est à prendre en compte et on doit y réfléchir : ainsi, Servigne et Stevens soulignent à plusieurs reprises que « nous avons gagné la capacité de "possibiliser" cette catastrophe ». Mais « si la possibilité qu’un effondrement de la civilisation industrielle survienne est de plus en plus palpable et réelle, nous ne pouvons pas être certains de sa date ». On comprend donc que la catastrophe arrivera, mais on se sait pas quand. Devant cette certitude, que reste-t-il à faire ? Au fil des pages écrites par les collapsologues, on ne sait plus. Et il semble bien que s’impose cette fatalité face à laquelle, il ne reste qu’à « relier ces émotions aux étapes d’un deuil. Un deuil d’une vision de l’avenir ». Il s’agit d’« un élément de réponse [qui] consiste à voir dans toute "transition psychologique" un processus de deuil ». Les collapsologues se réfèrent au « catastrophisme éclairé » du philosophe Jean-Pierre Dupuy. Mais « l’effondrement est certain, et c’est pour cela qu’il n’est pas tragique. Car en disant cela, nous venons d’ouvrir la possibilité d’éviter qu’il ait des conséquences catastrophiques », écrivent-ils. Mais est-ce bien la perspective tracée par Dupuy ou bien par Hans Jonas, pour qui « l’heuristique de la peur » doit nous conduire à agir pour éviter la catastrophe et pas pour en diminuer les conséquences ? « On s’est beaucoup mépris sur le sens à donner à ce "catastrophisme éclairé", en me faisant dire que j’annonçais comme certain un avenir apocalyptique. Ce que j’ai dit est qu’il est parfois utile de faire comme si la catastrophe était nécessaire ou, si vous voulez, comme si elle était notre destin. "Nécessaire" et "certain", ce sont deux catégories qui n’ont rien à voir. Je ne sais pas plus que vous si la technique va nous faire plonger dans l’abîme. Mais si je présente cette chute comme nécessaire, c’est pour qu’on la prenne enfin au sérieux. Et j’ajoute : le destin catastrophique, on peut choisir de l’écarter. » Explicitement, Servigne et Stevens s’écartent de Jonas : « Mais alors que pour Hans Jonas, "la prophétie du malheur est faite pour éviter qu’elle se réalise", nous faisons un pas de plus en constatant (35 ans après) qu’il sera très difficile de l’éviter, et que nous pouvons seulement tenter d’en atténuer certains effets. » On peut alors s’interroger au sujet des pistes explorées par les deux auteurs pour éviter les conséquences les plus lourdes de la catastrophe. « Nous avons créé (surtout nos ancêtres) des systèmes gigantesques et monstrueux qui sont devenus indispensables au maintien des conditions de vie de milliards de personnes. Non seulement ils empêchent toute transition, mais ils ne peuvent même plus se permettre qu’on les taquine, sous peine de s’effondrer. Comme le système est autoréférentiel, il est évident qu’on ne pourra pas trouver des solutions à l’intérieur du système dominant. Il faut donc cultiver les innovations aux marges. C’est l’objet de la transition. Mais reste-t-il encore des marges ? » À juste titre, Servigne et Stevens ironisent sur le paradoxe des partisans de la transition énergétique : « Les partisans de la transition énergétique (vers les renouvelables) ont besoin de cette puissance thermique pour construire un système énergétique alternatif. Le paradoxe est plutôt cocasse : pour espérer survivre, notre civilisation doit lutter contre les sources de sa puissance et de sa stabilité, c’est-à-dire se tirer une balle dans le pied ! » Mais comment ne pas voir la somme de paradoxes, ou, pire, d’impasses empruntés par les collapsologues ? « Mieux vaut savoir subvenir aux besoins de base de sa famille et de sa communauté avec ses propres moyens. […] Un processus de dépeuplement se met en place : conflit, déplacement, malnutrition, famines, épidémies. Mieux vaut donc peut-être faire partie d’une des petites communautés encore soudées dans lesquelles la confiance et l’entraide sont des valeurs cardinales. » Remarquons aussi que « face à un predicament, il y a des choses à faire, mais il n’y a pas de solutions »[29]. Afin de « plonger dans nos zones d’ombre personnelles, à les regarder en face », l’invitation à une « transition intérieure » est lancée. « Car même s’il est trop tard pour bâtir une véritable économie stable basée sur la soutenabilité (steady state economy, il n’est jamais trop tard pour construire des petits systèmes résilients à l’échelle locale qui permettront de mieux endurer les chocs économiques, sociaux et écologiques à venir. » Les auteurs rejoignent sans doute ici les appels à « sortir de l’économie » chers à Latouche. En effet, ils précisent : « La transition pourrait finalement être vue comme un acte de "débranchement". Se débrancher du système industriel implique de renoncer à l’avance à tout ce qu’il fournit (nourriture industrielle, vêtements, déplacements rapides, objets divers, électronique, etc.) avant d’être obligés de subir des pénuries. […] Tout l’enjeu consiste donc à s’organiser pour retrouver les savoirs et les techniques qui permettent de reprendre possession de nos moyens de subsistance, avant de pouvoir se débrancher. » Pour les auteurs, « dans les années 1970, notre société avait encore la possibilité de construire un "développement durable". Le choix a été de ne pas le faire. Depuis les années 1990, tout a même continué à accélérer, malgré les nombreuses mises en garde. Et aujourd’hui il est trop tard ». Ils se rangent donc derrière Dennis Meadows pour qui « il est trop tard pour le développement durable, il faut se préparer aux chocs et construire dans l’urgence des petits systèmes résilients ». L’ensemble louvoie entre une prise de conscience collective et une attitude de type « survivaliste » individuelle. Comment pourrait-on sortir d’une démarche psychlogisante puisque, si l’en croit les collapsologues, et notamment Yves Cochet, « le phénomène de déni de la réalité […] relève d’abord des limitations de l’appareil cognitif humain et des contraintes de la psychologie sociale. […] D’ailleurs, paradoxalement, même si une majorité de personnes (en France par exemple) étaient finalement convaincues de l’imminence de l’effondrement, il est improbable que cette majorité s’organise pour agir efficacement contre cette menace. » Ce constat désabusé fait écho à celui de Latouche : « Le programme d’une politique nationale de décroissance apparaît comme paradoxal. La mise en œuvre de propositions réalistes et raisonnables a peu de chances d’être adoptée et moins encore d’aboutir sans une subversion totale. Celle-ci présuppose le changement dans l’imaginaire que la réalisation de l’utopie féconde de la société autonome et conviviale est seule en mesure d’engendrer. » On ne peut donc rien faire puisque cela supposerait le problème résolu. On ne saurait mieux dépolitiser, désocialiser, déculturer même, un problème de la société d’une telle ampleur. La naturalisation des rapports sociaux relève ainsi du fétichisme au sens de Marx. Source: blogs.alternatives-economiques.fr/harribey
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    A la surface de notre planète, les tremblements de terre sont des manifestations géologiques quotidiennement banales qui, généralement, ne sont pas ressenties par l?homme. En effet, si les appareils de mesure enregistrent annuellement plus d?un million de séismes (soit environ deux par minute), la population n?en perçoit que 100 000, dont 1% seulement provoque des dommages. Toutefois, les tremblements de terre sont responsables des catastrophes naturelles les plus meurtrières de toutes. Depuis un siècle, on estime en moyenne à 20&npsp000 le nombre des personnes tuées dans le monde chaque année lors des séismes. On peut définir un tremblement de terre comme un phénomène extrêmement bref, caractérisé par des secousses telluriques ne dépassant pas quelques secondes ou quelques minutes. Tout comme le volcanisme, il est le résultat de la libération d?une quantité considérable d?énergie occasionnée par la friction des différentes plaques terrestres.

    La tectonique des plaques

    Comparable à un immense puzzle sphérique, le mince épiderme rocheux de la Terre comprend une douzaine de grandes pièces, appelées plaques lithosphériques, dont sept principales flottent et dérivent sur le magma visqueux du manteau sous-jacent. Ces plaques peuvent coulisser entre elles, s?écarter les unes des autres ou encore entrer en collision jusqu?à soulever les montagnes. Soumises à des contraintes considérables, ce sont les frontières séparant ces plaques qui sont le plus souvent ébranlées par les tremblements de terre. À cet endroit, la croûte terrestre se compresse, se plisse, se faille et se casse. C?est d?ailleurs sur ces mêmes frontières instables que s?égrènent la plupart des chaînes volcaniques.

    Principe d?un séisme

    Un séisme est le plus souvent provoqué par la rupture brutale des roches en profondeur, en un point appelé foyer. Devant la contrainte imposée par le mouvement des plaques (mouvements de rapprochement ou d?écartement ou bien encore de coulissage des plaques rigides), les roches superficielles se déforment de façon élastique jusqu?à un certain point de rupture à partir duquel elles cassent brutalement le long d?une ou plusieurs failles. Les parois de la faille, mises en mouvement, frottent l?une contre l?autre de telle sorte qu?il y a dissipation de l?énergie d?une part sous forme de chaleur obtenue par frottement, et d?autre part sous forme de vibrations, les ondes sismiques. Celles-ci se propagent dans toutes les directions à partir du foyer.

    Hypocentre et épicentre

    Même s?il semble parfois très localisé, un tremblement de terre est toujours la conséquence des
    puissants mouvements de l?écorce terrestre à l?échelle de la planète. Quand deux plaques rocheuses s?affrontent le long d?une faille, elles se déforment d?abord lentement et l?énergie s?accumule peu à peu, par endroits. Puis, l?énergie est soudainement libérée et provoque un séisme. On nomme hypocentre le foyer souterrain où se manifeste le séisme et épicentre le point se trouvant en surface à la verticale de l?hypocentre. Les hypocentres (d?un volume de quelques kilomètres cubes) sont situés à des profondeurs très variables, mais 95% d?entre eux sont localisés à moins de 60 kilomètres de profondeur. Les autres ne dépassent pas 700 kilomètres de profondeur. En Californie, par exemple, l?hypocentre des tremblements de terre occasionnés par la fameuse faille de San Andreas se trouve généralement à moins de 20 kilomètres de la surface. Au Japon, les séismes sont le plus souvent localisés entre 300 et 400 kilomètres de profondeur.
    Les sismologues classent les séismes en trois catégories selon la profondeur de leur foyer :
    - les séismes superficiels à moins de 60 kilomètres.
    - les séismes intermédiaires de 60 à 300 kilomètres.
    - les séismes profonds de 300 à 700 kilomètres.

    Les ondes sismiques

    L?énergie libérée lors d?un tremblement de terre engendre des vibrations : les ondes sismiques. Au moment où se produit un séisme, un champ d?ondes se disperse à l?intérieur de la croûte terrestre depuis son hypocentre, ce sont les ondes sismiques de volume, tandis que les ondes sismiques de surface parcourent le sol.
    Les ondes sismiques de volume
    On distingue deux types d?ondes sismiques de volume : les ondes P (pour primaires) qui sont longitudinales et les ondes S (pour secondaires) qui sont transversales.
    Les ondes P se propagent jusqu?à 14 km/s dans tous les milieux : rocheux, aquatique et atmosphérique. Ce sont ces ondes primaires qui créent le grondement sourd caractéristique des tremblements de terre.
    Les ondes sismiques S ne se propagent que dans les matériaux consistants (roches, habitations, ouvrages d?art...). Leur vitesse oscille entre 4,5 et 8 km/s. Les ondes S occasionnent
    plus de dégâts que les ondes P car elles déforment les substances solides qu?elles traversent perpendiculairement à la direction de l?onde. On les appelle aussi les « ondes de cisaillement ».
    Les ondes sismiques de surface
    Les ondes sismiques de surface peuvent être comparées aux rides qui courent à la surface d?un plan d?eau lorsqu?on jette une pierre à l?eau par exemple : celle-ci donne naissance à des ondes qui s?éloignent du point d?impact. Si ces ondes sont moins rapides que les ondes de volume, leur amplitude est généralement plus forte et ce sont les plus destructrices. On distingue les ondes L et les ondes R (pour Love et Rayleigh, deux géophysiciens britanniques). D?une vitesse d?environ 4 km/s, les ondes L ont un déplacement comparable aux ondes S, mais sans mouvement vertical. Plus lentes, les ondes R ont un déplacement à la fois horizontal et vertical.

    Les zones sismiques

    En zone océanique les séismes sont situés soit au niveau des fosses de subduction, soit le long des dorsales océaniques qui sillonnent la planète sur plus de 60 000 kilomètres. Sur les continents, les chaînes de collisions comme les Alpes et l?Himalaya sont aussi des régions sismiques très actives. A la surface de la Terre on peut classer les principales zones sismiques actives en trois ensembles :
    - le pourtour de la plaque Pacifique, qui correspond à l?océan du même nom. Cette zone est responsable des séismes qui touchent l?ouest des deux continents américains, les îles Aléoutiennes, la péninsule du Kamtchatka, le Japon, les Philippines, la Nouvelle-Zélande, etc. On appelle ce périmètre la « ceinture de feu » à cause des nombreux volcans qui le jalonnent.
    - une bande qui prend naissance à l?ouest de la Méditerranée et rejoint la fosse de Java en Indonésie en passant par l?Himalaya. Cette zone en grande partie continentale est à l?origine, entre autres, des tremblements de terre qui secouent régulièrement l?Italie, la Turquie, l?Iran, la Chine...
    - la longue bande étroite qui correspond à la dorsale médiane de l?océan Atlantique. Sur son parcours, seule l?Islande est affectée par les tremblements de terre puisqu?elle même est constituée des roches basaltiques du fond océanique. Contrairement au Pacifique qui rétrécit lentement, l?océan Atlantique s?élargit jusqu?à 5 cm par an. A l?écart de ces grandes zones sismiques, certaines régions comme les Petites Antilles sont également éprouvées par les séismes. Dans ce cas, précisément, ils sont dus à un mouvement de subduction de deux plaques océaniques : la plaque américaine s?enfonce sous la plaque caraïbe.

    Les failles

    La grande majorité des séismes se produit sur les failles de la croûte terrestre. Il existe de nombreux types de failles : elles sont soit verticales, soit obliques ; elles se distinguent aussi par leur rejet, c?est-à-dire le décalage vertical des deux compartiments rocheux qui les bordent. Les études géologiques et tectoniques ont permis d?identifier trois grands types de failles, suivant le déplacement relatif des blocs se faisant face.
    Faille inverse
    Les failles inverses sont caractéristiques des régions en compression telles que les zones de subduction ou les chaînes de collision. Elles sont appelées ainsi parce que la déformation entraîne un raccourcissement des terrains initiaux : deux plaques se rapprochent (convergence). On y trouve les tremblements de terre les plus violents et aussi les plus meurtriers à cause de leur situation géographique souvent près des zones à forte densité de population (Chili, Japon, Mexique). C?est aussi le seul endroit où on a des tremblements de terre profonds, jusqu?à 700 km.
    Faille normale
    Les failles normales sont liées aux contextes de distension. Elles sont appelées ainsi parce que la déformation entraîne un étirement des roches initiales. Ces failles sont le résultat de mouvements d?écartement (divergence). Ces zones d?écartement (naissance des plaques) correspondent à l?axe des dorsales océaniques. Elles sont le siège de tremblements de terre nombreux mais relativement modérés. Ces tremblements de terre se produisent à 1 000 ou 2 000 m sous la terre au milieu des océans et dérangent assez peu l?homme.
    Faille transformante
    Les mouvements décrochants sont typiques des failles transformantes. Elles existent aussi en domaine continental comme en Chine, où la plupart des grandes failles actives sont décrochantes. Les failles en décrochement provoquent un déplacement des blocs uniquement dans le sens horizontal : ce sont des zones de coulissage. Elles sont le siège de séismes superficiels. Un exemple célèbre de faille transformante est la faille de San Andreas aux États-Unis, responsable notamment du séisme de San Francisco de 1906.

    Les outils de mesure

    Les sismologues (géologues et géophysiciens spécialistes des tremblements de terre) sont désormais dotés d?outils de pointe pour détecter, enregistrer et interpréter les données sismiques. Il s?agit par exemple des 4 000 sismomètres (ou sismographes) répartis sur la planète. Les plus performants d?entre eux peuvent enregistrer à de très grandes distances des mouvements dont l?amplitude ne dépasse pas le cent millième de millimètre. Pilotés par des ordinateurs dotés de puissants logiciels et reliés en réseau, ils permettent d?obtenir des résultats précis à grande échelle. Installés sur des sites sensibles, d?autres appareils de mesure enregistrent en permanence les paramètres géophysiques permettant de détecter en temps réel les prémices ou la fin d?un tremblement de terre (veille sismique). En effet, des séismes précurseurs de moindre amplitude peuvent se produire avant un séisme majeur. De même, à proximité d?un séisme majeur, de nouveaux séismes continuent fréquemment de sévir : ce sont les répliques. Leur fréquence et leur magnitude décroissent peu à peu avec le temps (parfois pendant près d?un an). Elles sont particulièrement redoutées, car elles déclenchent souvent la destruction des constructions fragilisées par la secousse initiale. Les méthodes de géodésie par satellite ou l?imagerie radar par satellite (SARS) sont les méthodes les plus récentes de la panoplie des géoscientifiques.
    L?identification et la cartographie systématique des zones où la probabilité est grande d?avoir un séisme majeur à moyen terme (quelques dizaines d?années) ont fait des progrès importants. Notamment, les images satellitaires permettent de déceler et d?étudier les déformations de la croûte terrestre sur de grandes étendues et dans des zones difficilement accessibles.

    Les échelles de mesure

    Les tremblements de terre sont caractérisés par deux grandeurs : la magnitude et l?intensité. La magnitude correspond à l?énergie libérée. C?est une caractéristique du séisme. L?intensité correspond à l?effet du séisme en un point donné et diminue quand on s?éloigne de l?épicentre. Pour quantifier la puissance des séismes on fait appelle à des échelles. Les plus connues sont :
    - l?échelle de Mercalli présentée en 1902 et modifiée en 1931 qui comprend 12 degrés ;
    - l?échelle MSK (Medvedev, Sponheuer et Karnik) proposée en 1964 en 12 degrés ;
    - l?échelle EMS 98 (l?échelle macrosismique européenne) dérivée de la MSK (1998) ;
    - l?échelle de Richter (1935) graduée à partir de zéro sur une échelle ouverte, donc théoriquement illimitée.
    Les trois premières sont basées sur les dégâts constatés au sol. Il s?agit donc d?une évaluation subjective réalisée à partir de témoignages humains. Ces échelles d?intensité sont désormais peu utilisées, sauf pour étudier les séismes passés ou dresser des cartes de risques sismiques.
    De son côté, l?échelle de Richter prend en compte objectivement l?amplitude du séisme d?après les mesures des ondes fournies par les sismomètres. Ces mesures permettent de connaître avec précision la quantité d?énergie libérée depuis l?épicentre. L?échelle de Richter est une échelle logarithmique. Ainsi, un séisme de facteur 6 à une amplitude 10 fois plus importantes qu?un séisme de facteur 5, et 100 fois plus importante qu?un séisme de facteur 4 etc. Un séisme de magnitude 6 libère une énergie d?environ 110 kilotonnes soit une dizaine de fois la puissance de la bombe d?Hiroshima. A l?heure actuelle, le plus fort tremblement de terre mesuré sur notre planète a atteint 9,5 sur l?échelle de Richter, il a eu lieu au Chili en 1960 et a fait environ 2 000 morts. L?échelle ouverte de Richter met en évidence que l?amplitude des séismes n?est pas proportionnelle aux dommages causés. Ainsi, le tremblement de terre de Bam en Iran a fait en 2003 plus de 40 000 morts alors qu?il a été mesuré 6,8 sur l?échelle de Richter.

    Prévision

    La prévision à long terme
    L?objectif des prévisions à long terme est d?identifier les zones sismiques, c?est-à-dire de délimiter les régions susceptibles de connaître un fort séisme à plus ou moins longue échéance. La prise en compte de la tectonique des plaques et, surtout, l?étude de la sismicité historique et de la nature de la tectonique régionale permettent d?élaborer des modèles. Ainsi, en connaissant les déplacements observés dans la région étudiée et le comportement des terrains face à la contrainte ; en combinant ces données avec celles concernant les vitesses relatives des plaques, il est possible d?estimer l?état de contrainte d?une région.
    La prévision à court terme
    La prévision à court terme est plus complexe puisqu?il s?agit de déterminer à la fois le lieu, l?instant et la magnitude d?un séisme. Une telle prévision repose sur l?existence de signes précurseurs. De très nombreuses méthodes ont été testées, mais aucune n?a encore donné de résultats tangibles.

    Prévention

    Comme le prouvent certaines fouilles archéologiques, l?homme tente depuis au moins deux millénaires de se protéger des tremblements de terre en adoptant des techniques de construction appropriées. Ce sont les effondrements des édifices bâtis par l?homme qui font le plus de victimes lors d?un séisme. À l?heure actuelle, la prévention par les constructions parasismiques est toujours le meilleur moyen de protéger les humains des tremblements de terre. L?intensité avec laquelle un séisme est ressenti dépend dans une large mesure de la nature des terrains traversés par les ondes. On constate, par exemple, que les ouvrages bâtis sur un sol meuble subissent davantage de dommages que ceux situés sur un sol rocheux. Pour cela, des géologues, des géophysiciens et des mécaniciens des sols font les études préliminaires et déterminent avec précision les emplacements convenables pour de nouvelles constructions. Lorsque les études géologiques sont achevées, c?est au tour des architectes, des ingénieurs de structures et des entrepreneurs d?intervenir pour bâtir des habitations et des ouvrages d?art suivant les règles parasismiques. Désormais, des normes de construction adaptées et l?utilisation de matériaux résistants permettent des prouesses technologiques dans des lieux réputés instables. On sait notamment que, par inertie, les fondations d?un édifice sont solidaires du sol et suivent ses déplacements lors d?un séisme. Par contre, les parties hors sol marquent un temps de retard dans le mouvement ce qui provoque une déformation ou la destruction de la structure. Les constructions parasismiques sont donc conçues pour garder des propriétés élastiques afin de reprendre leur position initiale après un séisme. Pour cela, on assemble différents éléments verticaux et horizontaux qui conservent la cohésion de l?ensemble. Cette technique, utilisée depuis des siècles par les charpentiers, est appelée contreventement. Outre la construction des édifices et des infrastructures selon des normes parasismiques, les moyens de prévention efficaces pour lutter contre les séismes consistent principalement à l?éducation des populations et à l?organisation anticipée des secours.

    Les tsunamis (voir dossier spécial) et autres effets secondaires

    Les tremblements de terre peuvent avoir des effets secondaires impressionnants tels que les tsunamis (du japonais tsu signifiant port et nami, vague). Il s?agit d?une série de six ou sept vagues géantes qui parcourent la surface de la mer et provoquent des raz-de-marée souvent dévastateurs. Les tsunamis sont généralement dus à de forts tremblements de terre sousmarins mais aussi aux éruptions volcaniques sous-marines, aux glissements de terrain ou aux chutes de grosses météorites. Leur amplitude est liée à la géomorphologie et à la profondeur du fond sous-marin. Les vagues déferlant à une vitesse proportionnelle à la racine carrée de la profondeur de l?océan, leur vitesse de propagation peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres par heure en eau profonde. Lorsque le tsunami s?approche du littoral sa vitesse décroît subitement (moins de 50 km/h) tout en conservant le même flux d?énergie. À l?approche de la côte, la vague est donc brusquement freinée et s?élève jusqu?à une quinzaine de mètres voire, exceptionnellement, une trentaine de mètres. En raison de leur grande énergie, les tsunamis peuvent infliger de lourds dégâts aux populations et notamment faire de nombreux tués. On a aussi constaté à la suite de tremblements de terre d?autres types de manifestations en relation avec le monde aquatique comme des vidanges d?étangs et de lacs ou bien encore la disparition, l?apparition ou la modification du débit de certaines sources.

    La sismique au service de l?Homme

    Bien souvent l?homme imite la nature à son profit, c?est le cas pour les secousses sismiques. Un procédé d?exploration géologique appelé sismique-réflexion consiste à provoquer des secousses dans le sol afin d?observer le comportement des ondes réfléchies par les masses rocheuses de natures différentes et les cavités enfouies dans le sous-sol. Pour produire des ondes, les géophysiciens emploient des camions-vibreur ou provoquent des explosions. Les ondes de choc réfléchies sont recueillies par des capteurs géophones. Cette technologie est parfois employée pour la prospection des gisements pétroliers. C?est aussi par sismique-réflexion qu?on peut connaître avec précision le relief des fonds océaniques. On peut comparer cette méthode au phénomène d?écho : quelques secondes après avoir crié dans une vallée encaissée, on entend le retour de notre propre voix réfléchie par la montagne.

    Rédaction : Jérôme Goyallon pour l?Encyclopédie ATLAS ©
    Pour tout savoir sur les sciences, consultez les Mémo-fiches des Editions ATLAS


    Principaux séismes qui ont secoué le monde depuis le début du XXe siècle :

    Décembre 1908 : de 70 000 à 100 000 morts à Messine (Sicile, ITALIE).

    Janvier 1915 : 29 980 morts à Avezzano (ITALIE).

    Décembre 1920 : Plus de 100 000 morts dans le Gansu (CHINE).

    Septembre 1923 : Plus de 140 000 morts à Yokohama, près de Tokyo (JAPON).

    Mai 1927 : 200 000 morts à Nanchang (CHINE).

    Décembre 1932 : 70.000 morts dans le Gansu (CHINE).

    Janvier 1934 : 10 700 morts au Bihar (INDE).

    Mai 1935 : 50 000 morts à Quetta (INDE).

    Janvier 1939 : 28 000 morts dans la région de Chillan (CHILI).

    Décembre 1939 : de 35 000 à 40 000 morts à Erzincan (TURQUIE).

    Février 1960 : 12 000 morts à Agadir (MAROC).

    Septembre 1962 : 12 000 morts à Qazvin (IRAN).

    Août 1968 : 10 000 morts dans le nord-est de l'IRAN.

    Janvier 1970 : 10 000 morts (bilan non officiel) dans le Yunnan (CHINE).

    Mai 1970 : 66 800 morts sur la côte du PÉROU.

    Décembre 1972 : 10 000 morts à Managua (NICARAGUA).

    Mai 1974 : de 10 000 à 20 000 morts, selon les estimations, dans le Sichuan et le Yunnan (CHINE).

    Février 1976 : 26 000 morts au GUATEMALA.

    Juillet 1976 : au moins 240 000 morts (bilan officiel), jusqu'à 700 000 morts, selon les experts occidentaux à Tangshan (CHINE).

    Septembre 1978 : 25 000 morts dans la région de Tabass (IRAN).

    Septembre 1985 : 5 000 morts (bilan officiel), de 10 000 à 30 000 selon une estimation française, à Mexico (MEXIQUE).

    Décembre 1988 : 25 000 morts à Spitak (ARMÉNIE).

    Juin 1990 : 37 000 morts dans les provinces de Ghilan et Zandjan (IRAN).

    Septembre 1993 : 7 600 morts dans le Maharastra (INDE).

    Janvier 1995 : Près de 6 500 morts dans la région de Kobe-Osaka (JAPON).

    Août 1999 : 20 000 morts dans le nord-ouest de la TURQUIE.

    Janvier 2001 : 25 000 morts dans le Gujarat (INDE).

    Décembre 2003 : 31 000 morts dans la ville de Bam (IRAN).

    Décembre 2004 : un séisme d'une magnitude de 9,1 au large de Sumatra (Indonésie) déclenche un tsunami gigantesque qui fait plus de 220 000 morts dans une dizaine de pays d'ASIE DU SUD-EST.

    Octobre 2005 : un séisme d'une magnitude de 7,6 provoque la mort d'au moins 75 000 personnes au PAKISTAN et en INDE.

    Mai 2006 : Près de 6 000 morts à Java (INDONÉSIE).

    Mai 2008 : 12 000 morts en CHINE.


    Photo 1 (Editions Rouge & Or) : Faille de San Andreas en Californie
    Photo 2 (Yoshinori Machida) : Sismomètres
    Photo 3 (Yann Arthus-Bertrand) : Tremblement de terre à Golçuk en Turquie*.

    * Ce cliché est l'une des 463 photographies du CD-rom "La Terre vue du ciel" par Yann Arthus-Bertrand


    POUR EN SAVOIR PLUS :

    Le jour ou Istambul tremblera (article du 29/10/07 - La Croix)

  • Séismes : aucune région du Japon n'est à l'abri en raison des failles "cachées"
  •  Tiré à part 

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