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    Samedi 30/06/18 - Une secousse de magnitude 6,1 signalée au Mexique

    Un séisme de magnitude 6,1 a secoué la côte pacifique du Mexique, à 88 kilomètres ouest-sud-ouest de la localité de Cihuatlan, dans l’État de Jalisco, a annoncé samedi l’Institut américain de veille géologique.

    L’épicentre est situé à une dizaine de kilomètres de profondeur. Le chef de la protection civile mexicaine a écrit sur Twitter que la secousse n’avait été que légèrement ressentie et que les premières informations ne faisaient état d’aucun dégât ni victime.

    Source: www.ouest-france.fr


    30/06/18 - Unesco: l'avenir de la Chaîne des Puys-Faille de Limagne se joue à Bahreïn

    Le comité du patrimoine mondial de l'Unesco, composé de 21 pays, est réuni à Bahreïn jusqu'au 4 juillet. La décision finale pour la candidature de la Chaîne des Puys-Faille de Limagne est attendue dimanche ou lundi. La délégation puydômoise est plutôt confiante pour son 3e essai.

    La délégation puydômoise emmenée par le président du département, Jean-Yves Gouttebel, est arrivée vendredi à Barheïn, bien décidée à rentrer avec le patrimoine mondial de l'humanité dans ses valises. Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, composé de 21 pays, est réuni jusqu'au 4 juillet pour se prononcer sur les candidatures émanant du monde entier. La Chaîne des Puys - Faille de Limagne en est à son 3e essai.
    Une inscription au patrimoine mondial de l'Unesco bien partie

    Cette fois, les porteurs de la candidature sont confiants. Le 28 mai dernier, l’Union internationale pour la conservation de la nature a enfin rendu un avis favorable. La Chaine des Puys-Faille de Limagne et son alignement de 80 volcans qui s’étend sur près de 32 km de long et 4 km de large "illustre de manière exceptionnelle les processus et caractéristiques de la rupture continentale, un phénomène fondamental de l’histoire de la Terre ", a expliqué l’UICN. Contrairement aux deux fois précédentes, elle recommande le dossier de la Chaîne des Puys. C'est donc très bien engagé, car jamais l'Unesco n'est allée à l'encontre d'un avis positif émis par l'UICN.

    Source: Isabelle Gaudin, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu


    Jeudi 28/06/18 - Tunisie: Les restes du plus grand crocodile de la planète retrouvés à Tataouine

    Dans le désert de Tataouine, (au sud de la Tunisie) il y a 120 millions d’années, le plus grand crocodile de la planète a vécu.

    Les scientifiques et les chercheurs qui lui ont donné pour nom Machimosaurus rex, ont affirmé qu’il s’agit du plus grand crocodile marin jamais découvert: il mesurait près de 10 mètres de long (9,6 mètres) et pesait trois tonnes.

    Le scientifique italien, Federico Fanti, et son équipe ont découvert le fossile de cette impressionnante créature, outre les os de plusieurs autres animaux préhistoriques qui ont vécu dans cette région il y a 130 millions d’années.

    Les fouilles ont commencé en décembre 2016, mais l’information sur cette importante découverte a pris une grande ampleur deux ans plus tard. Selon ces scientifiques, l’extinction de ces animaux ayant vécu pendant cette période de l’histoire n’était pas d’un seul coup mais était graduelle suite aux nombreuses crises biologiques.

    Source: www.realites.com.tn (W.J.)


    Lundi 25/06/18 - Un séisme de magnitude 5,5 au large de la Grèce

    Une secousse sismique de moyenne puissance a été enregistrée ce lundi matin non loin de la côte sud de la Grèce. Aucun blessé ni dégât n'ont été rapportés à ce stade.

    Un tremblement de terre de magnitude 5,5 a secoué lundi la côte sud de la Grèce, a annoncé l'US Geological Survey, précisant qu'aucun dégât immédiat n'avait été signalé.

    Selon le service géologique américain, le séisme a frappé à une profondeur de 30 kilomètres, à environ 70 kilomètres au sud-ouest de Kalamata, dans le Péloponnèse.

    La Grèce et la Turquie se trouvent sur des lignes de faille sismique importantes et ont été frappées à plusieurs reprises par des tremblements de terre ces dernières années, dont certains ont fait de nombreuses victimes côté turc.

    Source + carte: fr.sputniknews.com


    25/06/18 - Mayotte : un séisme de magnitude 5 ressenti hier

    Lundi 25 juin, un séisme de magnitude 5 a été ressenti dans la soirée, à 20h41 précisément.

    L’activité sismique reste anormale et perdure, y compris dans la plage de magnitude des séismes pouvant être ressentis à Mayotte. Malgré les différentes périodes d’accalmie observées depuis
    plusieurs jours, l’essaim est toujours en cours.

    Source: www.linfo.re


    Dimanche 24/06/18 - Mayotte: plusieurs séismes supérieurs à 4 relevés samedi 23 juin

    L'enregistrement de ces dernières 24 heures montre une activité intense dans la nuit du 23 au 24 juin entre 21h30 et 03H13 (heure Mayotte). Plusieurs dizaines de séisme (dont 12 au-delà de 4.0) se sont succédés durant cette période avec notamment les évènements notables suivants:
    · 18h14 TU - 21h14 heure Mayotte : M environ 4.4
    · 19h42 TU- 22h42 heure Mayotte : M = 4.9 (séisme non mentionné par USGS)
    · 19h46 TU- 22h46 heure Mayotte : M = 5.1 (USGS M 4.9)
    · 00h13 TU- 03h13 heure Mayotte : M = 4.7 (USGS 4.3)

    Depuis le dernier séisme de 03h13, l’activité est très faible. L’activité sismique reste anormale et perdure, y compris dans la plage de magnitude des séismes pouvant être ressentis à Mayotte. Malgré les différentes périodes d’accalmie observées depuis plusieurs jours, l’essaim est toujours en cours.

    Source: www.ipreunion.com


    23/06/18 - Les abysses, nouvel eldorado minier

    Alors que les Canadiens s'apprêtent à labourer le fond de la mer pour en extraire ses métaux précieux, la France entend aussi exploiter ses fonds marins. Mais les projets avancent lentement.

    Juché sur d'énormes chenilles noires, le mastodonte avance à vitesse d'escargot. Deux vérins hydrauliques supportent son impressionnant cylindre hérissé de crocs, dont la rotation écorche la croûte terrestre. En creusant, les picots du brise-mottes arrachent le peu de végétation sur le sol, broient les cailloux, concassent les pierres. Ce « bulk cutter » (tailleur de masse), qui mesure près de 15 mètres de long pour 310 tonnes, récupère les gravats de la surface. Le monstre blanc est l'un des trois géants d'acier - deux tailleurs et un collecteur - de la société d'exploration et d'extraction minière canadienne Nautilus Minerals, basée en Colombie-Britannique.

    Comme tout droit sortis de l'imagination de Jules Verne, les trois titans vont connaître un destin hors du commun. Ils n'iront ni excaver les métaux d'une mine terrestre ni récupérer les schistes bitumineux de l'Alberta. Au premier trimestre de l'an prochain, ils seront immergés par 1.600 mètres de fond dans la mer de Bismarck, au large des côtes de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Après une aventure commencée dix ans plus tôt, la première mine sous-marine au monde, Solwara,commencera alors sa production de cuivre, d'or et d'argent.

    Précurseur, le projet de Nautilus annonce une probable ruée vers les minerais du fond des océans. Qu'ils soient communs, comme le cuivre, le zinc, le fer, ou « stratégiques », l'Union européenne a répertorié l'an dernier 27 métaux vitaux pour son industrie. Outre les fameuses « terres rares » (scandium, yttrium, lanthanides), s'y ajoutent le cobalt, l'antimoine, le tungstène, le tantale et autres lithium, gallium ou germanium. Tous sont indispensables à la fabrication de produits de haute technologie destinés au grand public tels que semi-conducteurs, cellules photovoltaïques, smartphones, écrans plats, tablettes, fibre optique, mais aussi véhicules électriques ou éoliennes.

    Consommation en hausse

    En juin 2017, une étude de l'Ademe avançait que d'ici à 2050 la demande en ressources minérales doublerait. Au minimum. Cette tendance obligera « la découverte et l'exploitation de nouveaux gisements. Si nous consommions 210 millions de tonnes de minerais et de minéraux industriels dans le monde en 1900, nous en consommions 6,5 milliards de tonnes en 2009 », constatent ses auteurs. Le rapport d'expertise de l'Ifremer et du CNRS , publié en juin 2014, prédisait déjà que le monde n'aurait plus de zinc en 2025, d'étain en 2028, de plomb en 2030 ou de cuivre en 2039.

    A la question de l'épuisement des ressources terrestres qui risque de faire grimper les prix, voire de menacer une économie (l'Union européenne est dépendante à 90 % d'importations), s'ajoute un problème géopolitique majeur : les métaux sont majoritairement localisés dans un nombre limité de pays. Le cuivre est principalement au Chili, l'argent au Mexique, l'or en Australie et en Afrique du Sud, le zinc en Chine et en Australie tandis que le cobalt se concentre en République du Congo. Quant aux terres rares, la Chine contrôle plus de 90 % du marché mondial...

    La quête de nouveaux gisements s'annonce donc vitale. D'où l'importance de la découverte par le Japon, en avril, d'un gisement gigantesque de terres rares près de l'île de Minamitorishima, en plein Pacifique. Celui-ci pourrait abriter l'équivalent de 780 ans d'approvisionnement en yttrium (utilisé dans les fibres optiques), 620 ans de consommation d'europium (présent dans les écrans LCD) ou encore 730 années de dysprosium (moteurs électriques). « Cette découverte va contribuer à la sécurité en ressources de nombreux pays dont le Japon », expliquait alors aux « Echos » Yutaro Takaya, l'un des rédacteurs de l'étude.

    Au début de l'exploration

    Le développement technologique n'est pas étranger à ce regain d'intérêt. « Il y a eu tant de progrès dans l'offshore pétrolier que l'on pourra exploiter proprement les minerais au fond des océans », espère Francis Vallat, fondateur du Cluster maritime français et président du groupe de travail synergie Grands fonds marins.

    Reste que la connaissance des milieux aquatiques profonds est encore parcellaire. « Nous connaissons mieux la surface de la Lune que celle du fond des océans », explique Geoffroy Lamarche, géophysicien marin et professeur associé à l'université d'Auckland, en Nouvelle-Zélande.

    « Aujourd'hui, plus de 80 % de la surface du fond des océans n'est même pas cartographiée avec un degré de précision inférieure au kilomètre. Le projet Seabed 2030, lancé ce 21 juin en Nouvelle-Zélande, a justement pour but de couvrir tout le Pacifique sud et ouest (124 millions de km2) d'ici à 2030 avec un degré de précision de 400 mètres », précise ce chercheur, qui espère bien convaincre la France de rejoindre ce projet. Plus d'un millier de bateaux de pêche et de tourisme pourraient être équipés de sonars pour cette tâche titanesque.

    Le français Créocéan, filiale du groupe Keran, va lui aussi se lancer dans l'exploration des fonds marins. Jean-Marc Sornin, son fondateur et actuel administrateur, espère capter 10 % du marché, qu'il estime entre 800 millions et 1,2 milliard de dollars. « Nous allons lancer cet été Abyssa pour développer la cartographie extensive des océans via une flotte de onze drones reliés à un navire de surface. Des zones de très grande envergure seront cartographiées quotidiennement pendant des campagnes de 10 à 20 jours. Nous devrions être prêts à démarrer à la fin de l'année prochaine », détaille-t-il.

    Si la connaissance des lieux potentiels d'exploitation minière sous-marine va s'étoffer, les études et les explorations réalisées ces dernières décennies ont déjà permis de répertorier les zones à privilégier. « Dans les océans, les métaux sont présents sous trois différentes formes », indique Ewan Pelleter, géologue marin à l'Ifremer. A savoir les nodules polymétalliques, les encroûtements cobaltifères et les sulfures polymétalliques.

    les trois formes de metaux
    - Les nodules polymétalliques : ces gros cailloux brun-noir de 5 à 10 cm de diamètre contiennent principalement du fer et du manganèse aux côtés du zinc, du cuivre et du baryum. Ils gisent dans les plaines abyssales entre 4.000 et 6.000 mètres de profondeur.
    - Les encroûtements cobaltifères : Ils se situent sur les monts sous-marins à une profondeur située entre 400 et 4.000 mètres. Ils recèlent des minerais aussi variés que l'oxyde de fer, le manganèse, le cobalt, le platine, mais également des terres rares.
    - Les sulfures polymétalliques : ils ressemblent à des cheminées d'usines (d'où leur surnom de « fumeurs noirs ») et peuvent être éloignés les uns des autres de plusieurs dizaines de kilomètres. Ils sont situés à proximité des sources hydrothermales le long des dorsales océaniques, entre 1.500 et 5.000 mètres de profondeur.

    L'accès aux nodules et aux encroûtements reste aujourd'hui très complexe. « Du fait de leur profondeur, leur exploitation serait encore trop coûteuse », estime Ewan Pelleter. En revanche, le potentiel des sulfures se révèle plus prometteur. Appelées aussi « fumeurs noirs », ces cheminées crachent des panaches d'eau acide, à près de 400 degrés Celsius, qui contiennent de grandes quantités de fer, de cuivre et de zinc, ainsi que des quantités minimes d'argent, d'or, de cobalt, de plomb, de baryum, de cadmium, d'antimoine, de mercure, de terres rares...

    Les « fumeurs noirs »

    Un véritable eldorado. « D'autant que la densité des métaux dans les minerais sous-marins peut être de 10 à 20 fois supérieure à celle des mines terrestres », indique Francis Vallat. « La concentration en cuivre peut atteindre jusqu'à 10 %, contre 1,5 % pour la plus grande mine chilienne. Ces amas contiennent aussi jusqu'à 8 grammes d'or par tonnes, contre une moyenne d'un à deux grammes pour les mines terrestres. La teneur en argent peut atteindre 200 grammes par tonnes », complète Ewan Pelleter. Ce sont ces zones - il y en aurait 250 exploitables dans le monde - qui sont visées en priorité. Et c'est l'une d'elles, qui compte 19 « fumeurs noirs » sur environ 60 kilomètres carrés, que Nautilus Minerals va exploiter.

    La France vise aussi l'exploitation de ces cheminées. Dans ses eaux territoriales. Disposant de près de 11.000 kilomètres carrés de zones exclusives côtières (deuxième surface maritime mondiale derrière les Etats-Unis) grâce aux Dom-Tom, l'Hexagone peut en effet espérer devenir un acteur majeur du secteur. Mais cela prendra du temps.

    Aux dernières Assises de l'économie de la mer, en novembre dernier au Havre, le Premier ministre, Edouard Philippe, est resté plutôt vague. « Je souhaite qu'on mette l'accent sur l'exploration de nos grands fonds marins [...] pour que, d'ici à cinq ans, la France, qui dispose de toute la chaîne pour explorer ces fonds, soit leader sur ce segment. »

    Pour l'heure, les efforts portent sur la Polynésie française aux environs de Wallis-et-Futuna. Trois campagnes d'exploration ont été menées entre 2010 et 2013 par l'Ifremer, en consortiumavec Eramet et Technip. Elles ont détecté un site prometteur d'amas sulfurés. Une autre campagne est prévue en septembre prochain.

    Francis Vallat est enthousiaste. « La France est le seul pays au monde à disposer de leaders mondiaux dans les dix phases de travaux nécessaires à l'exploration puis l'exploitation des futurs gisements. C'est une chance sans précédent. En novembre 2017, le cluster a renouvelé son accord de coopération de 2015 avec la DeepSea Mining Alliance allemande pour des projets de coopération dans les mines sous-marines. Que ce soit pour fabriquer des machines ou pour exploiter des mines ensemble. Tout est sur la table. »

    Quel impact sur l'environnement ?

    Reste que les projets français avancent doucement. Très doucement. Du côté des industriels chez Eramet et Technip, on reconnaît que l'activité minière sous-marine n'est pas prioritaire. « Il devrait s'écouler dix à quinze ans avant que nous ne voyions la première véritable mine sous-marine française », prédit Francis Vallat. En cause, notamment, les préoccupations environnementales. « Nous n'avons aucune connaissance précise de l'impact sur la biodiversité environnante et ni quel sera l'effet à terme des retombées sédimentaires provoquées par l'extraction du minerai », avertit Geoffroy Lamarche.

    Les ONG, elles, s'insurgent déjà contre les projets industriels. « Nous ne savons pas quel niveau de dommages les océans peuvent tolérer sans perdre leur résilience et leur capacité à fournir des fonctions vitales, alerte la Deep Sea Conservation Coalition, qui rassemble plus de 70 organisations environnementales. Notre connaissance des écosystèmes et de la biodiversité de la mer profonde est encore pauvre et nous ne comprenons pas complètement le rôle de la mer profonde au niveau du système terrestre », dit-elle.

    De même, la richesse de la flore et de la faune subaquatique ne sera-t-elle pas impactée par l'extraction des minerais et la plume sédimentaire (retombées de sédiment provoqué par l'extraction des métaux) ? « Les industriels sont très conscients des risques et de leur responsabilité environnementale, assure Francis Vallat. Ils ne démarreront rien tant que toutes les assurances et autorisations n'auront pas été prises pour éviter des dommages écologiques. »

    Investissements colossaux

    De surcroît, les investissements nécessaires à la mise en service d'une mine sous-marine sont colossaux. Pour le matériel d'excavation et de transport, Nautilus a mobilisé plus de 400 millions de dollars. S'y rajoutent les coûts d'exploration (environ 50 millions de dollars) et les coûts de fonctionnement de la mine dès la mise en service (coût de transport, salaires, dépenses d'approvisionnement sur place des équipes...), évalués à plus de 100 millions de dollars.

    Avec un tel ticket d'entrée, les industriels prendront toutes les précautions nécessaires avant de se lancer. « Nous n'avons pas le choix. Tôt au tard, nous exploiterons les richesses minières de l'océan. Alors faisons-le avec le maximum de précaution pour l'environnement et un impact minime. Nous en avons les moyens », assure Geoffroy Lamarche. Les géants d'acier de Nautilus, eux, se mettront à labourer le fond de la mer dès l'an prochain. Personne ne les entendra.

    Source illustrée : www.lesechos.fr - Rédaction: Richard Hiault


    23/06/18 - Paléontologie: un fossile de tortue vieux de 150 millions d'années découvert en Chine

    Un fossile de tortue datant d'il y a 150 millions d'années a été découvert dans la municipalité de Chongqing (sud-ouest de la Chine).

    L'agriculteur Liu Changyu a trouvé une "roche" en forme de carapace de tortue dans l'arrondissement de Qijiang de Chongqing, plus tôt ce mois-ci.

    La fille de M. Liu a publié des photos en ligne sur WeChat, qui se sont propagées et ont été vues par le bureau des ressources terrestres et de la gestion du logement de l'arrondissement, a précisé Xie Xianming, directeur du département de la gestion du géoparc du bureau.

    Des paléontologues du bureau municipal de la recherche de Chongqing ont confirmé qu'il s'agissait d'un fossile de tortue à cou de serpent de la période jurassique.

    Le fossile sera exposé au musée géologique de l'arrondissement de Qijiang.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Vendredi 22/06/18 - Fort et bref tremblement de terre au Vanuatu

    Un important mais bref séisme a secoué le Vanuatu, ce matin. Une secousse dont l'intensité a été évaluée à 6,1 par le centre américain USGS. Survenue à 8h13, elle se serait produite à une vingtaine de kilomètres de profondeur, et à 33 kilomètres au Sud-ouest de Port-Vila.

    «Sous les tables»

    «L'épicentre était sous nos pieds. Tous les élèves (et leur prof) sous les tables. Pas de dégâts sinon quelques fissures», a par exemple réagi un enseignant, avec humour, sur Twitter.

    Plus court que d'autres

    Selon des habitant joints par Radio New Zealand, le tremblement de terre a semblé puissant mais n'a pas duré longtemps comparé à d'autres épisodes: le pays, situé sur la Ceinture de Feu du Pacifique a l'habitude d'être secoué. Quant aux dégâts, à ce stade, seules des conséquences mineures ont été signalées. Pas non plus d'alerte au tsunami.

    Source: la1ere.francetvinfo.fr - Rédaction: Françoise Tromeur


    22/06/18 - Exercice: un faux séisme à Montpellier

    Ce vendredi, les pompiers de l'Hérault ont effectué une simulation de "sauvetage-déblaiement" post séisme dans les anciens locaux de la gendarmerie, rue Massena, à Montpellier.

    Le thème de l"exercice : Nous sommes le vendredi 22 juin, un séisme d'une magnitude de 4,7 a lieu à proximité des côtes du département de l'Hérault dans la nuit précédente.

    De nombreux dégâts matériels ont été constatés et la ville de Montpellier a subit aussi des dégâts conséquents. Le groupe spécialisé en Sauvetage Déblaiement est envoyé en appui d'un groupe incendie et secours à personnes sur le site de la gendarmerie de Montpellier.

    Les premières victimes ont été évacuées et prises en charges par La Croix-Rouge dans un gymnase mais il reste potentiellement 14 personnes fictives réparties sur 3 cages d'escaliers.

    Ce vendredi, ils étaient 40 pompiers du groupe spécialisé "Sauvetage-Déblaiement", rue Massena à Montpellier, ainsi qu'un médecin, trois infirmiers et l'unité cynotechnique (chiens) avec quatre maîtres-chiens.

    Pendant l'année, le groupe spécialisé intervient une quinzaine de fois sur, entres autres, des sauvetages d'animaux, des effondrements de bâtiments liés aux intempéries, des mini tornades. La moitié de leurs interventions consiste à faire part de leur expertise auprès des pompiers.

    Source: www.lagazettedemontpellier.fr - Rédaction: Caroline Couffinhal


    22/06/18 - Les restes d’un ancien panda géant vieux de 22 000 ans découverts dans une grotte

    L’ADN d’un crâne de panda fossilisé vieux de 22 000 ans suggère qu’une lignée entièrement distincte de pandas géants parcourait le sud de la Chine à cette époque.

    Le crâne de l’animal, vieux d’environ 22 000 ans, a été retrouvé dans le Guangxi, une province chinoise qui borde le Vietnam. Aucun panda géant n’y vit aujourd’hui : la population totale de ces spécimens, qui compte moins de 2 500 individus, est confinée dans trois provinces du centre de la Chine. Les chercheurs soupçonnaient en revanche que les pandas occupaient de grandes parties de la Chine dans le passé, mais sans prélèvements ADN, impossible de cartographier l’arbre généalogique de ces animaux. On y voit aujourd’hui un peu plus clair, puisque ce nouveau travail suggère une branche jusqu’alors inconnue.

    Après avoir séquencé l’ADN logé dans le crâne et l’avoir comparé aux génomes de pandas géants modernes et de 32 autres ours anciens, les chercheurs ont en effet découvert que cet ours du Guangxi partageait un ancêtre commun avec les pandas géants il y a 183 000 ans, avant de suivre sa propre voie évolutive. Il appartenait donc à un groupe distinct désormais éteint, et ne serait donc pas l’ancêtre direct des pandas géants actuellement retrouvés en Chine. Les chercheurs soulignent par ailleurs qu’ils ne disposent pas assez d’informations pour pouvoir visualiser cet l’animal. L’analyse des isotopes de carbone et d’azote présents dans le fossile a néanmoins révélé qu’il mangeait des plantes.

    Dans leur analyse, les chercheurs ont pu extraire l’information génétique du fossile en ciblant l’ADN mitochondrial (ADNmt) au lieu de l’ADN nucléaire. L’ADN mitochondrial est plus facile à analyser parce qu’il y en a habituellement environ 1 000 exemplaires dans une cellule donnée, contre une paire seulement pour l’ADN nucléaire. Cependant, l’ADN mitochondrial (de la mère) ne raconte que la moitié de l’histoire génétique alors que l’ADN nucléaire, lui, est beaucoup plus instructif. Il contient des informations sur les deux parents, mais se dégrade beaucoup plus facilement, surtout dans des environnements chauds et humides comme celui-ci.

    Obtenir le génome nucléaire des pandas géants du sud sera néanmoins le prochain objectif des chercheurs, que ce soit dans ce fossile ou dans un autre retrouvé dans la région et datant de la même période. Ces données permettraient de dresser un tableau beaucoup plus complet de ces différentes lignées. Par ailleurs, extraire l’ADN mitochondrial puis nucléaire est un exploit qui a déjà été accompli avec l’ADN néandertalien.

    Source: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec Jessica Boddy gizmodo.com


    22/06/18 - Chine: découverte d'un fossile de dent de mammouth dans le Jilin

    Un habitant de la province chinoise du Jilin (nord-est) a récemment trouvé un fossile, qui, pourrait être, selon les archéologues, une dent de mammouth.

    Le fossile a été trouvé sur un chantier à Changchun, capitale de la province.

    Chen Quanjia, responsable de la Société de paléontologie de Chine, a indiqué que certaines zones dans le nord-est de la Chine avaient abrité des mammouths.

    "La découverte peut dater d'environ 20.000 ans. Cependant, sa valeur pour la recherche est très faible, car le fossile a été très érodé", a indiqué M. Chen.

    Il a également noté que Changchun planifiait de construire un musée des fossiles de mammouths et de rhinocéros laineux.

    Source: Agence de presse Xinhua


    Jeudi 21/06/18 - Pas d'accalmie à Mayotte: cinq séismes d'une magnitude supérieure à 4 ressentis cette nuit

    Le dernier point de situation du Bureau de recherche en géologie minière de Mayotte fait état de cinq secousses d'une magnitude supérieure à 4 enregistrée ces dernières 24 heures.
    La préfecture de Mayotte a publié les derniers enregistrements du BRGM :

    - 00h36 d’une magnitude de l’ordre de 4.5

    - 01h00 d’une magnitude de l’ordre de 4.0

    - 01h23 d’une magnitude de l’ordre de 4.2

    - 01h43 d’une magnitude de l’ordre de 4.0

    - 01h57 d’une magnitude de l’ordre de 4.7

    Les localisations faites pour les derniers évènements sont situées dans la zone de l’essaim observée depuis le début du phénomène.

    Les services de l’État restent mobilisés.

    Source: www.ipreunion.com


    21/06/18 - Une crevette fossile emblématique éclaire d’un jour nouveau les débuts de l’évolution des arthropodes

    Cette étude est le fruit d’une coopération franco-canadienne entre le Laboratoire de Géologie de l’Université de Lyon (LGLTPE), le Royal Ontario Museum (Canada; ROM), la Memorial University of Newfoundland (MUN; Canada), et l’University of Toronto (Canada; U of T). Elle décrit Waptia, un animal emblématique des Schistes de Burgess, site paléontologique classé au patrimoine mondial UNESCO qui ne cesse de livrer des informations cruciales sur les débuts de la vie animale il y a plus de 500 millions d’années.

    Waptia est un petit animal d’environ 5 cm de long que l’on pourrait confondre avec une crevette. Les scientifiques ont étudié pas moins de 1800 spécimens conserves dans les collections du Royal Ontario Museum de Toronto et du Musée National d’Histoire Naturelle de Washington DC et révélé l’importance de ce fossile clé dans la longue histoire évolutive des animaux articulés : les arthropodes.

    Protégé par une carapace bivalve, Waptia possédait des yeux composés, des antennes sensorielles et des mandibules étonnamment semblables à celles des arthropodes actuels, constituées d’une partie masticatrice et d’un palpe soyeux. Les mandibules caractérisent le groupe le plus diversifié de la planète, celui des mandibulates, regroupant insectes, crustacés et mille-pattes. L’originalité de Waptia est l’absence d’une seconde paire d’antennes comme c’est le cas chez les insectes et les myriapodes (mille-pattes). On pensait jusqu’à présent que la perte de ces antennes était liée à l’adaptation des arthropodes au milieu terrestre. Waptia nous montre qu’elle s’est également produite en milieu marin, et beaucoup plus tôt dans l’histoire évolutive des arthropodes.

    Waptia était également pourvue d’une série d’appendices armés d’extensions épineuses. Elles permettaient la capture de petites proies qui étaient démantelées ventralement avant d’être ingérées. La partie postérieure de l’animal possédait six paires d’appendices frangés de nombreuses lamelles, utilisés à la fois pour la respiration à la manière de branchies, et pour la nage. L’abdomen articulé et l’éventail caudal permettaient quant à eux une grande flexibilité corporelle et un contrôle directionnel.

    Une reconstitution numérique en 3D montre que Waptia était un animal nageur très actif, capable d’explorer son environnement, de capturer des proies et sans doute de se poser sur des reliefs sous-marins.

    Une analyse cladistique portant sur plus de 200 caractères morphologiques a permis de préciser les liens de parenté entre Waptia et les autres arthropodes. L’arbre obtenu confirme que Waptia et d’autres formes apparentées appartiennent bien aux mandibulates et sont proches de l’origine des crustacés et des insectes.

    Les premiers spécimens de Waptia ont été découverts par Charles Walcott le 30 août 1909 comme l’indique son carnet de terrain où figure le premier croquis de cet arthropode. Très impressionné par sa beauté il note qu’il s’agit de “l’un des plus élégants crustacés des Schistes de Burgess”. Décrite de façon très succincte en 1912, Waptia fieldensis tombera curieusement dans l’oubli et personne ne tentera de l’explorer en détails. L’interprétation de Walcott, souvent critiquée car trop simpliste, s’avère aujourd’hui être juste. Waptia est bien à l’origine des pan-crustacés, terme scientifique utilisé pour désigner le super-groupe des crustacés et des insectes.

    Source illustrée: INSU-CNRS


    21/06/18 - Paléontologie: le T. rex ne pouvait pas tirer la langue

    La plupart des dinosaures étaient physiquement incapables de tirer la langue, à l'instar des crocodiles. La mobilité de cet organe semble être apparue avec le vol, lorsque les bras se sont transformés en ailes.

    Nananananère ! Si vous croisez un T. rex un jour, vous pourrez le narguer en lui tirant la langue car lui en est incapable ! Ou bien courez vous cacher... Les images effrayantes de la bête en train de rugir avec la langue pendante dans le fameux Jurassic Park et ses déclinaisons sont erronées ! "Cela fait longtemps qu'on les représente de la mauvaise façon", affirme à l'AFP l'une des scientifiques auteures de la découverte, Julia Clarke, de l'université du Texas à Austin.

    Le T. rex, comme la plupart des dinosaures et des crocodiles actuels, avait la langue fixée au fond de la bouche. Il lui était donc impossible de la sortir de sa gueule. C'est ce que révèle une nouvelle étude menée par le professeur Zhiheng Li, de l'université du Texas et de l'Académie chinoise des sciences.

    Les chercheurs ont comparé les os hyoïdes (sur lesquels sont attachés les muscles qui soutiennent et qui meuvent la langue) des oiseaux modernes et des alligators avec ceux des dinosaures. Pourquoi les oiseaux ? Parce que ce sont les descendants directs des dinosaures, en témoignent les écailles qu'ils ont toujours aux pattes. Toutefois, eux peuvent tirer la langue, contrairement à leurs cousins dentés, les crocodiles et les dinosaures.

    Des os plus courts
    L'équipe de scientifiques, dont l'étude est parue dans PLOS One le 20 juin 2018, a comparé des images à rayons X des fameux os hyoïdes de l'alligator d'Amérique et de neuf espèces d'oiseaux (des autruches aux canards) ainsi que ceux de fossiles de dinosaures. Dans le lot, le fameux Tyrannosaurus rex, des ptérosaures et d'autres petits dinosaures.

    "Chez la plupart des dinosaures, les os de la langue sont très courts. Et chez les crocodiliens qui ont un os court, la langue est complètement collée au fond de la gueule", explique Julia Clarke à l'AFP.

    Mais le plus intéressant reste à venir. En effet, Zhiheng Li et ses collègues se sont aperçus que les os hyoïdes des ptérosaures - des dinosaures volants ressemblant à des oiseaux géants - étaient semblables à ceux des oiseaux modernes. Ils présentaient en effet une grande diversité de formes et de tailles.

    Une adaptation au vol

    Quel est le rapport entre les os du cou et le vol ? L'équipe de chercheurs pense avoir la réponse. Il s'agirait bien d'une adaptation au vol, plus particulièrement à la perte de " mains " au profit des ailes. Effectivement, si les mains disparaissent, la langue peut devenir beaucoup plus importante pour manipuler la nourriture.

    De plus, Zhiheng Li et ses collègues avancent l'hypothèse que la capacité de voler aurait pu conduire à de nouveaux modes d'alimentation et donc à la diversification des os hyoïdes. Avec des os plus étendus, la mobilité de la langue augmente. Les oiseaux peuvent en effet posséder une langue préhensile qui leur est très utile pour se nourrir. C'est le cas des perroquets qui s'en servent pour manipuler leurs aliments.

    Ce n'est pas la première fois que Julia Clarke, co-auteure de l'étude, bouscule les croyances (les fantasmes) liées à ces reptiles géants. Elle avait essayé de reproduire le " cri " du redoutable T. rex dans un documentaire pour la BBC, The Real T-Rex, diffusé en janvier 2018 (voir la vidéo ci-dessous). Et le résultat était surprenant, bien loin des rugissements effrayants de Jurassic Park… D'après elle, la vocalisation se rapprochait plus d'un grondement grave et impressionnant, un mix entre des oiseaux et certains reptiles.

    Source: www.sciencesetavenir.fr avec l'AFP


    Mardi 19/06/18 - Le séisme d’Osaka ravive la peur du « big one » au Japon

    Alors que le tremblement de terre lundi a fait 5 morts et 370 blessés, des experts estiment qu’un séisme de magnitude 8 ou 9 est à redouter dans les trente ans.

    Comme si les répliques ne suffisaient pas. La région d’Osaka, la grande métropole de l’ouest du Japon, et ses 8,8 millions d’habitants (19,8 avec les villes de Kobe et Kyoto) devaient subir, dans la soirée du mardi 19 juin, de fortes précipitations, malheureusement fréquentes en juin, période de mousson.
    Pour les habitants affectés par le tremblement de terre de magnitude 6,1 survenu la veille à 7 h 58 et qui a fait 5 morts et quelques 370 blessés, selon le bilan diffusé mardi, la perspective de la pluie s’ajoutait aux incessantes répliques du séisme. L’agence de la météorologie (JMA) en avait détecté vingt-huit en plus de vingt-quatre heures. La plus forte, enregistrée au cœur de la nuit, fut de magnitude 4.

    Pluie et séismes augmentent les risques de glissements de terrain. « Soyez attentifs aux alertes d’évacuation des municipalités ainsi qu’aux informations données par la radio et la télévision », a rappelé mardi le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

    L’objectif est d’éviter d’aggraver le bilan du séisme dont l’intensité a atteint le niveau 6 – sur l’échelle japonaise graduée de 0 à 7. A 6, explique la JMA, « il est difficile de se tenir debout. Les meubles non fixés peuvent tanguer et tomber. Les portes peuvent être déformées. Les toits et les fenêtres peuvent être endommagés ». La plupart des victimes ont subi la chute de murets de béton ou de meubles.

    Lire aussi : Au Japon, un séisme fait au moins trois morts et plus de 200 blessés

    Sans eau ni gaz
    Les dégâts aux infrastructures ne sont pas négligeables. Des routes et des ponts sont endommagés. D’importantes canalisations d’eau ont cédé, soulevant des interrogations sur leur mise aux normes antisismiques. Sur le plan économique, la région, très industrialisée, a vu des entreprises comme Panasonic, Honda ou encore Sharp suspendre pendant plusieurs heures les activités de certains sites de production.

    Mardi matin, les transports en commun – dont le train à grande vitesse Shinkansen – circulaient de nouveau, faisant espérer aux travailleurs de ne pas revivre le cauchemar de la veille. Contraints de rentrer chez eux à pied, ils avaient formé des files ininterrompues sur plusieurs kilomètres. Le pont de 800 mètres, Shin-Yodogawa, qui enjambe le fleuve Yodogawa traversant la métropole, fut ainsi encombré pendant des heures.

    Nombre de foyers, particulièrement à Takatsuki, municipalité du nord-est d’Osaka et la plus proche de l’épicentre, restaient mardi sans eau ni gaz. La compagnie Osaka Gas a mobilisé 2 500 techniciens pour rétablir la distribution aux 110 000 foyers affectés. Les travaux pourraient durer jusqu’à la fin du mois. L’électricité a été rétablie pour quelque 170 000 foyers touchés lundi.

    Un peu plus de 350 lieux d’évacuation ont été ouverts. Près de 1 400 personnes s’y sont réfugiées, notamment celles n’ayant pas pu rentrer chez elles lundi soir. Les Forces d’autodéfense ont été mobilisées pour assurer la distribution d’eau.

    A Takatsuki, près d’Osaka (Japon), après un séisme, le 18 juin 2018.
    Pour beaucoup d’habitants, le séisme a ravivé la mémoire de celui de Kobe, proche d’Osaka, qui avait fait plus de 6 400 morts en 1995. D’autres s’angoissent pour l’avenir. « Le grand tremblement de terre de la fosse de Nankai pourrait survenir. Il faut se préparer », s’est ainsi inquiété un habitant d’une soixantaine d’années sur la chaîne publique NHK. Cette fosse longe la côte sud-ouest du Japon jusqu’à son centre. Elle coïncide avec la zone de subduction entre la plaque des Philippines et celle de l’Amour.

    Depuis le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire de mars 2011, les grands instituts d’études sismiques ont revu leurs travaux sur les prévisions des tremblements de terre à venir. Ils redoutent toujours le « big one » attendu à Tokyo, mais s’inquiètent de plus en plus de celui de la fosse de Nankai.

    Impact sur l’économie

    En décembre 2017, la commission gouvernementale sur les séismes a révisé à la hausse les risques de séismes de magnitude 8 ou 9 pouvant survenir dans les trente ans dans cette zone. Initialement à 70 %, le risque est désormais estimé entre 70 % et 80 %. Le calcul s’appuie sur la périodicité observée des tremblements de terre. Elle est à environ 90 ans pour ceux de la faille de Nankai et le dernier séisme majeur y a eu lieu en 1946.

    Le 7 juin, la société japonaise des ingénieurs civils a dévoilé une évaluation des conséquences financières d’un tel séisme, suivi d’un puissant tsunami. La catastrophe causerait des dégâts dont le coût pourrait atteindre 1,4 million de milliards de yens (10 920 milliards d’euros, 2,5 fois le PIB). Outre les dégâts matériels aux infrastructures et aux bâtiments, ce montant inclut l’impact sur l’économie, dont le redressement pourrait prendre 20 ans.

    Ces calculs occupent les débats à la télévision depuis le séisme d’Osaka même s’ils sont contestés. Le professeur Robert J. Geller, du département des sciences de la terre de l’université de Tokyo et habitué de ces débats, n’a pas hésité à tweeter : « Les prévisions du gouvernement s’appuient sur la périodicité, une théorie erronée. » Le chercheur est toujours apparu réservé sur les prévisions. Dans un article publié en 2011 dans la revue Nature, il fait remarquer que tous les séismes ayant fait plus de dix morts depuis 1979 étaient survenus dans des zones considérées comme à risque faible. Pour lui, c’est l’ensemble du Japon qui est à risques.

    Les prévisions, pour hypothétiques qu’elles soient, bénéficient d’une publicité accrue depuis 2011 et peuvent être utiles pour maintenir en alerte la population. Et les sociétés d’assurances s’appuient dessus pour fixer leurs primes. En janvier, Tokio Marine & Nichido Fire Insurance Co a augmenté les siennes pour certaines régions, notamment le Shikoku, la plus proche de la fosse de Nankai.

    Source: www.lemonde.fr/planete - Auteur: Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)


    Lundi 18/06/18 - Au Japon, un séisme fait au moins trois morts et plus de 200 blessés

    Le tremblement de terre de magnitude 6,1 a secoué la région d’Osaka vers 8 heures et provoqué l’arrêt de nombreux transports.

    La secousse a été brève mais particulièrement intense.

    La région d’Osaka, dans le centre du Japon, a été l’épicentre d’un tremblement de terre de magnitude 6,1, selon l’Agence de météorologie du Japon. Le séisme s’est produit lundi 18 juin vers 8 heures, à 13 kilomètres de profondeur, au nord la ville.

    Les autorités ont dénombré au moins trois morts, deux octogénaires et une fillette de 9 ans qui se trouvait à l’école, ainsi que 214 blessés, selon un nouveau bilan.

    Le séisme n’a visiblement pas fait de dégâts majeurs, mais certains bâtiments ont été endommagés ou incendiés. Les transports publics, en particulier les trains, ont dû être arrêtés pour raison de sécurité, les autorités devant procéder à des vérifications sur les installations. Les chaînes de télévision montraient des passagers descendant dans le calme sur les voies, à l’aide d’échelles apposées par le personnel du réseau ferroviaire.

    L’Autorité de régulation nucléaire a indiqué n’avoir rien détecté d’anormal dans les centrales de la région, tandis que plusieurs usines, dont le constructeur d’automobiles Honda, ont suspendu la production pour procéder à des vérifications.

    Le risque de répliques

    Le premier ministre Shinzo Abe a rapidement pris la parole pour assurer de la mobilisation du gouvernement, avec « pour première priorité de sauver la vie des gens ». Il a ordonné à son équipe de « réunir promptement des informations sur d’éventuels dégâts ».

    De nombreuses secousses secondaires se sont produites et les autorités mettaient en garde les habitants de la région contre le risque d’effondrements de maisons et de glissements de terrain, des pluies étant de plus attendues.

    Le portail du temple de Myotoku-ji s’est effondré à Ibaraki, près d’Osaka, à la suite d’une secousse, le 18 juin.

    « Le risque que des maisons s’effondrent et que des glissements de terrains ou de boue se produisent est accru dans les zones fortmement secouées. Soyez très vigilants face aux risques sismiques et aux informations concernant des chutes de pluie, éloignez-vous des endroits dangereux sauf absolue nécessité », a averti au cours d’une conférence de presse un responsable de l’agence météorologique, Toshiyuki Matsumori.

    Le Japon est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, une vaste zone qui concentre la majeure partie des tremblements de terre et des éruptions volcaniques de la planète. Il subit chaque année plus de 20 % des séismes parmi les plus puissants recensés dans le monde.

    Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 qui s’est produit dans l’océan Pacifique a provoqué un tsunami faisant 18 000 morts et disparus et un accident majeur à la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord-est du pays.

    Source: www.lemonde.fr avec l'AP


    18/06/18 - Guatemala: arrêt des recherches de près de 200 disparus après l’éruption du volcan

    Les autorités du Guatemala ont annoncé dimanche l’arrêt des recherches de près de 200 personnes ensevelies par l’éruption du Volcan de feu survenue début juin, qui a fait au moins 110 morts.

    "Il a été décidé que les actions de recherche sont définitivement arrêtées dans les communautés de San Miguel Los Lotes et El Rodeo et la zone a été déclarée inhabitable", a indiqué à la presse la protection civile.

    Les recherches des disparus parmi les débris sont devenues très difficiles en raison de l'activité continue du volcan et des mauvaises conditions météorologiques qui ont touché la zone sinistrée.

    La protection civile a également indiqué que le Volcan de feu a généré dimanche 4 à 5 explosions par heure rejetant des colonnes de cendres jusqu'à mille mètres au-dessus du cratère du volcan situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

    Depuis l'éruption du Volcan de feu le 3 juin, 110 personnes ont été tuées, 197 ont été portées disparues et 3.617 personnes sont hébergées dans des centres d'accueils, selon les données officielles.

    Selon un rapport de l'Institut de volcanologie (Insivumeh), l’activité des volcans de Pacaya et de Santiaguito a également augmenté ces derniers jours, imposant aux résidents et aux autorités de rester en état d'alerte maximale.

    Source: Maroc diplomatique avec la MAP


    Dimanche 17/06/18 - Un volcan entre en éruption aux îles Galapagos

    Le volcan La Cumbre est entré en éruption samedi 16 juin, sur les îles Galapagos. La faune locale est menacée.

    Les colonnes de fumée sont montées à plusieurs centaines de mètres. Le volcan La Cumbre, sur l'île de Fernandina, est entré en éruption et les images des nuages de fumée sont impressionnantes.

    La plus haute colonne aperçue avoisinnerait les 3 kilomètres de hauteur.

    L'éruption s'est produite dans un parc naturel et a été très suivie par les chercheurs. Ils alertent d'ailleurs sur les dangers encourus par la faune locale. Iguanes, serpents, cormorans, manchots et autres espèces marines sont menacés par la lave et la fumée.

    Il n'y a cependant pas de risque humain, l'île de Fernandina n'étant pas habitée.

    Source + vidéo: www.cnews.fr


    Samedi 16/06/18 - Guatemala. Trois volcans en activité maintiennent le pays en alerte

    Le Volcan de Feu, le Pacaya et le Santiaguito ont tous les trois projeté des cendres et de la lave vendredi. L'Institut de volcanologie du Guatemala recommande l'état d'alerte

    Trois volcans au Guatemala ont projeté vendredi des cendres et de la lave, mettant en état d'alerte les habitants et les autorités, parmi lesquels le Volcan de Feu entré en éruption il y a deux semaines faisant 110 morts et 197 disparus.

    Outre le Volcan de feu, l'activité du Pacaya, situé comme le premier à une trentaine de kilomètres de la capitale, Guatemala City, et du Santiaguito, à quelque 110 km à l'ouest, s'est également fortement accrue, selon un rapport de l'Institut de volcanologie (Insivumeh).

    L'Institut de volcanologie a recommandé au Coordinateur national pour la réduction des catastrophes (Conred) d'être en alerte, puisque le Volcan de feu et le Santiaguito peuvent engendrer des lahars, des coulées boueuses d'eau et de sédiments volcaniques qui détruisent tout sur leur passage.

    Glissements de boue et sédiments volcaniques
    Le rapport de l'Insivumeh stipule que le Volcan de feu enregistre chaque jour entre 5 et 7 explosions faibles à modérées qui expulsent des cendres à environ mille mètres au-dessus du cratère et provoquent des glissements de boue et des sédiments volcaniques.

    Le Santiaguito a une activité volcanique similaire, tandis que le Pacaya expulse lui aussi des cendres et une rivière de lave incandescente descend lentement le long de l'une de ses pentes.

    Le 3 juin, le Volcan de feu a semé la mort et la désolation, notamment dans la localité de San Miguel los Lotes, où les secours recherchent toujours les nombreux disparus parmi des tonnes de décombres. Mais leurs travaux sont fréquemment suspendus en raison des conditions météorologiques créant des risques de glissements de terrain.

    Source: www.ouest-france.fr avec l'AFP


    Vendredi 15/06/18 - Eruption à Hawaï: le volcan Kilauea fait pleuvoir des gemmes

    Le volcan Kilauea ne fait pas que semer la désolation, il crache aussi des olivines.

    Les coulées de lave du Kilauea ont légitimement inquiété les habitants de Big Island. Des milliers d'évacuations avaient eu lieu en mai dernier pour échapper au flux brûlant et aux émanations toxiques. Mais le volcan a réservé une autre surprise: phénomène rare fascinant les géologues, la montagne expulse des gemmes vertes appelées olivines.

    Appartenant au groupe des silicates, ces cristaux sont assez communs. Les plus beaux spécimens fournissent des pierres fines utilisées en joaillerie sous le nom de péridot.

    Source: www.bfmtv.com/planete


    15/06/18 - Mayotte: avec plus de 1400 séismes en un mois, la population vit dans la peur

    Les Mahorais sont épuisés depuis le début des tremblements de terre. Des experts doivent évaluer les dégâts matériels mais aucun ne sait combien de temps cette crise va encore durer.

    À Mayotte, les habitants sont épuisés. Depuis le 10 mai, plus de 1400 séismes les empêchent de dormir. Parmi ces secousses, plus de 20 ont été enregistrées de magnitude supérieure à 5 et plus de 140 de magnitude supérieure à 4. D'après la préfecture, «aucun élément ne permet d'envisager un tsunami dans le cadre du phénomène en cours».

    Une habitante de Mamoudzoun, angoissée, a dû quitter sa chambre, lézardée par des fissures de plusieurs mètres et qui laissent passer le jour. «C'est l'angoisse, je ne dors pas tellement», témoigne-t-elle auprès de l'AFP. Quant à sa mère, âgée de 80 ans, elle est depuis «très agitée». Sa belle-fille, Bridget, renchérit: «Si ça s'arrêtait, on pourrait souffler un peu».

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, les habitants ont pu se détendre car, «selon les dernières données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), la nuit a été calme sans événement sismique notable mais le phénomène est toujours en cours de surveillance», tweete le préfet de Mayotte.

    Mais Brigdet va tout de même devoir s'accrocher car ces tremblements ne semblent pas près de s'arrêter. «La durée de l'essaim est impossible à prévoir», confirme le BRGM sur son site, une caractéristique qui n'est pas de nature à rassurer les populations, d'autant qu'il n'est «pas possible d'exclure qu'un séisme de magnitude supérieure à celles déjà observées se produise». Le directeur du BRGM à Mayotte reconnaît: «Malheureusement, on est dans l'inconnu.» Celui-ci note qu'un essaim de séismes inscrit dans la durée «avec de telles magnitudes» est quelque chose de «rare».En effet, plusieurs pics ont eu lieu notamment le 4 juin où 25 séismes de magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés en 24 heures. Le 15 mai, la plus forte secousse jamais ressentie dans l'île a été recensée à une magnitude de 5,8.

    Un phénomène inédit

    En cause: une activité tectonique avec «une composante volcanique potentielle», à l'origine de secousses dont l'épicentre est situé à environ 50 km à l'est de Mamoudzou, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Cette activité déclenche un phénomène «inédit» sur ce territoire jusqu'ici classé en niveau 3 de sismicité (modérée): des séismes multiples et «imprévisibles», comme l'a rappelé le lieutenant-colonel Galichet, de la sécurité civile au ministère de l'Intérieur, lors d'une réunion début juin.

    Le niveau des dommages doit être estimé par une mission du groupe d'intervention macrosismique, actuellement sur le territoire. Elle doit se rendre dans les 17 communes de l'île. Ce vendredi, les experts faisaient le tour de la commune de Chirongui, au sud de Mayotte.

    Elle rendra un rapport à la commission interministérielle chargée de se prononcer sur le classement éventuel en catastrophe naturelle. «Un certain nombre de bâtis ou de structures ont été dégradés» chez les particuliers et dans le domaine public, admet la préfecture de Mayotte qui ne dispose pas encore d'assez d'éléments pour dresser un état des lieux des dégâts matériels.

    Christophe Sira, chargé d'étude macrosismique, admet sur le plateau de Mayotte 1ère: «C'est la première fois que nous travaillons sur une suite aussi importante secousses de magnitude 5». Il appelle les habitants à «signaler à la mairie les dégâts et fissures» présentes dans leur maison afin que l'édile puisse faire remonter l'information au groupe d'intervention.

    Du côté des établissements scolaires, des experts ont visité plus d'une dizaine de bâtiments du second degré, a déclaré le vice-rectorat de Mayotte à l'AFP. Plus d'une dizaine de salles de trois collèges ont été fermées «par précaution», certaines salles ont été étayées et deux étages d'un collège ont été «condamnés». Dans certains établissements, des horaires aménagés ont été mis en place afin que les élèves puissent continuer à avoir cours.

    Une «psychose»

    Depuis le début de la crise, dix familles ont été évacuées et relogées. Une quinzaine de personnes ont mobilisé les secours, pour «des crises d'angoisse» et des chutes dans les escaliers, rapporte Geneviève Dennetiere, médecin à l'ARS à l'AFP. Après chaque séisme, le SAMU reçoit une dizaine d'appels «de gens paniqués», ajoute-t-elle.

    Les premiers jours, plusieurs centaines d'habitants ont quitté leur logement pour dormir dans la rue, comme Nissoiti, qui se demande «si les maisons vont tomber» et qui est prête à quitter temporairement l'île pour rentrer aux Comores, affirme-t-elle à l'AFP. Une «psychose», selon les mots du directeur de l'Union départementale des associations familiales (UDAF), qui a poussé la préfecture à renforcer sa communication et l'Agence régionale de santé (ARS) à envisager la mise en place d'une cellule psychologique au sein de l'hôpital.

    La préfecture a annoncé jeudi la mise en place d'un numéro d'appel pour «la prise en charge des angoisses et troubles psychologiques générés par les séismes». Une équipe de professionnels de santé spécialisés assure la réponse téléphonique.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    15/06/18 - Une grenouille tropicale de 99 millions d'années découverte fossilisée dans l'ambre

    Une nouvelle espèce de grenouille, baptisée Electrorana limoae, a été décelée dans un morceau d'ambre. Il s'agirait de l'espèce de grenouilles tropicales la plus ancienne.

    Il existe 7 000 espèces de grenouilles et de crapauds et plus d'un tiers d'entre elles vivent dans les forêts tropicales. Malgré cette forte présence dans les écosystèmes tropicaux et humides, très peu de fossiles d'amphibiens y ont été découverts. Les paléontologues savent donc très peu de choses du début de l'évolution de ses animaux.

    Quatre petites grenouilles tropicales qui vivaient à l'époque des dinosaures ont été découvertes dans des morceaux d'ambre datant du Crétacé. Il s'agit des plus anciens fossiles en ambre de grenouille. Les restes d'une nouvelle espèce de grenouille ont même étaient identifiés : il s'agit de l'Electrorana limoae.

    « C'était très enthousiasmant de placer ces petits fossiles devant une source de lumière pour découvrir les grenouilles qui se trouvaient à l'intérieur », a déclaré David Blackburn, paléontologue au Muséum d'Histoire Naturelle de Floride, situé à Gainesville. « Les petits fossiles intacts de grenouilles sont peu nombreux et ce spécimen de l'espèce Electrorana est une perle rare ».

    L'étude publiée hier dans la revue Scientific Reports et qui décrit les fossiles, révèle que ces grenouilles ne mesuraient pas plus 2 cm. C'est l'exploratrice National Geographic Lida Xing, de l'Université des géosciences de Chine à Pékin, qui à l'origine de cette recherche.

    « Si les lézards et les grenouilles fossilisés dans l'ambre ne sont pas rares, des fossiles aussi vieux sont exceptionnels », a expliqué Marc Jones, spécialisé en fossiles de grenouilles au Muséum d'histoire naturelle de Londres au Royaume-Uni. « Le registre fossile des grenouilles reste peu fourni et est biaisé, mais des pépites comme celle-ci nous permettent d'en savoir plus sur ce que nous ignorons ».

    Une touvailleuse miraculeuse

    Ce fossile de grenouille vieux de 99 millions d'années provient du même gisement d'ambre situé dans le nord de la Birmanie et où ont été découvert la queue d'un dinosaure, deux oisillons, des ailes d'oiseau parfaitement conservées et de nombreux insectes. Le fossile de la grenouille renferme également des morceaux de bambou, des vers de velours et des araignées aquatiques, ce qui laisse penser que l'écosystème crétacé dans lequel a été formé ce fossile était une forêt tropicale. En effet, des espèces animales similaires sont souvent retrouvés dans les forêts tropicales d'aujourd'hui.

    Ce sont des collectionneurs de fossiles chinois qui ont fait don de ces grenouilles fossilisés au Dexu Institute of Paleontology de Chaozhou. Lida Xing précise que l'institut possédait déjà trois des quatre fossiles depuis quelques années, mais que ces derniers ne contenaient que les pattes avants de grenouilles et la silhouette d'un corps décapité et sans squelette apparent. Mais en 2010, un don « miracle » d'un spécimen plus grand et plus complet a rendu la dernière recherche des scientifiques possible.

    « Il était légèrement décomposé mais on distinguait quand même très bien le squelette à l'œil nu », confie Lida Xing.

    Grâce à la tomodensitométrie, les paléontologues ont beaucoup appris sur la structure en trois dimensions et l'anatomie interne des fossiles. Ils ont aussi pu constater qu'Electrorana ressemblait beaucoup aux grenouilles modernes. Il serait un ancêtre d'une des familles les plus anciennes d'amphibiens modernes, dont font partie les crapauds sonneurs et alytes.

    « Même si le fossile Electrorana présente peu de tissus mous contrairement aux fossiles de lézard retrouvés dans le même gisement, son squelette est très bien conservé. Il s'agit du plus vieux fossile d'une grenouille trouvé dans une forêt tropicale, un habitat très important pour les grenouilles modernes », indique Michael Pittman, paléontologue à l'Université de Hong Kong.

    Il reste encore beaucoup à découvrir

    D'après Michael Pittman, la qualité et la diversité des fossiles provenant de ces gisements d'ambre pourraient bien permettre aux scientifiques d'étudier le régime alimentaire de ces grenouilles afin de déterminer s'il était différent de celui des amphibiens modernes.

    D'ailleurs, le morceau d'ambre qui contient Electrorana renferme aussi une coccinelle. Il est donc probable que l'amphibien de l'ère des dinosaures se nourrissait de ce type d'insectes.

    Le fossile le plus complet appartenait à une jeune grenouille. Par conséquent, ses os étaient mous et n'ont pas pu fossiliser complètement. De nombreux éléments du squelette ne sont donc pas visibles, comme les articulations de la hanche, importantes pour bondir, et les tissus des oreilles internes, alors qu'ils auraient pu permettre aux scientifiques d'en savoir plus sur le comportement et l'écologie des amphibiens.

    Toutefois, l'un des auteurs de l'étude, Blackburn, espère que beaucoup d'autres fossiles seront mis au jour et qu'ils seront mieux conservés, pour permettre aux paléontologues de les comparer avec les grenouilles modernes afin de savoir comment vivaient et ont évolué ces amphibiens.

    « J'espère qu'il reste encore beaucoup de fossiles spectaculaires à découvrir », a-t-il confié. « De nombreuses espèces de grenouilles vivent dans nos forêts tropicales. Il se peut donc qu'il reste à découvrir beaucoup d'espèces du Crétacé dans les gisements d'ambre de Birmanie ».

    Source illustrée: www.nationalgeographic.fr/sciences


    15/06/18 - Des prédateurs vieux de 250 millions d’années découverts en Russie

    Des paléontologues russes et américains sont récemment tombés sur les restes d’espèces animales inconnues ayant peuplé l'actuelle Russie il y a des millions d’années. Ces avancées scientifiques ont permis une meilleure compréhension des changements survenus dans les écosystèmes de ces lointaines périodes géologiques.

    Des chercheurs russes et américains, venant respectivement du Musée de paléontologie de Kirov et du Musée des sciences naturelles de Caroline du Nord, ont découvert une impressionnante quantité de fossiles en bon état de conservation, non loin de la ville de Kotelnitch, dans la région de Kirov (791 kilomètres au nord-est de Moscou), rapporte le site d’information Gazeta.ru.

    Gorynytch et Notchnitsa

    Parmi leurs trouvailles figurent les restes de deux mammifères auparavant inconnus, ayant vécu durant le Permien (il y a 250-300 millions d’années), bien avant les dinosaures. Il s’agit d’un terrible prédateur de la taille d’un loup et à la redoutable dentition, qui apparait à présent comme le plus imposant représentant de la faune locale de cette période, et d’un carnivore de taille plus modeste mais aux dents tout aussi aiguisées.

    Le plus grand des deux est un membre des thérocéphales, un groupe de reptiles mammaliens apparu à l’aube du Permien. Il a par ailleurs reçu le nom de Gorynychus masyutinae, en l’honneur de Zmeï Gorynytch, légendaire et vile dragon du folklore russe.

    La seconde espèce découverte a quant à elle été baptisée Nochnitsa geminidens, et fait partie des gorgonopsiens, autre sous-ordre de reptiles mammaliens. Cet animal possédait de grandes orbites et vivait probablement la nuit, d’où son nom, les Notchnitsas étant des esprits malfaisants de la mythologie slave provoquant l’insomnie et naissant suite à la mort d’une sorcière sans enfant.

    « Une fenêtre sur la généalogie des mammifères »

    La découverte de ces créatures nous permet de mieux comprendre la réorganisation écosystémique engendrée par les différentes extinctions massives du Permien, dont la plus importante qu’ait connue la Terre. Ainsi, si à la fin de cette ère géologique les gorgonopsiens étaient typiquement les plus imposants prédateurs et que les thérocéphales n’étaient que de petits insectivores, les chercheurs ont constaté qu’au milieu du Permien la situation était inversée.

    « Entre ces extinctions, les rôles de prédateurs, que ces animaux ont joués dans leurs écosystèmes se sont tout-à-fait renversés. C’est comme si les ours voyaient leur taille diminuer jusqu’à atteindre celle des belettes, et que les belettes devenaient aussi grandes que des ours », illustre l’Américain Christian Kammerer, chercheur du Musée des sciences naturelles de Caroline du Nord, cité par Gazeta.ru, avant d’ajouter que Kotelnitch s’impose comme une « rare fenêtre sur la généalogie des mammifères de l’hémisphère nord durant le Permien ».

    Le territoire environnant Kotelnitch est en effet étonnement riche en fossiles datant du Permien, et de nouvelles espèces y sont découvertes presque tous les ans. Ce gisement est d’ailleurs étudié par des scientifiques du monde entier. Le seul endroit pouvant se targuer d’une richesse équivalente est le plateau de Karoo, en Afrique du Sud, mais la qualité de préservation des fossiles que l’on y trouve est bien moindre. Rien d’étonnant donc à ce que le Permien doive son nom à une ville russe voisine, Perm.

    Autres trouvailles

    Parmi les restes déterrés, se trouvent également ceux d’un ancien perroquet ayant vécu il y a 16-18 millions d’années en actuelle Sibérie. Bien qu’il s’agisse d’un unique os, un tarsométatarse, les chercheurs ont été en mesure d’affirmer qu’il est question d’un oiseau de taille comparable à celle d’une perruche ondulée.

    Enfin, les paléontologues russes ont participé à l’étude de restes d’un ancêtre des dinosaures, le Teleocrater rhadinus, qui a vécu dans la période du Trias, survenue après le Permien. Durant leurs examens, ils sont parvenus à conclure que les prédécesseurs des dinosaures mesuraient jusqu’à 3 mètres, possédaient de longs cou et queue, se déplaçaient sur quatre pattes et ressemblaient à des crocodiles. Or, on pensait auparavant qu’il s’agissait de créatures miniatures marchant sur deux pattes.

    Source illustrée: Russia Beyond - Rédaction : Erwann Pensec


    Jeudi 14/06/18 - Sénégal: l'exploitation des gisements pétro-gaziers rapportera 30 milliards de dollars aux caisses de l'Etat

    Grâce à l'exploitation du champ pétrolier SNE-1 et du gisement de gaz Grand Tortue, l'Etat sénégalais va gagner plus de 30 milliards de dollars soit environ 16 752 milliards de francs CFA.

    L'exploitation du pétrole et du gaz pourrait grandement contribuer aux finances du Sénégal. D'après une déclaration du directeur général de la société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), Mamadou Faye, l'exploitation du champ pétrolier SNE-1 et du gisement de gaz Grand Tortue permettra au pays de gagner plus de 30 milliards de dollars soit environ 16 752 milliards de francs CFA. Le responsable qui intervenait lors de la concertation nationale sur la gestion des revenus pétroliers et gaziers et sur le contenu local, a indiqué que l'exploitation des deux gisements va apporter des revenus totaux de plus de 150 milliards de dollars soit environ 83 760 milliards de francs CFA et des dépenses de près de 60 milliards de dollars soit environ 33.504 milliards de francs CFA.

    A l'occasion de cette réunion qui a rassemblé divers acteurs du secteur privé, des entreprises, des syndicats, des chefs religieux et coutumiers, de la société civile, entre autres, Mamadou Faye a expliqué que la part de l'État sénégalais y compris PETROSEN représenterait entre 52% et 66% des profits, durant une trentaine d'années.

    Notons que les champs pétrolier et gazier en question sont immenses. Les réserves du champ SNE-1 sont estimées entre 346 et 998 millions de barils de pétrole. Ce champ a été découvert en 2014 aux larges de Dakar dans le bloc de Sangomar Profond et nécessitera un investissement de 5,83 milliards de dollars soit environ 3 255 milliards de francs CFA avec une mise en œuvre en trois phases. Quant au gisement de Grand Tortue situé à cheval sur la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, ses réserves sont estimées à 560 milliards de mètre cube.

    les externalités négatives

    Cette rencontre de concertation nationale sur la gestion des revenus vise, selon le président sénégalais Macky Sall qui l'a présidée, «une gestion judicieuse de leurs revenus». «Nous connaissons les risques auxquels font face les pays soudainement pourvus de richesses naturelles. Il est donc impératif de prendre des mesures conservatoires visant à préserver la nation de toutes les externalités négatives liées au développement de l'industrie pétrolière», a déclaré le chef de l'Etat sénégalais.

    «C'est pourquoi, j'ai souhaité engager avec les forces vives de la nation, une réflexion prospective sur l'utilisation future des revenus du pétrole et du gaz, même si les premiers barils ne seront produits que vers 2021-2022», a ajouté Macky Sall.

    Source: www.7sur7senegal.com - Rédaction: Mohamed Ndour


    Mercredi 13/06/18 - Planète Terre: déficit de séismes de forte magnitude

    Voilà plus de 100 jours qu’aucun séisme de magnitude 7 ou plus n’a été enregistré nulle part sur la planète. Pourtant on en observe en moyenne une vingtaine par an.

    Le dernier tremblement de terre majeur a eu lieu le 25 février dernier, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, soit il y a 108 jours. Plus de 100 personnes y avaient perdu la vie.

    C'est la dure loi des probabilités : plus le temps passe, plus les chances qu'un de ces événements au potentiel ravageur se déclenche. Les vides statistiques dans le domaine de la géologie ne sont en général pas une bonne nouvelle.

    Encore plus impressionnant, aucun tremblement de terre de magnitude 6 et plus n’est apparu depuis novembre dernier. Un tel épisode de calme géologique n’avait pas été observé depuis 1982. Les spécialistes ne savent toujours pas comment prévenir des séismes plus de quelques secondes à l’avance. La technique la plus avancée consiste à sonner les alarmes dès les premiers signes.

    Source illustrée + vidéo: www.meteomedia.com avec TWN


    13/06/18 - Un séisme de magnitude 6,4 secoue Sumatra

    Un fort séisme de magnitude de 6,4 a touché, mercredi 13 juin 2018, l’île indonésienne Sumatra, a annoncé l’Institut américain de géophysique (USGS).

    Le tremblement de terre est survenu à 246 km du sud ouest de la ville de Padang, dans l’ouest de Sumatra.

    Jusqu’ici, aucune information sur d’éventuelles victimes ou dommages, n’a été rapportée.

    Source: www.nessma.tv


    13/08/18 - Mayotte: nouveau séisme de magnitude 5

    Alors qu’une accalmie était observée en nombre de séismes depuis ce week-end, une secousse estimée à 5,3 sur l’échelle de Richter a été observée cette nuit.

    Il était aux alentours de 20 heures que le Bureau des Recherches géologiques et minières (BRGM) a enregistré un séisme d’une magnitude de 5,3.

    Une personne a été légèrement blessée au moment de cette secousse. L’activité géologique en cours se poursuit et reste concentrée dans un secteur géographique situé entre 50 et 60 km à l’Est de Mamoudzou.

    Un séisme plus fort que d’habitude ?

    Les habitants de Mayotte affirment avoir subi une secousse plus importante que lors des dernières semaines. Mais ce n’est pas la plus forte enregistrée.

    Le BRGM explique que les raisons d’une sensation si marquante :

    - le mécanisme de rupture à la source : à magnitude égale, on peut avoir des amplitudes d’ondes plus fortes dans la direction de la rupture (comparable à l’effet Doppler). Dans l’essaim, il se pourrait que différents types de ruptures se soient produites. Cela pourra être étudié ultérieurement ;

    - l’effet de la propagation des ondes, qui peut avoir des hétérogénéités spatiales (différence de perception Nord-Sud connue aux Antilles) : cet effet n’est pas documenté à Mayotte ;

    - les effets de site locaux qui amplifient les mouvements du sol : en fonction de la topographie ou de la nature des sols. Ces effets sont connus et documentés à Mayotte ;

    - les effets liés au bâtiment dans lequel la personne se trouve : amplification en fonction des étages, réponse du bâtiment et du mobilier ;

    - les facteurs personnels : il est reconnu que la perception est différente d’une personne à l’autre ou pour une même personne en fonction des conditions : jour/nuit, état émotionnel, activité, etc.

    Source: www.linfo.re


    13/06/18 - Bali: le Mont Agung crache des cendres à 2.000 mètres de haut

    Le volcan indonésien du Mont Agung situé sur l'île de Bali a projeté des cendres jusqu'à 2.000 mètres de haut mercredi, ont indiqué des sources officielles. Habitants et visiteurs sont censés rester en dehors d'une zone d'exclusion de 4 km autour du volcan, a précisé le Centre de volcanologie et d'atténuation des risques géologiques.

    Le niveau d'alerte reste néanmoins encore un cran en-dessous du niveau le plus élevé qui était resté en vigueur de fin novembre à début février derniers.

    Les dernières éruptions meurtrières de ce volcan haut de 3.031 m datent de 1963 et 1964. Elles avaient coûté la vie à environ 1.200 personnes.

    L'Indonésie se situe sur ce qu'on appelle la Ceinture de feu du Pacifique, une zone connue pour ses éruptions volcaniques et ces bouleversements sismiques.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    Lundi 11/06/18 - Mayotte: deux séismes en 24 heures, une accalmie observée

    Deux séismes d’une magnitude supérieure à 4 ont été enregistrés depuis la nuit dernière à Mayotte. L’activité sismique se poursuit avec une accalmie observée ces dernières 24 h.

    Depuis la nuit dernière, le Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a enregistré deux séismes d’une magnitude supérieure à 4 :
    - le dimanche 10 juin à 23h53 d’une magnitude de 4.2
    - le lundi 11 juin à 06h09 d’une magnitude de 4.9

    Les épicentres restent localisés dans la zone de l’essaim sismique situé entre 50 et 60 km à l’Est de Mamoudzou.

    Source: www.linfo.re/ocean-indien/mayotte


    11/06/18 - Afrique du Sud: au moins trois mineurs retrouvés morts dans une mine

    Au moins trois mineurs ont été retrouvés morts lundi dans la galerie abandonnée d'une mine d'Afrique du Sud appartenant au groupe Sibanye Stillwater. Ce dernier a collectionné les accidents mortels ces derniers mois.

    Les trois victimes faisaient partie d'un groupe de cinq salariés portés disparus dans une partie désaffectée de la mine d'or de Kloof, à l'ouest de Johannesburg, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie, James Wellsted.

    Le Syndicat national des mineurs (NUM) a pour sa part affirmé que quatre mineurs avaient perdu la vie dans cet accident. "Nous n'avons que trois victimes confirmées", a insisté M. Wellsted, ajoutant que des recherches étaient toujours en cours pour retrouver les deux autres salariés du groupe. "Nous ne savons pas encore pourquoi ils sont entrés dans cette zone qui n'était plus en service", a-t-il poursuivi.

    Depuis plusieurs mois, une série d'incidents graves a frappé les installations du groupe Sibanye Stillwater. Le mois dernier, sept mineurs sont morts dans l'effondrement d'une galerie de sa mine de Masakhane (nord-est), provoquée par un séisme. En février déjà, un millier d'autres étaient restés bloqués sous terre pendant une trentaine d'heures à cause d'une coupure de courant provoquée par un orage.

    "Il semble que les désastres sont à l'ordre du jour chez Sibanye Stillwater. Nous sommes furieux que cette compagnie soit celle qui enregistre le plus de morts", a déploré lundi l'un des responsables du NUM, Peter Bailey.

    "Nous ne vendons pas nos vies, nos membres et nos poumons à l'industrie mais juste notre travail pour nourrir nos familles", s'est indigné le syndicaliste.

    Les accidents sont fréquents dans les mines d'Afrique du Sud, les plus profondes au monde. En 2016, 73 personnes y sont mortes, selon les statistiques de la Chambre des mines.

    Source: www.swissinfo.ch


    Dimanche 10/06/18 - Guatemala: encore 197 disparus au pied du volcan Fuego

    L’éruption du volcan de Feu au Guatemala se poursuit, ont averti les autorités du pays dimanche, alors que les sauveteurs poursuivent leurs recherches des 197 disparus, après les deux explosions mortelles de la semaine passée.

    L’institut national de sismologie a mis en garde contre la possibilité de nouvelles descentes de flux pyroclastiques (composés de cendres, de boue, d’eau et de roches à haute température, NDLR) dans les zones où les équipes de sauvetage sont à pied d’œuvre.

    Le volcan connaît encore des épisodes d’éruption de 7 à 9 fois par heure, ce qui génère des nuages de cendre à près de 4 700 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    «Les explosions génèrent des colonnes épaisses de cendre qui retombent sur les communautés de San Pedro Yepocapa, Santa Sofia, El Porvenir, Sangre de Cristo, mais d’autres localités ne sont pas exclues», précise l’institut.

    Les communautés sont situées sur le flanc ouest et sud-ouest du volcan, qui n’ont pas encore été gravement touchées par la catastrophe naturelle.

    L’institut indique en outre qu’en raison de l’instabilité du volcan, les flux pyroclastiques peuvent aussi atteindre les pentes nord-est du volcan.

    Le volcan de Feu est entré en éruption la semaine passée, les coulées de lave détruisant des villages entiers et faisant au moins 99 morts et près de 200 disparus.

    Source: www.lavenir.net


    10/06/18 - "Actuellement, 1500 volcans sont considérés comme actifs", estime un vulcanologue

    Début juin, le volcan Fuego entrait en éruption à proximité de la capitale du Guatemala faisant plus d'une centaine de morts sur son passage. Benoit Smets, volcanologue revient sur cette catastrophe et procède à un tour d’horizon des volcans encore en activité aujourd'hui.

    "Il existe deux types de volcan", commence par expliquer le vulcanologue. D'un côté les gris, comme celui du Guatemala et, de l'autre, les rouges. Les premiers sont potentiellement bien plus dangereux étant donné les gros dégâts que peuvent causer les explosions qu'ils produisent. Aussi, les cendres propulsées par les volcans gris sont très nocives pour les poumons et peuvent créés des effondrements de bâtiments quand elles s'entassent en trop grandes quantités sur les toits.

    Le plus dangereux restent les coulées pyroclastiques, appelées aussi nuées ardentes, qui glissent le long des flancs et dévastent tout sur leur passage. Les volcans rouges produisent, eux, des grandes coulées rouges de lave. C'est notamment le cas de celui de Hawaï.

    Prédire une éruption, le rêve des vulcanologues
    Actuellement, "on compte environ 1500 volcans actifs, même si ce terme est très discuté". Par "actifs", on entend les volcans qui sont entrés en éruption au moins une fois dans les dix derniers milliers d'années. Encore aujourd'hui, des volcans sont régulièrement découverts ce qui s'explique notamment par le fait que certains sont "sous-marins" et résident donc au fond des océans.

    Pourtant, même s'ils sont étudiés pendant des années, impossible de prédire avec précision qu'une éruption est imminente. "Prévoir une éruption c'est le rêve de tout vulcanologue, mais c'est très difficile", explique Benoit Smets. Le mécanisme est plus ou moins le même, mais chaque volcan a sa manière de fonctionner et peut en changer. "Parfois on peut voir venir, mais pas la majorité du temps." Dans le cas du volcan Fuego au Guatemala, le vulcanologue estime que des certains signes précurseurs pouvaient permettre d'imaginer qu'il allait se passer quelque chose.

    Reste cette sorte de fascination qui persiste bien qu'on sait le nombre impressionnant de victimes qu'un éruption volcanique peut causer en peu de temps. "J'étudie principalement le même volcan en Afrique à l'est du Congo, depuis 12 ans, explique Benoit Smets, et chaque fois que je vais jusqu'au sommet pour voir l'activité dans le cratère, je cours."

    Source + vidéo: www.rtbf.be (A.V. avec La Première)


    10/06/18 - Il y a 80 ans, la Belgique vivait son séisme le plus puissant

    Il y a 80 ans, la Belgique était secouée par le plus grand tremblement de terre avec épicentre sur le territoire belge depuis le début des mesures en 1898. D’une magnitude de 5,0, ce séisme provoqua deux morts, plusieurs blessés ainsi que des dégâts matériels assez importants.

    Le 11 juin 1938, il était peu avant midi lorsque la population fut surprise par une puissante secousse dont l’épicentre était situé entre Audenarde et Renaix. Celle-ci fut suivie par pas moins de sept répliques dans les jours qui suivirent, dont deux d’une magnitude supérieure à 4.

    Ce séisme fut détecté par plus de 40 sismographes en Europe, et même jusqu’à Moscou, selon l’observatoire royal de Belgique.

    Importants dégâts

    Les dégâts furent les plus importants dans les provinces de Flandres orientale et occidentale, dans le nord du Hainaut, ainsi que dans le sud-ouest des Brabant flamand et wallon actuels. On dénombra pas moins de 17.500 cheminées effondrées sur l’ensemble du territoire, tandis que de nombreuses girouettes et croix au sommet d’églises et chapelles se retrouvèrent à terre.

    Courtrai fut l’une des villes les plus touchées avec 3.000 cheminées détruites. Presque toutes les rues de la ville flamande étaient jonchées de débris.

    Une « pluie de pierres »

    A Gand, il y eut une véritable «pluie de pierres», plusieurs ornements lourds étant tombés de bâtiments monumentaux. Une usine de papier fut même la proie des flammes en raison d’un court-circuit.

    Selon les scientifiques, ce séisme de 1938 fut probablement la conséquence d’une rupture dans le Massif du Brabant, un massif géologique s’étendant sous une grande partie de la Flandre et de la mer du Nord, lequel est couvert d’une couche de sédiments qui s’épaissit vers le nord.

    Source: fr.metrotime.be avec Belga


    Samedi 09/06/18 - Mayotte: 3 séismes de magnitude 4 à 5 samedi, début d’accalmie ?

    La préfecture de Mayotte fait le point sur l’activité sismique ce samedi, la journée avec le moins de secousses depuis le début du mois. L’accalmie devra être confirmée dans les jours qui suivent.

    Point de situation le samedi 9 juin 2018 par la préfecture de Mayotte :

    L’activité de ces dernières 24 heures a été modérée. Le Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM) indique que la journée du 9 juin enregistre la plus faible activité sismique depuis le 1er juin. Cette accalmie reste à confirmer dans les prochains jours.

    Le BRGM a enregistré 3 nouveaux séismes d’une magnitude supérieure à 4 :
    - à 01h35 d’une magnitude de 5.0
    - à 06h00 d’une magnitude de 4.5
    - à 06h24 d’une magnitude de 4.3

    Les épicentres restent localisés dans la zone de l’essaim sismique situé entre 50 et 60 km à l’Est de Mamoudzou.

    Source: www.linfo.re/ocean-indien/mayotte


    Vendredi 08/06/18 - Il y a 1,4 milliard d'années, les journées duraient 18heures Les astronomes cherchent à déterminer comment ce ralentissement a évolué au cours du temps en regardant les archives géologiques.

    Les journées sur Terre n'ont pas toujours duré 24h. Avec le temps, la vitesse de rotation de notre planète ralentit et la durée du jour s'allonge inexorablement. Actuellement, elle s'accroît de deux millièmes de seconde par siècle. C'est imperceptible à l'échelle d'une vie humaine, mais considérable sur des temps géologiques! Ce ralentissement est même un peu trop rapide, à vrai dire…

    En effet, la perte de vitesse de la Terre est provoquée par les forces de marées exercées par la Lune. En d'autres termes, notre satellite nous freine. Pour compenser cette perte de vitesse, la Lune s'éloigne peu à peu de nous, de 3,8 cm par année. On peut le mesurer de manière très précise en envoyant un laser vers des réflecteurs installés sur notre satellite par des astronautes des missions Apollo il y a plus de 50 ans. Mais ce rythme est trop élevé selon les astronomes: cela voudrait dire que la Lune était collée à nous il y a 1,5 milliard d'années... Or la Lune s'est formée peu ou prou en même temps que la Terre, et à bonne distance, il y a 4,5 milliards d'années.

    «Nous savons qu'il y a un problème et nous connaissons son origine probable», explique Jacques Laskar, astronome à l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), à Paris, spécialiste de ces questions. «Ce sont les mers et les océans qui favorisent le ralentissement. Sans eux, il serait dix fois moins rapide.» Comme la répartition et la profondeur de ces étendues d'eau a varié avec le temps, le ralentissement ne s'est pas toujours fait de la même manière.

    Dans de nouveaux travaux parus lundi dans les PNAS , deux chercheurs ont étudié une formation géologique chinoise vieille de 1,4 milliard d'années qui présentent des changements imputables aux variations d'intensité des saisons. Ce qui permet de remonter à la distance qui nous séparait de la Lune à cette époque. Et donc à la durée du jour. Tentons de comprendre pourquoi.

    L'hiver correspond à la saison pendant laquelle votre hémisphère est penché du mauvais côté du Soleil. Mais, comme l'axe de rotation de la Terre change au cours du temps, cela ne se produit pas toujours au même moment de la révolution autour du Soleil. Actuellement, l'hiver dans l'hémisphère nord correspond au moment où la Terre est au plus proche de notre étoile. Nous vivons donc des hivers «atténués».

    Les saisons varient en intensité en fonction du temps

    Actuellement, l'axe de rotation de la Terre décrit un cône complet tous les 20.000 ans, ce qui rythme ces variations des intensités des saisons. Mais cette vitesse «de précession», qui dépend de la distance Terre-Lune, ralentit elle aussi. En parvenant à trouver des alternances d'hivers (ou d'étés) atténués et rigoureux dans les archives géologiques, les astronomes espéraient pouvoir définir le temps que mettait l'axe de rotation de la Terre à décrire un cône complet à une époque donnée.

    C'est exactement ce que viennent de réaliser Stephen Myers, de l'université Wisconsin-Madison, et Alberto Malinverno, de l'université Columbia, qui se sont penchés sur les données de la formation géologique chinoise de Xiamaling. Et ils ont trouvé une vitesse de précession 70% plus importante qu'aujourd'hui. Selon leurs calculs, la Lune était ainsi à 340.000 km de la Terre il y a 1,4 milliard d'années. Ce qui correspond à une durée du jour terrestre comprise à l'époque entre 18 et 19h.

    «Cette technique devrait maintenant être appliquée à d'autres formations géologiques de différentes périodes pour retracer plus finement, et sur de plus longues périodes, l'histoire du couple Terre-Lune», souligne Jacques Laskar. Les études de ce type pourraient donc fleurir dans les années à venir.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences - Auteur: Tristan Vey


    08/06/18 - Volcan Kilauea: le plus destructeur des temps modernes

    L’anéantissement de plus de 600 foyers, le volcan Kilauea est officiellement devenu le volcan le plus destructeur des temps modernes pour Hawaï, c’est ce qu’a indiqué le maire du comté Harry Kim.

    À cause des flancs relativement plats du volcan Kilauea, l’écoulement de sa lave est lent. Mais les conséquences restent les plus importantes que l’état n’ait jamais connu dernièrement ! Près de 20 kilomètres carrés ont été engloutis par la lave, détruisant toutes les infrastructures sur son passage. Il est l’un des cinq volcans les plus actifs de l’Île d’Hawaï, mais aussi l’un des plus actifs au monde.

    État d’urgence déclaré

    Le gouverneur David Ige a immédiatement déclaré l’état d’urgence et débloqué 12 millions de dollars pour venir en aide aux sinistrés. On estime à 2 500 le nombre de personnes qu’il a fallu évacuer depuis le début de l’éruption volcanique il y a 5 semaines. Un groupe de travail est en formation afin d’élaborer un plan de reconstruction pour les communautés dévastées, et pour éviter que cela ne recommence.

    Source: www.meteomedia.com


    08/06/18 - Éruption du Volcan de Feu au Guatemala: le bilan grimpe à 109 morts

    Au Guatemala, l'éruption du Volcan "de Fuego" continue de faire des victimes. Pour l'heure, on dénombre quelque 109 morts, selon un dernier bilan. Il s'agit de l'éruption la plus violente depuis plus de 40 ans dans le pays.

    Les recherches de disparus autour du Volcan de Feu au Guatemala ont encore une fois dû être suspendues jeudi pour raisons de sécurité. Parallèlement une enquête a été ouverte trois jours après l'éruption spectaculaire qui a fait au moins 109 morts.

    Les autorités ont suspendu pour quelque temps les recherches à la suite de nouvelles explosions qui mettent en danger les secouristes, a déclaré un porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes (Conred), David de Leon. "Nous rappelons que des explosions peuvent se produire dans la zone et que la pluie peut provoquer des coulées de boue et de cendre", a-t-il précisé.

    Le Parquet guatémaltèque a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer s'il y a eu négligence des forces de sécurité pour ne pas avoir ordonné l'évacuation à temps.

    Le bilan de l'éruption du volcan guatémaltèque Fuego, la plus violente enregistrée depuis plus de 40 ans dans ce pays d'Amérique centrale, s'est alourdi à 109 morts, selon le dernier bilan de la police. On dénombre également 58 blessés et 197 disparus dans la municipalité d'Escuintla et ses environs.

    Coulée incandescente

    Depuis trois jours, secouristes, policiers et militaires fouillent des amas de débris, de cendres et de roches à la recherche de corps à San Miguel Los Lotes et d'autres localités affectées par la spectaculaire éruption dimanche du Volcan de Feu. Ce cratère culmine à 3763 mètres et est situé à 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala.

    Mercredi, les recherches avaient déjà été suspendues du fait de fortes averses et d'une coulée incandescente ayant charrié des morceau de roche atteignant 5 mètres de haut dans certains cas, selon l'Institut guatémaltèque de vulcanologie (Insivumeh).

    Le Volcan "de Fuego" était déjà entré en éruption en janvier. En septembre 2012, son précédent réve l avait entraîné l'évacuation de quelque 10'000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

    Source: www.lacote.ch


    08/006/18 - En avril, la Soufrière a battu des records

    Depuis 40 ans, la Soufrière n'avait pas enregistré une activité sismique aussi importante que celle survenue au mois d'avril dernier.

    Au cours du mois d'avril, l’Observatoire a enregistré 545 séismes d'origine volcanique, localisés sous et autour du dôme de la Soufrière entre 0.5 et 7, 2 km de profondeur, indique le dernier bulletin publié par l'Observatoire (OVSG*).

    L'essentiel de l'activité est caractérisé par des microséismes de magnitude faible, inférieure à 1. Cependant, l'activité sismique se concentre en deux essaims : 16 au 17 avril, avec plus de 140 séismes identifiés, et 27 au 28 avril (plus de 180 séismes identifiés).

    Ces deux essaims contiennent plusieurs séismes de magnitude supérieure à 1. Parmi ceux-là, trois séismes ont été ressentis par la population, dont le séisme du 27 avril (20 h 15, magnitude 4.1) qui a été largement ressenti en Basse Terre. Ces essaims et séismes ressentis ont fait l'objet de quatre communiqués.

    L'ACTIVITÉ LA PLUS FORTE

    Ces deux essaims ont relâché une énergie totale de l'ordre de 90,000 MJ, ce qui constitue l'activité sismique la plus forte enregistrée depuis 40 ans sur la Soufrière. L'essentiel de l'énergie sismique du mois d'avril a été relâché lors du séisme du 27 avril du fait de sa forte magnitude. C'est le plus fort séisme volcanique enregistré depuis 42 ans. L'énergie libérée par l'activité sismique du mois d'avril représente 99,8 % de l'énergie sismique libérée lors des derniers 12 mois.

    « L'ensemble de ces séismes témoigne de la dynamique d'un système hydrothermal très développé, dont l'activité est marquée par l'interaction entre les gaz qui remontent de la profondeur et l'eau dans les fractures superficielles, indique le bulletin. Ils illustrent aussi la relâche des contraintes tensionnelles qui affectent les racines plus profondes du système hydrothermal et magmatique de La Soufrière et qui sont liées à la complexité des nombreuses failles d’origine tectonique qui recoupent le dôme et le complexe volcanique de la Soufrière-Grande Découverte. »

    149 séismes tectoniques

    L’Observatoire a enregistré par ailleurs un total de 149 séismes d'origine tectonique, de magnitude maximale 4.8. La répartition géographique de l'activité sismique est comparable à celle des mois précédents.

    Le 5 avril à 7 h 26, un séisme mineur, de magnitude 4.8, a été enregistré à 59 km au nord de la Désirade, à 16 km de profondeur. Ce séisme a été légèrement ressenti en Guadeloupe, où il a atteint une intensité III.

    Le 17 (16 h 26), un séisme mineur, de magnitude 4.8, a été enregistré à 69 km à nord-nord-ouest de Anse-Bertrand, sous l’île d'Antigua, à 26 km de profondeur. Ce séisme a été légèrement ressenti en Guadeloupe, où il a atteint une intensité II-III.

    76 séismes ont été enregistrés entre les Saintes et la Dominique, de magnitude maximale 1.8. Aucun séisme n'a été signalé ressenti.

    Enfin, un séisme léger de magnitude 4.6 a été enregistré le vendredi 27 à 23 h 30 et identifié d’origine tectonique. L’épicentre a été localisé à 88 km à l’est-sud-est du Vauclin, à 17 km de profondeur.

    Source: www.guadeloupe.franceantilles.fr


    08/06/18 - La grande oxygénation de l’atmosphère terrestre revisitée

    Pour comprendre quand, comment et à quelle vitesse l’oxygène est devenu un composant de notre atmosphère entre environ 2,5 et 2,2 milliards d’années, une équipe internationale(1) a étudié la systématique des quatre isotopes du soufre dans plus de 700 mètres de dépôts sédimentaires australiens. Les résultats obtenus montrent que l’oxygénation de la planète a commencé bien plus tôt que traditionnellement admis et que son enregistrement n’a pas été synchrone d’un continent à l’autre (Australie, Afrique du Sud, Amérique du Nord) mais étalé dans le temps sur presque 300 millions d’années. Ce décalage apparent reflète un effet local lié à l’altération en conditions oxydantes de surfaces continentales plus anciennes.

    En l’absence d’oxygène dans l’atmosphère, la photolyse UV de dioxyde de soufre (SO2) libéré par l’activité volcanique se traduit par la production de composés soufrés caractérisés par des fractionnements isotopiques très particulier dits indépendant de la masse (noté, MIF-S). En se dissolvant dans l’océan, ces composés soufrés transfèrent cette anomalies isotopiques au registre sédimentaire lors de leur précipitation sous forme de pyrite, par exemple. En présence d’oxygène atmosphérique, ces fractionnements isotopiques particuliers disparaissent. La grande oxygénation de l’atmosphère terrestre (Great Oxidation Event, GOE) entre 2,5 et 2,2 milliards d’années (Ga) a été définie comme l'intervalle de temps pendant lequel une quantité suffisante d'oxygène atmosphérique était présent pour empêcher la production et le transfert de ces anomalies isotopiques dans le registre sédimentaire. La disparition de ces anomalies isotopiques dans des sédiments d’Afrique du Sud sur quelques mètres d’épaisseur de sédiments, a conduit des études précédentes à proposer que l’augmentation de l’oxygène dans l’atmosphère a été rapide (moins de 10 millions d’années, Ma) et globalement synchrone à environ 2,32 Ga sur l’ensemble du globe. Cependant, comme illustré dans la figure, la présence d’importantes lacunes sédimentaires dans les séquences d’Afrique du Sud implique que ce modèle d’oxygénation reste mal contraint.

    Afin de mieux contraindre les mécanismes, l’amplitude et la durée du GOE, nous avons réalisé une campagne de forages dans le bassin du Hamersley en Australie occidentale afin de pouvoir étudier un échantillonnage représentatif qui recoupe la période entre 2,5 et 2,2 Ga associée au GOE. La séquence sédimentaire étudiée est le groupe du Turee Creek, laquelle, à la différence de ses équivalents d’Afrique du Sud et d’Amérique du Nord, ne présente pas de discontinuité sédimentaire majeure.

    L’analyse des isotopes du soufre à haute résolution stratigraphique montre un signal MIF-S relativement homogène et de faible amplitude (1± 0.5‰) sur l’ensemble des carottes. Ce signal est ponctué de plusieurs intervalles sédimentaires dans lesquels les sulfures ne présentent pas d’anomalies MIF-S. La présence d’épisodes de dépôt sans MIF-S impliquent que des quantités non négligeables d’oxygène étaient présentes dans l’atmosphère dès 2,45 Ga. Le signal MIF-S de l’ordre de 1‰ représente la moyenne des anomalies isotopiques mesurées dans les sulfures de la période archéenne (4,0 à 2,5 Ga) antérieure au GOE.
    L’enregistrement d’une telle anomalie sur plus de 700 mètres de carottes de forage ne peut s’expliquer par un processus atmosphérique, mais résulte vraisemblablement de l’altération en conditions oxydantes de surfaces continentales plus anciennes (archéennes) et le recyclage d’un réservoir de sulfate de composition isotopique homogène de l’ordre de 1‰ dans l’océan. Ce modèle permet d’expliquer que l’enregistrement MIF-S dans les sédiments d'Afrique du Sud, d'Amérique du Nord et d'Australie ne soit pas synchrone car dépendant des surfaces d’altération locales. Ces résultats impliquent que le paradigme actuel de définir le GOE à 2,33-2,32 Ga en se basant sur la dernière occurrence de MIF-S en Afrique du Sud doit être abandonné.

    Source illustrée: INSU/CNRS


    Jeudi 07/06/18 - Au Guatemala, l'éruption du volcan Fuego s'est alourdi à 99 morts

    Le bilan de l'éruption du volcan guatémaltèque Fuego s'est alourdi à 99 morts, ont annoncé mercredi les autorités. Près de 200 personnes sont toujours portées disparues, selon un dernier bilan.

    Les recherches de disparus étaient perturbées par de nouvelles explosions et écoulements de lave, trois jours après cette éruption spectaculaire.

    Le volcan, d'où s'échappait une colonne de fumée et de cendres, a continué mercredi à émettre des explosions de faible intensité à la fréquence de quatre ou cinq par heure.

    Mardi soir, une forte explosion dans le cratère avait de nouveau semé la panique parmi les habitants qui avaient regagné leurs villages. Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter les lieux, avant d'être autorisé mercredi matin à reprendre leurs opérations de recherche de disparus.

    Des milliers de personnes évacuées

    L'éruption a également fait 46 blessés et entraîné l'évacuation de 12.089 personnes, selon la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred). La catastrophe a affecté, à divers degrés, un total de 1,7 million de Guatémaltèques.

    Source: www.rts.ch avec agences/ves


    07/06/18 - Paléontologie: des scientifiques découvrent en Chine les plus vieilles empreintes d'animaux au monde

    Ce sont les plus anciennes traces d’animaux de la planète. Des empreintes vieilles de 541 millions d’années ont été découvertes en Chine, selon une étude publiée mercredi. Une découverte enveloppée de mystère.

    Les chercheurs ne savent pas de quel animal il s’agit. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il est minuscule. Les empreintes ne sont séparées que de quelques millimètres l’une de l’autre, et ressemblent à deux rangées de petits trous. « Ce sont les plus anciennes empreintes fossilisées jamais découvertes », indique l’étude, publiée dans la revue américaine Science Advances.

    Elles ont été découvertes dans les gorges du Yangtsé, dans le sud de la Chine. « Les roches contenant le fossile ont été très bien datées entre 551 et 541 millions d’années », explique le chercheur Zhe Chen, de l’Académie chinoise des sciences.

    Aucun fossile animal retrouvé

    Auparavant, les plus vieilles empreintes avaient entre 530 à 540 millions d’années. La créature n’a malheureusement pas pu être identifiée car elle n’est pas morte à proximité de ses empreintes, et aucun fossile correspondant n’a été retrouvé.

    La seule chose qu’on puisse imaginer est qu’elle était « symétrique bilatéralement », selon Zhe Chen. Peut-être un ancêtre des arthropodes ou des tétrapodes, conclut l’étude.

    Source: www.20minutes.fr/sciences


    07/06/18 - Afrique du Sud: des fossiles de tétrapodes remettent en cause la "théorie des tropiques"

    La découverte récente en Afrique du Sud de deux fossiles de tétrapodes laisse penser que le passage de ces vertébrés de l'eau vers la terre ferme a pu se produire n'importe où sur Terre, et plus seulement dans les tropiques comme le pensaient les scientifiques, selon une étude publiée vendredi.

    L'évolution des tétrapodes constitue un événement clé dans l'évolution des espèces.

    Jusqu'à présent, les scientifiques estimaient que ces vertébrés à quatre pattes étaient originaires de "Laurussia", super continent composé de l'Asie, de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

    Douze tétrapodes datant du Dévonien (-410 millions d'années à -350 millions d'années) avaient jusqu'à présent été découverts au niveau des Tropiques, à proximité de l'Equateur. Les chercheurs en avaient déduit que tous les tétrapodes du Dévonien étaient tropicaux et que leur évolution sur terre avait probablement eu lieu dans un environnement tropical.

    Mais la découverte des fossiles Tutusius umlambo et Umzantsia amazana dans la province sud-africaine du Cap-Oriental (sud-est), près de latitudes polaires, remet en cause cette théorie.

    "Maintenant, nous avons des preuves que deux types de tétrapodes du Dévonien vivaient de l'autre côté du Gondwana (super continent qui s'est ensuite brisé pour former l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Antarctique, l'Inde et l'Australie), de l'autre côté du pôle sud, dans le cercle antarctique", a expliqué à l'AFP le professeur Robert Gess.

    "Ce sont nos ancêtres"
    "Ce sont nos ancêtres, et il est désormais possible qu'ils soient venus autant d'ici que de l'autre bout du monde", a-t-il ajouté.

    Bien que les fossiles découverts ne soient pas complets, ces tétrapodes ressemblaient à un animal entre crocodile et poisson, avec une gueule de crocodile, des pattes trapues et une queue en forme de nageoire.

    "Nous savons désormais que les tétrapodes, à la fin du Dévonien, vivaient dans le monde entier, des tropiques au cercle antarctique. Donc il est possible (...) qu'ils aient pu commencer à se déplacer sur la terre ferme n'importe où sur la planète. Ca élargit grandement le champ des possibles", a estimé le scientifique sud-africain Robert Gess.

    Le Tutusius umlambo d'un mètre de long a été baptisé en hommage au prix Nobel de la paix sud-africain l'archevêque Desmond Tutu, figure de la lutte contre l'apartheid.

    Il a "montré la voie à nos ancêtres pour sortir d'un monde quelque peu toxique, dangereux et humide vers le soleil", a expliqué Robert Gess, l'un des auteurs de la recherche, publiée vendredi dans le magazine Science.

    Source: www.rtbf.be avec l'AFP


    07/06/18 - Non, le tyrannosaure n'avait pas de plume

    La découverte de fossiles de grands théropodes recouverts de plumes avait relancé le débat sur un éventuel plumage du célèbre T. rex. Mais une nouvelle étude sur des échantillons fossilisés confirme l'absence de tels ornements sur la star du film Jurassic Park.

    On sait désormais que la série de films Jurassic Park et son dernier opus Jurassic World sont bourrés d'erreurs scientifiques. Taille approximative des animaux, imprécisions anatomiques, cohabitations d'espèces ayant vécu en réalité à des époques séparées par des millions d'années... Mais qu'en est-il de la star de chacun de ces films : le très célèbre Tyrannosaurus rex ? Sa représentation semble plutôt exacte car l'animal était très très certainement, et contrairement au vélociraptor, dépourvu de plumes. C'est ce que confirme (une fois de plus) une nouvelle étude à paraître dans la revue Royal Society's Biology Letters. Cette affirmation se base sur l'analyse d'échantillons de peau fossilisée de l'animal, provenant notamment du Musée des sciences naturelles de Houston.

    Le "tyran à belles plumes" chinois avait semé le doute...
    Cette analyse conduite par une équipe internationale montre "incontestablement" que la peau de l'animal était bien recouverte d'écailles irrégulières et non d'un quelconque duvet de plumes. Une information loin d'être nouvelle puisque des paléontologue tels que Jean Le Loeuff, du musée des dinosaures d'Esperanza, y faisaient référence depuis au moins 2012. Pourquoi alors cette nécessité d'une nouvelle publication sur le sujet ? Sans doute du fait des multiples découvertes récentes, en Chine, de fossiles de grands dinosaures carnassiers bipèdes (théropodes) partiellement recouverts de plumes.

    C'était par exemple le cas de Yutyrannus huali, (nom sino-latin signifiant "tyran à belles plumes") mis au jour dans une carrière dans une couche sédimentaire datant du Crétacé inférieur dans la province du Liaoning. Le féroce animal était en effet recouvert d'un duvet semblable à celui d'un poussin. Eh bien d'autres ont suivi. L'une des dernières découvertes en date est une véritable queue de dinosaure empanachée de plumes, découverte dans un morceau d'ambre.

    Des découvertes suffisamment nombreuses pour relancer le débat sur la présence probablement bien plus répandue des plumes chez les dinosaures que ce que l'on supposait jusqu'alors. Toutefois, les paléontologues supposent que les plumes (tout comme les poils) avaient avant tout chez les dinosaures un rôle de régulation thermique. Et pour des animaux aussi massifs que des Tyrannosaures, une peau nue semble plus efficace pour évacuer la chaleur. Une morphologie que l'on retrouve chez les gros animaux terrestres tels que les éléphants ou les rhinocéros. "Donc pour résumer il y a tyrannosaure et tyrannosaure : l'espèce Tyrannosaurus rex c'est LE Tyrannosaure : il n'avait pas de plumes ; la famille des Tyrannosauridés (une petite dizaine de gros carnivores de la fin du Crétacé comme Tarbosaurus, Daspletosaurus ou Albertosaurus que l'on peut encore appeler des tyrannosaures) : pas de plumes ; enfin le grand groupe des Tyrannosauroïdes comprend bien des espèces qui n'ont plus grand-chose à voir avec les vrais tyrannosaures : certains d'entre eux avaient des plumes" résume le paléontologue Jean Le Loeuff sur son blog.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Erwan Lecomte


    07/06/18 - L'origine des diamants terrestres

    Depuis des décennies, la communauté scientifique s’interroge sur le mystère de la croissance des diamants issus des profondeurs terrestres. Bien qu’il soit aujourd’hui admis que les diamants sont issus de fluides profonds, de nombreuses questions restent encore posées et sont aujourd’hui très débattues : quelle est la nature de ces fluides, leur composition, leur origine ? Pourquoi les diamants ont-ils des morphologies différentes ? Quel est le mécanisme de croissance des diamants, est-il le même partout dans le manteau terrestre ? Pour tenter de répondre à ces questions cruciales, des chercheurs de l’IMPMC, de l’IPGP et du GEOTOP (Montréal) ont utilisé une approche expérimentale originale faisant appel à des expériences à hautes pressions et températures et à des caractérisations par nanoSIMS. Ils ont ainsi pu montrer que les diamants sont formés à partir de carbonates dissous dans deux types de fluides, aqueux et silicatés et permettent ainsi de comprendre la croissance des diamants de la lithosphère de la Terre, à 150-200 km de profondeur.

    Dans la Terre, nous connaissons différents types de diamants dont les plus connus sont les diamants monocristallins ou gemmes et les diamants fibreux (il existe aussi des diamants poly-cristallins et des micro-diamants dans les roches métamorphiques ou encore des carbonados). Alors que les diamants fibreux sont opaques tant ils contiennent d’impuretés, environ 2 % des diamants gemme naturels contiennent des impuretés, dites inclusions. Ces inclusions sont bien souvent des petits minéraux ou des fluides préservés au sein des diamants. Si ces impuretés sont la bête noire des diamantaires, elles sont une véritable bénédiction pour les chercheurs, car elles constituent d’authentiques échantillons intacts du manteau profond, renseignant à la fois sur ce manteau inaccessible pour l’être humain, mais aussi sur les mécanismes de formation des diamants naturels dans le manteau, à ce jour encore inconnus.

    Grâce à des expériences réalisées dans les conditions de pression et de température de formation des diamants mantelliques de la lithosphère (7 GPa, 1300-1400°C), il est possible de reproduire des diamants contenant des inclusions similaires à celles trouvées dans les diamants naturels : une recette a été trouvée permettant de reproduire le naturel ! Pour cela un mélange de silicates, de carbonates, et de graphite dans beaucoup d’eau a été additionné à de petits noyaux de diamants faisant office de précurseurs. Au cours des expériences réalisées dans des presses multi-enclumes, de nouvelles couches de diamants contenant des inclusions micrométriques se sont formées sur ces noyaux en présence de deux fluides immiscibles, un silicate liquide et un fluide aqueux. Des inclusions similaires à celles trouvées dans les diamants monocristallins (« gemmes ») et dans les diamants fibreux. De petits diamants se sont également spontanément formés dans le fluide de croissance, certains pouvant même être, à leur tour, piégés en inclusions dans le diamant en cours de croissance sur noyau préexistant. Ces expériences montrent que tous les types de diamants peuvent être formés à partir des mêmes types de fluides qui percolent dans le manteau.

    Il restait à identifier qui du carbonate ou du graphite est la source en carbone des diamants. C’est chose faite grâce à l’analyse de la composition isotopique des nouveaux diamants en carbone (13C), qui exprime la proportion des isotopes 12 et 13 du carbone. L’analyse de la composition isotopique de ces diamants micrométriques piégés en inclusions a permis d’identifier le carbone source des diamants et leur mécanisme de croissance. Les diamants mantelliques possèdent des caractéristiques bien particulières, ils ont une signature isotopique en carbone constante, dite « mantellique », centrée à 13C = −5‰ ± 1‰. Parce qu’il est montré que lorsqu’un diamant se forme à haute température il ne fractionne pas ou très peu ses isotopes en carbone par rapport à la source et parce que le graphite et les carbonates ont des signatures isotopiques bien distinctes, les nano-analyses ont montré que la source de carbone des diamants est le carbonate et que la croissance se produit à l’équilibre isotopique. Un fractionnement de -2.7‰ par rapport à la source a été mesuré ce qui signifie que la croissance des diamants est un processus redox et non une simple « précipitation » comme suggéré dans de récentes études. Ils permettent d’expliquer pourquoi la composition de la majorité des diamants lithosphériques est centrée à −5‰, une composition héritée de leurs fluides parents communs et non de l’assemblage minéralogique du manteau.

    Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives sur notre connaissance du mécanisme de formation des diamants dans la Terre, ils montrent que des fluides riches en eau peuvent exister en profondeur dans le manteau supérieur mais peut être aussi dans la zone de transition et le manteau inférieur comme récemment démontré par l’étude d’inclusions riches en eau et de glace piégées dans des diamants naturels « ultra-profonds » dont le mécanisme de croissance reste à caractériser.

    Source illustrée: INSU/CNRS


    Mercredi 06/06/18 - Mayotte: 800 séismes enregistrés en un mois

    Les tremblements de terre à répétition perturbent le quotidien des habitants de l'île qui sont épuisés physiquement et psychologiquement.

    À Mayotte, les matelas sont posés à même le sol, c'est quelques heures de repos pour les plus petits, mais les adultes n'arrivent pas à trouver le sommeil. À l'annonce d'une nouvelle secousse, ces familles ont préféré quitter leur maison en pleine nuit pour s'installer dans les rues. Depuis trois semaines, la terre n'en finit pas de trembler. 800 micro-secousses ont été enregistrées. Dans ce supermarché, les produits jonchent le sol.

    Ni dégât majeur ni victime pour l'instant
    Dans cette école maternelle, il y a des fissures partout sur les plafonds et les murs des salles de classe. Les tremblements de terre sont devenus le quotidien des élèves. Le plus fort séisme enregistré a été d'une magnitude de 5,8. Les experts s'alarment de cette activité. Pour l'instant, ni dégât majeur ni victime, mais sur l'île où la plupart des bâtiments ne respectent pas les normes anti-sismiques, l'heure est à l'inquiétude.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr/france/mayotte


    06/06/18 - Les volcans du Canada sont-ils dangereux ?

    Les énormes éruptions de volcans au Guatemala et à Hawaii montrent combien les catastrophes naturelles peuvent bouleverser la vie des gens. Beaucoup de Canadiens ignorent qu’une grande partie du pays se trouve le long de la fameuse ceinture de feu du Pacifique comprenant un certain nombre de volcans encore actifs.

    Elles sont imprévisibles. Les éruptions volcaniques peuvent se produire à n’importe quel moment de la nuit ou de la journée. Au cours des 10 000 dernières années, le territoire a vécu 49 de ces éruptions, principalement en Colombie-Britannique et au Yukon. D’ailleurs, les deux provinces de l’Ouest abritent toujours les régions susceptibles de présenter de l’activité volcanique.

    On doit la plus récente éruption explosive du pays au mont Meager, énorme complexe volcanique situé en Colombie-Britannique. Elle a eu lieu il y a presque 2 500 ans. La zone continue d’être à risque en ce qui concerne les catastrophes naturelles. C’est là que l’on a enregistré le pire glissement de terrain de toute l’histoire du Canada. En 2010, 53 millions de mètres cubes de boue s’étaient déversés sur les environs forçant l’évacuation de 1 500 personnes. Et ce n’est pas tout puisqu’en 2016, des émanations toxiques se sont échappées de ce même volcan inquiétant à nouveau les experts de la région. La zone demeure sous vigilance des volcanologues.

    Même si les probabilités existent, les chances qu’un volcan rentre en éruption au Canada sont faibles. Mais paradoxalement, le volcan potentiellement actif susceptible d’être le plus nocif pour les Canadiens se trouve aux États-Unis dans l’État de Washington. Planté à deux pas de notre frontière, le mont Baker culminant à 3 285 mètres d’altitude peut constituer un danger pour les populations environnantes. La ville de Vancouver n’est située qu’à cent kilomètres de distance.

    En cas d’éruption, la chute des cendres pourrait s’avérer très dangereuse. Les vents dominants emporteraient les cendres vers les espaces urbains. Leurs retombées pourraient alors provoquer des troubles respiratoires.

    Source + carte: www.rcinet.ca - Rédaction: Ismaël Houdassine avec Ressources naturelles Canada et CBC


    Mardi 05/06/18 - Éruption au Guatemala: les personnes prises au piège n'avaient «aucune chance de survivre»

    Deux jours après l'éruption du volcan Fuego, près de 69 victimes ont été dénombrées. Le bilan pourrait encore s'aggraver avec l'avancée des recherches. Des villages ont été engloutis par les coulées pyroclastiques.

    Les premières images de paysages dévastés laissent craindre un bilan particulièrement lourd. L'avancée des recherches au pied du volcan Fuego, au Guatemala, le confirme d'heure en heure. L'éruption de dimanche a déclenché des nuées ardentes qui ont recouvert plusieurs villages situés en contrebas, ne laissant presque aucune chance aux habitants. Des coulées de boues volcaniques ont suivi, amplifiant le désastre.

    Peu avant la suspension des recherches, à cause de la tombée de fortes pluies pouvant entraîner des glissements de terrain, les autorités guatémaltèques ont communiqué un nouveau bilan: 69 morts, dont seuls 17 ont pu être identifiés grâce à l'étude de leurs empreintes digitales et de leurs caractéristiques physiques. L'ambassade de France au Guatemala indiquait au Figaro qu'aucune victime étrangère n'avait été recensée pour le moment.

    Des dizaines de personnes ont été blessées, dont de nombreuses grièvement. Les autorités sont dans l'incapacité de fournir une estimation du nombre de disparus.

    Des familles décimées

    Après la première journée de recherches, les secours ont découvert des familles entièrement décimées, regroupant plusieurs générations, prises au piège, ici dans leur maison, là dans une église évangélique, frappées par les nuées ardentes. Alain Gourgaud, vulcanologue, professeur honoraire au laboratoire de géologie de Clermont-Ferrand, explique que ces nuées dévalent les pentes à plusieurs centaines de km/h. «Les nuées ardentes, ou coulées pyroclastiques, contiennent des gaz en expansion, qui charrient avec eux des cendres et des blocs de pierre. Elles se canalisent en général dans les vallées, s'écoulant bien plus vite et facilement que de l'eau, dévastant tout sur leur passage. Une personne prise au milieu n'a aucune chance de survivre aux températures de plusieurs centaines de degrés qui y règnent. Pour en réchapper, il faudrait avoir vu les fumées assez tôt et s'être dirigé dans une zone située en hauteur. Et encore, parfois, le nuage parvient à passer d'une vallée à l'autre.»

    Dans la région, les habitants sont habitués aux sautes d'humeur de ce volcan, qui expulse de la lave tous les quarts d'heure, ordinairement sans grande conséquence, et n'ont dans un premier temps pas prêté attention à l'éruption de dimanche. Certains d'entre eux n'ont ainsi pas eu le temps de fuir.

    Les nuées ardentes ont été amplifiées par un autre phénomène: les lahars. «C'est un classique dans les pays tropicaux, explique Alain Gourgaud. Après l'éruption, les cendres recouvrent tout. Elles sont emportées par les pluies, importantes à certains moments dans ces régions. Un torrent d'une cinquantaine de centimètres, qui ne présente en temps normal aucun danger, voit son pouvoir érosif multiplié et peut devenir rapidement dévastateur.» Certains villages ont été submergés.

    Une situation instable

    Lundi, une nouvelle explosion du Fuego et un glissement de terrain ont entraîné de nouvelles évacuations. Selon un vulcanologue local, «le paysage du volcan est bouleversé, tout est complètement détruit». Un tremblement de terre de magnitude 5,2 a également eu lieu dans la journée. Il est possible qu'une activité sismique ait pu déranger la chambre magmatique, et entraîné l'éruption dévastatrice, sans pour autant pouvoir l'affirmer. Impossible de savoir, pour le moment, le temps que va durer l'instabilité du volcan. Dans le doute, plus de 3000 personnes ont été évacuées.

    Source: www.lefigaro.fr - Auteur: Julien Licourt


    05/06/18 - Un séisme de magnitude 5,5 se produit à Hawaï, non loin du volcan en éruption

    Un tremblement de terre de magnitude 5,5 a frappé mardi l’archipel d’Hawaï où l’éruption du volcan Kilauea ravage les îles depuis début mai. L’épicentre du séisme se trouvait à 40 km au sud-ouest de la région de Hawaiian Paradise Park.

    Un séisme de magnitude 5,5 s’est produit mardi non loin du volcan hawaïen en éruption Kilauea, a annoncé l’Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).

    Selon les sismologues, l’épicentre du séisme se trouvait à 40 km au sud-ouest de la région de Hawaiian Paradise Park. Le foyer du tremblement de terre est situé à 1,5 km de profondeur.

    Le Kilauea est l'un des cinq volcans d'Hawaï et l’un des plus actifs au monde. Il est entré en éruption début mai. Après l’apparition d’un nuage de cendres de 3.000 mètres de haut, les autorités ont évacué 10.000 habitants de la localités de Leilani Estates, située sur les flancs du volcan.

    Source illustrée + carte: fr.sputniknews.com


    05/06/18 - Guatemala: le bilan s'alourdit après l'éruption du volcan de Fuego

    Le bilan s'est encore alourdi au Guatemala après l'éruption du volcan de Fuego. Le dernier bilan fait état de 65 morts.

    Des rivières de cendres et de boue. Jamais les habitants d'Escuintla au Guatemala n'avaient vu une telle éruption en 40 ans. Elle a duré plus de 16 heures. Le bilan provisoire fait état d'au moins 65 morts. Les 4 500 personnes évacuées d'urgence sont toujours dans des abris de fortune. Les sinistrés restent traumatisés. "Quand tout ça est arrivé, on n'avait aucune idée de ce qu'on pouvait faire pour s'en sortir", confie en larmes une rescapée.

    Des enfants pris au piège

    Au total, 1,7 million de personnes se retrouvent affectées par cette catastrophe. "Nous sommes en train de faire une évaluation pour fournir plus d'abris aux normes de sécurité et avec les besoins de base", explique Luiz Melendez, coordinateur national de la gestion de la catastrophe. Les sauveteurs extraient de plus en plus de corps calcinés et il y a toujours de nombreux disparus. La population commence son deuil. Les processions se multiplient alors que beaucoup d'enfants se sont retrouvés piégés par la lave.

    Source: www.francetvinfo.fr


    05/06/18 - Voici pourquoi les volcans d’Hawaii et du Guatemala entrent en éruption

    Face aux éruptions dévastatrices de volcans au Guatemala et à Hawaii, un volcanologue costaricien a expliqué à Sputnik les processus qui ont lieu dans la lithosphère.

    La puissante éruption du volcan Fuego au Guatemala et les déluges de lave du volcan Kilauea à Hawaii ne cessent de défrayer la chronique. Sputnik a interrogé Mauricio Mora, un volcanologue costaricien, directeur de l'École centraméricaine de géologie de l'Université du Costa Rica.

    Selon lui, différents processus géologiques influent sur l'activité volcanique. Ceux qui sont responsables de l'éruption à Hawaii sont différents de ceux qui sont responsables des éruptions en Amérique centrale.

    «L'activité du Kilauea se base sur des processus géologiques connus sous le nom de "point chaud". Des panaches, c'est-à-dire des colonnes minces de matière tectonique, traversent l'écorce terrestre et créent un flux permanent de magma», a expliqué le spécialiste.

    Cela explique la raison pour laquelle les volcans d'Hawaii sont moins explosifs et crachent beaucoup de lave, comme c'était le cas avec le Kilauea, dont l'éruption a commencé le 3 mai.

    «Les volcans hawaiiens sont très étendus en raison des déluges de lave qui s'étendent sur de grandes distances en partant de sources ponctuelles et de crevasses. Ils forment donc des volcans bas et étendus», a-t-il précisé.

    En Amérique centrale, en revanche, «la plaque tectonique de Cocos, enfoncée à une profondeur de 100 km, interagit avec le manteau terrestre, ce qui fait naître des flux de magma qui traversent l'écorce terrestre et créent des volcans "explosifs" d'une grande hauteur», selon l'expert.

    Le volcan Fuego au Guatemala et de petits volcans en Amérique centrale ont cependant ceci en commun que leur activité est due à la subduction (le processus par lequel une plaque tectonique océanique s'incurve et plonge sous une autre plaque avant de s'enfoncer dans le manteau) et que cela crée du magma qui les nourrit et qui les forme géologiquement. Mais les processus dans ces deux types de volcans sont indépendants.

    Source: fr.sputniknews.com


    Lundi 04/06/18 - Guatemala: l’éruption du Volcán de Fuego fait au moins 25 morts

    Le Volcán de Fuego, à 35 km de la capitale du Guatemala, est entré en éruption dimanche 3 juin. Les environs sont dévastés, un premier bilan fait état d'une vingtaine de morts.

    Les colonnes de cendres émises par le volcan sont descendues jusqu'à 2 000 mètres au-dessus du cratère. Le Volcán de Fuego, à 35 km de la capitale du Guatemala, est entré en éruption. Chaque heure, chaque minute compte, près de 3 000 personnes ont été évacuées. Les secours se sont improvisés parmi les militaires, les policiers et les civiles. Tout le monde essaye de s'en sortir comme il le peut. "On a vu que la lave se déversait sur le champ de blé, on a couru au-dessus de la montagne", explique une rescapée.

    25 morts et de nombreux disparus

    Il y aurait déjà 25 morts et de nombreux disparus. La lave et la cendre n'ont laissé aucune chance à ceux qui vivaient dans les environs. "La seule chose que nous pouvions faire, c'est courir avec ma famille et tout abandonner dans la maison", déplore un habitant. Les images sont terribles, le paysage est désolé, beaucoup d'habitants errent sans trop savoir où aller ni comment s'évader.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    04/06/18 - Tremblements de terre à Mayotte "Le gros séisme, je pense qu’on l’a déjà eu"

    Trois experts sont arrivés vendredi à Mayotte pour accompagner les services de l’État dans la gestion de l’essaim de séismes. Près de 850 tremblements de terre ont été enregistrés depuis trois semaines, faisant une vingtaine de blessés légers. "On n’aura pas de Big one de magnitude 7 ou 8", rassure un spécialiste du Bureau de recherches géologiques et minières.

    Une rafale de secousses. Les Mahorais ont découvert vendredi une nouvelle caractéristique de l’essaim de séismes qui frappe Mayotte depuis plus de trois semaines, avec une succession impressionnante de tremblements de terre en matinée. Rien qu’entre 6h18 et 7h24, 13 secousses de magnitude supérieure à 4 se sont produites, dont deux de 5,2. Jusqu’à 13h20, ce sont 36 séismes supérieurs à 4 qui ont été répertoriés, pour près de 850 tremblements de terre recensés depuis le début de l’épisode sismique.

    C’est dans ce contexte qu’une mission extérieure est arrivée dans l’île aux parfums le même jour. Bastien Colas, en charge d’un programme Planification et appui à la gestion des crises au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), Mendy Bengoubou, sismologue à la Direction générale de la prévention des risques et le lieutenant-colonel Galichet de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises vont passer « quelques jours » dans le 101ème département, précise le préfet Dominique Sorain. "Il n’y a pas encore de limite précise à leur séjour."

    Alors que l’essaim de séismes a fait 19 blessés légers en trois semaines, dont 6 vendredi (une moitié de crises d’angoisse pour autant de chutes dans les escaliers), selon le délégué du gouvernement, les experts se sont montrés rassurants vendredi, lors d’une conférence de presse.

    "5,8, pour l’instant, c’est le pic sismique (…) On aura peut-être un 5,9 ou un 6 mais on est relativement borné du point de vue de la tectonique et de l’historicité au niveau de l’ensemble des Comores", affirme Bastien Colas. « Le gros [tremblement de terre], je pense qu’on l’a déjà eu. On peut avoir un peu plus gros mais on n’aura pas de Big one, de magnitude 7 ou 8 qui va se produire (…) La magnitude d’un séisme est liée à la longueur de la faille. On n’a pas identifié dans l’arc comorien des longueurs de failles qui auraient pu générer des séismes supérieurs à 6. »

    Une activité tectonique voire volcanique

    "À partir des plus gros événements, on est capable de reconstituer l’origine des tremblements de terre" actuels à Mayotte, poursuit le spécialiste. « Il s’agit de ruptures le long de plans de failles situés à environ 60 km au nord-est de Mayotte (…) Tout cela est lié à la tectonique des plaques au sens large. On a des interfaces entre différentes plaques et des relais qui peuvent se faire (…) Il peut y avoir des conjonctions (…) avec des phénomènes volcaniques (…) On sait qu’on a du tectonique. On n’a pas d’élément pour préciser le volcanique (…) L’essaim peut être en lien avec un écoulement magmatique en profondeur (…) Ce serait une responsabilité partielle dans la mécanique d’essaim qui se met en place (…) On n’est pas du tout dans l’optique de la création d’un volcan », développe Bastien Colas.

    L’expert se montre également rassurant, concernant d’éventuels mouvements de terrain. « On se posait la question. (…) Les niveaux d’accélération sont tellement bas que ce ne sont pas des choses attendues. » L’éboulement d’un rocher vendredi 25 mai à Majicavo est à imputer à l’épisode pluvieux et non pas à un séisme, selon lui.

    Pas de risque non plus avec la sismicité actuelle d’un effondrement de Petite-Terre, qui repose sur un édifice volcanique. « Des glissements anciens qui ne sont pas datés et tout un tas de cicatrices » ont été suspectés sur la structure par le BRGM par le passé, à l’occasion d’une étude. « Ce n’est pas un scénario qui nous inquiète », insiste Bastien Colas. "Les falaises de Petite-Terre qui sont immergées sont déjà assez loin de la zone épicentrale."

    Et d’ajouter : "Pour améliorer la localisation des séismes, il va falloir améliorer le réseau d’observation. On a globalement des stations positionnées au sud-ouest" de la zone sismique. "Pour localiser un épicentre, il faut entourer la zone de l’épicentre par des capteurs, pour mieux estimer l’évolution du phénomène." Actuellement, une station dans les locaux du BRGM à Mamoudzou enregistre et transmet les vibrations du sous-sol en temps réel. Deux autres stations collectent aussi les mouvements mais il faut "aller récupérer la donnée toutes les semaines."

    Le 18 juin, le BRGM va installer un nouvel appareil en Grande-Terre. Il s’agit d’un sismomètre large bande, qui va permettre de recueillir de nouvelles bandes de fréquence. Un second appareil du même type est envisagé. "C’est la Ferrari des capteurs. C’est une station très sensible", commente la sismologue Mendy Bengoubou. Pour compléter ce dispositif, le BRGM peut compter sur des stations à Madagascar, au Kenya et depuis mercredi aux Comores. L’installation d’hydrophones, des stations en mer, se dessine également, pour acquérir un nouveau type d’ondes. "Aller voir sur place, pourquoi pas, mais pour aller voir quoi ?", s’interroge Bastien Colas, alors que de nombreux Mahorais réclament une exploration sous-marine. "À partir des enregistrements de stations, on peut avoir les informations qu’il nous faut pour préciser les localisations, les magnitudes, le type de séismes et savoir s’il y a des écoulements de fluide", met-il en exergue.

    Vers des inspecteurs de diagnostic d’urgence

    Les experts en mission à Mayotte vont également se concentrer sur les dégâts provoqués dans les constructions. "Les bâtiments sont tous à peu près fissurés. Il faut bien identifier là où il pourrait y avoir des risques", souligne le préfet. Les services de l’État évoquaient il y a quelques jours une soixantaine de bâtiments endommagés, mais un seul a nécessité à Mamoudzou une consolidation d’ampleur. "Il n’y a pas eu de recrudescence de signalements depuis", précise Dominique Sorain. "Mayotte est concernée par l’autoconstruction qui ne passe pas forcément par des architectes, des entreprises (…) Ce sont des défis que nous avons (…) Il y a un effort gigantesque à faire en matière de mise en sécurité et de construction de bâtiments", reconnaît le représentant de l’État.

    Ainsi, Mendy Bengoubou va sillonner l’île aux parfums pour constater l’ampleur des dégâts. Actuellement, deux cabinets d’étude proposent des expertises payantes pour s’assurer de la solidité des constructions. Il n’est "pas exclu que des inspecteurs de diagnostic d’urgence fassent le tour des bâtiments" aux frais de l’État, à l’issue de la mission. La démarche est "courante après des séismes, lorsqu’ils ont été très importants", précise la sismologue. "Il y a pour l’instant un niveau d’endommagement situé dans le niveau 1 d’une échelle qui va jusqu’à 5", ajoute Bastien Colas.

    Malgré tout, l’État se prépare à un scénario catastrophe, semble-t-il improbable. Les services de secours de Mayotte sont en alerte et ceux de La Réunion et de la métropole en pré-alerte. "Un exercice a été fait en début d’année pour recenser l’ensemble des moyens qu’on pourrait envoyer", rappelle le lieutenant-colonel Galichet, officier de liaison avec le ministère de l’Intérieur.

    La mission des trois experts vise aussi à "voir les améliorations éventuelles à apporter en termes de communication, de culture du risque, de sensibilisation", évoque Mendy Bengouhou.

    Point sur les dernières activités sismiques

    Durant la nuit du 1er au 2 juin et durant la journée du 2 juin, l'activité sismique "reste notable avec d'assez nombreuses secousses modérées enregistrées", note la préfecture de Mayotte. "Un séisme fortement ressenti à 10h42, estimé à 5,2, est localisé dans la zone de l'essaim précédé par un événement de magnitude 4,5 à 6h16. Un séisme évalué à 5 par les centres de mesures internationaux a été ressenti (dimanche) à 9h13 à Mayotte. L’activité sismique reste toujours anormale et perdure, y compris dans la plage de magnitude des séismes pouvant être ressentis à Mayotte. L’essaim est donc toujours en cours", rappelle la préfecture.

    Source: www.mayottehebdo.com


    04/06/18 - Des failles sismiques découvertes sous Londres

    Des scientifiques ont découvert deux lignes de faille, courant sous la capitale britannique. Elles pourraient provoquer à Londres un tremblement de terre de magnitude 5.

    La découverte va-t-elle faire trembler les Londoniens ? Des chercheurs de l’Imperial College, université britannique spécialisée dans les sciences, ont révélé avoir repéré deux failles sismiques sous la capitale britannique.

    La première court vers le centre de Londres et la seconde file sous Canary Wharf, quartier d’affaires situé dans l’Est londonien. Selon les chercheurs, ces failles bougent, de 1 à 2 mm par an, un mouvement suffisant pour provoquer un séisme de magnitude 5 sur l’échelle de Richter.

    Probabilité minime

    Pas de quoi cependant faire perdre aux Britanniques leur célèbre flegme habituel. Les chercheurs affirment que la probabilité qu’un tel séisme frappe Londres est d’une fois par millénaire. Le risque est « suffisant pour avoir peur mais pas suffisant pour être un problème », assure Dr Richard Ghail, chercheur spécialisé en génie climatique et civil à l’Impérial College, dans le journal The Telegraph.

    Si cela se produisait, la secousse pourrait être comparable à celle ressentie lorsqu’on se tient sur une plateforme entre deux trains passants. En revanche, si le tremblement de terre atteignait une magnitude 6, il faudrait craindre des dommages matériels plus importants…

    Séismes de faible intensité

    Les séismes de cette magnitude sont rares au Royaume-Uni. Le pays est frappé chaque année par une centaine de tremblements de terre mais seule une dizaine sont en réalité ressentis. Le dernier séisme majeur a eu lieu en 2008 dans le Lincolnshire (magnitude 5,3). Quant au dernier vécu à Londres, il date du 6 avril 1580 (magnitude 5,5).

    Pour Dr Ghail, les récentes découvertes permettent de renverser l’idée selon laquelle Londres est géologiquement stable. « Le secteur est passé du secteur à la géologie la plus simple à la zone la plus complexe du Royaume-Uni. »

    Les découvertes de l’Imperial College sont utilisées pour rédiger des directives sismiques pour toutes les constructions nouvelles et rénovées à Londres, pour les cent prochaines années, afin qu’elles résistent à un tremblement de terre de magnitude 6,5.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/leditiondusoir


    04/06/18 - Un dinosaure à la tour Eiffel

    Le fossile d'un prédateur du jurassique a été monté samedi au premier étage de la tour Eiffel. Il vient d'être adjugé 2.019.680 euros, frais compris.

    Maître Aguttes est soulagé, le théropode est installé. Le commissaire-priseur n'est pas le seul à souffler. La petite équipe de monteurs de Paleomoove Laboratory - une maison marseillaise spécialisée dans ce type de squelettes fossiles - aussi. Il lui a fallu 6 heures pour sortir précautionneusement côtes, fémurs et vertèbres afin de recomposer un dinosaure long de neuf mètres et haut de trois. Socle et fossile, c'est une tonne et demie de matériel que les trois hommes ont montée patiemment et dans un étonnant silence. Et sans casse. Le tout au premier étage de la tour Eiffel.

    Le meilleur reste à venir ou le plus dur, à faire... En effet, c'est aujourd'hui à 18 heures que les enchères commenceront, orchestrées par le commissaire-priseur Claude Aguttes, prêt à adjuger le deuxième dinosaure de sa longue carrière. Le précédent, un allosaure baptisé « Kan », est devenu il y a un an la mascotte des Jardins suspendus de Marqueyssac en Dordogne.

    La vedette du jour, Éric Mickler, expert en histoire naturelle et consultant pour Aguttes et Sotheby's, indique qu'il pourrait s'agir d'un spécimen de théropode de « modèle » inconnu. Extrait en 2013 des strates d'un immense cimetière de dinosaures aux États-Unis, la formation de Morrison au Wyoming, il n'a pas encore été étudié par les scientifiques. Mais sa structure inox, conçue sur le modèle des croisillons de la tour Eiffel par Paleomoove Laboratory, permet d'en dissocier chaque élément afin qu'il puisse être justement analysé. Encore faudra-t-il que le nouvel acquéreur soit prêt à confier son œuvre...

    Si ce soir le dinosaure atteint son prix de réserve et trouve un acquéreur, son actuel propriétaire, un Britannique anonyme, a d'ores et déjà décidé d'offrir une part du produit de la vente à deux associations très actives du point de vue de la protection animale. La première, Sea Shepherd, fondée par le capitaine Paul Watson et dont le CEO, le capitaine Alex Cornelissen, avait fait le déplacement d'Amsterdam. Il a rappelé que cette association défend la faune des océans en péril. Forte de ses douze bateaux, elle s'efforce de préserver les baleines et les phoques, mais aussi les requins qui slalomaient déjà dans les océans il y a 400 millions d'années. De vrais dinosaures des mers.

    L'autre association bénéficiaire, qui espère un chèque à cinq chiffres, comme nous le confiait sa représentante, c'est le Cheetah Center (guépard en anglais). Fondé en Afrique du Sud par Ann van Dyk en 1971, le Cheetah Center a pour vocation de protéger ce splendide félin en voie de disparition et sa nursery a déjà vu naître 800 guépards. « Ce sont vraiment de gros chats qui ronronnent et ne se montrent agressifs que si on les menace », indiquait la représentante de l'association. « Mais, attention, au centre, on ne les habitue pas à la main de l'homme, on les élève pour qu'ils soient relâchés dans des réserves ou de vastes espaces naturels où ils ne seront pas chassés. » À savoir : grâce à Cheetah, on peut « adopter » virtuellement un guépard à raison d'un don de 500 euros par an.

    Les maisons d'enchères sont très vigilantes sur la provenance des fossiles qui leur sont proposés et sur la législation en la matière appliquée dans leurs pays d'origine. Par exemple, les États-Unis, dotés d'une législation très cadrée, autorisent la sortie du territoire de tout élément provenant d'un lieu privé qui a été fouillé (mais en aucun cas d'un terrain fédéral). La Chine et la Mongolie interdisent formellement tout commerce de ces fossiles. Vigilance également à avoir avec les pays à la législation floue, qui peuvent chercher à reprendre des pièces après les avoir laissé sortir.

    Source: www.lepoint.fr - Rédaction: Marie-Christine Morosi


    Dimanche 03/06/18 - Un séisme de 3.1 enregistré la nuit dernière à quelques kilomètres de Nice

    La terre a (encore) tremblé sur la Côte d'Azur. Un séisme d'une magnitude de 3.1 a été enregistré dans la nuit de samedi à dimanche au large de Nice.
    La secousse a eu lieu à 3h47.

    Selon le Réseau national de surveillance sismique, l'épicentre du séisme se trouve à une vingtaine de kilomètre de la côte, entre Nice et Monaco.

    Source: www.nicematin.com


    03/06/18 - Mayotte : Des séismes de magnitude supérieure à 5

    De nouveaux tremblements de terre se sont produits ce week-end à Mayotte : de 5,2, 5 et 4,6 sur l’échelle de Richter.

    Un séisme évalué à 5 par les centres de mesures internationaux a été ressenti ce matin à 9h13 à Mayotte.

    Durant la nuit du 1er au 2 juin et durant la journée du 2 juin l’activité sismique reste notable avec d’assez nombreuses secousses modérées enregistrées.

    Un séisme fortement ressenti à 10h42, estimé à 5.2 et localisé dans la zone de l’essaim précédé par un événement de magnitude 4.5 à 6h16.

    L’activité sismique reste toujours anormale et perdure, y compris dans la plage de magnitude des séismes pouvant être ressentis à Mayotte. L’essaim est donc toujours en cours.

    Le Préfet rappelle à l’ensemble de la population de prendre en compte et de respecter les consignes de sécurité éditées par la préfecture.

    Il est rappelé qu’en cas de séisme :
    - si l’on se trouve en intérieur, il convient de : se protéger sous une table ou le long d’un mur porteur et de s’éloigner des fenêtres ;
    - si l’on se trouve à l’extérieur, il convient de s’éloigner le plus possible des éléments pouvant s’effondrer : bâtiments, ponts, corniches et réseaux électriques.

    Source: www.linfo.re/ocean-indien/mayotte - Rédaction: Baradi Siva


    03/06/18 - Une nouvelle coulée de lave force plus d’Hawaïens à évacuer Big Island

    Des troupes de la Garde nationale de l'État, des policiers et des pompiers ont procédé tard vendredi et samedi matin à l'évacuation du dernier groupe de résidents de l'est de l'île d'Hawaï, quelques heures avant que la lave du volcan Kilauea coupe l'accès à la route.

    Une coulée de lave d’une largeur équivalente à trois terrains de football s’est répandue sur l’autoroute près d’une intersection de Kapoho. La ville balnéaire a déjà été détruite en 1960 au cours d’une éruption du Kilauea.

    Le flot de lave a coupé Kapoho et le projet immobilier Vacationland du reste de l’île, selon l’agence hawaïenne de protection civile.

    Depuis mercredi, les autorités pressent les résidents de la région à quitter les lieux avant que la lave n’atteigne leur demeure.

    Environ 500 personnes vivent dans la région de Kapoho, mais on ne sait pas si des résidents ont choisi de rester dans leur maison, et si oui, combien? dit la porte-parole de la protection civile Janet Snyder.

    Quelque 2000 personnes avaient déjà été évacuées de leur résidence dans Leilani Estates, une région plus à l’ouest, où des douzaines de maisons ont été englouties ou coupées par des rivières de lave depuis que le volcan Kilauea est entré en éruption, le 3 mai dernier.

    La lave a aussi fait disparaître un lac d’eau douce, le lac Green, a rapporté l’observatoire volcanologique d’Hawaï tard samedi soir.

    « Toute l’eau du lac a été transformée en grand panache de vapeur quand la lave s’est déversée par le cratère Kapopho », selon le rapport d’un survol du service des incendies.

    Période d'anxiété

    Pour ceux qui ont été épargnés par l'éruption volcanique, la longue période d’incertitude est de plus en plus éprouvante.

    « Nous attendons la décision de Pele [la déesse hawaïenne des volcans] », lance Steve Kirkpatrick, un facteur à la retraite qui vit depuis 14 ans à Leilani Estates. Sa maison est intacte, mais exposée au danger.

    « Vous tenez pendant trois semaines et vous pensez que tout va bien, mais vous pouvez quand même perdre votre maison », explique M. Kirkpatrick alors qu’il retourne dans son quartier avec sa femme pour aider des amis à quitter les lieux.

    « L’inquiétude grandit à mesure que la lave s’étend », dit Kathy Kirkpatrick, alors qu’on peut entendre à distance le bruit de la lave qui jaillit du sol, un son semblable à celui provoqué par un moteur à réaction.

    La lave n’est pas le seul enjeu causé par l’éruption. Les émissions de dioxyde de soufre, un gaz toxique, sont aussi inquiétantes.

    De même, les filaments de roches volcaniques produits par les fontaines de lave, appelés « cheveux de Pele »[en référence à la déesse des volcans], peuvent être transportés par le vent.

    Nancy Avery, une résidente de l’île, compare ces filaments à des coupures de feuilles de papier. Elle explique qu’elle a été coupée aux doigts et aux pieds, puisqu‘elle portait seulement des sandales quand elle a tenté de ramasser un filament. « Le filament a comme fondu dans ma peau et m’a coupé, explique-t-elle. C’est tellement tranchant! ».

    Pertes matérielles

    La lave, qui surgit depuis mai d’environ deux douzaines de fissures dans la zone de fracture de l’écorce terrestre sur les pentes du Kilauea, a aussi détruit des poteaux de téléphone et d’électricité et a forcé la fermeture d’une centrale géothermique.

    Deux édifices de la centrale ont été brûlés par la lave, une sous-station et un entrepôt qui abritait un appareil de forage, selon les autorités.

    Le dernier réveil du Kilauea, l'un des volcans les plus actifs au monde, arrive dans la foulée d’un cycle presque ininterrompu de 25 ans, qui a commencé en 1983, détruisant plus de 200 habitations et autres structures.

    Des explosions de gaz et de roches volcaniques, presque quotidiennes, de même que des tremblements de terre, accompagnent l’activité actuelle.

    Dans les derniers jours, le sommet s’est toutefois calmé, car des tonnes de débris libérés des murs intérieurs du cratère sont tombés dans le vide et ont bouché le fond de la fente.

    Les scientifiques ne savent pas si l’obstruction mettra fin aux éruptions ou si elle exercera plutôt une pression supplémentaire qui pourrait entraîner une explosion encore plus forte.

    En savoir plus sur le Kilauea:
    On compte cinq volcans dans l’archipel hawaïen;
    le volcan Kilauea, situé sur l’île d’Hawaï (aussi appelée la Grande Île ou Big Island), est l’un des plus actifs sur la planète;
    sa dernière éruption majeure remonte à 1924. Elle avait fait un mort, en plus de propulser des cendres, des roches et de la poussière dans les airs pendant une période de 17 jours;
    le Kilauea est situé dans le Parc national des volcans d'Hawaï qui accueille chaque année 2 millions de touristes.


    Source: Radio-Canada avec Reuters


    Samedi 02/06/18 - Mayotte: la rafale de séismes n'inquiète pas les scientifiques

    Des centaines et des centaines de secousses frappent Mayotte depuis plusieurs semaines. Ces séismes n'inquiètent pas les scientifiques venus sur place, car l'île fait partie d'une zone sismique 3. Aucun prochain séisme ne devrait pas dépasser une magnitude 6.

    En 4 semaines, plus de 850 secousses enregistrées à Mayotte. En effet, depuis quelques semaines, l'île mahoraise est victime d'une "rafale de séismes", comme le qualifie le BRGM. Bien que Mayotte soit placée dans une zone de sismicité 3, l'île n'avait jamais connu ça auparavant. Les dégâts enregistrés ne sont que de 1 sur une échelle de 5 et correspondent à la zone sismique mahoraise.

    Jusqu'à présent la plus forte secousse a eu lieu le 15 mai dernier, avec une magnitude de 5,8 sur l'échelle de Richter. "Nous pouvons dire sans nous tromper que nous n’aurons pas de magnitude 7 ou 8", précise Bastien Colas, Ingénieur du Bureau de Recherches Géologiques et Minière (BRGM). Et plus la magnitude est faible, plus le nombre de séismes est élevé.

    Bastien Colas explique dans Le Journal de Mayotte que la cause des séismes est "tectonique". " C’est à dire qu’il y a des ruptures le long des plans de failles souterraines, à 60km au nord-est de Mayotte", explique-t-il. Mais l'origine d'une cause magmatique n'est pas totalement mise de côté. "Il n’y a pas de lien entre les essaims et un volcan, mais on ne peut pas encore dissocier les deux."

    Mayotte dispose déjà de trois systèmes et le BRGM va installer le 18 juin en Grande Terre un sismomètre Large Bande: "la Ferrari des capteurs", selon Bastien Colas.

    "Cela peut durer 15 jours, à plusieurs mois, voire des années", précise Bastien Colas. ​Le Préfet Dominique Sorain a annoncé qu'une mission venait d'être déployée sur place. Les scientifiques vont rester quelques jours sur l'île, même si les secousses ne sont pas alarmantes.

    Source: www.zinfos974.com - Rédaction: Charline Bakowski


    Vendredi 01/06/18 - L'éruption du Piton de la Fournaise s'est arrêtée

    Ce vendredi 1er juin, cinq semaines après avoir débuté, l'éruption du Piton de la Fournaise s'est arrêtée.

    C'est ce qu'a annoncé l'Observatoire volcanologique qui a également publié son bulletin mensuel recensant l'activité relevée sur le volcan durant tout le mois de mai. Nous publions ci-dessous le bulletin en question :
    "Au mois de mai 2018, l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) a enregistré :
    - 7 séismes volcano-tectoniques superficiels (zéro à deux kilomètres de profondeur) sous les cratères sommitaux ;
    - Un séisme profond (supérieur à deux kilomètres de profondeur)
    - 190 effondrements (dans le Cratère Dolomieu et au niveau des remparts de l’Enclos Fouqué)
    - 22 séismes locaux (sous l’île, côté Piton des Neiges)
    - 44 séismes régionaux (dans la zone océan indien).

    Le mois de mai 2018 aura été marqué par une activité éruptive, débutée le 27 avril (flanc sud du cône terminal) et présentant une faible activité sismique (7 séismes volcano-tectoniques).

    Les 44 séismes régionaux enregistrés sont liés à la crise sismique de Mayotte débutée le 10 mai 2018 (à environ 50 kilomètres au large, à l’est de l’île), dont les séismes les plus intenses ont été enregistrés à La Réunion par le réseau sismologique de l’OVPF.

    Déformation

    Suite à une phase de déflation (dégonflement) de l’édifice associée à l’injection du magma depuis le réservoir vers le site éruptif, l’inflation (gonflement) de l’édifice a repris depuis le 15 mai environ, signifiant que le système magmatique en profondeur continue à se pressuriser.

    Géochimie des gaz

    Concentrations en CO2 dans le sol : Sur les stations distales de la région des Plaines, les concentrations en CO2 dans le sol ont atteint les valeurs les plus élevées en début d’éruption (le 27 Avril), pour ensuite diminuer progressivement jusqu’au 18 mai avant d’augmenter faiblement entre le 18 et le 26 mai. Depuis le 26 mai, les valeurs diminuent progressivement. Les mêmes tendances sont observées sur les points de mesures au niveau du Gîte du volcan.

    L’augmentation des concentrations en CO2 dans le sol observée entre le 18 et le 26 mai correspond à la phase de ré-augmentation du trémoret à la reprise de l’inflation de l’édifice aux alentours du 15 mai.

    Emissions de gaz au niveau des fumerolles du sommet : Suite à l’augmentation observée entre le 23 et le 27 avril, les concentrations en CO2 dans l'atmosphère ont diminué progressivement entre début mai et le 18 mai. Depuis, une faible augmentation est observée. Le flux de SO2 (dioxde de soufre) a diminué de façon exponentielle pendant tout le mois de mai. Cette évolution est en accord avec la diminution progressive du flux de lave en surface.

    Emissions de SO2 dans l’air dans l’Enclos Fouqué : des variations d’émissions de SO2 dans l’air ont été observées au cours du mois de mai en relation avec l’activité éruptive. Ainsi, la diminution de hauteur du panache de gaz au niveau du site éruptif après le 7 mai s’est traduite par une concentration accrue en SO2 dans l'atmosphère au sol au sein de l’Enclos Fouqué. Au sommet une augmentation progressive des concentrations en SO2 a été enregistrée jusqu’au 10 mai (maximum de 10.5 ppmv) pour décroitre par la suite.

    Le bilan en résumé

    Le mois de mai 2018 aura été marqué par la poursuite de l’éruption débutée le 27 avril 2018. Les données géophysiques (déformation, trémor éruptif), géochimiques et les observations préliminaires sur les produits éruptifs suggèrent que l'éruption ait débuté par l’émission de laves et pyroclastes dégazés, suivie par une phase de remontée de magma moins dégazé depuis le 15 mai environ.

    Ce nouvel apport magmatique pourrait avoir contribué à maintenir l’activité éruptive sur une durée de plusieurs semaines, malgré les très faibles débits éruptifs mesurés en surface depuis le 7 mai.

    Source: www.ipreunion.com


    01/06/18 - Mayotte: une rafale de 13 séismes ce vendredi matin

    Alors qu'une mission gouvernementale arrive ce vendredi 1er juin à Mayotte, 13 séismes supérieurs à une magnitude de 4 ont été enregistrés sur l'île aux parfums ce matin, entre 6h18 et 7h24. La secousse la plus importante a été ressentie à 6h24 avec une magnitude de 5,2.

    Alors que les mairies de Mayotte ont entamé un travail de recensement des dégâts causés par les séismes depuis le 10 mai, la terre continue de trembler. Pas plus tard que ce matin, une rafale de séismes a été enregistrée. 13 secousses supérieures à une magnitude de 4 entre 6h18 et 7h24.

    - vendredi 1er juin à 06h18 d’une magnitude de 4.4
    - vendredi 1er juin à 06h24 d’une magnitude de 5.2
    - vendredi 1er juin à 06h29 d’une magnitude de 4.6
    - vendredi 1er juin à 06h31 d’une magnitude de 4.4
    - vendredi 1er juin à 06h36 d’une magnitude de 5.2
    - vendredi 1er juin à 06h45 d’une magnitude de 4.7
    - vendredi 1er juin à 06h52 d’une magnitude de 4.4
    - vendredi 1er juin à 06h53 d’une magnitude de 4.3
    - vendredi 1er juin à 06h58 d’une magnitude de 4.0
    - vendredi 1er juin à 07h01 d’une magnitude de 4.7
    - vendredi 1er juin à 07h01 d’une magnitude de 4.2
    - vendredi 1er juin à 07h04 d’une magnitude de 4.4
    - vendredi 1er juin à 07h24 d’une magnitude de 4.2

    Une mission d’expertise sur fond d’inquiétude

    Avec 700 micro-secousses enregistrées (70 ressenties par les hatitants), la population vit dans la crainte. Des séismes à répétition qui n’ont pour l’heure pas fait de gros dégâts mais qui mettent les nerfs à rude épreuve. Voire pire : les habitants sont impuissants et peu informés.

    Face à cette situation préoccupante, Jacqueline Gourault, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur a assuré que tout serait mis en œuvre pour rassurer la population. Et c’est en ce sens qu’une mission d’expertise est dépêchée sur place ce vendredi 1er juin. Une mission composée notamment « de la sécurité civile et de scientifiques spécialistes en sismologie », a déclaré la ministre lors des questions au gouvernement, mardi au Sénat. Leurs missions : s’assurer « qu’une organisation fiable et des moyens logistiques seront opérationnels en cas d’aggravation de la crise sismique et apporter des réponses aux nombreuses questions que se posent les habitants de Mayotte », précise Bruno Minas, notre confrère de Mayotte la 1ère.

    Dans ce climat anxiogène, les Mahorais suivent tant bien que mal les instructions préfectorales et de la Croix-Rouge diffusées en français et en shimaoré pour se protéger en cas de secousses et informent les mairies en cas de fissures sur les murs de leurs habitations.

    Source: la1ere.francetvinfo.fr - Rédaction: Annabelle Boyer

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