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    Mercredi 31/01/18 - Afghanistan: après les bombes, Kaboul secouée par un séisme dans le nord-est

    Quand la nature s'en mêle: un séisme de magnitude 6,1 enregistré dans le Nord-est de l'Afghanistan a été ressenti - sans faire de victimes - jusqu'à Kaboul mercredi, déjà éprouvée par une récente vague d'attentats et la multiplication des menaces.

    Le tremblement de terre, également ressenti au Pakistan et en Inde, s'est produit peu avant midi (07H07 GMT exactement) dans les montagnes de l'Hindu Kush à une profondeur de 191 km, selon les services sismologiques américains (USGS).

    Aucune victime n'est à signaler en Afghanistan à ce stade, selon un porte-parole de l'Autorité nationale de gestion des catastrophes à la chaîne 1TV.

    Mais la province du Badakhshan et le district de Jurm, en particulier, où a été localisé l'épicentre, à 250 km au nord-ouest de Kaboul, est excentrée et difficile d'accès, culminant à plus de 6.700 mètres dans le massif de l'Hindu Kush.

    En outre, une forte présence de talibans qui tiennent des districts entiers et en disputent d'autres au gouvernement, risque de compliquer d'éventuelles opérations de secours.

    Les premières informations recueillies par les médias locaux signalaient des maisons endommagées et du bétail perdu.

    Mais le porte-parole du gouverneur provincial du Badakhshan, Nik Mohammad Nazari, s'est contenté d'annoncer qu'il "donnerait des détails plus tard, après vérification".

    A Kaboul, les maisons ont tremblé sans faire ni victimes ni dégâts. Mais les habitants se sont précipités dans la rue, abandonnant foyers et boutiques.

    "Ca commence à faire beaucoup, on n'a pas eu de dégâts, mais les gens ont eu peur de nouveau; ils sont secoués, abattus" confie à l'AFP Mustafa, vendeur de tapis dans Chicken Street, la rue des antiquaires à quelques enjambées du lieu de l'attentat qui a fait samedi plus de 100 morts et 235 blessés.

    L'explosion de l'ambulance piégée s'est produite au bout de cette artère piétonne d'ordinaire vivante, l'une des dernières rues d'un vieux Kaboul quasiment disparu, aujourd'hui tristement vide et abandonnée.

    Kaboul vient de vivre trois attentats en dix jours et les menaces restent fortes. L'atmosphère s'en ressent avec une présence policière doublée aux barrages et devant les cibles potentielles, comme les institutions internationales, immeubles gouvernementaux et supermarchés fréquentés par les étrangers.

    De nombreux Kaboulis avouent éviter de prendre leur voiture de peur d'être piégés dans les bouchons en cas d'attentat.

    Bousculade

    Le séisme a également été nettement ressenti au Pakistan dans les villes d'Islamabad, Peshawar et Lahore, où les habitants se sont précipités dehors. Des secousses légères ont également été ressenties dans la capitale indienne New Delhi.

    Au moins un enfant a été tué et neuf personnes de sa famille blessées dans la province pakistanaise du Baloutchistan, frontalière de l'Afghanistan, a indiqué un responsable local du district de Lasbela, Shabbir Mangal.

    Quatre écolières ont été blessées dans une bousculade survenue dans une école primaire de la banlieue de Peshawar, a signalé Bilal Faizi, porte-parole des services de secours pakistanais.

    Aucune autre perte humaine ou dégât n'a été signalé dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, a-t-il ajouté.

    A Chitral (nord-ouest du Pakistan), l'autorité locale de gestion des désastres (PDMA) a mis en garde contre "un risque élevé d'avalanches de neige" suite au séisme.

    Afghanistan et Pakistan sont régulièrement touchés par des tremblements de terre, notamment au niveau de la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush, qui se trouve sur la ligne de faille entre les plaques tectoniques indienne et eurasienne.

    En octobre 2015, un puissant séisme de magnitude 7,5 avait déjà frappé la même zone de l'Afghanistan, faisant plus de 380 morts.

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    31/01/18 - Forte explosion sur le volcan Popocatépetl, près de Mexico

    Le regain d'activité de ce volcan, qui surplombe 4,5 millions de personnes à 50km aux alentours, est surveillé de près par les autorités.

    S'il entrait en éruption, des millions d'habitants à proximité seraient menacés. Le volcan Popocatépetl, situé à environ 55 kilomètres de Mexico et entouré de plusieurs villes, a craché une colonne de cendres de plus de 3 kilomètres de haut, mardi, après une forte d'explosion qui a été entendue à des dizaines de kilomètres à la ronde.

    L'éjection qui a eu lieu mardi à 16h21, heure locale, a été filmée par les caméras de surveillance braquées sur le volcan en permanence. Des témoins proches de la scène ont publié des photos impressionnantes de l'événement sur les réseaux sociaux.

    Poussé par le vent, le nuage de poussière s'est dirigé vers le nord-est de la vallée de Mexico, explique le Cenapred, Centre mexicain de prévention des catastrophes. Les autorités avertissent les populations concernées d'une possible chute de cendres.

    Au moins 4,5 millions d'habitants résident à moins de 50 kilomètres du cratère, situé dans une zone à l'intersection des États de Puebla, Morelos et celui de la capitale. Tous ont entendu l'explosion, dont le son -semblable à un coup de canon- a été enregistré ci-dessous.

    Haut de 5426 mètres, sa silhouette typique s'inscrit dans le paysage de la région de Mexico. Le volcan Popocatépetl -surnommé "Popo"- émet régulièrement des fumées. Son nom signifie d'ailleurs "montagne qui fume" dans la langue aztèque nahuatl.

    Mais les signes d'activité récents s'accumulent : 211 secousses d'intensité moyennes ont été mesurées par la Cenapred sur la journée de mardi, ainsi que 4 secousses volcaniques de plus forte intensité. Une augmentation faible mais notable sur les deux dernières semaines. Trois plus petites explosions ont également été comptabilisées.

    Pour le journal mexicain Milenio, l'explosion provient de la "destruction du dôme de lave" à l'intérieur du cratère, signe de la puissance potentielle du colosse. Le système de prévention et d'alerte reste néanmoins au niveau jaune, c'est-à-dire au deuxième niveau sur trois.

    Ce volcan est entré en activité à partir de 1994. Il avait notamment connu une forte explosion en 2000, qui avait nécessité l'évacuation des populations environnantes. Sur les millions de personnes proches de "Popo", 650 000 d'entre elles sont dans des zones considérées à haut risque.

    Le Mexique possède aussi un second volcan actif, Fuego (3900m), dans l'État de Colima, dans l'ouest du pays. Il avait provoqué une évacuation en octobre 2016 en raison d'écoulements de lave.

    Source illustrée + vidéo: www.lexpress.fr - Rédaction: Christophe Josset


    31/01/18 - Total trouve un nouveau gisement de pétrole dans le Golfe du Mexique

    Le pétrolier a annoncé une importante découverte d’or noir dans les eaux américaines au large de la Louisiane. Ces derniers mois, Total a multiplié les investissements dans le Golfe du Mexique. En Bourse, l’action était stable à la mi-journée.

    Un puits d’exploration dans la zone de Ballymore, à 120 kilomètres des cotes de la Louisiane, s’est révélé fructueux. Il a traversé une colonne d’or noir de «haute qualité» d'une longueur de 205 mètres.

    Dans un communiqué, Total indique que «la viabilité commerciale [de cette découverte] est déjà confirmée». Le groupe ne communique pas plus de détails (aucune estimation du nombre de barils récupérables n’a, par exemple, été indiquée).

    Le français est associé à Chevron dans cette découverte, qui est opérateur du puits Ballymore avec une participation de 60% (40% pour Total). Le groupe dirigé par Patrick Pouyanné a récemment renforcé sa présence dans le Golfe du Mexique. En septembre, il a annoncé un accord avec Chevron portant sur sept prospects d’exploration (dont celui de Ballymore).

    Baisse du prix du pétrole

    Il y a quelques jours, la société a également pris une participation de 12,5% dans une des récentes grosses découvertes, baptisée Anchor, réalisées dans le Golfe du Mexique via le rachat de Samson Offshore Anchor.

    Enfin, en rachetant Maersk Oil, Total va obtenir 25% d’un autre champ («Jack») opéré par Chevron.

    En Bourse, l’action Total était à l’équilibre suite à cette annonce. Depuis quelques jours elle pâtit du recul du prix du pétrole.

    Source: lerevenu.com - Rédaction: Johann Corric


    31/01/18 - Londres: procès contre une société minière accusée de violences en Sierra Leone

    Depuis le 29 janvier 2018, Tonkolili Iron Ore Ltd, compagnie minière anciennement basée à Londres, doit répondre devant la justice britannique de violations des droits de l'Homme commises en Sierra Leone en 2010 et 2012. Un procès rare alors que plusieurs compagnies étrangères exploitant le sous-sol africain sont accusées d’abus et de malversations.

    Au moment des faits, Tonkolili, nom d’un district de Sierra Leone, était une filiale d’African Minerals Ltd (AML), à l’époque l’un des plus importants employeurs d’un pays de 6,3 millions d’habitants particulièrement pauvre. AML faisait travailler 7000 personnes pour produire du fer destiné à la Chine. Résultat: ses opérations se faisaient en étroit contact avec les autorités locales.

    Tonkolili est poursuivi devant la Haute Cour de Londres par 142 plaignants pour complicité dans des actes de répression commis par la police en 2010 et 2012 contre des employés et des villageois près de l'une de ses mines à Bumbuna (nord). Mine qui possède l’une des plus importantes réserves en Afrique de magnétite (variété de minerai de fer).

    Les plaignants sont représentés par le cabinet d'avocats britannique Leigh Day,

    Selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch, publié en 2014, les violences ont commencé quand l’entreprise a expulsé de leurs villages des centaines de familles pour faire place aux activités minières. Les habitants ont été relogés dans «une zone plate et aride», perdant ainsi la «possibilité de cultiver leurs terres»... Lire l'article complet

    Source: geopolis.francetvinfo.fr - Rédaction: Laurent Ribadeau Dumas


    31/01/18 - Le Nyiragongo: un volcan dangereux, heureusement en sommeil !

    C’est un volcan dont on ne parle pas souvent mais qui est bien présent sur les terres africaines et plus précisément à l’est de la RDC près de la ville de Goma. Il s’agit du Nyiragongo, un volcan toujours en activité et l’un des plus dangereux d’Afrique… Heureusement au repos actuellement.

    Sa dernière éruption date du 17 janvier 2002, et les Congolais s’en souviennent encore. En effet, la coulée de lave avait ravagé la ville. Un lourd bilan avait été dressé.

    Aujourd’hui, les congolais ne craignent rien puisque le volcan toujours en activité ne représente aucune menace pour les populations locales.

    Comment prévenir d’une nouvelle éruption ?

    Actuellement, aucune donnée précise quant à une prochaine éruption n’a été indiquée. Cependant, les autorités ont pris les devants et ont entrainé les autochtones à fuir, si le volcan entrait en éruption.

    Le dernier exercice remonte à juillet 2017. Plus de 500 familles ont participé à cet exercice d’évacuation. Les habitants de Goma se sont vu rassemblés dans le stade Afia, qui avait été défini comme le point de rassemblement ; suite à quoi ils ont été sensibilisés par l’observatoire volcanique de Goma et le service de protection civile sur les risques volcaniques, les gestes à observer, les objets à emporter en cas d’éruption.

    Prévenir, plutôt que de devoir déplorer une tragédie, telle est actuellement la politique suivie par la République démocratique du Congo, face au déchaînement toujours possible des forces telluriques.

    Source: www.actu-congo.com - Rédaction: Charly Kadima


    31/01/18 - Meurthe-et-Moselle: Le Conseil municipal vote pour l’installation d’une ZAD contre une carrière de calcaire, et c’est une première en France

    Un Conseil municipal a voté pour l’installation d’une zone à défendre (ZAD), pour lutter contre une carrière de calcaire, et c’est une première en France…

    Y aurait-il de la rébellion dans l’air ? Selon une information de France 3 Grand Est, la majorité des élus du Conseil municipal de Villerupt (Meurthe-et-Moselle) a voté pour l’installation… d’une ZAD. Objectif : exprimer leur opposition au projet d’exploitation d’une carrière de calcaire, sur la commune limitrophe d’Audun-le-Tiche.

    Des raisons environnementales principalement
    Ils s’opposent à demande d’autorisation d’exploitation car ils craignent des conséquences possibles sur les sous-sols, mais aussi la dévaluation des habitations environnantes, la densification du trafic des camions, les galeries, les tirs hebdomadaires d’explosifs… Autant de griefs auxquels s’ajoutent des inquiétudes environnementales comme le danger de la poussière émise, le risque de pollution de la nappe phréatique, de la présence d’un gazoduc proche de la zone, et la destruction du corridor écologique indispensable pour de nombreux animaux protégés.

    Les avis divergent

    Si les avis divergent, créant des dissensions à l’intérieur même des communes avoisinantes, Lucien Piovano, le maire d’Audun, a rappelé à nos confrères de France 3 Grand Est l’avantage financier, estimé à cinquante mille euros de recettes annuelles pour la commune.

    En attendant, des collectifs s’organisent et une pétition circule déjà sur Internet. Reste à voir ce que peu donner concrètement une ZAD « institutionnelle » dont « les actions se feront dans la plus totale légalité », est-il dit…

    Source: www.20minutes.fr/planete (G.V.)


    Mardi 30/01/17 - Philippines: le volcan fait des heureux dans l'industrie touristique

    Des dizaines de milliers de Philippins ont fui le Mayon mais l'éruption du volcan fait les affaires de l'industrie touristique dans une région très pauvre où les visiteurs se ruent sur les meilleurs point de vue comme sur les glaces "volcaniques" au piment rouge.

    La province d'Albay a construit son image sur son volcan spectaculaire au cône quasi parfait. L'instabilité du Mayon offre des occasions infinies aux entrepreneurs de tout poil mais est aussi la cause d'une profonde misère.

    Depuis que le Mayon a commencé à cracher de la lave voici deux semaines, les restaurants et hôtels situés juste à l'extérieur d'une zone "de danger" établie dans un rayon de neuf kilomètres autour du cratère connaissent un boom inhabituel en cette saison normalement peu propice au tourisme.

    "Nous sommes reconnaissants car nous avons de nombreux clients mais nous nous sentons aussi coupables parce que tant de personnes sont touchées", déclare à l'AFP Purita Araojo, réceptionniste à la Vista Al Mayon Pensionne.

    Près de 90.000 habitants ont fui le volcan pour se réfugier dans des abris surpeuplés où les conditions de vie et d'hygiène sont éprouvantes. Les autorités ont mis en garde contre une crise sanitaire.

    Cette région avant tout agricole craint toujours une éruption explosive même si les spécialistes considèrent que les gens sont désormais hors d'atteinte du volcan qui culmine à 2.460 mètres.

    Les Philippines sont sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique. Le Mayon, situé à environ 330 kilomètres au sud-est de Manille, connaît sa 52ème éruption en 400 ans. Il est considéré comme le plus instable des 22 volcans philippins en activité.

    "Chili haché"

    Mais ses grondements inspirent les entreprises locales, qui offrent des menus épicés tout en affichant de manière ostentatoire photos et logos à l'effigie du volcan.

    Un best-seller d'un des restaurants du cru est le "Mayon hot lava", une glace en forme de volcan surmontée de chili haché, noyée sous un sirop épicé.

    Les hôtels les plus luxueux diffusent l'éruption en streaming live. Les touristes et journalistes ont pris d'assaut les chambres qui offrent les meilleurs vues sur le cratère.

    Le nombre de visiteurs dans la province d'Albay a augmenté de 10% en janvier sur un an, selon l'office du tourisme local. Les agences de voyage et les guides touristiques se réjouissent de l'affluence en cette période d'après-Noël d'ordinaire calme.

    L'ancien clocher de l'église de Cagsawa, qui émerge du sol enherbé plus de deux siècles après que le Mayon avait enseveli vivants 1.200 de ses habitants, est une attraction touristique majeure.

    Les gens posent devant le morceau d'édifice, se mettant en scène pour des photographies donnant l'illusion qu'ils prennent dans leurs mains le cratère incandescent.

    Parfois, les nuages bas perturbent les séances de photos et les guides touristiques en sont réduits à puiser dans leurs talents de conteurs.

    "Nous leur racontons la légende selon laquelle le nuage courtise le mont Mayon, que nous appelons "La Belle Dame", dit à l'AFP Hohanna Loterina. "Quand le nuage la recouvre, c'est qu'il ne veut pas que les autres la voient, c'est le témoignage de son amour".

    Mais parallèlement au boom touristique, l'éruption aggrave les conditions de vie d'une population souvent pauvre. De nombreuses récoltes ont été détruites par les cendres.

    Marcial Morato, qui cultive des piments, est pieds nus sur sa terre noircie où des tiges flétries sont tout ce qu'il lui reste. "C'est si dommage, je ne peux plus m'en servir, je vais devoir racheter de nouvelles graines", se lamente le paysan de 72 ans.

    Venice Mar a perdu sa récolte de melons amers d'une valeur de 30.000 pesos (472 euros) mais il reste stoïque. Les désastres font des perdants et des gagnants, dit-il. "Nous sommes frustrés mais il faut prendre les choses comme elles sont. Nous y sommes habitués, entreprendre c'est parier".

    Source: www.lavoixdunord.fr avec l'AFP


    30/01/18 - Le marché des métaux sous tension

    Depuis les années 2000, le cours des métaux (cuivre, aluminium, nickel, zinc, cobalt, or...) ne cesse d’augmenter en bourse. Métaux industriels, métaux précieux, voitures électriques, demande chinoise, comment fonctionne le marché des métaux ?

    Depuis les années 2000, le cours des métaux ne cesse d’augmenter sous l’effet de la croissance de la Chine qui consomme de plus en plus de ces matières premières.

    Certains métaux concentrent tout particulièrement l’intérêt des investisseurs : Lithium, Gallium, Indium, Tungstène, Cobalt et d’autres encore, la liste est longue de ces métaux mineurs ou majeurs en train de devenir des métaux dits « critiques » pour les industries de pointe et de nouvelles technologies. Au point que l’on peut se demander comment le marché des métaux s’adapte à cette nouvelle donne.

    Le marché réglementé - et en premier lieu le London Metal Exchange - mais aussi le marché des métaux mineurs -secteur sur lequel la Chine tire son épingle du jeu- ainsi que le marché non organisé des ventes de gré à gré qui concentre un grand nombre de transactions.

    Alors comment fonctionnent les marchés des métaux ? Quels sont les enjeux et les perspectives compte-tenu de l’émergence des nouvelles économies et de la montée en puissance de technologies particulièrement gourmandes en métaux ?

    Au-delà des cours, c’est aussi la question de l’approvisionnement et de la rentabilité des exploitations minières qui apparaît.

    Alors entre transparence et opacité, comment s’organise la rencontre des industriels producteurs et consommateurs ? Quels rôles jouent les intermédiaires : depuis les maisons de négoce jusqu’aux acteurs purement financiers ?

    Source: www.franceculture.fr- Florian Delorme, producteur de Cultures Monde


    30/01/18 - Une crise du lithium se profile-t-elle ?

    Le boom attendu des voitures électriques devrait doper la demande mondiale du lithium. Faut-il, pour autant, s'attendre à un choc des prix ?

    La transition énergétique vers le tout électrique est en marche. Les batteries nécessaires pour stocker l’électricité des véhicules comprennent du lithium, plusieurs kilogrammes par voiture. Pour le lithium, dont les quantités sont incommensurables à celles du pétrole, les inconnues sont nombreuses. La production pourra-t-elle répondre à l’explosion de la demande ?

    Boom des voitures électriques

    On ne connaît pas encore le volume de vente des voitures électriques équipées au lithium. Le taux de croissance annuel composé (TCAC) évolue entre 17 % et 40 % suivant l’agressivité des scénarios. C'est-à-dire qu’en tenant compte du taux de renouvellement des voitures et du chiffre des primo-accédants (notamment en Asie et en particulier en Chine), le taux de pénétration des voitures électriques dans le monde, inférieur à 1% aujourd’hui, devrait au minimum atteindre 8 % en 2025, si ce n'est 25 % dans le meilleur des cas.

    Cette progression dépendra de différents facteurs, par exemple les incitations fiscales, mais surtout le coût des batteries, qui représente aujourd’hui le tiers du prix final d'une voiture électrique. Les constructeurs automobiles considèrent que pour être attractif ce coût doit être divisé par deux, à 100 dollars/KWh, tout en gagnant en endurance, en poids et donc en lithium. Les quantités unitaires utilisées augmenteront (+20% en moyenne) : une automobile 100 % électrique embarque aujourd’hui en moyenne 15 à 20 kWh, elle passera à 50 kWh. Les Tesla ont déjà évolué de 60 kWh à 100 kWh.

    Tesla a annoncé la sortie de batteries «Ryden Dual Carbon», dépourvues de métaux lourds, donc sans lithium. Stanford a annoncé en 2016 la mise au point d’une batterie durable dépourvue de lithium. Des nanotubes de carbone et des batteries au graphène de l’espagnol Graphenano sont aussi évoqués, tout comme la batterie sodium-ion développée en France par le CNRS et le CEA. Mais ces innovations doivent encore rentrer en production industrielle, et le lithium reste au coeur des stratégies des constructeurs aujourd’hui. L’essor de la mobilité électrique devrait donc avoir un très fort impact sur la demande de lithium.

    Vers une production limitée

    La croûte terrestre ne manque pas de lithium, mais cela n’est en rien une garantie contre un choc sur les prix. En 2016, environ 215 kilotonnes de lithium carbonate équivalent (LCE) ont été produites dans différents pays car il n’est correctement exploitable à grande échelle que dans quelques pays. Le Chili était encore le premier producteur mondial en 2016 avec 37 %, suivi par l’Australie avec 34 %. Cette dernière l’aura déjà dépassé dès cette année.

    En 2025, si environ 30 % des projets miniers viennent à terme (un chiffre raisonnable dans ce secteur), 700 kt de LCE seront produits. L’Australie assurera à ce moment 45 % de la production mondiale, le Chili et l’Argentine seront chacun à 15%, la Chine à 10% et le reste du monde à 15 %.

    En termes de méthodes de production, il y a une évolution. En 2016 l’essentiel (70%) provenait des salars, les lacs salés des hauts plateaux andains, une production peu onéreuse : la saumure subit une évaporation puis la récole a lieu. L’Australie exploite quant à elle des mines de lithium (procédé plus onéreux), et sera donc renforcée dans son rôle de producteur dont le coût de production marginal déterminera le prix de marché mondial.

    Cette production duale encourage des prix élevés, tout comme la potentielle différence significative entre une demande sans doute supérieure à 800 kt et une production qui aura du mal à dépasser 700 kt.

    Un marché sous tension

    Les prix du carbonate de lithium étaient à 6.000 dollars la tonne en juin 2015, puis de 20.000 dollars/tonne en avril 2016. Après s’être comblés vers les 14.000 à 15.000 dollars/tonne en 2017, ils étaient à 25.000 dollars/tonnes en janvier 2018.

    Cette hausse de la production a déclenché des investissements et les prix du lithium sont attendus en baisse à partir de 2020. C’est un mécanisme bien connu sur le marché des matières premières : des prix élevés déclenchent des investissements (prospection, exploitation), et quand ceux-ci produisent leurs effets les prix baissent.

    Mais dans le cas du lithium, qui rejoint le cercle restreint des matières premières stratégiques essentielles d’un monde toujours plus dépendant de l’électricité, d’autres évolutions sont encore des inconnues. Par exemple la possibilité d’un choc pétrolier peut susciter un choc de demande. Si la relation entre l'Iran et l'Arabie saoudite se tend davantage, une nouvelle crise pétrolière est à redouter. Elle pourrait, peut-être provoquer l’augmentation exponentielle de la part des voitures électriques sur les routes dans 10 à 15 ans.

    Quid, par ailleurs, de la future immense demande émanant des batteries stationnaires liées à l’essor des renouvelables intermittentes (solaire, éolien) ? Avec la transition énergétique, l’électricité à la demande associée à la production au gaz, charbon, et au nucléaire se verra substituer progressivement une production moins régulière, ce qui impose le développement de solutions.

    Celles-ci seront pour partie logicielles (compteur Linky), pour partie matérielle (infrastructures, nouvelles centrales à gaz, mais aussi stockage en batterie stationnaire). Ces solutions de stockage feront-elles appel au lithium ? C’est le cas de celles développées par Tesla. D’autres solutions émergeront sans doute. Mais à quel rythme ?

    Compétition et recyclage

    Entre les extrapolations raisonnables de l’offre et de la demande associée au développement prévisible de la mobilité électrique, d’un côté, et les aléas que nous venons d’évoquer, de l’autre, il est clair que le marché restera sous tension pendant une décennie ou davantage et j’en tire deux conclusions.

    La première porte sur la disponibilité industrielle du lithium. Même s’il faut s’attendre à une compétition sur les ressources, la crainte d’une pénurie brutale est peut-être exagérée tant que la demande n’explose pas. La spécialisation économique des principaux producteurs, Chili et Australie, leur insertion dans le commerce mondial, permet également d’écarter la perspective d’une captation des ressources par un seul acteur dans une logique d’intégration verticale, comme on l’a vu avec la Chine sur les terres rares, stratégie qui est en train d’échouer.

    Seconde conclusion, le recyclage des batteries sera probablement l’une des solutions. Une solution rentable, à développer pour pallier l’écart entre la demande et l’offre primaire à l’horizon 2025. Un autre élément va dans ce sens : le lithium, au-delà de sa fragilité thermique et sa tendance à l’explosion - comme de nombreuses matières - sera considéré comme toxique, et nul ne doute qu’avec l’essor de son usage les réglementations se renforceront.

    Le recyclage représente un coût, bien sûr, mais le développement de procédés plus efficaces pourrait permettre le développement de spécialités industrielles durables. Et la ressource sera disponible dans les pays consommateurs.

    La transition énergétique vers le tout électrique est en marche. C’est un événement mondial, qu’on comparera peut-être dans l’avenir à la domestication du feu, à l’avènement de la vapeur, ou à celui des hydrocarbures. Le stockage de l’électricité dans les processus au lithium n’est qu’une étape. Il ne fait aucun doute que d’autres formes de stockage tout comme d’autres processus d’énergies (ITER) apparaîtront. La solution reste et restera dans la R&D, dans l’intelligence et le hasard de la recherche fondamentale et des sciences.

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Didier Julienne, stratège des ressources naturelles


    Lundi 29/01/18 - Des paysans philippins bravent la colère du volcan Mayon

    Le majestueux volcan philippin Mayon a beau cracher sa lave à quelques kilomètres de là, Jay Balindang continue d’entrer chaque jour dans la zone d’exclusion, au milieu de rizières couvertes de cendres, pour soigner son buffle.

    «Je n’ai pas peur du volcan. Nous sommes habitués à son activité», explique à l’AFP le paysan de 37 ans, qui laisse chaque jour sa femme et leurs huit enfants dans un centre d’accueil mis en place par le gouvernement.

    Des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées des zones proches de ce volcan du centre de l’archipel, qui crache des nuages de fumée géants et de la lave incandescente depuis près de deux semaines.

    Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, le Mayon culmine à 2.460 mètres et est considéré comme le plus instable des 22 volcans philippins en activité.

    Redoutant une éruption majeure, les autorités ont établi une zone d’exclusion sur un rayon de neuf kilomètres autour du volcan.

    Mais la présence policière ne suffit pas à dissuader certains cultivateurs comme Jay Balindang d’y pénétrer chaque jour pour nourrir leur précieux «carabao», cet animal de trait crucial pour l’agriculture de l’archipel.

    Sur les 84.000 personnes déplacées du fait de l’éruption du Mayon dans la province d’Albay, à 330 km au sud-est de Manille, on dénombre environ 10.000 paysans.

    La région est célèbre pour ses piments et ses cultures de maïs, de riz et de légumes, désormais toutes menacées par les retombées du volcan.

    Bénédiction et malédiction

    Outre les cendres et braises qui se déposent, il y a aussi selon les autorités un risque de coulées meurtrières du fait des fortes pluies qui s’abattent sur la région.

    Les cendres volcaniques, les roches et l’eau peuvent en effet provoquer d’énormes coulées boueuses, nommées «lahars», susceptibles d’emporter des villages entiers.

    «C’est un nouveau défi effrayant pour nos agriculteurs qui ont déjà été confrontés par le passé aux typhons, glissements de terrain et inondations», a déclaré le ministre de l’Agriculture Emmanuel Pinol.

    Les cultivateurs sont en effet ceux qui souffrent le plus des catastrophes naturelles auxquelles est habitué l’archipel.

    En plus d’être situées sur la «ceinture de feu» du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique, les Philippines sont balayées chaque année par une vingtaine de typhons.

    Le Mayon est à la fois une bénédiction et une malédiction pour les cultivateurs qui vivent sur ses pentes depuis des générations. Les cendres volcaniques peuvent tuer les cultures, mais enrichissent également les cols.

    «Si les cendres sont fines, elles jouent le rôle d’engrais mais si elles sont épaisses, cela signifie que les cultivateurs qui ont beaucoup investi perdront tout», explique Renato Solidum, directeur de l''Institut philippin de Volcanologie et de Sismologie (Phivolcs).

    Les prix des légumes ont déjà commencé à grimper dans la province à cause de l’éruption.

    «Nous sommes célèbres pour ces plats qui utilisent des feuilles cultivées au pied du Mont Mayon», explique Elsa Maranan, une fonctionnaire locale du ministère de l’Agriculture en référence aux feuilles de taro, une plante tropicale dont on consomme aussi les tubercules.

    «Si tout est détruit, la production de ces mets et les revenus de nos agriculteurs en seront affectés.»

    Pour tenter de dissuader les paysans de retourner dans leurs champs situés dans la zone d’exclusion, les autorités ont mis à disposition des champs où les agriculteurs peuvent faire paître leur bétail.

    «Nous les exhortons à ne pas être butés parce qu’ils mettent la vie des intervenants en danger», a déclaré à l’AFP le général Arnulfo Matanguihan.

    Beaucoup continuent néanmoins de braver les interdictions et la colère du volcan.

    Pour Jay Balindang, le choix est simple: faire en sorte que ses cochons, buffles et vaches mangent, c’est s’assurer que sa famille aura quelque chose à manger à son tour.

    «C’est très dur car je ne sais pas s’il restera du riz à récolter», explique-t-il.

    Source: www.liberation.fr/planete avec l'AFP


    29/01/18 - Les océans contenaient de l’oxygène 250 millions d’années avant l’atmosphère !

    Une récente étude menée par des chercheurs de l’Université du Minnesota à Duluth suggère que l’oxygène a commencé à s’accumuler dans les premiers océans de la Terre 250 millions d’années plus tôt que dans l’atmosphère, il y a quelque 2,45 milliards d’années.

    Alors que l’on pense que l’oxygène s’est accumulé dans l’atmosphère terrestre il y a environ 2,45 milliards d’années, de nouvelles recherches publiées dans la revue Science Advances suggèrent que les océans contenaient beaucoup d’oxygène bien avant cette période – environ 250 millions d’années plus tôt – fournissant un habitat riche en énergie pour les premiers organismes évoluant à cette époque.

    « Lorsque de minuscules bactéries dans l’océan ont commencé à produire de l’oxygène, cela a été un tournant majeur et a modifié la chimie de la terre », a noté Sergei Katsev, co-auteur de l’étude. Les résultats permettent aujourd’hui d’approfondir notre compréhension des conditions terrestres lorsque toute la vie était constituée de microbes monocellulaires. « Notre travail indique le moment où les eaux ont commencé à accumuler de l’oxygène à des niveaux qui changeraient considérablement la chimie de l’océan : environ 250 millions d’années plus tôt que l’atmosphère », précise le chercheur.

    Les conclusions de l’étude sont le résultat d’un modèle informatique précis mis en place par les chercheurs. Celui-ci leur a permis de détailler les réactions chimiques ayant eu lieu dans les sédiments de l’océan. Ils se sont ici concentrés sur le cycle du soufre et ont simulé les modèles dans lesquels trois isotopes différents du soufre pourraient se combiner dans les roches sédimentaires anciennes. En comparant les résultats du modèle à une grande quantité de données provenant de roches anciennes et d’eau de mer, ils ont pu déterminer comment les niveaux de soufre et d’oxygène étaient liés. Cela les a par la suite aidés à définir les concentrations d’oxygène et de sulfate dans l’eau de mer ancienne.

    En d’autres termes, l’étude suggère ici que les bactéries dans les océans primordiaux ont commencé à « manger » assez de soufre pour permettre à l’oxygène de s’accumuler il y a environ 2,7 milliards d’années. Près de 250 millions d’années plus tard, l’oxygène envahissait peu à peu l’atmosphère. Ces travaux permettront aux chercheurs de formuler des théories non seulement sur les premiers organismes ayant évolué sur Terre, mais également sur les possibles traces de vie qui pourraient être répertoriées sur d’autres planètes.

    Source: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet d'après Valerie Coit, University of Minnesota


    29/01/18 - Pourquoi la découverte du dinosaure Mansourasaurus fait figure de «Saint Graal» pour les paléontologues

    Il fait figure de «Saint Graal» pour les paléontologues tant l'Afrique a livré peu de ces animaux fossilisés. Avec son long cou et sa peau parsemée de plaques osseuses, Mansourasaurus, un nouveau dinosaure découvert dans le Sahara égyptien.

    «Quand j'ai vu les photos des fossiles, les bras m'en sont tombés. C'était le Saint Graal !», se souvient Matt Lamanna du Musée d'histoire naturelle de Carnegie aux Etats-Unis, coauteur de l'étude publiée lundi dans le journal Nature Ecology and Evolution.

    Un herbivore aux mensurations d'un éléphant

    Mansourasaurus, un herbivore aux mensurations d'un éléphant, appartient à la famille des sauropodes, les plus gros mammifères terrestres ayant jamais existé, présents sur une grande partie du globe au moment de l'extinction de masse de dinosaures il y a 66 millions d'années.

    Le fossile, «le plus complet découvert en Afrique, datant de la fin du Crétacé» selon un communiqué de l'université de l'Ohio, comprend des os du crâne, la mâchoire inférieure, des vertèbres, des côtes, une bonne partie d'une épaule, d'une patte avant et d'une patte arrière et des morceaux des plaques osseuses qui consolidaient sa peau.

    «Les derniers dinosaures d'Afrique n'étaient pas complètement isolés»

    Qu'ils soient bien ou mal conservés, très peu de fossiles du Crétacé ont été découverts en Afrique, une végétation luxuriante et très protectrice recouvrant maintenant les zones où ils vivaient. Sans ces preuves fossiles, l'évolution des dinosaures à une époque où se morcelait la Pangée - le super-continent unique qui connectait toutes les terres -, reste mystérieuse. Les chercheurs tentent toujours de définir le niveau d'isolement de chaque nouveau continent et si les espèces avaient évolués indépendamment sur chaque bloc.

    Or, l'analyse de Mansourasaurus a permis aux chercheurs de découvrir qu'il était plus proche des dinosaures d'Europe et d'Asie que de ceux trouvés au sud de l'Afrique ou en Amérique du Sud. «Les derniers dinosaures d'Afrique n'étaient pas complètement isolés, contrairement à ce que certains ont avancé dans le passé», explique Eric Gorscak qui a participé à cette étude pour l'université de l'Ohio.

    Source: _www.20minutes.fr/sciences avec l'AFP


    29/01/18 - Terres rares: le nouvel instrument de domination de la Chine

    L’industrie chinoise produit 83 % des terres rares du monde, ces métaux devenus indispensables à la fabrication de produits de hautes technologies et plus encore de technologies vertes. A quel point ce monopole permet-il à la Chine de s’imposer sur la scène mondiale ?

    « Le Moyen-Orient a du pétrole, la Chine a des terres rares » disait Deng Xiaoping, en 1992... L’initiateur des réformes économiques avait pressenti l’importance de ces métaux pour le futur de l’économie mondiale, et il n’avait pas tort.

    En effet, ces terres rares, regroupant 17 métaux - le scandium, l’yttrium, et les quinze lanthanides, sont aujourd’hui essentielles car incontournables dans les hautes technologies, depuis les batteries de voitures électriques, au puces de nos smartphones, jusqu’aux panneaux voltaïques ou encore aux éoliennes.

    Si elles ne sont en réalité pas si rares que cela puisque présente dans l’ensemble de la croûte terrestre, c’est pourtant bien Pékin qui assure la quasi-totalité de l’approvisionnement mondial, environ 83% de la production mondiale selon l’US Geological Survey - un organisme gouvernemental américain qui se consacre aux sciences de la Terre, même s’il est, en réalité, assez difficile d’évaluer le paysage exact de la production mondiale actuelle.

    Comment la Chine est-elle parvenu à atteindre une telle hégémonie sur un secteur essentiel ? Est-ce le résultat d’une politique planifiée par Pékin ou d’un heureux concours de circonstance ?

    Et quels avantages stratégiques cela confère-t-il à la Chine ? Comment les autres pays peuvent-ils répondre à cette situation de dépendance à des ressources aussi incontournables pour les technologies qui porteront l’économie du futur par le truchement de la transition énergétique et le numérique ? Comment les terres rares vont-elles changer la face du monde ?

    Source: www.franceculture.fr- Florian Delorme, producteur de Cultures Monde


    29/01/18 - Ruée vers l’or noir en Bretagne: pas de pétrole, rien que de la vase et des ampélites

    Guéméné-Penfao – Nous écrivions récemment au sujet des recherches de pétrole, notamment aux environs de Guéméné-Penfao, dans le nord de la Loire-Atlantique et de Rieux dans l’est du Morbihan, dans les années 1920.

    Voici la réponse d’un géologue : il n’y a pas d’espoir de trouver du pétrole en Bretagne, mais qu’est-ce qui en donne l’odeur, voire l’aspect ? Bienvenue en Bretagne Zone Humide, ou quand des marais anciens peuvent faire croire qu’on est au Texas.

    Sans surprise, les recherches de pétrole à Guéméné-Penfao n’ont rien donné, malgré la persévérance de l’institutrice, Mlle Roland. D’ailleurs, l’Ouest-Eclair du 26 mars 1941 met un point final sur ces recherches : « pendant plus de dix ans, le Service des Mines a été appelé à suivre les trois expériences les plus intéressantes qui se soient présentées à Arton-en-Retz, à Guémené-Penfao et à Rieux près de Redon. Jamais il n’a pu constater officiellement le moindre phénomène, tout comme jamais il n’a pu assister à la découverte de la plus petite nappe pétrolifère ».

    Elles ont fait pourtant l’objet de l’attention de Pierre-Louis Maubeuge (1923-1999), dans son ouvrage Comme une odeur de pétrole… La recherche du pétrole en France, des origines à 1945 (1997, éd. Pierron, Sarreguemines, 215 pages, 180 F). Jean Gaudant, qui critique l’ouvrage pour le compte du comité français d’histoire de la géologie, revient sur ce sujet : « Etant lui-même au nombre de ceux qu’il nomme, non sans emphase, les « admirables fous de l’or noir », il prend parti et s’enthousiasme, parfois de façon totalement stupéfiante, pour des aventuriers dont les tentatives étaient par avance irrémédiablement vouées à l’échec, telles celles de cette « admirable Mademoiselle Rolland » qui sans aucune connaissance géologique, mais uniquement inspirée par des suintements d’hydrocarbures qui s’étaient manifestés à plusieurs reprises aux environs de Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), s’agite, convainc les autorités et obtient la délivrance d’un permis de recherche de pétrole et de gaz, avant de devoir finalement abandonner ce projet que l’on peut qualifier d’insensé dans une région dont le sous-sol est constitué de… Paléozoïque inférieur épimétamorphique ! ».

    D’autres recherches, tout aussi infructueuses, étaient faites en 1948 vers Parthenay (Deux-Sèvres), sur la base d’indices résultant en réalité d’une pollution locale ancienne, mais aussi à Ferrières-en-Bray (76) de 1923 à 1927, et de Gréoux-les-Bains où Cyrille Vachon-France chercha du pétrole pendant vingt ans, dans le second quart du XXe siècle, sans succès malgré des indices encourageants.

    Schistes ampélitiques et terre battue

    Nous avons contacté un géologue – habitué des sols bretons – qui nous a répondu au sujet des indices collectés à Guéméné-Penfao, notamment dans les maisons même où du « pétrole » a été vu dans la terre battue : « si vous prenez une maison qui a eu de la terre battue des décennies sur un sol imperméable, il n’est pas impossible que le sol soit « pollué » alors des fuites de lampes et que ça ait donné un surnageant de un à quelques litres du pétrole lampant perdu ». Ce qui cadre avec les descriptions d’un « pétrole » qui brûle bien dans les lampes… puisque c’est effectivement du pétrole… perdu auparavant. Bref, une pollution ancienne.

    Par ailleurs, la nature des sols de Guéméné-Penfao peut aussi avoir induit en erreur les explorateurs. Il s’agit en effet de schistes ampélitiques : « les ampélites sont des anciennes roches mères qui ont évolué vers une minéralisation (« graphitisation ») plus en plus grande de leur matière organique initiale : on est dans le monde des « shales », pas du pétrole ». On retrouve d’ailleurs aux archives du service des mines (A.D.L.A série 8S) des traces de tentative d’exploitation de graphite dans la région de Guéméné-Penfao, vite arrêtée faute de teneurs suffisantes en carbone.

    Les odeurs décrites comme « fétides » à l’époque peuvent aussi provenir des pyrites dont « ces schistes ampélitiques sont remplis. Leur excavation permet vite d’avoir suffisamment d’oxydation pour que cela sente dans un espace un peu confiné. Mais dites-vous que quand on sent quelques chose, la molécule reniflée est en petit quantité : le nez n’est pas saturé sinon on ne sent plus rien ».

    Ces ampélites, issus de « dépôts marins très organiques au cours du Silurien (ère primaire, vers -444 -416 million d ‘année) » peuvent « donner un peu de méthane » quand elles sont altérées mais sont trop peu épais et trop altérés pour donner du pétrole, estime notre géologue. Du méthane peut aussi se retrouver piégé avec des composés soufrés dans la vase du fond des marais (qui a moins de 10.000 ans). Le gaz peut aussi être lié à « l’altération de ces ampélites du Silurien ou des vases plus récentes, avec un peu de méthane et des sulfures associés bloqués sous un niveau imperméable et que le forage a remonté : à l’air ça sent parfois l’œuf pourri s’il y a de la pyrite un peu oxydée avec ».

    D’anciens lacs et des vases qui peuvent être confondus avec du pétrole

    Une autre explication est donnée par notre géologue quant aux indices qui ont pu faire croire qu’il y avait du pétrole en Bretagne : « Depuis le début du tertiaire, il y a moins de 65 Ma, l’Armorique actuelle est continentale. Il y a quelques mouvements de tectonique générale (Pyrénées, Alpes) qui ont généré des rejeux de vieilles failles sur quelques mètres à quelques dizaine de mètres. Ces rejeux ou fait des petits creux occupés par des lacs parfois, ou en bordure des mers de l’époque des estuaires ou des rias. On en trouve plutôt à l’Eocène (vers 40 -50 ma) ou plus récemment au Pliocène (-10 à -2,5 Ma environ) ».

    « On trouve dans ces remplissages des sédiment très noirs, riches en matière organique (parfois avec des pollens bien conservés dedans) qui, pour un non sachant, peuvent être confondus avec du « pétrole ». Ce sont des vases plus ou moins organiques (comme les vases actuelles d’un estuaire, mais un peu vieillies…). Ces niveaux sont aussi très poreux et sont des petit réservoirs à eau naturels ».

    Quand on fore là-dedans, on remonte des vases organiques assez noires qui peuvent faire penser à du pétrole – généralement, ces systèmes se trouvent « souvent dans des points bas de la topographie et sont assez souvent des fonds de marais ». Parmi les bassins connus, « Céaucé dans l’Orne, près de la Guerche, vers Quessoy ou Saint Jacut du Méné, sous Rennes [entre 160 et 200 m de profondeur] ou sous le seuil du Cotentin [à 180 mètres de profondeur], sous la vallée de l’Elorn près de Landerneau, ou vers Penvenan à l’est de Lannion… ». Certains ont été exploités pour leur chaux, d’autres pour le kaolin.

    Pourtant « il y a des vrais pétroles et bitumes trouvés en Alsace (exploités à Pechelbronn – Merkviller) ou dans les Limagnes (il y a une fontaine à bitume naturelle au sud de Clermont-Ferrand) », mais avec des dépôts organiques plus consistants et des volcans qui les ont « cuit » au cours des âges.

    Conclusion logique : « si on cumule des irisations dans le fond des marais (cristallisation irisées de fer à la surface de l’eau) + des niveaux Noirs + des odeurs de truc pourris (comme de la vase des mares quand on la remue)… et vous avez de quoi alimenter ces rêves de pétroles et des demandes de permis ». Mais la réalité de la géologie fait qu’en Bretagne, on n’a pas de pétrole, mais plein d’idées.

    Source: _www.breizh-info.com - Louis-Benoît Greffe


    Dimanche 28/01/18 - Coulées meurtrières redoutées autour du volcan Mayon

    Des millions de tonnes de cendres et de rochers crachées par le volcan Mayon en éruption aux Philippines, mélangées à la pluie, menacent d'engloutir les habitants aux alentours, ont averti samedi les autorités. Des dizaines de milliers d'entre eux ont déjà fui.

    L'institut philippin de volcanologie et de sismologie a lancé cet avertissement, tandis que de fortes pluies s'abattent sur la région. Le volcan, d'où jaillissent de la lave incandescente et d'énormes nuages de cendres chaudes, s'est réveillé à la mi-janvier.

    Les cendres volcaniques, les roches et l'eau de pluie pourraient former d'énormes et rapides coulées boueuses, nommées "lahars", susceptibles d'emporter des villages entiers. L'institut demande aux responsables d'évacuer les habitants vivant près des rivières.

    25 millions de m³ de cendres

    Plus de 84'000 personnes ont déjà été évacuées d'une zone de neuf kilomètres autour du volcan. "S'il y a des retombées de cendres et des fortes pluies, cela peut devenir un lahar", a déclaré le directeur de l'institut. "L'important est de partir lorsqu'il y a de fortes pluies", a-t-il ajouté. "C'est une mesure de précaution".

    Dans un précédent bulletin, l'institut avait précisé que 25 millions de mètres cubes de cendres et autres matériaux volcaniques avaient été émis récemment par le volcan Mayon, se répandant sur ses flancs et dans les zones avoisinantes.

    En août 1986, une éruption du même volcan n'avait pas directement fait de morts, mais une avalanche de matériaux volcaniques déposés sur ses flancs, déclenchée quatre mois plus tard par un typhon, avait tué un millier de personnes.

    Les Philippines se situent sur la "ceinture de feu" du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique.

    Source: www.swissinfo.ch avec l'ATS


    Samedi 27/01/18 - Vanleles, premier joailler de luxe africain

    L'Afrique en marche, c'est aussi celle des créateurs de luxe, Vania Leles, jeune femme originaire de Guinée-Bissau a lancé il y a quatre ans une joaillerie de luxe sous la marque Vanleles. Un première pour une femme africaine.

    L’Afrique produit la majorité des pierres précieuses de la planète, mais les joailliers sont occidentaux. Vania Leles est l’exception qui confirme la règle. Née en Guinée-Bissau, cet ancien top model a lancé il y a plus de quatre ans une marque de joaillerie de luxe : Vanleles.

    « Le siège social, les bureaux et la boutique sont à Londres, mais j’achète mes pierres un peu partout en Afrique », explique Vania Leles. Elle se fournit en pierres « principalement au Mozambique pour les rubis, la Zambie pour les émeraudes, le Botswana et l’Afrique du Sud pour les diamants. Un peu en Namibie aussi. Et mon atelier de taille est en Italie. »

    Dix ans pour réaliser son rêve

    La joaillerie de luxe est métier qui ne s’improvise pas et Vania Leles a mis plus de dix ans à concrétiser son rêve. « J’ai étudié à la GIA, la Gemelogical Institute of America. J’ai étudié la gemmologie, mais aussi le commerce des pierres précieuses et la conception des bijoux », dit-elle. « Après mon diplôme, j’ai travaillé pour le bijoutier Graff, j’y ai travaillé trois ans et demi. Ensuite je suis entrée chez De Beers, et après j’ai travaillé chez Sotheby’s au département des pierres précieuses. J’ai donc de l’expérience, ça m’a pris dix ans ! », s’exclame l’ancien top model.

    Elle se souvient de ses débuts, quand elle a souhaité se lancer seule dans l’aventure. « Pour ce qui est du capital, j’ai vendu mon appartement. Au début je me suis appuyée sur le réseau de gens que j’avais rencontrés au cours de ma carrière. Les fournisseurs de diamants, les gens de l’atelier de fabrication que je connaissais en Italie et qui travaillent pour les grandes maisons de la place Vendôme. J’ai commencé à dessiner mes collections. D’abord une petite, de six pièces... C’est une aventure qui dure depuis plus de quatre ans. Et je suis toujours là ! », dit-elle, enthousiaste.

    Fierté de représenter l’Afrique

    La jeune femme ne cache pas sa fierté à représenter l’Afrique dans une industrie du luxe en plein essor. Son rêve serait de voir cette industrie produire directement sur le continent africain. « J’aimerais qu’un jour l’Afrique possède sa propre bourse de négoce de diamants, des ateliers de taille et de polissage, en Angola ou au Botswana. Le Botswana a déjà des ateliers, mais je voudrais qu’ils soient plus gros ! »

    Visionnaire, elle imagine un essor de l’industrie en Afrique. « J’aimerais que les emplois que génère l’industrie du diamant viennent en Afrique. C’est mon rêve ! Nous devrions être capables de dire aux vieilles maisons de négoce "si vous ne créez pas d’emploi en Afrique, vous n’aurez plus accès à nos pierres". Et les bourses de New York, Anvers et d’Israël fermeraient, car elles n’auraient plus de pierre à vendre ».

    L’industrie du luxe en Afrique est encore balbutiante, mais elle existe. Avec l’ambition dans les années à venir de prendre toute sa place sur la carte mondiale du luxe. Après tout le géant du luxe Richmont qui possède notamment les marques Cartier et Van Cleef and Arpels, a été fondé par un Sud-Africain.

    Source: www.rfi.fr - Rédaction: Olivier Rogez


    27/01/18 - Regarder le ciel pour mesurer... Les séismes

    Cette nouvelle technique pourrait non seulement permettre de mieux mesurer les séismes océaniques, mais aussi sur d'autres planètes du système solaire, comme Vénus.

    Observer l'atmosphère pour mesurer l'intensité des séismes, l'idée peut paraître un peu folle. Des scientifiques de l'Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) ont pourtant montré, dans une étude publiée le 24 janvier dans la prestigieuse revue Nature - Scientific Reports, que c'était possible.

    Aujourd'hui, les scientifiques mesurent l'intensité des séismes grâce à des instruments posés au sol: les sismographes, qui sont équipés de capteurs de mouvements appelés sismomètres. Concrètement, il suffit de mesurer "les ondes de surface" générées par un séisme, comme l'a démontré en 1936 Charles Richter -qui a donné son nom à la fameuse "échelle de Richter"- pour quantifier la force d'un tremblement de terre. Depuis, l'estimation de la magnitude d'un séisme s'était toujours limitée aux observations sismiques faites à la surface de la Terre.

    "Observer les vibrations de l'atmosphère"

    Mais l'équipe de Giovanni Occhipinti, chercheur à l'IPGP, maître de conférences à l'Université Paris-VII Denis-Diderot et principal auteur de l'étude parue dans Nature, a trouvé une nouvelle méthode se basant sur l'étude de l'atmosphère. "À la suite d'un séisme, l'atmosphère vibre avec la Terre, explique le scientifique, interrogé par L'Express. En connaissant les propriétés physiques de cette vibration et en l'observant avec des outils adéquats on peut la reconvertir en mouvements du sol" et déduire la magnitude du tremblement de terre.

    "Pour faire simple, quand il y a un séisme, il y a des vibrations qui sont générées à l'intérieur de la Terre, poursuit-il. Quand elles atteignent la surface, elles provoquent des ondes, qui génèrent à leur tour des vagues infrasonores, c'est-à-dire des ondes acoustiques, qui se propagent vers le haut de l'atmosphère. Quand elles atteignent l'ionosphère [à partir de 60 km d'altitude] elles provoquent des oscillations qui peuvent être détectées grâce à divers outils", comme des radars ultra-perfectionnés.

    Mieux connaître la Terre et Vénus

    Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé les radars du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et du centre français de recherche aérospatiale (ONERA) et ont observé l'ionosphère. Puis ils ont traduit leurs observations en informations sismiques et ont constaté qu'une "mesure ionosphérique" permet d'obtenir "le même niveau de précision qu'un sismomètre installé sur Terre". Ils ont baptisé leur nouvelle méthode de calcul "Mi", pour Magnitude ionosphérique.

    "On transforme ainsi les radars en sismomètres. C'est un peu comme avoir un sismomètre à 150 km d'altitude", se félicite le professeur Occhipinti. Seul défaut, les observations ne sont possibles qu'à partir de tremblements de terre "dont la puissance est égale ou supérieure à 6,5 sur l'échelle de Richter", précise-t-il.

    L'Institut de Physique du Globe de Paris va maintenant se pencher, avec le soutien du Centre national d'études spatiales français (CNES), sur la conception de satellites pour sonder l'atmosphère de la Terre.

    Cette méthode pourrait notamment permettre d'observer les zones océaniques inaccessibles aux sismomètres classiques et donc mieux mesurer les séismes océaniques. Théoriquement, elle pourrait aussi servir à mesurer la force d'un tsunami et donc à mieux alerter les populations locales, notent les auteurs de l'étude.

    Et ce n'est pas tout. En équipant des satellites avec des radars adéquats, les chercheurs espèrent qu'ils obtiendront des informations sur l'activité sismique d'autres planètes du Système solaire, dont Vénus, une excellente candidate pour deux raisons. D'abord, son atmosphère est suffisamment épaisse pour que des fluctuations puissent être détectées. Ensuite, les conditions infernales qui règnent à sa surface [des nuages d'acides sulfuriques et une température moyenne de 460°C] empêchent l'installation de sismographes.

    "En observant l'atmosphère de Vénus depuis l'orbite, on pourrait comprendre son activité sismique et ce qu'il se passe jusqu'à 50 km en dessous de la surface", s'enthousiasme le scientifique. Le tout sans poser un pied -ni un robot- à sa surface.

    Source : www.lexpress.fr - Rédaction : Victor Garcia


    Vendredi 26/01/18 - Ce midi, la terre a tremblé à Angers et dans son agglomération

    Un séisme de magnitude 3,1 a été enregistré en Maine-et-Loire à sur Angers et son agglomération à 12h53 ce vendredi , selon les données publiées sur le site du Réseau National de Surveillance Sismique.

    "J’ai ressenti des vibrations" d’autres "un souffle sourd". En fait, il s’agit d’un tremblement de terre de 3,1 de magnitude qui a été ressenti ce midi en Maine-et-Loire. C’est ce que nous rapportent nos abonnés et une information confirmée par le Réseau national de surveillance Sismique (RéNaSS). L’épicentre a été localisé à Angers et son agglomération

    Selon les premières informations disponibles, il se situerait à 6 km de profondeur, Les données proviennent du site internet du Réseau national de surveillance Sismique.

    Source illustrée:


    26/01/18 - Trois séismes modérés enregistrés au large de Trinidad and Tobago en moins de 24 heures

    Trois séismes modérés ont été enregistrés ces dernières heures au large de Trinidad et Tobago. Un hier et deux aujourd’hui (vendredi 26 janvier).

    Ce jeudi un séisme de magnitude 3,9 sur l’échelle de Richter a été enregistré au large de Trinidad et Tobago. Si l’intensité est faible, les deux autres séismes qui ont suivis sont montés en crescendo.

    En effet, aujourd’hui (vendredi 26 janvier 2018) deux tremblements de terre de magnitude 4,7 puis 5,1 ont aussi été enregistrés ce jour. Cependant pas d’inquiétude. Il n’y aurait aucune relation entre ces phénomènes.

    Source illustrée: www.zayactu.org


    26/01/18 - Un fossile trouvé en Israël repousse la sortie d'Afrique de l'homme moderne

    Cet ancêtre aurait vécu dans une période allant de 177.000 à 194.000 ans avant notre ère…

    C’est une découverte majeure dans l’histoire de l’archéologie. La mise au jour du fossile d’un fragment de mâchoire dans une grotte en Israël repousse d’au moins 50.000 ans la sortie d’Afrique de l’homme moderne, apportant aussi un nouvel éclairage sur les croisements avec d’autres espèces comme les Néandertaliens.

    Avant cette découverte sur le site archéologique de Misliya, situé sur les pentes du mont Carmel, les plus anciens fossiles d’Homo sapiens trouvés hors d’Afrique dataient de 90.000 à 120.000 ans, précisent les chercheurs dont les travaux sont publiés ce jeudi dans Science.

    « Nos ancêtres ont émigré d’Afrique beaucoup plus tôt que nous le pensions »
    Or la partie gauche de cet os maxillaire supérieur, portant encore plusieurs dents, remonte à une période allant de 177.000 à 194.000 ans. « La découverte de Misliya est enthousiasmante », juge Rolf Quam, professeur d’anthropologie à l’université américaine de Binghamton, un des co-auteurs de l’étude. « Ce fossile est l’indication la plus solide à ce jour que nos ancêtres ont émigré d’Afrique beaucoup plus tôt que nous le pensions jusqu’alors », souligne-t-il.

    Cela signifie également que « les hommes modernes avaient potentiellement rencontré d’autres groupes d’humains archaïques pendant cette plus longue période de présence en Eurasie, offrant plus d’occasions d’échanges culturels et de croisements biologiques », explique le professeur Quam. Les scientifiques ont utilisé plusieurs techniques de datation sur le morceau de maxillaire et les dents de Misliya. Ils ont aussi analysé sa forme à l’aide de modèles virtuels en 3D.

    Retrouvé dans une grotte effondré il a 160.000 ans
    Les comparaisons avec des fossiles d’hominidés africains, européens et asiatiques ainsi qu’avec les populations humaines récentes ont montré que le fossile de Misliya provient, sans équivoque, d’un homme moderne. « Tous les détails anatomiques du fossile de Misliya correspondent bien à la morphologie des humains modernes mais certains traits sont également trouvés chez l’homme de Neandertal et d’autres groupes humains archaïques », pointe le professeur Quam.

    « Une des difficultés pour ces recherches a été d’identifier les caractéristiques anatomiques seulement trouvées chez les humains modernes qui ne laissent aucun doute sur l’espèce à qui appartenait le maxillaire et les dents fossilisés de Misliya », explique le scientifique. La voûte de la grotte de Misliya s’est effondrée il y a environ 160.000 ans, permettant de protéger jusqu’à aujourd’hui ce fossile et autres matériaux et objets enfouis dans les sédiments.

    Source: www.20minutes.fr avec l'AFP


    26/01/18 - Sasha, le bébé rhinocéros laineux reconstitué plus de 30000 ans après sa mort

    Des scientifiques russes viennent de redonner vie à la dépouille d’un animal tout droit venu de l’âge de glace : le rhinocéros laineux. Retrouvés congelés dans le sol sibérien en 2015 par un chasseur, les restes de Sasha, un bébé de quelques mois, ont désormais retrouvé leur aspect originel. Ils devraient permettre d’en savoir plus sur cette espèce animale méconnue.

    Son nom est Sasha. Il mesure quatre-vingts centimètres de haut, pour un mètre cinquante de long. Une carrure bien imposante, qui étonne pour ce bébé âgé d’à peine sept mois. Un peu moins lorsque l’on sait à quelle famille appartient ce petit : celle des rhinocéros laineux.

    Tout droit venu de l’âge de glace, ce bébé rhinocéros aurait pu figurer au casting du célèbre film d’animation éponyme. Mais à défaut d’être un héros de fiction, Sasha, lui, a réellement existé. L’animal au pelage dru a bel et bien foulé le sol de la Sibérie il y a près de 34.000 ans, au Pléistocène. En témoigne sa dépouille, retrouvée congelée dans le pergélisol sibérien en 2015, par un chasseur russe, Alexander Banderov, surnommé "Sasha" par ses proches. Le nom de baptême du petit rhinocéros était tout trouvé.

    "Cette découverte va permettre aux scientifiques de faire la lumière sur plusieurs aspects de la biologie et de la morphologie du rhinocéros laineux", explique au site National Geographic Olga Potapova, responsable de l’étude approfondie de Sasha et conservatrice au muséum de Hot Springs, dans le Dakota du Sud, aux États-Unis, une institution qui jouxte le site paléontologique connu sous le nom de Mammoth Site.

    Un nettoyage révélateur

    Conservée précieusement depuis, il aura fallu attendre décembre dernier pour qu’une équipe de paléontologues de l’Académie des sciences de Russie s’attèle à lui redonner vie. Pour y parvenir, les scientifiques ont commencé par soigneusement nettoyer les restes de Sasha. Leur étonnement fut de taille lorsqu’ils découvrirent un pelage blond vénitien caché sous la boue grisâtre qui recouvrait depuis des millénaires les poils de l’animal préhistorique.

    Après ce soigneux toilettage, la toison laineuse, à l’aspect désormais proche de son état originel, a pu rejoindre le crâne, la bouche, les narines, l’unique œil et la seule oreille parvenus jusqu’à nous depuis la mort de Sasha, et former ainsi un animal empaillé plus vrai que nature. Digne représentant de son espèce, Coelodonta antiquitatis, bien qu'on ignore son sexe, Sasha pourrait désormais permettre d’éclairer certains mystères qui entourent encore la famille à laquelle il appartient.

    Première énigme à résoudre : la raison pour laquelle les rhinocéros laineux n’ont pas franchi la Béringie, le pont terrestre qui reliait autrefois l’Alaska à la Sibérie, ancêtre de l’actuel détroit de Béring, l’étroit bras de mer situé aujourd’hui entre l’Amérique du Nord et l’Asie. D’autres espèces, elles, l’avaient traversée au Pléistocène, mais Sasha et ses congénères, contrairement à leurs contemporains, mammouths laineux, rennes et autres bisons des steppes, avaient semble-t-il développé des adaptations pour faire face au climat de l’époque. Une acclimatation sans pareil qui n’a pourtant pas épargné l’espèce de son sort final : l’extinction.

    Une extinction encore inexpliquée

    Les raisons de la disparition des rhinocéros laineux taraudent encore les scientifiques. Une étude, parue en août dernier, laisse à penser qu’une anomalie génétique en est à l’origine. De nombreux fossiles témoignent en effet d’une particularité anatomique révélatrice de malformations congénitales : le syndrome de la côte cervicale, un os surnuméraire inséré au niveau de la septième vertèbre cervicale, et le signe de la consanguinité des derniers représentants de l’espèce, facteur aggravant de leur déclin progressif.

    Olga Potapova, quant à elle, entrevoit deux autres théories. La première est celle d’une extermination humaine. Peu probable néanmoins selon la scientifique : "Des recherches récentes sur l’ADN ancien de nombreuses espèces d’herbivores éteintes montrent que leurs populations ont décliné et leur patrimoine génétique a dégénéré bien avant l’apparition de l’Homme sur ces deux continents", explique la paléontologue.

    Seconde hypothèse pour l’expliquer, les brusques changements climatiques. À l’origine d’un remaniement des aires d’alimentation des herbivores, les modifications du climat auraient entraîné une perturbation de toute la chaîne alimentaire, provoquant ainsi l’extinction des grands carnivores tels que le lion des cavernes ou le tigre à dents de sabre. Le rhinocéros laineux, lui non plus, n’y aurait pas résisté.

    Malgré la qualité de sa conservation, Sasha ne permettra sans doute jamais à lui seul d’apporter l’explication définitive de la disparition de son espèce. Mais pour mettre fin au suspens, la réponse viendra peut-être, qui sait, dans le prochain volet du film l’Âge de glace…

    Source + photo: www.maxisciences.com - Publié par Benoît Crépin


    Jeudi 25/01/18 - Séismes et éruptions en série: rien d'anormal, prédictions impossibles

    Tokyo - Eruptions de volcans aux Philippines et au Japon, puissant séisme au large de l'Alaska: simple coïncidence ou signe précurseur d'une catastrophe de grande ampleur? Les experts interrogés par l'AFP sont unanimes: il n'y a rien d'anormal dans l'apparente recrudescence d'activité autour de la "ceinture de feu du Pacifique".

    Qu'est-ce que la ceinture de feu du Pacifique ?

    Cette ceinture, qui borde le plus vaste océan de la planète, concentre certaines des plus importantes zones de subduction du monde: des plaques de croûte terrestre s'y enfoncent à grande vitesse géologique (plusieurs centimètres par an) sous d'autres plaques, accumulant d'énormes tensions qui doivent un jour se libérer.

    Sur 500 volcans actifs dans le monde, quelque 90% se situent sur cet arc de 40.000 km, qui court de l'Indonésie au Chili.

    La plaque Pacifique fait partie de la douzaine de plaques tectoniques qui forment la lithosphère, c'est-à-dire la couche externe, rigide, du globe terrestre.
    Celles-ci flottent et se déplacent sur la partie ductile, déformable, du manteau terrestre, l'asthénosphère.

    Cette plaque est ponctuée d'îles volcaniques comme Hawaï, où se trouve le Kilauea, l'un des volcans les plus actifs au monde. Elle comporte également le point le plus bas du globe, dans la fosse des Mariannes, là où elle glisse sous la plaque des Philippines (fosse du Challenger à 11.033 m de profondeur).

    Autour du Pacifique, les sismologues s'attendent depuis des dizaines d'années à des tremblements de terre dévastateurs dans ces zones de "lacunes sismiques": au Chili, en Alaska, en Californie (où menacent les célèbres failles de San Andreas), dans la région de Tokyo, en Nouvelle-Zélande ou au large de l'île indonésienne de Sumatra, au sud de l'épicentre de l'énorme séisme du 26 décembre 2004, qui avait provoqué un tsunami responsable d'environ 168.000 morts dans le nord de l'île de Sumatra.

    Faut-il craindre un effet domino ?

    Cette zone est le théâtre de séismes quotidiens, beaucoup passent quasiment inaperçus, se produisant dans des endroits très peu peuplés. Mais la récente série a réveillé les angoisses, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes s'alarmant même sur Twitter.

    "La zone du Pacifique est dans une période d'activité", confirme Toshiyasu Nagao, responsable d'un centre de recherche sur les prédictions de tremblements de terre, à l'université de Tokai. "Cependant, cette activité est considérée comme normale", a-t-il dit à l'AFP.

    Les différents événements ne sont pas liés, confirme Yosuki Aoki, assistant professeur de volcanologie physique à l'université de Tokyo. Les volcans "alternent des périodes actives et inactives, et cela en fait partie", a-t-il souligné.

    Dans quelle mesure peut-on prédire les séismes ?

    Quand se produit un séisme, se créent des tensions autour des failles voisines et cela tend à générer d'autres mouvements telluriques, notent les experts, mais en aucun cas "nous ne pouvons prédire les tremblements de terre et éruptions volcaniques", insiste Shinji Toda, expert de la prévention des désastres naturels à l'université du Tohoku.

    "Les sciences de la Terre ne sont pas capables d'aller aussi loin".

    Loin de voir un regain d'activité, M. Nagao juge la période actuelle relativement calme en termes de séismes. "Il y a eu un séisme en Alaska l'autre jour (de magnitude 7,9), mais des tremblements de terre aussi puissants surviennent régulièrement dans la région", rappelle-t-il.

    Source: www.tahiti-infos.com avec l'AFP


    25/01/18 - Volcan philippin: les autorités veulent évacuer de force les récalcitrants

    Les autorités philippines ayant décrété un périmètre de sécurité autour d’un volcan en éruption ont annoncé jeudi qu’elles évacueraient les récalcitrants par la force si nécessaire alors que des dizaines de milliers de personnes se sont déjà mises à l’abri.

    Aucune victime n’est a déplorer même si le Mayon crache de la lave rougeoyante, des roches incandescentes et des cendres depuis une dizaine de jours.

    Environ 75.450 habitants ont fui les fermes et les villages situés dans le périmètre de sécurité d’un rayon de neuf kilomètres autour du cratère, selon la protection civile.

    Mais, ajoutent les responsables des secours, les gens sortent des abris pendant la journée pour retourner s’occuper de leurs terres et de leur bétail dans le périmètre d’évacuation.

    Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, le volcan Mayon, situé à quelque 330 km au sud-est de Manille, culmine à 2.460 mètres. Il est considéré comme le plus instable des 22 volcans philippins en activité.

    Il a connu 51 éruptions au cours des 400 dernières années, dont la dernière remonte à 2014. En 1814, plus de 1.200 personnes avaient péri sous des flots de lave qui avaient notamment rasé la ville de Cagsawa, à l’exception du clocher d’une église devenu une attraction touristique majeure.

    Maria Evelyn Grollo s’occupe d’un centre d’évacuation installé dans une école des faubourgs de Legazpi, où se pressent 4.000 personnes. Dans la journée, certaines d’entre elles désobéissent aux ordres du maire de Legazpi pour se rendre sur les flancs du volcan.

    «Le matin, ils rentrent chez eux, surtout les hommes. Mais le soir, ils sont là», a-t-elle dit à l’AFP. Le périmètre n’est pas matérialisé et la limite est aisément franchissable en moto. «Ils se précipitent chez eux pour voir l’état de leur maison et de leurs terres».

    Akim Berces, officier de la protection civile régionale, a expliqué à l’AFP que les autorités locales avaient dépêché des policiers pour surveiller les fermes abandonnées et que retourner chez soi n’était pas justifié.

    Pas de pillages

    Aucun pillage n’a été signalé, a-t-il ajouté.

    Un certain nombre d’habitants qui se trouvent juste à l’intérieur de la zone refusent de partir, a également expliqué l’officier.

    «Certains ne veulent pas partir mais les autorités locales les forcent à évacuer». Les «services de sécurité sont déjà en train de parler des façons de faire respecter le no man’s land», a-t-il confié.

    Une zone d’évacuation spécialement réservée aux bovins, cochons, chèvres et autres poulets a été mise en place, a-t-il souligné. «Il y a un endroit pour les animaux'.

    Les Philippines se situent sur la «ceinture de feu» du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique.

    Des aéroports de la région ont été fermés et certaines routes sont impraticables en raison de la cendre. Le port de masques et de lunettes de protection est conseillé.

    Le volcan a continué de projeter dans les airs de la lave incandescente et des panaches de cendres ces dernières 24 heures. De la cendre brûlante, de la lave et des rochers s’écoulent aussi sur ses flancs, selon l’agence volcanologique philippine.

    Malgré le danger, des centaines de touristes, dont des étrangers, continuent d’affluer à Legazpi et dans les villes avoisinantes pour admirer le spectacle, a expliqué à l’AFP Dorothy Colle, responsable touristique provinciale.

    «C’est un phénomène unique. Cela attire les visiteurs même si les chiffres ne sont pas si grands à cause de la fermeture» des aéroports, a-t-elle dit.

    Source: www.liberation.fr/planete avec l'AFP


    25/01/18 - Jamais autant de séismes enregistrés en Suisse en 2017

    En 2017, 1230 séismes ont été détectés en Suisse et dans les régions frontalières: un record. Par ailleurs, la plus forte secousse de ces dix dernières années est survenue le 3 mars. Elle a atteint une magnitude de 4,6.

    Le nombre record de séismes enregistrés s'explique par l'amélioration du réseau de sismomètres qui rend les événements plus visibles, explique jeudi le Service sismologique suisse de l'EPF de Zurich. Sept cents d'entre eux sont des microséismes, soit d'une magnitude inférieure à 1.

    Vingt-trois secousses ont présenté une magnitude égale ou supérieure à 2,5. Cela correspond à la moyenne des 42 dernières années.

    La plus forte secousse de ces 10 dernières années s'est produite près d'Urnerboden (UR) et a été ressentie dans une grande partie de la Suisse. Elle a provoqué quelques dommages sans gravité sur un bâtiment à proximité de l'épicentre.

    Un autre séisme dépassant la magnitude de 4 s'est produit le 1er juillet. Son épicentre était situé dans la région de Château-d'Oex (VD) et il a atteint une magnitude de 4,3.

    Source: www.swissinfo.ch


    Mercredi 24/01/18 - Aux Philippines, le volcan Mayon crache des fontaines de lave

    Les Philippins scrutent le volcan Mayon avec inquiétude depuis deux semaines. Après les éboulements et les éruptions de vapeur, de la lave s'est échappée de ses entrailles.

    Des fontaines de lave jaillissaient mardi du Mayon, sur l'île de Luçon. C'est le volcan le plus actif aux Philippines. 40 000 habitants de la zone ont été évacués, en prévision de l'éruption imminente du volcan, duquel s'échappait mardi une colonne de cendres de 5km de haut qui a plongé les Philippins dans l'obscurité.

    Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, ce volcan situé à quelque 330 km au sud-est de Manille, culmine à 2460 mètres.

    Il a connu 51 éruptions au cours des 400 dernières années, dont la dernière remonte à 2014. En 1814, plus de 1200 personnes étaient mortes sous des flots de lave.

    Source: www.lexpress.fr avec l'AFP


    24/01/18 - Un séisme de magnitude 6,2 au large du nord-est du Japon

    Tokyo - Un séisme de magnitude 6,2 a été ressenti au large de la préfecture japonaise d'Aomori (nord-est), à 19h51 heure locale, a rapporté mercredi l'Agence météorologique du Japon (JMA).

    Source: Agence de presse Xinhua


    24/01/18 - La Chine investit massivement pour réduire les conséquences des séismes

    La Chine investira plus de 200 millions de yuans (31,3 millions de dollars) dans la recherche sur les technologies sismologiques pendant les cinq prochaines années, afin de contribuer à la prévention des catastrophes liées aux séismes.

    La Chine compte développer les sciences et technologies sismiques pour qu'elles atteignent le niveau des pays développés d'ici 2020. Elle ambitionne de devenir une grande puissance dans ce domaine d'ici 2030, a indiqué mercredi Zheng Guoguang, chef de l'Administration sismologique de Chine, lors d'une réunion nationale.

    Le pays souhaite être en mesure d'atténuer l'impact des séismes et de réduire les catastrophes grâce à des moyens modernisés d'ici 2035. Au milieu du 21e siècle, le pays espère assurer un développement coordonné de la prévention des désastres liés au séisme et de la croissance économique et sociale, à l'aide de technologies sismologiques modernes et avancées, a fait savoir M. Zheng.

    L'administration a signé des accords avec la Fondation nationale pour les sciences naturelles et d'autres départements concernant la recherche sur les technologies sismologiques et a appelé à déployer davantage d'efforts destinés à l'innovation.

    Source: | Agence de presse Xinhua


    24/01/18 - SDX Energy découvre un 4ème gisement de gaz au Maroc

    SDX Energy, compagnie britannique spécialisée dans le gaz et le pétrole dont les activités sont principalement centrées sur l’Afrique du Nord, vient d’annoncer la découverte d’un 4ème gisement de gaz, dans le bassin ONZ-7, situé sur le permis onshore de Sebou.

    Le forage du bassin à débuté le 15 janvier pour atteindre une profondeur totale de plus de 1157m, et ce sont 5 mètres de gaz net qui ont été découverts, selon un communiqué de l’entreprise. D’après la même source, la qualité du réservoir a dépassé les attentes estimées, avec un taux de porosité a 35,3%.

    ONZ-7 sera donc finalisé, testé, et connecté aux infrastructures déjà existantes. La découverte de ce gisement constitue la 4ème de SDX dans le cadre de son programme de forage de 9 puits en cours dans la région.

    Source: www.lesiteinfo.com


    Mardi 23/01/17 - Séisme de magnitude 7.9 au large de l'Alaska: des alertes au tsunami rapidement levées

    Un puissant séisme de magnitude 7,9 a été enregistré mardi au large de la côte Sud de l'Alaska, déclenchant en pleine nuit des alertes et vigilances au tsunami sur une longue frange de la côte Ouest canadienne et américaine finalement levées par les autorités avant l'aube.

    Un avertissement au tsunami, le degré le plus faible de mise en garde, "reste en vigueur" pour le sud de l'Alaska et la péninsule d'Alaska mais "il n'y a a pas d'alerte au tsunami pour le reste de la côte Pacifique de l'Amérique du Nord", a écrit sur son site le centre américain de surveillance des tsunamis à 12H40 GMT.
    "Un tsunami a été provoqué" par le séisme mais sa hauteur, au-dessus du niveau de la marée, sur les côtes concernées n'a finalement pas dépassé 30 centimètres.

    Le séisme s'est produit à 09H31 GMT à dix kilomètres de profondeur dans le Golfe d'Alaska, à 280 km au sud-est de la ville de Kodiak, selon les services sismologiques américains (USGS), qui ont revu à la baisse la magnitude du séisme après l'avoir initialement estimée à 8,2.

    En Alaska, les autorités ont appelé les habitants des régions côtières à s'éloigner immédiatement de la mer et à gagner les hauteurs, avertissant qu'un tsunami pouvait déferler même plusieurs heures après le séisme.

    Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l'Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde. "C'est arrivé très lentement et c'était très long, effrayant plus qu'autre chose", a raconté à CNN Heather Rane, une habitante de la ville d'Anchorage, au 580 km au nord de l'épicentre du séisme. "Définitivement le plus long dont je me souvienne, et je suis née ici".

    En 1964, un séisme de magnitude 9,2 près du détroit de Prince William en Alaska, suivi d'un tsunami, avait fait 125 morts.

    Source illustrée: www.tntv.pf


    23/01/18 - Volcan et tempête de neige: un mort et des dizaines de blessés au Japon

    Au nord-ouest de Tokyo l’éruption d’un volcan a provoqué une avalanche. La capitale japonaise, elle, connaît des chutes de neige particulièrement abondantes.

    Les intempéries et les éléments se déchaînent au Japon où un volcan, notamment, est entré en éruption près d’une station de ski. A Tokyo, c’est une tempête de neige qui a touché la population et perturbé les vols aériens.

    Un mort dans une avalanche provoquée par un volcan

    Une personne a été tuée et au moins 15 autres personnes ont été blessées mardi après l’éruption d’un volcan, au mont Kusatsu Shirane qui a déclenché une avalanche près d’une station de ski au nord-ouest de Tokyo.

    Un membre des Forces d’autodéfense « est mort après avoir été emporté par l’avalanche » alors qu’il participait à un entraînement, a déclaré un porte-parole du ministère. Cinq autres militaires qui se trouvaient avec lui ont été blessés. En dehors de ces militaires, 10 autres personnes, sont également touchées, dont 5 grièvement. Parmi elles, « quatre skieurs dans une cabine de téléphérique » ont été blessés par des bris de verre, a précisé le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.

    L’Agence de météorologie nationale a appelé les habitants des alentours à ne pas s’approcher du mont Kusatsu Shirane. « Aujourd’hui une éruption s’est produite », a indiqué un responsable de l’agence, Makoto Saito, lors d’une conférence de presse, avertissant du risque d’autres avalanches et de projections de cendres et rochers.

    Une forte tempête de neige à Tokyo

    Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans la capitale japonaise lundi. Les autorités y avaient émis leur première alerte aux chutes de neige depuis quatre ans.

    « Au moins 67 personnes ont été blessées dans des accidents liés aux chutes de neige à Tokyo », a déclaré un porte-parole des sapeurs-pompiers de la ville, sans plus de précisions. Mais selon lui, le nombre de blessés pourrait augmenter étant donné les appels d’urgence qui continuent d’affluer.

    Plus de 330 vols intérieurs au départ et à destination de la capitale nippone et des trains régionaux ont été supprimés en raison des chutes de neige, ont rapporté des médias locaux.

    Le nord du Japon est habitué aux abondantes chutes de neige mais de telles conditions sont rares à Tokyo. Face au risque de chaos dans les transports, l’agence météorologique du Japon a également appelé à quitter les lieux de travail plus tôt.

    Source illustrée: www.leparisien.fr avec l'AFP


    23/01/18 - Indonésie: un séisme de magnitude 6,4 secoue Jakarta

    Un séisme de magnitude 6,4 sur l'échelle de Richter a secoué la région de Jakarta mardi, selon une source gouvernementale.

    Un fort séisme de magnitude 6,4 a secoué Jakarta ce mardi, entraînant l'évacuation de nombreux immeubles de bureaux de la capitale indonésienne, mais il n'y avait aucune menace de tsunami ni d'information sur des victimes dans l'immédiat, a indiqué une agence gouvernementale.

    Une profondeur de 43 km

    Le tremblement de terre s'est produit à une profondeur de 43 km, selon l'Institut américain de géophysique (USGS). L'épicentre était situé à 81 km au sud-ouest de la province de Banten au large de la côte de l'île de Java - à environ 130 km au sud-ouest de la capitale -, a précisé de son côté l'agence indonésienne de géophysique (BMKG), qui a relevé une magnitude de 6,4.

    Sur la "ceinture de feu" du Pacifique

    L'Indonésie, qui compte plus de 17.000 îles et îlots, est située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques provoque de fréquents tremblements de terre et une importante activité volcanique. Le 16 décembre dernier, un séisme de magnitude 6,5 avait frappé l'île de Java, faisant au moins trois morts et secouant des bâtiments de Jakarta.

    En décembre 2016, un séisme dans la province d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra (ouest), avait fait plus de cent morts et des dizaines de milliers de sans-abri. La même province avait été frappée en décembre 2004 par un tremblement de terre de magnitude 9,1 suivi d'un gigantesque tsunami qui avait fait 170.000 morts.

    Source: www.europe1.fr avec l'AFP


    23/01/18 - Luxembourg: un squelette fossile presque entier de plésiosaure

    Le plésiosaure découvert il y a 25 ans à Sanem a été baptisé Microleidus Melusinae.

    La découverte d'un fossile de plésiosaure à Sanem remonte déjà à 25 ans. Ces dernières années, le fossile a été préparé et analysé, notamment par Peggy Vincent du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, qui est actuellement au Luxembourg.

    Le dépôt de paléontologie du Musée national d'histoire naturelle doit recéler encore bien des trésors. On y dénombre quelques 30.000 fossiles.

    Il y a quelques mois est intervenue l'annonce que les restes découverts étaient ceux d'un plésiosaure. Le fossile a été préparé et analysé par des paléontologues luxembourgeois et une chercheuse française, qui a donné mardi une conférence à Luxembourg.

    Ce reptile vieux de 185 millions d'années découvert au Luxembourg, a été baptisé "Microcleidus melusinae". Le squelette fascine par son long cou et sa petite tête. Il est aussi doté de quatre extrémités. C'est quasiment l'intégralité du squelette que l'on peut maintenant admirer au Musée national d'histoire naturelle.

    D'autres découvertes pourraient être effectuées ces prochaines années. Les découvertes publiées attirent l'attention d'autres paléontologues sur le Grand-Duché.

    Source: 5minutes.rtl.lu


    23/01/18 - Colombie: dans les mines d'émeraude, des femmes battent en brèche le machisme

    Longtemps, les femmes ont été interdites dans les mines de Colombie, par superstition. Elles devaient se contenter de la quête improbable des précieuses pierres dans les déchets de terre noirâtre rejetés des galeries. Mais les temps ont changé: elles battent aujourd'hui en brèche le machisme au fond des mines.

    "L'espoir de trouver des émeraudes m'a menée ici et je suis restée, avec l'illusion que le petit Jésus en dépose une dans ma pelle", se souvient Rosalba Cañon, 63 ans.

    Cette femme au visage buriné par le soleil a échoué à la fin des années 1970 à Muzo (Boyaca, est), un village des Andes considéré comme la capitale mondiale du diamant vert pour la finesse de ses pierres.

    A l'époque, les femmes ne pouvaient descendre dans les galeries: les mineurs les accusaient de porter malheur.

    "Il se disait que lorsqu'elles entraient dans la mine, les émeraudes se cachaient", a raconté à l'AFP Maria Luisa Durance, 39 ans, chargée des oeuvres sociales de Mineria Texas Colombia (MTC), un géant du secteur, avec 800 salariés.

    Alors chaque jour, depuis plus de trente ans, Rosalba chausse ses bottes de caoutchouc et rejoint des dizaines d'autres "guaqueros" (chasseurs de trésors, ndlr) qui fouillent le lit du torrent de Las Animas.

    Les pierres de Muzo fascinaient déjà les civilisations précolombiennes. Pendant la conquête de l'Amérique, les Espagnols en vendaient jusqu'en Perse et au XXe siècle, des pans entiers de montagne ont été pulvérisés aux explosifs.

    La Colombie est avec la Zambie l'un des principaux producteurs d'émeraudes au monde. Elle en a exporté pour 148 millions de dollars en 2016, selon l'Agence nationale minière (ANM).

    Les mines ont beau se moderniser et rejeter de moins en moins de déchets, des hommes et des femmes de tous âges s'acharnent à retourner à la pelle, puis à tamiser les tonnes de résidus vomis autrefois dans la rivière. "C'est une fièvre", admet Rosalba qui a élevé là ses trois enfants, leur donnant "de la terre à laver pour les occuper".

    Mais aujourd'hui, les guaqueros ne découvrent plus que quelques "pépites" de temps à autre. Ils survivent des avances des négociants, accumulant les dettes.

    "Ils nous prêtent de l'argent et quand nous trouvons quelque chose, ils le prennent. Mais ça fait longtemps que je ne trouve rien, et ça n'a jamais été plus de 200 à 500.000 pesos (66 à 160 dollars)", déplore Blanca Buitrago, 52 ans.

    En 2015, la législation a fait fi de la superstition machiste et autorisé le travail souterrain pour les femmes. Mais comme tant d'autres guaqueras, Blanca, mère de cinq enfants, est trop âgée pour décrocher un emploi légal.

    Saida Canizales, 40 ans, est elle devenue superviseuse de sécurité chez MTC, la seule à un tel poste, aux côtés de 17 hommes, dans une entreprise qui compte 10% de femmes.

    "L'incursion des femmes a été un défi (...) mais je pense l'avoir relevé!", se réjouit cette experte en surveillance électronique, qui gagnait 1,8 million de pesos (environ 600 dollars) à Bogota et a triplé son salaire.

    Natte blonde nouée d'un ruban fleuri sous son casque noir, Saida descend jusqu'à 140 mètres de fond par 35 degrés et 90% d'humidité pour veiller à l'extraction des émeraudes.

    Courbant la tête dans les galeries, agile sur les échelles de fer fixées aux parois, elle rejoint les mineurs qui entaillent la roche au marteau-piqueur. Jusqu'à ce que, dans l'argile noire, apparaisse le blanc d'une veine de calcite et, éventuellement, la poudre verdâtre annonciatrice des gemmes.

    Elle décroche alors sa lampe frontale et éclaire le géologue qui dégage minutieusement les émeraudes au maillet et au ciseau, puis à la main. Sous l'oeil d'une caméra, il les glisse une à une dans un sachet, que Saida scelle avant de l'acheminer vers la surface.

    Luis Miguel Ayala assure ne pas être gêné qu'une femme occupe le même poste que lui, voire le supervise. "Quiconque capable de manier les outils peut faire ce travail", affirme ce géologue de 23 ans, en essuyant la sueur qui dégouline dans ses yeux clairs.

    Employer des femmes "a été une politique très positive", estime le PDG de MTC, Charles Burgess, 62 ans. Son groupe a acquis puis modernisé les mines de Victor Carranza, le "tsar des émeraudes" qui contrôlait le secteur jusqu'à son décès en 2013 à 77 ans.

    Source: www.libe.ma


    23/01/18 - L'émeraude de Zambie, un trésor très convoité

    En janvier 2018, le groupe minier britannique Gemfields et la société Fabergé qu’il détient depuis 2013 ont dévoilé un laser permettant la traçabilité des émeraudes. Notamment celles exploitées dans la mine Kagem en Zambie. De son côté, Lusaka tente de limiter la contrebande et les mines illégales. Et attend des retombées économiques de l’exploitation de la pierre verte.

    En 1931, un premier gisement d’émeraudes était découvert en Zambie. Dans les années 70, un autre, celui de Kamakanga, a été mis au jour dans la région de la Copperbelt, à la frontière de la République Démocratique du Congo. Aujourd’hui, la Zambie, connue pour ses mines de cuivre, est devenue le principal pays producteur de la précieuse gemme vert-bleutée, avec la Colombie. Trois grosses mines assurent la majorité de la production.

    «En 2016, ce pays d’Afrique australe a produit 74,7 tonnes d’émeraude et de béryl (comme l’aigue-marine, NDLR), en hausse de 42% par rapport à 2015», selon l’agence Ecofin. Un secteur qui rapporte quelque 200 millions de dollars par an. Les cours de l’émeraude ont été multipliés par dix depuis 2009.

    400 mines artisanales

    La société britannique Gemfields, le plus important fournisseur de pierres précieuses au monde (qui possède également 50% dans la mine zambienne d’améthystes Kariba), produit quelque 25% de l'offre mondiale d'émeraudes. Elle détient 75% de la mine Kagem, les 25% restants appartenant à l’Etat zambien.

    Mais d’autres poids lourds se sont positionnés sur ce secteur, comme le milliardaire israélien magnat du diamant, Lev Leviev, qui a racheté 50% des parts de la mine Grizzly, également située dans la province zambienne de la Copperbelt, en juin 2017, selon La Tribune.

    Le reste de la production est issue de 400 mines artisanales auxquelles le gouvernement a donné une licence d’exploitation. Mais leurs propriétaires manquent souvent de capitaux pour investir dans des matériels d’exploration et d’extraction. Ils déplorent le manque de soutien de l’Etat zambien.

    Des trafics en tout genre

    Victor Kalesha, secrétaire général de l'Association minière d'émeraudes et de pierres semi-précieuses de Zambie, cité par Al-Jazeera, raconte que «les mineurs d'émeraudes à petite échelle ont reçu un financement de 30 millions d'euros (40,6 millions de dollars) de l'Union européenne, mais (…) le programme a échoué parce que les conditions étaient trop strictes pour que les mineurs en difficulté puissent les obtenir.»

    En 2013, Lusaka avait envisagé l'interdiction de vendre les gemmes zambiennes hors du pays pour tenter de réglementer un secteur noyauté par des activités illégales. Et pour permettre aux recettes des ventes en Zambie même de rentrer dans les caisses de l’Etat plutôt mal-en-point. Les circuits de l’émeraude manquent en effet de transparence, et une société comme Gemfields a fait de la traçabilité de ses pierres un argument marketing.

    Selon Les Echos, la Zambie n'est pas «épargnée par le racket, la contrebande et les trafics en tout genre. Dans ce pays, Gemfields perdrait chaque année entre 15 et 20% de son chiffre d'affaires à cause des vols et détournements d'émeraudes.»

    Daniel Nyfeler, géologue et directeur des laboratoires Gübelin Gem Lab spécialisés dans la traçabilité des pierres précieuses (un rapport des hautes études de Genève en détaille les contours), confirme dans Le Temps: «Le marché est complètement fragmenté et non transparent. L’émeraude est encore souvent extraite dans des petites mines artisanales qui échappent à tout contrôle et réglementation. Le cheminement de la pierre, de la mine à la vitrine, est d’une grande opacité.»

    A la recherche d'investissements

    En 2017, le gouvernement a changé sa politique d'actionnariat pour permettre aux investisseurs étrangers de détenir des parts majoritaires dans des projets miniers lorsqu'ils s'associent à des Zambiens. Jusqu’à cette date, ces derniers devaient posséder 51,5% des parts, tandis que les investisseurs étrangers étaient minoritaires, selon Zambia Daily Mail.

    Aujourd’hui, si le secteur est encore opaque, les investisseurs chinois sont tout disposés à faire des partenariats avec les propriétaires locaux. Mais d’après Victor Kalesha, leurs conditions d'investissement seraient défavorables aux sociétés zambiennes…

    Source: geopolis.francetvinfo.fr - Rédaction: Catherine Le Brech


    23/01/18 - Le géant De Beers veut authentifier les diamants grâce à la blockchain

    L'industrie du diamant est confrontée aux insuffisances du processus de Kimberley mais aussi à la contrefaçon. Son géant mondial, De Beers lance une expérience pilote basée sur la blockchain, pour authentifier les diamants.

    Redonner toute sa pureté au diamant grâce à la blockchain, c'est le pari du numéro un mondial, De Beers. L'objectif est de suivre chaque pierre précieuse grâce à cette technologie informatique, réputée inviolable parce que décentralisée.

    De Beers s'inspire d'un procédé mis au point par une startup britannique Everledger - traduisez « Registre éternel ». En quelques années, Everledger aurait identifié par une gravure au laser plus d'un million de diamants en enregistrant une quarantaine de caractéristiques dont évidemment les quatre les plus importantes pour une pierre : sa couleur, la façon dont elle a été taillée, sa clarté et son poids en carats. Au départ, il s'agissait d'identifier les diamants volés, un casse-tête pour les assureurs, exactement comme on l'avait fait pour les voitures.

    Tracer les diamants de la mine au consommateur

    Le géant du diamant De Beers veut aller plus loin et suivre toute sa chaîne d'approvisionnement. La traçabilité de l'industrie est loin d'être exemplaire. Malgré le processus de Kimberley qui devait garantir qu'aucun diamant de la guerre ne serait plus commercialisé, comme autrefois ceux de Sierra Leone, les diamants de la Centrafrique en plein conflit se sont retrouvés sur le marché international, alors qu'ils étaient sous embargo depuis 2013. C'est ce qui a décidé l'ONG britannique Global Witness à quitter le processus de Kimberley. Il y a quelques jours, l'ONG canadienne Impact, a claqué la porte en dénonçant l'étroitesse des critères de Kimberley, puisqu'ils n'incluent pas les violences d'Etat, telles que celles infligées par les forces armées zimbabwéennes aux mineurs de diamant.

    Or ces violations des droits de l'homme pèsent aujourd'hui sur les comportements d'achat des jeunes générations. Si l'on ajoute la concurrence du diamant synthétique, de plus en plus ressemblant aux vraies pierres, la consommation de diamant aux Etats-Unis, le premier marché mondial, a même chuté en 2017.

    Vers une scission du marché du diamant ?

    La blockchain est-elle pour autant la panacée ? Pour De Beers, probablement : ce registre infalsifiable permettra de mettre en avant ses propres diamants, extraits dans de véritables mines, au Canada, en Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud, et de les distinguer des pierres collectées plus ou moins légalement dans les filons de surface par des milliers de mineurs artisanaux. Avec à l'arrivée, une probable scission du marché.

    Source: www.rfi.fr - Rédaction: Claire Fages


    Lundi 22/01/18 - La tectonique des plaques a permis la vie sur Terre, selon des scientifiques clermontois

    L'apparition de la tectonique des plaques, il y a 2,5 milliards d'années, aurait permis une importante remontée d'oxygène dans l'atmosphère à l'origine de la vie sur notre planète, selon une étude menée par le Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand.

    L'apparition de la tectonique des plaques il y a 2,5 milliards d'années, en favorisant la dynamique interne de la Terre, aurait permis une importante remontée d'oxygène dans l'atmosphère à l'origine de la vie sur notre planète, selon une étude publiée par la revue Geochemical Perspectives.

    L'étude menée par le Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand, appuyée par l'Université de Montpellier et le Synchrotron de Grenoble, porte sur la quantité d'oxygène libérée par le manteau terrestre lors du passage de la Terre primitive à la Terre moderne, de l'Archéen (de -4 milliards à -2,5 milliards d'année) au Protérozoïque (de -2,5 milliards à -544 millions d'années).

    "Pendant toute la période archéenne, l'atmosphère est restée anoxique, c'est-à-dire dépourvue d'oxygène. A l'époque, le manteau a pu rester relativement isolé de la surface de la Terre: la croûte terrestre, formée de petites plaques instables, « flottait » sur le manteau", sans subduction profonde, explique Denis Andrault, chercheur à l'Université Clermont Auvergne, à l'origine de l'étude publiée jeudi.

    "Ce régime de convection primitif a progressivement été remplacé par la tectonique des plaques moderne et favorisé le mélange entre les réservoirs du manteau terrestre; et donc la remontée de l'oxygène stockée dans le manteau profond, en quantité 500 à 1.000 fois supérieure à la teneur en oxygène de l'atmosphère d'aujourd'hui", détaille ce spécialiste en physico-chimie des minéraux.

    La teneur en fer ferrique, suggérant un excès d'oxygène dans le manteau profond, a diminué de 20% à seulement 2-3% lors de la transition Archéen-Protérozoïque, selon cette étude. "Un excès d'oxygène s'est ainsi libéré dans l'atmosphère et la vie terrestre s'est adaptée", résume le scientifique.

    "C'est à peu près à cette période que la Terre a connu l'événement de la +Grande Oxydation+, une étape majeure de l'évolution de la vie. Ce type de coïncidence temporelle est rarement fortuit dans la Nature et on pense qu'on peut faire un lien entre l'évolution thermochimique de l'intérieur de la Terre et la teneur en oxygène de l'atmosphère", assure Denis Andrault.

    Il s'appuie sur une deuxième étude du laboratoire auvergnat, portant sur la fusion partielle du manteau, publiée ce lundi dans la revue Nature Geosciences et réalisée avec le Synchrotron Soleil du plateau de Saclay (Essonne).

    "Lors de l'Archéen, le manteau était encore très chaud et sa fusion partielle aurait retardé l'établissement de la tectonique des plaques et la subduction de la croûte océanique pendant 2,5 milliards d'années. C'est justement le refroidissement et la solidification du manteau qui auraient induit un changement de dynamique global: l'établissement de la tectonique des plaques avec l'accrochage de la croûte terrestre et ensuite la remontée d'oxygène vers l'atmosphère", synthétise encore le chercheur.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr avec l'AFP


    22/01/18 - Des minéraux datant de l'origine de la Terre retrouvés dans le bassin de Marseille

    Ils correspondraient aux périodes d'édification des principales chaînes de montagnes et permettraient de comprendre les raisons des changements des climats et de la vie

    De l'Afrique à l'Asie, de l'Amérique du Sud à l'Australie, il a parcouru la planète, son marteau de géologue à la main. Partout, les pierres lui racontent l'histoire du monde. Mais c'est peut-être à Marseille qu'il a découvert le récit le plus étonnant. Des constatations qui vont faire l'objet d'une publication scientifique soumise à l'International journal of Earth Science.

    Michel Villeneuve, directeur de recherche honoraire au CNRS, est un spécialiste des mouvements de l'écorce terrestre et de l'évolution des climats à travers les âges. En 2011, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) lui a confié la coordination de la nouvelle carte géologique de la feuille Marseille-Aubagne.

    "J'ai profité de ce cadre pour utiliser une méthode de datation jamais appliquée encore sur ces roches en Provence", explique le chercheur marseillais. Le laboratoire de géochronologie du Muséum de Dresde (Allemagne), avec qui Michel Villeneuve collabore souvent, a accepté de financer 8 datations sur des sédiments par méthode isotopique "uranium/plomb", réalisées sur des zircons. Ces minéraux ultrarésistants, très peu altérables (utilisés comme abrasifs industriels), se forment dans les roches magmatiques. Ils constituent les plus anciens témoins terrestres connus. Ces analyses ont été réalisées sur des échantillons de grés et de conglomérats prélevés dans les bassins de Marseille Sud, Marseille Nord et Aubagne-Roquevaire.

    Il était une fois la Terre...

    "L'étude du noyau du zircon donne l'âge d'origine de la formation de la roche volcanique ou granitique qui, elle, s'érode et peut disparaître", résume le géologue. À Marseille, les datations ont révélé, des sédiments déposés entre moins 33 et moins 23 millions d'années (zircons de - 27 millions d'années). Cela correspond à l'époque, relativement récente, du comblement du bassin. Mais ça, les chercheurs s'y attendaient.

    La surprise, c'est que l'analyse des zircons a permis de remonter beaucoup plus loin dans le temps. Des minéraux appartenant à dix groupes d'âges antérieurs ont été retrouvés. Ils correspondent aux périodes d'édification des principales chaînes de montagnes. "Nous avons là, la trace des recyclages successifs des zircons, non destructibles, d'une chaîne de montagnes à l'autre, depuis la dorsale Réguibate (Mauritanie) jusqu'à l'édification de la chaîne Pyrénéo-Provençale (- 40 millions d'années), en passant successivement dans la chaîne de l'anti-Atlas (- 700 à - 550 millions d'années) puis dans la chaîne Varisque (- 500 à - 272 millions d'années) qui s'étalait alors du Maroc central aux Maures et au Massif du Sicié (Toulon) à travers l'Espagne, la Sardaigne et la Corse". Les datations géochronologiques ont également montré l'existence de zircons témoins de "chaînes fantômes", notamment autour de 1 milliard d'années, dont on ne trouve pas d'affleurements en surface, en zone méditerranéenne. "Un mystère à élucider", se réjouit Michel Villeneuve

    Mais les zircons "recyclés" les plus anciens (- 3,2 milliards d'années), datent de l'époque dite "archéenne" de - 3,85 ou 4 milliards d'années à -2,5 milliards d'années: avant, bien avant, que l'homo ne devienne sapiens (- 200 à - 300 000 ans), et même que la vie s'organise sous la forme que nous connaissons (- 650 millions d'années). "À l'époque archéenne dont nous parlons, les terres commencent à peine à se former et émerger des océans", souligne Michel Villeneuve, qui rappelle que la formation de la Terre date de - 4,5 milliards d'années. Les zircons les plus anciens retrouvés à Marseille ont brillé sous un Soleil moins lumineux de 20 à 30 % par rapport à notre époque, sous une pluie qui aurait duré plusieurs centaines de millions d'années...

    On peut donc trouver ces témoins venus de la nuit des temps dans la roche qui affleure sous le goudron de nos trottoirs. Sur les chantiers de BTP notamment, que Michel Villeneuve explore systématiquement, pour profiter des travaux qui mettent la pierre à nu. "Le petit bassin de Marseille constitue une archive géologique très complète de la Planète Terre", conclut le chercheur. Plus largement, avec les progrès technologiques, la géologie, cette science peu médiatisée et vulgarisée ouvre aujourd'hui des pistes de recherche immenses. Pour Michel Villeneuve, qui est également un fervent militant écologiste, "c'est la lecture des pierres qui nous permet de comprendre les raisons des changements des climats et de la vie".

    Source: www.laprovence.com - Rédaction: Sophie Manelli


    22/01/18 - La situation du palladium devient critique

    En hausse de 60% en un an, le cours du palladium est porté par le Dieselgate qui relance les ventes de véhicules essence. Les réserves s'épuisent et la pénurie guette.

    Le palladium est en feu. Il était coté, ces jours-ci, à plus de 1000 dollars l'once – en hausse de près de 60% sur les douze derniers mois. "C'est la plus belle performance du secteur des matières premières cotées en 2017, nous dit Benjamin Louvet, gérant Matières premières chez OFI Asset Management. Et les cours pourraient bien battre de nouveaux records cette année." Sous-produit du platine, le palladium connaît de multiples applications industrielles. Dans l'électronique, il est indispensable à la fabrication des condensateurs et des connecteurs. Dans la joaillerie, on y recourt pour constituer un alliage, l'or blanc. Et le secteur automobile capte près de 80% de la demande mondiale. Le palladium est en effet indispensable aux pots catalytiques des véhicules thermiques. Le "Dieselgate" a profité aux ventes des voitures à essence, auxquelles s'ajoutent la hausse continue du marché automobile chinois... A l'horizon 2035, la demande de palladium devrait quintupler par rapport à son niveau de 2013, prédisent certains experts.

    Or la Russie totalise, à elle seule, 46% de la production mondiale de palladium, devant l'Afrique du Sud et une petite poignée de pays producteurs. Cette prépondérance a longtemps servi des desseins militaires : "durant la guerre froide, les soviétiques étaient arrivés à la conclusion que le palladium serait indispensable à la fusion nucléaire à froid", rappelle Benjamin Louvet. Ces derniers ont donc constitué un important stock stratégique. Mais après la chute du mur de Berlin et sur fonds de baisse générale des dépenses d'armement, le Gokhran (le Trésor russe) a commencé à liquider le stock, "via les banques UBS et Crédit Suisse, au profit du secteur de la bijouterie. Le palladium fut également racheté par de grands traders, comme Glencore et Trafigura", se souvient un ancien gérant de fonds.

    Personne ne connaît les réserves exactes de palladium qui dorment encore dans les coffres du Gokhran. On sait cependant qu'en 2018, les Russes continuent d'écouler le stock auprès des industriels de l'automobile. Mais fin 2014, le Gokhran a annoncé que de vendeur de ce métal noble, il pourrait bientôt se muer en acheteur – ce qui laisse à penser que le bas de laine sera bientôt épuisé. "Il faudrait relancer la production, mais les mines russes et sud-africaines sont vieillissantes. Aucun gisement majeur de palladium n'a été découvert ces dernières années et il n'existe pas de nouveaux pays où extraire ce métal à ce jour. Le risque de pénurie existe", analyse Benjamin Louvet. Nul hasard si la Commission européenne a classé ce métal blanc comme "critique" en 2017. Une solution serait de lui substituer le platine, désormais moins cher, pour les applications industrielles similaires. Encore faut-il agencer des politiques de R&D et soumettre les innovations à de longs processus d'homologation... qui n'ont même pas débuté. En clair, l'inertie qui prévaut perpétue la validité de ces mots de Jean Monnet : "les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise".

    Source: www.usinenouvelle.com - Auteur: Guillaume Pitron


    Samedi 20/01/18 - Guadeloupe: un petit séisme près de Saint-François

    Un léger séisme a été enregistré vers Saint-François, vendredi soir. Avec une magnitude de 3,9 sur l'Échelle de Richter, il n'a été que très faiblement ressenti.

    Un séisme mineur, de magnitude 3.9 sur l'Échelle de Richter, a été enregistré vendredi à 21 h 15 (heure locale) et identifié de type tectonique, apprend-on d'un communiqué de l'Observatoire (OVSG). L'épicentre a été localisé à 11 km à l'est-nord-est de Saint-François, à 60 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d'environ 61 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol correspondant à une intensité macrosismique I-II (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l'intensité III (faiblement ressentie).

    Source:
    www.guadeloupe.franceantilles.fr


    20/01/18 - Batteries électriques: le lithium et le cobalt québécois attirent les investisseurs

    La course au véhicule du futur revigore l’industrie minière, qui se dit prête à allonger les milliards pour mettre la main sur la précieuse ressource dont l’industrie automobile a tant besoin.

    Les prix élevés du nickel et du cobalt font saliver les investisseurs miniers, qui n’hésitent plus à mettre leurs plans de l’avant. Des projets qui avaient l’air autrefois moins rentables reviennent sur la table à dessin.

    La torontoise RNC Minerals veut mettre la main sur 1 G$ pour réaliser le plus important projet de mine de nickel et de cobalt au monde d’ici un an.


    Le projet de nickel Dumont est sur le point d’être lancé et a reçu ses principales autorisations environnementales, selon la minière. Ce gisement a 6,9 milliards de livres de nickel. Il est situé près d’Amos, dans les municipalités de Launay et de Trécesson.

    La québécoise Nemaska Lithium entend elle aussi profiter de la demande croissante des fabricants de batteries de voitures électriques. Elle a récemment déclaré qu’elle pensait même doubler ses revenus pour les faire passer à près de 24 G$ tellement sa capacité de production est bonne. Son PDG Guy Bourassa a dit au Journal qu’il a révisé de 20 % à la hausse sa capacité de production.

    Nouveau Klondike

    Nemaska Lithium s’intéresse à bien plus que Tesla. La société ne boude pas des européennes comme Volkswagen, qui veut électrifier plus du quart de sa flotte d’ici 2025.

    Pour la minière québécoise, pas de doute que ce nouveau Klondike sera lucratif. Son projet d’usine à Grand-Mère dépasse les 500 millions $.

    Son PDG a bien hâte de voir l’ancienne usine de Produits forestiers Résolu reprendre vie et commencer la production vers la fin de l’année.

    Source: _www.journaldemontreal.com - Rédaction: Francis Halin


    Vendredi 19/01/18 - Mexique: un séisme de 6,3 touche la Basse-Californie

    Les stations balnéaires de la péninsule de Basse-Californie au Mexique ont été secouées vendredi par un séisme de magnitude 6,3, qui n'a fait ni victime, ni dégâts, ont annoncé les autorités, quelques mois après deux puissants séismes. L'épicentre était situé dans le Golfe de Californie, à 76 km au nord-est de la petite localité de Loreto, a indiqué le service sismique national.

    "Aucune information ne fait état de personnes touchées ou de dégâts matériels", a indiqué le président mexicain Enrique Peña Nieto sur Twitter.

    La péninsule de Basse-Californie, dont une partie borde la frontière avec les Etats-Unis, compte plusieurs stations balnéaires réputées, comme Los Cabos, très appréciées des touristes nord-américains et européens. Ricardo de la Cruz, directeur général de la protection civile mexicaine, a confirmé lors d'une interview télévisée qu'il n'y avait pour le moment "aucuns dégâts signalés, ni de personnes blessées ou décédées".

    Selon ce responsable, "tous les protocoles (de sécurité) ont été déclenchés et les écoles et hôpitaux ont été évacués" après la secousse "qui a été ressentie de façon modérée" en Basse-Californie du Sud. Le risque de tsunami a par ailleurs été écarté.

    Les 7 et 19 septembre dernier, le Mexique a été frappé par deux puissants séismes, respectivement de magnitude de 8,2 et 7,1. Le premier a provoqué la mort d'une centaine de personnes dans les Etats de Oaxaca et Chiapas (sud-est) tandis que le second a fait plus de 360 morts principalement dans la capitale.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    19/01/18 - Digne: la dalle aux Ammonites en péril

    Comment sauver la dalle aux Ammonites de Digne-Les-Bains? La Réserve Géologique de Haute provence, la plus grande d'Europe, constitue un musée à ciel ouvert où dorment depuis 200 millions d'années plus de 1500 fossiles. Mais ce site naturel est à présent menacé par le gel et les intempéries.

    La dalle aux Ammonites est le plus célèbre des sites de la Réserve Géologique de Digne les Bains. Elle compte sur 320 m² de calcaire plus de 1 550 ammonites de grande taille. Certaines mesurent jusqu'à 70 cm de diamètre.

    Leur nom scientifique est Coroniceras multicostatum. Cette espèce permet de dater la dalle d'environ 200 millions d'années, ce qui correspond au Jurassique inférieur. Mais ce patrimoine naturel est aujourd'hui menacé par le gel et les intempéries.

    Des scientifiques tentent de trouver des solutions pour éviter que des plaques ne se détachent, détériorant irrémédiablement ce trésor géologique. Un reportage de Véronique Bouvier et Léo Centofenti.

    Source + vidéo: france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-de-haute-provence


    19/01/18 - Le Maroc veut retrouver son patrimoine paléontologique vendu aux enchères

    Les autorités marocaines vont tenter de rapatrier la queue d’un sauropode vendue aux enchères au Mexique, en prouvant le caractère illégal de son acquisition, a fait savoir Abdellah Alaoui, directeur du patrimoine culturel du ministère de la Culture, à Médias 24. Le cas échéant, le Maroc prévoirait de racheter ce fossile.

    La vente de cette découverte paléontologique doit servir à reconstruire ou réparer 5 000 écoles mexicaines, endommagées par les tremblements de terre survenus dans le pays en septembre 2017.

    D’après Abdellah Alaoui, cette queue aurait été trouvée en morceaux dans les montagnes de l’Atlas pendant les années 1980 par la population locale. Celle-ci l’aurait ensuite revendue à des intermédiaires. Le ministère de la Culture a appris «l’exportation illégale» par la presse, a indiqué le responsable au site d’information.

    Il a également fait savoir que le département a ouvert une enquête qui déterminera l’origine de cette queue de dinosaure, ainsi que le circuit par lequel elle a transité avant de se retrouver auprès d’un collectionneur mexicain. «Nous allons d’abord contacter la maison de vente pour voir si le vendeur dispose de certificats légaux d’importation lui permettant de revendre ce morceau de notre histoire. S’il est de bonne foi, le Maroc n’aura d’autre choix que de le racheter au nouvel acquéreur pour le rapatrier au Maroc», a-t-il déclaré.

    «Dans le cas où nous arrivons à prouver qu’il a été acheté et a quitté notre pays d’une façon illégale, l’ambassade marocaine à Mexico activera une procédure spécifique pour annuler cette vente puis rapatrier ce bien patrimonial», a ajouté Abdellah Alaoui.

    Source illustrée: www.yabiladi.com



    19/01/18 - Confirmation expérimentale de la fusion partielle du manteau terrestre profond

    La structure et la dynamique interne de la Terre ont un fort impact sur les phénomènes géologiques se produisant à la surface du globe, comme le volcanisme et la tectonique des plaques. Depuis plusieurs années, certains modèles proposent la présence de magmas à plusieurs centaines de kilomètres de profondeur dans le manteau terrestre. Or des chercheurs du Laboratoire magmas et volcans et de la Case western reserve university (USA) viennent de reproduire expérimentalement la fusion partielle des roches mantelliques aux conditions régnant à la base du manteau supérieur, entre 350 et 410 km de profondeur, soit 12-15 GPa, environ 1400°C et en présence d’un peu d’eau. Pour la première fois, ils ont pu observer in situ l’effet de la fusion sur la vitesse de propagation des ondes sonores et la conductivité électrique. Les signaux qu’ils ont mesurés sont tout à fait compatibles avec les mesures géophysiques, ce qui confirme la présence d'une fine couche partiellement fondue à ces profondeurs, dans le manteau.

    La structure interne de la Terre est bien connue dans son ensemble, mais elle réserve encore quelques zones d’ombre. Entre 410 et 660 km de profondeur, se situe la zone de transition qui est considérée comme le plus grand réservoir d’eau de notre planète (jusqu’à 2 fois la masse des océans) à la faveur de minéraux dont la structure cristallographique permet l'incorporation d'hydrogène. Ces roches ne sont pas piégées dans cette zone indéfiniment, mais bien soumises à des mouvements verticaux associés à la convection globale du manteau terrestre. Leur remontée passive au-dessus de 410 km s’accompagne d'un changement de structure cristallographique du composé principal qui se transforme de wadsleyite en olivine. L’olivine ne pouvant incorporer qu'une relativement faible quantité d'hydrogène, cette transformation de phase entraîne la libération d'eau et la fusion partielle du manteau. C'est précisément ce modèle que les chercheurs ont confirmé par la reproduction à l'identique de la fusion partielle dans les conditions de pression, température et de concentration en eau typiques du manteau terrestre profond.

    Pourtant, la confirmation expérimentale de ce phénomène n'était pas chose simple. Il fallait d'une part reproduire la fusion, mais surtout mettre en place des sondes internes : la mesure de la conductivité électrique a été utilisée pour la détection in situ de la fusion partielle de l'échantillon, alors que la mesure de la vitesse de propagation des ondes sonores a permis une comparaison directe avec les données géophysiques. Les expériences montrent que la diminution des vitesses sismiques reportées par les sismologues est compatible avec un degré de fusion partielle très faible, de l'ordre d’un pourcent en volume de cette région du manteau. Ceci se produit lorsque la concentration en eau dans le manteau est typiquement de deux grammes par kilogrammes de roche mantellique. L'analyse chimique des magmas produits indique pourtant que ces magmas sont très riches en eau, avec une concentration supérieure à 15%, alors que les basaltes observés à la surface de la Terre n'en contiennent que 2 à 3% ! Les magmas des grandes profondeurs ont aussi une très forte concentration en fer et en éléments alcalins. Avec une telle composition, on estime la densité de ces liquides est similaire à celle des roches du manteau dans la zone de transition. Il est donc fort probable que ces magmas soient gravitationnellement piégés dans une couche située juste au-dessus de la discontinuité à 410 km de profondeur. Une telle hypothèse est tout à fait compatible avec les observations sismologiques.

    La présence d'une telle couche de manteau partiellement fondu a de grandes conséquences sur notre compréhension de la dynamique interne de la Terre, en particulier sur la ségrégation chimique et la différenciation des réservoirs mantelliques. Ces magmas profonds contiennent non seulement une importante quantité d'eau, mais aussi des éléments dits incompatibles (préférant le liquide au résidu solide). Cette couche de manteau pourrait jouer le rôle de barrière chimique entre la Terre profonde et les parties plus superficielles, laissant le manteau supérieur relativement sec et appauvri. À l'inverse, les magmas stockés dans cette région seront aussi susceptibles de remonter vers la surface de la Terre, si leur densité est affectée par une augmentation locale de la teneur en eau ou de la température. Ainsi, cette portion de manteau partiellement fondu pourrait expliquer certains volcanismes de type point chaud.

    Source: INSU-CNRS


    Jeudi 18/01/18 - Seisme: les Nippes et le Sud-Est d’Haïti touchés

    Deux légers séismes ont été enregistrés, le mardi 16 janvier 2018, dans les départements des Nippes et du Sud-Est d’Haïti, informe l’Unité technique de sismologie (Uts) du Bureau des mines et de l’énergie (Bme), dans un bulletin dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

    L’un, de ces nouveaux tremblements de terre, de magnitude 3.29 sur l’échelle de Richter a été recensé dans les Nippes, à Fond-des-Nègres à environ 7.5 km d’Anse-à-Veau et à 18.5 km à l’ouest de Miragôane (Nippes).

    L’épicentre de l’autre séisme, de magnitude 3.11, a été localisé à environ 14 km au nord-est de Belle Anse (département du Sud-Est d’Haïti).

    Quelques jours avant le 8e anniversaire du tremblement de terre du mardi 12 janvier 2010, qui a fait 300 mille morts et d’importants dégâts matériels, une secousse tellurique - de magnitude 4.5 sur l’échelle de Richter - a été enregistrée, près des Cayes (Sud), dans la matinée du lundi 8 janvier 2018, vers 8:00 heures locales (13:00 gmt).

    L’épicentre du séisme du 8 janvier 2018 a été localisé en mer, à environ 100 km au sud des Cayes, à une profondeur de 20 km, avait précisé l’Uts, qui n’avait signalé aucun dégât.

    Source: www.radiotelevisioncaraibes.com


    18/01/18 - Kabylie: secousse tellurique de 3,4

    Une secousse tellurique de magnitude 3,4 sur l’échelle de Richter a été ressentie, hier à 11h05, à proximité de la ville de Mesdour, à 50 km au Sud-est du chef-lieu de wilaya. Selon le Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG), l’épicentre de ce séisme a été localisé à 7 km au Nord-ouest de Beni Ilmane, dans la wilaya de M’sila, limitrophe à la wilaya de Bouira. Selon une source proche de la Protection civile, aucun dégât n’a été signalé.

    Le CRAAG affirme qu’il s’agit d’une activité sismique modérée car en Algérie, il se produit une centaine de secousses par mois, dont plus de 80% ne sont pas ressenties par la population.

    Source: www.depechedekabylie.com (H. B.)


    18/01/18 - Gisements d'hydrocarbure frontaliers : l'Algérie et la Libye accordent leurs violons

    L'Algérienne Sonatrach et la libyenne National Oil company ont signé un accord-cadre visant à renforcer leur coopération dans la gestion des gisements frontaliers d'hydrocarbures. L'accord devrait permettre d'établir un plan d'exploitation optimum pour les gisements, éviter les malentendus et écarter tout casus belli.

    L'exploitation des gisements d'hydrocarbure à la frontière entre l'Algérie et la Libye ne sera bientôt plus un problème. Les compagnies pétrolières et gazières algérienne, la Sonatrach et libyenne le National Oil Company (NOC) ont signé ce lundi un accord-cadre portant sur la gestion conjointe de ces gisements.

    D'après un communiqué de la partie algérienne, l'accord concerne les gisements gaziers d'Alrar et de Wafa, lesquels ont été déjà au centre d'une étude conjointe réalisée en septembre 2006 par un cabinet de consulting étranger DeGolyer and MacNaughton (D&M), visant à confirmer la communication entre ces deux gisements. « Cette étude avait pour objectif de confirmer la communication entre ces deux gisements et leur conséquence, en se basant sur les données transmises par Sonatrach et Noc », précise le communiqué de la Sonatrach.

    Selon la même source, à travers ce tout nouvel accord, les deux compagnies, algérienne et libyenne, ont pris la décision d'actualiser l'étude de D&M en se basant sur les données techniques acquises depuis janvier 2008 à ce jour. Il s'agira pour la Sonatrach et la Noc, à partir de cette mise à jour, de mettre sur pied un plan d'exploitation optimum pour les deux gisements Alrar et Wafa.

    La compagnie algérienne fait aujourd'hui partie des rares compagnies pétrolières étrangères qui continuent leur travail en Libye malgré la situation de crise politique et sécuritaire du pays.

    Cet accord-cadre entre les deux compagnies est synonyme de l'amoindrissement significatif du risque de casus belli entre l'Algérie et la Libye qui a fait surface au début des années 2000. En 2004, des ingénieurs algériens de la Sonatrach avaient dénoncé un ''détournement'' du pétrole algérien par les Libyens avec l'appui du groupe italien ENI.

    La presse algérienne rapporte que le fait est que le champ d'Alrar (Algérie) communique avec celui de Wafa (Libye), ayant pour conséquence une aspiration d'une grande partie du pétrole et de gaz sur le potentiel algérien, à travers un plateau de production très important de l'ENI. Grâce aux ''zones de dépression'', la compagnie italienne a pu exploiter et continue d'exploiter, une grande quantité du pétrole de Wafa tout en provoquant une sorte de migration du gaz et du pétrole du champ de Alrar.

    Des positions plus ou moins confirmées par l'étude de D&M qui a établi l'existence de communication entre les deux gisements pétrolifères. Même si la Sonatrach n'avait engagé aucune procédure pour protester contre cet état de fait, les deux parties n'ont pas arrêté de discuter ces 14 dernières années afin de trouver une issue. La signature de cet accord-cadre se trouve bien être celle-là qui met d'accord toutes les parties.

    Source: afrique.latribune.fr - Rédaction: Sylvain Vidzraku


    Mercredi 17/01/18 - Autriche: une secousse de 4,2 sur l'échelle de Richter ressentie jusqu'en Suisse

    Mercredi soir, la terre a tremblé en Autriche tout proche des Grisons. Le séisme d'une magnitude de 4,2 sur l'échelle de Richter a été ressenti dans une grande partie de la Suisse.

    La terre a tremblé mercredi soir, à 20h07, dans l'ouest de l'Autriche, près de la frontière grisonne. La secousse de magnitude 4,2 sur l'échelle de Richter a pu être ressentie dans une grande partie de la Suisse.

    C'est ce qu'indique le Service Sismologique Suisse de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Quelques dégâts légers sont possibles à proximité de l’épicentre pour un tremblement de terre de cette magnitude, ajoute-t-il.

    Source: www.arcinfo.ch avec l'ATS


    17/01/18 - Deux Séismes en Haïti

    L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l'Énergie (BME) s'associe au Ministère de l'Environnement et au Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) pour informer que deux séismes légers de magnitude 3.29 et 3.11 sur l’échelle de Richter a été enregistré hier mardi 16 janvier 2018 à 00h22 et 03 secondes (heure locale) et à 3h20 et 23 secondes de l'après-midi.

    L’épicentre du premier séisme a été localisé à environ 7.5km au Nord de Fond des Nègres, 11.8km au Sud-est d'Anse-à Veau et 18.5km à l'Ouest de Miragoâne, dans le Département des Nippes, à une profondeur de 19 km.

    L’épicentre du second séisme a été localisé à environ 14km au Nord-Est de Belle Anse dans le Département du Sud-Est.

    Aucun dégâts n'a été signalé par les autorités locales pour ces deux événements sismique.

    Source: www.haitilibre.com


    17/01/18 - Un séisme de magnitude 5,7 secoue la capitale de Taïwan

    Une secousse sismique a ébranlé ce mercredi Taipei, faisant vaciller les bâtiments de la ville.

    Un séisme d’une magnitude évaluée à 5,7 sur l’échelle de Richter a été enregistré mercredi après-midi à Taipei, la capitale taïwanaise, ont annoncé les autorités.

    Source: www.alg24.net - Rédaction: M Rahim


    17/01/18 - Philippines: le réveil du volcan Mayon

    Le volcan Mayon gronde depuis plusieurs jours sur l'île de Luçon, aux Philippines. Alors que plus de 34 000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer la zone, plusieurs sites touristiques sont menacés par le réveil du volcan.

    Après l'éruption du mont Agung à Bali qui avait provoqué l'évacuation de plus de 100 000 personnes cet automne, ce sont désormais les Philippines qui font face au réveil d'un de leurs volcans... Lundi 15 janvier 2018, le volcan Mayon, l'un des plus actifs de cet archipel d'Asie du Sud-Est s'est réveillé, projetant des cendres et d’épaisses fumées. Selon le Guardian, le niveau d'alerte a été élevé à 3 sur une échelle de 5, un seuil considéré comme "critique". Le volcan est situé sur l'île centrale de Luçon, très appréciée des touristes. Réputée pour ses plages paradisiaques, ses récifs de corail et ses montagnes, elle possède également des monuments de l'époque de la colonisation espagnole, de nombreux musées ainsi qu'un quartier chinois vieux de plusieurs siècles qui pourraient être menacés par le réveil du volcan.

    Selon les scientifiques, des éboulements ont été observés au sommet du volcan Mayon, et ses grondements se sont intensifiés depuis le dimanche 14 janvier. Face à cette menace, plus de 34 000 personnes habitant à sept kilomètres autour du volcan ont reçu l'ordre d'évacuer la zone au plus vite. Selon l'Institut philippin de volcanologie et de sismologie, une "éruption dangereuse" est tout à fait possible ces prochains jours ou ces prochaines semaines. A ce sujet, le responsable du bureau régional de la défense civile à l'AFP : "Il est dangereux pour les familles de rester dans ce périmètre et d'inhaler les fumées. Du fait des pluies des dernières semaines, les débris déposés sur les pentes du Mayon pourraient entraîner des lahars (des coulées boueuses d'origine volcanique)". Célèbre sur l'archipel pour la quasi-perfection de son cône, ce volcan culminant à 2460 mètres a connu son explosion la plus meurtrière en 1814. Plus de 1200 personnes avaient alors péri sous des flots de lave qui avaient recouvert la ville de Cagsawa.

    Source illustrée: www.linternaute.com - Rédaction: Maelenn Le Gorrec


    17/01/18 - La queue d’un dinosaure du Maroc sera mise aux enchères pour aider le Mexique

    La queue d’un dinosaure retrouvée au Maroc sera vendue aux enchères au Mexique et les fonds récoltés serviront à reconstruire des écoles détruites après les deux séismes de septembre dernier, qui ont fait plus de 480 morts.

    La queue appartenait à un Atlasaurus, qui signifie reptile de l’Atlas, un dinosaure sauropode du Jurassique. Cette espèce parcourait il y a plus 165 millions d’années l’Atlas Marocain, et mesurait plus de 17 mètres de long, pour un poids de plus de 22 tonnes.

    Comme le rappelle l’agence de presse anglaise Reuters, les paléontologues marocains ont pris 300 heures pour nettoyer les restes gigantesques du reptile, avant que les scientifiques de l’Utah ne les reconstituent. Depuis, le Maroc n’a plus revu ses fossiles. L’agence précise qu’un homme d’affaires mexicain, qui a demandé à ne pas être cité, avait acheté le fossile pour sa collection personnelle.

    D’une longueur de 4 mètres et 180 kg la queue sera proposée à un prix de réserve de 1,8 million de pesos mexicains (95 805 dollars), selon l’organisateur Morton’s Auction House. Toute somme supérieure au prix de réserve sera reversée à la BBVA Bancomer Foundation pour aider à financer la restauration des écoles endommagées.

    Source: www.lesiteinfo.com/maroc - Rédaction: Faiza Rhoul


    17/01/18 - Chine: un dinosaure avec des plumes arc en ciel

    Les chercheurs savent depuis plusieurs années que les ancêtres des animaux avaient souvent des plumes, mais celles-ci ont quelque chose de spécial.

    Les dinosaures ont souvent la classe, mais avec des plumes, c'est encore mieux. Caihong juji, une nouvelle espèce de théropode découverte en Chine, est allée encore plus loin dans la coquetterie avec un plumage multicolore, rapporte National Geographic.

    Dans une étude publiée le 15 janvier dans Nature, les chercheurs estiment que le petit animal d'environ 500 grammes vivait il y a quelque 160 millions d'années dans la forêt et se nourrissait de lézards et de petits mammifères.

    Sa crête et son poitrail semblent parés de plumes qui, selon les auteurs, devaient surement prendre toutes les teintes de l'arc-en-ciel en fonction de la luminosité. C'est pour cela qu'il a été appelé Caihng juji, qui veut dire en mandarin "arc-en-ciel avec une grande crête". Tout simplement.

    Le fossile a été découvert en Chine il y a quelques années. Il était très bien préservé, et l'on pouvait y voir les plumes du dinosaure. Mieux pour les chercheurs: ils ont pu y trouver des fragments de mélanosomes, une partie de la cellule dans laquelle sont fabriqués les pigments qui donnent leur couleur aux plumes et aux poils.

    En analysant ces restes fossilisés, les chercheurs se sont rendus compte qu'ils étaient organisés d'une manière bien particulière, précise National Geographic. L'animal vivant qui s'en rapproche le plus est le colibri, dont les plumes du poitrail prennent justement différentes couleurs.

    A quoi pouvait bien lui servir cette crête multicolore? Difficile à dire pour le moment: pour la reproduction, pour s'imposer face à ses congénères, comme le paon? Les chercheurs préfèrent ne pas se prononcer pour le moment et espèrent trouver d'autres fossiles permettant d'en savoir plus.

    Source: www.huffingtonpost.fr - Rédaction: Gregory Rozieres


    17/01/18 - La grotte submergée la plus vaste du monde découverte au Mexique

    Un groupe de plongeurs a découvert que deux grottes inondées dans l’est du Mexique sont reliées, révélant ainsi ce qui est désormais considéré comme la plus grande caverne sous-marine de notre planète.

    La grotte submergée la plus grande du monde, qui s'étend sur 347 km, a été découverte dans l'État mexicain de Quintana Roo, dans l'est du pays, annonce le site officiel du projet de recherche Gran Acuífero Maya.

    Révéler cette caverne a été rendu possible grâce à dix mois de travail intense mené par une équipe de chercheurs. Le 10 janvier, ces derniers ont réussi à atteindre le lieu de la jonction des deux plus importants réseaux de grottes submergées du monde, Sac Actun grande, de 263 km, et Dos Ojos qui mesure 83 km, et établir qu'elles sont reliées entre elles.

    «Cette grotte immense présente le plus important site archéologique sous-marin du monde, car elle rassemble plus d'une entente de contextes archéologiques, dont des témoins des premiers habitants de l'Amérique, tels que la faune disparue et bien sûr la culture des Mayas», a expliqué Guillermo de Anda, directeur de la Gran Acuífero Maya.

    Sac Actun, dont le nom a été adopté pour cette nouvelle grande caverne, se trouve dans l'est de la péninsule du Yucatán. Seuls des plongeurs professionnels peuvent atteindre le fond de cet aven qui autrefois n'était pas immergé. Quand les glaciers de la planète ont commencé à fondre il y a 10.000 ans à la fin de la dernière période glaciaire, le niveau des océans a augmenté de 40 mètres, inondant ces grottes.

    Source + vidéo: fr.sputniknews.com


    Mardi 16/01/18 - Le Japon exploite les métaux précieux du fond de l'océan

    S'il y a des ressources minérales sur la terre ferme, il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait pas au fond des océans. On le sait depuis longtemps, mais extraire ces métaux en profondeur est autrement plus difficile que sur le plancher des vaches.

    C'est le défi qu'est en train de relever le Japon. A proximité d'Okinawa, sept gisements de métaux ont été détectés. Ceux-ci proviennent des cheminées hydrothermales dont les fumées sont composées pour l'essentiel de métaux qui se re-déposent sur les fonds marins alentours. Le gisement qui intéresse les autorités japonaises comporte surtout du zinc, mais aussi de l'or, du cuivre et du plomb.

    C'est la société publique Japan Oil, Gas and Metals National Corporation (plus connue sous l'acronyme de JOGMEC) qui s'est chargée de l'expérimentation. Lancé depuis le navire hydrographique Hakurei (photo ci-dessus), un excavateur a fait son œuvre à 1600 mètres de profondeur et a réussi à remonter 14,4 tonnes de minerai à la surface, avec une teneur estimée à environ 7%. Une prochaine évaluation économique établie pour le Ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie devrait valider l'exploitation industrielle pour 2020.

    Le Pays du Soleil Levant dépend des importations étrangères de métal et ce nouveau filon pourrait lui permettre d'atteindre un plus grand degré d'autonomie. Des considérations écologiques sont toutefois à prendre en considération car une faune unique s'est développée autour des cheminées hydrothermales. Les gisements d'Okinawa et ceux de l'archipel d'Ogasawara se situent dans les eaux territoriales. En revanche, dans les eaux internationales, il faudra compter avec l'ONU et la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.

    Mais la tentation sera très forte car ces gisements comportent également des terres rares, comme le terbium, le lanthane et d'autres métaux, essentielles pour la fabrication des smartphones (entre autres) dont les gisements connus se situent pour l'essentiel en Chine et dans l'ex-URSS.

    Source: www.sur-la-plage.com - Rédaction: Charles Lorrain


    16/01/18 - Chine: la France rend des fossiles à un musée du Liaoning

    La cérémonie d'accueil de fossiles découverts en Chine qui ont été rendus par des collectionneurs européens au Musée paléontologique du Liaoning à Shenyang, la capitale de la province, le 13 janvier 2018.

    Selon le conservateur du musée Sun Ge, des collectionneurs français ont fait don de sept fossiles de dinosaures et d'un fossile d'oiseau qui avaient été découverts dans la province du Liaoning.

    Un des fossiles est celui d'un Anchiornis huxleyi, le plus ancien dinosaure à plumes qui vivait il y a 160 millions d'années. Un autre est un « Aube de l'Aurore » fossilisé, un Aurornis xui, qui a également vécu pendant la même période, 10 millions d'années avant l'Archaeopteryx, le premier oiseau connu. Ces fossiles apportent la preuve que les oiseaux ont évolué à partir des dinosaures théropodes.

    Source + photos: Le Quotidien du Peuple - Rédaction: Yishuang Liu, Guangqi Cui


    16/01/18 - Typhons: ils déforment la croûte terrestre !

    Les dégâts des cyclones tropicaux ne se bornent pas à la surface de la Terre : les pluies torrentielles qu'ils déversent vont jusqu'à modifier sa croûte, ont découvert des géophysiciens franco-taïwanais.

    Habitations balayées, forêts arrachées, pans de montagne éboulés... Les cyclones tropicaux peuvent détruire à peu près tout ce qui se trouve à la surface de la Terre. Une équipe franco-taïwanaise vient de révéler que cette puissance monstrueuse avait même des effets mesurables sur... la croûte terrestre.

    « Nous avons étudié 31 typhons survenus à Taïwan entre 2003 et 2014, en comparant les données météo aux mesures de onze capteurs enfouis à 200 mètres de profondeur habituellement dédiés à la surveillance sismique de la région », détaille Maxime Mouyen, géophysicien à l'université de Rennes.

    Résultat ? Pendant le passage du monstre, la croûte se dilate légèrement, d'environ 15 cm pour 1000 km de roche : un effet de la très forte dépression atmosphérique liée au typhon. Cette déformation est suivie, une dizaine d'heures plus tard, d'une étrange et puissante contraction de l'ordre de 80 cm pour 1000 km de roche.

    Les typhons pourraient-ils déclencher des séismes ?
    « Nous avons découvert que ce phénomène était lié aux pluies torrentielles : au fil des heures, d'énormes quantités d'eau ruissellent vers les fonds de vallée et en viennent à peser sur le sol », continue le chercheur. Des contraintes mécaniques qui seraient largement suffisantes pour déclencher la rupture de failles sismiques. « La relation entre typhons et séismes est désormais un sujet de recherche », lance Maxime Mouyen.

    Source: www.science-et-vie.com - Rédaction: Vincent Nouyrigat


    Lundi 15/01/18 - Séisme modéré à Athènes

    Athènes - Un séisme modéré, de magnitude 4,4, a été ressenti dans la capitale grecque lundi soir, ont annoncé des experts et l'Observatoire national d'Athènes, qui avait d'abord évoqué une magnitude de 4,2.

    Le tremblement de terre s'est produit à une profondeur de seulement cinq kilomètres et son épicentre a été localisé à 24 kilomètres au nord-est de la capitale, a précisé l'Observatoire.

    Le séisme a été suivi par des répliques de plus faible intensité.

    "Le séisme de magnitude 4,4 a été ressenti dans la capitale et jusque dans les villes de Lamia et Corinthe", a déclaré Efthymios Lekkas, chef de l'organisation nationale grecque de prévention des séismes, sur la chaîne de télévision publique ERT.

    "Les habitants ne doivent pas s'inquiéter, nous ne nous attendons pas à quelque chose de plus important", a ajouté M. Lekkas.

    Le spécialiste a précisé que la zone de l'épicentre du séisme se caractérisait par de "petites failles qui n'ont pas la capacité de déclencher quelque chose de plus important".

    Aucun blessé ni dégât n'ont été rapportés dans l'immédiat.

    En juillet, un séisme de magnitude 6,7 avait fait deux morts et des centaines de blessés sur l'île touristique de Kos et de l'autre côté de la mer Égée, dans la station balnéaire de Bodrum, en Turquie.

    La Grèce et la Turquie se trouvent sur des lignes de faille sismique importantes et ont été frappées à plusieurs reprises par des tremblements de terre ces dernières années.

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    15/01/18 - Un séisme de magnitude 4,9 ressenti au Portugal

    Les secousses ont été ressenties dans plusieurs villes ce lundi au Portugal suite à un séisme de magnitude 4,9, principalement dans la ville d'Evora, dans le sud du pays. D'après l'institut météorologique portugais, aucun dégât n'est à déplorer.

    Un séisme de magnitude 4,9 s'est produit ce lundi dans les environs de la ville d'Evora, dans le sud du Portugal, provoquant des secousses ressenties dans plusieurs villes du pays, sans faire de dégâts, a annoncé l'institut météorologique portugais.

    L'épicentre du séisme, enregistré à 11 h 51 heure locale, « se trouvait à environ six kilomètres de Arraiolos, dans les environs de la ville d'Evora », à un peu plus d'une centaine de kilomètres de Lisbonne, selon l'institut météorologique (IPMA).

    Selon les premières informations, le séisme n'a pas fait de dégâts, a précisé l'IPMA.

    Les secousses ont été ressenties dans plusieurs villes, « entre Lisbonne et Coimbra (centre) », a précisé le commandant Pedro Araujo, de l'Autorité nationale de la protection civile.

    Source: www.ouest-france.fr


    15/01/18 - Le 5e plus gros diamant au monde découvert au Lesotho

    La société minière britannique Gem Diamonds a annoncé lundi avoir récemment extrait au Lesotho un diamant d'une masse exceptionnelle de 910 carats, déjà considéré comme l'un des cinq plus gros jamais découverts sur la planète.

    Cette pierre, extraite de la très prolifique mine de Letseng, pourrait valoir jusqu'à 33 millions d'euros, a estimé dans une note l'analyste Ben Davis, du cabinet Liberum Capital.

    "Depuis que Gem Diamonds a acquis la mine de Letseng en 2006, elle a produit quelques uns des diamants les plus intéressants au monde", s'est réjoui son PDG, Clifford Elphick.

    "Ce diamant de pureté exceptionnelle est toutefois le plus gros extrait à ce jour de la mine de Letseng et illustre sa qualité, a ajouté le patron dans un communiqué.

    Cette découverte a été saluée lundi matin à la bourse de Londres par une hausse de 14 % du titre Gem Diamonds.

    Petit royaume enclavé au coeur de l'Afrique du Sud, le Lesotho est l'un des pays les plus pauvres du monde.

    Le plus gros diamant au monde est le Cullinan de 3.106 carats, qui avait été trouvé en Afrique du Sud en 1905.

    Il a été fractionné en plusieurs énormes pierres, dont les principales ornent le sceptre de sa majesté britannique et la couronne impériale qui font partie des joyaux de la Couronne britannique précieusement gardés à la Tour de Londres.

    Le plus gros diamant jamais découvert depuis un siècle, d'un poids de 1.111 carats, a été extrait en 2015 d'une mine du Botswana.

    Source + photo: www.lepoint.fr avec l'AFP


    Dimanche 14/01/18 - Le volcan Mayon crache, des milliers de Philippins fuient leur maison

    Le niveau d’alerte a été relevé dès hier aux alentours du volcan Mayon, quand celui-ci avait craché de la cendre jusqu’à environ 2.500 m. Des milliers de Philippins ont quitté leur maison.

    Des milliers de Philippins ont quitté leur maison depuis hier, craignant le volcan Mayon, sur l’île de Luçon, qui a de nouveau craché ce dimanche une épaisse plume de vapeur et de cendres. Cette deuxième éruption phréatique en deux jours, a duré environ 5 minutes, ce dimanche matin, selon l’institut philippin de volcanologie et de sismologie.

    «Cela a produit une fumée grisâtre et une colonne de cendres, qui a largement été cachée par des nuages au sommet», précise l’agence dans un point de la situation. «Une odeur de soufre a été détectée, et des grondements ont été entendus par les habitants».

    Le niveau d’alerte a été relevé dès samedi aux alentours du volcan, quand celui-ci avait craché de la cendre jusqu’à environ 2.500 m.

    L’institut a rappelé qu’il est déconseillé d’entrer dans un périmètre de 6 km autour du volcan, pour minimiser tout risque. Les habitants des localités de Guinobatan, Camalig et Anoling, soit plus de 2.200 personnes, ont quitté leur maison depuis hier, selon un porte-parole de la police provinciale. Ils se sont installés, notamment, dans des écoles transformées en centres d’accueil.

    Le volcan haut de 2.472 mètres est entré en éruption une cinquantaine de fois environ depuis 1616. En mai 2016, cela avait mené à la mort de 5 randonneurs. En 1814, une éruption meurtrière avait fait plus de 1.200 morts.

    Source: www.lavenir.net avec Belga


    14/01/18 - Nouvelles évacuations après l'éruption d'un volcan en Papouasie-Nouvelle-Guinée

    Environ 900 personnes supplémentaires ont dû être évacuées à cause d'un volcan entré en éruption sur une île au large de la côte nord de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le total des personnes évacuées se porte désormais à 1500, rapporte la Croix-Rouge locale dimanche.

    Le volcan se situe sur l'île de Kadovar. Il est en éruption depuis le 5 janvier. Une forte explosion s'y est produite vendredi, projetant en l'air des roches incandescentes et du dioxyde de soufre. Outre l'évacuation des résidents de Kadovar, ceux de l'île voisine de Blup Blup ont été aussi invités à partir par les autorités.

    Source: www.swissinfo.ch


    14/01/18 - Pérou: deux morts et 65 blessés dans un séisme de magnitude 7,3

    Lima - Au moins deux personnes ont été tuées et 65 blessées, selon la Défense civile, dans un séisme de magnitude 7,3 qui a frappé dimanche matin le sud du Pérou, suscitant la peur parmi de nombreux habitants surpris dans leur sommeil.

    "Il y a deux morts dans la région d'Arequipa et 65 blessés ont été signalés jusqu'à présent", a déclaré à la presse le général Jorge Chavez, directeur de l'Institut national de la Défense civile.

    Le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski s'est rendu sur les lieux du séisme pour survoler la zone sinistrée. Il a expliqué que les deux personnes tuées avaient été ensevelies sous les décombres de leur maison en terre séchée.

    "Ils sont morts parce qu'ils vivaient dans des maisons en terre séchée qui se sont effondrées. Il n'est pas possible de vivre dans une maison en terre séchée", s'est-il indigné.

    Le séisme, qui a été ressenti jusqu'à Lima, s'est produit à 04H18 locales (09H18 GMT). Son épicentre a été localisé à 31 kilomètres au sud-ouest d'Acari, une localité du littoral pacifique située dans la région d'Arequipa, à environ 500 kilomètres au sud de la capitale, selon l'Institut américain de géophysique (USGS).

    L'Institut de géophysique du Pérou a indiqué que l'épicentre se trouvait dans la mer, à environ 56 kilomètres de la localité côtière de Lomas. Aucune alerte au tsunami n'a été émise.

    Le séisme a réveillé de nombreux habitants de Lima, d'Arequipa et d'autres villes du pays. "Ici, le séisme a été ressenti très longtemps", a raconté à l'AFP un patient d'un hôpital privé de Lima.

    A Arequipa, beaucoup de gens sont sortis dans les rues, selon des messages publiés sur les réseaux sociaux. "Nous avons ressenti une secousse assez forte. Le lit a tremblé, mais rien de grave n'est arrivé", a témoigné une internaute sur Facebook.

    Selon le maire de la localité de Caraveli, Santiago Neyra, des maisons de terre séchée se sont effondrées, en particulier à Lomas et à Caravali.

    Des routes ont été bloquées par des chutes de pierres et l'électricité a été coupée dans plusieurs localités, a-t-il ajouté.

    Le commandant Alberto Rojas, un responsable local de la police à Arequipa, a indiqué qu'un pont avait été endommagé dans le district de Yauca.

    La gouverneur d'Arequipa, Yamila Osorio, a expliqué que des équipes de secouristes avaient été envoyées vers les zones les plus reculées pour évaluer les dégâts.

    Le Pérou se trouve dans une zone de forte activité sismique, aussi appelée "ceinture de feu du Pacifique".

    Le pape François doit arriver jeudi dans ce pays pour une visite de trois jours, après une étape au Chili.

    Le dernier fort tremblement de terre à avoir secoué le Pérou remonte au 15 août 2017 dans la région d'Ica, à 325 kilomètres au sud de Lima.

    Le séisme d'une magnitude 7,9 avait fait plus de 500 morts et 2.290 blessés. 76.000 maisons avaient été détruites ou rendues inhabitables.

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    14/01/18 - Les tremblements de terre, un risque oublié dans l'est du Canada, selon une étude

    Alors que la population de la Colombie-Britannique est consciente qu'elle pourrait éventuellement être confrontée à certains des séismes les plus puissants au monde, il semble que celle de l'est du Canada n'est pas au courant du risque qu'elle court dans ce domaine.

    Une étude publiée l'été dernier prévient que les Montréalais pourraient subir des pertes financières de 45 milliards de dollars si un tremblement de terre d'une magnitude de 5,8 ébranlait la ville. C'est plus ou moins la force de celui qui a secoué Montréal en 1732.

    Un sismologue de la Commission géologique du Canada, Maurice Lamontagne, a affirmé que 300 résidences avaient été endommagées à l'époque, mais que si un séisme similaire se produisait aujourd'hui, les dégâts seraient beaucoup plus importants.

    L'étude réalisée par Swiss Re, une entreprise établie à Zurich qui fournit de l'assurance aux assureurs, rappelle aussi qu'un tremblement de terre d'une magnitude de 7,0 est survenu dans la région de Charlevoix en 1663.

    M. Lamontagne a ajouté qu'en 1929, un séisme au large de Terre-Neuve avait atteint 7,2.

    Le tsunami qui avait suivi cette secousse avait tué 28 personnes lorsqu'il avait frappé la côte.

    Chaque année, environ 450 séismes se produisent en Ontario et ils pointent tous vers l'est.

    « Nous n'avons pas des tremblements de terre puissants comme ceux qui surviennent au Japon ou en Californie, a indiqué Maurice Lamontagne. Mais nous avons ce qu'on appelle des séismes modérés, alors des tremblements de terre d'une magnitude de 6 ou 7 sur l'échelle de Richter, c'est possible. »

    Selon l'étude de Swiss Re, les séismes dans l'est tendent à avoir une magnitude moins élevée que ceux dans l'ouest du pays, mais les risques qu'ils causent des dommages demeurent importants, surtout dans le sud du Québec et l'est de l'Ontario.

    L'étude note que trois des plus grandes villes du pays, soit Montréal, Ottawa et Québec, sont situées dans la région de l'est du Canada la plus exposée au risque sur le plan sismique.

    Source: Radio-Canada avec la Presse Canadienne


    14/01/18 - Australie: un nouveau dinosaure vieux de 113 millions d’années a été découvert

    Le squelette partiel d’une nouvelle espèce de dinosaure herbivore de la taille d’une dinde vient d’être découvert, coincé dans des roches âgées de 113 millions d’années dans le sud-est de l’Australie, près du cap Otway.

    Les os fossilisés de la queue et des pattes nouvellement découverts nous donnent un nouvel aperçu de la diversité des petits dinosaures herbivores bipèdes appelés ornithopodes, qui parcouraient la grande vallée qui existait autrefois entre l’Australie et l’Antarctique. Les roches du des bassins sédimentaires profonds du Crétacé inférieur qui se sont formées dans le rift austral antarctique sont maintenant exposées sous forme de plates-formes rocheuses le long de la côte sud de Victoria. Ce nouveau dinosaure vient d’être baptisé Diluvicursor Pickeringi.

    « Le fossile du Diluvicursor montre pour la première fois qu’il y avait au moins deux types de corps distincts parmi les ornithopodes de même famille dans cette partie de l’Australie », note Matt Herne, auteur principal de cette nouvelle étude. « L’un était légèrement construit avec une queue extraordinairement longue, tandis que l’autre, le Diluvicursor, était plus solidement construit avec une queue beaucoup plus courte. Notre reconstruction préliminaire de la musculature de la queue de Diluvicursor suggère par ailleurs que ce dinosaure était un bon coureur, avec de puissants muscles rétractants », poursuit le chercheur. « Comprendre le milieu naturel de ces dinosaures – ce qu’ils mangeaient, comment ils se déplaçaient, où ils se déplaçaient – est un défi passionnant ».

    Le nom de l’espèce honore le regretté David Pickering, ancien directeur de la collection des musées Victoria. L’homme aura en effet contribué de manière significative à la paléontologie australienne en laboratoire et sur le terrain, et aura permis à d’innombrables étudiants en paléontologie et chercheurs à atteindre leurs objectifs. Il est décédé il y a un peu plus d’un an, la veille de Noël en 2016.

    Les ornithopodes étaient l’équivalent chez les dinosaures des bovins et des cerfs d’aujourd’hui – leurs becs cornés étaient utilisés pour brouter la végétation qu’ils broyaient ensuite en utilisant des molaires. Ils ont prospéré il y a entre 229 et 65,5 millions d’années, l’un des règnes les plus importants de la planète.

    Source illustrée: sciencepost.fr avec m.phys.org


    Samedi 13/01/18 - Un tremblement de terre de magnitude 5.9 frappe les Îles Salomon

    Des secousses de magnitude 5.9 ont été ressenties samedi sur les Îles Salomon, a annoncé l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).

    Un tremblement de terre de magnitude 5.9 a été enregistré ce samedi sur les Îles Salomon par l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).

    ​L'épicentre se trouvait à 145 kilomètres au sud-est de Kirakira, capitale de la province de Makira-Ulawa. Le foyer du séisme était situé à une profondeur de 23,5 km. Aucune information sur d'éventuelles victimes et destructions n'est pour l'instant disponible.

    L'archipel océanien des Iles Salomon est situé entre la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Vanuatu, sur la «ceinture de feu» pacifique, zone de forte activité sismique.

    Source: fr.sputniknews.com


    13/01/18 - L’éruption d’un volcan passée inaperçue auprès des chercheurs

    Il se peut que l’éruption d’un volcan sous-marin survenue à seulement 955 km des côtes de la Nouvelle-Zélande et que les chercheurs n’avaient pas étudiée pendant six ans ait été la plus puissante depuis 100 ans.

    L'éruption du volcan sous-marin Havre a été détectée par pur hasard: un passager d'un avion a vu une substance étrange se répandre sur la surface du Pacifique. Cela a eu lieu en 2012.

    Les océanologues avaient alors estimé qu'il s'agissait tout simplement de ponce remontée à la surface. Il a fallu six ans pour que les chercheurs comprennent l'ampleur de l'éruption à l'aide de robots téléguidés.

    Selon le Daily Mail, cette découverte enrichira nos connaissances sur la façon dont le magma remonte à la surface de l'écorce terrestre.

    L'éruption du Havre s'est produite à une profondeur de 1.600 mètres et sur une superficie de 150 mètres carrés. La lave a coulé de 14 orifices différents.
    Une équipe de chercheurs de l'Université de Tasmanie a utilisé des submersibles, y compris des robots télécommandés, pour cartographier, observer et collecter des échantillons du volcan.

    Au fond de l'océan ils ont découvert de vastes zones de terrain accidentées et lisses, ainsi que des tas de pierres ponces dispersées autour de la caldeira, la grande dépression en forme de chaudron qui se forme à la suite d'une éruption volcanique.

    Il s'est avéré qu'en terme de puissance, l'éruption du Havre était à peu près équivalente à la plus forte éruption que nous ayons vue sur Terre au 20e siècle.

    Source: fr.sputniknews.com


    Vendredi 12/01/18 - Martinique: la terre a tremblé ce matin !

    Un séisme léger (magnitude 4.1 sur l’Échelle de Richter) a été enregistré par l'Observatoire le vendredi 12 janvier 2018 à 01:36 (heure locale).

    Ceux qui ont le sommeil lourd ne l'ont peut-etre pas ressenti. Mais la terre a bien tremblé cette nuit. L’épicentre a été localisé à 57 km à l’’Est du Vauclin, à 28 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 64 km). Ce séisme a pu générer, dans les zones concernées les plus proches, une accélération moyenne du sol de 1.4 mg, correspondant à une intensité macrosismique I−II (non ressentie). Suivant le type de sols, les intensités peuvent cependant avoir atteint localement l’intensité III (faiblement ressentie).

    Source: www.martinique.franceantilles.fr


    12/01/18 - Plusieurs dizaines de disparus après les coulées de boue en Californie

    Plusieurs dizaines de personnes manquaient toujours à l'appel jeudi après les coulées de boue ayant fait au moins dix-sept morts dans le sud de la Californie, détruisant de nombreuses maisons et coupant de cruciaux axes routiers.

    "Il y a 43 personnes que nous recherchons pour savoir si elles manquent pour de bon", a déclaré le sheriff Bill Brown, du conté de Santa Barbara, avant d'ajouter: "C'est un chiffre qui change constament".

    Selon un précédent bilan des autorités jeudi, le nombre de disparus avait été réduit à huit contre treize mercredi soir. Le nombre de morts est inchangé.

    La sheriff Brown a expliqué que les personnes disparues pourraient être retrouvées, tout en prévenant que le nombre de morts pourrait s'aggraver.

    "Il y a des mères, des pères, des grand-pères, des proches, et la liste continue...", a-t-il ajouté.

    Des pluies torrentielles lundi et mardi, les premières en dix mois, ont entraîné des coulées de boue charriant de nombreux débris sur les collines de Montecito et d'autres villes du comté de Santa Barbara, au nord-ouest de Los Angeles.

    "Ca a été une nuit effrayante", a confié à l'AFP Jane Barret, une habitante de Montecito, expliquant que l'un de ses médecins et un ancien voisin faisaient partie des personnes décédées.

    "Cela va prendre beaucoup de temps" pour se remettre des catastrophes naturelles qui ont frappé la région ces deux derniers mois, a-t-elle ajouté.

    Des incendies, parmi les plus vastes jamais survenus en Californie, ont forcé l'évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes en décembre et détruit des centaines de bâtiments. Les coulées de boue sont survenues quasiment dans les mêmes zones deux semaines après le retour de certains habitants chez eux.

    Les flammes ont réduit la végétation en cendres, créant les conditions optimales pour le drame qui s'est produit en début de semaine. Le comté de Ventura a reçu 13 centimètres de pluie cumulée en quelques heures, d'après les services météorologiques.

    Les opérations de nettoyage ont commencé mais les équipes peinaient jeudi à retirer une boue particulièrement visqueuse des rues de Montecito, tandis qu'en d'autres endroits, il s'agissait de rétablir l'alimentation électrique.

    Et plus d'une cinquantaine de kilomètres de l'autoroute 101, qui connecte le nord et le sud de la Californie, restaient bloqués par la boue.

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    Jeudi 11/01/18 - Un gigantesque gisement d’or découvert en Ukraine ?

    L’Ukraine se réjouit d’avoir découvert dans son sous-sol d’importantes réserves d’or. Pour sa part, la République autoproclamée de Lougansk espère aussi entamer la prospection d’or. Un moyen de régler les problèmes financiers du pays ?

    Un important gisement d'or a été découvert dans l'oblast de Transcarpatie, en Ukraine, a fait savoir le service national de géologie et du sous-sol.

    Les prospecteurs supposent que le gisement contient des réserves d'or à hauteur de 2,4 tonnes, lit-on dans le communiqué du service.

    Cette trouvaille «confirme le caractère prometteur des travaux de prospection des concentrations aurifères» dans cette région, visant à «préparer les sites intéressants en termes d'investissements et à les classer gisements aurifères», précise le document.

    Auparavant, le dirigeant de la République autoproclamée de Lougansk (Est de l'Ukraine), Igor Plotnitski, avait lui aussi évoqué des projets de mise en valeur d'un gisement aurifère en 2018.

    Source: fr.sputniknews.com


    11/01/18 - Paléontologie: les papillons existaient bien plus tôt qu’on ne le pensait

    Les plus anciennes traces fossiles de papillons, conservées dans des sédiments en Allemagne, montrent que ces insectes ailés virevoltaient déjà sur la planète il y a 201 millions d’années, au côté des premiers dinosaures.

    “Les scientifiques le savent bien : les carottes prélevées par forage à grande profondeur contiennent souvent des particules de matériaux divers, notamment des morceaux d’insectes. Ils ne leur accordent généralement que peu d’attention, préférant travailler sur les pollens et les spores, dont les variations leur permettent de mieux comprendre les écosystèmes du passé”, raconte le Scientific American.

    Mais l’abondance de ces particules dans des échantillons de sédiments prélevés à 300 mètres sous terre dans le nord de l’Allemagne a conduit Timo van Eldijk, biologiste de l’évolution à l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas, à les regarder d’un peu plus près. Selon le chercheur et ses collègues, les morceaux d’insectes trouvés seraient les plus vieilles traces fossiles de lépidoptères, un ordre d’insectes comprenant les papillons et les papillons de nuit.

    Les chercheurs datent à 201 millions d’années – à l’époque où les dinosaures foulaient le sol de la Terre – la période à laquelle ces papillons vivaient. Et c’est bien plus tôt que ce qu’on pensait jusqu’à présent. Ils détaillent leurs résultats dans Science Advances paru le 10 janvier.

    En analysent 70 spécimens découverts dans leurs échantillons, ils ont notamment découvert que certains des papillons de nuit identifiés présentaient des signes de présence de trompe plusieurs dizaines de millions d’années avant que les plantes à fleurs n’évoluent, “réfutant l’association ancestrale du groupe [d’insectes] avec les plantes à fleurs”, écrivent les chercheurs. Ces observations bouleversent ainsi la théorie selon laquelle la partie buccale des papillons a évolué pour atteindre le nectar à l’intérieur des fleurs.

    Source: www.courrierinternational.com


    11/01/18 - La pierre naturelle, une ressource régionale très riche

    La pierre naturelle, représente une offre en France à la mesure de la variété géologique du sous sol. C'est ce qu'a rappelé le récent salon Rocalia, tenu à Eurexpo.

    La pierre naturelle est tirée du sous-sol, créée au fil de centaines de millions d'années d'histoires géologique. La variété des pierres naturelles, leurs qualités décoratives et constructive, ont été formées par les mouvements des roches, leur formation. Cette histoire permet de classer les pierres en grandes familles, mais dans chaque famille, les particularités locales offrent des aspects, des rendus très différents d'une carrière à l'autre.

    Les roches les plus anciennes sont en gros le granit extrait dans 115 carrières, surtout en Bretagne. Le granit de Bretagne est la première pierre naturelle à bénéficier d'une Indication géographique (IG) établie après un long processus, qui permet de certifier la provenance du matériau. Des carrières donnent aussi du granit en Auvergne Rhône-Alpes, dans le Puy de Dôme.

    Les terrains volcaniques permettent d'extraire des laves. C'est une spécificité d'Auvergne Rhône-Alpes qui compte les 16 carrières de lave de France. Des carrières donnent des marbres, des schistes, des grès, des gneiss.

    Mais les carrières les plus nombreuses sont les carrières de calcaire : 296 des 559 carrières exploitées en France pour la pierre naturelle. Ces carrière se trouvent dans les massif calcaire de l'ère secondaire, autour des massifs montagneux et en bordure des grands bassins sédimentaire de l'Ile de France, de l’Aquitaine, autour des Alpes dans le Jura et dans le Bugey, comme autour des Alpes du Sud.

    En Auvergne Rhône-Alpes les grandes carrière de calcaires se trouvent au sud du massif du Bugey, dans la vallée du Rhône aux confins des départements de l'Isère et de l'Ain. Les carrières de Villebois (Ain), fournissent un calcaire très dur qui a permis de construire de nombreux bâtiments et monuments à Lyon. D’autres carrière calcaires sont exploitées à Montalieu, à Hauteville, Chandoré dans le massif du Bugey.

    Source: www.enviscope.com


    12/01/18 - Canada: sur les traces du plus grand cratère du monde

    Il y a 2,2 milliards d'années, un immense astéroïde de 50 à 70 kilomètres de diamètre serait entré en collision avec la Terre, à l'endroit où se trouve le Québec aujourd'hui. Ce cataclysme, d'une force inimaginable, aurait créé le plus vaste cratère d'impact jamais recensé sur notre planète.

    Cette hypothèse, qui est controversée, est celle du géologue Serge Genest, un ancien prospecteur minier qui a fait fortune en découvrant des gisements d’uranium dans le nord du Québec. Au début des années 2000, le scientifique a renoncé à sa carrière de prospecteur pour se consacrer à sa passion : l’étude de l’histoire géologique de notre continent. Une équipe de l’émission Découverte l’a accompagné sur le terrain, sur les traces du gigantesque cratère qu’il croit avoir repéré.

    Un arc de cercle

    Les recherches de Serge Genest se concentrent dans la région des lacs Albanel et Mistassini, au nord-est de Chibougamau. Ces deux immenses lacs ont une forme inusitée : ils dessinent un arc de cercle. Le massif des monts Otish, situé à l’extrémité est des lacs, suit la même courbure.

    Selon Serge Genest, leur tracé esquisserait l’un de ces anneaux qui remontent sur le pourtour d’un cratère. « Lorsque la Terre est frappée par un astéroïde, le cratère prend une forme complexe, explique le géologue. Le centre remonte pour former un pic central. Il est entouré de plusieurs anneaux concentriques. »

    Avec le passage de millions, voire de milliards d’années, le pic central et les anneaux s’érodent. Les structures d’impact deviennent très difficiles à identifier. Il ne reste que des fragments, une cicatrice diffuse, qu’on appelle « astroblème ».

    Selon les calculs de Serge Genest, l’astroblème Mistassini-Otish ferait, au minimum, 600 kilomètres de diamètre. À titre de comparaison, le cratère de Chicxulub, au Mexique (dont l’impact a vraisemblablement décimé les dinosaures, il y a 66 millions d’années), fait environ 170 kilomètres de diamètre.

    Trois indices

    Le premier indice sur lequel Serge Genest appuie son hypothèse, ce sont des « cônes de percussion » (shatter cones, en anglais), repérés sur l’île Rouleau, au centre du lac Mistassini.

    La roche s’est fracturée pour former des structures coniques. « Il y a seulement deux types d’impacts qui sont assez puissants pour créer ce type de fractures dans la roche, indique Serge Genest. Il peut s’agir d’une explosion nucléaire ou d’un impact météoritique. Comme il n’y a jamais eu d’essais nucléaires dans la région, ce ne peut être qu’un impact météoritique. »

    Les cônes de percussion de l’île Rouleau ont été découverts dans les années 70 par une équipe du ministère des Ressources naturelles, mais à ce jour, on n’a jamais identifié quel impact météoritique aurait bien pu les créer.

    Sur d’autres îles du lac Mistassini, le géologue a repéré un deuxième indice : des petits grains, emprisonnés dans la roche. Un peu comme si on avait saupoudré des grains de poivre dans la roche, avant qu’elle ne durcisse. Selon Serge Genest, il s’agirait de « sphérules », un terme bien connu des chasseurs de cratères.

    « Lorsqu’un astéroïde frappe la Terre, la température atteint des degrés tels qu’une partie de la roche passe sous forme de vapeur, explique le scientifique. Elle voyage dans l’atmosphère, puis retombe en gouttelettes dans le magma et la roche en fusion. Lorsque la Terre se refroidit, ces gouttelettes restent emprisonnées dans la roche. Ce sont ces petits grains qu’on appelle des sphérules. »

    Le troisième indice a été découvert dans les monts Otish. À l’intérieur de grains de quartz de certaines roches, Serge Genest a identifié des fractures invisibles à l’œil nu, mais observables au microscope.

    Il faut savoir que le quartz est un minéral extrêmement résistant. Quand il est soumis à un impact météoritique, il ne se fissure pas pour former des cônes. Il se produit toutefois des microfractures à l’intérieur de ses grains, qu’on appelle PDF pour planar deformation features.

    Une hypothèse contestée

    L’hypothèse de Serge Genest est contestée par la communauté scientifique internationale. Certains géologues sont carrément sceptiques. Il faut dire que le géologue québécois fait bande à part. Indépendant de fortune, il n’est rattaché à aucune institution universitaire.

    En outre, Serge Genest n’a jamais publié ses découvertes dans les grandes revues scientifiques. Une lacune qu’il se promet de combler. À ce jour, il a accumulé près de 10 000 échantillons dans son laboratoire de Crabtree, dans Lanaudière. Il compte délaisser le terrain pour se consacrer aux analyses et à la communication de ses résultats.

    Source illustrée: Radio-Canada - Rédaction: Dominique Forget, de l'émission "Découverte"


    Jeudi 11/01/18 - La Birmanie secouée par un séisme de 6

    Un tremblement de terre est survenu jeudi soir, selon l'institut américain de surveillance.

    Un séisme de magnitude 6 a frappé vendredi (heure locale) une région reculée du centre de la Birmanie, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS). Le séisme s'est produit à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Pyu, a indiqué l'USGS. L'épicentre du séisme a été localisé dans une région faiblement peuplée située entre la capitale, Naypyidaw, au nord et la capitale économique, Rangoon, au sud, à 150 km de chacune de ces deux villes.

    Le tremblement de terre a été suivi par deux répliques d'une magnitude de 5,3 chacune. Il est «peu probable» que le séisme ait fait des victimes et des dégats, a souligné l'USGS, notant cependant que les habitations de la région sont vulnérables en cas de tremblement de terre. Aucune victime n'a été signalée dans l'immédiat.

    Séismes fréquents

    Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud, a rappelé l'institut.

    Un séisme de magnitude 6,8 avait secoué l'ancienne capitale, Bagan, dans le centre du pays, tuant trois personnes et provoquant l'effondrement des murs des temples de cette destination touristique.

    En novembre 2012, un séisme également de magnitude 6,8 avait frappé le centre du pays, faisant 26 morts et des centaines de blessés. La faiblesse des infrastructures, l'insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des zones urbanisées ont rendu la population des régions habitées particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.

    Source: www.24heures.ch avec l'AFP


    11/01/18 - La frontière Iran-Irak secouée par des séismes

    Au moins huit tremblements de terre ont secoué jeudi la région frontalière entre l’Iran et l’Irak.

    Six secousses étaient de magnitude 5 et les deux autres de magnitude 4. Il s’agirait de répliques du séisme qui a fait quelque 530 morts dans cette région montagneuse en novembre.

    On ne rapporte pour le moment que quatre blessés légers.

    Toutes les secousses se sont produites à environ dix kilomètres sous terre.

    Les autorités géologiques américaines rapportent que sept séismes ont frappé près de la ville irakienne de Mandali, à 120 kilomètres au nord-est de Bagdad. La huitième s’est produite près de la ville de Mehran, dans l’ouest de l’Iran, à environ 90 kilomètres au sud-est de Mandali, près des monts Zagros qui séparent les deux pays.

    Les secousses se sont toutes produites en l’espace d’une heure. Elles ont été ressenties jusqu’à Bagdad. La télévision iranienne fait état de scènes de panique et de gens qui sont sortis dans les rues en courant.

    Source: journalmetro.com


    11/01/18 - Un volcan indonésien crache des cendres à plus de 1 km

    Le volcan Sinabung, situé sur l’île indonésienne de Sumatra, a craché des cendres sur plus d’un kilomètre dans l’atmosphère.

    Ce volcan qui culmine à 2.460m est en éruption intermittente depuis la fin 2013, forçant des milliers de personnes à être déplacées. Le niveau d’alerte en ce qui concerne le Sinabung est au plus haut depuis juin 2015.

    L’éruption était accompagnée de secousses qui ont duré 290 secondes, a précisé Sutopo Nugroho, porte-parole de l’agence nationale de gestion de crise. Le cratère du volcan contient toujours deux millions de mètres cube de lave, a-t-il ajouté.

    Source + video: fr.metrotime.be avec Belga


    11/01/18 - L'ADN d'un nourrisson préhistorique révèle comment l'Amérique a été peuplée

    Le séquençage du génome d'une petite fille de 11.500 ans révèle l'existence d'une population ancienne auparavant inconnue en Amérique. Elle confirme l'hypothèse longuement débattue que le continent a été peuplé via le détroit de Béring, entre la Sibérie et l'Alaska.

    C'est une ancienne énigme de l'histoire d'Homo sapiens que semble avoir résolu une équipe de l'université de l'Alaska de Fairbanks. En analysant l'ADN d'un nourrisson de -11.500 ans, les chercheurs ont apporté la confirmation que le peuplement de l'Amérique s'est bien fait au moins il y a -20.000 ans par le détroit de Bering. Leur étude, publiée le 4 janvier 2018 sur le site de Nature, révèle aussi l'existence d'une population amérindienne jusqu'alors inconnue, qu'ils ont baptisée les Anciens Béringiens (AB).

    L’ADN du nourrisson préhistorique a parlé

    Retour sur cette belle aventure : En 2013, un fœtus et un nourrisson préhistoriques sont découverts sur le site archéologique d’Upward Sun River, à l’ouest de l’Alaska, aux Etats-Unis. Les populations locales les nomment respectivement "petite fille des lueurs de l’aube" et " petite fille du lever du soleil ". Elles ont été recouvertes d’ocre rouge et inhumées dans une fosse circulaire, à côté de plusieurs armes de chasse primitives. D’après la datation au carbone 14, les ossements datent de -11.500 ans. Au grand bonheur des chercheurs, l’ADN du nourrisson de six semaines a perduré dans le temps et reste donc exploitable. Selon Ben Potter, de l’équipe qui a procédé aux analyses du génome, "la fenêtre sur le passé que ces enfants fournissent est inestimable".

    A la surprise de tous, le bébé étudié n’appartient pas aux groupes des Américains natifs, dits du "Sud" et du "Nord", jusque-là considérés comme les seules branches d’Homo sapiens présentes sur le continent. USR1, l’autre nom du nourrisson utilisé par les scientifiques, représente une nouvelle population distincte baptisée "Anciens Béringiens ". En utilisant la modélisation démographique, les chercheurs ont déduit que les Anciens Béringiens et les ancêtres des autres Américains natifs descendent d’une seule et même population, qui s’est détachée de l’Asie de l’Est il y a 36.000 ans. Ils se sont séparés entièrement il y a -22.000 à -18.000 ans. A son tour, le groupe des Américains natifs s’est scindé de nouveau en deux lignées (Nord et Sud) il y a 15.000 ans environ. Cependant, si l’on connaît les dates auxquelles ont eu lieu ces séparations, l’équipe hésite encore sur les zones où elles ont eu lieu.

    Avec cette étude, les scientifiques estiment tenir la preuve que les Homo Sapiens ont emprunté le couloir de terre qu’offrait la "Béringie" pour atteindre le sol américain. La Béringie était, des dizaines de milliers d’années avant notre ère, une zone située entre la Sibérie et l'Alaska. Depuis, le niveau de l'eau a monté et recouvre ce que l'on appelle aujourd'hui le détroit de Béring.

    Un couloir praticable

    Selon les théories les plus communément admises, les humains seraient parvenus jusqu’au continent américain en empruntant cette voie autrefois dégagée, au gré des migrations. Toutefois, certains archéologues et anthropologues réfutent cette hypothèse. Pour eux le couloir n’était pas praticable -20.000 ans plus tôt à cause d’énormes blocs de glaces qui empêchaient l’accès au continent.

    En 2016, une équipe suggère une autre voie, celle du pacifique. En longeant les côtes, aux alentours de -13.000, les premiers hommes pouvaient se nourrir aisément en exploitant les ressources maritimes.

    Même si l’étude de la fillette a apporté des informations cruciales, le mystère autour de la disparition des Anciens Béringiens reste irrésolu. La population n’a aucun descendant direct. Les Athabascans, qui vivent actuellement à l’Upward Sun River, sont plutôt des descendants d’Américains natifs du Nord. Les deux enfants sont morts en été, la saison où les ressources sont supposées être abondantes, ce qui suggère un mode de vie risqué et délicat. La lignée des Béringiens s’est donc probablement éteinte et ce n’est que plus tard que les Américains natifs sont remontés vers le Nord pour y faire souche.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr - Auteur: Hannibal Watchi


    11/01/18 - 10/01/18 - Voyage au cœur de la matière : mesurer l’infiniment petit

    Si je vous demandais de me dire ce qu’est un nanomètre, vous me répondriez sans doute qu’il s’agit d’une unité de mesure de longueur. Bon, le suffixe mètre peut mettre une petite puce à l’oreille.

    Vous imagineriez peut-être une unité très petite, la taille d’un cheveu ? Vous seriez loin du compte. Un cheveu atteint 50 à 100 micromètres, presque un dixième de millimètre, on le voit à l’œil nu.

    Nouvelle estimation : les poussières fines qui polluent l’air ambiant. Encore trop gros par plusieurs ordres de grandeur. On reste au-dessus du micromètre.

    Descendons en parlant de la taille des nanoparticules. De plus en plus présentes dans les cosmétiques et l’alimentation, celles dont on nous promet monts et merveilles en médecine. Oui, on parle ici effectivement de dimensions entre 1 et 100 nanomètres : un milliardième de mètre.

    Zoomons encore un peu dans la matière jusqu’à l’atome. Encore plus petit, puisque le nom atome vient du grec qui signifie indivisible, le plus petit grain de matière en somme. L’atome représente un point limite de l’infiniment petit. Ou plutôt représentait. C’était le point de vue du XIXe siècle qui recensa dans la table de Mendeleiev tous les atomes existant dans l’univers. La taille se chiffre ici à quelques dixièmes de nanomètre : 100 picomètres. Ce n’est pas grand, mais on sait aujourd’hui disséquer l’atome, même si l’appellation devenue inappropriée a été conservée.

    De l’atomique au nucléaire

    Certes, l’atome est minuscule, mais l’exploration de l’infiniment petit ne s’arrête pas en si bon chemin. Dès 1911, Rutherford démontra que l’atome est structuré avec des électrons, portant une charge électrique élémentaire, qui gravitent autour d’un noyau, et ce noyau mesure quelques femtomètres (un millième de picomètre). Sa taille comparée à celle de l’atome équivaut à un petit pois au pied à la Tour Eiffel ! La matière est donc pleine de vide : il n’y a rien entre le noyau et les électrons de l’atome.

    Allons plus loin. Le noyau lui-même n’est pas simple ; il se compose de particules appelées nucléons qui se présentent sous forme de protons de charge élémentaire +e (opposée à la charge -e de l’électron), et de neutrons, neutres bien sûr, ayant la taille du femtomètre.

    Tous les éléments naturels se comprennent comme un assemblage compact de protons et neutrons en nombres croissants quand on gravit la table de Mendéleiev, et la physique nucléaire se cantonne à l’étude de ces noyaux.

    Mais les nucléons sont eux-mêmes composés de constituants encore plus élémentaires qu’on nomme quarks. Les quarks u et d, qui portent des charges non-entières +2/3e et -1/3erespectivement, se retrouvent en triplets uud et udd pour former protons et neutrons, ce qui restitue bien les charges connues.

    Des charges non-entières ne se détectent pas librement : les quarks existent mais toujours liés sous forme de particules « réelles » qui répondent à l’assemblage de trois quarks pour les nucléons déjà vus mais aussi d’autres particules similaires. Ils peuvent aussi se combiner en paires quark-antiquark et cela donne les particules appelées mésons.

    Les quarks ont été introduits dans les années 1960 pour comprendre la multitude de particules révélées aux accélérateurs, on en répertoriait plus de 200 espèces et toutes s’expliquent simplement à partir de trois quarks différents u, d et s.

    L’infiniment petit

    Et ici s’introduit une nouvelle unité, l’attomètre : un millième de femtomètre. C’est la taille limite supérieure des quarks trouvés en bout de chaîne, ainsi que des électrons. Limite supérieure, c’est-à-dire que dans l’exploration de l’infiniment petit, on ne sait plus mesurer, on ne peut décider si la taille finale de ces objets est 10-21m ou 10-35m.

    Le XXe siècle a donc vu une fantastique évolution dans notre connaissance de la matière. On distingue aujourd’hui des détails de la structure matérielle cent millions de fois plus fins qu’au début du siècle dernier. Ceci est remarquable, mais le progrès à venir pourrait être beaucoup moins rapide.

    La règle d’or pour sonder la matière est simple : il faut la bombarder avec des sondes de plus en plus énergiques pour révéler des détails de plus en plus fins. Les progrès du siècle passé découlent du développement des accélérateurs. Aujourd’hui, le plus performant donne aux protons des énergies dix millions de fois supérieures à celle de la sonde qu’utilisa Rutherford en exploitant les désintégrations naturelles. On rêve de machines encore plus puissantes, mais un gain supplémentaire demanderait un effort gigantesque.

    Les constituants élémentaires

    Alors où en est-on ? Trois quarks différents u, d et s furent introduits dans les années 1960. Puis les physiciens augmentèrent peu à peu cette liste, on découvrit c en 1974, b en 1977 et t en 1995. Et accompagnant les six quarks, la liste des constituants se complète avec six autres objets appelés leptons. En effet l’électron est suivi de deux grands frères : le muon, reconnu dès 1947, et le tau, découvert en 1975. Ces trois leptons portent tous la charge -e, il faut leur associer trois leptons sans charge appelés neutrinos, chaque lepton chargé ayant le sien.

    Six quarks et six leptons, on sait aujourd’hui que la liste est complète, il n’y a plus rien à espérer sur ce front. Mais cette table amène à quelques commentaires.

    Tout d’abord, seule la première colonne suffit pour rendre compte de toute la matière ordinaire qui compose l’Univers. La nécessité des autres constituants n’est pas entièrement élucidée.

    Ensuite, ceci n’est qu’une partie de l’histoire car cette table des constituants se double de celle des anti-constituants. En effet, à côté de l’électron, on découvrit dès 1932 l’antiélectron ou positron. Les caractéristiques sont identiques à l’exception de la charge +e opposée. Ceci se généralise à tous les constituants. L’antimatière existe bien, mais dans notre Univers de matière, toute trace disparaît très rapidement car l’antimatière s’annihile en rencontrant l’objet antagoniste. Cela amène à un grave dilemme : où est passée l’antimatière, puisque le Big Bang qui est à l’origine de tout contenait autant de matière que d’antimatière.

    Fin de partie ou prolongation ?

    La recherche se poursuit activement et récemment le boson de Higgs s’est révélé. Car à côté des objets qui construisent la matière, d’autres objets élémentaires expliquent leurs interactions. Ces messagers sont les photons de l’interaction électromagnétique, les W± et Z0 des interactions faibles, les gluons des fortes et peut-être les gravitons après la découverte récente des ondes gravitationnelles.

    Le boson de Higgs à l’origine des masses couronne la théorie sous-jacente qui explique dans les moindres détails les comportements réciproques entre tous ces objets.

    On devrait être rassasié, néanmoins la recherche explore toujours l’inconnu et on aimerait trouver des signes de « Nouvelle Physique » qu’on soupçonne grâce à de vertigineuses énigmes détectées sur le front de la cosmologie. Mais jusqu’à présent, la quête reste infructueuse.

    Source: theconversation.com - Auteur: Professeur émérite, chercheur en physique des particules, spécialiste des neutrinos, Université Paris Diderot – USPC


    11/01/18 - Paléontologie: un fossile de chauve-souris géante découvert en Nouvelle-Zélande

    Les restes fossilisés d'une chauve-souris fouisseuse qui vivait il y a des millions d'années ont été retrouvés en Nouvelle-Zélande, a annoncé jeudi une équipe internationale de scientifiques.

    Ils appartiennent à une "super famille de chauve-souris qui vivait jadis sur les territoires méridionaux d'Australie, de Nouvelle-Zélande, d'Amérique du Sud et peut-être de l'Antarctique", a déclaré Sue Hand, de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, auteure de l'étude.

    Les dents et les os de l'animal, qui vivait il y a 16 à 19 millions d'années, ont été découverts près de St Bathans, au centre de l'Ile-du-Sud de la Nouvelle-Zélande, sur un site dans lequel travaillent les chercheurs depuis 16 ans.

    L'animal faisait trois fois la taille d'une chauve-souris contemporaine et pesait 40 grammes, estiment-ils dans cette étude publiée par le journal Scientific Reports.

    Cette chauve-souris est particulière car elle volait mais elle parcourait aussi le sol à quatre pattes, fouissant la couverture végétale à la recherche de nourriture. Ses "dents spécialisées et sa grande taille suggèrent qu'elle avait un régime différent, qu'elle était capable de manger des végétaux mais aussi de petits vertébrés, un régime qui ressemble plus à celui de certaines de ses cousines sud-américaines. On ne voit pas cela aujourd'hui chez les chauve-souris d'Australasie", ajoute Mme Hand.

    L'animal a été baptisé Vulcanops jennyworthyae, du nom de Jenny Worthy, la scientifique qui a retrouvé le fossile et Vulcain, dieu romain des volcans et du feu, en référence au caractère tectonique de la Nouvelle-Zélande. "L'animal étrange figure parmi les fossiles les plus bizarres qu'on ait trouvés", a déclaré Alan Tennyson, membre néo-zélandais de l'équipe qui compte aussi des scientifiques australien, britannique et américain.

    "Cette nouvelle chauve-souris est apparentée à la chauve-souris à queue courte de Nouvelle-Zélande, à des espèces australiennes disparues et aux vampires américains, ce qui suggère que les chauves-souris vivant au sol étaient auparavant plus répandues", a-t-il ajouté.

    D'autres animaux disparus ont été retrouvés sur le site de St Bathans comme des espèces de sphénodon (reptiles), de moas (oiseaux non volants), des grenouilles, des perroquets, des pigeons, des tortues ou des crocodiles.

    Il y a environ 500 millions d'années, les territoires d'Australie, de Nouvelle-Zélande, d'Amérique du Sud et de l'Antarctique étaient reliés, derniers vestiges du supercontinent Gondwana. Lorsque Gondwana s'est fragmenté, le rafraîchissement du climat et la formation de glace dans l'Antarctique ont fait que les chauves-souris fouisseuses d'Australasie se sont séparées de leurs soeurs sud-américaines, d'après les chercheurs.

    Source:
    www.7sur7.be


    Mercdredi 10/01/18 - Honduras: séisme de magnitude 7,6 au large, alerte au tsunami

    L'épicentre du séisme, qui s'est produit dans la nuit, se situe en mer des Caraïbes. Quatre départements côtiers du Honduras sont en alerte.

    Une alerte au tsunami a été déclenchée mercredi dans quatre départements côtiers du Honduras après un séisme de magnitude 7,6, qui s'est produit dans la nuit en mer des Caraïbes, au large des côtes honduriennes, a annoncé l'institut américain de géophysique USGS. Le séisme a eu lieu à 1 h 51 (heure de Paris) mercredi, à 44 kilomètres à l'est des îles Swan et à une profondeur de 10 kilomètres, a indiqué l'USGS. Les îles Swan sont un archipel hondurien situé entre Belize et Cuba. Ni victimes ni dégâts n'ont été signalés dans l'immédiat.

    « Sur la base des paramètres préliminaires du séisme, des vagues de tsunami dangereuses sont possibles dans un rayon de 1 000 kilomètres autour de l'épicentre », a indiqué le Centre américain d'alerte aux tsunamis. Ce centre a fait état d'une « menace » de vagues de tsunami pour Cuba, le Mexique, le Honduras, Belize, la Jamaïque et les Îles Caïmans. Des « avertissements », terme qui désigne un niveau de risque moins élevé, ont été émis pour Porto Rico et les Îles Vierges.

    Les autorités honduriennes ont émis une alerte au tsunami pour une durée de douze heures sur quatre départements du pays. Le président du Honduras Juan Orlando Hernández a appelé la population au calme.

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    Mardi 09/01/18 - Paléontologie: que mangeaient les ptérosaures ?

    De nouvelles analyses éclairent d'un jour nouveau les régimes variés des reptiles volants, ces célèbres contemporains des dinosaures.

    Que mangeaient donc les ptérosaures, ces reptiles volants qui vivaient il y a entre 230 et 65 millions d'années? Herbivores, carnivores, insectivores, piscivores, omnivores? Pour connaître leur régime alimentaire, les chercheurs se sont toujours basés essentiellement sur l'étude de leurs dents. Dès 1784, lors de la découverte du premier fossile de ptérosaure, quand on a cru qu'il s'agissait d'une créature aquatique, on a comparé les formes de ces dents fossiles à celles d'animaux actuels.

    Aujourd'hui, grâce aux moyens de microscopie, on peut aller voir les micro-fissures et traces laissées par la nourriture à la surface de la dent. C'est ce qu'a réalisé une équipe de l'université de Leicester, dont les résultats ont été présentés au congrès annuel de la Paleontological Association, à Londres, le 18 décembre.

    Jordan Bestwick et ses collègues ont pu examiner les dents de 11 espèces de ptérosaures. Et ainsi confirmer certains régimes alimentaires, mais en préciser d'autres. «Les éraflures, rayures, ébréchures, toutes ces petites traces microscopiques d'abrasion donnent une texture à la surface de la dent qui est caractéristique du régime alimentaire de l'animal», assure le jeune paléontologiste.

    Meilleurs coureurs que voiliers?

    Les chercheurs ont d'une part scanné et établi des modèles 3D des dents de ptérosaures. Ils ont d'autre part fait la même chose avec les dents d'animaux actuels, chauve-souris, lézards, crocodiliens, dont on connaît le régime alimentaire. En comparant l'ancien et le moderne avec des méthodes statistiques, ils ont pu trouver les régimes alimentaires des reptiles volants.

    Ainsi, les dents du Rhamphorhynchus, découvert en Allemagne en 1825, ressemblent beaucoup à celles d'un type de crocodile, les gavials. Il devait donc consommer du poisson. De son côté, les dents du célèbre Pterodactylus suggèrent un régime omnivore. On pensait d'autre part que le Dimorphodon mangeait du poisson. Ses dents laissent au contraire penser qu'il consommait des insectes et de petits vertébrés terrestres, de petits mammifères comme les rongeurs.

    Ces lézards ailés avaient des envergures variant de moins d'un mètre à plus de sept mètres. Mais ce n'était pas a priori de bons voiliers. D'autres études anatomiques ont conclu que plusieurs espèces de ptérosaures devaient être capables de poursuivre des proies sur terre, sans doute plus facilement que de chercher du poisson en mer.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences - Auteur: Jean-Luc Nothias


    09/01/18 - Géologie des Iles Guadeloupe

    Les premières îles à émerger sont les Proto-Antilles pour ensuite donner naissance aux archipels que nous connaissons.

    Les trois arcs insulaires des Iles Guadeloupe :

    - L’arc dite “ancien” s’est formé à partir d’appareils volcaniques il y a plus de 55 millions d’années. Se constituent alors les îles de La Désirade, Saint Barthélémy et Saint Martin.

    - L’arc dite “intermédiaire” est le socle des îles Basse-Terre et Saintes, formées il y a environ 22 millions d’années.

    - L’arc dite “actuel” est le soubassement des îles Grande-Terre et Marie-Galante.

    La géo-morphologie de la Grande-Terre : l’ile de Grande-Terre est positionnée sur l’arc externe des Antilles. Son sol est principalement calcaire et riche en débris volcanique. L’île possède 5 singularités géologiques:

    - Le Plateau du nord et le Plateau de l’est prennent progressivement la forme d’un escalier. Les fondations composées de calcaire et d’argile ont subi de nombreuse érosions karstiques.

    - Le Plateau du Grippon est un fossé (graben) de 1,5 Km de profondeur. Il résulte de détériorations provoquées par les vents issus de Basse-Terre.

    - Les Grand Fonds l’ile a été fragilisée par d’importants glissements de terrain, laissant apparaitre un paysage contrasté. Au fil des années l’affleurement des roches sédimentaires ont mis en évidence de belles falaises couleur ocre où viennent s’y creuser des ruelles parfois rocailleuses.

    Les Plaines basses de l’ouest se définissent par la présence de mangroves et marécages.

    La géo-morphologie de la Basse-Terre : l’île de Basse-Terre est située sur l’arc interne des Antilles. C’est tout naturellement que son relief se caractérise par la présence de chaine montagneuse, un climat plutôt humide.

    La Chaine septentrionale est la plus ancienne terre formée il y a 4 millions d’années à l’époque du Pléistocène. Les altérations causées par des éruptions volcaniques façonnent les dômes et massifs montagneux de l’île: le Piton de Sainte-Rose, Les Mamelles, Tête à l’Allègre, Baille Argent, crête de Mahault, et enfin le Gros morne de Deshaies. Essentiellement constitués de quartzites, de labradorites et d’andésites pour la plupart, ces sites sont idéals pour des randonnées authentiques.

    La Chaine du Centre sud aussi ancienne que la chaine décrite précédemment est à caractère effusif. Suite à une forte activité éruptive, les Pitons de Bouillante et du Grand et Petit Sans-Toucher prendront forme se constituant d’andésite, de pyroclaste, de cendre et de ponces.

    Massif de la Madelaine et la Soufrière connaissent quatre phases de progression en moins de 100 milles ans. Leur mise en place est caractérisé par des éruptions phrérato-magmatiques au 3ème cycle, des explosions et effusions au 4ème cycle. Se façonnent alors les dômes de la Citerne, l’Echelle et la Soufrière.

    Monts Caraïbes et la Petite Montagne sont caractérisés par la présence de failles grossièrement stratifées, de cendre et des coulées de lave.

    La Plaine Nord Orientale est né d’une transgression des fortifications de la Chaine septentrionale. On y observe un fort niveau de calcaire tout comme en Grande-Terre.

    La géo-morphologie de Marie Galante : elle possède les mêmes traits que la Grande-Terre. Une structure à dominante calcaire hétérogène mais qui présente quelques fractures notamment la Barre de l’Ile.

    La géo-morphologie des Saintes : les Saintes sont des massifs volcaniques issues de la Chaine septentrionale de Basse-Terre.

    La géo-morphologie de Désirade : l’île est un plateau calcaire surélevé reposant sur un socle volcanique.

    Source: www.guadeloupe.fr


    Lundi 08/01/18 - Haïti: séisme au large des Cayes

    L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l'Énergie (BME) informe qu’un séisme léger de magnitude 4.5 sur l’échelle de Richter a été enregistré le lundi 8 janvier 2018 à 8h00 et 12 secondes du matin (heure locale).

    L’épicentre a été localisé en mer, à environ 100 km au sud des Cayes, à une profondeur de 20 km.

    Aucun dégâts n'a été signalé par les autorités locales.

    Source: www.haitilibre.com


    08/01/18 - États-Unis: 2017 a été l'année la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles

    Les catastrophes climatiques ont coûté aux États-Unis la somme record de 306 milliards de dollars (environ 255 milliards d'euros) en 2017.

    L'année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux États-Unis avec une série d'ouragans et d'incendies destructeurs dont le coût est estimé à 306 milliards de dollars (256 milliards d'euros), selon un rapport de l'Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi.

    Près de 100 milliards de plus qu'en 2005. Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de pertes ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.

    Catastrophes en série. Les incendies dans l'ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit "le triple du précédent record annuel", souligne le rapport. L'ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d'eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de de dollars, devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l'ouragan Katrina de 2005. L'ouragan Maria qui a dévasté Porto Rico a infligé 90 milliards de pertes selon la NOAA tandis que Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts. Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux États-Unis et l'ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.

    L'agence a également relevé qu'il faut remonter à 2011 pour compter seize désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.

    Source: www.europe1.fr


    Dimanche 07/01/17 - Papouasie: des centaines d'évacuations après le réveil d'un volcan

    Environ 600 habitants d'une minuscule île au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont été évacués après l'éruption d'un volcan que les spécialistes croyaient endormi, ont annoncé les autorités et les médias.

    Le volcan de plus de 500 mètres de haut, situé sur l'île de Kadovar, au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, s'est réveillé vendredi, a déclaré à l'AFP Chris Kearney, prévisionniste du Centre d'observation des cendres volcaniques (VAAC) de Darwin. "Depuis, il émet un panache continuel (de cendres) en direction de l'ouest-nord-ouest", essentiellement au dessus de l'océan, a-t-il poursuivi.

    Pas de victime

    L'ONG chrétienne américaine Samaritan Aviation a déclaré que tous les habitants de l'île, au nombre de 600, avaient été évacués. "Les informations que nous avons font état de l'évacuation de tous les habitants. Il n'y a pas de victime", a déclaré samedi l'ONG sur Facebook.

    Volcan a priori inactif

    D'après Chris Kearney, les spécialistes pensaient jusqu'alors que le volcan était inactif. "Le volcan avait montré des signes de perturbations sismiques en 2015, mais il n'avait pas fait éruption, et c'était le seul signe d'activité de son histoire connue", a-t-il dit.

    La Papouasie se situe sur la ceinture de feu

    L'Observatoire volcanique de Rabaul a déclaré au site local Loop PNG que plus de la moitié de l'île a été "recouverte par des produits volcaniques". La Papouasie se situe sur la "ceinture de feu" du Pacifique où la collision de plaques tectoniques cause de fréquents tremblements de terre et une importante activité volcanique.

    Source: www.europe1.fr


    07/01/18 - Recherches minières dans l’Ouest, un nouvel eldorado contesté ?

    Or, cuivre, zinc, germanium, antimoine, les sous-sols bretons et ligériens regorgeraient de métaux rares et stratégiques pour les nouvelles technologies. Mais si les futures explorations minières suscitent beaucoup de convoitises, elles soulèvent aussi la contestation des populations concernées.

    C’est en octobre 2012, que le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg plaidait pour un renouveau minier de la France. Un an plus tard, c’est l’entreprise australienne Variscan qui décroche le premier permis exclusif de recherches minières depuis 30 ans, dans le Maine et Loire. Depuis, plusieurs autres sésames de ce type ont été délivrés dans l’Ouest. Au total, six ont été accordés à Variscan en Bretagne et en Pays de la Loire, un feu vert a aussi été donné à l’entreprise SGZ France. Reste trois autres projets en attente d’autorisation.

    S’il est un permis qui n’a pas suscité de contestation ni d’hostilité, c’est bien celui de Saint-Pierre Montlimart dans le massif des Mauges. Variscan a d’ailleurs démarré les forages dans le bourg début 2017. Les analyses du sol ont ainsi révélé un potentiel prometteur sur ce site où les romains déjà extrayait de l’or et où durant la première partie du XXème siècle dix tonnes d’or et une tonne d’argent sont sorties de ces galeries. Au plus fort de l’activité de la mine qui avait ouvert en 1905, 750 ouvriers traquaient l’or. Un passé prospère, révolu depuis 1952 mais que les élus locaux aimeraient bien voir renaître…Ce fut jadis la deuxième mine de France.

    Même nostalgie en Vendée du côté de Vendrennes où de 1908 à 1926, on extrayait de l’antimoine, un minerai toxique utilisé comme retardateur de feu. Le filon pourrait être reexploité puisqu’un permis a été accordé à la société SGZ. Pour le maire de Rochetrejoux, ce serait l’opportunité de recréer des emplois.

    Vendée : de l'or sous les pieds

    Aucune nostalgie, ni enthousiasme en revanche du côté de la Sarthe à Tennie. Dès l’obtention du permis d’exploration il y a cinq ans, la population s’est mobilisée avec essentiellement un objectif en tête, ne pas reproduire les erreurs du passé. Ici la dernière mine d’or abandonnée par Total (ancien Elf Aquitaine) en 1992 est de sinistre mémoire… Sur le site classé comme dangereux, sont stockés sous une bâche 250 000 m³ de terre cyanurée. "La poubelle de Rouez" c’est ainsi que les habitants des environs ont pris l’habitude de désigner le site, c’est peu flatteur mais vu le niveau de pollution, "c’est justifié" affirme Laurent Desprez, administrateur de Sarthe Nature Environnement.

    Même résistance en Bretagne. Depuis les premiers permis accordés à Mérléac en novembre 2014, puis en sept 2015 à Sulfiac et Loc Envel, la contestation n’a cessé de croitre, de s’organiser…Trois associations se battent pour faire renoncer au projet : Douar Didoull, Attention Mines et Vigil Oust.

    Une association bretonne dénonce un "scandaleux cadeau" de l'État à Variscan

    De manifestation en chaîne humaine, la population locale a exprimé à plusieurs reprises son opposition à ses projets de recherches, craignant un désastre environnemental avec notamment des risques pour les ressources en eau ou tout simplement pour l’image de la région. La fronde a même gagné les rangs des élus. Dénonçant le manque de transparence de Variscan, le département des Cotes d’Armor mais également la région Bretagne ont pris officiellement des positions pour l’abandon de ces projets d’exploration et l’abrogation pure et simple des permis. Une réunion interministérielle avait été promise aux élus reçus par un des conseillers du Président de la République. Mais à ce jour, aucun rendez-vous n’a été pris et la situation est totalement bloquée. Selon Marc Le Fur, conseiller régional LR, le fait que le ministre de l’économie qui a signé les permis de recherche soit aujourd’hui président de la République ne facilite pas l’affaire… Pour le directeur général de Variscan Mines Ltd, ce manque de clarté de l’État pèse sur leurs projets, difficile alors sans lisibilité de poursuivre les investissements en France et notamment en Bretagne.

    Aujourd’hui, le dossier est entre les mains des ministres de l’économie et de l’écologie. Celui des Affaires étrangères a peut-être son mot à dire. Bref, avant qu’une mine ne rouvre dans l’Ouest, il risque de se passer encore de nombreuses années.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr - Rédaction: Nathalie Rossignol


    Samedi 06/01/18 - Tempête Eleanor: comment se forment les murs de sable le long du littoral belge?

    Des murs de sable, causés par la tempête, longent les digues de la côte belge.

    Après avoir arraché des arbres, cassé des pylônes électriques et inondé des champs, Eleanor a détruit les plages de la côte belge. Cette tempête a créé des falaises de sable. Et ce n’est pas la première fois. L’année dernière, la tempête Dieter avait causé les mêmes dégâts. Le procédé est toujours le même, les hautes vagues poussent le sable vers la digue qui s’érige en mur. Mais elles entraînent aussi le sable à quelques centaines de mètres dans la mer. Un manque se crée entre la digue et la mer (voir infographie).

    Pour que les plages récupèrent leur état initial, il faut faire appel à des bulldozers. Ces engins vont répartir le sable qui s’est accumulé à certains endroits, mais surtout déverser des tonnes de nouveau sable.

    C’est déjà la quatrième fois que le bourgmestre de Bredene, Steve Vandenberghe, fait intervenir des bulldozers pour que la côte belge récupère ses formes originales. L’an dernier, il a fallu déverser 1,5 million de tonnes de sable pour réparer les dégâts. Un certain ras-le-bol s’est installé. Le bourgmestre déclare dans Het Laatste Nieuws que c’est "de l’argent jeté à la mer".

    À chaque nouvelle tempête, il faut recommencer le même travail. Selon le bourgmestre, il faudrait investir dans de vraies solutions à long terme. Pour ce faire, il faudrait retrouver des passerelles de plage naturelle. Mais la meilleure solution serait, comme en Hollande, de placer des îles au large de la côte. Elles seraient une arme de prédéfense. Elles affaibliraient la puissance des vagues et elles attraperaient le sable grâce au jeu de flux et reflux. Cette dernière solution permettrait au sable de ne plus s’accumuler sur les plages belges.

    Source (texte+photo): www.dhnet.be - Rédaction: Justine Leupe


    06/01/18 - Iran: plus de 21 blessés dans un nouveau séisme

    Au moins 21 personnes ont été blessées dans un tremblement de terre de magnitude 5,1 qui a frappé la ville de Sar Pol Zahab de la province de Kermanshah dans l'ouest de l'Iran samedi, a rapporté l'agence de presse Tasnim.

    Jusqu'à présent, le tremblement de terre n'a fait aucune victime, selon les équipes d'évaluation envoyées à Sar Pol Zahab et dans les villages de banlieue.

    Les bâtiments anciens de la ville et des villages ont cependant été endommagés dans le tremblement de terre, qui a également été ressenti dans la province voisine d'Ilam.

    Au moins 600 Iraniens avaient trouvé la mort dans un séisme de magnitude 7,3 ayant frappé la province de Kermanshah le 12 novembre dernier.

    Source: www.shemsfm.net


    06/01/18 - Voiture électrique: le prix de la tonne de cuivre s’envole !

    Si certains se targuent de transformer le plomb en or, l’automobile électrique elle, promet que l’on se fera très bientôt beaucoup d’argent avec le cuivre. C’est une des conséquences de l’électrification du parc automobile qui va se faire à marche forcée en raison des différentes législations et autres restrictions qui se mettent en place dans les pays majeurs pour le marché automobile. Jusque-là peu considéré, le cuivre va se révéler comme incontournable puisqu’il se retrouve entre trois et quatre fois plus que dans une voiture thermique. Et les spéculateurs l’ont déjà bien compris…

    La voiture électrique bouleverse l’approche des industriels à l’égard du lithium, mais les mêmes se mettent à comprendre toute l’importance du cuivre. Et pour cause : on retrouve 90 kg de cuivre au minimum par voiture électrique… La demande va donc exploser et dans le cas où 95 % des voitures vendues seraient dotées de batteries, il faudrait 20 millions de tonnes de cuivre en plus par rapport à la production actuelle, soit un doublement de la production enregistrée en 2016…

    Malheureusement, le cuivre est une ressource non renouvelable et aucun nouveau gisement n’a été découvert au cours des 20 dernières années. Au rythme de la consommation actuelle, il reste à peine 30 années de réserves. Autant dire que pour faire face à la recrudescence de la demande, il va falloir faire appel au recyclage. En Europe, 40 % de la consommation proviennent déjà du recyclage. Par ailleurs, Bien que moins bon conducteur électrique que le cuivre, l’aluminium pourrait éventuellement, en cas de forte pénurie, le remplacer dans un certain nombre d’applications et il a en plus l’avantage d‘être moins lourd.

    Il y a sur la planète un stock de 490 millions de tonnes, soit l’équivalent d’un peu moins de 25 années de consommation. Et l’aluminium est le troisième élément le plus abondant sur terre, après l’oxygène et le silicium. Dès lors, pourquoi s’inquiéter ? Parce que les spéculateurs… Le prix de la tonne de cuivre a grimpé de presque 20 % sur les six derniers mois. La progression a été particulièrement importante ces quinze derniers jours : alors qu’au London Metal Exchange (LME) la tonne de cuivre se négociait aux alentours de 5 600 € à la mi-décembre, elle valait 5 970 € le 29 décembre, soit une hausse de 8 % en moins de deux semaines. Et ce n’est qu’un début…

    Source: www.caradisiac.com - Auteur: André Lecondé


    06/01/18 - Colombie: la cathédrale de sel de Zipaquira

    Quelle merveille ! Incroyable que si peu de gens la connaissent. Moi-même, je n’en savais rien avant d’y mettre les pieds, bouche bée ! Je parle de la cathédrale de sel de Zipaquira, à une heure de Bogota.

    Imaginez : pendant des siècles, des mineurs ont exploité le sel. Dans l’espace ouvert sous terre, ces humbles travailleurs ont d’abord aménagé une chapelle, puis une cathédrale, une vraie, dans les années 1950, capable de réunir pas moins de 8000 fidèles ! Ce travail admirable, peu solide, menaçait de s’effondrer ; en 1990, l’endroit ferme, trop dangereux.

    C’est tout à l’honneur des autorités colombiennes d’avoir lancé un grand concours d’architecture pour consolider l’endroit et l’embellir. Environ 50 mètres sous l’ancienne basilique, on en a creusé une autre, tout aussi imposante. Ouvert en 1995, ce joyau de l’architecture mondiale – et je n’exagère pas ! – époustoufle les visiteurs.

    Des galeries, jadis exploitées par les mineurs, nous mènent de station en station dans un chemin de croix souterrain, sculpté à même le sel. J’ai déjà vu une église de sel en Pologne, elle aussi creusée dans une ancienne mine, mais ça n’avait rien d’aussi grandiose.

    Les Colombiens sont très fiers de ce trésor bizarrement méconnu. Sans doute est-ce que vingt-trois ans, c’est peu de temps pour se faire connaître. Il faut dire aussi que la Colombie pâtit toujours de sa mauvaise réputation en raison des années de quasi-guerre civile entre les narcotrafiquants, les autorités gouvernementales et les groupes communistes. Bref, le souvenir de Pablo Escobar et de la rébellion des Farcs nous empêchent de voir les beautés de ce pays qui se targue d’avoir le meilleur café et les plus belles fleurs.

    Les gens d’ici se vantent aussi d’avoir les plus belles femmes du monde en montrant les concours de Miss Monde ou Univers où leur candidate figure toujours parmi les finalistes. Mais n’allez pas dire ça à un Vénézuélien ou à un Brésilien... d’autres pays convaincus d’avoir « les plus belles femmes du monde »...

    Source illustrée: www.journaldemontreal.com - Auteur: Gilles Proulx


    Vendredi 05/01/18 - "Fort séisme imminent": Tokyo secoué par une fausse alerte

    Des millions de Tokyoïtes ont reçu vendredi une angoissante alerte sur leur téléphone les avertissant d'un puissant séisme, ce qui s'est avéré en fait une fausse information apparemment provoquée par la survenue quasi simultanée de deux petits tremblements de terre.

    "Séisme au large d'Ibaraki (nord-est de Tokyo), préparez-vous à d'importantes secousses": les habitants de la capitale japonaise ont eu une grosse frayeur quand leurs portables ont retenti en fin de matinée... avant de constater, soulagés, que rien ne se passait.

    Même le Premier ministre Shinzo Abe a été pris par surprise, des images télévisées le montrant vérifiant son téléphone à clapet alors que les alarmes retentissaient dans ses bureaux avant une réunion de son cabinet.

    Pendant ce temps, sur la chaîne publique NHK, un présentateur lançait les habituelles consignes de précaution: "Protégez-vous, éloignez-vous des meubles susceptibles de tomber". Dans le métro et les trains, des lignes étaient temporairement suspendues, tandis que des ascenseurs, dont ceux de l'emblématique tour de Tokyo, étaient stoppés, ont rapporté les médias locaux.

    En réalité, le Japon a été frappé à peu près au même moment par deux séismes modérés, qui n'ont fait aucun dégât ni blessé: l'un de magnitude 4,4 au large d'Ibaraki, l'autre de magnitude 3,9 à 350 km de là, dans la préfecture de Toyama, sur la côte nord-ouest du pays.

    "Nous pensons que le système a surréagi en combinant les deux séismes distincts comme s'il s'agissait d'un important tremblement de terre", a expliqué un responsable de l'Agence japonaise de météo, ajoutant qu'une enquête était en cours.

    L'archipel, qui subit chaque année plus de 20% des séismes parmi les plus puissants recensés sur la planète, a mis en place ce type d'alertes en 2007, accordant aux habitants de précieuses secondes pour se réfugier dans un endroit sûr avant un puissant tremblement de terre.

    Les Japonais avaient ainsi été alertés du terrible séisme de mars 2011 qui avait provoqué un tsunami, tuant quelque 18.500 personnes et provoquant une catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima.

    Le système a déjà eu des défaillances par le passé, semant confusion et inquiétude, notamment en août 2016 quand une fausse alerte avait prévenu de l'imminence d'un séisme de magnitude 9,1

    Source: www.challenges.fr avec l'AFP


    05/01/18 - Myanmar: six morts dans un glissement de terrain

    Six personnes ont été tuées et une autre a été blessée dans un glissement de terrain survenu jeudi soir près d'une mine de jade située dans l'Etat birman de Kachin (nord), a annoncé vendredi le ministère birman de l'Information.

    Le glissement de terrain a été causé par l'effondrement d'un terril d'une hauteur de 45,7 mètres et d'une longueur de 60,9 mètres, formé par les déchets de la mine.

    Le blessé a été admis à l'hôpital Hpakant.

    Les accidents miniers sont fréquents dans la région de Hpakant et la plupart des décès sont causés par des glissements de terrain.

    Source: Agence de presse Xinhua


    05/01/18 - Indonésie: le Mont Agung (Bali) en alerte maximale éruption

    e Mont Agung, volcan indonésien, situé à une soixantaine de kilomètres de l'aéroport de Denpasar le 3e d'Indonésie (20 millions de passagers/an) est en alerte maximale éruption, depuis le 27 novembre 2017.

    Les dernières informations véhiculées par le Quai d'Orsay fait état d'éruptions sporadiques et imprévisibles, toutefois le centre indonésien de volcanologie et des catastrophes géologiques a décidé de réduire le périmètre de sécurité à 6 km autour du volcan, contre 8 km dernièrement.

    Il est toujours recommandé aux voyageurs devant se rendre sur l'île de Bali de prendre des renseignements auprès des voyagistes et des compagnies aériennes.

    Source: www.tourmag.com


    05/01/18 - Canada: Ottawa précise ses propositions pour restreindre l'amiante

    L'étau se resserre sur l'amiante au Canada: le gouvernement fédéral a précisé vendredi ce qu'il compte faire pour interdire la vente, l'importation et l'exportation d'amiante et de ses produits, ainsi que la fabrication de tout produit contenant le minerai cancérigène.

    Les libéraux de Justin Trudeau avaient promis d'agir il y a plus d'un an, et les nouvelles propositions complètent ce qui avait été annoncé au printemps dernier. L'amiante, considéré comme un produit cancérigène par l'Organisation mondiale de la santé, a été banni dans une cinquantaine de pays.

    Les propositions de règlements ont été publiées vendredi dans la Gazette du Canada, et Ottawa sollicite maintenant l'avis des citoyens et de l'industrie, jusqu'au 22 mars.

    Le Canada - surtout le Québec - a été producteur d'amiante jusqu'en 2011; le minerai était utilisé pour l'isolation mais aussi pour ses qualités ignifuges. Plusieurs usages ont été graduellement interdits, mais on retrouve encore l'amiante dans certains produits comme les tuyaux en ciment, les fournaises et les systèmes de chauffage industriels, les isolants de bâtiments et les carreaux de plancher et de plafond, et jusqu'aux plaquettes de frein des automobiles et certaines composantes de boîtes de vitesses, comme les embrayages.

    En vertu des règlements proposés, l'usage ou la vente de tout produit contenant de l'amiante actuellement en stock serait interdit: ces produits devraient donc être éliminés ou détruits.

    Par ailleurs, l'amiante est également utilisé par l'industrie du chlore-alcali dans les cellules à diaphragme qui servent de filtres dans le procédé de production de chlore-alcali pour fabriquer du chlore et de la soude caustique, lesquels ne contiennent pas d'amiante, indique Ottawa. Cette activité serait exemptée des nouveaux règlements jusqu'en 2025, afin de permettre à l'industrie de se tourner vers des technologies de remplacement, qui existent déjà.

    Enfin, les résidus miniers d'amiante constituent un legs résiduel de décennies d'extraction minière d'amiante - il y aurait au Québec 800 millions de tonnes de résidus miniers, selon Ottawa. Afin de permettre la réhabilitation de ces résidus miniers, le projet de règlement permettrait leur utilisation dans les domaines de la construction et de l'aménagement paysager. Les plans de réhabilitation des sites miniers sont actuellement autorisés par les gouvernements provinciaux, précise Ottawa.

    Le gouvernement fédéral admet qu'il avait songé au départ à interdire complètement l'amiante. Ottawa convient maintenant qu'après des décennies d'utilisation, le minerai se retrouve aujourd'hui dans de nombreux édifices et résidences. Or, le risque pour la santé est considéré comme faible si le produit, utilisé par exemple comme isolant, est laissé en place sans y toucher.

    «L'exigence de retirer tout l'amiante de sources, comme les immeubles et les maisons, serait extrêmement coûteuse et pourrait en réalité être plus dommageable pour la santé humaine», soutient Ottawa, qui a donc écarté l'interdiction complète.

    Source: www.lapresse.ca avec La Presse Canadienne


    05/01/18 - Paléontologie: un ancêtre commun aux requins et aux humains vivait il y a 440 millions d’années

    Cette découverte a été faite par des chercheurs alors qu’ils étudiaient les ossements fossilisés d’un requin qui vivait durant le Dévonien, une période géologique qui s’étend d’il y a 416 millions d’années à il y a 358 millions d’années. C’est d’ailleurs durant cette période géologique que les animaux à quatre pattes ont commencé à sortir de l’eau pour coloniser les terres.

    En étudiant les restes de ce requin vieux de 385 millions d’années, ces chercheurs ont pu déduire que les requins et les ancêtres des humains se sont séparés durant le Silurien, une autre période géologique qui elle, s’étend d’il y a 443 millions d’années à il y a 416 millions d’années. C’est durant cette ère du Silurien que les premiers champignons et arthropodes – comme les arachnides – se sont déplacés sur la terre ferme. Décrit pour la première fois en 2001, ce requin avait des dents, contrairement à ce que l’on pensait jusque-là, affirme Michael Coates, professeur au département de biologie et d’anatomie à l’Université de Chicago aux États-Unis.

    Dans une nouvelle étude publiée dans le journal Royal Society B : Biological Sciences, les chercheurs ont voulu en savoir plus sur le Gladbachus adentatus, comme il a été baptisé en 2001. Habituellement, les fossiles de requins ne sont qu’un fouillis d’écailles et de dents minuscules, sans grand-chose de plus explique Michael Coates. En revanche, le G. Adentatus avait un squelette articulé, ce qui signifie que ses os étaient toujours en place, bien que les restes étaient complètement aplatis.

    Mais ces derniers sont toutefois remarquables et indiquent que le requin avait une bouche large et des branchies évasées. Après l’avoir analysé à l’aide d’une tomodensitométrie (TDM) à haute résolution, les chercheurs ont découvert que l’animal représente la pointe d’une branche, une pousse latérale, à partir de la base de l’arbre généalogique des requins. En tant que tel, il révèle de nouvelles informations sur la diversité des premiers requins auxquelles nous n’avions pas encore eu accès explique le professeur Coates.

    Ces caractéristiques suggèrent que d’autres fossiles – même plus anciens – d’écailles isolées proviennent en fait des premiers requins. Cette découverte a aidé les chercheurs à faire la nouvelle estimation qu’au moins 440 millions d’années se sont écoulées depuis que les humains et les requins ont partagé un ancêtre commun, a précisé Coates.

    Source: sciencepost.fr


    05/01/18 - Gabon: premier producteur mondial de manganèse en 2019 ?

    Une production record pour la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG) en 2017. La filiale gabonaise du groupe français Eramet, spécialisée dans l’exploitation du manganèse affirme avoir réalisé l’année dernière une production de 4 millions de tonnes, soit une augmentation de 4,5%, par rapport à 2016. Une grande première depuis sa création en 1962.

    La Compagnie Industrielle et la Commerciale des Mines de Huazhou (CICMHZ) et la Nouvelle Gabon Mining, deux autres opérateurs dans le secteur au Gabon ont réalisé une production d’1 million de tonnes en 2017. Soit une production totale annuelle de 5 millions de tonnes de ce minerai beaucoup utilisé en alliage avec le fer pour la fabrication des aciers plus durs.

    Cette performance incite ainsi les autorités gabonaises et les responsables de la COMILOG à nourrir d’autres ambitions. « Pour l’année 2018, nous envisageons d’atteindre 6 000 000 de tonnes de production de manganèse, en vue de faire du Gabon le premier producteur mondial à l’horizon 2019 », rêve Christian Magnagna, ministre gabonais des mines.

    Pour l’année 2018, nous envisageons d’atteindre 6 000 000 de tonnes de production de manganèse, en vue de faire du Gabon le premier producteur mondial à l’horizon 2019

    Ce rêve a beau être atteint, le défi de la gouvernance reste de taille. Il y a en effet quelque 4 ans, le pays a été exclu de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) pour ne s‘être pas conformé aux normes du processus. À moins que des améliorations significatives soient opérées pour réussir le processus de réintégration en cours.

    Source: fr.africanews.com - Rédaction: John Ndinga Ngoma avec agences


    Jeudi 04/01/18 - Québec: un séisme de magnitude 3,5 enregistré près de Beaupré

    Un deuxième séisme de faible magnitude en moins de deux jours a touché la région de Québec, cette fois jeudi matin à 15 kilomètres au sud-est de Beaupré.

    Le tremblement de terre a été légèrement ressenti dans la région de Québec et s’est produit à la même hauteur qu’un autre séisme, le 2 janvier dernier, entre Saint-Vallier et Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Séisme Canada indique qu’on n’a rapporté aucun dommage.

    Deux séismes de ce genre, en deux jours, c’est un phénomène plutôt rare, selon Maurice Lamontagne, sismologue pour Ressources naturelles Canada (RNC).

    « Généralement, les séismes comme ceux-ci, on va en avoir un et ça peut prendre plusieurs années avant qu’il y en ait un autre au même endroit. C’est quand même inhabituel, mais pas inquiétant », explique-t-il.Toutefois, la situation est suivie de près, chez RNC. « S’il se produisait d’autres petits séismes, on appellerait ça un essaim de tremblements de terre. Ce sont des tremblements de terre qui arrivent à répétition au même endroit », poursuit M. Lamontagne.

    Le phénomène s’est produit dans la province du Nouveau-Brunswick, au début de l’année 2016. De 20 à 30 petits séismes de faible intensité ont été ressentis dans le petit village de McAdams, au sud-ouest de la province, près de la frontière du Maine.

    La collègue de M. Lamontagne, Allison Bent, rappelle que les régions qui bordent le fleuve Saint-Laurent sont propices aux séismes, en raison de la faille de Logan. « Il y a des millions d’années, le continent commençait à se séparer le long du fleuve. À cause de ça, il y a une faiblesse qui perdure », indique-t-elle.

    Le Service de prévention contre les incendies de la Ville de Québec rappelle trois mesures simples à suivre, en cas de séisme. Il s’agit d’avoir en main une trousse d’urgence toujours prête en cas d’évacuation rapide de la résidence, d’élaborer un plan d’urgence familial et d’être prêt à agir en adoptant un comportement sécuritaire et en connaissant les lieux où l’on peut s’abriter.

    Source: www.journaldequebec.com - Rédaction: Catherine Bouchard


    04/01/18 - Etats-Unis: un séisme de magnitude 4,5 secoue San Francisco

    Un séisme de magnitude 4,5 s'est produit ce jeudi matin à San Francisco, sur la côte ouest des États-Unis. La secousse a été ressentie à 02h39 dans la ville californienne (11h39 en France).

    L'épicentre du séisme est situé à 3 km de la ville de Berkeley, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).

    La secousse principale a été suivie de plusieurs autres de plus faible intensité. On ignore pour le moment si le séisme a fait des victimes ou des dégâts.

    Le séisme, qui s'est produit en pleine nuit, a réveillé de nombreux habitants de la région de la baie de San Francisco. Certains ont évoqué des vitres qui tremblent "très fort" ou des objets tombés au sol en raison du tremblement de terre. Les témoins évoquent une secousse longue de plusieurs secondes.

    Source: www.ledauphine.com


    04/01/18 - Un séisme de magnitude 5,4 frappe les îles d'Izu, au Japon

    Un tremblement de terre d'une magnitude 5,4 sur l'échelle de Richter a frappé les îles d'Izu au Japon, mercredi à 21h30 GMT, a annoncé l'Institut américain de géophysique (USGS).

    L'épicentre, d'une profondeur de 10,0 km, s'est localisé à 29,6049 degrés de latitude nord et à 140,6178 degrés de longitude est.

    Source: Agence de presse Xinhua avec l'USGS


    04/01/18 - En 2017, les catastrophes naturelles ont causé 330 milliards de dollars de dégâts

    L’année 2017 a été une année noire en termes de catastrophes naturelles. Elles ont provoqué plus de dégâts que les cinq années précédentes et ont coûté plus de 330 milliards de dollars de dégâts.

    Selon l'étude publiée ce jeudi 4 janvier par le réassureur allemand Munich Re, le coût des catastrophes naturelles a bondi à 330 milliards de dollars en 2017. C’est deux fois plus qu’en 2016. Au total, les catastrophes naturelles ont occasionné plus de dégâts que les cinq années précédentes. Pour les assureurs, la facture est lourde puisqu’ils ont dû couvrir la somme record de 153 milliards de dollars.

    Les États-Unis particulièrement touchés

    Les États-Unis ont été particulièrement touchés l’année dernière, souligne l’étude du réassureur allemand. La tempête Harvey au mois d’août avec ses records de pluie au Texas a ainsi causé 85 milliards de dollars de dégâts. Suivent les autres ouragans, notamment Irma en Floride, et les feux de forêt en Californie. L’ensemble des catastrophes qui ont touché le sol américain représentent ainsi la moitié des dégâts.

    Autres catastrophes qui ont coûté très cher : les tremblements de terre au Mexique en septembre dernier (8 milliards de dollars) ou la vague de froid en Europe en avril. Les températures basses ont alors entraîné plus de 3 milliards de dollars de dégâts dans l’agriculture, relève Munich Re dans son étude.

    Mais si les catastrophes naturelles ont été plus nombreuses en 2017, le nombre de morts reste stable. Ainsi, 10 000 personnes ont été tuées, un chiffre à peine plus élevé qu’en 2016. Selon les experts qui ont travaillé sur cette étude, le changement climatique n’est pas le seul responsable. Mais ces catastrophes seront amenées à se produire plus souvent dans le futur.

    Source: www.francetvinfo.fr


    04/01/18 - Chine: 2,47 milliards de mètres cubes de gaz de schiste produits en 2017 dans le sud-ouest

    La zone pilote nationale du gaz de schiste de Changning-Weiyuan, développée par la PetroChina Southwest Oil & Gas Field Company, a produit en 2017 plus de 2,4 milliards de mètres cubes de gaz de schiste, a annoncé mercredi l'entreprise.

    Selon le bilan établi en 2017, la zone possédait 163 puits de gaz de schiste en fonctionnement générant quotidiennement 8 millions de mètres cubes. Sa production a représenté 98,9% de la production totale de l'entreprise, s'élevant à 3 milliards de mètres cubes de gaz de schiste en 2017.

    Le bassin du Sichuan, situé dans le sud-ouest de la Chine, riche en gaz, a contribué à près d'un tiers de la production totale de gaz de schiste du pays en 2017. Cette nouvelle industrie a permis également à la région d'améliorer sa structure énergétique et de se détourner des sources traditionnelles d'énergie comme le charbon.

    Selon les estimations, trois milliards de mètres cubes de gaz de schiste équivalent à six millions de tonnes de charbon, supprimant 4,2 millions de tonnes d'émissions de dioxyde de carbone.

    La Chine a réalisé des percées dans l'exploration du gaz de schiste, tant sur la capacité que sur les techniques de forage, faisant du pays l'un des plus grands fournisseurs de gaz de schiste du monde.

    D'ici 2020, les réserves prouvées de gaz de schiste dépasseront 1.500 milliards de mètres cubes, selon les plans publiés en 2017 par les autorités.

    Source: Le Quotidien du peuple - Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi Cui


    04/01/18 - Halszkaraptor, un dinosaure amphibie mi-cygne mi-crocodile

    Un fossile de dinosaure à plumes menant un mode de vie semi-aquatique a été découvert en Mongolie. C'est le premier connu, et ses caractéristiques sont étonnantes.

    PC D-102/109 a bien failli n’être qu’un canard à trois pattes, un fossile composite douteux d’origine inconnue. Toutefois, après des vérifications et une étude poussée, une équipe internationale de chercheurs l’a sorti des limbes scientifiques où l’avait fait basculer les braconniers qui l'avaient mis au jour, et révélé qu’il s’agit d’une nouvelle espèce de dinosaure ressemblant à un pingouin à cou de cygne et museau de crocodile, qui a été nommée Halszkaraptor.

    Le fossile en question provient très probablement de la formation à grès orange de Djadochta, en Mongolie méridionale, datant de 75 à 71 millions d’années, donc de la fin du Crétacé supérieur. Son origine n'était pas certaine car, prélevé par des pilleurs de fossiles, il a séjourné plusieurs années chez des collectionneurs japonais et britanniques, avant d’être acheté par le marchand de fossiles et paléontologue français François Escuillié.

    Etait-il dès lors sauvé pour la science ? Pas encore, car il pouvait aussi s’agir d’un assemblage factice réalisé par un trafiquant de fossile. C’est pourquoi, François Escuillié demanda à Pascal Godefroit, de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Bruxelles, et à Andrea Cau, du Musée géologique et paléontologie de Bologne, de vérifier son authenticité.

    Après des vérifications poussées, notamment à l’aide de l’Installation européenne de rayonnement synchrotron à Grenoble (ESRF), les chercheurs ont constaté qu’il s’agissait d'un squelette relativement complet incluant le crâne. Les marchands l'avaient préparé à la vente en dégageant le côté gauche du squelette, le côté droit étant resté inclus dans la roche. Ce détail et d'autres indices ont convaincu les paléontologues qu'il ne s'agissait pas d'une chimère, c’est-à-dire d'un assemblage composite de fragments fossiles destiné à créer une forme spectaculaire. Ils ont toutefois relevé que le sommet du museau et l'extrémité d'une patte avait été restaurés au plâtre et que certains éléments avaient été rattachés à la roche par de la colle. Toutefois, le squelette étant globalement articulé et non comprimé, il se prêtait à une description scientifique. Ce que Pascal Godefroit et à Andrea Cau viennent de faire, avec des collègues, notamment avec Paul Tafforeau et Vincent Fernandez, de l’ESRF. Ils ont nommé cette nouvelle espèce Halszkaraptor escuilliei.

    Halszkaraptor appartient à une famille de dinosaure apparentée aux oiseaux : les droméosauridés. D’après les paléontologues, le fossile serait celui d’un jeune presque adulte d’environ un an. Son troisième doigt est armé de la griffe dont les droméosauridés se servaient pour poignarder leurs proies. Sa tête mesurait environ sept centimètres de long et son cou une vingtaine de centimètres, son dos treize centimètres et son sacrum cinq centimètres, de sorte que l’on peut conclure qu’il avait à peu près la taille d’un canard colvert.

    Nombre de caractères dérivés de ceux de ses ancêtres lui sont propres. Ainsi, le prémaxillaire (l’avant du museau) est aplati et occupe un tiers de la longueur totale du museau. En forme de tige, l’os jugal (les pommettes) contribue à l’allongement du museau. Ce dernier porte 11 dents de même forme. Or les théropodes, dont font partie les droméosauridés, ont normalement quatre dents prémaxillaires. Les dents du prémaxillaire d’Halszkaraptor sont allongées, très serrées, se touchant les unes les autres, et se courbent graduellement vers l'arrière. Les dents du maxillaire, dont le nombre est estimé entre vingt et vingt-cinq, sont aplaties latéralement, de section ovale, ne se courbent qu'à leur extrémité et sont plus espacées. La dentition de la mâchoire inférieure porte aussi entre vingt et vingt-cinq dents.

    Détail remarquable, des canaux neurovasculaires partent d’une chambre située à l’arrière du prémaxillaire et irriguent l’os entiers du maxillaire. Pour les chercheurs, ils abritaient des organes sensoriels, sans doute utiles à la chasse chez ce prédateur. La forme allongée de la mâchoire et le nombre des dents, qui semble adapté tant à la saisie des proies qu’à leur écrasement, fait penser à la gueule allongée des crocodiles piscivores, tel le gavial.

    Les épines neurales des vertèbres de la queue sont extrêmement raccourcies : de vagues bosses plates sur les trois premières vertèbres, puis plus rien. Les os sous-vertébraux de la queue, au profil pentagonal, sont extrêmement plats, ce qui suggère que la queue était posée à plat (sur l’eau ?). Alors que la queue des droméosauridés était normalement raides, celle de Halszkaraptor semble avoir été souple. Au point de pouvoir onduler et aider à la nage ?

    Le cou était extrêmement allongé, puisqu’il représente la moitié de la longueur du sacrum. Les vertèbres cervicales ne portent pas d'épipophyses, des épines développées qui servent habituellement chez les dinosaures à l’insertion des puissants muscles. Du reste, leurs épines neurales (apophyses épineuses) sont extrêmement réduites, ce qui suggère que chez Halszkaraptor, la souplesse et l’articulation du cou était plus cruciale que sa force. Il avait un cou de cygne, souple et articulé, qui lui permettait peut-être de fouiller la vase peu profonde ou de tendre son museau denté vers un poisson…

    Ces caractéristiques suggèrent qu’Halszkaraptor pouvait passer du temps dans l’eau et sur la terre ferme. Sa queue, courte pour un droméosauridé, déplaçait sans doute vers l’avant son centre de gravité, une posture favorable à la nage et peut-être à la plongée, ses courts bras trempant alors dans l’eau. Si Halszkaraptor se déplaçait sous l’eau, ses bras lui servaien sans doute de nageoires, comme un pingouin. De même, son plumage était probablement en partie perméable à l’eau tel celui du cormoran, qui lui permettait de plonger. Sinon, quand il flottait, ses pattes postérieures, qui ne semblent pas avoir été palmées, pouvaient peut-être pédaler comme celle d’un canard, ce qui l’aurait propulsé doucement. Quoi qu’il en soit, elles lui servaient avant tout à courir, puisque, comme tout les dinosaures, Halszkaraptor pondait et donc séjournait à terre. Le torse semble avoir été positionné plus à la verticale que chez les autres théropodes, ce qui a favorisé une extension vers l’arrière des membres postérieurs, qui devait l’aider à courir mais peut-être aussi à pédaler dans l'eau. Son long coup et la présence probable d'un système neuro-vasculaire dans le museau suggère que sa tête était fréquemment plongée dans l’eau afin de détecter les proies aquatiques.

    Les oiseaux mis à part, les seuls dinosaures adaptés à un mode de vie semi-aquatique connus sont les spinosaures du début du Crétacé, de monstrueux théoropodes crocodiliformes. Halszkaraptor nous apprend ainsi que le mode de vie semi-aquatique avait aussi évolué chez des cousins proches des oiseaux. Le portrait de Halszkaraptor que nous venons de tracer fait en effet penser à la fois au gavial, au cygne, au cormoran, au pingouin et au canard !

    Bref, un drôle de canard, qui aurait été perdu pour la science sans François Escuillié. Après des négociations, ce dernier a d’ailleurs accepté son retour dans le patrimoine national mongol.

    Source: www.pourlascience.fr - Auteur: François Savatier


    Mercredi 03/01/18 - Québec: léger séisme enregistré dans le Saint-Laurent

    Un tremblement de terre de magnitude 3 s'est produit mardi soir, dans le fleuve Saint-Laurent, face à la Côte-de Beaupré.

    Le séisme a été enregistré dans le fleuve Saint-Laurent à 21 h 23, dans une zone devant Montmagny, côté sud. L'épicentre se trouvait à la pointe Est de l'Île d'Orléans, à plus de 10 kilomètres de profondeur.

    La secousse n'a pas eu de conséquences, mais elle a surtout été ressentie près de Château-Richer.

    « Un séisme de magnitude 3, c’est trop faible pour causer des dommages, mais c’est assez fort pour être ressenti par les gens », précise le sismologue à la Commission géologique du Canada Maurice Lamontagne.

    Selon l'expert, les répliques d’un séisme du genre sont peu probables. « Dans ce cas-ci, les chances sont plutôt faible. C'est plutôt un événement isolé », souligne-t-il.

    M. Lamontagne rappelle que même si Québec est une zone tranquille, une secousse de magnitude 5 est survenue à Cap-Rouge en novembre 1997.


    03/01/17 - Un océan sans oxygène a causé une extinction massive d’espèces

    La cause probable de l’une des plus importantes extinctions de masse que la Terre ait jamais connue, il y a 374 millions d’années, est la chute spectaculaire de la teneur en oxygène des océans.

    Telles sont les conclusions d’une recherche dirigée par David De Vleeschouwer (ex-VUB) et récemment parue dans la revue «Nature Communications».

    Suite à ce qui n’était alors qu’un concours de circonstance, sur une période de 600.000 ans tout de même, près de 80% de toutes les espèces vivant sur la planète avaient alors disparu.

    Des plantes voraces

    Cette étude, qui lie des changements climatiques cycliques à des paramètres astronomiques, comme l’excentricité de l’orbite terrestre autour du soleil, apporte ainsi un éclairage nouveau sur cette extinction de masse.

    Durant la période géologique du Dévonien, la Terre avait alors connu une colonisation rapide et intensive du continent primitif par des plantes terrestres, sous un climat chaud et tropical. À cause de cela, d’immenses quantités de matériel végétal se sont retrouvées dans l’océan. La décomposition de cette biomasse a absorbé tellement d’oxygène que la vie océanique est ensuite devenue presque impossible.

    Cette extinction de masse a par ailleurs coïncidé avec un moment où la Terre tournait autour du soleil dans une orbite presque parfaitement circulaire. En conséquence, les saisons extrêmes ont été évitées pendant longtemps et les courants marins verticaux ont été en grande partie réduits au silence en raison de l’absence de différences de température «saisonnières», de sorte qu’aucun oxygène frais n’a pu pénétrer dans l’eau de mer.

    Des preuves géologiques

    David De Vleeschouwer a à présent découvert que la nature cyclique des variations de la forme de l’orbite autour du soleil peut être utilisée pour mesurer à quelle vitesse l’extinction de masse a eu lieu.

    «Celle-ci a été accélérée par l’orbite circulaire de la Terre autour du soleil», explique le chercheur. «Mais la raison de la disparition massive des espèces est tout de même la sursaturation des océans par du matériel végétal au même moment. La preuve géologique de ceci peut être trouvée dans deux couches de schiste noir, une roche qui peut également être trouvée en Belgique. La couleur noire indique que les roches ont été formées dans un environnement pauvre en oxygène. En outre, le schiste stratifié est rempli de matériaux fossiles et organiques bien préservés, précisément parce que le processus de décomposition n’a pas commencé en raison du manque d’oxygène.»

    Source: fr.metrotime.be


    Mardi 02/01/18 - Seisme de magnitude 2,8 enregistré au large de Toulon

    Selon le Réseau national de surveillance sismique (RéNaSS), un séisme d'une magnitude de 2,8 sur l'échelle de Richter a été enregistré au large de Toulon dans le Var. La secousse, sans conséquence notable, a été enregistrée à 7h50 ce mardi matin.

    Source: www.laprovence.com


    02/01/18 - Algérie: un séisme de magnitude 5 enregistré à 70 km d’Alger

    Le séisme s’est produit dans la Wilaya de Blida, près d’El Affroun.

    Un tremblement de terre de magnitude 5 sur l’échelle de Richter a été enregistré mardi soir à 70 km de la capitale, Alger.

    L’épicentre de ce séisme, qui s’est produit a à 21h59 heures, a été localisé à 11 km de la ville d’El Affroun, dans la Wilaya (région) de Blida.

    Sur les réseaux sociaux, bon nombre d’internautes racontent avoir ressenti de violentes secousses.

    Source: www.leparisien.fr


    02/01/18 - Un séisme de magnitude 5, secoue la Grèce

    Un séisme de magnitude 5,1 sur l’échelle de Richter a frappé le nord de la Grèce mardi près de la frontière avec la Macédoine.

    Selon l’Institut américain d’études géologiques (US Geological Survey), le séisme a eu lieu à 04:24 GMT.

    L’épicentre a été localisé à 6 km de profondeur et à 12 kms à l’ouest de la ville de Rodopolis, près de la frontière de la Macédoine.

    Source: www.tunisienumerique.com


    02/01/18 - Une équipe scientifique de Clermont-Ferrand a confirmé une théorie sur la fusion du manteau terrestre

    Sept chercheurs du laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand ont confirmé la présence d’une fine couche de magma dans le manteau terrestre à plus de 350 km de profondeur. Leurs travaux ont été publiés dans la prestigieuse revue américaine Nature communications.

    Leur découverte ne changera pas notre façon de vivre mais elle résonne comme une petite révolution dans le monde des scientifiques qui s’intéressent aux caractéristiques de la Terre.

    Une équipe du laboratoire clermontois Magmas et Volcans vient de confirmer une théorie vieille de 15 ans, qui n’avait jamais été prouvée expérimentalement : sous nos pieds, à plus de 350 km de profondeur, existe une couche de 30 km d’épaisseur à base de magma sur la quasi-totalité du manteau terrestre.

    Un défi technique

    Leur idée de départ était de comprendre la source et la formation du magma, notamment pour le volcanisme de « point chaud », comme Yellowstone aux USA, ou l’archipel d’Hawaï. « Contrairement aux volcans d’Auvergne, ces points chauds prennent leur source très profondément, dans le manteau terrestre, à plusieurs centaines de kilomètres », remarque Damien Freitas, doctorant à l’Université Clermont Auvergne et membre de l’équipe de chercheurs.

    Leur travail s’est fondé sur l’étude de la roche et des minéraux qui la compose selon les différentes strates du manteau terrestre. Ils ont pu établir le rôle prédominant de l’eau dans la fusion de la roche.

    « Le manteau supérieur et la croûte terrestre où nous sommes se composent surtout d’olivine, qui ne contient pas d’eau, explicite Damien Freitas. Or, ce n’est pas le cas du minéral qui compose la phase de transition, quelques centaines de kilomètres plus en profondeur ».

    Que devient donc cette eau lorsque la roche remonte sous l’effet des mouvements du manteau terrestre ? Problème, pour répondre à cette question, aucun forage n’a pu creuser à plus de… 13 kilomètres dans la croûte terrestre. Soit « une fine couche de la pelure de l’oignon », comme le résume le chercheur de 24 ans.

    Les propriétés du manteau recréées : une première mondiale

    Les sept chercheurs clermontois, aussi membres du CNRS, ont donc décidé de recréer les conditions qui règnent à 400 kilomètres de profondeur dans leur laboratoire, au campus des Cezeaux, avec un échantillon d’olivine. Une première mondiale.

    Avec une pression de 12 à 15 Giga Pascal – soit plus de 100.000 fois la pression atmosphérique – et à une température de 1.400 °C exercée par une gigantesque presse, Damien Freitas observe en direct la fusion de la roche, grâce à l’eau excédentaire lorsque le minéral change de phase. Un deuxième essai, cette fois sans apport d’eau, montre qu’aucune fusion ne se réalise. « La présence de magma mélangé à de la roche à cette profondeur n’avait jamais été prouvée. Cela pourrait expliquer le volcanisme de point chaud. »

    Cette expérience, qui aura duré trois ans, a valu à l’équipe scientifique une publication dans la prestigieuse revue américaine Nature Communications. Une reconnaissance qui est de bon augure pour le jeune chercheur. « Dans une carrière, cela n’arrive pas tous les jours d’être publié dans ce type de revue, c’est le Graal du chercheur », sourit Damien Freitas qui espère « débusquer d’autres zones d’ombre ». Et pouvoir converger vers une idée complète de la Terre.

    Source: www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/science


    01/01/18 - Cueilleur de saphirs: poésie d'un cœur de pierre

    Le volcanisme du Velay est méconnu. Sa propension à pourvoyer très parcimonieusement les autochtones en pierres précieuses, depuis la nuit des temps, l'est tout autant. Zoomdici a rencontré l'un des rares à encore s'émerveiller de cette probabilité faible, les photos de cet article émanent toutes de sa collection.

    Nous nous trouvons dans un vaste champ où s'est accumulée une potentielle richesse minérale grâce au volcanisme. Un homme, assez grand, est studieusement penché sur le sol, que fait-il ?

    Stéphane Jamon est un passionné de minéralogie, il sait où trouver les pierres précieuses dans les paysages vellaves et aime les étudier.

    En relation avec des scientifiques

    « Je fais ça depuis tout petit, j'avais dix ans quand j'ai découvert la minéralogie, raconte-t-il, un homme tenait une boutique de pierres au Puy, en haute-ville, et j'aimais m'arrêter pour discuter avec lui. Il avait une collection fabuleuse et c'est ce qui m'a donné envie. Je ne me considère pas comme collectionneur, mais plutôt comme un amateur de minéralogie.»

    Amateur, ce qui n’empêche pas d’être plutôt pointu sur le sujet et d’échanger avec des scientifiques, ces derniers puisant volontiers parmi les trouvailles et observations de personnes comme Stéphane Jamon pour étayer leurs travaux.

    Le prospecteur arpente inlassablement le champ en pente douce, au pied de la garde volcanique (les gardes sont ces reliefs peu élevés et ronds qui jonchent le plateau du Dévès).

    Bluffés par les bijoux à moindre coût

    Il est perplexe car les précipitations importantes ont été rares en cette fin d’automne et en ce début d’hiver : « On peut trouver de gros saphirs dans les alentours ! Il y a aussi des rubis, des opales, des quartz améthystes, des labrador, de l'olivine et des grenats. Comme ce sont des pierres lourdes, la pluie disperse tout le reste et elles demeurent disposées à la surface du sol. Elles sont prêtes à être cueillies, explique-t-il, il faut simplement être méticuleux et savoir où les chercher. Parfois je croise des agriculteurs du coin qui demandent ce que je fais, ensuite ils me disent que j'ai beaucoup de patience ! »

    « Des pierres cueillies », comme c'est poétique… Mais on va voir que cette démarche est aussi très empreinte de romantisme. Stéphane a fait quelques émules, notamment chez des jeunes, qui ont été bluffés par les bijoux à moindre coût qu’il a pu obtenir grâce à sa passion. Mais à la revente, ces créations seraient potentiellement bien plus onéreuses.

    Les pierres brutes ne paient pas de mine

    « Par le biais d'un ami joaillier rencontré sur un forum Internet, j'ai pu faire des bijoux avec des pierres d'une grande qualité, confie-t-il, c'est un beau geste et j’ai initié quelques jeunes qui en ont fait de même auprès d’un artisan ponot.»

    Les agriculteurs n’ont pas fini de se gratter sous la casquette, perplexes, en voyant ces jeunes gens cueillir savoir quoi dans leurs champs en friche.

    Mais ces débutants auront-ils l’oeil ? Car « les pierres brutes ne paient pas de mine » et demandent souvent d'être taillées, néanmoins le résultat est souvent très beau et les petites amies en sont très touchées.
    Les longues promenades solitaires entre les gardes vellaves débouchent donc souvent sur la découverte de trésors. Pas seulement minéraux semble-t-il et Stéphane de se rappeler d'ailleurs cette phrase, « lorsque l'on regarde dans un saphir, on regarde son âme. »

    Source: www.zoomdici.fr (S.J. et J.J.)

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