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    Mardi 31/10/17 - Séisme de magnitude 6.5 en Nouvelle-Calédonie, pas de risque de tsunami

    Nouméa - Un séisme de magnitude 6.5 a été enregistré au large des îles Loyauté ce mardi, à 11h42, d'après le site du réseau sismologique de Nouvelle-Calédonie, seisme.nc, affilié à l'IRD. Son épicentre se trouverait à une centaine de kilomètres à l'est de Maré. D'autres sources, notamment le centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique, parlent d'un séisme de magnitude 7. Le foyer pourrait se trouver à 10 voire 15 kilomètres de profondeur. Aucune alerte au tsunami n'a pour l'heure été lancée.

    Dans un communiqué, la sécurité civile explique qu'il «n'existe pas de risque de submersion importante du littoral» suite à ce séisme de magnitude 6.5. «Compte tenu de sa profondeur, de sa localisation et de sa magnitude, des mouvements anormaux du niveau de la mer, d'une amplitude inférieure à 20 cm, pourraient être observés, sur le littoral de la côte Est et des Îles Loyauté» écrit la direction, pour qui «aucune action de la population n'est requise» si ce n'est la «prudence» le long du littoral.

    Source: www.tahiti-infos.com avec Les Nouvelles Caledoniennes


    31/10/17 - Puissant séisme dans l'est de l'Indonésie

    Jakarta - Un séisme de magnitude 6,3 a frappé ce mardi l'est de l'Indonésie, causant des dégâts aux immeubles et faisant fuir les habitants de leurs logements.

    Le tremblement de terre a eu lieu à 32,4 km de profondeur, à 32 km à l'ouest de Hila sur l'île d'Ambon, a indiqué l'institut américain de géologie (US Geological Survey, USGS).

    La secousse fait partie d’une série de cinq secousses ayant frappé la province de Maluku en l'espace de 30 minutes. Les autres étaient toutes d'une magnitude inférieure à 6.

    Aucune victime n'a été signalée pour l'instant et l'alerte au tsunami n'a pas été déclenchée.

    "Il y a eu des dégâts et la situation est encore sous surveillance", a déclaré à l'AFP un responsable de l'agence météorologique indonésienne, Mochammad Riyadi.

    L'Indonésie est située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques cause de fréquents séismes et une importante activité volcanique.

    Un séisme dans la province d'Aceh en décembre 2016 avait fait plus de cent morts.

    Source: www.tahiti-infos.com


    31/10/17 - La terre a tremblé ce mardi soir à côté de Montélimar

    C'est à 21h42 précisément que la terre a tremblé vers Allan, à 9 kilomètres de Montélimar. Selon le réseau national de surveillance sismique, un séisme de magnitude 2.4 a été enregistré.

    La secousse qui n'a visiblement pas occasionné de dégâts a en tout cas agité les réseaux sociaux. Plusieurs messages ont ainsi été postés par des habitants qui s'étonnaient d'une telle secousse.

    Source: www.e-tribune.fr - Rédaction: François Omer


    31/10/17 - Une créature fossilisée unique au Luxembourg

    Le musée national d'Histoire naturelle a fait part lundi d'une découverte qu'il qualifie d'exceptionnelle: il abrite un animal entièrement fossilisé dont le squelette «presque complet» avait été découvert dans le sud du Luxembourg.

    Le musée l'a longtemps conservé ainsi puisqu'il a été mis au jour dans les années quatre-vingt-dix.

    C'est une nouvelle espèce de plésiosaure qui a été découverte: ce grand reptile marin a disparu en même temps que les dinosaures, à la fin du crétacé.

    Le plus drôle dans cette histoire est que ce fossile a été gardé au musée à l'état brut, «sans que personne ne se soit aperçu de son caractère unique et de son importance scientifique pour le patrimoine paléontologique du Luxembourg», commente le paléontologue Robert Weis sur le site du MNHN.

    C'est le seul spécimen quasi complet découvert dans toute la Grande Région.

    Source: www.wort.lu/fr/luxembourg


    31/10/17 - Un petit dinosaure à plumes se camouflait pour échapper aux prédateurs

    Un petit dinosaure à plumes dont le fossile a été découvert en Chine il y a une dizaine d'années utilisait ses différentes couleurs, dont une bande plus foncée autour des yeux, pour éviter d'être repéré par des prédateurs, mais aussi des proies.

    C'est en reconstituant les couleurs de l'animal appelé "Sinosauropteryx", qui vivait il y a 130 millions d'années, que des chercheurs ont pu déterminer qu'il avait de multiples sortes de camouflages qui devaient probablement l'aider à éviter d'être dévoré dans un monde rempli de dinosaures carnivores beaucoup plus gros, dont des cousins du redoutable Tyrannosaurus Rex.

    "Certains dinosaures exhibaient des mélanges sophistiqués de couleurs pour se fondre dans le paysage et tromper les prédateurs et les proies, tout comme les animaux aujourd'hui", explique Fiann Smithwick de la faculté des sciences de la Terre de l'université de Bristol au Royaume-Uni, un des auteurs de l'étude publiée jeudi dans Current Biology.

    Leurs travaux ont consisté à déterminer comment les plumes de couleur foncée étaient distribuées sur l'ensemble du corps, révélant certaines caractéristiques distinctes. Ces distributions de couleurs peuvent également être observées sur des animaux contemporains, chez qui elles servent de camouflage. Les bandes sombres autour des yeux aident les oiseaux modernes à cacher leurs yeux des prédateurs tandis que les raies sur la queue servent apparemment à créer de la confusion chez les prédateurs et les proies.

    "Les dinosaures pourraient nous paraître étranges mais la manière dont leurs différentes couleurs sont distribuées sur leur corps ressemble beaucoup à ce qu'on voit aujourd'hui chez les oiseaux", explique Jakob Vinther, de l'université de Bristol, principal auteur des travaux. Les petits dinosaures avaient des couleurs pour créer un contre-jour avec le dos foncé et le ventre clair qu'on peut voir chez de nombreux animaux contemporains. Cela donne l'illusion que le corps de l'animal est plus plat et moins en 3D.

    Les animaux peuvent ainsi mieux se fondre dans leur environnement et être moins visibles.

    La distribution des couleurs des animaux permet aussi d'en déduire les caractéristiques de leur habitat, ont montré des études précédentes. Ainsi les animaux qui vivent dans des endroits ouverts comme la savane ont souvent des couleurs allant du foncé vers le bas au très clair tout en haut du corps. Pour ceux évoluant dans des endroits plus fermés comme les forêts, c'est l'inverse. Leur corps passe d'une couleur sombre sur le haut à clair plus bas et aussi plus graduellement, expliquent les chercheurs.

    Ils ont ainsi estimé que le Sinosauropteryx devait vivre dans un habitat ouvert avec peu de végétation.

    Source: www.rtbf.be avec l'AFP


    31/10/17 - Paléontologie: le panda est peut-être originaire d’Europe !

    Une équipe de chercheurs ont retrouvé en Hongrie des dents fossilisées similaires à celles des pandas de Chine. Et si le panda était un animal dont la première apparition s’est faite en Europe ?

    Les aléas de l’actualité sont parfois étonnants. Au début de l’été, la Chine a accéléré sa typique « diplomatie du panda » avec les pays européens. Cette pratique consiste à prêter des pandas à certains pays afin d’engager des relations diplomatiques plus sereines. Par ce biais, la Chine soigne également son image.

    Au-delà de ces considérations politiques, la science pourrait venir décrédibiliser cette association Chine/panda qui apparaissait comme soudée pour l’éternité. En effet, le paléoanthropologiste canadien David Begun de l’Université de Toronto a fait une découverte stupéfiante en Hongrie, comme l’explique une publication du 10 octobre 2017 dans la revue Geobios.

    Le chercheur et son équipe ont découvert à Rudabánya (Hongrie) des dents fossilisées similaires à celles des actuels pandas de Chine. Ceci pourrait être une preuve que cet animal, dont l’origine reste méconnue, pourrait venir d’Europe et non d’Asie comme cela a été établi depuis de nombreuses années. Nous savons en revanche que ce seul rescapé de la famille des Ailuropodinae mange du bambou pourtant indigeste alors que son système digestif est celui d’un carnivore.

    Ces dents, anciennes de 10 millions d’années, ont fait l’objet de comparaisons avec d’autres types d’ours et les chercheurs ont estimé que le type d’alimentation de l’animal à qui appartenait ces dents était proche de celui des pandas actuels. Une nouvelle espèce semble avoir été identifiée et un nom lui a été donné : Miomaci panonnicum. Louis de Bonis, de l’Université de Poitiers (France) estime qu’il s’agit là d’un « cousin du panda contemporain » et que « leurs liens de parenté se sont probablement rompus lors de la période du Miocene ».

    Selon l’équipe de David Begun, les pandas auraient migré d’Europe vers l’Asie mais à l’heure actuelle, il est un peu tôt pour l’affirmer fermement. L’hypothèse la plus probante aurait par ailleurs un lien avec le climat. Ainsi, il y a dix millions d’années, l’Europe était plus chaude et humide et comportait des forêts subtropicales, idéales pour le développement de l’animal. Celui-ci aurait quitté sa terre natale il y a cinq millions d’années pour rejoindre l’Asie après un changement de climat ayant rendu l’Europe plus froide et sèche.

    Source: sciencepost.fr avec New Scientist - Rédaction: Yohan Demeure


    31/10/17 - Guyane: Macron soutient le projet minier "Montagne d’or" au cœur de la forêt amazonienne

    À l’occasion de son déplacement en Guyane, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur du projet minier pharaonique baptisé "Montagne d’or".

    C’est sans surprise que le président se range du côté des pro-Montagne d’or (et même si Nicolas Hulot lui avait soufflé le contraire). Ce projet de mine d’or gigantesque sur le territoire guyanais, en pleine forêt amazonienne, inquiète vivement les Amérindiens de Guyane et les ONG de protection de l’environnement.

    Et pour cause : si cette mine devait voir le jour, elle s’étendrait sur 190 kilomètres carrés, soit la surface de 32 stades de France. Un trou si immense qu’il pourrait engloutir la tour Eiffel et qui devra être creusé à l’aide de 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 142 millions de litres de pétrole sur douze ans. Le tout, pile entre deux réserves biologiques exceptionnelles.

    Un projet "bon pour la Guyane"

    Fidèle à l’avis favorable qu’il avait émis à ce sujet lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron, actuellement en déplacement sur le territoire guyanais, a réitéré sa position : "C’est un projet qui, je le pense, sur ses fondamentaux, peut être bon pour la Guyane", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Le Monde.

    En effet, le projet Montagne d’or, porté par un consortium russo-canadien, promet de créer 750 emplois directs et 3 000 indirects. Une aubaine pour la Guyane qui est confrontée à un taux de chômage deux fois plus élevé qu’en métropole. La mine devrait en outre permettre d’extraire 85 tonnes d’or sur douze ans.

    Emmanuel Macron a néanmoins émis trois conditions : -
    - que le projet se conforme à la charte "mine responsable" afin de respecter les critères environnementaux,
    - qu’il favorise avant tout l’emploi local,
    - qu’il soit soumis à un débat public qui aura lieu au premier semestre 2018.

    "L’avenir, c’est la biodiversité", répondent les opposants

    À l’image des ravages causés par l’orpaillage depuis ses débuts sur leur territoire, les chefs amérindiens de Guyane se sont déjà prononcés fermement contre lors d’une réunion publique au mois d’août dernier. Ils craignent la déforestation, la pollution, sans compter que le site aurifère se situe à proximité de plusieurs réserves naturelles.

    Ils dénoncent un "monstre industriel" et les dangers présentés par l’usine de traitement du minerai, qui s’effectue à l’aide de produits dangereux et mortellement toxiques comme le cyanure. Le moindre incident pourrait ainsi durablement contaminer les écosystèmes alentour fragiles et déjà en péril :

    "Ces grands projets sont des chimères, car nous avons un écosystème riche et fragile, donc on ne peut pas faire n’importe quoi. L’avenir, c’est la biodiversité, car elle est riche et se renouvelle", indique Nora Stephenson, l’une des porte-parole du collectif "Or de question" citée par Le Monde.

    Les ONG lui donnent raison. Selon les calculs du WWF, miser sur des alternatives comme le tourisme permettrait de créer six fois plus d’emplois directs que le projet Montagne d’or avec quatre fois moins de subventions publiques.

    Source: speech.konbini.com


    Dimanche 29/10/17 - Pyrénées: La terre a tremblé du côté de Bagnères-de-Bigorre

    Un séisme de magnitude 4 a touché les Hautes-Pyrénées samedi soir, du côté de Bagnères-de-Bigorre…

    Un grondement sourd, les murs d’un mobil-home qui vibrent, un chat effrayé… Les témoignages se succèdent depuis samedi soir sur le site de France Séisme pour décrire ce qu’ont vécu les habitants des Hautes-Pyrénées.

    A 19 h 06, un séisme de magnitude 4 a touché la zone de Bagnères-de-Bigorre. Depuis le début de l'année, c'est la quatrième fois que les Hautes-Pyrénées sont touchées par un séisme.

    La terre tremble régulièrement dans le massif, la plupart des constructions sont d'ailleurs réalisées selon des normes parasismiques. Les Pyrénées sont auscultées depuis des années et ont un réseau de vingt stations déployées par l'Observatoire Midi-Pyrénées sur le versant français qui permet d'accéder en temps quasi-réel à la sismicité de l'ensemble de la chaîne.

    Source: www.20minutes.fr/planete


    29/10/17 - Le Brésil, un pays qui compte de plus en plus pour Total

    La production doit démarrer dans les prochains jours sur le champ pétrolier Libra, en eaux profondes au large de Rio.

    « Le Brésil va devenir un pays important dans notre portefeuille », expliquait récemment Patrick Pouyanné, le PDG de Total. Le pétrolier français va bénéficier du démarrage prochain d'un projet géant en eaux profondes, à 170 km au large de Rio de Janeiro. Il détient une participation de 20 % dans ce champ, baptisé « Libra », aux côtés de la compagnie nationale brésilienne Petrobras (40 %), de Shell (20 %) et des chinois CNPC et Cnooc (10 % chacun). Les premières gouttes de pétrole devraient sortir des puits à partir de la mi-novembre, avec quelques semaines de retard sur le calendrier prévu, a annoncé Petrobras mercredi dernier.

    Il s'agit encore d'une phase de test, où la production sera limitée à 50.000 barils par jour. La dimension finale du projet reste à déterminer. Libra est d'ores et déjà le champ de tous les superlatifs. Il couvre une surface de 1.550 km2 dans l'Atlantique sud, presque l'équivalent du département du Val-d'Oise. La situation du gisement, à plus de 2.000 mètres sous le niveau de la mer, en fait l'un des plus profonds du monde. Le pétrole se trouve sous d'épaisses couches de sel - on parle d'un champ « présalifère » -, ce qui rend son exploitation particulièrement compliquée .

    Total met en avant son expertise dans l'offshore profond, acquise en particulier au large de l'Angola, une zone dont la géologie est proche de celle du bassin brésilien. La production espérée devrait être à la mesure de l'investissement consenti. Total et Petrobras annoncent une production de 150.000 barils par jour à partir de 2021, ce qui ferait de Libra l'un des gisements les plus productifs au monde. Les réserves sont estimées entre 3 et 4 milliards de barils, l'équivalent de trente-cinq années de production.

    Petrobras et Total ont réduit les coûts au maximum pour faire face à la chute du prix du pétrole. L'objectif est de faire tomber le point mort du projet, investissements compris, à moins de 35 dollars par baril.

    Le groupe français explore globalement quinze blocs offshore dans les eaux brésiliennes. Les projets sont tous moins avancés que Libra, mais l'un d'entre eux, Foz de Amazonas, suscite déjà une vive controverse. Située au large de l'embouchure de l'Amazone, la zone de forage envisagée par Total et son partenaire BP se situe à moins de 30 km d'un récif coralien. Greenpeace dénonce le risque environnemental que le projet représenterait pour le récif, ainsi que pour les zones côtières du Brésil et des pays voisins (dont la Guyane française) en cas de marée noire. L'agence environnementale brésilienne a rejeté l'étude soumise par Total, exigeant plus de précisions sur la façon dont le pétrolier comptait réduire les risques écologiques du projet. Total est donc en train de revoir sa copie.

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Vincent Collen


    29/10/17 - Afrique du Sud: Les vols de câbles de cuivre paralysent et ruinent Johannesburg

    Avec un prix du cuivre toujours plus haut, la métropole sud-africaine doit faire face à des vols importants des câbles de son sous-sol.

    De vraies «mafias» paralysent l'activité économique de Johannesburg, en arrachant dans les sous-sols de la ville des kilomètres de câbles électriques en cuivre revendus illégalement en Asie (Chine, Inde…). Récemment, un vol spectaculaire a plongé le centre de la ville dans le noir pendant dix jours. «Les vols de câbles représentent 40 % des coupures d'électricité», assure Louis Pieterse, directeur des opérations à City Power, qui gère l'électricité pour Johannesburg. «Les criminels qui dérobent les câbles de cuivre sabotent notre économie», déplore Herman Mashaba, le nouveau maire de la ville.

    En septembre, 32 km de câbles ont été endommagés en une nuit. Montant des réparations: 2,8 millions d'euros. Le propriétaire d'une laverie a perdu un tiers de ses revenus mensuels. Un café internet a dû doubler ses tarifs pour amortir la location d'un générateur et de son carburant. La plupart de ses clients ne sont pas venus... Le marché est particulièrement juteux pour les voleurs: en un an et demi, le cours officiel du cuivre a bondi de 60%, pour atteindre près de 7000 dollars la tonne en septembre. À l'échelle du pays, ces vols de métaux coûteraient entre 460 et 730 millions d'euros par an, selon Rens Bideman, un expert en métaux, cité par l'AFP. À terme, Johannesburg compte remplacer par ses câbles en cuivre par de l'aluminium. En attendant, la municipalité va sécuriser les 77 bouches permettant d'accéder aux tunnels. Des caméras et détecteurs de fumée vont être installés. Ces mesures coûteront à elles seules près de 350.000 euros.

    Source: www.lefigaro.fr - Rédaction: Mathilde Visseyrias


    Samedi 28/10/17 - Un séisme de magnitude 5,7 enregistré au nord de la terre François-Joseph

    Un tremblement de terre s'est produit samedi au nord de l'archipel François-Joseph, rapporte le Centre sismologique euro-méditerranéen (EMSC)

    Un séisme de magnitude 5,7 (Mw) a été enregistré samedi à 16:16 GMT au nord de la terre François-Joseph, informe le Centre sismologique euro-méditerranéen (EMSC).
    Selon les données de l'EMSC, l'épicentre du séisme se trouvait à 2.891 km au nord de Reykjavik et à 3.025 km au nord d'Helsinki. Le foyer du tremblement de terre était à une profondeur de 10 km.

    Source: fr.sputniknews.com


    Vendredi 27/10/17 - Encore un tremblement de terre en Maurienne, au cœur d'un essaim sismique

    La terre n'en finit plus de trembler en Maurienne. Un nouveau séisme de 3,8 sur l'échelle de Richter a de nouveau été enregistré et ressenti dans la nuit de jeudi à vendredi. La vallée est concernée depuis plusieurs mois par un phénomène d'essaim sismique.

    Les Mauriennais ne les comptent plus. Depuis la terre tremble pratiquement tous les jours. Des séismes qui passaient inaperçus ces derniers mois, mais de plus en plus ressentis, notamment la nuit. Depuis une dizaine de jours, les magnitudes augmentent, mais cela n'inquiète pas les spécialistes qui évoquent un "essaim sismique".

    Source: www.francebleu.fr


    27/10/17 - Une nouvelle application d’une méthode sismique permet de surveiller les eaux souterraines

    Une équipe internationale belgo-franco-allemande a identifié une nouvelle application d’une méthode sismique pour surveiller les ressources souterraines en eau, a annoncé vendredi le sismologue à l’Observatoire royal de Belgique à la tête du groupe de chercheurs, Dr Thomas Lecocq. Il s’agit d’une nouvelle méthode complémentaire aux observations hydrologiques existantes. L’innovation mise au jour par l’équipe consiste à « utiliser le bruit sismique généré par les océans et qui se propage tout autour du monde pour mettre en évidence des changements infimes dans les vitesses de propagation des ondes sismiques dans un aquifère », selon le chercheur belge.

    Un aquifère est une formation géologique ou une roche, suffisamment poreuse et/ou fissurée pour stocker de grandes quantités d’eau tout en étant suffisamment perméable pour que l’eau puisse y circuler librement.

    « Une diminution (ou augmentation) des ressources en eau est couplée à une accélération (ou ralentissement) de la vitesse des ondes sismiques dans les couches géologiques », indique Dr Lecocq.

    Les résultats de leur étude montrent qu’il est possible d’utiliser un réseau sismique pour surveiller l’état de la croûte terrestre à une échelle inaccessible jusqu’à aujourd’hui. Comblant ainsi le vide qui existait entre les observations menées à un niveau local (par piézomètres et gravimètres) et régional (via satellites).

    Les chercheurs ont analysé 30 ans de données sismiques, soit la série temporelle la plus longue issue d’un réseau sismique installé dans le sud-est de l’Allemagne en 1976 et qui est toujours opérationnel aujourd’hui.

    L’étude a été publiée vendredi dans la revue scientifique américaine Nature Scientific Reports.

    Source: fr.metrotime.be avec Belga


    Jeudi 26/10/17 - Un dinosaure végétarien avec des dents qui coupent comme des ciseaux

    Une équipe franco-belge vient de décrire un nouveau fossile de dinosaure herbivore rhabdodontidé mis au jour à Velaux-La Bastide Neuve dans les Bouches-du-Rhône. Les dents de Matheronodon provincialis à la morphologie unique opéraient à la manière de ciseaux pour couper les plantes avant ingestion. Son régime alimentaire était sans doute spécialisé sur des feuilles coriaces des premiers palmiers. Cette étude vient de paraître dans la revue Scientific Reports du groupe Nature.

    Une découverte de terrain

    Ces dernières années, les efforts sur le terrain de Xavier Valentin, Géraldine Garcia de l’Institut de paléoprimatologie, paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements (IPHEP - CNRS /Université de Poitiers) , Pascal Godefroit (IRSNB, Belgique), Bernard Gomez du Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement (LGL-TPE CNRS/ ENS Lyon/Université Claude Bernard) et de l’association de recherche Palaios, en appui avec la commune de Velaux et le conseil départemental des Bouches du Rhône ont permis la découverte de très nombreux fossiles dans la localité de Velaux-La Bastide Neuve, dans les Bouches-du-Rhône. Parmi ces découvertes, citons le sauropode – ou « dinosaure au long cou » – Atsinganosaurus velauciensis, des crânes du crocodile Allodaposuchus precedens, des restes de tortues, des dents de dinosaures carnivores, des ossements de dinosaures cuirassés et de reptiles volants. C’est aujourd’hui une mâchoire et les dents spécialisées d’un dinosaure herbivore appartenant au groupe des rhabdotondidés qui sont décrites et nommées en l’honneur de Philippe Matheron, qui fut en 1869 le premier à décrire des restes de dinosaures de cette famille en Provence, le Rhabdodon priscus.

    Des dents fines et larges pour couper comme une paire de ciseaux

    Les rhabdodontidés sont un groupe de dinosaures herbivores de petite à moyenne taille (maximum 5 mètres) qui dominaient les faunes continentales européennes du Crétacé supérieur, il y a environ 70 millions d’années. Le nouveau taxon, Matheronodon provincialis, est caractérisé par ses dents fines et extrêmement larges, mais au nombre réduit. Lorsque les mâchoires se fermaient et les dents se croisaient, ces dernières agissaient comme une paire de ciseaux coupant une feuille de papier. La dentition des rhabdodontidés a en fait évolué dans une direction opposée à celle des hadrosaures – ou « dinosaures à becs de canards » – qui vivaient également au cours du Crétacé supérieur ; ces derniers se caractérisent par des batteries dentaires sophistiquées, composées d’un très grand nombre de petites dents qui pouvaient être très rapidement remplacées dès qu’elles étaient usées.

    Un régime alimentaire sans doute très spécialisé

    Dans plusieurs localités en Europe où les rhabdodontidés sont trouvés, la végétation inclut des plantes à grandes feuilles très fibreuses, dont les tous premiers palmiers. Matheronodon, ainsi que les autres rhabdodontidés, se nourrissaient probablement de telles plantes et ils étaient sans doute des consommateurs spécialisés de ces feuilles coriaces. En effet, plutôt que de devoir mâcher interminablement avec des dents plates, leurs mâchoires à dents uniques découpaient plus efficacement, voire éminçaient, les aliments végétaux avant de les ingérer en quantité.

    Source illustrée: CNRS


    26/10/17 - La plus longue piste connue de dinosaure sauropode révélée dans le Massif du Jura

    En 2009, la découverte d'empreintes d'un dinosaure gigantesque à Plagne (département de l'Ain, France), dans le Massif du Jura, avait été annoncée par le CNRS, donnant lieu à une importante couverture médiatique. Plusieurs campagnes de fouilles ont été menées de 2010 à 2012 par le Laboratoire de Géologie de Lyon, mettant au jour la plus longue piste de dinosaure sauropode actuellement connue au monde. Les résultats de ces années d’observation ont été publiés dans la revue Geobios cet été.

    Il y a huit ans, le 5 avril 2009 des membres de la Société Des Naturalistes d'Oyonnax (SDNO) signalaient la découverte d'empreintes de pas de très grande taille sur un chemin de débardage de la commune de Plagne. Une expertise menée par des scientifiques du Laboratoire de Géologie de Lyon, suivie d'une prospection sur le plateau incliné de Plagne, ont confirmé cette observation et révélé la présence de nombreuses empreintes et de pistes sur 3 hectares de prairie ouverte.

    Une piste de 155 mètres a été retracée et les empreintes ont été identifiées dans des niveaux calcaires permettant de les dater précisément. Elles remontent ainsi au Tithonien inférieur (Jurassique supérieur, -150 Ma). A cette époque, le site de Plagne était situé sur la marge sud-est de la plateforme carbonatée jurassienne, dans un environnement de vasière littorale protégée de la mer ouverte.

    Trois campagnes de fouilles estivales (2010-2012) ont été nécessaires pour arriver à ce résultat, cumulant 2 700 journées de travail. L'une des difficultés de l'étude d'un tel objet s'étirant sur plus de 150 mètres et couvrant environ 1 500 m², est d'associer une cartographie générale du site (position relative des empreintes) et un relevé millimétrique des traces (morphologie et anatomie des empreintes). La cartographie aérienne a été réalisée par l'hélicoptère drone "Drelio" (Laboratoire de Géologie de Lyon). Parallèlement, un relevé lasérométrique 3D de résolution millimétrique a été réalisé par la société ATM.3D, associé à une couverture orthophotographique.

    La piste étudiée développe 110 pas successifs et s'étire sur 155 m de long (PGN.01), les empreintes présentant diverses morphologies selon la plasticité du sédiment originel et les conditions de conservation. La partie amont protégée par un banc de 50 cm de calcaire a été délicatement fouillée révélant une vingtaine d'empreintes de mains et de pieds dans un excellent état de conservation.

    Les empreintes de mains présentent cinq marques de doigts circulaires organisées en arc de cercle, sans traces de griffes. Les empreintes de pieds, mesurant de 94 à 103 cm, sont allongées et portent cinq marques de doigts elliptiques. Les caractéristiques biométriques des empreintes et de la piste révèlent un animal de très grande taille développant des enjambées de 2,80 m en moyenne et se déplaçant à 4 km/h. La morphologie de ces empreintes indique qu'il s'agit d'un nouvel ichnotaxon, Brontopodus plagnensis, dinosaure sauropode titanosauriforme dont la taille est évaluée à au moins 35 m de long pour une masse de 35 à 40 tonnes.

    Les sites à empreintes de sauropodes connus dans le monde révèlent fréquemment la présence simultanée de pistes de dinosaures carnivores bipèdes aux pieds tridactyles caractéristiques (dinosaures Théropodes). C'est le cas à Plagne où plusieurs pistes de théropodes ont été repérées. L'une d'entre elles (PGN.02), croisant la piste du grand sauropode, a été mise au jour pendant les fouilles. Elle s'étire sur 38 mètres, développe 18 pas successifs et est attribuée à l'ichnogenre Megalosauripus.

    L'étude scientifique du site de Plagne se prolonge par un projet de protection et de valorisation de ce patrimoine, actuellement mené par la commune de Plagne, la Communauté de Communes du Pays Bellegardien, le Département de l'Ain et la région Rhône-Alpes-Auvergne, en association avec l'équipe scientifique. L'objectif principal est la protection de ce patrimoine géologique unique et sa présentation au public.

    Source: www.insu.cnrs.fr


    26/10/17 - Un nouveau dinosaure géant découvert en Afrique

    Une équipe internationale de paléontologues a découvert de grandes empreintes fossilisées dans le sol à l’ouest du Lesotho dans le sud de l’Afrique. Elles appartiennent à une nouvelle espèce de dinosaure bipède, un carnassier géant nommé "Kayentapus ambrokholohali". Grand comme quatre lions, long de neuf mètres et haut de trois mètres au niveau des hanches, il serait le plus grand théropode à ce jour sur le continent, où il vivait il y a 200 millions d’années.

    La découverte a été faite à l’ouest du Lesotho par des chercheurs des universités du Cap (Afrique du Sud), de Manchester (Royaume-Uni) et de São Paulo (Brésil). Ils ont mis au jour les plus grandes empreintes de pattes à trois orteils trouvées jusqu’à présent sur le continent africain : 57 cm de long et 50 cm de large. Vu ces mensurations, ils en ont déduit qu'il s’agissait d'un dinosaure géant du groupe des « méga-théropodes », le groupe qui compte l'un des plus grands carnivores terrestres ayant existé, le fameux Tyrannosaure rex.

    Un géant vieux de 200 millions d’années

    Le lieu de la découverte est également important, car ces nouvelles traces de pattes ont été trouvées sur une couche géologique datant du début du Jurassique, sans doute sur le site d'une rivière préhistorique, d’après les craquelures de dessèchement de la terre. Les chercheurs en déduisent que le Kayentapus ambrokholohali aurait foulé ce sol il y a près de 200 millions d'années.

    C'est la première fois qu'on trouve des preuves de vie d'un dinosaure aussi grand datant de cette époque et dans cette zone. Jusqu'à présent les paléontologues pensaient qu'il n'y avait que des dinosaures de trois à cinq mètres de long en moyenne qui vivaient là. Bien plus petit que le géant de neuf mètres qui a laissé ses empreintes sur ce lit de rivière desséchée.

    Site unique en Afrique

    D’après Lara Sciscio, chercheuse à l’université du Cap, « ces empreintes de pied de grande taille sont très rares dans le monde. Il n’existe qu’un seul autre site connu datant également de 200 millions d’années où des traces similaires ont été découvertes. Il se situe en Pologne. »

    Cette découverte marque donc « la première présence de très grands dinosaures carnivores au début du Jurassique dans le sud du Gondwana, le continent préhistorique qui s’est plus tard brisé pour former l’Afrique et les autres masses continentales », explique la paléontologue.

    En effet, ce n'est seulement qu'à partir du Crétacé, soit 55 millions d'années plus tard (il y a près de 145 millions d’années), que les autres méga-théropodes, comme le Tyrannosaure rex, ont commencé à apparaître selon les fossiles et les empreintes trouvées jusqu’à présent.

    Source: www.rfi.fr/science - Rédaction: Jeanne Richard


    26/10/17 - Inde: Un fossile de monstre marin vieux de 150 millions d’années découvert

    C’est une découverte spectaculaire et remarquable. Le squelette d’un monstre marin, l’ichtyosaure, a été retrouvé à l’extrême ouest de l’Inde, dans le district de Kutch.
    Ce fossile « d’ancien dragon des mers » vieux de 150 millions d’années a été découvert par une équipe de chercheurs indiens l’année dernière, révèle une étude publiée ce mercredi dans la revue Plos One.

    Un éclairage sur l’évolution

    Cette découverte pourrait révéler de nombreux secrets sur l’évolution de cette espèce du Jurassique. « C’est une découverte stupéfiante, explique le paléontologue Guntupalli Prasad de l’Université de Dehli. Non pas parce qu’il s’agit de la première trouvaille d’ichtyosaure sur le territoire indien, mais parce que cela éclaire sur l’évolution et la diversité des ichtyosaures dans cette région de l’ancien Gondwana et les liens biologiques de l’Inde avec les autres continents du Jurassique ».

    Si le squelette du fossile est bien conservé, il n’est toutefois pas complet. Certaines parties à l’avant et à l’arrière font défaut mais la taille de l’animal est estimée à 5,5 mètres.

    Des capacités de déplacement extraordinaires

    L’observation du squelette par les scientifiques a aussi permis de déterminer son alimentation. « Nous pouvons déduire de l’usure de ses dents que cet ichtyosaure était un prédateur de haut vol qui se nourrissait de nourriture dure et abrasive, y compris de mollusques marins, poissons et autres reptiles », a poursuivi le chercheur.

    La découverte du fossile à cet endroit du globe conduit les scientifiques à s’interroger sur les capacités phénoménales de déplacement de ces ichtyosaures. « Cela indique la possibilité que les ichtyosaures aient pu se déplacer entre (ce qui est maintenant) l’Europe, l’Inde occidentale, Madagascar et l’Amérique du Sud », explique Guntupalli Prasad.

    Reste désormais à explorer le district de Kutch dans les années qui viennent pour retrouver d’autres fossiles d’ichtyosaures et de reptiles marins. Avec une ambition pour le chercheur indien : « Nous espérons que notre découverte pourra susciter un regain d’intérêt pour la recherche sur les fossiles de vertébrés dans cette région ».

    Source illustrée: www.20minutes.fr/sciences


    26/10/17 - Les chats à dents de sabre rôdaient en Europe en même temps que les Hommes

    Des chercheurs ont analysé les génomes mitochondriaux d’anciens représentants de trois espèces de félins à dents de sabre, levant un peu le voile sur l’histoire de ces animaux. Les données suggèrent que ces animaux ont partagé un ancêtre commun avec tous les chats modernes y a environ 20 millions d’années. L’étude suggère par ailleurs que les chats à dents de sabre rôdaient en Europe en même temps que les premiers Hommes.

    Aujourd’hui, grâce à Diego de L’Âge de glace, les tigres à dents de sabre nous semblent sympathiques. Vous auriez pourtant tout fait pour ne pas les croiser il y a 50 000 ans, lorsque certains spécimens peuplaient la Terre. En plus de leurs impressionnantes canines, ils possédaient également une force incroyable dans leurs pattes antérieures, ne laissant aucune chance à leurs proies. Malgré ces connaissances, l’histoire de ces anciens félins reste encore ponctuée de mystères. L’analyse des génomes mitochondriaux d’anciens représentants de deux espèces connues nous permet aujourd’hui d’en savoir un peu plus.

    Homotherium est un genre éteint de félin à dents de sabre, physiquement assez proche du Smilodon (tigre à dents de sabre). Quand les humains modernes ont commencé à errer en Europe il y a environ 50 000 ans, ce chat aux dents en forme de burin était probablement là pour les saluer. L’analyse génétique d’une mandibule retrouvée en mer du Nord il y a quelques années confirme en effet la théorie selon laquelle cet ancien félin vivait en Europe à cette époque. Jusqu’à récemment, le plus ancien fossile d’Homotherium de la région datait d’il y a environ 300 000 ans, ce qui amena de nombreux paléontologues à penser que l’animal avait disparu de ces contrées depuis. Finalement, l’espèce rôdait encore en Europe il y a 28 000 ans.

    Les scientifiques ont également pu reconstituer des génomes mitochondriaux très détaillés d’un cousin nord-américain d’Homotherium et d’une espèce complètement distincte, le Smilodon. Ce nouveau travail nous montre aujourd’hui que Homotherium et Smilodon partagent finalement un ancêtre commun avec tous les chats vivants aujourd’hui, qui vécut il y a environ 20 millions d’années. Les deux espèces ont par ailleurs divergé il y a environ 18 millions d’années. Cela signifie-t-il pour autant que des fragments d’ADN de tigres à dents de sabre pourraient encore se cacher dans les gènes de votre chat ? Impossible à dire pour le moment.

    « Pour le savoir, nous aurions besoin d’ADN nucléaire », explique Johanna Paijmans, de l’Université de Potsdam en Allemagne et principale auteure de cette étude. Cet ADN est en effet localisé dans le noyau des cellules eucaryotes sous forme de chromosomes, hérité pour moitié du père et pour l’autre moitié de la mère. L’ADN mitochondrial n’est transmis que par la mère. « Mais », ajoute-t-elle, « mon chat est allongé sur le canapé en ce moment, et je peux vous assurer qu’il n’a rien d’un chat à dents de sabre ».

    La découverte soulève par ailleurs de nouvelles questions sur la disparition de ces félins. Il est néanmoins fort probable que ces animaux aient été victimes, eux aussi, de l’extinction il y a 10 000 ans de la mégafaune de l’ère glaciaire, à l’instar du mammouth laineux et de l’ours des cavernes. L’Homme commençait à se répandre, il n’y avait pas de place pour tout le monde.

    Source: sciencepost.fr avec m.phys.org - Rédaction: Brice Louvet


    26/10/17 - Pierres précieuses: Le saphir de Madagascar pris d’assaut

    40% du saphir écoulé sur le marché international vient de Madagascar, mais malheureusement, la plupart sont exportées illicitement. Le ministère en charge des Mines tend à redresser la situation.

    Madagascar : l’île aux Trésors. C’est incontestable, car le sous-sol malgache regorge d’importants gisements de pierres précieuses, telles que le diamant, le saphir et d’or.

    Selon les résultats des études rapportés par le ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, 40% du saphir circulant sur le marché mondial provient de Madagascar. D’autres constats iront même jusqu’à stipuler que c’est la moitié, mais que la plupart des exportations de cette variété de pierre précieuse sont effectuées d’une manière illicite.

    Le marché asiatique demeure la principale destination des pierres précieuses à l’état brut de Madagascar. Parvenues dans les pays de ce continent, les gemmes brutes sont taillées pour être par la suite, revendues sous d’autres noms, à des prix incomparablement plus élevés, sur les marchés américains et européens.

    « Nous savons tous que les pierres précieuses d’Ilakaka et de Kianjavato rayonnent dans les vitrines des autres pays, à l’étranger, mais seulement après avoir changé de noms. De ce fait, ces produits finis ne contribuent aucunement au développement du pays, mais représentent par contre, un manque à gagner pour l’Etat », avance le ministre Ying Vah Zafilahy.

    Trois exposants iront à Londres

    Les statistiques officielles ont démontré que les exportations des pierres précieuses ne contribuent qu’à 18% seulement dans le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays. Le peu de ces richesses, déclaré à l’exportation est à l’état brut, alors qu’une fois taillée, son prix peut atteindre cinq fois plus que celui de l’original. Par exemple, pour le saphir, le gramme à l’état brut est d’un million d’ariary à l’exportation. Alors qu’après avoir été taillée, la pierre ne pèsera plus que de 0,7 gramme, mais aura une valeur atteignant les 7 millions d’ariary.

    Pour remédier à cette situation, le ministère de tutelle se mobilise pour améliorer l’accès des opérateurs sur le marché international. Dans cette optique, un concours de lapidairerie a été organisé vers le début de ce mois. La remise des prix des lauréats s’est tenue ce 25 octobre au siège du Mining Business Center (MBC) à Ivato. Le concours vise surtout à promouvoir l’expertise malgache dans le secteur.

    A l’issue du concours, trois candidatures sur les dix-huit participants ont été sélectionnées pour exposer leurs produits durant la Conférence internationale des gemmologues et des professionnels de la bijouterie, à Londres. Les trois gagnants de ce concours sont le lapidaire Pierre Ranarivelo, la société Stone’s World Madagascar et le Royality gemmes Madagascar. Leurs oeuvres ont été jugées par des experts internationaux, sur leur qualité par rapport aux normes internationales.

    Source: www.lactualite.mg - Rédaction:
    Michella Raharisoa



    26/10/17 - On comprend mieux la cause de la plus grande éruption de boue du monde

    A Java, depuis 2006, des torrents de boue jaillissent d'un volcan, obligeant la population à fuir. Les entrailles de ce mystérieux volcan ont enfin été révélées par une équipe de l'université d'Oslo.

    « C'est le seul exemple d'une telle ampleur d'un volcan de boue continu sur la planète, même s'il y en a eu d'autres dans l'histoire ». Adriano Mazzini, chercheur à l'université d'Oslo, étudie depuis son apparition il y a 11 ans cet étrange objet géologique, baptisé Lusi, qui vomit sans discontinuer un flot de boue responsable à ce jour du déplacement de 60 000 habitants de l'île de Java. Et il vient de publier, avec des collègues, la première étude sismique qui révèle la « plomberie » souterraine à l'origine de l'émission de ces quelques 80 000 mètres cubes quotidiens de boue.

    Pour conduire cette étude, raconte le chercheur, « il a fallu répartir 31 stations sismiques autour de Lusi durant 10 mois, un travail énorme car certains emplacements sont très difficiles d'accès, en pleine forêt, et qu'il nous fallait entre autres changer les batteries chaque semaine... ». Mais l'effort a payé : en croisant les données de leurs appareils, ils ont pu établir une véritable cartographie 3D du sous-sol.

    Un panache hydrothermal à l'origine d'une chimie bouillonnante

    Résultat ? Sous Lusi, qui est situé au beau milieu d'une zone sédimentaire, se trouve un panache hydrothermal de 6 km de profondeur au moins. Et ce panache est connecté à un groupe de volcans tout proches par une sorte de « corridor » profond qui emprunte une ligne de failles. Selon toute vraisemblance, du magma et des fluides hydrothermaux empruntent ce corridor et viennent chauffer les sédiments voisins, alimentant les réactions chimiques qui provoquent la surpression, donc l'éruption de boue. « Cette nature mixte, à la fois sédimentaire et hydrothermale, fait l'unicité de Lusi », résume Adriano Mazzini.

    Alors, quand l'éruption va-t-elle s'arrêter ? Bien qu'il soit impossible de faire des prédictions, ce résultat suggère que l'éruption pourrait encore durer longtemps, puisque son moteur, autrement dit la chaleur du magma, continue d'être alimenté par la zone volcanique. Il se pourrait même —« bien que ce ne soit pas démontré », précise le chercheur— que Lusi soit la première étape d'un processus qui finirait par le transformer en véritable volcan. L'ensemble du système volcanique voisin, appelé Arjuno-Welirang, semble en effet avoir progressé en direction du nord-est, précisément là où est éructée la boue.

    Source: www.science-et-vie.com - Rédaction: Yves Sciama


    26/10/17 - Un volcan est-il en train de se réveiller aux Canaries ?

    Sur l’île de La Palma, aux Canaries, des centaines de tout petits séismes ont été enregistrés ces dernières semaines. Le volcan Cumbre Vieja serait-il sur le point d’entrer en éruption ? Depuis le début du mois d’octobre, il fait l’objet d’une étroite surveillance, qui est, pour le moment, rassurante.

    Une centaine de petits tremblements de terre ont été enregistrés dans les profondeurs marines, sous La Palma, une des sept îles qui composent les Canaries. Depuis le 7 octobre, 352 secousses ont été dénombrées. Elles sont tellement faibles que les habitants de l’île ne les ont pas ressenties.

    Il y en a d’abord eu une quarantaine, entre le 6 et le 7 octobre. La plus forte se situait à 28 km de profondeur et atteignait 2,7 sur l’échelle de Richter (en comparaison, le séisme qui a été ressenti au sud de Rennes à la fin du mois de septembre était à 3,9).

    Après quelques jours de répit et de secousses moins nombreuses, 44 petits séismes ont été recensés le même jour, le 13 octobre, à des profondeurs allant de 14 km à 21 km. Le plus puissant se situait à 2,1 sur l’échelle de Richter, signale l’Institut national de géographie en Espagne.

    Un tsunami gigantesque ?

    Face à ces nombreuses secousses et à la demande du comité scientifique du plan d’urgence volcanique (Pevolca), une équipe d’experts a été envoyée sur place, pour surveiller 24 heures sur 24, l’activité du volcan Cumbre Vieja, en sommeil depuis un demi-siècle. Car une étude conjointe de l’université de Californie et de l’University College de Londres, sur le sujet, est plutôt inquiétante, mais aussi très controversée.

    Dans un article publié en 2001, dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, les Dr Steven Ward et Simon Day estimaient, dans le pire de leurs scénarios, qu’en cas d’éruption de ce volcan, l’île serait détruite et le flanc ouest du Cumbre Vieja pourrait s’écrouler dans l’océan Atlantique, provoquant un gigantesque tsunami.

    Cela représente un morceau long de 25 km, large de 15 km et épais de 1 400 mètres, soit un total de 500 kilomètres cubes de terres et de roches – l’équivalent du volume de 200 000 pyramides de Khéops, notait à l’époque le journaliste scientifique Pierre Barthélémy, sur un blog du site Slate.

    Pour d’autres spécialistes de la question, comme Ian Stewart, directeur de l’Institut de géosciences de Plymouth, au Royaume-Uni, ces résultats sont exagérés. « Je ne vais pas dire que c’est de la foutaise, mais ça ne s’est jamais produit depuis le début de la civilisation », a-t-il expliqué à l’hebdomadaire britannique Herald Express, au début du mois.

    Pas de risque pour la population

    Les experts, coordonnés par l’Institut volcanologique des îles Canaries (INVOLCAN), ont effectué (et continuent de le faire), différentes analyses, dans l’eau, mais aussi sur les pentes du volcan. Ces travaux comprennent l’étude de la température, des pressions, de la salinité de l’eau, de son pH, de la présence de dioxyde de carbone ou de gaz rares etc. Au total, plus de 40 paramètres physico-chimiques sont étudiés.

    Ces tests préliminaires ont permis de rassurer la population. « Le comité scientifique d’évaluation et de surveillance des phénomènes volcaniques (CCES), a conclu que cette activité sismique ne présentait pas de risque pour la population », a déclaré le gouvernement des îles dans un communiqué.

    D’après les scientifiques, il n’y a aucune inquiétude à avoir. Cette activité sismique n’est pas inhabituelle. « Il est tout à fait normal » que des volcans actifs, comme le Cumbre Vieja, provoquent de petits tremblements de terre, « en essaims », comme cela a été le cas ces dernières semaines, précise Maria José Blanco, directrice de l’IGN aux Canaries. Elle a tout de même indiqué qu’il s’agissait du premier essaim de la sorte observé depuis le début de la surveillance.

    Sur cette île volcanique qui abrite 86 000 habitants et considérée comme la plus active de l’archipel (d’un point de vue sismique), les dernières éruptions ont eu lieu en 1949 et en 1971 et étaient plutôt mineures. Celle du volcan Teneguia a permis à l’île de grappiller 2 kilomètres carrés supplémentaires et une nouvelle plage.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/leditiondusoir - Auteur:
    Marie Merdrignac



    Mercredi 25/10/17 - Savoie: un séisme de magnitude 3,66 en Maurienne

    À 5 h 41 ce mercredi matin, une secousse tellurique a été ressentie dans le secteur de La Chambre, en Basse-Maurienne. Le réseau Sismalp l’a classé à la magnitude 3,66, et a situé son épicentre à 5 km de profondeur, sur le territoire de la commune de Montgellafrey.

    Plusieurs autres événements sismiques, mais de magnitude inférieure à 2, ont été enregistrés durant la nuit dans le secteur. La Basse-Maurienne subit depuis plusieurs semaines une intense activité sismique. Le réseau Sismalp évoque un "essaim" de 139 secousses en 60 jours, dont plusieurs ont été ressentis. Aucun dégât n’est cependant à signaler.

    Source: www.ledauphine.com


    Mardi 24/10/17 - Diamants: la Namibie mise sur l’extraction offshore

    C’est un choix dicté par la nature. Alors que les mines exploitées depuis des décennies dans l’aride désert namibien commencent à se tarir, le pays dont les côtés sont réputées riches en pierres précieuses, mise sur l’extraction offshore.

    La production de diamants en Namibie est à un tournant. L'exploitation terrestre de la pierre précieuse fait place à la production de diamants marins. Pourquoi ? L'extraction de la pierre précieuse sur terre est devenue très coûteuse. Elle nécessite de très gros investissements à cause de l'assèchement des réserves sur le continent. Face à cette nouvelle donne, la Namibie à qui la nature a offert des côtes réputées très riches en diamants, n'a d'autre choix que d'intensifier l'extraction offshore, commencée depuis une dizaine d'années.

    Un filon à haut potentiel ?

    Selon l'Agence de presse namibienne (Nampa), au cours des prochaines années, environ 95% de la production de diamants en Namibie proviendra de la mer. Déjà en 2016, près de 1,2 million de carats ont été extraits de l'océan atlantique par la compagnie Debmarine Namibia, un partenariat à 50-50 entre le conglomérat diamantaire sud-africain De Beers et le gouvernement namibien. La production qui représente deux tiers du total extrait du pays renseigne déjà sur l'avenir florissant de l'extraction des petites pierres brillantes en haute mer. Mais cette nouvelle orientation risque de ne pas contenter tous les namibiens notamment le syndicat des mineurs du pays.

    Les activités d'exploitation terrestre du diamant devraient cesser en 2022 en Namibie à cause de la raréfaction de la ressource. « La mine d'Elizabeth Bay sera fermée à la fin de 2018, celle de Daberas à la fin de 2019, Sendelingsdrift en 2020 et la principale, Southern Coastal en 2022 », a confié lundi, 23 octobre, à Nampa, Chavuka Mbidhi, le président du syndicat des mineurs de la région d'Oranjemund, une ville de Namibie située à l'extrémité sud-ouest du pays.

    Les mineurs s'inquiètent

    Or pour l'heure, les mineurs, informés de la fermeture de l'arrêt des activités dans ces quatre mines de diamants terrestres au cours des prochaines années, il y a quelques mois, s'inquiètent. Rien ne leur garantit des postes dans l'extraction offshore.

    « Les informations relatives à la fin prochaine de l'exploitation minière terrestre ont créé un certain mécontentement mais nous comprenons aussi que c'est la nature de la ressource. Les diamants sont finis », a ajouté Shavuka.

    De plus, pour les défenseurs de l'environnement, notamment le Centre for Environmental Rights, la production de diamants marins détruit « irrémédiablement la faune ». Mais pas si sûr que la Namibie qui cherche à s'affranchir de la tutelle des compagnies diamantaires étrangères pour créer sa marque de pierre précieuse, accepte de répondre favorablement aux doléances des activistes environnementalistes.

    Source: afrique.latribune.fr - Auteur: Khadim Mbaye


    Lundi 23/10/17 - Eruption volcanique: Pluie de cendres sur des villages des Salomon

    L'île de Tinakula, inhabitée, ne se trouve qu’à quelques kilomètres au nord des Santa Cruz, un groupe d’îles où vivent 10.600 personnes...

    Des habitants du sud-est de l’archipel des Salomon, dans le Pacifique, ont reçu pour consigne de rester à l’intérieur en raison d’une pluie de cendres due à l’éruption du volcan de l’île de Tinakula.
    Des responsables ont expliqué lundi qu’un manque d’équipements scientifiques compliquait l’évaluation de la situation du volcan, qui se trouve à quelques centaines de kilomètres au nord de l’archipel du Vanuatu, où 11.000 personnes ont été évacuées le mois dernier en raison d’une éruption volcanique.

    Les autorités des Salomon ont indiqué lundi n’avoir aucune idée de la durée de l’éruption du volcan de Tinakula. Cette île est aujourd’hui inhabitée. Mais elle ne se trouve qu’à quelques kilomètres au nord des Santa Cruz, un groupe d’îles où vivent 10.600 personnes.

    Evacuation permanence depuis 1971

    Les deux principaux motifs d’inquiétude de l’éruption de l’île de Tinakula sont les retombées de cendres sur les villages à proximité et l’impact sur le transport aérien, a déclaré à la Solomon Islands Broadcasting Corporation (SIBC) Loti Yates, directeur du Centre de gestion des catastrophes. « Les gens doivent rester à l’intérieur dans la mesure du possible », a-t-il dit. « On pense que les risques d’impact du volcan sur Santa Cruz sont très limités. »

    Tinakula, dont le volcan se réveille régulièrement, comptait une population de 130 personnes jusqu’à ce qu’une éruption oblige en 1971 son évacuation permanente. Il y a quelques semaines, les 11.000 habitants de l’île d’Ambae, aux Vanuatu, ont été évacués du fait du réveil du Manaro Voui, qui a grondé pendant plusieurs semaines avant d’envoyer une pluie de cendres et de roches sur certains villages de l’île. Les autorités des Vanuatu ont estimé vendredi que la situation permettait désormais le retour des personnes évacuées.

    Source: www.20minutes.fr


    23/10/17 - La Chine utilise des navires sans équipage pour une étude géologique des côtes

    La Chine a envoyé deux bateaux sans équipage pour participer à une étude géologique le long de ses 18.000 km de côtes, notamment dans les principales zones côtières.

    L'Institut d'études de géologie marine de Guangzhou a présenté deux bateaux sans équipage, développés par l'Université de Shanghai, pour collecter des données et prendre des vidéos, missions souvent menées par des arpenteurs-géomètres.

    Ces bateaux sans équipage, baptisés respectivement Jinghai N.3 et Jinghaihong, sont transportés à bord du bateau de pêche en mer de nouvelle génération YUEXIAYU 90215, navire de 887 tonnes équipé d'une grue pour les soulever.

    Les vaisseaux ont récemment achevé l'étude de la géologie marine des îles Dongmaozhou, au large de la ville de Sanya, de la province de Hainan, où des géomètres n'étaient pas parvenus à effectuer la leur l'année dernière en raison de l'échouement de leurs bateaux.

    C'est la première fois que des vaisseaux inhabités sont utilisés dans des études de ce genre, a indiqué Wen Mingming, un ingénieur de la filiale de Guangzhou de l'Institut d'études géologiques de Chine (CGS).

    "De nombreuses côtes peu profondes sont dangereuses et présentent de gros risques d'échouement pour les navires des géomètres, alors que les vaisseaux sans équipage peuvent s'adapter, ce qui élimine tout risque pour les géomètres", a-t-il expliqué.

    L'institut de recherche des vaisseaux sans équipage de l'Université de Shanghai est le premier institut chinois à concevoir et à développer de tels vaisseaux dotés de systèmes informatiques et de communication perfectionnés.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Vendredi 20/10/17 - Intense activité du volcan Nyiragongo mais pas de risque d'éruption

    Une intense activité volcanique a été observée depuis mardi à Goma, ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), située au pied du célèbre volcan Nyiragongo, selon des spécialistes qui excluent pour l'heure un risque d'éruption.

    "Les volcans Nyiragongo et Nyamulagira ont connu une intense activité dans leurs cratères respectifs" mardi et mercredi, indique un communiqué de l'OVG, Observatoire volcanique de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

    "Cette activité évolue vers la baisse jusqu'à ce matin de vendredi", selon le communiqué, ajoutant que "les différentes équipes des scientifiques de l'OVG suivent de près cette situation aussi bien sur le terrain qu'au laboratoire".

    Le niveau d'alerte est au jaune, "la population doit continuer à vaquer paisiblement à ses occupations".

    "C'est une activité exceptionnelle. Toute l'activité est concentrée dans le cratère de Nyiragongo", un des volcans les plus actifs et dangereux d'Afrique, a déclaré le directeur scientifique de l'OVG, Célestin Kasereka, à l'AFP.

    A l'intérieur du volcan, la lave coule d'un petit col apparu récemment vers le grand puits, a-t-il expliqué :"Il n'y a pas d'inquiétude sur le flanc du volcan, il n'y a pas de fumerolle".

    Des rumeurs sur une éventuelle éruption volcanique circulaient sur les réseaux sociaux et dans Goma, ville régulièrement en proie à des éruptions du Nyiragongo qui la surplombe, située à une vingtaine de kilomètres au nord.

    La dernière éruption du volcan, haut de plus de 3.000 mètres, remonte au 17 janvier 2002. Elle avait causé la mort de plus d'une centaine de personnes, couvrant de lave quasiment toute la partie est de Goma, y compris un tiers de la piste de l'aéroport de la ville.

    L'éruption la plus meurtrière a eu lieu en 1977 avec plus de 600 morts.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    20/10/17 - Exobiologie: quelle est l'origine de la vie dans l'univers ?

    L'obsédante question de savoir si nous sommes seuls dans l'univers et si, d'une manière plus générale, la vie est universelle, n'a toujours pas reçu de réponse à ce jour. Alors quelle est donc l'origine de la vie dans l'univers ?

    L'origine de la vie dans l'univers pose toujours questions. De nombreuses hypothèses tentent d'y répondre mais nous ne pouvons pour l'instant que conjecturer à partir des éléments découverts au fil des recherches.

    Les avancées dans les différents champs disciplinaires constituant l'exobiologie, allant de l'astrophysique à la biologie, ainsi que les nombreux résultats glanés par les missions d'exploration du Système solaire permettent un certain optimisme quant à l'existence d'une vie extraterrestre qui, sur la base d'arguments présentés ici, reposerait sur une chimie organique du carbone dans l'eau liquide.

    Le passage de la matière à la vie se fit dans l'eau il y a environ 4 milliards d'années avec des systèmes chimiques à base de carbone capables d'autoreproduction et d'évolution. Actuellement, les recherches portent sur la synthèse in vitro d'une vie primitive artificielle, la recherche de fossiles dans les sédiments anciens et la recherche d'un deuxième exemple de vie sur un autre corps céleste présentant des conditions similaires à celles qui ont permis l'apparition de la vie terrestre.

    Les conditions devaient exister sur Mars il y a 4 milliards d'années et peut-être encore aujourd'hui sous la banquise d'Europe, une lune de Jupiter. Titan héberge également une chimie organique particulièrement active. Les molécules organiques détectées dans le milieu interstellaire et la découverte de près de 800 planètes extrasolaires encouragent les scientifiques à rechercher la présence de vie au-delà du Système solaire.
    Note : vous rencontrerez parfois le mot « automate » dans ce dossier. Dans le domaine de l'exobiologie, ce terme, souvent employé dans l'expression « automate chimique », désigne le concept de réactions chimiques avec autoreproduction de molécules, constituant la « chimie prébiotique ». Des structures moléculaires auraient pu ainsi se multiplier, préfigurant le fonctionnement des futurs êtres vivants. Ce concept a notamment été développé par l'astrobiologiste André Brack, auteur de ce dossier.

    Source illustrée: www.futura-sciences.com - Auteur: André Brack, astrobiologiste


    20/10/17 - Ouragans et séismes: les pertes assurées chiffrées à près de 100 milliards de dollars

    Trois ouragans et plusieurs séismes ont frappé l'Amérique du Nord et les Caraïbes au troisième trimestre, causant de très importants dommages qu'a chiffrés le réassurer helvétique Swiss Re. Les estimations pourraient toutefois être réajustées.

    Le réassureur helvétique Swiss Re estime pour l'instant les pertes assurées pour les ouragans Harvey, Irma et Maria ainsi que pour les tremblements de terre au Mexique à environ 95 milliards de dollars (80 milliards d'euros), a-t-il annoncé vendredi. Le réassureur Scor avait fait une estimation similaire début octobre.

    "Les catastrophes naturelles les plus récentes ont été considérables", a souligné Christian Mumenthaler, le directeur général de Swiss Re, cité dans le communiqué.

    Le réassureur zurichois, qui fait en quelque sorte office d'assureur pour les compagnies d'assurances, évalue sa propre charge à environ 3,6 milliards de dollars, net de rétrocessions et d'impôts, a-t-il indiqué dans un communiqué.

    Seulement 175 millions de pertes assurées au Mexique
    Les estimations pourraient toutefois être réajustées a précisé le groupe, relevant que les évaluations des dégâts étaient plus incertaines qu'habituellement. Sur l'ensemble des pertes assurées, les coûts des tremblements de terre au Mexique que devront prendre en charge les assureurs sont pour l'instant estimés à 175 millions de dollars.

    Le séisme de magnitude 7,1 du 19 septembre - une réplique du séisme de magnitude 8,1 du 7 septembre, le plus violent à toucher le pays en 85 ans, responsable d'au moins 98 morts - a fait 326 morts, dont 187 à Mexico, et a endommagé 11.000 logements, dont environ 1.500 vont devoir être rasés, d'après un bilan transmis fin septembre à Reuters par le responsable de la Protection civile au Mexique.

    Source: www.latribune.fr avec l'AFP et Reuters


    Jeudi 19/10/17 - Québec: tremblement de terre dans les Laurentides ce jeudi matin

    Les Laurentides, et particulièrement le village de Labelle, ont été secoués par un léger tremblement de terre ce jeudi 19 octobre peu après 7 heure du matin.

    Le séisme de magnitude 3.1 sur l’échelle de Richter a été ressenti par des résidents de la région. On ne rapporte, jusqu’à présent, aucun dommage.

    Le séisme s’est produit à 10 km de profondeur à la latitude : 46.18 nord et à la longitude 74.75 ouest.

    Source: www.meteomedia.com


    19/10/17 - La côte sud du Japon frappée par un séisme de magnitude 6.1

    «Un séisme fort», de magnitude 6.1 sur l'échelle de Richter, a frappé jeudi matin la côte sud du Japon. Les autorités japonaises n’ont pas encore émis d’avis de risque de tsunami sur l'ensemble des zones concernées.

    L'Agence météorologique japonaise a précisé de son côté que la magnitude du séisme ne dépassait pas 5.6. A l'en croire, l'épicentre se trouvait au nord-est d'Okinawa, à 10 km de profondeur.

    Selon les services géologiques américains (USGS), seules de faibles secousses ont dû être ressenties sur les îles de la préfecture de Kagoshima et le risque de destructions est faible.
    Le Japon subit chaque année plus de 20% des séismes parmi les plus puissants recensés sur la planète.

    Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des séismes les plus forts enregistrés sur Terre. Les dégâts restent toutefois limités, même en cas de fortes secousses, en raison des normes de construction très strictes.

    En mars 2011, un séisme de magnitude 9 avait fait quelque 18.000 morts et disparus et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, où les coeurs de trois réacteurs (sur six au total) étaient entrés en fusion. Il s'agissait de l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire depuis la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

    Source: fr.sputniknews.com


    19/10/17 - D'où viennent les séismes en Corse?

    La terre a faiblement tremblé mercredi 18 octobre dans le centre Corse, réveillant une partie de la population, mais sans occasionné de dégâts. Les séismes ne sont pas rares dans l'île considérée toutefois comme "une zone à aléa très faible".

    Le tremblement de terre a été enregistré par le RéNaSS, le Réseau National de Surveillance Sismique et mesuré à une magnitude de 3,1 sur l'échelle de Richter. Son épicentre a été localisé à 8 km de Corte et à 10 km de profondeur.

    Mais les séismes situés sur la partie émergée de la Corse sont plutôt rares, explique Jérôme Vergne, sismologue au RéNaSS. Ils sont bien plus fréquents en mer et dans des pays voisins.

    La Corse, une "zone à aléa sismique très faible"

    Dans les cartes d'aléas sismiques, qui quantifient le risque d'une secousse forte dans un intervalle de temps relativement court, la Corse est considérée comme "une zone à aléa très faible", au même niveau que les zones aux aléas les plus faibles sur le territoire continental que ce soit le Bassin parisien ou le Bassin aquitain.

    "Malgré tout, il y a de manière assez régulière des petits séismes", explique Jérôme Vergne. "Les séismes sur la partie continentale de la Corse sont relativement rares, même s'il y en a eu qui ont probablement atteint la magnitude de 4 voire 5 dans les 300-400 dernières années."

    Une activité sismique plutôt en mer

    En revanche, c'est bien en mer, autour de la Corse, qu'il existe des zones avec une sismicité un peu plus importante capable de générer des séismes de magnitude 5 et plus.

    "C'est essentiellement toute une zone qui est située en mer, à l'Ouest de la Corse, au Sud de la mer Ligure où on a eu dans le passé des séismes beaucoup plus importants. Le dernier en date était en 2011. Il avait dépassé la magnitude 5 et avait été très bien ressenti en Corse."

    D'où viennent les séismes en Corse?

    L'histoire tectonique de la Corse et de la Sardaigne remonte à plusieurs dizaines de millions d'années, quand la Corse et la Sardaigne étaient attachées à la partie continentale de l'Eurasie, entre l'Espagne et la Provence.

    Il y a environ 30 millions d'années, la Corse et la Sardaigne se sont détachées, créant une petite mer entre le continent, la Corse et la Sardaigne. "Doucement, c'est deux îles se sont décalés vers l'Est dans un mouvement de rotation", explique le sismologue.

    La limite qui sépare aujourd'hui la partie continent Eurasie de la Corse et de la Sardaigne et une zone qui génère encore de la sismicité, "non plus parce que la Corse continue à s'éloigner du continent, mais au contraire parce qu'elle aurait tendance à s'en rapprocher, liée à la remontée de la plaque Afrique, plus au Sud".

    Une grosse activité chez nos voisins italiens

    L'Italie est avec la Grèce, l'un des deux pays de la zone euro-méditerranéenne les plus sujets au risque sismique, beaucoup plus que la France.

    "C'est notamment dû parce qu'au milieu de l'Italie, il y a une zone de rapprochement de plaques tectoniques qui génère une sismicité beaucoup plus régulière, avec des séismes nettement plus importants, comme les séismes de ces dernières années dans la zone de L'Aquila et au Nord", indique explique Jérôme Vergne.

    Le risque associé au séisme en Corse peut donc venir de séismes un peu loin des côtes, mais aussi de séismes nettement plus éloignés, comme par exemple au Nord de l'Afrique.

    "Là où l'on peut avoir des séismes de magnitude supérieure à 7 qui pourraient générer des vagues de tsunami". Elles pourraient atteindre les côtes Corse et celles du continent.

    Source: France 3 Corse ViaStella - Auteur: Grégoire Bézie


    Mercredi 18/10/17 - La terre a tremblé dans le centre Corse

    La terre a tremblé cette nuit peu avant deux heures du matin dans le centre Corse, le séisme d'une magnitude de 3,1 sur l'échelle de Richter a réveillé de nombreux habitants sans faire de dégât.

    Le séisme a été légèrement ressenti à Corte et dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres. Le réseau national de surveillance sismique a enregistré l'épicentre à douze kilomètres de profondeur et à neuf kilomètres à l'ouest de la cité paoline. Il n'y pas de dégât à déplorer heureusement, mais de nombreux habitants ont été réveillés par le bruit produit par le tremblement de terre.

    Ce n'est pas la première fois que la région cortenaise connaît ce genre d'événements, le précédent date seulement du 29 juillet dernier. Il y a également eu plusieurs séismes ces dernières semaines, notamment chez nos voisins italiens, mais selon les spécialistes aucun lien ne peut être fait entre ces tremblements de terre.

    Les habitants ont été nombreux à ressentir le séisme, ou en tous cas, à en percevoir le grondement sourd. "Le lit bougeait" raconte François, un habitant de Corte, "tous les voisins ont été réveillés".

    Selon la DREAL de Corse, la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, le risque sismique est classé en Corse comme « négligeable mais non nul ». L'île est classé dans la zone 1 sur les six zones que comporte le classement du zonage sismique français.

    En juillet 2011, un séisme de 5,2 sur l'échelle de Richter avait été enregistré à une centaine de kilomètres en mer au large du golfe d'Ajaccio. Les secousses avaient été ressenties jusque sur la Côte d'Azur.

    Source: www.francebleu.f - Rédaction:
    Marion Galland et Maxime Becmeur, France Bleu RCFM



    18/10/17 - Volcan à Bali: quels dangers et quels sites menacés ?

    Le mont Agung gronde depuis le mois d'août sur l'île de Bali en Indonésie. Alors que plus de 144 000 personnes ont été évacuées, de nombreux sites touristiques sont menacés par l'activité sismique du volcan.

    Du haut de ses 3000 mètres d'altitude, le mont Agung gronde depuis maintenant près de deux mois, et pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle. Situé sur l'île touristique de Bali en Indonésie, à 75 kilomètres des stations balnéaires prisées de Kuta et Seminyak, le volcan menace de se réveiller, provoquant plusieurs centaines de séismes de faible intensité depuis quelques jours. L'aéroport international de Denpasar, la capitale de Bali, qui accueille chaque année des millions de touristes à la recherche de paysages paradisiaques, n'est pas affecté pour le moment. Cependant, les touristes qui comptent se rendre à Bali dans les prochains jours sont appelés à se munir de masques et de lunettes de protection et de respecter le périmètre de sécurité de 12 kilomètres autour du cratère. Si le volcan Agung entre en éruption, c'est en effet toute l'île qui sera touchée par les cendres et poussières éjectées.

    Volcan à Bali: des sites touristiques menacés par l'éruption

    Situé à seulement quelques dizaines de kilomètres des principales destinations touristiques de Kuta et Seminyak, le mont Agung pourrait menacer plusieurs temples et grands sites touristiques s'il finit par entrer en éruption. Par mesure de sécurité, le temple hindou Pura Besakih, l'un plus grands de l'île situé au pied du mont Agung, a été fermé aux visiteurs samedi dernier.
    Sur place, le ciel bleu et dégagé a déjà laissé place à un épais brouillard. De nouveaux dégagements de fumée blanche au sommet du cratère ont également été détectés par les systèmes de surveillance par satellite ce vendredi. Des nuages contenant des vapeurs d'acide sulfurique ont été observés à une altitude allant de 50 à 200 mètres du sommet du mont Agung.Alors que de nombreux sites touristiques, temples et hôtels se trouvent dans un rayon de 12 kilomètres autour du cratère, de nombreux touristes ont pris la décision d'écourter leur voyages et de quitter l'île de Bali. A proximité du volcan, de nombreux sites de plongée ont également été fermés au public. Lors de la dernière éruption du volcan, le temple Pura Besakih avait été détruit par des coulées de lave.

    Source: www.linternaute.com - Rédaction: Maelenn Le Gorrec avec l'AFP


    Mardi 17/10/17 - Turquie: 6 morts dans l'effondrement d'une mine de charbon

    Au moins six personnes ont été tuées mardi dans l'effondrement d'une mine de charbon à Sirnak, dans le sud-est de la Turquie, a indiqué l'Agence turque de gestion des situations d'urgence (Afad). "A la suite de l'effondrement de la mine à Sirnak, six de nos concitoyens ont perdu la vie", a indiqué l'Afad sur son compte Twitter. Par ailleurs, deux blessés ont été évacués des décombres, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu, ajoutant que des équipes de secours dépêchées sur place poursuivaient leurs recherches en fin d'après-midi.

    La mine de charbon où s'est produit l'accident est située dans la province de Sirnak, dans le sud-est majoritairement kurde de la Turquie. Selon le ministère de l'Energie, cité par Anadolu, les autorités avaient retiré en 2013 le permis d'exploitation de cette mine pour des raisons de sécurité. Les accidents de travail sont fréquents en Turquie, où le fort développement économique de la décennie écoulée s'est souvent fait au détriment des règles de sécurité, en particulier dans la construction et l'exploitation minière.

    Le pays en avait brutalement pris conscience à l'occasion d'un accident survenu dans une mine à Soma (ouest), il y a trois ans : 301 mineurs avaient été tués dans une mine de charbon après une explosion et un incendie qui ont provoqué l'effondrement d'un puits.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    17/10/17 - USA: un super-volcan menace la Terre entière

    Le super-volcan du parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis, serait en passe de se réveiller. Un groupe de chercheurs américains estiment que l’éruption pourrait plonger la Terre dans un hiver volcanique.

    640 000 ans après sa dernière éruption, le super-volcan de Yellowstone (Etats-Unis) est en passe de se réveiller, comme le suppose un groupe de chercheurs de l’Arizona State University. Selon les scientifiques, la température des dépôts fossiles de cendres a anormalement grimpé, ce qui indiquerait qu’une explosion volcanique pourrait avoir lieu plus tôt que prévu, soit, dans "les dizaines d'années à venir", a avancé le volcanologue, Jacques-Marie Bardintzeff, sur LCI.

    "C’est choquant de voir qu’il faut peu de temps pour qu’un système volcanique calme soit finalement sur le point de se réveiller", a souligné Hannah Shamloo, une des chercheuses du projet, citée par Ubergizmo. Et la perspective d’une éruption inquiète les spécialistes. "Il y a 999 chances sur 1000 que ce soit une éruption classique, qui serait déjà importante, et un risque sur 1000 que ce soit une éruption dramatique, que l’on appelle une super-éruption, 1000 fois plus forte, qui pourrait avoir un impact climatique", a expliqué Jacques-Marie Bardintzeff.

    La Terre plongée dans un hiver volcanique

    Comme l'a relevé 20 minutes, l’éruption du super-volcan pourrait entraîner le rejet de 1000 km³ de cendres et de dioxyde de souffre dans l’atmosphère. La Terre pourrait alors plonger dans un hiver volcanique avec une chute brutale des températures sur plusieurs mois ou années.

    2,5 centimètres de cendres stagneraient au sol et des pluies acides dévasteraient l'agriculture. De plus, selon une étude des Nations Unies réalisée en 2010, 90 000 personnes pourraient perdre la vie dans la catastrophe tandis que les denrées alimentaires seraient épuisées au bout de 74 jours seulement. Réjouissant, non ?

    Source: www.planet.fr - Rédaction: Jean Legeard


    17/10/17 - Algérie: seulement un tiers du domaine minier des hydrocarbures est exploré

    L’un des axes sur lesquels la tutelle devra travailler pour assurer une «meilleure attractivité» est celui de la lutte contre la bureaucratie qui règne dans le secteur.

    Le domaine minier national des hydrocarbures est très vaste et demeure peu prospecté et peu connu, puisque seulement 30% de la surface totale sont explorés.» C’est ce qu’a indiqué, hier à Alger, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, qui en appelle, à cet effet, les compagnies pétrolières à investir dans l’amont pétrolier, compte tenu de l’énorme potentiel dont jouit l’Algérie dans ce domaine et de la faible densité de forage estimée à 14 puits par 10 000 km².

    A l’occasion d’une journée portes ouvertes organisée par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), le ministre s’est adressé principalement aux compagnies étrangères (elles étaient une trentaine venues de 25 pays différents) qui avaient manifesté leur intention d’investir en Algérie.

    Le message qu’il voulait transmettre était clair : «Le potentiel hydrocarbure algérien est important et l’investissement étranger est nécessaire pour le mettre en valeur. L’environnement des affaires est en train d’être revu afin de garantir une meilleure attractivité sur un principe gagnant-gagnant.»

    Selon le ministre, l’un des axes sur lesquels la tutelle devra travailler pour assurer une «meilleure attractivité» est celui de la lutte contre la bureaucratie qui règne dans le secteur. Tout en estimant inconcevable que des opérateurs se plaignent de lourdeurs bureaucratiques lors du lancement de leurs projets, Mustapha Guitouni promet de «faire la guerre à la bureaucratie et d’éliminer les entraves légales et administratives à l’investissement».

    D’ores et déjà, il a été décidé l’ouverture d’un guichet unique au niveau d’Alnaft pour recevoir les entreprises, qui pourront désormais solliciter son administration tous les jours, alors qu’elles ne pouvaient le faire auparavant qu’un seul jour par semaine. Un autre axe, non moins important, concerne le cadre légal et réglementaire régissant l’investissement dans ce secteur.

    Ainsi, à travers l’amendement attendu de l’actuelle loi sur les hydrocarbures, «il est prévu l’introduction de nouvelles dispositions pour l’encadrement des activités de recherche et d’exploitation des hydrocarbures en zones onshore ou en offshore», a souligné le ministre, ajoutant que ces dispositions «doivent faire partie des mesures d’encouragement des compagnies spécialisées souhaitant lancer des investissements dans ce domaine». Et de préciser, cependant, que «la règle 51/49 reste immuable, mais sera adaptée au contexte actuel».

    A la question de savoir quand le texte en question sera prêt, le ministre a indiqué qu’il s’agit d’une «loi particulière» et que «les premières moutures de la révision seront connues en juin 2018». S’agissant des aspects les plus concernés par cette révision, M. Guitouni a fait savoir que la réflexion est déjà engagée et qu’elle concernera, entre autres, le dispositif fiscal devant être adapté au contexte actuel où les prix du pétrole ont sensiblement chuté. Pour sa part, le président du comité de directoire d’Alnaft, Arezki Hocini, a affirmé qu’il faudrait au moins six mois pour définir les grands axes de la révision de la loi sur les hydrocarbures en vigueur.

    Source: www.elwatan.com


    Lundi 16/10/17 - France: léger séisme en Vendée

    La terre a tremblé en Vendée dans la nuit d’hier à aujourd’hui d’après des informations de France Bleu Loire Océan. Un séisme de magnitude de 3,6 a été constaté à 0h44, d’après le réseau national de surveillance sismique. L’épicentre se situe à 13 km de Challans. Fin septembre un autre séisme de faible intensité avait secoué la Loire-Atlantique.

    Source: www.lefigaro.fr


    16/10/17 - Les pompiers domptent les feux californiens, le bilan grimpe à 41 morts

    Quelque 11.000 pompiers montraient pour la première fois de l'optimisme en début de semaine, après avoir combattu pendant sept jours les terribles incendies qui ravagent le nord de la Californie et ont fait au moins 41 morts.

    Profitant d'un affaiblissement du vent, les pompiers ont marqué des points en parvenant enfin à commencer de circonscrire les foyers les plus importants et les plus meurtriers.

    Ainsi le "Tubbs Fire", encore hors de contrôle vendredi, était maîtrisé à 70 % lundi matin. Il a réduit en cendres près de 15.000 hectares et tué au moins 18 personnes (dernier bilan à samedi), se hissant en troisième position des incendies les plus meurtriers de l'histoire de la Californie.

    L'"Atlas Fire" était pour sa part contenu à 68 % lundi matin après avoir brûlé près de 21.000 hectares. Et le "Redwood Fire", qui a fait au moins 8 victimes, était contenu à 50 %.

    Le comté de Sonoma à lui seul déplorait 23 morts lundi matin, sur les 41 au total répertoriés dans quatre comtés du nord de l'Etat américain le plus peuplé.

    Calfire, le service des pompiers de Californie, a annoncé dans un communiqué le décès dans un accident de la route d'un contractant privé qui conduisait un camion-citerne d'eau pour réapprovisionner les pompiers.

    Selon ce communiqué, les incendies fulgurants avaient détruit lundi matin plus de 86.000 hectares et quatorze foyers importants étaient toujours actifs depuis la nuit du 8 au 9 octobre. Il y en a eu jusqu'à 22. Au moins 5.700 bâtiments (résidences et commerces) sont partis en fumée.

    Le président américain Donald Trump a déploré lundi matin les "terribles pertes humaines" dans les "incendies dévastateurs sans précédent", rappelant avoir émis une déclaration de catastrophe naturelle pour la Californie.

    "C'est très triste de voir la rapidité à laquelle ils se sont déplacés et ont piégé les gens dans leur maison. C'est quelque chose d'incroyable", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche, entouré des membres de son administration.

    "Le temps d'aujourd'hui (lundi, NDLR) devrait être chaud et avec un faible taux d'humidité, ce qui va continuer à représenter un défi pour les pompiers, mais seulement des vents légers sont prévus", a indiqué Calfire.

    Les "progrès" effectués sur plusieurs fronts, selon Calfire, ont permis de lever des ordres d'évacuation permettant ainsi aux habitants de retourner dans leurs quartiers --40.000 personnes restaient évacuées lundi matin, contre 75.000 auparavant-- pour souvent ne retrouver qu'un amas de débris.
    Victimes âgées

    Ils ont aussi permis aux autorités de lancer véritablement les macabres opérations de recherche d'éventuelles victimes, avec l'aide de chiens renifleurs de cadavres.

    Au dernier pointage officiel donné samedi, un total de 1.643 personnes avaient été signalées disparues dans le comté de Sonoma, et 223 d'entre elles n'ont alors toujours pas été localisées, les autres ayant été déclarées en sécurité.

    Les équipes de recherche se concentrent avant tout sur ces signalements pour orienter leurs opérations, se rendant sur les lieux où ces personnes pouvaient se trouver au moment où les feux ont éclatés, pour la plupart en pleine nuit.

    Selon les premières informations officielles, la plupart des victimes étaient des personnes âgées.
    Le shérif du comté de Sonoma Robert Giordano avait précisé jeudi soir que les dix premières victimes identifiées par ses services avaient, à une exception près, plus de 67 ans.

    Tandis que des personnes évacuées pouvaient rentrer chez elles "avec prudence car des conditions dangereuses persistent", d'autres étaient encore forcées de fuir devant l'avancée des flammes lundi.

    Des renforts continuaient d'ailleurs de converger depuis tous les Etats-Unis --17 Etats ont envoyé des ressources-- et même de l'étranger, avec une contribution de l'Australie. Un convoi d'engins a notamment pris la route depuis l'Utah dimanche.

    Ces incendies ont avancé très rapidement, attisés par des vents soufflant jusqu'à 80 km/h et un faible taux d'humidité dans l'air, dans ces régions très touristiques de Napa et Sonoma où pullulent les exploitations viticoles.

    Plusieurs exploitations, parfois centenaires, ont été totalement ou partiellement détruites. Le vignoble Signorello Estate et l'exploitation de vins biologiques Frey, notamment, ont été totalement dévorés par les flammes.

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    16/10/17 - Le super-volcan italien donne des signes de réveil

    Le super-volcan caché sous Naples, en Italie, inquiète les scientifiques. La zone montre des signes alarmants d’activité. Il semblerait que le cratère, endormi depuis 1538, soit en train de se réveiller. Une éruption serait catastrophique.

    Sur la côte ouest de l’Italie, la région des Campi Flegrei (Champs Phlégréens en français) continue d’inquiéter sérieusement les spécialistes. Selon plusieurs récentes études, cette zone volcanique, formée d’un immense cratère de 13 km, montre d’alarmants signes de réveil. La principale préoccupation des scientifiques est l’activité souterraine de ce super-volcan, situé en plein cœur de la baie de Naples.

    Plus de 3 millions d’habitants concernés

    La « bête » se rapprocherait d’un point de pression critique. Les volcanologues annoncent en effet avoir enregistré « plusieurs signes inquiétants », dont « l’accumulation de tensions tectoniques et la déformation des roches dans la bouche du volcan », peut-on notamment lire sur le site internet du Science Post. En l’espace de 46 ans, le sol s’est élevé d’environ 2 m. Cette élévation du sol est liée à une arrivée de lave profonde en surface. Les volcanologues ont constaté qu’un lac de magma en fusion reposait à 3 km en dessous du cratère. Ce réservoir s’étendrait sur deux ou trois kilomètres de diamètre.

    « La zone où se situe le volcan est une caldeira, confirme Jacques Sintes, président de l’association Terre et Volcans. Ce sont deux petits volcans qui sont entrés en éruption il y a 30 000 ans, ils se sont ensuite effondrés et ont fini par former un seul et grand cratère. » Cette zone s’étend sous le golfe de Naples, à proximité immédiate de la grande région métropolitaine de Napoli, qui abrite plus de 3 millions d’habitants.

    Accident tragique

    La zone est particulièrement dangereuse. Cet été, un tragique accident s’y est produit. Un garçon de 11 ans, originaire de Pouzolles, a franchi une clôture en bois pour s’aventurer dans ce paysage lunaire et crayeux de la Solfatare. Il est tombé dans une faille, ouverte par ce volcan.

    Ses parents ont essayé de le sauver, mais le plancher poreux du cratère s’est écroulé sous leurs pieds. Eux aussi ont trouvé la mort dans une fange gazeuse de boue grise, sous les yeux de leur plus jeune garçon de 7 ans, seul survivant. Depuis des siècles, ce sont les seules morts enregistrées sur le site du volcan.

    Une « chaudière ardente »

    La zone des « Champs brûlants » italiens est considérée comme un super-volcan aussi inquiétant que celui de Yellowstone dans le Wyoming et de Long Valley en Californie. Une éruption serait synonyme de catastrophe. « Cette chaudière ardente est prête à souffler une fois de plus avec une pression accrue et brutale », estiment des chercheurs.

    Une éruption de ce super-volcan italien, survenue il y a 200 000 ans, est considérée comme la plus importante que l’Europe ait jamais connue, causant un terrible hiver volcanique. Certains chercheurs estiment même qu’une autre éruption, il y a 40 000 ans, serait peut-être la cause de la disparition de l’homme de Néandertal.

    La dernière éruption relativement importante du super-volcan des Campi Flegrei remonte à 1538. Plus de 40 kilomètres cubes de matériaux volcaniques avaient alors été déversés et des cendres avaient été retrouvées jusqu’en Sibérie ! Selon les chercheurs, si une nouvelle éruption de ce genre se produisait aujourd’hui, elle pourrait faire des dizaines de milliers de victimes.

    « Impossible de prédire une éruption »

    Les chercheurs rappellent également que les derniers mouvements telluriques importants remontent à 1984. À l’époque, quelque 40 000 personnes avaient été évacuées. La terre s’était alors soulevée de 1,80 mètre en une semaine.

    « Il est impératif que les autorités se préparent », prévient Christopher Kilburn de l’University College London Hazard Center. Pour sa part, Jacques Sintès, le président de l’association Terre et Volcans, souligne, qu’en principe, « il est impossible de prédire précisément une éruption ».

    Si le super-volcan des Campi Flegrei se réveille, la protection civile italienne serait en capacité d’évacuer environ 700 000 personnes vivant à proximité de la zone dans un délai de six jours. Mais on estime que près d’un million d’Italiens se retrouveraient menacés.

    Source: www.ouest-france.fr/leditiondusoir - Auteur: Bruno Alvarez


    Dimanche 15/10/17 - Eruption du volcan Sumatra dans le nord d de l'Indonésie

    Le volcan Sinabung dans la province de Sumatra, en Indonésie, a éclaté la semaine dernière, crachant une colonne de cendres de deux kilomètres vers le ciel.

    L'éruption a eu lieu jeudi à 02h45 heure de Jakarta suivie des tremblements de terre, des panaches de cendres ont parcouru une distance de deux kilomètres dans la direction est et sud-est, et 1,5 km dans la direction sud, a déclaré le porte-parole de la gestion nationale des catastrophes Sutopo Purwo Nugroho.

    L'éruption n'a pas fait de victime et déclenché une nouvelle évacuation d'habitants locaux, a-t-il confié à Xinhua dans un message.

    Le mont Sinabung est l'un des 129 volcans actifs de l'Indonésie. Après au moins 400 ans de sommeil, le volcan Sinabung est entré en période d'éruption depuis 2010. Les autorités ont émis une alerte et établi une zone interdite d'un rayon de sept kilomètres, depuis le 2 juillet 2015, au sud, au sud-est et à l'est du cratère, selon le responsable indonésien.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Vendredi 13/10/17 - Etats-Unis: Un super-volcan du Yellowstone pourrait menacer toute l'humanité

    Le super-volcan du parc américain du Yellowstone pourrait se réveiller un peu plus tôt que prévu et plonger la Terre dans un hiver de plusieurs mois.

    Des chercheurs de l’Arizona State University ont étudié pendant des semaines les dépôts fossiles des cendres retombées lors de la dernière éruption. Après analyse des minéraux, les scientifiques ont noté une évolution de la température en quelques dizaines d’années. Jusqu’alors, ils estimaient qu’il faudrait plusieurs milliers d’années avant d’observer la moindre modification, rapporte National geographic.

    Un « hiver volcanique » à venir ?

    Ces découvertes montrent qu’une explosion volcanique pourrait avoir lieu plus tôt que prévu. « C’est choquant de voir qu’il faut peu de temps pour qu’un système volcanique calme soit finalement sur le point de se réveiller », a déclaré au New York Times Hannah Shamloo, chercheuse de l’Arizona State.

    La dernière éruption puissante dans le Yellowstone s’est produite il y a 630.000 ans explique le National Geographic. Si le volcan venait à se réveiller, plus de 1.000 km³ de cendres et de roches seraient éjectées dans les airs. Un tel nuage pourrait s’étendre sur tout l’ouest des Etats-Unis. L’explosion pourrait même si importante qu’elle pourrait plonger toute la terre dans un « hiver volcanique » ; polluant les eaux.

    La Terre connaîtrait une chute brutale des températures pendant des mois, empêchant toute plante de pousser. Selon les estimations des Nations unies réalisées en 2010, les magasins seraient à court de denrées alimentaires au bout de 74 jours seulement. L’éruption du super-volcan pourrait faire 90.000 morts.

    Source: www.20minutes.fr


    13/10/17 - "Magma Indonesia" une application pour prévenir des risques d'éruption

    En Indonésie, un pays qui compte près de 130 volcans actifs, une équipe de scientifiques a lancé cette année une application consacrée à la volcanologie et aux différents risques de catastrophes naturelles à travers l’archipel. Depuis septembre et la menace d’éruption du mont Agung de Bali, le succès de l’application a été exponentiel, avec plus de 10 000 téléchargements sur Android et plus de 800 000 visiteurs sur le site internet dédié.

    L'application est baptisée Magma Indonesia et elle est en premier lieu consacrée aux volcans. Elle comporte notamment une carte où les « montagnes de feu » sont représentées avec différentes couleurs, depuis le vert pour « rien à signaler » jusqu’au rouge qui indique un niveau de vigilance maximale. Cette carte permet donc de jauger en un seul coup d’œil la situation volcanique de tout l’archipel indonésien – qui s’étend tout de même d’est en ouest sur près de 5 000 km.

    Deux volcans sont actuellement en rouge sur cette carte. D’une part Sinabung, sur l’île de Sumatra, qui est entré en éruption fin septembre. Et Agung, sur l’île de Bali, qui a conduit ces derniers semaines à l’évacuation de près de 150 000 personnes en raison de menaces d’éruption. En plus des volcans, des données relatives aux glissements de terrain et aux derniers séismes sont également disponibles. Et s’il existe un risque de tsunami, là encore, l’application va relayer l’information.

    Diffuser les informations en cas d'urgence

    Magma Indonesia s’adresse en priorité au grand public. En cas de situation de crise, comme une éruption imminente ou une alerte au tsunami, elle permet d’alerter directement les populations, en temps réel, sans passer d’abord, comme cela se faisait avant, par les autorités locales pour que celles-ci relayent ensuite le message. L’idée derrière, c’est de gagner du temps et d’accélérer la propagation de l’information.

    En dehors de ces situations d’urgence, les concepteurs espèrent également faire un travail de pédagogie auprès de la population, pour que celle-ci soit davantage consciente de la réalité géologique qui l’entoure notamment des nombreux mouvements qui ont lieu sur terre et sous terre. Pour rappel, l’Indonésie se situe au point de rencontre de plusieurs plaques tectoniques ce qui en fait notamment une zone très volcanique, qui lui vaut le surnom de « ceinture de feu ». Enfin il s’agit aussi pour cette application d’offrir tout simplement des renseignements de sécurité à jour à tous les randonneurs désireux de faire l’ascension de l’un des nombreux volcans de l’archipel.

    Source: www.rfi.fr - Rédaction: Joël Bronner, correspondant RFI en Indonésie


    Jeudi 12/10/17 - La Grèce touchée par un séisme de magnitude 5,1

    Un séisme de magnitude 5,1 a eu lieu en mer Égée, dans la nuit de mercredi à jeudi. S'il a été ressenti jusqu'à Athènes, aucune victime n'est – pour l'heure – à déplorer.

    Un tremblement de terre de magnitude 5,1 a frappé la mer Egée dans la nuit de mercredi à jeudi. L’épicentre du séisme est situé en mer, au milieu de l’archipel des Sporades (Skopelos, Skyros, Alonissos...) et à proximité de l’île d’Eubée. Il a été assez nettement ressenti pendant une dizaine de secondes peu avant 1h du matin (heure française) à Athènes, située une centaine de kilomètres plus au sud.

    La secousse avait été suivie de six répliques d’une intensité proche de 3. Aucune victime n'a, pour l'heure, été signalée par la police et les pompiers.

    Pas une première

    Les séismes d’intensité moyenne sont fréquents en Grèce. En juillet, deux touristes avaient été tués sur l’île de Kos, proche de la Turquie, après une secousse de 6,7. En juin, une personne avait été tuée à Lesbos, dans la même zone, lors d’un séisme de magnitude 6,3.

    Source: www.ledauphine.com


    12/10/17 - Le bilan s'alourdit encore en Californie, dévastée par les flammes

    Le feu qui a déjà parcouru 70.000 hectares et détruit au moins 3500 bâtiments a tué 23 personnes, mais la situation pourrait empirer.

    Les incendies qui font rage dans la région viticole du nord de la Californie ont fait 23 morts et plus de 550 disparus, mais la situation devrait encore empirer, selon le dernier bilan communiqué mercredi par les secours. Ces derniers redoutent une reprise du vent dans un contexte de sécheresse. Au total, ce sont près de 69.000 hectares et au moins 3500 bâtiments qui ont été détruits par 22 départs de feu dans ce que les autorités locales considèrent comme les incendies les plus meurtriers de l'histoire de la Californie.


    Au centre des opérations de secours, la porte-parole du comté de Sonoma a indiqué que plus de 550 personnes étaient portées disparues sans préciser si elles avaient été victimes des flammes ou n'avaient seulement pas pris contact avec les autorités après avoir fui leur habitation. Des vents soufflant autour de 80 km/h et un taux d'humidité très faible de 10% sont encore prévus pour la journée de jeudi dans le nord de la Californie. Les pompiers travaillaient mercredi à renforcer les barrières anti-feu en prévision d'une reprise du vent. «La possibilité de nouveaux départs de feu augmente de manière exponentielle», a prévenu Ken Pimlott, responsable du département californien des forêts et de la protection incendie. «Ça va être long», a-t-il assuré, avant d'ajouter: «Ces incendies brûlent littéralement plus vite que ne peut courir un pompier dans certaines zones».

    Le président américain Donald Trump a déclaré dès mardi l'état de catastrophe naturelle. Plus de 8000 pompiers luttent contre les flammes, appuyés dans les airs par plus de 70 hélicoptères et 30 avions bombardiers d'eau et des centaines de véhicules au sol. Les autorités de l'Etat américain le plus peuplé ont déjà obtenu des renforts d'Etats proches (Nevada, Washington, Oregon, Arizona) et d'autres devraient suivre.

    La Garde nationale de Californie a également déployé 700 soldats, qui devaient être renforcés mercredi et jeudi par 1800 personnes supplémentaires, a indiqué le major général Dave Baldwin, chef d'état-major du gouverneur de Californie. Des particuliers apportent leur aide également. À l'instar de Chris Hoffmann, 58 ans, au volant d'un des six camions-citerne de l'entreprise de BTP qui l'emploie: «Comme les pompiers ne peuvent pas descendre chercher de l'eau, nous la leur apportons», a-t-il expliqué à l'AFP.

    «Hiroshima»

    Dans le Comté de Sonoma, Santa Rosa, la plus grande ville viticole du pays, a été particulièrement touchée, des quartiers entiers ayant été brûlés les uns après les autres. Les écoles et deux hôpitaux ont dû être fermés. «C'est comme de traverser une zone de guerre», a commenté J.J. Murphy, un jeune homme de 22 ans qui fait partie des milliers de personnes évacuées. L'incendie baptisé «Tubbs» qui sévit près de Santa Rosa et qui a parcouru 11.000 hectares, a tué à lui seul onze personnes et a détruit plus de 570 bâtiments. Il est devenu le sixième plus mortel de l'histoire de la Californie.

    «J'avais cet espoir que ma maison ait survécu... mais...», dit à l'AFP Michael Desmond, 63 ans, en fondant en larmes devant son pavillon réduit en cendres dans le quartier de Coffey Park. «Je la remettrai debout!» lance-t-il en tenant fermement sa boîte aux lettres noircie de suie. «J'avais ma vie là-dedans. Tous mes souvenirs, les albums photo, tout est parti, ça ne reviendra jamais», énumère-t-il, la gorge nouée devant les décombres de sa maison. «Je me sens violé, comme si un voleur était entré», poursuit-il, embrassant du regard les ruines qui s'étendent à perte de vue, formant un paysage lunaire. «Ici, c'est Hiroshima, j'ai jamais vu ça...», lâche incrédule son neveu de 21 ans, venu de San Francisco pour l'aider.

    Le shérif du comté de Sonoma a relayé sur Facebook un ordre d'évacuation pour Geyserville, à une quarantaine de kilomètres de Santa Rosa. Dans ce seul comté, plus de 25.000 personnes ont été chassées de chez elles par les flammes, et 5000 ont trouvé refuge dans des abris temporaires, avait indiqué lundi le bureau du shérif.
    Il y a également six victimes dans le comté de Mendocino et deux dans celui de Yuba. Dans celui de Napa, un centenaire et son épouse de 98 ans figurent parmi les victimes décédées tandis que 13 établissements vinicoles y ont été détruits. Le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a déclaré l'état d'urgence dans plusieurs comtés de la partie septentrionale de l'Etat mais aussi dans le comté d'Orange, dans le Sud, qui est également touché. Un incendie a parcouru plus de 3000 hectares. Quatorze bâtiments ont été réduits en cendres, 22 sont endommagés et 5000 habitants ont dû être évacués.

    Il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences économiques des incendies, selon la Napa Valley Vintners, une coopérative qui regroupe 550 exploitations vinicoles, mais quatre d'entre elles ont été totalement ou en grande partie détruites et neuf ont subi des dégâts. Les vendanges étaient achevées à 90% quand les sinistres se sont déclarés. Jusque là épargnée, la ville de Calistoga, dans la Napa Valley, a été intégralement évacuée mercredi soir, les autorités redoutant que la situation s'y détériore.

    Source: www.lefigaro.fr


    12/10/17 - Un gisement d’hélium gargantuesque se cache en Tanzanie

    L’analyse d’un énorme gisement d’hélium découvert en Tanzanie l’année dernière a révélé qu’il pourrait y avoir beaucoup plus de gaz que les études initiales ne laissaient supposer : il y aurait plus de 2,7 milliards de mètres cubes au lieu des 1,5 milliard de mètres cubes précédemment estimés.

    Il y a quelques mois, un énorme gisement d’hélium était mis à jour en Tanzanie, en Afrique de l’Est, par des scientifiques assistés par une société minière norvégienne. L’hélium, le deuxième élément le plus abondant dans l’Univers, est un gaz essentiel sur Terre, notamment dans la recherche scientifique et aérospatiale, mais il est également utilisé dans l’imagerie médicale, l’industrie électronique, l’industrie nucléaire et la cryogénie. C’est une découverte majeure puisque la raréfaction sur Terre de cet élément chimique faisant partie de la catégorie des gaz dits rares ou nobles inquiète la communauté scientifique. En 2010, Robert Richardson, Prix Nobel américain de physique, avait d’ailleurs indiqué que les réserves pourraient s’épuiser d’ici à 2035.

    Les premières analyses faites en 2016 avec estimé le potentiel de ce nouveau gisement à environ 1,5 milliard de mètres cubes. Or, de nouvelles analyses viennent quasiment doubler ces premières estimations pour atteindre environ 2,7 milliards de mètres cubes. Selon Thomas Abraham-James, PDG de la compagnie Helium One, « c’est vraiment excitant. Nous avons pu montrer de manière assez convaincante qu’il y a beaucoup plus d’hélium que prévu dans ces sous-sols. Il y a ici assez d’hélium pour remplir 2,2 millions d’appareils IRM. Et encore, nous sommes probablement toujours en train de sous-estimer le potentiel de ce gisement ».

    C’est donc une excellente nouvelle. De par sa teneur en hélium, ce gisement pourrait notamment répondre pendant au moins treize ans à la demande mondiale de ce gaz. « Cela va changer la donne pour assurer le futur des besoins de la société en hélium », s’enthousiasmait déjà en 2016 Chris Ballentine, professeur à l’université d’Oxford impliqué dans ces recherches. Rappelons qu’aujourd’hui, les États-Unis sont le principal fournisseur d’hélium avec la réserve d’Amarillo, près de Texas, qui représente ainsi près 35 % de la production mondiale. Selon les données de l’Institut américain de géophysique (USGS), le mètre cube d’hélium se vendait entre trois et sept dollars en 2015, ce qui valoriserait le gisement découvert en Tanzanie à au moins 4,5 milliards de dollars.

    Source: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec www.livescience.com


    12/10/17 - Comment la nature a changé le cours de l'histoire du monde

    Les cataclysmes naturels marquent parfois l'histoire à jamais en changeant le climat de notre planète, en entraînant la mort de civilisations entières ou des migrations massives de population. Parfois, ils aident aussi à stopper des épidémies.

    La disparition de l'Atlantide

    L'éruption du volcan de l'île de Santorin est certainement la plus marquante de l'histoire de l'humanité: elle a détruit la majeure partie de l'île et entraîné la disparition de toute une civilisation située à proximité sur l'île de Crète — la civilisation minoenne. Le soufre volcanique a recouvert les champs et a mis un terme à l'agriculture dans cette zone. Cette éruption volcanique parmi les plus puissantes de l'histoire a conduit à l'apparition de versions scientifiques intéressantes: ainsi, certains chercheurs pensent que l'île de Santorin et la légendaire Atlantide dont parlait Platon désignent le même lieu. Selon d'autres versions, la colonne de feu aperçue par Moïse était justement l'éruption de Santorin, et la mer s'est écartée suite à l'immersion de Santorin dans l'eau. La dernière fois que le volcan a montré des signes d'activité remonte à 1886: des morceaux de lave étaient alors projetés jusqu'à 500 m d'altitude. Cette éruption avait provoqué l'apparition de plusieurs îles.

    Le dernier jour de Pompéi

    Aucun habitant de la ville romaine de Pompéi ne soupçonnait que le Vésuve surplombant la ville était un volcan dormant. Il était considéré comme une montagne ordinaire de forme étrange — comme si son sommet avait été pressé vers l'intérieur pour former une cavité. Depuis longtemps entouré d'arbres, tout le monde ignorait qu'il s'agissait d'un cratère volcanique.

    Aristote, qui avait visité Pompéi bien avant l'éruption, fut le premier à émettre cette hypothèse. Il avait même averti les habitants que le Vésuve était un volcan mais cela n'avait eu aucun effet. Même après le puissant séisme du 5 février 62, presque 10 ans avant le réveil du Vésuve, aucune action n'avait été entreprise. Il s'agissait manifestement des premiers signes d'un cataclysme imminent.

    L'éruption légendaire qui a submergé plusieurs villes a commencé dans la journée du 24 août 79 et a duré près de 24 heures. Pline le Jeune écrivait: «Un grand nuage noir s'avançait rapidement… des flammes longues et fantastiques s'en échappaient, faisant penser à des éclairs de foudre, mais bien plus grands».

    La puissance de l'éruption du Vésuve dépasse celle de l'explosion de la bombe atomique à Hiroshima. Il est difficile d'établir le nombre exact de morts causées par ce cataclysme. De nombreux habitants ont quitté la ville avant la pluie de cendre meurtrière qui a recouvert Pompéi — mais manifestement une grande partie de la population a été tuée en tentant de s'échapper par bateau.

    Krakatoa

    L'explosion et l'éruption du volcan Krakatoa le 27 août 1883 continue d'impressionner par sa puissance et sa destruction phénoménales. Le tsunami de 30 mètres provoqué par l'explosion a conduit à la mort d'environ 36.000 personnes sur les îles voisines. 295 villes et colonies ont été balayées par la mer. La force de l'explosion du volcan (6 sur l'échelle VEI), selon les géologues, était 10.000 fois plus puissante que celle qui détruira Hiroshima le siècle suivant, et était équivalente à l'explosion de 200 mégatonnes de tolite. Le bruit de l'explosion a été entendu sur 8% du territoire de la planète, le flux pyroclastique qui s'est dirigé vers le nord du volcan et a emporté 2.000 vies s'élevait à 900 m. La cendre volcanique emportée par le vent est retombée 10 jours plus tard à 5.330 km du lieu d'éruption (approximativement la distance qui sépare Moscou du Baïkal). L'atmosphère de toute la planète a été perturbée par l'explosion pendant plusieurs jours. La vague d'air suscitée par l'éruption, selon différentes informations, a fait entre 7 et 11 fois le tour de la Terre.

    Le séisme de Shaanxi

    Le plus important tremblement de terre de l'histoire de l'humanité s'est produit le 23 janvier 1556 dans la province de Shaanxi au centre de la Chine. Sa magnitude est évaluée à 11 sur l'échelle de Richter. La destruction a frappé les territoires dans un rayon de 500 km de l'épicentre dans la vallée de la rivière Wei He. Dans certaines régions de la province, notamment là où les habitants vivaient dans des grottes de calcaire qui se sont effondrées dès les premières secousses, il n'y a pas eu de survivants. Dans d'autres régions la mortalité a atteint 60%. Au total, la catastrophe naturelle a fait 830.000 morts.

    Les inondations dans le centre de la Chine

    Le plus grande catastrophe naturelle de l'histoire de l'humanité est l'inondation dans le centre et au sud de la Chine en 1931 qui a tué près de 3,7 millions de personnes et touché plus de 50 millions d'habitants.

    Après la longue sécheresse de 1928-1930 l'hiver avait été particulièrement enneigé. Le printemps de 1931 a été marqué par des précipitations record, et l'été par un nombre record de cyclones: 7 en juillet, la norme étant deux cyclones par an. En juillet, les plus grands fleuves chinois Yangzi, Huai He et Huang He (Fleuve jaune) ont débordé, et dans la nuit du 25 août ils ont atteint le Grand canal et ont balayé les barrages, noyant près de 200.000 personnes qui dormaient à ce moment-là.

    De nombreux corps non enterrés par temps chaud ont provoqué la propagation d'épidémies — typhus, choléra. La pénurie alimentaire a même conduit à certains cas d'infanticide et de cannibalisme.

    Source: fr.sputniknews.com/blogs
    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.


    Mercredi 11/10/17 - Japon: éruption d'un volcan, les habitants mis en garde

    Les autorités locales ont ordonné aux habitants de ne pas s'approcher du volcan de 1.420 mètres d'altitude environ, entré en activité mercredi à 5h34 du matin heure japonaise.

    Le mont Shinmoedake, un volcan de l'île de Kyushu (sud du Japon), est entré en éruption mercredi pour la première fois depuis six ans et ses riverains ont été mis en garde après qu'il eut craché un long nuage de cendres. Les autorités locales ont ordonné aux habitants de ne pas s'approcher du volcan de 1.420 mètres d'altitude environ, entré en activité mercredi à 5h34 du matin heure japonaise. L'agence météorologique du pays a notamment prévenu du risque d'explosion de vitres en raison de violents souffles d'air causés par l'éruption.

    Les cendres se sont répandues. Les cendres se sont déjà répandues jusqu'à 2 kilomètres autour du cratère, et leur panache "a atteint une hauteur de 300 mètres quand le volcan est entré en éruption", selon un responsable de l'agence météorologique. L'éruption va continuer et "devenir plus active", a-t-il prévenu. Les autorités avaient anticipé l'éruption après avoir détecté 90 secousses sismiques le 5 octobre à proximité du volcan, apparu au cinéma dans le James Bond "On ne vit que deux fois" (1967).

    Secoué régulièrement. Situé en plein sur la ceinture de feu du Pacifique, l'archipel nippon est régulièrement secoué par des tremblements de terre et des éruptions, parfois mortelles, de ses nombreux volcans. Le 27 septembre 2014, l'éruption surprise du Mont Otake, dans la préfecture de Nagano (centre), avait été la plus meurtrière depuis près de 90 ans. Une soixantaine de personnes étaient mortes dans cette zone prisée des randonneurs et connue pour ses spectaculaires couleurs d'automne.

    Source: www.europe1.fr - Rédaction: Europe1.fr avec l'AFP


    11/10/17 - Incendies: Trump déclare l'état de catastrophe naturelle en Californie

    En 36 heures, 17 départs de feu ont été enregistrés et 15 personnes sont mortes dans le grand Etat du sud-ouest américain, actuellement en proie à une importante sécheresse.

    Le président américain Donald Trump a déclaré mardi l'état de catastrophe naturelle en Californie. L'Etat, frappé par la sécheresse, est en proie à de gigantesques incendies ayant fait au moins 15 morts et dévasté les régions viticoles au nord de San Francisco.

    "Aide fédérale"

    Donald Trump "a ordonné que l'aide fédérale vienne assister les secours locaux dans les zones affectées par des feux de forêt, qui ont commencé le 8 octobre et sont encore en cours", a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué. Le bilan s'est alourdi dans la journée de mardi à 15 morts, selon un décompte du Washington Post citant les services de secours qui s'attendent à ce que ce bilan augmente alors que 150 personnes n'ont pas encore pu être localisées.

    "Tout est brumeux et silencieux"

    Dans la petite ville de Calistoga, au cœur de la Napa Valley, célèbre pour ses vignobles d'exception, Ceebee Thompson décrit un spectacle digne de Star Wars comme "sur une planète où tout est brumeux et silencieux". Au nord de Santa Rosa, un immense supermarché K-Mart totalement ravagé témoignait de la violence des incendies, dont la plupart ont débuté dimanche soir provoquant la panique dans les régions viticoles de Napa, Sonoma et Mendocino. De nombreux vignerons ont dû fuir leurs propriétés.

    17 incendies en 36 heures

    Plus de 25.000 personnes ont été chassées de chez elles dans le seul comté de Sonoma, et 5.000 se sont réfugiées dans des abris temporaires, a indiqué le bureau du shérif. Selon les pompiers, plus de 46.000 hectares ont été ravagés par les flammes dans toute la Californie où 17 grands incendies ont débuté dans les 36 dernières heures, principalement dans le nord de l'Etat. Ils comptent sur l'affaiblissement du vent pour en venir à bout, car certains feux n'étaient encore contenus mardi qu'à 5 ou 15%. Plus de 2.000 habitations et commerces ont été détruits, a indiqué lundi Jerry Brown, gouverneur de l'Etat américain le plus peuplé.

    Source: www.europe1.fr


    11/10/17 - On vous explique pourquoi les Alpes du Sud ont «perdu» 83 centimètres

    Des géomètres alpinistes ont gravi la barre des Ecrins avec tout leur matériel, pour établir une mesure précise du point culminant de la région Paca. Leur conclusion est surprenante : les Alpes du Sud sont (un tout petit peu) plus basses que ce qu’on pensait jusqu’à aujourd’hui !

    C’est, de leur propre aveu, « un travail de fou » : quatre géomètres et alpinistes ont hissé leur matériel en haut de la barre des Ecrins, dans les Hautes-Alpes, mi-août. Ils ont mesuré le point culminant des Alpes du Sud, avec des GPS professionnels de grande précision. Verdict, révélé cette semaine : les Alpes du Sud culminent à 4.101,17 mètres, soit 83 centimètres plus bas que le chiffre jusque-là mentionné sur les cartes.

    "Ça veut donc dire que les Alpes rapetissent ? Pas du tout", explique à 20 Minutes Michel Baud, géomètre à Aubagne, près de Marseille, qui a participé à l’expédition :

    "Ce n’est pas le sommet qui est descendu, ni une conséquence de la fonte des neiges (rires) ! C’est tout simplement parce qu’on améliore la précision : la dernière mesure calculait au mètre près, donc 4.102 mètres, nous, on mesure au centimètre près. Nos appareils ont relevé 4.101,17 mètres !"

    Les Alpes gagnent 2 mm par an !

    Les deux autres sommets mesurés au cours de l’expédition sont aussi plus bas que prévu : le Dôme de Neige pointe à 4009,3 mètres (contre 4.015 mètres auparavant) et le Pic Lory à 4.086,87 mètres (contre 4.088 mètres).

    Mais cela ne signifie pas que les Alpes sont en train de perdre de l’altitude. Ce serait même plutôt l’inverse. « Il y a une surrection des Alpes, on considère généralement qu’elles gagnent 2 millimètres par an, reprend Michel Baud. On a justement scellé des repères dans la roche, à 10 centimètres de profondeur, pour que les générations futures puissent mesurer et remesurer précisément. Si ça augmente de 2 centimètres tous les dix ans, on le verra ! »

    D’ailleurs, d’ici là, le matériel aura peut-être évolué… « Nous aujourd’hui, on mesure au centimètre près… Peut-être que nos petits-enfants calculeront au millimètre près, glisse Michel Baud. Mais dans ce cas-là, un coup de pied dans un caillou, au sommet, ça changera peut-être tout ! »

    Source: _www.20minutes.fr/planete - Rédaction: Jean Saint-Marc


    11/10/17 - La Terre a failli finir gelée au Carbonifère

    Une étude affirme que notre planète aurait frôlé la glaciation totale il y a 300 millions d’années, quand la plupart du charbon commençait à se former.

    Presque tout le charbon exploité dans le monde depuis la révolution industrielle s’est formé à peu près à la même période, entre 360 et 300 millions d’années. Cette période géologique a d’ailleurs été baptisée «Carbonifère ». À cette époque, la Terre est constituée de deux gigantesques continents, le Gondwana et la Laurussia. La végétation y est très variée. Les angiospermes (plantes à fruits et à fleurs qui dominent actuellement) n’existent pas encore, mais de grands arbres, de la famille des fougères ou des prêles notamment, forment des forêts luxuriantes. «Ce sont principalement les feuilles de cette flore très variée qui donneront naissance aux gigantesques réserves de charbon actuelles, détaille Jean Dejax, paléo-palynologue, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle. Les eaux de ruissellement emportaient ces feuilles pour les amener dans de grands marécages qui remplissaient de vastes bassins sédimentaires qui s’approfondissaient progressivement par un phénomène d’affaissement de la croûte terrestre appelé subsidence. » La matière organique pouvait ainsi s’accumuler dans ces marécages, à l’abri de l’oxygène de l’air, et s’enfouir dans le sous-sol avant d’être oxydée.

    Le phénomène charbon

    Pendant le Carbonifère, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre (derrière la vapeur d’eau), varie beaucoup. Elle pourrait avoir dépassé les 700 parties par million (ppm) avant de chuter en dessous de 200 ppm entre le début et la fin de cette période. À titre de comparaison, la concentration en CO2 est aujourd’hui de 400 ppm environ et ne dépassait pas 300 ppm avant la révolution industrielle.

    La formation du charbon a-t-elle joué un rôle important dans cette baisse, en permettant de stocker de façon durable de grandes quantités de carbone ? Une étude publiée dans les PNAS lundi, modélisant le climat à cette période, l’affirme et laisse même penser que la Terre ne fut pas loin de finir entièrement gelée. « Il est assez ironique de voir que la formation du charbon, qui joue aujourd’hui un grand rôle dans le réchauffement climatique, a failli nous conduire à une glaciation totale à cette époque », remarque l’auteur de cette étude, Georg Feulner, climatologue à l’Institut Potsdam de recherche sur les impacts climatiques (PIK). Si la concentration était descendue en dessous de 40 ppm, ce qui, selon l’auteur, aurait pu se produire sous certaines hypothèses d’inclinaison de l’axe de la Terre, elle aurait alors fini en «boule de neige ». Un état qu’elle aurait peut-être déjà connu il y a 700 millions d’années environ et dont elle aurait pu avoir du mal à sortir. Il lui aurait en effet été très difficile de se réchauffer, car la glace réfléchit une grande partie du rayonnement solaire.

    « Si la formation du charbon a pu jouer un rôle dans le refroidissement à cette époque, ce n’est certainement pas le seul phénomène à considérer, tempère Yves Godderis, climatologue au laboratoire Géosciences environnement Toulouse de l’observatoire de Midi-Pyrénees. Ce n’est peut-être même pas le phénomène principal. En tout cas, cette étude ne le démontre absolument pas.» Un autre phénomène géologique pourrait en effet être à l’oeuvre selon le chercheur français, qui a publié ses travaux au début de l’année dans la revue Nature Geoscience. À cette époque, le Gondwana et la Laurussia se rapprochent pour former bientôt un continent unique, la Pangée. Leur rencontre donne naissance à la gigantesque chaîne hercynienne au niveau de l’équateur. Dans cette zone, la roche-mère enfouie sous des sols très épais est alors mise à nue et va absorber de très grandes quantités de CO2 atmosphérique.

    Source: www.pressreader.com avec Le Figaro - Auteur : Tristan Vey


    Mardi 10/10/17 - Chili: séisme de magnitude 6,3 dans le nord du pays

    L'épicentre de ce séisme se situe à 70 km à l'est de la ville côtière d'Arica, à la frontière péruvienne.

    Un séisme de magnitude 6,3 a frappé le nord du Chili mardi matin, a annoncé l'institut géologique américain (USGS). La secousse a été enregistrée à 70 km à l'est de la ville côtière d'Arica, proche de la frontière péruvienne, à une profondeur de 82 km, a précisé l'USGS, sans faire état de victime ou de dégâts dans un premier temps.

    Une faille géologique

    Le Chili est un des pays les plus touchés par les tremblements de terre. Il a ainsi enregistré ces sept dernières années trois séismes d'une magnitude supérieure à huit. Selon l'institut géologique américain, le tremblement de terre de Valdivia (sud du Chili) en 1960 fut le séisme le plus important jamais enregistré, d'une magnitude de 9,5.

    Les côtes du Chili longent des lignes de faille qui entourent le bassin du Pacifique et qui sont à l'origine de fréquents séismes et éruptions volcaniques. Le nord du Chili avait enregistré un tremblement de terre d'une magnitude de 8,3, suivi d'un tsunami, en septembre 2015, qui avait tué quinze personnes.

    Source: www.europe1.fr


    10/10/17 - Il y a 36 millions d'années, une météorite a chauffé le sol terrestre à 2370°C !

    L'analyse d'un cristal retrouvé sur le cratère d'impact de Mistastin, au Canada, montre que la météorite qui l'a creusé a chauffé le sol à plus de 2370°C : un record de température pour la surface terrestre.

    C'est la plus haute température dont on ait jamais retrouvé la trace sur le sol terrestre... Il y a 36 millions d'années, la météorite Mistastin creusait la surface du Labrador, au Canada, chauffant les roches alentour à plus de 2370°C.

    Aujourd'hui, le cratère de 28 km de diamètre né de cet impact est occupé, en son centre, par un lac (voir photo ci-dessus). C'est sur ses rives qu'une équipe internationale a retrouvé le témoin de cette température : un grain contenant de la zircone, un cristal apprécié en joaillerie pour sa ressemblance avec le diamant. D'après l'arrangement de ses atomes, les chercheurs ont pu déduire que le cristal avait été chauffé entre 2370°C et 2700°C.

    Plus chaud que ce que les spécialistes envisageaient

    « Cette température est extrêmement haute, atteste Frédéric Moynier, de l'Institut de Physique du Globe (Paris). Déjà, la fusion des roches à la surface terrestre se produit aux alentours de 1200°C ». L'impact de la météorite Mistastin a donc probablement vaporisé une partie de la croûte terrestre. Une grosse partie ? Francis Albarède, à l'ENS de Lyon, se montre prudent : « Cette montée en température a duré une fraction de seconde, et était peut-être très localisée ». Ce qui est sûr, c'est que cet échauffement est plus élevé que ce que les spécialistes envisageaient jusqu'ici.

    Source: www.science-et-vie.com - Rédaction: Yves Scamia


    10/10/17 – Mines dans l’espace, la nouvelle frontière

    Les nouvelles ambitions dans l’exploration spatiale pourraient exiger de collecter les ressources naturelles in situ. A commencer par l’eau. Mais les défis restent immenses.

    Au lendemain d'une nouvelle annonce d'Elon Musk, qui décrit la colonisation de Mars par l'humanité - propulsée par ses fusées - comme imminente, et alors que les acteurs (majoritairement privés) du « New Space » sont chaque jour plus engagés dans l'exploitation commerciale de cette dernière frontière, une nouvelle « space race » se développe, pour le forage des ressources minières spatiales.

    L'idée d'exploiter les ressources naturelles des astéroïdes n'est en elle-même pourtant pas nouvelle : elle a plus de 100 ans, évoquée pour la première fois dans une nouvelle de science-fiction de 1898, « Edison's Conquest of Mars ». Elle résonne aujourd'hui d'une manière beaucoup plus convaincante, sur fond de possible pénurie de ressources sur Terre : nous pourrions être 10 milliards d'habitants en 2070 , et les astéroïdes, selon certains acteurs du secteur, deviendront une source rentable et quasi-inépuisable de matériaux comme l'or, le nickel, le cobalt, le platine dont sont friands les industriels toujours plus gourmands de l'électronique et des circuits intégrés.

    Cette omniprésence du téléphone portable et de l'ordinateur a déjà déclenché sur Terre, ou plutôt sur mer, une course aux forages du plancher océanique en eaux profondes, censé abriter en nombre ces précieux métaux et qui voit de nombreuses entreprises se disputer les droits d'extraction dans une nouvelle version de la ruée vers l'or, jouée à 1.500 mètres de profondeur. De tels forages ne sont, comme on peut s'y attendre, pas une excellente nouvelle pour l'environnement dans ces zones dont la biodiversité est encore largement méconnue, et de nombreux scientifiques ont déjà tiré la sonnette d'alarme.

    Mais si les forages spatiaux, en comparaison, semblent donc une bonne nouvelle pour ceux d'entre nous qui, n'en déplaise à Elon Musk, ont prévu de rester sur Terre dans les années qui viennent, c'est surtout pour ceux qui vont effectivement quitter la planète qu'elle est un enjeu encore plus important.

    De l'eau comme carburant

    En effet, si les deux entreprises leaders du domaine, Deep Space Industries et Planetary Resources, s'intéressent au forage spatial des métaux et à leur retour sur Terre, elles concentrent leurs efforts sur un trésor bien plus précieux : l'eau.

    Cette dernière est présente en grande quantité dans de nombreux astéroïdes à portée de la Terre ou localisés de façon très pratique sur le « trajet » vers Mars, et pourrait s'extraire de manière relativement simple.

    L'eau, dans l'espace, est nécessaire à la vie des futurs voyageurs, protège des radiations, mais sert surtout à produire le carburant nécessaire à toute l'entreprise (hydrogène et oxygène, par hydrolyse). Un astéroïde d'un diamètre somme toute modeste de 75 mètres pourrait contenir l'ensemble du carburant utilisé... par les 135 lancements de la Navette spatiale !

    Métaux : les besoins colossaux de la transition énergétique

    Technologiquement, l'extraction pourrait se faire sans contact : évaporer l'eau en concentrant l'énergie thermique solaire, puis la collecter sous forme de glace sur une plaque froide pré-disposée.

    L'absence de gravité autour d'un astéroïde pourrait être un avantage plus qu'un inconvénient, pour pouvoir le quitter une fois la « récolte » effectuée. Toutes ces technologies sont déjà testées par les ingénieurs sur Terre ou même dans l'espace, et le défi pourrait plutôt venir de l'identification des astéroïdes riches en eau.

    Les missions actuelles de Deep Space Industries et Planetary Resources visent à qualifier les technologies nécessaires (navigation optique, propulsion à eau, capteurs infra-rouge) sur des satellites miniatures. Toutes deux évoquent à un horizon de 10 ans une mission au-delà de l'orbite terrestre, vers un astéroïde qui reste à définir parmi une short-list de 150, dont une douzaine devraient se révéler les meilleurs candidats d'ici à 2020.

    Des acteurs traditionnels plus circonspects

    Si la technique semble donc à portée, le cadre légal et volet financier se mettent également en place. Deux Etats, le Luxembourg et les États-Unis, ont légalisé l'exploitation minière spatiale en 2016 et 2015 respectivement. Le Luxembourg a signé un accord avec chacune des deux entreprises leaders du domaine et ouvre une ligne de crédit de 200 millions d'euros pour la R&D du forage spatial, en devenant de facto la capitale mondiale.

    Si certains critiques y voient une violation du Traité de l'Espace issu de la guerre froide, celui-ci n'interdit pas explicitement l'exploitation commerciale. Goldman Sachs note dans un rapport en 2017 que « les forages spatiaux pourraient être plus réalistes qu'on ne le pense » et que le stockage d'eau en tant que carburant pourrait réllement « changer la donne », créant de véritables stations-service spatiales.

    Les acteurs plus traditionnels du spatial, Etats, laboratoires et agences, sont plus circonspects, même si la NASA envoie une mission capturer un astéroïde métallique en 2019, à des fins scientifiques. Les agences européennes, russes et chinoises se concentrent sur la Lune et Mars. Une étude du MIT a chiffré le coût « d'identifier, capturer et remorquer un astéroïde de 500 tonnes jusqu'en orbite terrestre » à 2,6 milliards de dollars, sans compter les coûts pour extraire et traiter les ressources.

    Conscientes des exploits technologiques que demande l'approche de corps célestes (Curiosity, Rosetta, pour citer les plus récents) et fortes de leur expérience, les agences avancent sans faire d'éclat et sur un calendrier moins ambitieux mais déterminé. Et si finalement, la grande course spatiale de notre époque allait se jouer vers Mars entre privé et public ?

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Thomas Pesquet


    10/10/17 - Michel Bonnemaison : «La mine de Salau doit être exceptionnelle»

    Ancien directeur général de Variscan Mines, société détentrice du permis exclusif de recherches pour la mine de Salau, Michel Bonnemaison est aujourd'hui président d'Ariège Tungstène et de Mines du Salat. Mais il gère toujours le dossier couflensois.

    Michel Bonnemaison n'a pas de certitude, seulement des «convictions». Le jour où s'est déroulée la mesure de l'air dans la galerie 1230, à une vingtaine de mètres de l'entrée située sur le carreau du «Bois d'Anglade», à «Salau», le président d'Ariège Tungstène et de Mines du Salat était présent. Fort d'un pouvoir du président de Variscan Mines, la société titulaire du permis exclusif de recherches minières (PERM) accordé pour la mine de Salau, à Couflens, c'est lui qui a dirigé les opérations. «La procédure de transfert du permis de Variscan à Ariège Tungstène (lire par ailleurs) va démarrer mais elle sera longue. Donc, pour ne pas perdre de temps — le PERM n'est valable que cinq ans — j'ai ce pouvoir de Jack Testard pour commencer les recherches», explique Michel Bonnemaison.

    Adossé au grillage qui protège désormais l'accès à cette partie de la mine de Salau, l'homme fait face à ses opposants. «Je ne refuse jamais le dialogue, à condition que cela ne vire pas aux insultes», lâche-t-il à ses interlocuteurs tout en montrant de la tête une banderole proclamant «Bonnemaison, la mine est aussi sale que ton pognon». Alors, il répond aux questions et explique, même s'il sait qu'il ne parviendra pas à convaincre toutes celles et ceux qui, depuis des mois, disent leur refus de voir reprendre l'extraction de tungstène dans cette vallée du Couserans.

    Mais pour l'heure, le débat porte sur la présence, ou non, d'amiante dans la mine. Les associations adversaires de Michel Bonnemaison affirment qu'il y en a. L'ancien membre du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dit le contraire mais est moins péremptoire : «Je pense qu'il n'y a pas d'amiante naturel dans ces roches. Mais c'est pour s'en assurer qu'on fait ces mesures, et les prochaines, avec un tiers expert désigné par l'État. Et s'il y a de l'amiante, on le dira, sans problème», assure-t-il.

    «On n'en est pas encore à l'extraction»

    Quand on lui rétorque qu'il existe travaux scientifiques attestant de la présence d'amiante dans la mine et des dossiers médicaux d'anciens mineurs de Salau qui souffrent, ou ont souffert, de maladies liées à l'inhalation de fibres de ce minéral classé cancérigène, Michel Bonnemaison estime que «le vrai problème, c'est le traitement de la roche. C'est-à-dire ce qu'on fait quand on la broie. Oui, il y a de la poussière mais aujourd'hui, les concasseurs sont nettement plus performants qu'il y a trente ans. On peut donc broyer de la roche sans poussière», affirme-t-il. «Et les analyses de la roche permettront de décider du mode de traitement, ce qui n'a jamais été fait auparavant», ajoute-t-il.

    Cependant, le président d'Ariège Tungstène préfère calmer les ardeurs de ses opposants : «On n'en est pas encore là. Pour l'instant, nous n'en sommes qu'à la phase de recherche de présence de métaux», rappelle-t-il. Il faudra «au moins deux ans» d'échantillonnage pour vérifier le volume de tungstène, ainsi que d'or et de cuivre, présent dans les galeries de Salau.

    Cependant, avant de revoir du tungstène sortir de la mine, il faudra attendre le résultat des recherches… qui ne débuteront pas avant de savoir s'il y a, ou non, de l'amiante. Ce qui permettra de déterminer la façon dont les recherches et, plus tard, l'extraction, devront être menées. «Ce qui est sûr, c'est que la mine de Salau, si elle rouvre, sera une des premières en France. Elle devra donc être exceptionnelle à tous points de vue», promet Michel Bonnemaison.

    (1) Les analyses du 20 septembre n'ont, selon la préfecture de l'Ariège, pas permis, « ni de caractériser l'air ambiant de toute la mine, ni de caractériser l'amiante naturelle dans la roche. La mesure ne permet pas, non plus, de caractériser l'amiante aux postes de travail dans la mine. En outre, elle est réalisée en situation statique et ne représente donc pas des situations dynamiques de travail ».

    Apollo Minerals et Ariège Tungstène…

    S'il a abandonné, fin août, son mandat de directeur général de Variscan Mines — «Je n'avais plus la même vision qu'eux», résume-t-il — Michel Bonnemaison n'a pas, pour autant, laissé tomber le projet de la mine de Salau. Il a donc fondé Ariège Tungstène dont il est aujourd'hui le président.

    Cette nouvelle entreprise, fondée en novembre 2016 et dont le siège social est installé à Dun, est la représentante française de la société australienne Apollo Minerals, qui possède 100 % des parts d'Ariège Tungstène.

    «Quand Variscan Mines a déposé sa demande de permis, en 2014, il lui fallait 25 millions d'euros pour le travailler. Mais comme elle n'avait pas l'argent, elle s'est tournée vers une banque à Londres. Sauf que quand le PERM a été accordé, l'État a demandé que le partenaire financier du titulaire du permis ne possède pas de capitaux dans les paradis fiscaux. Or la banque anglaise avait des capitaux dans les Îles vierges britanniques. Juniper Capital Partners Limited a donc cédé son contrat minier à Apollo Minerals qui possède désormais 80 % du projet de Couflens et Variscan Mines en conserve 20 %. Donc il n'y a plus de banque dans les paradis fiscaux», raconte Michel Bonnemaison qui, en mars dernier, a créé Mines du Salat (détenue à 80 % par Apollo Minerals et 20 % par Variscan Mines), cette dernière étant la société qui, si les recherches sont concluantes, sera chargée d'exploiter la mine.

    Sauf qu'Apollo Minerals, côté en bourse en Australie (l'Australian securities exchange, ASX), a quand même des liens avec Juniper. Depuis le 30 juin dernier, en effet, Ajay Kejriwal, directeur général de Juniper Capital Partners Limited, est le directeur non exécutif d'Apollo, tout comme Michel Bonnemaison, et Juniper Capital Partners Limited, qu'ASX domicilie à Singapour, possède des parts dans l'entreprise australienne…

    Le chiffre : 50 000

    50 000 tonnes de tungstène. C'est la quantité de métal présente dans la mine de Salau selon les estimations de Michel Bonnemaison qui se base sur d'anciens calculs et d'échantillonnages faits dans les années ‘80.

    Source: www.ladepeche.fr - iAuteur: www.ladepeche.fr


    Lundi 09/10/17 - Indonésie: Bali tremble dans l’ombre du mont Agung

    Du haut de ses 3 142 mètres, l’imposant mont Agung surplombe l’île enchanteresse de Bali. À 75 km du hub touristique de Kuta, le plus haut volcan de l’île gronde et fume depuis le mois d’août, annonçant une probable éruption. Telle une épée de Damoclès suspendue au-dessus des populations locales, du tourisme et du trafic aérien régional, le géant Agung menace une nouvelle fois l’Indonésie et la région, plus de 50 ans après sa dernière éruption.

    Bali est mondialement réputée pour ses rizières émeraude, ses spots de surfs et ses temples hindous. Mais il est difficile, voire impossible, de s’y rendre sans contempler ses nombreux volcans qui dominent l’île, sculptent ses paysages et découpent son horizon. Résultant de la subduction tectonique des plaques eurasiatique et australienne, Bali, comme la plupart des îles de l’archipel indonésien, se situe en effet sur une « ceinture de feu », qui parcourt l’océan Pacifique, de la partie la plus orientale de l’Asie du Sud-Est aux côtes latino-américaines. L’Indonésie compterait à elle seule une cinquantaine de volcans actifs.

    On se souvient encore de l’éruption du Merapi en 2010, qui a fait presque 400 morts à Java, de celle du Sina-bung à Sumatra , qui, depuis son réveil, a déplacé des dizaines de milliers d’habitants. On se souvient aussi de l’importante perturbation du trafic aérien régional qu’a causée en 2015 le mont Raung, la « montagne qui rugit ». Bali n’est pas en reste. Sur ses 6 000 km² de superficie, l’île dénombre une dizaine de volcans, dont deux sont encore actifs : le mont Batur, et son point culminant, la « montagne mère », le mont Agung.

    Haut lieu spirituel d’une île principalement hindoue dans une Indonésie à dominance musulmane, le mont Agung est vénéré par les Balinais depuis bien avant l’introduction de l’hindouisme. Beaucoup des temples de l’île sont naturellement orientés vers le volcan, considéré comme la demeure des dieux et le centre de l’univers balinais. Il est même dit que les Balinais ne respectent traditionnellement pas les quatre points cardinaux mais s’orientent selon l’axe Kaja-Kelod, qui pointe vers la montagne sacrée, et dorment la tête tournée dans sa direction. J’ai trouvé au cours de mes voyages peu de lieux où les croyances religieuses sont aussi présentes et rythment à ce point le quotidien. Chaque jour, les dieux et les esprits reçoivent des offrandes déposées dans les nombreux sanctuaires présents aux pieds des arbres, à chaque carrefour, sur les pas de portes et même sur les tableaux de bord des taxis, jusqu’au haut lieu de la culture balinaise, le temple mère de Besakih, perché sur les flancs mêmes de l’Agung.

    En août, la montagne sacrée s’est donc mise à gronder et à trembler. Ces dernières semaines, les secousses se sont intensifiées, indiquant que le magma continuait de remonter vers la surface. Le 22 septembre, le niveau d’alerte maximal a été décrété annonçant une forte probabilité d’éruption. Depuis, plus de 100 000 personnes ont été évacuées et un périmètre de sécurité de 12 kilomètres autour du cratère a été instauré par les autorités locales. Le traumatisme de sa dernière éruption en 1963 reste gravé dans les mémoires. Le Mont Agung avait alors envoyé un nuage de cendres jusqu’à Jakarta, à 1 000 kilomètres de là. Ses coulées de lave et ses gaz toxiques avaient causé la mort de plus de 1 500 villageois.

    Pour pallier l’instabilité politique et la crise économique qui régnaient à travers l’Indonésie à la suite de son indépendance en 1949, et face à l’apparent désir nationaliste des nouveaux dirigeants de mettre un terme à la civilisation millénaire balinaise, les prêtres de Besakih se tournèrent vers l’Agung. Sentant la caste balinaise triwangsa et l’influence de ses rajas menacées, ils organisèrent le rituel ancien de Eka Dasa Rudra qui avait pour but de purifier l’île. Les dieux répondirent. La montagne sacrée se réveilla de son long sommeil et une série d’éruptions meurtrières dévasta l’île.

    Nombre de victimes faisaient leurs offrandes sur les crêtes du cratère au moment de l’éruption. Les survivants se souviennent encore de la pluie de feu, de roches et de cendres qui s’abattit sur l’île durant presque une année entière. Sukarno, entêté dans sa confrontation avec la Malaisie, ne demanda aucune aide à ses voisins et minimisa la catastrophe. En réalité, plus de 50 000 hectares de terres furent détruits, affectant plus de 100 000 personnes. Le bétail, principale source de revenus dans la région la plus touchée de Karangasem, fut décimé et la presse locale rapporta des cas de malnutrition et de famine. Autant de faits niés par Jakarta, pour ne pas entacher l’image de Bali qui amorçait son essor touristique et allait devenir son joyau après la construction de l’aéroport international en 1968.

    Il est vrai que le Bali d’aujourd’hui n’a rien à voir avec le Bali de l’époque, et qu’une nouvelle éruption de l’Agung sera sans doute sensiblement moins meurtrière et dévastatrice que celle de 1963. Les infrastructures, les systèmes d’alerte et les services d’évacuation en place sont capables de subvenir aux besoins. La menace règne cependant sur l’économie locale, le tourisme régional et le trafic aérien international, surtout en provenance de l’Australie. Sans oublier les possibles répercussions sur le climat : l’éruption de 1963 avait provoqué une baisse de la température atmosphérique de 0,4 degré. Un tel chiffre, apparemment insignifiant, n’est pas à prendre à la légère. Le dernier âge de glace fut déclenché par des moyennes de température atmosphérique inférieures de seulement 5 degrés par rapport aux moyennes actuelles.

    Alors que les autorités locales rassurent – « S’il vous plaît, venez visitez Bali ! » – et que l’Agung gronde, des prêtres continuent de se rendre sur le cratère. Les fidèles ne cessent d’affluer au Besakih, démontrant au monde et au reste de l’Indonésie la résilience de la population et de la culture balinaises, et leur détermination à faire face à tous les défis, y compris ceux qui émanent des dieux.

    Source: https://asialyst.com/fr/2017/10/09/indonesie-bali-tremble-mont-agung/ - Auteur: Tom Eisenchteter


    08/10/17 - Géologie judiciaire: l'eau et le sol passés au crible

    ADN, empreintes digitales, impacts de balles… Certains indices ont particulièrement la cote dans les séries TV. Pourtant, ils ne suffisent pas toujours à élucider une affaire. Valérie Gouetta est géologue judiciaire à Toulouse. Elle est l’une des seules à pratiquer cette spécialité en France.

    De l’étude des micro-algues qui avait montré que Grégory Villemin n’était pas mort noyé dans la Vologne à la mémoire olfactive des chiens, utilisée dans la disparition de Maëlys, les techniques de la police scientifique ne cessent de progresser et de se renouveler. C’est pourtant une science ancienne, la géologie, qui est utilisée depuis peu en matière d’investigation criminelle. En 2014, près de Nancy, des analyses de sol avaient permis de conforter la thèse des enquêteurs chargés de l’affaire de la disparition de Julie Martin. Retrouvée sous les baskets de Hafid Mallouk, le compagnon de la victime, la terre provenait bien du lieu où le corps avait été découvert brûlé. Valérie Gouetta, de l’Institut national de la police scientifique (INPS) de Toulouse, est l’une des rares spécialistes françaises en la matière. Elle a ouvert les portes de son laboratoire à Libération.

    Penchée sur son microscope, Valérie Gouetta examine les indices de sa dernière affaire criminelle. Des sachets de pièces à conviction partout autour d’elle, l’experte géologue analyse une portion de terre retrouvée sous les chaussures d’un suspect. « Les homicides, les recels de cadavres, les assassinats : la géologie judiciaire a surtout affaire à ça, assure-t-elle. La terre, c’est complexe. Il y a du minéral, du végétal et tout ce que l’homme peut apporter.»

    La terre en dernier recours

    Dans une enquête criminelle, les prélèvements sont systématiques. «Ce qui m’intéresse, ce sont les quelques centimètres de surface, là où la semelle de la chaussure touche le sol. Pas plus, pas moins, précise Valérie Gouetta. Les enquêteurs réalisent les prélèvements. Ils sont mes yeux et mes mains sur le terrain.» Des traces de pas aux éclaboussures de boue sur une voiture, elle est sollicitée dès lors que des éléments du sol sont retrouvés sur la scène de crime.

    «Dans une affaire, on a retrouvé un certain type d’orge dans le véhicule du suspect. Or, à l’époque, la céréale était cultivée sur une seule parcelle. Ça m’a permis d’affirmer que l’individu s’y est trouvé à un moment donné.» Le rôle de l’experte se limite à établir une preuve de la présence d’une personne. Des recherches qui lui prennent environ deux mois. Elle n’a à sa disposition que des pièces à conviction utiles à ses recherches. Il appartient à la police judiciaire de replacer ses conclusions dans l’affaire.

    «Souvent, on me consulte près de cinq ans après le crime, parce que l’ADN n’a rien donné.» Les compétences de la géologue sont parfois un ultime recours dans une affaire qui traîne, le dernier rebondissement des cold case. Valérie Gouetta détient actuellement le sort d’un détenu entre ses mains. «Il est sur le point de sortir. Le prolongement de sa détention dépend des résultats de mes analyses. On avait oublié la terre pendant deux ans, et maintenant ça devient important.»

    Dernier battement de cœur

    L’experte s’est aussi spécialisée dans les diatomées, des micro-algues. «Quand une personne se noie, elle respire de l’eau et absorbe des éléments du milieu d’immersion», explique-t-elle. Au dernier battement de cœur avant la noyade, les diatomées présentes dans l’eau envahissent les organes.

    Une fois le corps repêché, une autopsie est pratiquée par le médecin légiste. Au-delà d’un mois, il lui est impossible de diagnostiquer une noyade du fait de la putréfaction. Alors, à la demande de Valérie Gouetta, il isole au moins 50 grammes d’organes de la partie supérieure du corps. Ces échantillons sont conservés dans de grands congélateurs au laboratoire de l’INPS. Ils permettent à l’experte d’identifier des diatomées, puis de les associer à des milieux aquatiques précis. «J’ai eu affaire à un corps qui avait dérivé sur 70 kilomètres, se souvient Valérie Gouetta. Compte tenu de la distance, je n’ai pas pu demander des prélèvements d’eau sur tout le parcours.»

    La géologue utilise alors les listes de composition des milieux aquatiques, dressées par les agences de l’eau partout en France. En les mettant à contribution, elle parvient à établir une correspondance entre les diatomées retrouvées dans les organes et celles présentes dans l’environnement. L’objectif : déterminer le lieu de la noyade. Un processus qui nécessite environ une semaine par affaire. «Certains milieux posent problème : que le canal du Midi soit vidé ou nettoyé, en été ou en hiver, on retrouve toujours la même composition. Les résultats ne sont donc pas pertinents.»

    «Il faut penser aux assises»

    L’experte a aussi passé un an dans le cratère d’AZF, à Toulouse, et de longues heures à témoigner à la barre. «Valérie a fait l’étude géologique du terrain et l’histoire des bâtiments. Ce procès-là repose essentiellement sur notre expertise scientifique», estime le directeur adjoint du laboratoire, Dominique Deharo.

    Si elle passe le plus clair de son temps au troisième étage de l’hôtel de police de Toulouse, Valérie Gouetta est aussi une habituée des tribunaux. Et la mission de la géologue s’avère particulièrement délicate. «Il faut être dans la vulgarisation pour les magistrats, tout en restant scientifique», résume Dominique Deharo.

    L’objectivité est le maître-mot. Une ligne souvent mise à mal par la défense, qui cherche parfois à instrumentaliser les résultats d’expertise. «Dans un procès, tout le monde cherche à attirer l’expert à soi, explique Valérie Gouetta. Alors, de notre côté, on doit penser aux assises dès qu’on prend le dossier et ne rien laisser au hasard.» Malgré tout, «quand l’investigation est bien menée, c’est un régal», s’enthousiasme l’experte. «Ma pensée et mon œil sont formatés pour l’enquête. Je suis géologue judiciaire, et, même si je le voulais, je ne pourrais plus revenir à la géologie classique.»

    Source : www.liberation.fr - Auteurs: Arthur Le Denn et Nelly Veyrié à Toulouse


    Samedi 07/10/17 - Séisme à Mexico: des robots-serpents ont participé aux recherches

    Des machines s’inspirant de l’anatomie et de l’agilité des serpents ont été utilisées, pour la première fois, pour tenter de retrouver des survivants.

    Deux semaines après le tremblement de terre de magnitude 7,1 qui a frappé Mexico et causé la mort de 366 personnes, les autorités ont donc décidé, jeudi 4 octobre, " en s'appuyant sur la liste fournie par les familles et les témoins ", de cesser les recherches. Pendant trois jours, les secouristes ont été épaulés par un " robot-serpent " afin de repérer d'éventuels survivants ou cadavres ensevelis sous des tonnes de gravats. Pilotable à distance, l'engin métallique mesure 5 centimètres de large pour un mètre de long. Sa " tête " est équipée d'une caméra et plusieurs faisceaux lumineux. Et le robot possède 16 parties articulées qui lui permettent de se faufiler, à la manière d'un serpent, dans des espaces à la fois exigus et accidentés. Il a été conçu par le Laboratoire de biorobotique de l'université Carnegie-Mellon (Pittsburgh, Etats-Unis) pour intervenir après un séisme ou un accident nucléaire ou faciliter des fouilles archéologiques (ce qui a déjà été réalisé). Mais c'est " la première fois qu'il est utilisé lors d'une véritable catastrophe ", relève un communiqué de l'université américaine.

    Les nouvelles versions seront équipées d’un micro, de lasers et de divers capteurs

    Deux robots-serpents ont ainsi été acheminés sur le lieu où un bâtiment s'était effondré, les secouristes estimant que trois personnes portées disparues pouvaient être coincées sous les décombres. Aucun survivant n'a cependant été retrouvé. Il faut dire que les robots sont intervenus trois jours après le tremblement de terre, un délai qui minimise les chances de trouver des rescapés. Pour Matt Travers, co-directeur du Laboratoire de biorobotique, l'engin a toutefois " bien fonctionné et les membres de Croix-Rouge mexicaine qui ont assisté aux opérations ont fait savoir qu'ils souhaitaient posséder un outil similaire à l'avenir ".

    Un des concepteurs du robot-serpent a par ailleurs précisé, dans Science, qu'une nouvelle version était en cours de réalisation avec le concours de la Darpa (l'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense). Elle devrait être équipée de lasers, pour recueillir des données topologiques, d'un microphone, afin de pouvoir communiquer avec des personnes piégées sous des gravats, mais aussi de capteurs chimiques pouvant détecter la présence de gaz, inflammables en particulier. " Le scénario idéal serait de reconstituer une carte en trois dimensions, précise ainsi le roboticien Howie Choset, de la faire pivoter dans toutes les directions comme dans le film Matrix (…) et d'y superposer des données sur la présence de gaz et autres informations de type sensoriel. "

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Auteur: Franck Daninos


    07/10/17 - Chine: trois oeufs d'autruche fossilisés exposés dans un musée du Hebei

    Trois oeufs d'autruche fossilisés sont exposés dans un musée chinois après avoir été stockés dans un entrepôt souterrain pendant 50 ans.

    Ces fossiles ont été découverts par des agriculteurs du district de Cixian dans la province chinoise du Hebei, dans les années 1960. Ils ont immédiatement soumis ces objets au centre culturel du district.

    Des experts ont confirmé qu'il s'agissait d'oeufs d'autruche fossilisés datant de plus de 150.000 ans, a indiqué Zhao Xuefeng, conservateur du Musée Kiln de Cizhou.

    Le district de Cixian, nommé par le passé Cizhou, a une histoire de plus de 1.000 ans en matière de production de porcelaine.

    Comme à l'époque il n'y avait pas d'endroit pour les exposer, ces fossiles sont restés dans l'entrepôt du centre culturel jusqu'à ce que le personnel examine récemment les objets stockés.

    Ces trois oeufs d'autruche fossilisés pèsent respectivement 552, 492 et 366 grammes. Le plus grand d'entre eux fait 170 millimètres de long et de 140 millimètres de large.

    La zone où ces fossiles ont été découverts se trouve à l'est des monts Taihang. Il y a plus de 100.000 ans, la zone aurait été composée de plaines et de terres humides avec une faune abondante, dont des autruches et des cerfs, a indiqué M. Zhao.

    Ces fossiles encouragent l'étude de la répartition et de l'évolution historiques des autruches ainsi que l'environnement géologique et climatique de l'époque du pléistocène, la dernière période glaciaire, selon Qi Jikang de l'Université professionnelle de géologie du Hebei.

    Des oeufs d'autruche fossilisés ont été découverts dans plusieurs zones du nord de la Chine, telles que les régions autonomes de Mongolie intérieure et Hui du Ningxia. Des fossiles d'os d'autruches ont été retrouvés à Zhoukoudian, dans la banlieue ouest de Beijing, où le crâne de l'homme de Pékin a été découvert.

    L'autruche asiatique, indigène en Chine, a disparu depuis longtemps.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédacteurs: Yishuang Liu et Wei Shan


    Vendredi 06/10/17 - Japon: un séisme d'une magnitude de 6,1 frappe la côte est

    L'épicentre est situé à 280 km des côtes orientales. Les autorités n'ont pas déclenché d'alerte au tsunami.

    Un séisme d'une magnitude de 6,1 a frappé jeudi matin la côte orientale du Japon. Mais les autorités n'ont pas émis d'avis de risque de tsunami. L'épicentre du tremblement de terre était à 281 kilomètres à l'est de la ville de Kamaishi, sur Honshu, la plus grandes des îles japonaises, et à seulement 10 kilomètres de profondeur, selon les services géologiques américains (USGS).

    L'Agence météorologique japonaise a précisé qu'il n'y avait pas d'alerte au tsunami. Selon l'USGS, seules de faibles secousses ont dû être ressenties sur l'île de Honshu et le risque de destructions est faible.
    Des normes antisismiques très strictes

    Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des séismes les plus forts enregistrés sur Terre. Les dégâts restent toutefois limités, même en cas de fortes secousses, en raison des normes de construction très strictes.

    En mars 2011, un séisme de magnitude 9 avait fait quelque 18.000 morts et disparus et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, où les coeurs de trois réacteurs (sur six au total) étaient entrés en fusion. Il s'agissait de l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire depuis la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

    Source: www.leparisien.fr - Rédaction: S.C. avec l'AFP


    06/10/17 - La tempête Nate fait plus de 20 morts en Amérique centrale

    Apparue jeudi, elle devrait se transformer en ouragan d'ici à ce week-end. Le Mexique, puis le sud des États-Unis sont menacés. C'est la 16e de l'année dans la région.

    L'Amérique centrale ne s'est pas encore remise du passage des ouragans Harvey, Irma, José et Maria mais subit déjà une nouvelle tempête tropicale. Appelée Nate, elle a fait 22 morts et près de 30 disparus. Elle menace maintenant le Mexique et les États-Unis où elle pourrait se transformer en ouragan.

    Simple dépression jusqu'à jeudi matin, Nate est depuis passée en tempête tropicale. Seizième de l'année dans la région, elle a provoqué des pluies diluviennes dans trois pays d'Amérique centrale. Selon les autorités locales, onze personnes sont décédées au Nicaragua, huit au Costa Rica et trois au Honduras. Mais le bilan reste provisoire, car sept personnes sont portées disparues au Nicaragua, 17 au Costa Rica et trois au Honduras.

    D'importants dégâts matériaux sont également visibles. Les arbres sont déracinés, des ponts se sont effondrés et de nombreuses habitations sont inondées. Plusieurs grands axes routiers se sont transformés en rivières.
    Au Nicaragua, la rivière Masachapa est sortie de son lit

    État d'urgence au Costa Rica

    Le Nicaragua est le pays le plus touché. La vice-présidente et porte-parole du gouvernement, Rosario Murillo, estime que plus de 10.000 personnes ont subi les conséquences des inondations et coulées de boue qui ont endommagé de nombreuses maisons dans quelque 30 municipalités.

    Au Costa Rica, les écoles et administrations ont été fermées et l'état d'urgence décrété. De nombreuses routes principales sont actuellement impraticables. Plus de 5000 personnes ont dû abandonner leurs maisons sous la menace des glissements de terrain, a annoncé le directeur des services d'urgence, Ivan Brenes.

    «Les pluies vont continuer, les sols sont saturés et le risque de coulées de boue ou d'inondation persiste», a-t-il dit, appelant la population à être consciente des risques qui l'entourent et à tenir compte des appels à l'évacuation. Le gouvernement a également appelé la population à prendre des précautions car les crocodiles vivant dans les rivières côtières peuvent s'approcher des maisons à cause des inondations.

    Parmi les victimes, la police costaricienne a annoncé que figurait une fillette de trois ans emportée par une coulée de boue. Les équipages de deux bateaux de pêche qui ont coulé au milieu de fortes vagues dans le Pacifique sont aussi portés disparus.

    L'aéroport international demeure ouvert mais de nombreux vols ont été annulés. La rencontre de qualification pour le Coupe du monde 2018 de football entre le Costa Rica et le Honduras, prévue vendredi à San José, a par ailleurs été reportée à samedi.
    Nate devrait toucher les États-Unis samedi

    Le centre américain des ouragans (NHC) a indiqué que la tempête tropicale, située sur l'est du Honduras jeudi soir, allait continuer sa route en direction du nord, baissant en intensité lors de son passage sur la terre ferme avant d'en regagner en mer. L'observatoire estime que la tempête sera «proche de l'intensité d'un ouragan» lorsqu'elle atteindra vendredi soir la péninsule du Yucatan, à l'est du Mexique. Dans le Golfe du Mexique, des plateformes pétrolières et gazières ont été évacuées.

    La dépression atteindra ensuite le sud des États-Unis ce week-end et touchera la Louisiane et la Floride. «Nous anticipons son impact», a déclaré le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards, qui a déclaré l'état d'urgence.

    Des conseils d'évacuation préventive ont été donnés dans des zones basses de la Nouvelle Orléans, où le maire de cette ville habituée aux inondations a déclaré qu'il entendait demander au président Donald Trump que soit décrété l'état de catastrophe naturelle avant le passage de l'ouragan.

    Nate pourrait être le troisième ouragan à frapper les États-Unis en moins de deux mois, après les passages de Harvey en août au Texas et d'Irma en septembre en Floride. La saison des pluies, qui court durant cinq mois en Amérique centrale, ne s'achèvera qu'en novembre. Cette année, certaines régions ont reçu en septembre et octobre jusqu'à 50% de pluie de plus que la moyenne.

    Source: www.lefigaro.fr - Rédaction: Esther Paolini avec l'AFP


    06/10/17 - A Bali, les touristes australiens briefés en vue de l’éruption du volcan Agung

    Imminente ou pas, l'éruption a déplacé beaucoup de monde autour du volcan Agung à Bali (Indonésie). Les habitants évacués installés dans les camps commencent à souffrir psychologiquement de l'inconfort et de l'inactivité, nous apprend le site de la télévision australienne ABC News. Les Australiens surveillent de près le mont Agung, Bali étant, en cette période de vacances de printemps, l'une de leurs destinations préférées. En cas d'éruption, c'est toute l'île qui sera touchée par les cendres et poussières éjectées, les touristes sont appelés à s'y rendre avec masques et lunettes. La vulcanologue néo-zélandaise contactée par ABC News prodigue quelques conseils à l'adresse du touriste potentiel. Conseils vitaux pour des anglophones qui se retrouveraient au milieu d'une catastrophe naturelle dans un pays dont ils ne maîtrisent pas la langue. Selon le vulcanologue australien interrogé par la même chaîne télé, l'éruption pourrait advenir avant la fin de la semaine…

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Astrid Saint Auguste


    06/10/17 - Roumanie: un mineur tué dans un éboulement

    Un mineur a été tué et deux autres grièvement blessés par un éboulement dans une galerie minière de Lupeni, dans la vallée du Jiu (sud-ouest de la Roumanie), ont annoncé vendredi les services d'urgence locaux. Onze mineurs se trouvaient dans cette galerie, située à environ 500 mètres de profondeur, au moment où le plafond s'est effondré.

    Huit d'entre eux ont pu remonter à la surface, tandis que deux autres ont été retrouvés en vie, mais grièvement blessés, à l'issue d'une difficile opération de sauvetage d'une dizaine d'heures. "Des éboulements surviennent assez souvent dans les mines, mais en plus nous travaillons avec des équipements vieillissants", a déclaré un leader syndical, Darius Campean, évoquant les difficultés financières auxquelles est confrontée l'extraction minière en Roumanie.

    La vallée du Jiu, la principale région houillère de Roumanie, a déjà été touchée par le passé par des accidents miniers et les conditions de travail des mineurs suscitent régulièrement la polémique. En novembre 2008, 13 mineurs avaient trouvé la mort dans deux explosions consécutives dans la mine de Petrila.
    En février 2011 cinq personnes - quatre électriciens et un ingénieur - étaient mortes lors d'un accident dans la mine d'Uricani.La Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à fermer graduellemement ses mines de charbon, devenues non rentables, et à se tourner vers des sources d'énergie non polluantes. La mine de Lupeni devrait être fermée d'ici la fin 2018, selon le gouvernement.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    Jeudi 05/10/17 - Pyrénées-Atlantiques: séisme de magnitude 3 dans le secteur de Mourenx-Orthez

    La terre a tremblé vers une heure et demie du matin à l'ouest de Mourenx. La magnitude serait de 3 MLv.

    Vous avez peut-être ressenti des secousses cette nuit, si vous habitez dans le secteur de Lacq, Mourenx, Orthez. Artix. Lagor...

    Selon le RéNaSS (Réseau National de Surveillance Sismique), l'épicentre a été localisé à 8 km à l'ouest de Mourenx et à 10 km d'Orthez à 1h36 du matin. D'une profondeur de 2 km, il serait d'une magnitude de 3.0 MLv.

    Le tremblement a été ressenti par de nombreux Béarnais mais les pompiers n'ont pas eu à intervenir.

    Source: www.larepubliquedespyrenees.fr


    05/10/17 - À Bali, malgré le danger du volcan, ils continuent de prier

    Le volcan Agung, situé à l'est de Bali, pourrait entrer en éruption dans les prochains jours. Malgré cette menace, de nombreux religieux continuent de prier à proximité du cratère.

    Malgré le danger, ils ne voulaient pas rater la cérémonie de la pleine lune. S'ils sont beaucoup moins nombreux cette année, la faute au menaçant volcan Agung, de nombreux Balinais se sont rendus au temple. Ces hindouistes refusent de quitter le lieu de culte pourtant situé a proximité du cratère.

    Une zone de 12 km autour du volcan a été entièrement évacuée, soit environ 140 000 habitants. Le mont Agung gronde depuis le mois d'août et pourrait entrer en éruption pour la première fois depuis 1963. Cette année-là, le volcan avait craché des cendres jusqu'à Jakarta, à environ 1000 kilomètres de là. Plusieurs éruptions avaient alors fait près de 1600 morts au total.

    Source + vidéo: www.lexpress.fr


    05/10/17 - L'impact des El Niño extrêmes sur le transport sédimentaire dans les Andes péruviennes occidentales

    Une équipe franco-péruvienne vient de montrer que l’érosion des Andes occidentales proches de l’Équateur est induite, pour l’essentiel, par les événements El Niño extrêmes. Dans ce contexte, quel sera l’impact du changement climatique ? La question est à l’étude.

    Le climat est l'un des facteurs majeurs qui contrôlent le transport des sédiments continentaux par les rivières. La variabilité spatio-temporelle des pluies est l’une des caractéristiques majeures du climat dont l’impact - en termes d’érosion et de transfert des sédiments - reste à élucider. Dans un contexte de réchauffement climatique, documenter l’efficacité du transport de sédiments dans différents contextes climatiques représente un enjeu scientifique et sociétal majeur. En effet, ceci permet d’envisager l’impact de modifications climatiques sur l’évolution future des flux de matière globaux. Sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la chaîne des Andes est une zone d’étude clé car elle présente l’une des plus grandes variétés de conditions climatiques à l’échelle mondiale. Cette variabilité climatique se traduit notamment par de forts gradients de précipitations le long de la côte, du nord au sud, et par une modulation temporelle pluriannuelle associée à l'ENSO (El Niño Southern Oscillation). Ainsi, les Andes permettent d’étudier aussi bien la sensibilité des flux sédimentaires et de l’érosion à la distribution spatiale des précipitations que l’impact de changements climatiques, ici induit par El Niño.

    Grâce à l’élaboration d’un jeu de données original de la production de sédiments en suspension (Suspended Sediment Yield - SSY) au Pérou (1968-2012), une équipe franco-péruvienne de chercheurs montre que la SSY annuelle des bassins versants côtiers du Pérou augmente de 3 à 60 fois, selon la latitude, pendant les événements El Niño extrêmes (Extreme El Niño Events - EENE) comparativement aux années normales. Il en résulte que l’essentiel de l’érosion des Andes occidentales proches de l’Équateur est induit par les événements El Niño. Ce résultat, publié en septembre 2017 dans Scientific Reports (Nature), illustre l'influence des événements climatiques extrêmes qui modulent le transport des sédiments et influencent l'évolution du paysage dans cette région du monde, parfois de façon catastrophique. L'étude de l'impact d'El Niño sur la production sédimentaire à l'exutoire des bassins andins occidentaux peut donc aider à décrypter les caractéristiques pluviométriques qui contrôlent la tendance à court et à long terme des flux de sédiments.

    Qu’en est-il des événements futurs ?

    Bien que les zones de haute montagne (au-dessus de 1000 m), qui drainent à l'ouest des Andes, ne couvrent que 7 % du territoire péruvien, celles-ci fournissent de l'eau douce à 64 % des 31 millions d'habitants. Pour tirer parti de cette ressource naturelle, les gouvernements nationaux successifs ont investi des milliards de dollars dans la construction de huit systèmes hydrauliques polyvalents le long de la côte péruvienne. Mais la forte charge de sédiments en suspension qui se produit pendant les EENE met en danger les infrastructures et la disponibilité de l'eau, ce qui intensifie les conflits locaux pour l'accès à l'eau et affecte les écosystèmes aquatiques. Cette situation est d’autant plus critique que certaines études suggèrent que la récurrence et la gravité des EENE augmenteront au fur et à mesure du réchauffement planétaire.

    Il n'y a pas eu d'EENE depuis août 1998. Depuis près de deux décennies (1998-2015), des sédiments provenant de l’amont des bassins versants se sont donc déposés sur les rives des cours d'eau et le long des pentes des collines. Par conséquent, le prochain EENE pourrait transporter plus de sédiments que les deux derniers EENE. Un réseau de surveillance hydro-sédimentologique a donc été mis en place dans le nord-ouest du Pérou pour évaluer la charge totale de sédiments lors d'inondations extrêmes et EENE. Les travaux futurs se concentreront sur l'influence des sédiments en suspension et des fonds de lits de rivières sur la charge totale des sédiments pendant les inondations et les EENE.

    Source: INSU/CNRS


    05/10/17 - La chambre magmatique des supervolcans ressemble à une éponge

    Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont percé un mystère entourant les supervolcans. Ils ont montré que la structure de la chambre magmatique de ces géants endormis est semblable à une éponge.

    Les experts sont divisés sur la consistance du magma des supervolcans endormis. Certains estiment qu'il sommeille sous forme solide, d'autres sous forme liquide sous la surface.

    Olivier Bachmann et son équipe ont apporté une réponse à cette question. La consistance du magma se situe entre ces deux états: environ la moitié est solide, et forme une sorte de structure poreuse renfermant de la roche magmatique liquide.

    La question de la consistance a son importance, car un réservoir rempli de magma liquide peut exploser à tout moment. En revanche, du magma solide doit d'abord être liquéfié par un afflux de chaleur du manteau terrestre. C'est seulement ensuite qu'une éruption peut se produire, écrit jeudi l'EPFZ dans un communiqué.

    Minéraux comme témoins

    Pour répondre à cette question, Olivier Bachmann et son équipe se sont basés sur le volcan "Kneeling Nun Tuffs" au Nouveau-Mexique. Plus précisément, ils se sont servis de cristaux de zirkon et de titanite, deux minéraux sont présents dans le magma qui se retrouvent à la surface lors d'une éruption.

    Ces deux types de cristaux renferment des informations sur la période à laquelle ils se sont formés et sur la température environnante. Les chercheurs ont donc analysé, dans plusieurs échantillons de roche, l'âge et la composition chimique de ces cristaux. Leur but: comprendre l'évolution de la température dans la chambre magmatique de ce supervolcan américain.

    Selon leurs analyses, il y a plus d'un demi-million d'années, la température dans la chambre magmatique se situait entre 680 et 730 degrés. Les chercheurs en concluent que le supervolcan a dû se "charger" pendant très longtemps avant d'exploser, écrit l'EPFZ. L'analyse des minéraux concorde avec des résultats antérieurs du groupe de travail, issus de modélisations informatiques.

    Longue maturation

    Publiées dans la revue "Nature Geoscience", les deux études montrent que les supervolcans "mûrissent" pendant très longtemps. Des éruptions ne sont possibles qu'à intervalles de dizaines de milliers d'années.

    Les nouvelles connaissances ne permettent pas de prévoir la prochaine éruption. A l'avenir, elles pourraient toutefois aider à mieux apprécier les signes avant-coureurs. Cité dans le communiqué, Olivier Bachmann rappelle que "l'éruption d'un supervolcan est - heureusement pour nous - un événement très rare".

    Source: www.swissinfo.ch


    05/10/17 - Paléontologie humaine: avancée sur le génome d'une Néandertalienne

    Le séquençage du génome d'une femme de Néandertal ne montre pas de signe d'inceste, contrairement à une autre Néandertalienne.

    L'analyse génétique complète d'une femme de Néandertal, dont le squelette a été retrouvé en Croatie, ne montre pas de signe d'inceste chez ses ancêtres, contrairement à une autre femme néandertalienne, ont annoncé jeudi des chercheurs.

    C'est seulement la deuxième fois que le séquençage d'un génome entier est effectué sur un Néandertalien. Il a été effectué sur les restes d'une femme ayant vécu il y 52'000 ans en dans la région de l'actuelle Croatie. Les résultats, publiés dans le journal «Science», permettent de mieux connaître nos ancêtres. Les chercheurs ont ainsi découvert que 16 variantes génétiques de Néandertal ont été transmis à l'homme moderne.

    Ce séquençage a également permis de confirmer que les hommes de Néandertal vivaient dans des petites communautés isolées et qu'ils se reproduisaient avec des Homo Sapiens originaires qui avaient migré dans le nord de l'Afrique.

    Jusqu'ici, le seul génome de grande qualité étudié provenait d'une femme de Néandertal qui vivait il y a 122'000 ans dans les montagnes de l'Altaï, en Sibérie. Ses gênes montraient que ses parents provenaient de la même famille. Ils étaient peut-être demi-frère et soeur, ou l'un était peut-être le neveu ou la nièce de l'autre.

    Nouvelles découvertes capitales

    «Le Néandertalien d'Altaï vivait en petits groupes avec sa famille proche, et ses parents étaient membres de la même famille. Beaucoup de personnes pensaient que c'était une pratique courante chez les hommes de Néandertal», explique Marcia de Ponce de Léon, professeure au département d'anthropologie de l'Université de Zurich.

    «Cependant, la présente étude montre que le Néandertal de Vindija (la grotte croate où a été retrouvé le squelette, ndlr) vivait dans des groupes beaucoup plus ouverts, probablement semblables à ce que nous savons des chasseurs-cueilleurs modernes», a-t-elle déclaré dans un courriel à l'AFP, se félicitant de «ces nouvelles découvertes capitales».

    Les Néandertaliens ont disparu de la surface du globe il y a environ 35'000 ans. Leur extinction reste un mystère et l'on pensait jusqu'à présent qu'ils vivaient dans des groupes relativement petits, d'environ 3000 personnes.

    Longtemps dépeints comme des habitants des grottes avec peu d'esprit, on sait aujourd'hui qu'ils pratiquaient des rituels, décoraient des bijoux, prenaient soins des personnes âgées et utilisaient même des médicaments primitifs. L'auteur principal de cette étude, Kay Pruefer, a souligné en outre avoir été surpris en découvrant que les deux spécimens de femmes néandertaliennes semblaient avoir été étroitement liés entre eux, malgré leur distance géographique et dans le temps. «Cela montre que la population des Néandertaliens devait être de petite taille», a-t-il conclut.

    Source: Tribune de Genève avec ll'AFP - En savoir plus avec France Culture


    Mardi 03/09/17 - Mont Agung: les habitants refusent de rentrer chez eux

    A Bali la vie est au ralenti au pied du mont Agung dont le volcan menace d’entrer en éruption. Le 22 septembre les autorités indonésiennes ont décrété le niveau d’alerte maximale et demandé aux habitants de quitter leur domicile. Mais aujourd’hui, en l’absence de signe annonciateurs d‘éruption, les autorités dmandent à ceux qui ne vivent pas dans la zone rouge, de rentrer chez eux. La crainte d’un réveil du volcan a aussi éloigné les touristes sur l‘île la plus touristique d’Indonésie. “Avant l’alerte à l‘éruption volcanique, il y avait beaucoup de touristes et trois jours après tout est devenu très calme”, explique un vendeur.

    Des quartiers entiers sont privés de leurs habitants qui aujourd’hui refusent de rentrer chez eux par crainte de ne pas avoir le temps d‘évacuer en cas d‘éurption.
    Pourtant, depuis l‘élévation du niveau d’alerte à son maximum, l’activité sismique est “presque stable jour après jour”, selon le centre de volcanologie de Bali.
    La dernière éruption du mont Agung date de 1963. Le volcan avait craché des cendres jusqu‘à Jakarta, à environ 1.000 km. Plusieurs éruptions avaient alors fait près de 1.600 morts au total.

    Source: fr.euronews.com


    03/10/17 - Volcan Agung: «Nous sommes encore en phase d’apprentissage»

    |Plus de 10 jours après l'annonce de l'état d'alerte maximale par les autorités indonésiennes et l'évacuation de près de 150 000 personnes, le volcan Agung de Bali n'est toujours pas entré en éruption. Pour tenter de comprendre pourquoi les choses prennent autant de temps, notre correspondant en Indonésie s'est rendu, dans le centre de vulcanologie du mont Agung, à quelques kilomètres du volcan.

    Pour rejoindre le centre de vulcanologie du mont Agung, il en coûtera un voyage au cœur de la carte postale balinaise : d'abord le long des temples et des rizières puis au sein d'une petite forêt tropicale du district de Karangasem, le plus proche du volcan.

    Devi Kamil, 36 ans, est l'un des responsables du site. Sur son écran de contrôle, l'activité volcanique apparaît sans repos depuis 10 jours. « En ce moment même, vous pouvez voir qu'il y a de très nombreux tremblements de terre. Cela signifie qu'à l'intérieur du volcan, le magma est en mouvement. S'il se rapproche davantage de la surface, une éruption prochaine ne sera que plus probable », explique le scientifique.

    Neuf chances sur dix

    Ces séismes de faible intensité - entre 1 et 2 sur l'échelle de Richter - pourraient affaiblir la structure du volcan. Pour le scientifique, il y a toujours neuf chances sur dix qu'il entre très bientôt en éruption. Dans quelques heures ? Dans quelques semaines ? Impossible pourtant de le prédire.

    « Pour Agung, la dernière éruption a eu lieu en 1963 et aucune mesure n'a été prise à l'époque, poursuit Devi Kamil. On ne sait donc pas avec certitude quels sont les signes avant-coureurs d'une éruption pour ce volcan particulier. Nous sommes en phase d'apprentissage. »

    Pour inciter les personnes évacuées à la patience, Devi Kamil veut croire que cette attente de 10 jours déjà, correspond à une situation rarissime, qu'elles ne connaîtront qu'une fois dans leur vie.

    Source: www.rfi.fr avec notre envoyé spécial à Bali, Joël Bronner


    03/10/17 - Curieux effet « thermostat » des grandes éruptions volcaniques

    Les éruptions volcaniques majeures ne font pas que refroidir les températures de notre planète, elles peuvent aussi renforcer les phénomènes de type El Niño.

    Il y a une sorte d'effet «thermostat» des grandes éruptions volcaniques: elles refroidissent puis réchauffent la planète. C'est contre-intuitif. Mais les grandes éruptions volcaniques, qui ont tendance à diminuer la température moyenne de la Terre, vont provoquer dans les deux ans qui suivent, un événement climatique El Niño, prolonger sa durée ou au contraire raccourcir le phénomène contraire, La Niña. Trois impacts possibles qui vont éviter que la planète ne se refroidisse trop.

    Quatre grandes éruptions sur cinq suivies par El Niño

    Déjà, les observations ont montré que quatre des cinq dernières grandes éruptions volcaniques observées depuis 150 ans ont été suivies par un phénomène El Niño. Il s'agit d'une oscillation récurrente du climat, qui se caractérise par un réchauffement d'au moins 0,5°C des eaux équatoriales du Pacifique. Mais seulement l'éruption du Pinatubo (Philippines), en juin 1991, a été suffisamment documentée, ce qui réduit l'incertitude sur la mesure des températures.

    «Nous sommes confiants dans notre méthode et nos simulations. La prochaine éruption attendue du mont Agung, en Indonésie, pourrait confirmer nos résultats», espère Myriam Khodri, chercheuse à l'IRD (Institut de recherche pour le développement) du Laboratoire d'océanographie et du climat à l'IPSL (Institut Pierre-Simon Laplace) et coordinatrice de l'étude publiée, le 3 octobre, dans Nature Communications. Situé sur l'île de Bali, le volcan gronde et a contraint à l'évacuation fin septembre de plus de 100.000 habitants. Sa dernière éruption en 1963 avait été suivie par un phénomène climatique El Niño.

    Les grandes éruptions volcaniques sont bien connues pour provoquer un refroidissement direct de la température moyenne de la Terre. Car comme elles éjectent dans la stratosphère des millions de tonnes d'oxyde de soufre, les éruptions créent une sorte d'écran aux rayons du Soleil, avant qu'ils n'arrivent au sol. Le chauffage «radiatif» de notre planète devient moins fort.

    Un coup de vent d'Afrique provoque un réchauffement du Pacifique

    Mais ce qui est original, c'est la suite. Les modèles mathématiques et les simulations ont permis de comprendre la succession d'événements. Après une grosse éruption volcanique, les pluies sont moins abondantes pendant la mousson en Afrique, qui est la plus grande zone terrestre équatoriale. Une situation qui provoquerait un coup de vent d'Ouest vers l'est. Car il y aurait un refroidissement continental, ce qui créé un écart de température avec les profondeurs de l'océan, qui ont une grande inertie thermique. Des différences qui créent une onde atmosphérique vers l'équateur, qui se propage ensuite vers l'est jusqu'à l'océan Pacifique équatorial. Le coup de vent crée ainsi un courant océanique qui contribue, en plusieurs mois, à réchauffer les eaux océaniques équatoriales à l'ouest de l'Amérique du Sud. En fait, quel que soit l'état de l'océan, «un coup de vent d'ouest provoque un courant océanique équatorial du Pacifique ouest, de l'Indonésie, vers les côtes du Pacifique de l'Amérique du Sud», indique la chercheuse.

    Ces mécanismes ont été confirmés pour l'éruption du Pinatubo qui avait injecté quelque 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère et avait provoqué une diminution moyenne de la température de la Terre de 0,4°C. Mais le refroidissement moyen a été limité du fait de l'impact sur El Niño, facteur de réchauffement global, qui a pu être ressenti jusqu'à deux ans après l'éruption volcanique.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences - Auteur: Marc Cherki


    03/10/17 - Les marchés des métaux suspendus à l’essor de la voiture électrique

    Cuivre, lithium, graphite, cobalt... Certains cours s’emballent devant l’engouement lié à la révolution de la voiture propre. Les projections restent pourtant complexes.

    Il y a cinq ans, elles étaient rarissimes. L'an passé, 2 millions de voitures électriques se sont vendues dans le monde. Et, d'ici à 2040, il pourrait s'en écouler davantage que les voitures à essence, selon Bloomberg New Energy Finance. A cette date encore lointaine, les projections varient certes grandement, de 100 millions à plus de 500 millions de voitures électriques imaginées par certains sur les routes. Mais sur les marchés des métaux, le sujet, déjà, accapare.

    Pour le secteur, l'enjeu est potentiellement immense. La révolution électrique dans l'automobile peut bouleverser l'offre et la demande de matériaux comme le cuivre et l'aluminium utilisés dans ces véhicules en plus grande quantité que dans les voitures à essence, aussi bien que le nickel, le cobalt ou le lithium qui composent les batteries rechargeables dont ils sont équipés.

    « Face à l'inquiétude grandissante suscitée par le changement climatique et les effets de la pollution à l'échelle mondiale, le virage rapide vers les voitures électriques est désormais impossible à arrêter », décryptent les analystes d'Investec. Dans ce sens, 2017 a marqué un tournant, avec des annonces retentissantes. Le géant pétrolier BP, jusqu'alors réservé sur la voiture électrique, a presque doublé ses prévisions à long terme concernant ce type de véhicules. La Chine, qui est le premier marché mondial pour l'automobile, a annoncé en septembre . Volvo a fait savoir que toutes ses nouvelles voitures seraient électriques d'ici à 2019. Même le fabricant d'aspirateurs Dyson se lance dans l'aventure de la « VE », en investissant 2 milliards de livres.

    Une demande de lithium multipliée par trente

    Conséquence de cet emballement, ces derniers mois les cours du cuivre et de l'aluminium, mais surtout du lithium, du cobalt et du graphite ont grimpé. Dans un monde 100% véhicule électrique, UBS a calculé que le cobalt est la matière première dont les besoins devraient le plus augmenter (+1.928 % comparé à la production mondiale actuelle), derrière le lithium (+2.898 %). Dans une étude publiée en mai, la banque explique, après avoir comparé une Bolt Chevrolet à une Golf Volkswagen, que la carrosserie et le châssis d'une voiture « propre » nécessitent en revanche moins de fer et un peu moins d'acier.

    Les grands groupes miniers se frottent les mains. « Avec 90 kilogrammes de cuivre au minimum par véhicule électrique, soit trois à quatre fois plus que dans une voiture à essence, on voit clairement l'impact que cela pourrait avoir sur la demande de cuivre », indiquait Jean-Sébastien Jacques, le patron de Rio Tinto, lors d'un séminaire organisé fin 2016. De son côté, Glencore, premier producteur de cobalt, qui extrait aussi du cuivre et du nickel, assure que cet impact sur les matières premières sera plus rapide que prévu. D'ici à 2035, dans un scénario où 95% des voitures vendues sont électriques, il faudrait 20 millions de tonnes de cuivre et 1,8 million de nickel en plus, ainsi que 679.000 tonnes de cobalt supplémentaires, d'après Bernstein.

    Les mines manquent encore

    Y aura-t-il assez de ces matériaux disponibles ? La réponse est complexe. D'abord parce que les incertitudes sont grandes quant aux quantités requises comme aux réserves. En outre, la batterie lithium-ion devrait dominer la décennie à venir, mais des analystes questionnent son utilisation à plus long terme. Ces marchés ne seront donc pas égaux face à une explosion de la demande des voitures sans pétrole. Il y aura de la bauxite, du cuivre ou du manganèse en suffisance. Si certains se sont inquiétés d'un manque à venir de lithium, du Chili à la Bolivie, en passant par l'Australie, en fait, les réserves abondent. Mais si, pour l'heure, les mines ouvertes sont peu nombreuses. Le cobalt pourrait, en revanche, poser davantage de problèmes. Les investisseurs ne s'y sont pas trompés : son prix a explosé de 150% en moins de deux ans.


    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Muryel Jacque


    03/10/17 - Signature d’un accord-cadre entre le BRGM et l’ERI de l’Université de Tokyo

    Le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), établissement public à caractère industriel et commercial sous tutelle du Ministère en charge de la recherche, et le Earthquake Research Institute (ERI) de l’Université de Tokyo, se sont engagés, le 2 octobre 2017, à unir leurs efforts en recherche dans le domaine de la muographie, tomographie 3D basée sur les muons et dédiée à la prévention des risques naturels.

    Depuis 27 ans, le BRGM est actionnaire d’une société spécialisée en instrumentation géophysique, IRIS Instruments, conjointement avec la société japonaise OYO. Cette société est engagée depuis deux ans dans un projet partenarial avec le BRGM et le CNRS pour développer un détecteur de muons plus compact que ceux qui existent aujourd’hui à l’état de prototype dans les laboratoires de recherche.

    Les muons, particules élémentaires d’origine cosmique produites dans l’atmosphère ont été largement étudiés par de nombreux Prix Nobel. Ils sont réputés pour se déplacer jusqu’à la surface de la Terre où l’on en décompte 10 000 par minute par mètre carré. Très pénétrants, ils peuvent traverser plusieurs centaines de mètres de roches avant d’être complètement absorbés par la matière. Cette propriété particulière encourage les géoscientifiques du BRGM et de l’ERI à les utiliser pour ausculter les variations de densité au sein de grands volumes rocheux tels que les volcans ou les glissements de terrain. La muographie peut s’apparenter à l’imagerie médicale avec la particularité que la source émettrice est naturelle et passive.

    Au-delà des défis techniques que représentent le développement de détecteurs de muons, la question fondamentale qui se pose pour les enjeux sur les risques naturels est : la muographie peut-elle s’inviter parmi les autres techniques de géophysique ?

    Au premier ordre, elle présente de nombreux avantages pour l’auscultation des grands édifices géologiques dont le caractère passif (la source de muons est naturelle), la résolution qui est avant tout dépendante du temps d’exposition du détecteur (…). Mais pourra-t-elle apporter des informations supplémentaires aux géoscientifiques qu’ils ne pourraient obtenir sans elle ou à des coûts bien supérieurs ?

    Pour relever ce défi, l’ERI, le BRGM (englobant sa filiale IRIS Instruments) s’engagent dans cet accord-cadre à échanger chercheurs et étudiants et se pencher ensemble sur des problématiques de risques naturels clés.

    L’accord-cadre entre l’ERI et le BRGM s’inscrit dans le continuum,recherche, enseignement par la recherche et innovation. En effet, le développement concomitant de détecteurs de muons à IRIS Instruments permettra d’accélérer la mise sur le marché de solutions dans le cas où la preuve de la pertinence de la muographie dans la panoplie des techniques de géophysique est faite.

    L’engagement des deux institutions ERI et BRGM, dans la course pour une meilleure connaissance et anticipation des risques naturels, pourrait ainsi largement bénéficier de ces résultats de la recherche et du développement.

    Source: BRGM


    Lundi 02/10/17 - Géologie: découverte de macrofossiles datés de 2,2 milliards d’années au Gabon

    Une nouvelle découverte dans le bassin Francevillien au Gabon. Une équipe internationale de chercheurs ont découvert le plus vieux cycle de vie de macro-organismes connu sur terre d’âge datant de la période paléoprotérozoïque (2.2 Ga). La précieuse découverte a été notamment publiée dans le très important Journal international de géosciences (International Journal of Geosciences) du mois de septembre, comme le relève un communiqué officiel parvenu à la rédaction d’Info241.

    Le plus vieux cycle de vie de macro-organismes connu sur terre d’âge paléoprotérozïque, celui d’Akouemma hemisphaeria, a récemment été mis en évidence par une équipe de 16 chercheurs gabonais, japonais, français et suédois, à la tête desquels les professeurs Ambroise Edou-Minko et Mathieu Moussavou de l’université des sciences et techniques de Masuku de Franceville (Haut-Ogooué).

    Le Paléoprotérozoïque est la première ère du Protérozoïque. Elle s’étend de -2 500 à -1 600 milliards d’années. Cette époque est marquée par l’augmentation du taux d’oxygène, produit par des cyanobactéries. C’est aussi l’époque de l’apparition des plus anciens eukaryotes actuellement connus (les Grypania) et des plus anciens organismes multicellulaires, ceux du groupe fossile de Franceville.

    Une colonie de macro-fossiles dénommée Akouemma hemisphaeria vient d’être décrite dans le bassin sédimentaire paléoprotérozoïque d’Okondja, au Gabon par une équipe internationale. Ces fossiles sont classés en deux groupes selon leurs formes sphéroïdales ou allongées. Les formes sphéroïdales sont composées de deux hémisphères et d’un disque médian. Certains spécimens de forme sphéroïdale passent progressivement aux formes allongées.

    Ces formes allongées présentent deux « hémisphères », séparées par une surface médiane, et ont souvent plusieurs « pièces » ovoïdes attachées. Les échantillons allongés montrent à la fois des marques de croissance latérales qui suggèrent une tendance à la division. Les marques de croissance sont caractérisées par des allongements latéraux homogènes unidirectionnels et des protubérances latérales semblables à des bourgeons.

    Les signes de division sont marqués par des sillons circulaires perpendiculaires à la direction de l’allongement, que nous avons appelés « sillons de constriction » dont les profondeurs sont fonction du degré de division du spécimen. Nous notons également des « plans de division » verticaux internes. Tous ces spécimens ovoïdes et allongés ont subi des déformations initiales importantes en raison principalement des compressions latérales mutuelles dans les lits tabulaires.

    Les macro-organismes Akouemma hemisphaeria, qui étaient probablement des organismes sessiles primitifs, vivaient sur le fond marin ; ils constituent le plus vieil exemple connu sur Terre de macro-organismes montrant une croissance végétative dont la duplication se fait par bourgeonnement, allongement latéral et division. Les déformations latérales mutuelles qu’ils ont subies semblent être liées directement à leur croissance.

    Source: info241.com


    02/10/17 - La Bretagne, une région sismique

    La terre a de nouveau tremblé jeudi 28 septembre en Bretagne. Un phénomène relativement fréquent qui, heureusement, n’engendre pas de victimes et cause peu de dégâts.

    Jeudi 28 septembre, vers 3 h 45 près de Rennes, Antoine Schlupp, géologue au Bureau central sismologique français (BCSF) et au Réseau national de surveillance sismique (Rénass), tous deux basés à l’Observatoire des sciences de la Terre à l’Université de Strasbourg, a observé un tremblement de terre de magnitude 3,9 sur l’échelle de Richter. Les sismomètres ont permis de localiser l’épicentre à moins de 10 km de profondeur et à une trentaine de kilomètres au sud-est de Rennes. Les vibrations ont été ressenties à Rennes et aux alentours.

    Un déplacement du Massif armoricain

    La région est traversée par trois zones de failles. Celle de Brest/Saint-Brieuc au nord, la faille de cisaillement de la Pointe du Raz jusqu’au-delà de Nantes au sud, et enfin une plus mineure transversale pratiquement orientée nord-sud, de Nort-sur-Erdre à la vallée de la Rance. « Ce séisme de Rennes/Janzé de magnitude 3,9 n’est donc pas situé sur une des deux grandes failles, mais sur la mineure, ce qui est un peu surprenant », indique Olivier Dauteuil, géologue à Géosiences Rennes (CNRS-Université).

    « Habituellement, c’est autour de la faille sud, entre le trait de côte du littoral breton qui s’enfonce et le Centre-Bretagne qui s’élève, que la sismicité est la plus active, et c’est là que le risque est le plus important, explique Olivier Dauteuil. C’est sur cette faille que se sont produits de gros séismes d’une magnitude supérieure à 4,5 (1). »

    « Car la Bretagne, on l’ignore le plus souvent, est une ancienne chaîne de montagnes, explique Olivier Dauteuil. Il y a environ 300 millions d’années, les sommets du Massif armoricain s’étageaient entre 4 000 et 6 000 m d’altitude, avant de s’éroder vers 250 millions d’années, puis d’osciller entre immersion et émersion ».

    « Le Massif armoricain a ensuite subi une double pression : celle des Alpes et des Pyrénées au sud et à l’est, et celle à l’ouest de la dorsale atlantique, située à 2 500 km de nos côtes. Résultat, de façon quasi imperceptible, le Massif armoricain se déplace vers le nord-est », poursuit le géologue.

    Pas de dégâts importants

    Depuis 1900, en Bretagne, les ingénieurs du Bureau de ressources géologiques et minières (BRGM) n’ont recensé que six tremblements de terre d’une intensité égale ou supérieure à 5,5.

    « En tout cas, depuis l’an 2000, la plupart des séismes sont de très faible magnitude, de 2 à 2,5, explique Olivier Dauteuil. Avec parfois un événement plus violent. Un phénomène qui, géologiquement, pourrait être salutaire car les petits séismes permettraient de purger régulièrement l’énergie emmagasinée, d’absorber les déformations et, finalement, de limiter les risques pour les personnes et les biens », poursuit le chercheur.

    En général, ces séismes ne produisent pas de dégâts importants. Toutefois, en Bretagne, on a déjà signalé la chute de menhirs, voire la rupture de dolmen lors de séismes. Dans les chaos rocheux très fréquentés l’été par les touristes, plusieurs gros blocs tels La Bouteille à Ploumanach (Côte d’Armor) ou La Roche tremblante à Huelgoat (Finistère), qui pèsent parfois plusieurs dizaines de tonnes et sont posés en équilibre instable, risquent de tomber en cas de séisme.

    (1) Séismes d’Hennebont en 2002 (magnitude 4,8), Oléron en 1972 (magnitude 5) et en 2005 (magnitude 4,5), de Rochefort-La Rochelle en 2016 (magnitude 5), de Belle-Île en 1902 (magnitude 6), de Meucon/Vannes en 1930 (magnitude 7), de Melgven/Quimper en 1959 (magnitude 7).

    Source: www.la-croix.com - Auteur: Denis Sergent


    Dimanche 01/10/2017 - La Chine construira le chemin de fer le plus difficile du monde

    Des ingénieurs chinois font face à la fois à des paysages spectaculaires et à de grands dangers, alors qu'ils s'engagent à construire le chemin de fer le plus difficile du monde.

    La ligne ferroviaire Sichuan-Tibet sera le deuxième chemin de fer dans la région autonome du Tibet (sud-ouest) après la ligne Qinghai-Tibet. Celle-ci traversera le sud-est du plateau Qinghai-Tibet, l'une des zones les plus actives au monde d'un point de vue géologique.

    "La construction et l'exploitation du chemin de fer Sichuan-Tibet doivent surmonter les plus grands risques du monde", a indiqué You Yong, ingénieur en chef de l'Institut des catastrophes de montagne et de l'environnement, dépendant de l'Académie des sciences de Chine (ASC), qui est à la tête d'une équipe de soutien scientifique et technologique visant à éviter les risques de montagne.

    La China Railway Eryuan Engineering Group Co. Ltd., qui conçoit la ligne, a précisé qu'elle prendrait son départ à Chengdu, capitale de la province chinoise du Sichuan (sud-ouest), et entrerait au Tibet via Qamdo, en passant par Ya'an et Kangding. Elle traversera ensuite les préfectures de Nyingchi et de Shannan, avant d'arriver à Lhassa, capitale du Tibet. La longueur totale de la ligne atteindra 1.700 kilomètres et la construction coûtera 250 milliards de yuans (environ 36,88 milliards de dollars).

    Un voyage épique

    Qualifié de voyage épique, le chemin de fer Sichuan-Tibet est un projet important du 13e Plan quinquennal 2016-2020 de la Chine. Depuis le bassin du Sichuan, il s'élèvera de plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer jusqu'au "toit du monde", à une altitude de plus de 4.400 mètres.

    Xia Lie, ingénieur principal de la China Railway Eryuan Engineering Group, le décrit comme une énorme "montagne russe" à travers des terrains montagneux et des canyons dangereux.

    Il traversera huit montées et descentes, et plus de 80% de la ligne passera à travers des tunnels et sur des ponts.

    "L'ascension cumulée du chemin de fer Sichuan-Tibet dépassera 16.000 mètres, soit le double de la hauteur du Qomolangma, la montagne la plus haute du monde", a noté M. Xia, "Il représentera le super projet le plus difficile dans l'histoire de la construction ferroviaire".

    Les travaux ont commencé aux deux extrémités du chemin de fer. La section entre Chengdu et Ya'an devrait être mise en service en juin 2018. L'étude de faisabilité sur la section entre Ya'an et Kangding a été achevée et la section entre Lhassa et Nyingchi est en construction.

    Cependant, la section reliant Kangding à Nyingchi, la plus difficile et la plus longue, est toujours en cours de conception. Sa construction devrait commencer en 2019 et durer environ sept ans, a-t-il ajouté.

    Le chemin de fer Sichuan-Tibet sera une ligne principale du réseau ferroviaire de l'ouest de la Chine, reliant le Tibet aux régions centrales et orientales plus développées. La vitesse des trains pourra atteindre entre 160 km/h et 200 km/h sur cette ligne.

    Une fois achevé, le temps du voyage en train de Chengdu à Lhassa sera réduit, et passera de 48 heures à environ 13 heures.

    Un paysage magnifique mais dangereux

    Des montagnes enneigées, des glaciers limpides, des cols escarpés, des canyons profonds, des forêts denses, des prairies vertes, des lacs aux eaux limpides et des rivières à fort courant... Le chemin de fer Sichuan-Tibet traversera de nombreux paysages magnifiques, mais comportant des dangers cachés.

    You Yong, qui a passé près de 30 ans à étudier les dangers dans les zones montagneuses, a précisé que la ligne traversera l'est du plateau Qinghai-Tibet, qui présente des changements brusques de terrain.

    Elle traversera 21 montagnes enneigées à une altitude de plus de 4.000 mètres et 14 grandes rivières. La région regorge de pentes abruptes et de vallées profondes, a poursuivi M. You.

    La structure géologique active de la région provoque de violents séismes. La ligne ferroviaire traversera des zones exposées aux tremblements de terre, telles que les ceintures sismiques de la montagne de Longmen et du fleuve Yarlung Zangbo, a-t-il noté.

    Le séisme de magnitude 8.0 qui a dévasté en 2008 le district de Wenchuan, au Sichuan, a entraîné de grands changements environnementaux et a détruit un nombre incalculable de routes. Le tremblement de terre a provoqué des dangers de montagne, tels que des glissements de terrain et des coulées de débris.

    D'après M. You, le chemin de fer Sichuan-Tibet comporte quatre caractéristiques environnementales majeures : des différences importantes d'altitude du terrain, de fortes activités de plaques, des catastrophes de montagne fréquentes, ainsi qu'un environnement écologique sensible. Les dangers de montagne constituent un défi majeur. "Les régions le long du chemin de fer Sichuan-Tibet présentent des risques de montagne les plus développés, les plus actifs, les plus divers et les plus sévères en Chine", a-t-il souligné.

    Par exemple, il y a 399 sites dangereux dans la région le long du fleuve Yarlung Zangbo au Tibet, considérée comme l'une des sections routières les plus risquées dans le monde. De fréquents désastres bloquent des routes et provoquent des collisions.

    Des scientifiques ont indiqué que les dangers le long de la voie ferrée incluaient des glissements de terrain, des coulées de débris ainsi que des dommages causés par la neige et la glace. Les glissements de terrain se produisent principalement dans les gorges alpines des monts Hengduan et dans le sud-est du Tibet.

    La section au Tibet pourrait subir des coulées de débris les plus denses, fréquentes et graves en Chine. La région compte 341 ravins, grands ou moyens, formés suite aux flux de débris.

    Le sud-est du Tibet et l'ouest du Sichuan possèdent de nombreux glaciers, qui sont sensibles au changement climatique mondial. La fonte des glaces et de la neige provoque des débordements dévastateurs de lacs glaciaires et des flux de débris, a précisé Chen Xiaoqing, directeur adjoint de l'Institut des catastrophes de montagne et de l'environnement de l'ASC.

    En juillet 1988, un débordement brutal d'un lac glaciaire et une coulée de débris ont balayé un village dans le ravin de Midui, dans le district de Bomi au Tibet, et ont bloqué la route pendant six mois.

    Le 9 avril 2000, un autre glissement de terrain important et une coulée de débris survenus dans la rivière de Zhamu, dans le village de Yigong du district de Bomi, ont détruit tous les ponts, les routes et les installations de communication construits au cours des quatre décennies précédentes dans la région en aval, entraînant des pertes économiques directes de 300 millions de yuans et des pertes indirectes d'un milliard de yuans.

    Les précautions des scientifiques

    "La construction d'un chemin de fer dans un environnement géologique aussi complexe, fera face à beaucoup de difficultés scientifiques et technologiques. Et la prévention et le contrôle des dangers de montagne seront les clés de son succès", a estimé M. You.

    D'autre part, un grand projet de construction traversant la région pourrait aggraver les risques de catastrophes de montagne et compromettre le projet lui-même.

    "Nous devons maîtriser immédiatement le schéma de répartition des glissements de terrain, des coulées de débris et des autres catastrophes de montagne, ainsi que leur influence sur le projet ferroviaire. Nous avons besoin de délimiter des zones sûres et dangereuses, et d'étudier comment prévoir et prévenir les catastrophes", a-t-il ajouté.

    L'ASC a commencé en 2014 à analyser le schéma de répartition et les risques des catastrophes de montagne, et à expérimenter la prévention des désastres le long de la route. Actuellement, les scientifiques ont identifié la répartition et les activités principales des dangers de montagne, et ont créé une banque de données sur les risques le long de l'itinéraire.

    Sur la base de l'analyse des risques, les chercheurs ont apporté leurs conseils sur la sélection de l'itinéraire et les technologies pour prévenir et contrôler les glissements de terrain et les coulées de débris.

    En outre, le gouvernement projette de construire une autoroute reliant le Sichuan et le Tibet. Les conclusions scientifiques seront aussi appliquées à cette construction.

    Selon certains experts, ce chemin de fer et cette autoroute stimuleront l'ouverture et le développement économique du Tibet.

    La recherche et l'expertise de la Chine à l'égard de la prévention et du contrôle des dangers de montagne ont également été présentées à ses pays voisins.

    L'ASC a lancé un plan de recherche en 2016 afin d'aider les secours en cas de catastrophes naturelles dans les pays et les régions le long de "la Ceinture et la Route".

    Cui Peng, académicien de l'ASC et directeur adjoint de l'Institut des catastrophes de montagne et de l'environnement, a indiqué que des pays, comme le Népal et le Kazakhstan, souffraient aussi de nombreux dangers de montagne. "Notre expertise peut aussi être appliquée dans ces pays".

    Chen Xiaoqing a dirigé une équipe de recherche pour aider à résoudre les problèmes technologiques clés liés aux secours en cas de catastrophes le long de l'autoroute reliant la Chine au Pakistan, à travers les montagnes de Karakorum.

    Les scientifiques chinois ont également aidé le Tadjikistan à établir un plan pour surveiller un lac de barrage présentant des risques élevés.

    Source: Agence de presse Xinhua

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