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    22/11/18 - La terre tremble dans l’Ain, le séisme ressenti jusqu’aux environs de Lyon et de Mâcon

    L’épicentre du séisme était situé à une quinzaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse. Il a été ressenti jusqu’à Mâcon et le Val de Saône.

    Ils ont été des dizaines à témoigner auprès du bureau central sismologique Français après avoir senti la terre trembler. Mercredi soir, à 18h08, un séisme de magnitude 4,2 sur l’échelle de Richter a été enregistré dans l’Ain. L’épicentre de ce tremblement de terre, qui n’a fait aucun blessé et n’a entraîné aucun dégât matériel, se situait à une quinzaine de kilomètres au nord ouest de Bourg-en-Bresse, selon France Séismes

    Après les secousses, ressenties jusqu’aux environs de Lyon, dans le Val de Saône, mais également autour de Mâcon, en Saône et Loire, la préfecture de l’Ain a invité les habitants à témoigner auprès du Réseau national de surveillance sismique (RéNaSS).

    Comme si « un métro passait sous la maison »

    Habituelles en cas de tremblement de terre, ces enquêtes macrosismiques permettent d’établir, à partir des observations et de la perception de la population, l’intensité ressentie du séisme.

    Source: www.20minutes.fr


    Jeudi 15/11/18 - Guadeloupe: ça continue à bouger sous le dôme de la Soufrière

    Une nouvelle séquence de séismes volcaniques se manifestent au niveau de la Soufrière.

    Saint-Claude. La Vieille Dame a-t-elle pris froid en raison des pluies tombant sur la Guadeloupe depuis près de 15 jours ? Ce qui est certain c'est qu'une nouvelle séquence de séismes volcaniques se manifestent au niveau de la Soufrière. Depuis lundi midi, l'observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe a enregistré pas moins de 75 séismes. Ces derniers, d'une magnitude inférieure à 1 et localisés à une profondeur d'environ 2,5 km sous le sommet du dôme du volcan, ne semblent toutefois pas avoir été ressentis par la population.

    Cette activité ne présente en l'état actuel aucun risque ou menace. « Le niveau d'alerte reste donc au jaune » , indique à ce sujet le directeur de l'observatoire par communiqué. À titre d'exemples, 558 séismes d'origine volcaniques avaient déjà été été enregistrés en septembre, essentiellement autour et sous le dôme de la Vieille Dame, ce qui « témoigne de la dynamique d'un système hydrothermal très développé et de la relâche des contraintes tensionnelles affectant les racines les plus profondes du système hydrothermal et magnétique de la Soufrière. »

    Source: www.guadeloupe.franceantilles.fr


    Mercredi 14/11/18 - Mansourasaurus: L’aventure d’une découverte

    La découverte majeure du dinosaure Mansourasaurus, dans le désert occidental égyptien, a changé la vie de l’équipe en charge de l’expédition.Un centre a, depuis, ouvert à Mansoura pour former de futurs paléontologues. L’équipe, en majorité féminine, se souvient aujourd’hui de cette aventure menée dans des conditions précaires

    « J’aimerais réaliser mon rêve, celui de fonder le premier musée d’histoire natu­relle en Egypte et au Moyen-Orient, à l’instar de ceux de Londres et de Washington ». C’est ce que confie Hicham Salam, professeur à l’Université de Mansoura au département de géologie. « Un musée renfermant des fossiles de dinosaures et d’autres spécimens d’animaux rares que les touristes pourraient visiter ». Ce rêve pourrait bien se concrétiser un jour. Car suite à la découverte du dinosaure baptisé Mansourasaurus Shahinae, le fossile le plus complet jamais mis au jour, par les équipes du professeur Salam, un centre a ouvert « pour for­mer le personnel nécessaire à la création de ce projet ambitieux », poursuit-il.

    Nous sommes à l’Université de Mansoura, précisément dans le Centre de Mansoura pour les vertébrés fossiles, le premier centre du genre au Moyen-Orient. De jeunes chercheurs réunis autour d’une grande table observent minutieuse­ment des fossiles alors que d’autres tentent de comprendre le processus d’extraction des osse­ments et la procédure de leur conservation. Un troisième groupe est en train de feuilleter le Journal of Vertebrate Palentology (journal de paléontologie des vertébrés) qui publie les der­nières recherches dans ce domaine, tandis qu’un autre discute des détails d’une prochaine expédi­tion dans le désert avec le professeur.

    Ce centre, qui a ouvert ses portes le mois der­nier, est le résultat de la dernière grande décou­verte qui a fasciné les paléontologues. Il s’agit du fossile le plus complet mis au jour et datant de la fin de la période du crétacé (entre 100 et 66 mil­lions d’années). Vu l’importance de l’événe­ment, cette découverte a été publiée dans l’une des revues scientifiques les plus prestigieuses, Nature Ecology and Evolution. La raison est que les paléontologues ont découvert très peu de fossiles de cette période géologique en Afrique. D’où le grand intérêt suscité par Mansourasaurus Shahinae (du nom de l’université qui a parrainé l’étude et de Shahinae, le nom de famille de son épouse à qui il doit sa réussite). Ce fossile va permettre de mieux comprendre l’évolution des dinosaures à l’époque de la Pangée, l’époque où la terre ne comptait qu’un seul continent.

    C’est durant la période du crétacé que les masses terrestres ont commencé à se morceler et dériver, une période encore relativement floue pour les paléontologues. Et l’Afrique reste tou­jours un point d’interrogation pour eux en termes de vie terrestre à la fin de l’ère des dinosaures. Il était donc impossible d’élucider le mystère de la présence de certains dinosaures en Afrique sans la présence de ces fossiles. La découverte de ce super fossile marque donc une grande avancée.

    En examinant la structure des os, les paléonto­logues ont compris que Mansourasaurus était le spécimen apparenté aux dinosaures européens et asiatiques. Ceci est la preuve que les dinosaures pouvaient se déplacer entre l’Afrique et l’Eu­rope. « Quand j’ai vu les images des fossiles pour la première fois, les bras m’en sont tom­bés », a confié le Dr Matt Lamanna, paléontolo­gue au Carnegie Museum of Natural History et co-auteur de l’étude, dans un communiqué de presse. « Ce dinosaure est le Saint Graal que nous, les paléontologues, recherchons depuis bien longtemps », ajoute-t-il dans un communi­qué de presse.

    Si Mansourasaurus est le sixième fossile décou­vert dans le Sahara égyptien qui ne cesse de dévoi­ler ses secrets aux paléontologues depuis 1911 — date de la première expédition guidée par l’Al­lemand Ernst Stromer —, cette découverte est la première réalisée par une expédition égyptienne. Une équipe constituée en majorité de femmes et dont le parcours fut semé d’embûches. Quatre jeunes filles issues d’un milieu rural ont décidé de mener cette expédition malgré toutes les contraintes sociales qui ont pesé sur elles. « On savait qu’on allait réaliser quelque chose qui allait permettre de graver nos noms dans l’his­toire de la paléontologie. Et nous étions prêtes à tout pour réaliser notre objectif », explique la chercheuse Sanaa Al-Sayed, 28 ans, professeure à la faculté de sciences et membre au sein de l’équipe constituée de trois autres jeunes filles : Iman Al-Dawoudy et May Al-Amiri, natives de Mansoura, alors que Sara Saber est originaire de la Haute-Egypte. « L’idée a germé alors qu’on était en train de préparer notre thèse. On avait l’habitude de sortir dans des expéditions dans l’oasis Al-Dakhla. En examinant les roches sédi­mentaires, on savait que l’histoire de ces couches sédimentaires coïncidait avec la période des dino­saures avant leur disparition. On a voulu retrou­ver des fossiles, car on avait quelques preuves malgré le manque d’informations concernant les 40 millions d’années qui ont précédé l’extinction des dinosaures », confie Sara Saber, 28 ans, pro­fesseure à l’Université de Mansoura.

    De retour en Egypte après une bourse d’études à l’Université d’Oxford en Angleterre, le profes­seur Hicham Salam a eu l’idée de former la pre­mière équipe d’expédition égyptienne. « Je ne pensais pas que mon rêve, celui de trouver ce fossile de dinosaure, puisse être réalisé par de jeunes chercheuses. Elles me paraissaient fragiles et incapables de supporter les difficultés sur le terrain. J’avoue avoir été fasciné par leur persé­vérance », reconnaît le professeur Hicham Salam.

    C’est le hasard qui a guidé l’équipe à la pre­mière découverte en 2014. Un an auparavant, l’équipe était partie fouiller dans les quatre coins du désert, accompagnée par le professeur Hicham Salam qui donnait un cours à Al-Wadi Al Guédid, l’université principale des étudiants vivant dans les oasis du désert occidental. Dans ce gouverno­rat, l’équipe de chercheurs avait l’habitude de faire des sorties périodiques dans le désert pour étudier les couches terrestres.

    « C’était le dinosaure qu’on cherchait depuis longtemps »

    Les souvenirs défilent dans la tête de Sanaa : « Sara s’est arrêtée brusquement et nous a prié de venir sur le site où elle a découvert des ossements. Quand on était arrivé, on a compris qu’il s’agis­sait du fossile d’un seul spécimen, les os étaient dispersés sur une distance de 5 mètres aux alen­tours. C’était le dinosaure que l’on cherchait depuis longtemps avec le professeur Hicham Salam ». La jeune femme poursuit : « Au même moment, ce dernier avait remarqué un camion roulant au loin. Il nous a conseillé de nous éloi­gner, afin de ne pas attirer l’attention du chauffeur qui est passé juste à quelques pas du site de recherche, tentant de nous intimider et nous faire comprendre qu’il est le maître des lieux. Car il travaillait dans la carrière qui se trouvait tout près du site », raconte Sanaa.

    L’équipe est sur ses gardes, car elle a déjà eu une mauvaise expérience quelques mois aupara­vant. « En 2013, nous avions découvert un fos­sile de dinosaure proche de la route en asphalte ». Mais après une semaine de dur labeur en plein désert et sous une chaleur accablante, l’équipe a vu son travail détruit par un habitant d’un village proche. « Il est passé à moto tout près du site et a saccagé le fossile, pensant que nous étions en train de déterrer des antiquités que recherchent la majorité des habitants de cet oasis dans le but de les revendre. Atterrés par ce qui venait d’ar­river, nous étions même incapables d’expliquer aux gens la nature de notre mission, car la science de la paléontologie est peu connue en Egypte », se rappelle la chercheuse.

    Alors, pour cette nouvelle découverte, l’équipe a pris toutes les précautions nécessaires en recouvrant les ossements avec du sable pour camoufler sa trouvaille et éviter sa destruction, et surtout empêcher que d’autres personnes s’ap­proprient le fruit de leurs efforts. Faute de moyens, l’équipe a été obligée de rentrer à Mansoura, afin de préparer une nouvelle expédi­tion plus longue, retourner le plus tôt possible sur le site pour terminer le travail et ce, après avoir enregistré l’endroit par GPS. « On s’est posé plusieurs questions. Comment continuer cette expédition alors qu’on n’avait pas les moyens financiers pour le faire, ni même les outils néces­saires pour mener à bien notre mission ? Comment convaincre nos parents d’aller séjour­ner plus de trois semaines en plein désert sans aucune mesure de sécurité ? Mais nous étions toutes déterminées à braver tous ces défis », poursuit Sara Saber.

    Convaincre les familles des chercheuses

    Avant le départ, le professeur Hicham Salam a dû convaincre les parents des filles, leur expli­quant l’importance de cette mission qui pourrait constituer un tournant dans leur vie. « Dans les milieux ruraux, les familles sont très conserva­trices et n’acceptent pas que les filles passent la nuit en dehors de la maison. Alors, pour que les parents acceptent qu’elles séjournent dans un bivouac en plein désert pendant trois semaines, ça n’a pas été une chose facile », explique le professeur, qui a peiné à convaincre le père de Sanaa. « Il ne pouvait admettre l’idée de voir sa fille dormir sous une tente et j’ai mis du temps à le convaincre. Cette année, avec le père d’une autre chercheuse qui a récemment rejoint le centre, j’ai eu le même problème. Et c’est le père de Sanaa qui s’est chargé de le convaincre », dit-il d’un air amusé.

    La subvention octroyée par l’Université de Mansoura est bien modeste, comparée aux frais de l’expédition. Du coup, les membres de l’équipe ont ramené l’approvisionnement nécessaire en nourriture et ont fait un voyage qui a été pénible. « Nous sommes partis avec la voiture du profes­seur Hicham Salam qui n’était pas équipée pour rouler dans le désert. Nous étions serrés comme dans une boîte de sardines, avec les bagages et les outils nécessaires pour la fouille entassés sous nos pieds. On a parcouru 600 km, sans avoir le luxe ni d’étendre nos jambes, ni de s’arrêter en cours de route », raconte Sanaa, qui a emporté avec elle des vêtements légers et chauds, car au mois de mars, il fait chaud le matin dans le désert, mais le soir, la température peut descendre à zéro.

    Une fois arrivées sur le lieu de fouille, ces jeunes filles devaient parcourir une distance de plus d’un kilomètre et escalader des dunes de sable pour retrouver du réseau téléphonique et joindre leur famille. « On devait appeler nos parents deux à trois fois par jour pour les tran­quilliser. C’était fatigant de faire ce chemin sous une température de plus de 40° C. Et on était aussi obligé de le faire le soir et en même temps profiter pour surfer sur le net à la recherche d’une information dont on aurait besoin le jour suivant », confie Sara.

    L’équipe allait s’approvisionner en eau dans les villages proches, et mangeait chaque jour presque la même chose : des conserves, du fromage, du riz et quelques légumes. « La viande et le poulet, c’était du luxe pour nous. On y a goûté deux fois pour célébrer la découverte de la mâchoire du dinosaure, qui était une partie importante du puzzle, et les morceaux des plaques osseuses qui consolidaient sa peau », précise Sanaa.

    Et les toilettes ? « Dans cette expédition, les ouvriers de la carrière située à proximité du site ont compris le but de notre mission et nous ont proposé d’utiliser leur WC, avec des conditions pour les horaires : avant 5h et après 22h. Je devais me réveiller à 4h et projeter une lumière d’un flash de caméra vers la tente des filles pour les réveiller et les accompagner, dans l’obscurité totale, aux toilettes situées à une distance de quelques kilo­mètres du site », se souvient le professeur Hicham Salam.

    Dans le désert, les dangers sont multiples. Mais l’équipe semble avoir retenu des leçons des expériences précédentes. « Une bande de trafiquants d’antiquités nous a coupé un jour la route sous prétexte que cette région leur reve­nait de droit concernant la fouille des pièces d’antiquité. Mais cette fois, nous détenions un dossier complet renfermant tous nos papiers qui montrent la nature de la mission. On leur a même présenté des échantillons de fossiles, afin de les convaincre de nous laisser travailler », poursuit Sanaa. Et ce n’est pas tout. « Travailler dans le désert est pénible et nécessite beaucoup d’efforts. On peut tomber sur une pierre pesant 100 kg et là, il faut compter sur nos biceps pour la soulever », confie Sanaa, qui a dû pousser la voiture avec l’aide de ses collègues en plein désert pour la remettre en marche. Les tempêtes du désert ont rendu difficile le travail, mais le plus redouté était Al-Khamassine, ce vent fort qui frappe l’Egypte au printemps. « Tandis qu’il fallait déblayer soigneusement les roches, appli­quer de la colle afin de maintenir les os, les emballer dans du papier normal puis dans du papier cellophane avant de les conserver dans du plâtre, on était dans une course contre la montre. On voulait à tout prix terminer la mis­sion avant que le khamsin ne se lève. Pourtant, la tempête de sable s’est levée une demi-heure, et a emporté la tente des filles et a éparpillé leurs affaires », raconte-t-elle. « Mais notre seule préoccupation à ce moment-là était de protéger les fossiles en les couvrant de mor­ceaux de tissus et de cailloux, afin de ne pas refaire tout le travail », explique Sanaa.

    Aujourd’hui vice-présidente du Centre des ver­tébrés, Sanaa est à l’aise dans ce nouveau rôle et aime transmettre ses connaissances et expliquer comment faire un plan détaillé pour extraire un fossile ou raconter l’histoire de cette découverte majeure aux jeunes qui rêvent de suivre le même parcours qu’elle.

    Une fois arrivées sur le lieu de fouille, ces jeunes filles devaient parcourir une distance de plus d’un kilomètre et escalader des dunes de sable pour retrouver du réseau téléphonique et joindre leur famille. « On devait appeler nos parents deux à trois fois par jour pour les tran­quilliser. C’était fatigant de faire ce chemin sous une température de plus de 40° C. Et on était aussi obligé de le faire le soir et en même temps profiter pour surfer sur le net à la recherche d’une information dont on aurait besoin le jour suivant », confie Sara.

    L’équipe allait s’approvisionner en eau dans les villages proches, et mangeait chaque jour presque la même chose : des conserves, du fromage, du riz et quelques légumes. « La viande et le poulet, c’était du luxe pour nous. On y a goûté deux fois pour célébrer la découverte de la mâchoire du dinosaure, qui était une partie importante du puzzle, et les morceaux des plaques osseuses qui consolidaient sa peau », précise Sanaa.

    Et les toilettes ? « Dans cette expédition, les ouvriers de la carrière située à proximité du site ont compris le but de notre mission et nous ont proposé d’utiliser leur WC, avec des conditions pour les horaires : avant 5h et après 22h. Je devais me réveiller à 4h et projeter une lumière d’un flash de caméra vers la tente des filles pour les réveiller et les accompagner, dans l’obscurité totale, aux toilettes situées à une distance de quelques kilo­mètres du site », se souvient le professeur Hicham Salam.

    Dans le désert, les dangers sont multiples. Mais l’équipe semble avoir retenu des leçons des expériences précédentes. « Une bande de trafiquants d’antiquités nous a coupé un jour la route sous prétexte que cette région leur reve­nait de droit concernant la fouille des pièces d’antiquité. Mais cette fois, nous détenions un dossier complet renfermant tous nos papiers qui montrent la nature de la mission. On leur a même présenté des échantillons de fossiles, afin de les convaincre de nous laisser travailler », poursuit Sanaa. Et ce n’est pas tout. « Travailler dans le désert est pénible et nécessite beaucoup d’efforts. On peut tomber sur une pierre pesant 100 kg et là, il faut compter sur nos biceps pour la soulever », confie Sanaa, qui a dû pousser la voiture avec l’aide de ses collègues en plein désert pour la remettre en marche. Les tempêtes du désert ont rendu difficile le travail, mais le plus redouté était Al-Khamassine, ce vent fort qui frappe l’Egypte au printemps. « Tandis qu’il fallait déblayer soigneusement les roches, appli­quer de la colle afin de maintenir les os, les emballer dans du papier normal puis dans du papier cellophane avant de les conserver dans du plâtre, on était dans une course contre la montre. On voulait à tout prix terminer la mis­sion avant que le khamsin ne se lève. Pourtant, la tempête de sable s’est levée une demi-heure, et a emporté la tente des filles et a éparpillé leurs affaires », raconte-t-elle. « Mais notre seule préoccupation à ce moment-là était de protéger les fossiles en les couvrant de mor­ceaux de tissus et de cailloux, afin de ne pas refaire tout le travail », explique Sanaa.

    Source illustrée: hebdo.ahram.org.eg - Rédaction: Dina Darwich


    Mardi 13/11/18 - Séisme: la terre a légèrement tremblé dans les Pyrénées-Atlantiques

    Dans la nuit de lundi à mardi, un séisme de 3,2 sur l'échelle de Richter a été enregistré dans les Pyrénées-Atlantiques.

    Un séisme de 3,2 sur l'échelle de Richter a été enregistré dans la nuit de lundi à mardi près d'Arudy (Pyrénées-Atlantiques) sans faire ni dégâts ni blessés, a indiqué le Réseau national de surveillance sismique (RéNaSS).

    Le séisme est survenu à 3h16 à 6 km de profondeur près du village d'Arudy, à 30 km au sud de Pau, puis un séisme de moindre magnitude (2,7) a été enregistré, un peu plus loin, un quart d'heure plus tard.

    Aucune inquiétude

    Les pompiers ont indiqué n'avoir effectué aucune sortie en lien avec ce séisme.

    Une quarantaine personnes ayant ressenti cette secousse ont témoigné sur le site internet franceseisme.fr. La majorité a affirmé n'avoir éprouvé aucune inquiétude et avoir entendu un grondement faible et lointain.

    Les Pyrénées comme les Alpes sont les deux zones sismiques les plus importantes - avec un niveau 4 - du territoire français métropolitain, a indiqué Marc Grunberg du RéNaSS.

    Source: www.bfmtv.com/planete (B.L. avec l'AFP)


    13/11/18 - Encore des séismes sous la Soufrière

    Pas moins de 75 séismes ont été recensés lundi par l’observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe. Aucun n'a été ressenti par la population.

    Une séquence de séismes volcaniques a débuté dans la zone de la Soufrière, avec l'enregistrement de 75 séismes. Ils ont été enregistrés dans l'après-midi ce lundi. Des secousses très faibles d'une magnitude inférieure à 1. Personne ne s'est manifestée pour les signaler pour le moment. Des événements qui se sont produits à une profondeur de 2,5 km sous le sommet du dôme de la vieille dame.

    Source: www.rci.fm - Rédaction: Christophe Langlois


    09/11/18 - Guadeloupe: plus de 550 séismes enregistrés sous la Soufrière en septembre

    L’activité volcanique de la Soufrière reste sous étroite surveillance. Selon le dernier bulletin mensuel publié par l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe, plus de 550 séismes ont été enregistré autour du volcan au cours du mois de septembre. Le niveau actuel de vigilance reste en jaune, mais selon les scientifiques, une intensification des phénomènes « n’est pas à exclure » dans le futur.

    Au cours du mois de septembre l’observatoire a enregistré 558 séismes d'origine volcanique, localisés essentiellement sous et autour du dôme de la Soufrière, entre 0.3 et 2.5 km de profondeur sous le sommet. Une partie importante de l'activité se regroupe autour d'un essaim enregistré du 20 au 23 septembre. 555 de ces séismes sont de type volcano-tectonique.

    Une intensification n'est "pas à exclure"

    A l'échelle du dôme, les mouvements sont globalement plus importants au sommet de l'édifice où l'on mesure parmi les plus fortes déformations horizontales et verticales depuis la création du réseau en 1995. Les scientifiques ont remarqué ce mois-ci une forte augmentation des débits de l’activité fumerollienne. De même, les températures au Cratère Sud Central (CSC) et au Cratère Sud Nord (CSN) ont augmenté. La probabilité d'une activité éruptive à court terme reste faible selon l’OVSG. Cependant, compte tenu du regain d'activité sismique et fumerolienne enregistré depuis février 2018, un changement de régime du volcan a été constaté tel qu'on ne puisse pas exclure une intensification des phénomènes dans le futur. En conséquence, l’observatoire a renforcé son niveau de vigilance.

    Accès interdit à certaines zones du sommet

    Rappelons que les émanations gazeuses aux abords et sous le vent des fumerolles du Cratère Sud présentent, depuis 1998, des risques avérés d’irritation et de brûlures. En raison de la présence de ces gaz toxiques, l’arrêté municipal de la ville de Saint-Claude N°01-296 du 29 octobre 2001, modifié le 27 janvier 2015, interdit l’accès du public à certaines zones du sommet.

    Source: www.rci.fm - Rédaction: Alexandre Giraud


    Jeudi 08/11/18 - La tectonique des plaques existerait depuis au moins 2,1 milliards d'années

    Des roches appelées éclogites trouvées en Afrique témoignent de l'existence d'une tectonique des plaques il y a 2,1 milliards d'années, semblable à celle que l'on connaît, depuis quelques centaines de millions d'années. Le fameux cycle de Wilson d'ouverture et de fermeture d'océans avec la fragmentation et la formation d'un supercontinent devait déjà exister.

    La théorie de la tectonique des plaques, la forme moderne qu'a prise la théorie de la dérive des continents d’Alfred Wegener à la fin des années 1960 et qui allait définitivement être admise par la communauté scientifique au cours de la décennie suivante, n'a pas encore livré tous ses secrets. On sait qu'elle opère depuis au moins 400 millions d'années et qu'elle semble respecter des cycles de fermeture et d'ouverture d'océans avec des plaques continentales qui entrent en collision ou se déchirent, quand il ne s'agit pas aussi de plaques océaniques, selon le fameux cycle de Wilson.

    Mais si l'on veut plonger dans un passé de la Terre plus ancien, les conclusions quant à la dérive des continents et à l'expansion des océans sont plus problématiques. Il y a d'abord le fait que l'on sait que le contenu en chaleur de la Terre et sa température interne évoluent irréversiblement depuis sa naissance il y a plus de 4,5 milliards d'années. Les processus convectifs dans le manteau de la Terre, il y a plusieurs milliards d'années, ne devaient donc pas être les mêmes. On est amené à penser qu'il existait alors un plus grand nombre de plaques, de plus petites tailles et animées de mouvements plus rapides. Les laves crachées par les volcans devaient être plus chaudes et de fait nous savons que depuis environ 2,5 milliards d'années, les laves appelées komatiites ne s'épanchent quasiment plus à la surface de la Terre.

    Pour le dire autrement, nous ne savons pas avec certitude quand la tectonique des plaques est apparue sur Terre ni quand sa forme moderne s'est mise en place. Chercher à répondre à ces questions dans le cas de la Terre nous permettrait aussi de comprendre pourquoi des planètes comme Vénus, Mars ou Mercure n'ont pas de tectonique des plaques actuellement. Il est même possible qu'elles n'en aient jamais connue. Une planétologie comparée nous permettrait non seulement de mieux comprendre notre planète bleue mais aussi d'évaluer les chances d'en trouver de similaires dans le monde des exoplanètes. Une question d'importance, tant il est vrai que la tectonique des plaques a affecté la vie sur Terre et a permis son évolution en stabilisant le climat sur le long terme au niveau du cycle du carbone.

    Des processus magmatiques et métamorphiques avec un cycle de Wilson

    Les archives terrestres contiennent des indications sur ce qui s'est passé il y a des centaines de millions d'années et même des milliards d'années. On peut en particulier décrypter ces archives en se basant sur notre connaissance des processus magmatiques à l'origine des roches plutoniques et sur les processus métamorphiques qui peuvent les transformer, ainsi que les laves et les roches sédimentaires. Les conditions de pression et de température qui les accompagnent sont, en effet, différentes lorsque des continents entrent en collision ou que des plaques océaniques plongent par subduction sous d'autres plaques. Comme le disent les géologues, il y a donc un contexte géodynamique qui explique l'occurrence de processus magmatiques et métamorphiques. Certains participent à la production de ce contexte géodynamique et vont laisser des traces qui les traduisent, quand on sait les lire.

    Ces considérations permettent de comprendre l'intérêt d'une étude associant des laboratoires belges et français (Early Life Traces & Evolution-Astrobiology Lab ULiège ; laboratoire G-Time, ULB ; laboratoire Magmas et Volcans, CNRS UMR 6524, IRD, Université Clermont Auvergne ; département des Sciences de la Terre, musée Royal d'Afrique Centrale, Tervuren) qui a donné lieu à une publication dans le journal Scientific Reports. Les chercheurs y annoncent qu'ils ont une preuve que la tectonique des plaques moderne existait déjà il y a 2,1 milliards d'années environ.

    Tout est parti de l'étude de roches métamorphiques bien précises que l'on appelle des éclogites et qui, dans le cas présent, ont été découvertes en République démocratique du Congo. Elles sont les plus anciennes éclogites connues, formées dans des conditions dites de haute pression-basse température (HP-BT, en l'occurrence 17-23 kbar/500-550 °C).

    Selon les géologues, ces éclogites dérivent de gabbros qui se sont mis en place en profondeur à l'occasion d'un processus de rifting, ayant déchiré un continent pour faire naître un océan. Ils ont ensuite été enfouis par la subduction lors de la fermeture de cet océan avant d'être ramenés en surface par des mouvements tectoniques.

    Ce serait, selon eux, le témoignage d'un cycle de Wilson très similaire à ceux que l'on a mis en évidence plus tard dans l'histoire de la Terre.

    Source illustrée: www.futura-sciences.com/planete - Rédaction: Laurent Sacco


    08/11/18 - L‘incroyable enquête pour retrouver « Le Mystérieux Volcan du Moyen-Âge »

    L’histoire de l’humanité est marquée par les éruptions de multiples volcans. Comme celle du Santorin vers 1600 avant notre ère, qui serait à l’origine du mythe de l’Atlantide, ou celle du Vésuve en 79 qui a enseveli la ville de Pompéi. Mais aussi l’éruption du volcan Tambora en 1815 qui fût l’une des plus dévastatrices de l’Histoire ou encore la plus récente du Pinatubo aux Philippines, dont les rejets atmosphériques firent chuter la température sur Terre de 0,6 °C entre 1991 et 1993.

    Vers la fin du Moyen-Âge, au milieu du XIIIe siècle, une énorme explosion volcanique a engendré une ère glaciaire sur la planète entière. Le volcan qui aurait provoqué cette explosion est resté un mystère pendant de nombreuses années jusqu'à ce que dans les années 1970, une étude de carottes de glace prélevées au Groenland, puis en Antarctique révèle cette incroyable éruption.  « L’analyse de ces échantillons de glace polaire révéla que le plus important pic de concentration en aérosols sulfatés de ces 2 300 dernières années avait eu lieu autour de 1259. Or, ce type de dépôts est caractéristique du dégazage qui accompagne une éruption explosive de grande ampleur », explique Jean-Christophe Komorowski, volcanologue à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP).

    Les scientifiques du monde entier ont alors essayé d’élucider le mystère du volcan ayant causé cette ère glaciaire en se penchant sur les enregistrements climatiques. Ils découvrent que les minuscules particules de cendre associées aux dépôts sulfatés trouvés dans les carottes glaciaires montrent que le magma est composé à 70% de silice. Cette haute concentration en silice correspond à un volcan de type explosif et non effusif, ce qui entraîne une éjection dans la stratosphère d’une grande quantité de magma sous forme de pierres ponces, de cendres et d’un mélange à haute température de gaz, de vapeur d’eau et de petites particules solides. Par ailleurs, le fait que des données aient pu être collectées aux deux pôles implique que l'événement s’est déroulé dans la région intertropicale.

    Plusieurs volcans ont été suspectés d’être à l’origine de l’éruption : El Chichón au Mexique, le Quilotoa en Équateur ou le Mont Tarawera en Nouvelle-Zélande. « Bien que ces volcans étaient connus pour avoir engendré une grande éruption autour du XIIIe siècle, la composition chimique des matériaux éjectés n’était pas compatible avec celle de l’éruption mystérieuse. Le volume de matériaux éjectés dans la haute atmosphère s’avérait quant à lui insuffisant au regard de l’importance du pic de sulfates de 1259 », détaille le volcanologue de l’IPGP.

    C’est alors qu’au début des années 2010 Jean-Christophe Komorowski et Franck Lavigne décident de repartir de zéro pour relancer l’enquête. Grâce à une modélisation océanigraphique et climatique, les chercheurs déterminent que l’éruption a eu lieu en 1257. Et c’est en comparant leur modélisation avec l’éruption violente du Pinatubo en 1991 qu’ils ont pu extraire encore plus d’informations sur les retombées ainsi que sur les quantités de cendres rejetées par le volcan. « Compte tenu de la quantité colossale de matière éjectée par le volcan, la chambre magmatique a dû se vider totalement, fragilisant ainsi l’édifice qui a fini par s’effondrer sur lui-même,» explique Franck Lavigne. « L’environnement actuel de notre mystérieux volcan s’apparente donc à une caldeira de plusieurs kilomètres de diamètre aux abords de laquelle se sont accumulées les pierres ponces projetées par l’explosion. » C’est ainsi qu’un portrait-robot d’un suspect idéal se dessine et s’affine.

    Les chercheurs sont alors en capacité d’éliminer beaucoup de zones d’investigation, comme le continent africain qui ne contient aucun volcan de type explosif. Ils finissent par se recentrer sur l’Indonésie. C’est avec des images satellites, que chaque île indonésienne est passée en revue afin de trouver une caldeira de cette envergure. Sept édifices volcaniques sont listés comme potentiel coupable. Finalement, sur l'île de Lombok, située à quelques kilomètres de l'île de Bali, a le profil idéal : de vastes carrières de pierres ponces disséminées sur l’ensemble du territoire, une caldeira de 8 kilomètres de long sur 6 de large, celle du mont Rinjani, le deuxième plus haut volcan d’Indonésie. Les deux chercheurs Franck Lavigne et Jean-Christophe Komorowski y feront plusieurs expéditions à partir de 2012.

    En 2013 l’enquête prend fin, le nom du volcan est révélé dans la revue Pnas: Le volcan Samalas.

    Source + liens: www.echosciences-grenoble.fr - Auteur: Aphélie Savarino


    Mercredi 07/11/18 - Séismes à Mayotte: l’hypothèse d’une origine volcanique refait surface

    Une nouvelle île va-t-elle naître à 50km de Mayotte ? Après 6 mois de secousses, qui allaient décrescendo, et la succession d’hypothèses, tectonique ou volcanique, c’est cette dernière qui est privilégiée.

    Ce mercredi matin à 9h04, les murs ont de nouveau tremblé, le Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a enregistré une magnitude 4.8.

    Une bonne occasion pour faire le point des recherches des origines de cet essaim de séismes. Ce que fait la préfecture de Mayotte en indiquant que l’IGN, l’Institut national de l’information géographique et forestière, relève « en permanence et de manière routinière » les données sur les quatre stations GPS permanentes de Mayotte qui sont reliées à un réseau permanent dénommé RGP (Réseau GNSS « Global Navigation Satellite System » Permanent). Ce réseau est constitué de plusieurs centaines de stations à travers la planète et enregistre en continu les informations envoyées par différents satellites.

    « L’étude des données de ces quatre stations GPS a fait l’objet d’un suivi particulier par l’IGN/SGN (service de géodésie et nivellement) depuis le début de l’essaim de séisme.

    Depuis juillet 2018, un léger déplacement de l’ensemble de ces stations GPS d’environ 50 mm vers l’est et d’environ 25 mm vers le bas a été mesuré.

    Source magmatique

    Ces déplacements terrestres ont fait l’objet d’une analyse par le département géologie de l’ENS (Ecole Normale Supérieure). Les données GPS et la modélisation du phénomène laisseraient penser en première hypothèse à une origine volcanique des derniers signaux sismiques observés. Une source magmatique pourrait donc se situer à environ 50 km de l’île (dans la zone de l’essaim) et entre 20 et 30 km de profondeur.

    On se souvient que lors du passage de la mission d’experts à Mayotte en juin dernier, l’hypothèse de la naissance d’un volcan avait été reléguée au second plan. Le sismologue Bastien Colas avait indiqué qu’ « il n’y a de lien entre les essaims et un volcan », rajoutant, « on ne peut pas encore dissocier les deux ».
    Le glissement vers l’est des plaques à partir du Rift de l’Afrique de l’est était alors privilégié.

    Cette origine magmatique qui pourrait donner naissance à un volcan, n’est encore qu’une « hypothèse de travail », précise la préfecture, et doit encore être documentée par l’accumulation de données supplémentaires, vérifiée, puis validée ou invalidée par la communauté scientifique mobilisée sur l’étude de l’essaim de séisme de Mayotte.

    La préfecture et le BRGM poursuivront la diffusion des informations scientifiques relatives à ce phénomène, afin de permettre une information la plus complète de la population.

    Source illustrée: lejournaldemayotte.yt - Rédaction: Anne Perzo-Lafond


    07/11/18 - Le volcan El Fuego à nouveau en éruption Guatemala

    Le volcan El Fuego, qui a fait au moins 190 morts en juin dernier, est à nouveau entré en éruption mardi.

    Une quatrième phase éruptive du volcan El Fuego depuis le début de l'année a été observée ce mardi. Elle provoque des pluies de fines particules de cendres sur des villages construits sur les flancs ouest et sud-ouest du Fuego, a indiqué à la presse David de León, porte-parole de la Coordination nationale pour la réduction des désastres (Conred).

    El Fuego, situé à 35 km de la capitale et qui culmine à 3763 mètres, projette en outre de la lave jusqu'à 300 mètres au-dessus de son cratère, a ajouté M. de León. Les sismographes enregistrent eux des secousses caractéristiques d'explosions à l'intérieur du volcan.

    La circulation a été interdite sur la route nationale qui passe près du volcan. Mais, pour le moment, l'évacuation de populations n'est pas à l'ordre du jour, a-t-il précisé.

    Hébergements d'urgence

    Le 3 juin dernier, une nuée ardente dévalant du cratère du Fuego a totalement détruit le village de San Miguel Los Lotes, faisant 190 morts et 238 disparus. Cinq mois après, environ 3370 habitants du village dévasté et de ses environs sont toujours logés dans des hébergements d'urgence.

    Les spécialistes tiennent aussi à l'oeil deux autres volcans du pays: le Pacaya (20 km au sud de la ville de Guatemala) et le Santiaguito (117 km à l'ouest), dont l'activité a connu récemment un regain, sans pour autant entrer en éruption.

    Source: www.24heures.ch avec l'ATS-NXP


    07/11/18 - Abou Dhabi: découverte de nouvelles ressources pétrolières et gazières

    Alors que les sanctions américaines contre l’Iran viennent d’entrer en vigueur ce lundi, la compagnie pétrolière ADNOC d’Abou Dhabi a annoncé avoir découvert d’importants gisements pétroliers et gaziers pour une autosuffisance totale.

    L’entreprise publique Abu Dhabi National Oil Company’s (ADNOC) a annoncé dimanche la découverte de nouvelles ressources de gaz totalisées à 15 billions de pieds cubes et un gisement de pétrole jusqu’à un milliard de barils.

    La compagnie pétrolière a également déclaré son intention de produire quatre millions de barils de pétrole par jour d’ici 2020 et jusqu’à cinq millions de barils par jour d’ici 2030. Selon les responsables du pays, l’objectif est de rendre totalement autonomes les Émirats arabes unis.

    Source: www.liberation.fr


    Mardi 06/11/18 - Les premières briques à l’origine de la vie sur Terre observées dans des roches océaniques profondes

    L’origine de la vie sur Terre est un champ de recherche extrêmement complexe pour lequel
    plusieurs hypothèses sont envisagées. Certaines études considèrent les apports extraterrestres, via les météorites ou les astéroïdes, comme une source de molécules organiques nécessaire à l’ensemencement de la Terre. D’autres estiment que notre planète a et a eu le potentiel pour réaliser une chimie prébiotique suffisamment efficace pour engendrer les premières briques du vivant. Dans une étude publiée dans la revue Nature, des chercheurs de l’institut de physique du globe de Paris, de l’université Paris Diderot, du CNRS et du synchrotron SOLEIL apportent un argument de premier ordre à cette dernière hypothèse, et notamment à la théorie hydrothermale de l’origine de la vie, repoussant même sa possible émergence en profondeur, bien au-delà des sources hydrothermales des fonds océaniques.


    Le monde du vivant est notamment caractérisé par sa capacité d’autonomie et de reproduction, mais surtout par la grande complexité de ses structures organiques. Comprendre le passage d’un monde minéral à ces molécules organiques de plus en plus complexes et aptes à s’assembler pour créer les premières briques du vivant est donc primordial à la compréhension de l’apparition de la vie telle qu’on la connait sur Terre.

    Dans les années 50, l’expérience de laboratoire de deux chercheurs américains, Stanley Miller et Harold Urey, a montré que les conditions extrêmes qui régnaient sur la très jeune Terre auraient pu rendre possible la synthèse de telles molécules dans l'atmosphère primitive avant leur dissémination dans les océans peu profonds, avant même l’apparition de toutes formes de vie. Cependant, cette hypothèse dite de la soupe primitive n’a jamais pu être démontrée en milieu naturel et les conditions utilisées dans ces expériences ne reflétaient pas celles régnant probablement lorsque la vie est apparue sur Terre.

    Dans une étude parue le 7 novembre 2018 dans la revue Nature, une équipe de scientifiques européens, menée par Bénédicte Ménez et Céline Pisapia, géomicrobiologistes à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP/université Paris Diderot/CNRS) et enseignantes-chercheuses à l’université Paris Diderot et constituée de chercheurs du laboratoire de Géologie de Lyon (université Claude Bernard/ENS Lyon/CNRS), du centre français de rayonnement synchrotron SOLEIL, de l’Institut de chimie des substances naturelles (CNRS), et de l’université Nazarbayev au Kazakhstan, a utilisé une approche de microscopie corrélative innovante, qui combine plusieurs techniques
    d’imagerie de haute-résolution, sur des échantillons prélevés par forage à environ 175 m deprofondeur dans la lithosphère océanique lors de l’Expédition 304 du programme international de forage océanique IODP (www.iodp.org). Grâce à cette méthode, les scientifiques ont pu observer des acides aminés, molécules complexes indispensables au vivant, synthétisés abiotiquement au cours de l’altération des roches océaniques profondes provenant de l’Atlantis Massif (dorsale médio-atlantique, 30°N).

    C’est l’interaction entre l’eau de mer et les minéraux de ces roches, issues du manteau terrestre, ainsi que la structure en feuillet de l’argile résultant de leur altération qui ont sans doute apporté les conditions idéales pour la formation de ces constituants primaires des premières briques du vivant, tel un “miroir géologique” aux expériences atmosphériques de Miller.
    Cette observation fournit le premier indice certain qu’un tel processus peut se produire dans des roches terrestres dans des conditions proches de celles qui régnaient sur la Terre primitive.

    Cette découverte permet aussi de proposer une nouvelle voie de synthèse conduisant à la formation
    de différentes molécules d’intérêt prébiotique sur la Terre primitive ou d’autres planètes. Cette approche innovante et ces résultats essentiels fournissent également de nouvelles pistes pour de futures recherches dans les champs de la géobiologie et de l’astrobiologie, mais aussi pour toutes les disciplines liées au domaine des énergies renouvelables et des procédés chimiques et industriels « géo-inspirés ».

    Source: Communiqué de l'Institut de physique du globe de Paris


    Lundi 05/11/18 - Martinique: Léger séisme de magnitude 4,4 ressenti, ce lundi matin

    Un léger séisme de magnitude 4,4 sur l’échelle de Richter a été enregistré en Martinique, ce lundi matin. Une petite secousse que très légèrement ressentie par la population.

    Ce lundi matin (5 novembre 2018) vers 8 heures 45, un léger séisme de magnitude 4,4 sur l’échelle de Richter selon EMSC a été enregistré en Martinique.

    Selon nos informations, l’épicentre se trouvait au large de la Caravelle à Tartane à 24 kilomètres de profondeur. Une petite secousse que très légèrement ressentie par la population.

    Source (texte + carte): izlandbipbip.com


    Samedi 03/11/18 - Un séisme secoue le Bas-Valais tôt samedi matin

    Un tremblement de terre de magnitude 2,9 a secoué tôt samedi matin le Bas-Valais, dans la région de Martigny. Il a vraisemblablement été ressenti de manière assez forte à proximité de l'épicentre, qui se situait quelques kilomètres au sud-est de la ville valaisanne.

    La secousse s'est produite à 01h20, a indiqué le service sismologique suisse de l'Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) dans un communiqué. Des dégâts ne sont en règle générale pas attendus pour un séisme de cette magnitude.

    Jusqu'à 800 secousses sont recensées chaque année en Suisse. En 2017, 1230 ont été enregistrées. Depuis le début de l'année, 800 séismes ont déjà été répertoriés par le service suisse de sismologie.

    Source: www.laliberte.ch


    03/11/18 - Argentine: une nouvelle espèce de dinosaures mesurant 12 mètres de long a été découverte

    Baptisé Lavocatisaurus agrioensis, cet herbivore vivait il y a 110 millions d'années dans une zone aujourd'hui désertique, dans l'actuelle province de Neuquén, en Patagonie, près de la Cordillère des Andes.

    Ce cousin du diplodocus broutait paisiblement les vertes prairies de Patagonie, en plein Crétacé. Des paléontologues espagnols et argentins ont découvert les restes d'une nouvelle espèce de dinosaure ayant vécu en Argentine, il y a 110 millions d'années. Baptisé Lavocatisaurus agrioensis, cet herbivore de 12 mètres de long vivait dans une zone aujourd'hui désertique, dans l'actuelle province de Neuquén, en Patagonie, près de la Cordillère des Andes. La découverte a été publiée dans la revue spécialisée Acta Palaeontologica Polonica (en anglais).

    "Nous avons trouvé la plupart des os du crâne, une grande quantité de dents, ce qui nous a permis d'effectuer une reconstitution très complète", se félicite José Luis Carballido, chercheur du Musée Egidio Feruglio, situé à Trelew, en Patagonie. D'autres ossements, provenant du cou, de la queue et du dos, ont également été découverts.

    Près de ce Lavocatisaurus agrioensis adulte, les scientifiques ont mis à nu les os de deux spécimens plus jeunes, de 6 à 7 mètres de long. D'après ces experts, ils se déplaçaient en groupe et sont morts au même moment.

    Source: www.francetvinfo.fr/sciences avec l'AFP


    Jeudi 01/11/18 - Chili. Un séisme de magnitude 6,2 secoue le nord du pays

    La terre a tremblé dans deux régions du nord du Chili. Le séisme qui n’aurait pas fait de victime ni de débats, a été enregistré à 6,2 sur l’échelle de Richter. Les sismologues ont prévenu du risque d’un tremblement de terre important dans le nord du pays, en raison de l’accumulation d’énergie

    Un séisme de magnitude 6,2 a touché jeudi deux régions du nord du Chili sans que des victimes, des dégâts ou menaces de tsunami ne soient signalés, a rapporté l’Office national chilien des urgences (Onemi). Le séisme s’est produit à 19H21 locales (22H21 GMT) à 38 km au sud de la localité de Camina, dans la région de Tarapaca, à environ 1.800 km au nord de la capitale Santiago.

    L’épicentre de la secousse tellurique qui a été ressentie également dans la région d’Arica et Parinacota, frontalière avec le Pérou et la Bolivie, a été localisé à une profondeur de 97 km.

    Un des pays les plus sismiques au monde

    Le séisme a provoqué des scènes de panique notamment dans les villes d’Arica et Iquique. Cependant, « aucun dégât n’a été signalé », a ajouté l’Onemi. De son côté, le Service hydrographique et océanographique de la marine chilienne a indiqué que « les caractéristiques du séisme ne remplissent pas les conditions nécessaires pour provoquer un tsunami » sur les côtes du Chili.

    Le Chili est l’un des pays les plus sismiques au monde et les sismologues ont prévenu du risque d’un tremblement de terre important dans le nord du pays, en raison de l’accumulation d’énergie qui n’a pas été libérée depuis longtemps.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr avec l'AFP


    01/11/18 - Réunion: l’éruption du Piton de la Fournaise est terminée

    C’est terminé. L’éruption du Piton de la Fournaise a pris fin ce jeudi 1er novembre vers 4h00 du matin. Après plus de six semaines d’éruption, il n’y plus aucun signe d’activité enregistré. En revanche, une nouvelle éruption n'est pas à exclure.

    Le Piton de la Fournaise est passé en phase de sauvegarde ce jeudi 1er novembre à partir de 7 heures du matin. Une décision prise par la préfecture de La Réunion. L’éruption du volcan est terminée depuis 4 heures ce matin. Plus aucune activité n’est enregistrée.

    Depuis minuit heure T.U., soit 04h00 heure locale, le 01 novembre 2018, plus aucun signe d’activité n’est enregistré au Piton de La Fournaise.

    L’éruption débutée le 15 septembre 2018 à 04h25 heure locale s’est donc arrêtée ce jour, le 01 novembre 2018, à 04h00 heure locale.

    Une autre éruption ?

    Dans un communiqué, la préfecture remarque toute fois que "malgré la fin d’activité du point de vue géo-physique et l’arrêt de l’alimentation (fin du trémor, vibration associée au cheminement du magma et des gaz qu’il contient), une éruption reste probable dans les jours et heures à venir".

    Par conséquent, l’interdiction d’accès à la partie haute de l’enclos et de poser d’hélicoptère dans la zone du volcan reste en vigueur jusqu’à nouvel avis, précise la Préfecture de La Réunion.

    Source: la1ere.francetvinfo.fr/reunion|


    01/11/18 - Aucune victime signalée après un séisme de magnitude 5,1 au Sichuan

    Aucune victime ni aucun effondrement de maison n'a été signalé après qu'un séisme de magnitude 5,1 a secoué mercredi après-midi la ville de Xichang, dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest), ont indiqué les autorités locales.

    Le séisme a frappé Xichang, dans la préfecture autonome Yi de Liangshan, à 16h29, selon le Centre du réseau sismique de Chine.

    Le gouvernement provincial a déclaré que le séisme n'avait pas perturbé la circulation routière et le trafic fluvial dans la ville de Xichang. Certaines maisons rurales ont été légèrement endommagées, et plusieurs districts ont souffert de problèmes de communications.

    Des habitants à Xichang ont indiqué avoir entendu des bruits sourds et vu des produits tomber des étagères dans les supermarchés au moment du séisme. Des secousses légères ont également été ressenties dans plusieurs bourgs de la préfecture.

    Le bureau sismique de la province a confirmé avoir envoyé une équipe dans la région frappée par le séisme.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédaction: Yishuang Liu

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