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La Terre au jour le jour
Les échos de la planète. Les articles sont classés chronologiquement. Si vous avez des informations à nous suggérer, n'hésitez pas à nous les envoyer.

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    Mardi 30/10/18 - Un fort séisme frappe la Nouvelle-Zélande

    Un séisme de 6,2 sur l’échelle de Richter a frappé l’ile du Nord de la Nouvelle-Zélande ce mardi après-midi. La secousse s’est produite vers 13 h 15 heure de Nouméa à 25 km au sud-ouest de Taumarunui, à une profondeur d’environ 230 km. La secousse de 30 secondes a été nettement ressentie dans une bonne partie du pays, y compris dans une partie de l’ile du sud, jusqu'à Christchurch. Plusieurs dizaines de milliers de personnes l’ont sentie.

    Il n’y a pas de dégâts rapportés pour le moment, ni d’alerte au tsunami. A Wellington, le Parlement a interrompu ses travaux le temps de procéder aux vérifications de sécurité. Plusieurs avions ont été détournés pour éviter de se poser à Wellington.

    A noter que le prince Harry et son épouse Meghan se trouvaient au même moment à Auckland dans le cadre de leur tournée dans le Pacifique. Le programme du Duc et de la Duchesse de Sussex n’a pas été perturbé par le séisme.

    Source: la1ere.francetvinfo.fr


    Lundi 29/10/18 - Chine: un accident dans une mine fait 21 morts

    Le bilan définitif d'un accident survenu dans une mine de charbon en Chine a été établi lundi à 21 morts, tous des mineurs pris au piège sous terre plus tôt en octobre, a annoncé lundi un média d'Etat. Les issues du tunnel où les mineurs travaillaient avaient été bloquées suite à l'écroulement de roches, a indiqué l'agence Chine nouvelle.

    La catastrophe s'était déroulée le 20 octobre dans une mine du groupe Longyun Coal, située à Yuncheng dans la province du Shandong (est). Seule une personne sur les 22 coincées sous terre avait pu être secourue. Un précédent bilan faisait état de 19 morts et deux disparus. Mais les sauveteurs travaillant au dégagement du tunnel ont entretemps récupéré deux nouveaux corps.

    La Chine est fréquemment le théâtre d'accidents miniers meurtriers, malgré des efforts pour améliorer les conditions de travail et fermer les mines illégales. En décembre 2016, au moins 59 mineurs avaient été tués dans des explosions à l'intérieur de deux mines situées dans la région de Mongolie intérieure (nord) et dans la province du Heilongjiang (nord-est). La même année, 33 personnes avaient perdu la vie suite à une explosion dans une mine à Chongqing (sud-ouest). La Chine a enregistré 375 morts en 2017 dans les mines de charbon du pays, soit une baisse annuelle de 28,7%, selon le gouvernement.

    Source: www.lefigaro.fr


    29/10/18 - Archaeopteryx albersdoerferi: découverte du "chaînon manquant" entre dinosaures et oiseaux

    L'examen d'un des douze fossiles connus d'Archaeopteryx rapproche un peu plus cet étrange animal de la lignée des oiseaux.

    Dissection numérique

    Grâce à ce nouvel examen l'équipe qui a analysé le fossile affirme que ce dernier est physiquement beaucoup plus proche d'un oiseau moderne que d'un reptile. Par conséquent, il est suffisamment distinctif et évolutif pour être décrit comme une nouvelle espèce baptisée Archaeopteryx albersdoerferi. L'étude publiée dans la revue Historical Biology liste l'ensemble des particularités physiques qu'ils possédaient et qui sont actuellement observées chez les oiseaux volants modernes et absentes chez les Archaeopteryx plus anciens. Le spécimen numéro huit est en effet le plus jeune des 12 spécimens connus, d'au moins 400 000 ans.

    "Notre dissection numérique a montré qu'Archaeopteryx albersdoerferi partage plus de points communs avec les oiseaux modernes que leurs ancêtres dinosauriens", a déclaré le professeur Per Ahlberg de l'Université d'Uppsala en Suède dans un communiqué. Ses caractéristiques suggèrent qu'Archaeopteryx albersdoerferi pouvait sans doute voler avec une efficacité améliorée par rapport aux espèces d'Archaeopteryx géologiquement plus âgées. A tel point que les spécialistes qui l'ont étudié n'hésitent pas à le qualifier de "premier oiseau". Un titre qui sera bien-sûr sujet à de longs débats.

    Source: www.sciencesetavenir.fr


    29/10/18 - Des Poitevins découvrent un reptile volant inconnu

    Deux paléontologues de l’université de Poitiers ont retrouvé en Provence le squelette d’un reptile volant d’un genre nouveau appelé Mistraladzarcho.

    Nouvelle découverte remarquable pour Géraldine Garcia et Xavier Valentin. À la tête d’une équipe de paléontologues franco-belge, les deux chercheurs de l’université de Poitiers, ont publié hier leurs travaux sur un fossile de ptérosaure du Crétacé de Provence, un reptile volant d’environ 4,5 mètres d’envergure appartenant à un genre jusqu’alors inconnu.

    « Il s’agit du squelette le plus complet découvert dans ce gisement situé près d’Aix-en-Provence avec notamment une mâchoire inférieure assez unique dont une partie proéminente permet d’écraser des choses », explique Xavier Valentin. La fonction d’une telle structure, même si elle semble avoir été liée à un régime alimentaire spécialisé, demeure mystérieuse.

    “ Une mâchoire inférieure assez unique ”

    Cette découverte s’inscrit dans le cadre de deux campagnes de fouilles menées en 2009 et 2012. Elles ont déjà permis à Xavier Valentin et Géraldine Garcia de trouver deux genres de dinosaures inconnus : Atsinganosaurus velauciensi, un grand herbivore de la famille des sauropodes, et Matheronodon provincialis, un dinosaure herbivore de la famille des iguanodons.

    « Ces fouilles ont, depuis plusieurs années, permis de redonner vie à un riche écosystème de la fin du Crétacé », se réjouissent les chercheurs. Outre ces trois découvertes majeures, des dinosaures carnivores, des tortues, des crocodiles, des requins primitifs et des poissons alligators peuplaient également les eaux de cette plaine alluviale il y a environ 72 millions d’années.

    Source: www.lanouvellerepublique.fr


    Dimanche 28/10/18 - Bretagne: un séisme de magnitude 3,6 ressenti en Ille-et-Vilaine

    Les secousses ont été ressenties jusqu'en Loire-Atlantique voisine.

    Dans la soirée de samedi, un peu après 22 heures, un séisme de magnitude estimée à 3,6 sur l'échelle de Richter à été enregistré par le Renass, le réseau de surveillance sismique, aux alentours de la commune de Redon en Ille-et-Vilaine. Comme le souligne Ouest-France, cette estimation a été revue à la baisse, 3,4 sur cette même échelle, par le centre Sismologique Euro-Méditerranéen.

    Sur la page Facebook du quotidien régional, de nombreux habitants des environs ont fait état d'un "bruit sourd." "Je croyais au départ qu’un véhicule s’était encastré dans la maison" détaille une internaute de Saint-Jean-la-Poterie.

    "J’avais déjà entendu 2 fois auparavant, il y a quelque mois, mais la durée était beaucoup plus courte. Ça a bien duré 7 secondes cette fois" souligne un autre riverain.

    Quelques minutes plus tard, une réplique a été également enregistrée, d'une magnitude estimée à 2,6 sur l'échelle de Richter. Le phénomène n'a pas fait de victimes et ne semble pas avoir provoqué d'importants dégâts.

    La Bretagne, terre de séismes

    Depuis le début des années 2000, la Bretagne a été touchée plus de 700 fois par des séismes de magnitude supérieure à 2. "Phénomène naturel" dans la région expliquait toujours Ouest-France, cet impressionnant chiffre s'explique par "le passé géologique de la Bretagne." Ancienne chaîne de montagne, le Massif Armoricain subit désormais des "contraintes" des Alpes et des Pyrénées, provoquant des mouvements terrestres.

    Source illustrée: www.bfmtv.com


    Samedi 27/09/18 - En route pour un voyage au centre de la Terre

    Le 11 décembre, un navire scientifique va creuser le fond de l'océan pour en rapporter des échantillons. Première étape avant un projet plus impressionnant : s'attaquer au centre de la Terre en forant jusqu'au manteau.

    Jules Verne en tremblerait d'excitation. Après avoir marché sur la Lune, l'homme veut comprendre la nature même de notre planète en forant jusqu'à son manteau : cette couche épaisse qui abrite le noyau. Un projet pharaonique qui va se jouer en plusieurs étapes.

    Le 11 décembre, une première campagne financée par la communauté internationale va démarrer. Trois chercheurs du CNRS et un enseignant de Valbonne (Alpes-Maritimes) vont y participer. Un navire scientifique du programme mondial de forage océanique, le JOIDES resolution, va se rendre pour deux mois au large du Costa Rica, dans l'océan Pacifique. Sa mission : creuser, par 4 800 mètres de fond, le plancher océanique afin d'atteindre les couches inférieures de la croûte terrestre.

    Un vieux et très cher rêve

    Pour la première fois, l'équipe scientifique va tenter de remonter, intactes, des roches à la composition mystérieuse : les gabbros. Elles forment les couches inférieures de la croûte terrestre. Les chercheurs pourront ainsi les étudier en détail. Une étape indispensable avant d'être capable de percer l'écorce terrestre, épaisse en moyenne de 30 km sous les continents et de 6 km sous les océans, et d'accéder au manteau qui entoure le noyau de notre planète.

    Malgré l'exploit réalisé par les héros du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, les spécialistes des géosciences manquent encore d'informations sur ce qui se cache loin sous nos pieds. « Or, c'est là que se joue une partie des grands cycles géochimiques -comme celui du carbone- se déroulant à l'échelle de la Terre », explique Benoît Ildefonse, chercheur au Laboratoire Géosciences Montpellier. C'est de là, également, que proviennent et où retournent les matériaux constitutifs de la croûte océanique. Bref, ce voyage au coeur de la Terre permettrait de trouver bien des explications sur le fonctionnement même de notre planète, notamment son climat.

    Ce vieux rêve est né dans les années 1950 et pourrait finalement voir le jour d'ici à une dizaine d'années. Il se heurte pour l'instant à des obstacles financiers tant son coût, de l'ordre de 800 millions à 1 milliard d'euros, est considérable.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr - Rédaction: Vahe Ter Minassian


    Vendredi 26/10/18 - Grèce: un séisme d'une magnitude de 6,8 au large du pays

    Le tremblement de terre a provoqué des dégâts sur le réseau routier, après des glissements de terrain, et sur certains bâtiments anciens.

    Quatre secousses ont été enregistrées dans le Péloponnèse dans la nuit de jeudi à vendredi. La dernière d'une magnitude de 6,8, selon l'institut géologique américain USGS, a été la plus forte au large de l'île grecque de Zante, en mer Ionienne. Selon les premières informations, le tremblement de terre aurait provoqué des dégâts mineurs. L'observatoire d'Athènes a pour sa part estimé la magnitude du séisme à 6,4. Selon le site internet de l'USGS, qui a annoncé le premier cette secousse tellurique, le séisme a eu lieu à 35 kilomètres au sud-ouest du village de Lithakia, situé sur l'île de Zante.

    Le réseau d'électricité dans la ville de Zante, chef-lieu de l'île, a été coupé, et le séisme a causé des dégâts, surtout sur le réseau routier à la suite de glissements de terrain, selon les pompiers.

    « Il n'y a pas eu de dégâts dans les maisons, selon les premières informations », a indiqué à l'Agence France-Presse une responsable du bureau de presse des pompiers. Le séisme a également provoqué des dégâts à Pyrgos, une ville de l'ouest du Péloponnèse, en Grèce continentale, en face de Zante. Selon les pompiers, la clôture d'une église s'est effondrée et a endommagé une voiture, sans faire de victimes. Une tour, monument byzantin du XIIe siècle situé sur une petite île proche de Zante, a subi d'importants dégâts, ont indiqué des médias locaux.

    Selon l'observatoire d'Athènes, au moins quatre secousses telluriques ont eu lieu jeudi soir entre 22 h 20 GMT et 22 h 55 GMT, avec des magnitudes respectives de 4,9, 5,0 5,1 et 6,4 pour la dernière, la plus forte. Ces séismes ont été fortement ressentis sur l'île de Zante, mais aussi en Grèce continentale. L'épicentre du séisme était situé en mer, à 287 kilomètres à l'ouest d'Athènes et à 44 kilomètres au large de Zante. Le séisme a eu lieu à une profondeur de 5 kilomètres, selon l'observatoire d'Athènes, et de 16,6 kilomètres, selon l'USGS.

    La Grèce, et en particulier l'ouest et le sud du Péloponnèse, se trouve sur des lignes de faille importantes et elle est régulièrement frappée par des tremblements de terre, qui ont rarement fait des victimes ces dernières années. En juillet 2017, cependant, un séisme de magnitude 6,7 a tué deux personnes sur l'île touristique de Kos en mer Égée (Sud-Est) et a fait d'importants dégâts.

    Et en septembre 1986, un séisme de 6,2 à Kalamata, chef-lieu de la Messénie, a fait 20 morts et de nombreuses maisons se sont écroulées. L'île de Zante a connu en août 1953 un important séisme de magnitude 6,4 qui a fait des centaines de morts et des milliers de blessés et a quasiment détruit Zante.

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    26/10/18 - Aux conséquences catastrophiques: une liste des volcans les plus dangereux des USA établie

    L’Institut d'études géologiques des États-Unis a récemment actualisé ses données concernant les volcans potentiellement dangereux, en publiant une liste de 25 d’entre eux, dont 18 font l’objet d’une attention particulière.

    Des chercheurs de l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) ont établi une liste de 25 volcans situés dans le pays, dont 18 sont considérés comme très dangereux. Ils se caractérisent par un haut risque d'éruption dans un avenir proche qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques, relate le portail Science Alert.

    La première ligne de la liste est occupée par le volcan Kilauea, l'un des plus actifs au monde et l'un des cinq volcans d'Hawaï. Lors de sa dernière série d'éruptions en 2018 les coulées de lave ont détruit des centaines de maisons.

    Le mont Saint Helens figure à la deuxième place de cette liste. Il est entré en éruption en 1980 en relâchant des cendres volcaniques et des nuées ardentes, et en causant la mort de 57 personnes.

    ​Ensuite, le troisième stratovolcan dormant est le mont Rainier, qui, s'il entre en éruption, pourrait menacer la vie de 150.000 personnes.

    En outre, la caldeira de Yellowstone ne pas fait partie des 18 les plus dangereux, et n'occupe que la 21e place, car malgré le fait qu'elle est connue comme un supervolcan, son éruption, qui pourrait atteindre une catégorie très élevée selon l'échelle de l'activité volcanique, reste peu probable.

    La plupart des volcans les plus dangereux se trouvent sur la côte ouest des États-Unis, dont trois volcans sont en Californie, cinq sont à l'Alaska et quatre dans les États de Washington et de l'Oregon.

    Source illustrée: fr.sputniknews.com


    25/10/18 - L’Afrique du Sud, paradis des chasseurs de dinosaures

    Le professeur Jonah Choiniere et son équipe de l’université du Witwatersrand, à Johannesbourg, se sont lancés aux trousses d’un dinosaure disparu il y a 200 millions d’années. La pointe sud du continent africain est l’endroit idéal pour étudier la transition entre les ères triassique et jurassique.

    Le soleil vient à peine de se lever sur le veld sud-africain et arrache déjà quelques ahanements à la colonne de scientifiques qui crapahute à flanc de colline, sacs au dos, à la poursuite d’un reptile disparu il y a 200 millions d’années. Encore quelques mètres d’efforts et les voilà à pied d’œuvre : au milieu des éboulis gisent deux gros blocs de pierre qui cachent les secrets d’un effrayant ancêtre de nos crocodiles actuels.

    Trois ans déjà que le professeur Jonah Choiniere et son équipe de l’université du Witwatersrand à Johannesbourg sont lancés à ses trousses. Leur traque les ramène aujourd’hui au milieu des zébus et des impalas d’une ferme de Rosendal, dans le centre de l’Afrique du Sud, là où tout a commencé.

    « En 2015, un de mes étudiants est tombé ici sur des os qui dépassaient du sol, raconte le paléontologue américain, la chemise collée par la sueur. On a creusé et on les a ramenés au labo. Et puis on s’est rendu compte qu’il s’agissait de la hanche d’une espèce totalement inconnue. Trois ans plus tard, nous revenons ici pour mettre au jour le reste de ce spécimen. »

    L’opération est délicate. Avant d’être arrachée à la paroi, la pierre où sont emprisonnés les fossiles est soigneusement enveloppée d’une fine couverture protectrice de plâtre. Au moins cinq heures de séchage, quelques coups de burin bien placés, trois paires de bras et le bloc est retourné sans casse.

    « Un truc très intimidant »

    Direction le laboratoire de l’université, à près de 300 km de là, où il sera confié aux mains expertes de Wilfred Bilankulu. « Mon boulot, c’est faire apparaître le fossile, explique l’ancien étudiant en arts plastiques. J’enlève la protection qui le recouvre et je le dégage lentement de la pierre avec des outils de dentiste. » Huit à douze mois d’un travail de Romain, au bas mot. Avant au moins autant de temps pour l’examiner, le comparer, le décrire.

    Jonah Choiniere n’a pas encore eu le produit entre les mains mais anticipe déjà une moisson très fructueuse. « C’est une très bonne récolte pour nous, dit-il en se frottant les mains. On ne savait pas trop à quoi s’attendre en arrivant ici, […] je peux dire que ça va au-delà de nos espérances. »

    Au vu des ossements excavés, Rick Tolchard, étudiant en master de paléontologie, retient mal son excitation. Il sait être en présence d’un spécimen inédit, improbable aïeul de la famille des crocodiles qui pataugent aujourd’hui dans les marigots africains. « Il y a 250 à 200 millions d’années, ces animaux étaient les carnivores dominants. On en a retrouvé dans le monde entier, mais pas ici en Afrique du Sud, dit-il. Certains devaient ressembler, j’imagine, à un croisement entre un crocodile et un lion. Un grand quadrupède avec des mâchoires massives, un truc très intimidant, s’enflamme le paléontologue. Celui que nous avons là marchait sur deux jambes, il devait plus avoir l’air d’un dinosaure, presque d’un raptor ».

    « Coup de tonnerre »

    Ces dernières années, l’Afrique du Sud s’est imposée comme un des terrains de jeu favoris des chasseurs de dinosaures. Une sorte de « Triassic Park », comme le proclame fièrement sur son tee-shirt une des géologues de Witwatersrand.

    À seulement une heure de route de la ferme Heelbo, Jonah Choiniere et son équipe ont déjà déterré les fossiles d’un autre type de dinosaure, inconnu lui aussi, âgé de 200 millions d’années. Douze tonnes et 4 mètres au garrot – deux fois la taille d’un éléphant – ce colosse herbivore baptisé Ledumahadi mafube (« un grand coup de tonnerre à l’aube » en langue locale sesotho), chamboule l’arbre généalogique de ces monstres disparus.

    Il pourrait bien être « le premier des géants », dit Jonah Choiniere. Un cousin des sauropodes de 60 tonnes qui ont fait la loi sur Terre 100 millions d’années plus tard et, plus récemment, le succès des « Jurassic Park » de Steven Spielberg. À en croire les spécialistes, la pointe sud du continent africain est l’endroit idéal pour étudier la transition entre les ères triassique et jurassique, théâtre d’une des extinctions de masse qui ont scandé l’évolution de notre planète.

    « L’une des raisons, c’est que plus de 66 % de la surface de l’Afrique du Sud abrite des fossiles, explique Jonah Choiniere. L’autre, c’est qu’il n’y pleut pas beaucoup, donc certaines régions s’érodent vite et exposent aisément les fossiles. »

    « C’est phénoménal. Vraiment génial ! s’enthousiasme Cebisa Mdekazi, une jeune étudiante noire qui incarne la nouvelle génération des paléontologues sud-africains. Je suis fière d’avoir tout ça dans mon propre pays et de le montrer au monde entier, dit-elle. Un jour, j’aimerais pouvoir raconter toute l’histoire de l’évolution des crocodiles. »

    Son professeur opine. Lui non plus n’en a pas fini avec l’Afrique du Sud. « Chaque fois qu’on creuse ici, on a de bonnes chances de tomber sur quelque chose de nouveau, se réjouit Jonah Choiniere. C’est un pays de dinosaures. Mes étudiants et moi-même n’auront pas assez de toutes nos vies pour finir de l’explorer. »

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/leditiondusoir avec l'AFP - Photos: Gianluigi Guercia (AFP)


    24/10/18 - Un séisme de magnitude 6,0 frappe Hualien à Taiwan

    Un séisme de magnitude 6,0 s'est produit en mer au large du district de Hualien, à Taiwan, mardi à 12h34 (heure de Beijing), a indiqué le Centre du réseau sismique de Chine.

    L'épicentre, situé à une profondeur de 30 kilomètres, a été localisé à 24,01 degrés de latitude nord et 122,65 degrés de longitude est, selon un communiqué publié par le centre.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédacteurs: Gao Ke & Yishuang Liu


    24/10/18 - Comment, au sortir des océans, la vie a fleuri sur la Terre

    Quand la vie s’est-elle affranchie des océans pour gagner la terre ? Les fossiles qui pourraient concourir à préciser ce moment sont quasiment inexistants. Ce processus évolutif a requis des millions d’années et la fossilisation reste un événement rare, d’autant plus lorsqu’il s’agit de tissus végétaux fragiles comme dans le cas de cet Asteroxylon. Au vu des rares vestiges, il est probable que la colonisation des terres émergées par la vie végétale débuta à l’Ordovicien, il y a 485 à 443 millions d’années, mais il est possible que ce processus ait commencé en fait bien antérieurement.

    Avant que la vie n’ait pris pied sur la terre ferme, l’atmosphère de la planète a dû changer. Elle était initialement pauvre en oxygène puisqu’elle renfermait moins de 1 % de la concentration actuelle. L’oxygène forme de l’ozone dans les hautes couches atmosphériques, un gaz qui – cela importe pour la vie – absorbe les rayons ultraviolets potentiellement dangereux. Sans couche d’ozone, la vie serait exposée sur terre à trop de radiations qui induiraient des ruptures de l’ADN, des mutations génétiques et occasionneraient donc des cancers. Ainsi, ce n’est qu’une fois que la photosynthèse réalisée par des organismes aquatiques eût produit suffisamment d’oxygène pour former la couche d’ozone qu’il devint possible que des espèces fragiles survivent.

    Ce processus nécessita des centaines de millions d’années. Les scientifiques s’accordent désormais à penser que les plantes ne furent pas les premiers organismes à coloniser la terre car, en plus de la lumière solaire et du dioxyde de carbone, il leur fallait en effet des nutriments absorbables. L’étude des paléosols (sols fossilisés) suggère que les terres émergées furent investies en premier par des bactéries. Cyanobactéries, algues, champignons et peut-être lichens participèrent ainsi à la formation des premiers sols dans lesquels les plantes puisèrent des nutriments.

    Les algues vertes charophycées sont généralement tenues comme les ancêtres des plantes terrestres : l’étude de leur métabolisme et de leur génome montre qu’elles avaient plus de choses en commun avec les végétaux terrestres archaïques qu’avec les espèces actuelles. Le premier fossile de plante véritable date du silurien (443-419 millions d’années). Les couches de cette époque livrent aussi des fossiles de mille-pattes, de chilopodes et d’arachnides se nourrissant de débris végétaux, prouvant qu’il existait donc déjà de vrais écosystèmes terrestres. En colonisant les terres, les plantes gagnèrent une dynamique évolutive qui explique la diversité que nous connaissons aujourd’hui.

    Milieu terreste hostile

    Alors que les océans constituaient un environnement relativement stable, la surface était un milieu hostile dont la conquête relevait du défi pour des cellules avant tout constituées d’eau, et qui s’y exposaient à un risque de déshydratation. Il est probable que l’arrivée des plantes sur la terre ferme coïncida avec une période de changement climatique : la succession de périodes humides et sèches aurait eu raison des formes de vie mal adaptées aux conditions environnementales trop drastiques de la vie sur terre. Le flux et reflux des vagues sur le littoral purent constituer une opportunité facilitant l’accès à ce milieu. Les plantes se protégèrent en développant une cuticule cireuse pour prévenir les pertes hydriques et créèrent des pores (stomates) permettant les échanges gazeux avec l’atmosphère (elles absorbent du dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène).

    Une autre adaptation essentielle fut l’apparition d’un tissu vasculaire, décrit sur des fossiles de Cooksonia vieux de 410 millions d’années. Analogue au système sanguin des animaux, ce tissu est constitué de cellules permettant le transport de l’eau et des nutriments absorbés par les racines. Ils sont véhiculés vers les feuilles qui produisent les glucides distribués en retour dans les tissus. La capacité d’absorber de l’eau dans le sol et de la répartir dans leurs tissus a permis aux plantes de s’adapter à des climats secs. Le réseau vasculaire a aussi constitué un tissu de soutien, une sorte de « squelette » rigide donnant leur forme aux racines, aux tiges, aux feuilles et permettant à la plante de rester érigée : il avantagea tellement les végétaux qu’ils se développèrent rapidement et dominèrent la scène.

    Source: theconversation.com - Auteur: Steve Parker, Zoologist, Zoological Society of London extrait du livre « Évolution », coordonné par Steve Parker, qui paraît ce jour aux Éditions Delachaux & Niestlé


    Lundi 22/10/18 - Canada: la région de Vancouver touchée par trois séismes de magnitude supérieure à 6

    Trois séismes de magnitude 6,6 et 6,8 et 6,5 sur l'échelle de Richter ont touché la région de Vancouver sur la côte Pacifique du Canada en moins d'une heure. Le premier tremblement de terre s'est déroulé à 432 kilomètres au nord-ouest de la ville selon l'agence américaine de surveillance de tremblement de terre (USGS).

    À 6h16 UTC, un autre séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter a de nouveau touché la région avant d'être suivi huit minutes plus tard par une troisième secousse mesurée à 6,5 sur l'échelle de Richter

    3 millions d'habitants

    Le premier tremblement de terre a eu lieu dans l'océan Pacifique à 5h39 UTC, a environ 210 km de Port Hardy, une ville située à la pointe de l'île de Vancouver. L'épicentre du séisme a été détecté à 11 km de la surface de la terre. Aucune alerte tsunami n'a été lancée et aucun dégât n'a pour le moment été signalé. La seconde secousse a été détectée dans la même zone, à plus de 190 km de Port-Hardy à 6h16 UTC.

    La troisième secousse a été détectée à 223 km de Port Hardy. Une quatrième secousse moindre, mesurée à 4,9 sur léchelle de Richter, a également été détectée à 6h36 UTC. Plus de 3 millions de personnes vivent dans la région de Vancouver.

    Source: www.bfmtv.com


    22/10/18 - Nouveau bilan du séisme dans les Célèbes: 2256 tués et plus d'un millier de disparus

    Le bilan des tués dans le tremblement de terre de magnitude 7,4 qui a secoué l'Indonésie fin septembre a atteint 2256 samedi, sans compter les 1309 personnes portées disparues.

    Jusqu'à 1703 victimes ont perdu la vie dans la ville de Palu, et le reste dans les districts de Donggala, Sigi, Parigo, Moutong et Pasangkayu, selon un porte-parole de l'agence de gestion des catastrophes en Indonésie.

    Plus de 223.751 personnes ont été déplacées et 4612 personnes blessées dans le séisme du 28 septembre, qui a aussi causé un tsunami. Il est estimé que 68.000 habitations ont été détruites. Le gouvernement a construit des logements temporaires et des tentes pour ces personnes déplacées, ainsi que des infrastructures sanitaires et de distribution d'eau alors que le pays se dirige vers la saison des pluies. Les dommages économiques sont évalués à 912 millions de dollars (790 millions d'euros).

    La phase d'urgence est toujours en place dans les régions affectées jusque vendredi.

    Source: www.rtbf.be


    22/10/18 - Piton de la Fournaise: l'éruption se poursuit et son intensité est stable

    Avec le Grand Raid, on en oublierait presque l'éruption du Piton de la Fournaise, pourtant, elle se poursuit, tout doucement mais sûrement... Selon l'Observatoire volcanologique, "l'intensité du trémor volcanique (indicateur de l'intensité éruptive en surface) est restée relativement stable ces dernières 24h" et l'essentiel de l'activité se déroule majoritairement en tunnels de lave. Aucun séisme volcano-tectonique n'a été enregistré au cours de la journée du 19 octobre, ni au cours de la journée actuelle.

    Source illustrée: www.ipreunion.com/volcan


    Dimanche 21/10/18 - 22 mineurs pris au piège suite à une explosion dans une mine en Chine

    Des sauveteurs tentaient de libérer 22 mineurs chinois piégés dans une mine à l’est de la Chine après l’explosion de la roche, selon les médias locaux.

    L’explosion a eu lieu vers 23H00 samedi dans la mine de Yuncheng dans la province de Shandong, selon l’agence de presse d’Etat Xinhua.

    Une ventilation a été établie pour permettre aux mineurs de respirer, mais aucun autre détail n’est encore disponible.

    De telles explosions surviennent dans des mines très profondes, lorsque les puits concentrent trop de pression sur la roche qui se brise alors. Il s’agit des accidents les plus dangereux pour les mineurs. La Chine est le plus grand pays producteur et consommateur de charbon et ses mines sont considérées comme les plus dangereuses au monde. Des milliers de mineurs y perdent la vie chaque année.

    Source: www.sudinfo.be avec Belga


    19/10/18 - Au moins sept mineurs artisanaux morts et une vingtaine disparus dans un naufrage en RDC

    Au moins sept mineurs artisanaux sont morts et vingt-trois sont portés disparus après le naufrage de deux pirogues sur une rivière dans le centre de la République démocratique du Congo, selon des sources concordantes.

    "Deux pirogues qui transportaient nos collègues ont chaviré hier (jeudi) sur la rivière Kasaï. Nous avons repêché sept corps, 23 personnes sont toujours portées disparues", a déclaré à l'AFP Fernand Kalala, un responsable de l'Association des plongeurs et creuseurs de diamant congolais, une organisation locale.

    "Seules sept personnes ont réussi à regagner la rive à la nage", a-t-il ajouté.

    Les "deux pirogues de fortune ont été ballottées par le vent et se sont renversées sur la rivière Kasaï", à 15 km à l'est de la ville de Tshikapa, a indiqué à l'AFP Kerozene Kabongo, un responsable du service de communication du gouverneur du Kasaï, en confirmant le bilan humain.

    "Les infortunés sont des plongeurs qui étaient à la recherche du diamant au fond de la rivière Kasaï", a-t-il affirmé.

    Au Kasaï, province du centre de la RDC, riche en diamant, les creuseurs artisanaux envahissent par dizaines les rivières à la recherche du diamant.

    En RDC, les pirogues et péniches de fortune chavirent régulièrement sur le fleuve Congo et ses affluents. Plus d'une centaine de personnes sont mortes en six mois sur les cours d'eau congolais, d'après un décompte de l'AFP.

    Source: www.voaafrique.com avec l'AFP


    19/10/18 - La forme de la Pangée mieux comprise grâce à un fossile de proto-reptile

    La découverte d'un nouveau fossile vieux de 250 millions d'années permet de mieux définir la configuration du supercontinent qui existait à cette époque.

    Il y a 250 millions d'années, la Terre n'avait pas du tout la même allure qu'aujourd'hui : tous les continents étaient alors regroupés et formaient une immense étendue terrestre appelée la Pangée. Ce n'est que des millions d'années plus tard que ce gigantesque ensemble s'est morcelé pour former les continents actuels qui continuent à se déplacer mus par la tectonique des plaques. Si la configuration globale de la Pangée est relativement bien connue, certains détails échappent encore aux géologues et notamment la position des nombreuses petites plaques qui forment aujourd'hui l'Asie du Sud-Est. Mais la découverte, au nord du Laos dans des sédiments datés de 250 millions d'années, d'un nouveau fossile d'amphibien géant permet d'affiner le planisphère du début du Trias.

    Seul carnivore d'une faune fossile

    Laosuchus naga était un animal long de 1m50 à 2 mètres dont l'allure rappelle étrangement celle d'un crocodile avec une tête armée de plaques, d'une robuste mâchoire inférieure et de dents pointues, tranchantes et recourbées. Il appartient au groupe des amphibiens fossiles dont certains représentants évolueront pour donner naissance aux reptiles et aux amphibiens modernes. C'est un stégocéplale (nom qui signifie "tête à plaques") et c'est le seul carnivore identifié dans ces sédiments laotiens qui recèlent par ailleurs de nombreux autres fossiles de reptiles mammaliens, les "ancêtres" des mammifères modernes. "Ces reptiles mammaliens étaient d'ailleurs les proies de Laosuchus qui chassait à l'affut, dans les fleuves et les rivières de l'époque où ces herbivores venaient s'abreuver. Un peu comme le font les crocodiles de nos jours avec les herbivores africains", explique Jean-Sébastien Steyer, paléontologue au CNRS et au Muséum d'histoire naturelle, qui a découvert ce fossile en 2007.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr - Auteur: Joël Ignasse


    Jeudi 18/10/18 - Italie : l'Etna s'effondre lentement et fait craindre un tsunami en Méditerranée

    Sous l'effet de la gravité, le volcan sicilien s'enfonce de "plusieurs centimètres par an" dans la mer Ionienne.

    Le volcan le plus actif d'Europe risque-t-il de provoquer un tsunami en Méditerranée ? Des chercheurs allemands et italiens ont révélé, mercredi 10 octobre, dans une étude publiée dans la revue Science Advances (en anglais) que le flanc sud-est de l'Etna, en Sicile, s'enfonçait de "plusieurs centimètres par an" dans la mer Ionienne, sous l'effet de la gravité.

    "Nous ne pouvons pas exclure que ce mouvement du flanc évolue en effondrement catastrophique", écrivent-ils, évoquant un danger "bien plus grand que précédemment envisagé". "Le déplacement soudain de grandes quantités de matière peut provoquer des tsunamis aux effets dévastateurs", rappellent-ils. Les volcanologues mettent également en garde contre une "sous-estimation" des risques d'effondrement de flancs d'autres volcans de la planète.

    "Si une partie du volcan venait à s'effondrer, il y aurait suffisamment de matière pour provoquer un tsunami dans tout l'est de la Méditerranée", prévient le volcanologue et physicien français Mathieu Gouhier, interrogé par Le Monde sur cette étude. Un tel phénomène se serait déjà produit il y a 8 000 ans, allant jusqu'à toucher les côtes d'Israël, selon une précédente étude mentionnée par le quotidien.

    Source: www.francetvinfo.fr


    18/10/18 - Indonésie: des sapeurs français au secours des survivants du séisme

    Une quarantaine de sapeurs français sont arrivés à Palu, ville dévastée par un séisme suivi d'un tsunami qui a dévasté le centre de l'île indonésienne des Célèbes, pour fournir de l'eau potable à la population qui manque de tout. Nous avons "4 unités installées qui peuvent pomper jusqu'à 200 m3 d'eau par jour", a expliqué hier à l'AFP le lieutenant-colonel Jean-Philippe Nicot, chef du détachement du traitement de l'eau. "En pratique on pompe l'eau d'une rivière, on la purifie et on la distribue à la population", explique-t-il, précisant que "l'eau est produite aux critères de l'OMS", l'Organisation mondiale de la santé.

    Les 40 sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile de Nogent-le-Rotrou (centre-ouest de la France) sont à Palu pour une mission d'une durée prévue d'un mois. Ils travaillent aussi avec des ONG pour qu'elles laissent sur place des machines de traitement de l'eau de façon pérenne. Cette unité peut fournir de l'eau potable à quelque 80.000 personnes. Elle permet de répondre, "à près de la moitié des besoins totaux en eau potable exprimés par les autorités indonésiennes", précise l'ambassade de France dans un communiqué.

    Le matériel et le personnel a été acheminé à Palu par des avions appartenant aux forces armées indonésiennes, américaines, australiennes, néo-zélandaises et singapouriennes. Le Danemark a aussi établi une station de purification de l'eau, et des ONG sont impliquées sur ce sujet de la fourniture en eau, crucial pour minimiser les risques sanitaires. Outre la station de purification d'eau, des ONG et entreprises françaises ont permis d'acheminer sur place 17 générateurs d'électricité, 105 tentes, des unités de potabilisation d'eau et des pastilles de purification d'eau.

    Un séisme d'une magnitude de 7,5 suivi d'un tsunami ont dévasté la ville de Palu et ses environs dans l'île des Célèbes le 28 septembre. Plus de 2.000 corps ont été retrouvés et des milliers d'autres personnes sont toujours disparues, la plupart enterrées sous les décombres de bâtiments détruits.

    L'Indonésie avait initialement refusé l'aide internationale, assurant que son armée pouvait faire face à la situation. Face à l'ampleur des dégâts, le président Joko Widodo a finalement accepté l'aide d'ONG humanitaires internationales et le soutien de gouvernements étrangers, tout en se montrant très sélectif sur les déploiements.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    18/10/18 - Inondations dans l'Aude: l'état de catastrophe naturelle reconnu

    Cet arrêté, publié jeudi au Journal officiel, permettra aux habitants de 126 communes concernées d'être rapidement indemnisés par leur compagnie d'assurances.

    L'état de catastrophe naturelle a été reconnu dans 126 communes de l'Aude touchées en début de semaine par les graves inondations, indique jeudi le Journal officiel. L'arrêté interministériel doit permettre aux personnes touchées d'être indemnisées rapidement par les assureurs dans le cadre du régime des «catastrophes naturelles». Il concerne notamment Trèbes, Villegailhenc, Villalier, Villardonnel, Carcassonne et Saint-Couat d'Aude. La mesure avait été promise par le premier ministre, Édouard Philippe, alors qu'il était venu constater les dégâts sur place lundi. Le président Emmanuel Macron s'y rendra «dès que possible», selon l'Élysée.

    Les dossiers de toutes les autres communes sinistrées seront traités «dans les plus brefs délais» et «le gouvernement a d'ores et déjà demandé la mobilisation du fonds de secours d'extrême urgence pour permettre aux sinistrés de faire face aux besoins essentiels les plus urgents». Le gouvernement va mobiliser «les moyens d'intervention sociale pour que chaque adulte, chaque enfant soient aidés financièrement dans les heures qui viennent: 300 euros par adulte, 100 euros par enfant», avait de son côté annoncé mardi le nouveau ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, au Sénat lors des questions au gouvernement.

    Trois à quatre mois de pluie

    La crue avait surpris les habitants du département, placé en alerte rouge par Météo France dans la nuit de dimanche à lundi. Cet «épisode méditerranéen de type cévenol», avec 3 à 4 mois de pluie en seulement quelques heures, figure parmi les intempéries les plus meurtrières depuis une dizaine d'années en France. Quatorze personnes sont mortes et 75 blessées, selon le dernier bilan de la préfecture de l'Aude. Six personnes sont décédées à Trèbes, trois à Villegailhenc, deux à Villalier, une à Villardonnel, une à Carcassonne et une à Saint-Couat d'Aude. La dernière personne portée disparue «vient d'être retrouvée, elle est vivante», selon la préfecture.

    Sur place, la situation était toujours en cours de normalisation mercredi. La décrue se poursuit sur la plaine de l'Aude et la vigilance aux crues a été abaissée au niveau jaune. Les 1522 foyers qui étaient encore privés d'électricité mercredi après-midi sont de nouveau fournis. Six communes sont en revanche toujours privées en partie d'eau potable. Concernant les transports, deux grands tronçons ont été endommagés entre Villalier et Carcassonne d'une part et entre Conques sur Orbiel et Carcassonne d'autre part. Une cinquantaine de routes départementales sont coupées et 4 ponts détruits. La ligne SNCF entre Narbonne et Carcassonne reste fermée «pour une période indéterminée».

    Source: www.lefigaro.fr avec agences


    18/10/18 - Tyrannosaurus rex: la plus fidèle reconstruction du dinosaure jamais réalisée

    Une équipe composée d’artistes et de paléontologues vient de révéler la reconstitution la plus fidèle jamais obtenue d’un animal légendaire : le Tyrannosaurus rex. Un travail méticuleux basé sur les toutes dernières découvertes scientifiques concernant cette figure de proue de la faune du Crétacé.

    Délicate mission - a priori - que celle d’imaginer à quoi pouvaient ressembler une créature vivant il y a environ 68 millions d’années… Et pourtant, des spécialistes viennent de dévoiler ce qu’ils présentent comme la plus fidèle reconstitution d’un animal emblématique de la fin du Crétacé : le Tyrannosaurus rex.

    Pour l’heure, seules les représentations quelques peu fantasmées de la saga Jurassic Park avaient offert au grand public un aperçu de ces monstres disparus. Mais l’image qui vient d’être minutieusement reconstituée par une équipe composée d’artistes et de paléontologues offre une nouvelle vision sur le "T. Rex", bien loin des clichés cinématographiques.

    Comme tu as de… petits bras !

    Pour en arriver là, les spécialistes ont procédé couche par couche, d'abord les os, puis les muscles et enfin la peau, aboutissant à un résultat fascinant. Première déconvenue pour les fans de Spielberg, la bête arborait vraisemblablement une peau lisse et des formes rondelettes, comme en attestent les dernières études scientifiques en la matière et les fossiles, sur lesquels se sont appuyés les spécialistes.

    Autres aspect déconcertant : le tyrannosaure présenté sur l’image arbore deux minuscules avant-bras, à l’aspect presque atrophié. Les plumes que certains lui attribuaient jusqu’alors semblent elles aussi n’avoir jamais existé, comme l’affirme une publication parue l’an dernier dans les Biology Letters. Et pour parachever le tableau, le redoutable T. Rex semblait en fait se traîner presque ventre à terre, doté qu’il était d’un centre de gravité très bas.

    Un portrait enfin rigoureusement basé sur des données scientifiques, et issu d’un travail pour le moins méticuleux. "[L’équipe] a travaillé à partir d’un squelette, a passé des mois à placer correctement les muscles, et les résultats sont maintenants disponibles aux yeux de tous. Le temps passé et l’attention pour les détails m’ont épaté", s’enthousiasme le paléontologiste et artiste spécialiste de la reconstruction des squelettes de dinosaures Scott Hartman, consultant du projet, qui concède toutefois la part d’imprécision dont souffre encore l’image.

    Un minimum de concessions

    "Comme c’est le cas pour n’importe quelle reconstitution, il y a bien entendu quelques détails [tels que sa coloration,ndlr] que nous ne pouvons pas connaître, et des interprétations contradictoires qui sont également possibles. Mais je peux honnêtement dire que ce fut l’essai le plus approfondi de reconstruction d’un animal disparu sur lequel j’ai travaillé", avance Scott Hartman.

    Le niveau de détail atteint par les scientifiques est effectivement sans précédent. Outre les plaques de kératine ajoutées au niveau du dos du tyrannosaure, les spécialistes ont également pris soin de border le menton de l’animal d’un renflement de chair destiné à dissimuler ses crocs acérés. Et c’est même littéralement jusqu’au bout des ongles que l’équipe a poussé le perfectionnisme.

    Les griffes de l’animal ont en effet été volontairement représentées très émoussées au niveau de ses membres postérieurs, mais on ne peut plus pointues pour ses pattes avant. Une subtilité qui permet de témoigner de son mode de déplacement bipède.

    Pour concrétiser de façon magistrale ce travail titanesque de reconstitution, les spécialistes ont entrepris d’en créer une immense version, destinée à être exposée dans le cadre d’une exposition d’art paléontologique au Muséum d’Histoire naturelle et de Science du Nouveau-Mexique. De quoi admirer de nouveau le T. rex sur "écran géant", mais, cette fois, frappé du sceau de la rigueur scientifique !

    Source illustrée: www.maxisciences.com/tyrannosaure


    Mercredi 17/10/18 - Inondations dans l'Aude: le bilan s'élève à 14 morts, une personne disparue retrouvée vivante

    La préfecture de l’Aude a communiqué ce mercredi un nouveau bilan de 14 morts et de 74 blessés, après les inondations qui ont frappé le département dans la nuit de dimanche à lundi…

    Mercredi, la préfecture de l'Aude a communiqué un nouveau bilan, après les inondations qui ont ravagé le département dans la nuit de dimanche à lundi : 14 personnes sont mortes et 74 ont été blessées. La dernière personne portée disparue a été retrouvée vivante.

    Six personnes sont décédées à Trèbes, trois à Villegailhenc, deux à Villalier, une à Villardonnel, une à Carcassonne et une à Saint-Couat d’Aude.

    Il y a encore 1.522 foyers privés d’électricité et six communes sont en partie privées d’eau potable. Pour celles-ci, « l’approvisionnement en bouteilles d’eau se poursuit », selon la préfecture. Dès mercredi soir, la banque alimentaire pourra répondre aux sollicitations des mairies des communes sinistrées.

    La ligne SNCF Narbonne-Carcassonne fermée « pour une période indéterminée »

    Concernant les transports, deux grands tronçons ont été endommagés entre Villalier et Carcassonne d’une part et entre Conques-sur-Orbiel et Carcassonne d’autre part. Une cinquantaine de routes départementales sont coupées, quatre ponts détruits et deux endommagés. La ligne SNCF entre Narbonne et Carcassonne reste fermée « pour une période indéterminée ».

    700 pompiers encore mobilisés

    La situation continuait à se normaliser mercredi : la décrue se poursuit sur la plaine de l’Aude et la vigilance aux crues a été abaissée du niveau orange au niveau jaune.

    « La décrue est générale sur l’ensemble du territoire », indique le service d'information sur le risque de crue Vigicrues ajoutant cependant que « les niveaux restent néanmoins élevés ».

    « Les opérations de nettoyage se poursuivent et on continue de chercher les personnes disparues », a indiqué un responsable du Codis (centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) de l’Aude. Celui-ci précise qu’il y a environ « 700 pompiers​ » qui participent à ces opérations, en plus de personnels de la Sécurité civile.

    Source: www.20minutes.fr


    17/12/18 - Un graffiti découvert à Pompéi rectifie la date de l’éruption du Vésuve

    Une inscription, récemment découverte dans une maison exhumée dans le nouveau secteur de fouilles de Pompéi, confirme que la destruction de la cité antique n’aurait pas eu lieu en août, mais deux mois plus tard, le 24 octobre 79.

    C'est une petite inscription au fusain. Deux lignes griffonnées sur un mur, comme avaient l'habitude de le faire les habitants de Pompéi. Et cette "découverte exceptionnelle", pour reprendre les termes d'Alberto Bonisoli, ministre de la Culture italien, devrait mettre un point final aux discussions sur la date véritable de l'éruption du Vésuve. Les historiens ont en effet longtemps pensé que le volcan napolitain avait détruit les villes romaines de Pompéi, Stabies ou Herculanum le 24 août 79. Or, ce graffiti exhumé dans le nouveau secteur de fouilles de la ville antique (Regio V) permet d'établir que la catastrophe aurait eu lieu deux mois plus tard.

    Sans doute gribouillée par un ouvrier en train de rénover une maison, l’inscription mentionne "in[d]ulsit pro masumis esurit[ioni]" que l’on peut traduire par un humoristique "Il s’est bâfré". Mais l’auteur de ces lignes a pris soin de les dater : « « XVI K Nov » soit « XVI (ante) K(alendas) Nov(embres) » qui signifie précisément "le seizième jour avant les calendes de novembre", soit le 17 octobre. Ce qui exclue d’emblée une éruption en été ! En réalité, il y a longtemps que des spéculations sur la réelle date de l’éruption allaient bon train, celle-ci ayant été remise en cause par des archéologues après la découverte de fruits d’automne et de braseros dans les ruines. Aujourd’hui, tous s’accordent à fixer la date de la terrible éruption au 24 octobre 79.

    De nombreuses preuves dans des fouilles précédentes
    Déjà, en décembre 2011, dans les pages du magazine Sciences et Avenir, nous étions revenus sur ces questions. Alix Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, grande spécialiste de peinture romaine, faisait remarquer alors que plusieurs copies de la lettre de Pline le Jeune (le neveu de Pline l’Ancien mort à Stabies en voulant porter secours aux sinistrés du Vésuve), mentionnaient dans une correspondance à Tacite "le neuvième jour avant les calendes de novembre", et non… de septembre ! D’autre part, des fouilles archéologiques menées par Grete Stefani et Michele Borgongino avaient montré que le chanvre destiné aux semences avait déjà été récolté, et que les vendanges étaient terminées au moment de l’éruption. Mais la preuve irréfutable était venue de la découverte d’une monnaie : une pièce retrouvée dans la maison du Bracelet d’or, à Pompéi, et qui se référait à la 15e acclamation impériale pour les victoires de l’empereur Titus (39-81) en Bretagne. "Or, ce titre n’existait pas encore en août 79", avait alors précisé l’éminente spécialiste qui poursuivait : "Il faut corriger nos ouvrages et réhabiliter Dion Cassius, l’historien du IIe siècle de notre ère, qui avec raison, a toujours situé l’éruption après la 15e acclamation de Titus!".

    D’où vient alors l’erreur originelle ? Si la lettre écrite par Pline le Jeune, 20 ans après l’éruption, mentionne clairement "le neuvième jour avant les calendes de novembre", il n’est pas exclu qu’à l’époque médiévale, un moine copiste quelque peu étourdi, se soit trompé… et que son erreur ait été répliquée pendant des siècles.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Bernadette Arnaud


    17/10/18 - Le plus vieil animal connu est une éponge

    Des preuves fossiles moléculaires suggèrent que des éponges vivaient sur les anciens fonds océaniques 100 millions d'années avant la période cambrienne.

    Il y a 660 à 635 millions d'années soit plus de 100 millions d'années avant l'explosion du Cambrien, une période de changement et d'expérimentation évolutive dramatique qui a constitué la base de la plupart des grands groupes d'animaux modernes, il y avait déjà des animaux complexes dans les mers. Les plus vieux jamais identifiés, dont on a retrouvé les traces, l'ont été dans des roches provenant d'Oman, de Sibérie et d'Inde. Des traces indirectes car il ne reste rien de ces animaux forts semblables aux éponges modernes dont le corps est mou et le squelette réduit. En fait, les chercheurs de l'Université de Californie-Riverside ont retrouvé un composé produit uniquement par les éponges.

    Les biomarqueurs pour traquer la vie qui s'efface

    Ce composé stéroïdien nommé 26-méthylstigmastane (26-mes), a une structure unique et il est connu pour n'être synthétisé que par certaines espèces d'éponges modernes appelées démosponges. Un autre, le 24-mes, avait déjà été identifié en 2009 dans les mêmes échantillons mais il peut également être produit par des algues. Trouver ces deux formes différentes confortent l'idée qu'ils ont été produits par un animal, lointain ancêtre des éponges, affirment les scientifiques dans la revue Nature Ecology & Evolution. Ce n'est pas la seule étude à s'intéresser aux biomarqueurs pour rechercher des traces de vie loin dans le passé. En septembre 2018, une équipe a australienne avait apporté la preuve que Dickinsonia, un organisme qui vivait il y a 558 millions d'années et dont la nature interrogeait, appartenait bien au règne animal grâce à l'identification de molécules de graisses (du cholestérol) dans des fossiles.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Auteur: Joël Ignasse


    Mardi 16/10/18 - Séisme au large de la Nouvelle-Calédonie

    Un séisme de magnitude 6,5 s'est produit ce mardi aux abords de la Nouvelle-Calédonie, rapporte le centre américain de veille sismique (USGS).

    L'épicentre a été localisé à 190 km à l'est des îles Loyauté, qui appartiennent à l'archipel français du Pacifique Sud, à 20 km de profondeur, précise-t-il.

    Selon le centre d'alerte du Pacifique, basé à Hawaï, aucun tsunami n'est à craindre pour l'instant.

    Source: www.lefigaro.fr


    16/10/18 - Séisme de ce mardi soir : épicentre à 35 km de Mayotte

    “La magnitude (analyse et estimation BRGM) du séisme fortement ressenti à 19h40 dans la soirée du 16 octobre était de M 4.8. Les deux modèles internationaux USGS et ECSM ont annoncé une magnitude de 4.9.

    Localisation : ce séisme est positionné dans la partie Ouest de l’essaim à une distance d’environ 35 km de Mayotte (et non à 18 km comme annoncé par les réseaux internationaux). Lat : -12,64 – Long 45,53″.

    Ce qui explique sans doute qu’on l’ait plus fortement ressenti, puisque l’essaim était jusqu’à présent localisé à 50km de Mayotte.

    “Il s’agit du plus fort séisme enregistré dans cette zone depuis le 20 Aout dernier, date à partir de laquelle une activité a été relevée dans cette zone”, conclut le BRGM.

    Source: lejournaldemayotte.yt


    Lundi 15/10/18 - Séisme de magnitude 4,7 à la frontière russo-ukrainienne

    Un tremblement de terre de magnitude 4,7 a eu lieu ce lundi à la frontière russo-ukrainienne, annonce l'EMSC. Les secousses ont été enregistrées aux environs de 10h42 UTC.

    Un séisme d'une magnitude de 4,7 s'est produit en milieu d'après-midi ce lundi 15 octobre à environ 200 km de Donetsk, à la frontière russo-ukrainienne, signale l’EMSC.

    Le foyer du séisme a été localisé à 2 kilomètres, soit une profondeur relativement faible.

    Aucune information sur d'éventuels dégâts ou victimes n'est pour l'heure disponible.

    Source: fr.sputniknews.com


    15/10/18 - Le Yellowstone qui menace l’humanité va entrer en éruption, voici comment la NASA veut éviter le désastre

    Tous les 600 000 ans environ, la caldeira de Yellowstone entre en éruption, et la prochaine, qui pourrait anéantir l’humanité tout entière, serait pour bientôt selon les scientifiques. La NASA étudie différentes pistes afin d’éviter une catastrophe planétaire et projette notamment de créer une centrale géothermique révolutionnaire.

    L’éruption du supervolcan de Yellowstone précipiterait la fin de l’humanité

    Les supervolcans figurent parmi les plus grandes menaces naturelles pour l’humanité selon la NASA, et la probable prochaine éruption de celui de Yellowstone (États-Unis), situé dans le parc national du même nom, fait craindre le pire aux géologues et spécialistes de la question. Mesurant environ 85 kilomètres de longueur pour 45 de large, ce dernier abrite en effet une gigantesque chambre magmatique qui pourrait précipiter la fin de l’humanité, s’il venait à entrer en éruption. Selon les estimations de l’ONU, cela marquerait le début d’un terrible hiver volcanique et provoquerait une famine mondiale, en nous laissant assez de réserves de nourriture pour survivre deux mois et demi.

    Une éruption volcanique se produit lorsque le magma, produit de la fusion partielle des roches à quelques dizaines de kilomètres de profondeur, atteint la surface de la Terre. Lorsque la chaleur augmente dans le volcan, la fonte du magma s’accélère et les gaz dégagés provoquent le début de la phase explosive. Afin d’éviter qu’un tel scénario-catastrophe ne se produise, la NASA étudie très sérieusement la possibilité de refroidir le supervolcan de Yellowstone en utilisant de grandes quantités d’eau.

    La NASA privilégierait un forage des 10 km pour refroidir le volcan

    La construction d’un grand aqueduc dans la région de Yellowstone représenterait la solution la plus logique pour assurer le refroidissement du supervolcan selon la NASA, mais sa mise en œuvre est quasiment impossible pour deux raisons : les coûts seraient faramineux et l’opinion publique verrait d’un très mauvais œil le fait que de telles quantités d’eau, dont nous manquons de plus en plus, soient utilisées à de telles fins. Heureusement, les chercheurs disposent d’une solution alternative, consistant à réaliser un forage de 10 km de profondeur sur le flanc du supervolcan, afin de le refroidir lentement en pompant de l’eau sous pression.

    Évalué à près de 3,5 milliards de dollars, ce plan s’avérerait également très coûteux, mais cela ne représenterait finalement pas grand-chose au regard du cataclysme qu’il permettrait d’éviter. Par ailleurs, cette solution alternative présenterait également un autre avantage non négligeable selon la NASA : « Nous pourrions utiliser ce forage afin de créer une centrale géothermique générant de l’énergie à des prix extrêmement compétitifs ». Cette solution permettrait non seulement de rembourser l’investissement initial, mais également d’alimenter la région en électricité pendant des centaines d’années.

    Soyez donc rassurés, la NASA surveille étroitement l’évolution du supervolcan de Yellowstone, et dispose d’ores et déjà de plusieurs pistes afin d’éviter que son éruption ne se produise.

    Source : dailygeekshow.com - Rédaction: Yann Contegat


    Dimanche 14/10/18 - Piton de la Fournaise: l'activité est toujours en cours en tunnel mais l'éruption faiblit

    Ils l'avaient dit, ils l'ont fait : les experts de l'Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise sont partis en reconnaissance sur le volcan ce dimanche 14 octobre au matin, comme ils l'avaient annoncé hier dans leur bulletin journalier, sous réserve que la météo le permette. Les volcanologues ont pu effectuer ces prélèvements de lave. Un contrôle qui confirme leurs observations : l'éruption est sur le déclin mais l'activité se poursuit en dessous. Le Piton de La Fournaise fêtera demain son mois complet d'éruption, débutée le éruption débutée le 15 septembre à 04h25 heure locale .

    Selon le communiqué de l'OVPF publié en début d'après-midi, aucun séisme volcano-tectonique n’a été enregistré au cours de la journée du 13 octobre, ni au cours de la journée actuelle.

    Une inflation (gonflement) de l’édifice est toujours enregistrée. Cette inflation témoigne de la mise en pression d’une source localisée sous les cratères sommitaux (Bory-Dolomieu) à 1-1,5 km de profondeur, liée à la réalimentation du réservoir superficiel par du magma plus profond.

    Les débits en surface n’ont pas pu être estimés ce jour du fait de flux laviques trop faibles en surface.

    Une reconnaissance sur le terrain a pu être réalisée ce jour : l’essentiel de l’activité se déroule toujours en tunnels de lave, aucun chenal de grande ampleur n’a été observé et seules de petites et rares résurgences étaient visibles. Aucune projection n’a été observée au niveau du cône éruptif et le niveau du lac de lave à l’intérieur de l’évent était relativement bas.

    Un fort dégazage était toujours présent au niveau de l’évent ainsi qu’au niveau du tunnel de lave principal situé juste en aval.

    Lors de cette reconnaissance une équipe de l’OVPF a pu réaliser des prélèvements de lave sur une petite résurgence active située à environ 600m du front de coulée.

    Le front de coulée n’a pas évolué depuis les dernières observations et se situait ce matin toujours à 500m des Grandes Pentes, ce dernier était complètement figé.

    Source: www.ipreunion.com


    14/10/18 - Piton de la Fournaise: un deuxième mois d’éruption commence

    La quatrième éruption de l’année a trouvé son rythme de croisière un mois après son début le 15 septembre dernier. Elle entrera donc dans son deuxième mois ce lundi. Après plusieurs jours de météo défavorable, l’Observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF) a profité d'une journée clémente dimanche pour cumuler lors d’une rotation entre plusieurs sites des opérations de maintenance sur des stations du réseau de surveillance, une reconnaissance du front de coulée et des prélèvements d’échantillons de lave. La lave n’avait pas coulé depuis longtemps dans cette région de l’enclos située à près de dix kilomètres du pas de Bellecombe.

    Pour les visiteurs du volcan, il faut désormais se rendre à proximité du piton de Bert (7 km et près de deux heures de marche déjà depuis le parking spécial éruption localisé entre la plaine des Sables et le pas de Bellecombe) pour voir couler la lave du haut du rempart de l’enclos, à 2,5 km à vol d’oiseau, dans la direction du Nez coupé du Tremblet.

    Depuis la semaine dernière, c’est dans cette zone alimentée par des tunnels de lave, plus de trois kilomètres en aval du cône éruptif, que se trouvent les coulées actives , essentiellement de petites résurgences très nombreuses mais peu spectaculaires, visibles au lever du jour et en fin d’après-midi surtout. Le front de coulée qui avait approché jusqu’à 500 mètres le cassé des Grandes pentes est bel et bien figé. Le front actif se situe 500 mètres en arrière. En l’état, il n’y a donc aucune chance d’apercevoir la lave depuis la route nationale 2 dans le Grand-Brûlé.

    Les coulées se développent tout doucement par lobes qui conquièrent progressivement tous les creux du terrain et s’accumulent en épaisseur, s’étalant largement à proximité du rempart. La zone entière rougeoie et la végétation fait les frais de l’appétit insatiable de la lave : lichens, branles, blechnums, pailles sabres s’embrasent soudainement.

    L’observatoire doit envoyer aujourd’hui en métropole les échantillons prélevés dimanche pour en savoir plus sur l’évolution éventuelle du magma au cours de l’éruption et donc son avenir puisqu’ils enregistrent toujours une inflation qui témoigne d’apports de magma nouveau dans le réservoir situé à l’aplomb du cratère Dolomieu.

    Source illustrée: Texte et photos François Martel-Asselin
    https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2018/10/14/VIDEO-PHOTOS-Un-deuxieme-mois-deruption-commence_553682


    Vendredi 12/10/18 - Séisme en Indonésie: les autorités mettent un terme aux recherches

    Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est rendu vendredi dans la ville indonésienne de Palu, ravagée par un séisme et un tsunami qui ont fait 2073 morts et 5000 disparus.

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est venu ce vendredi constater les dégâts dans la ville indonésienne de Palu. Le 28 septembre, l'agglomération de 350.000 habitants sur la côte occidentale de Célèbes était ravagée par un tremblement de terre de magnitude 7,5, auquel a succédé un tsunami, qui ont fait au moins 2073 morts, selon un dernier bilan. Le patron de l'ONU s'est attardé dans les quartiers les plus touchés, parlant à des survivants soignés dans un hôpital sous tente et un centre pour évacués. «Nous sommes avec le peuple d'Indonésie et des Célèbes», a déclaré Antonio Guterres.

    Pendant deux semaines, les secouristes ont fouillé les décombres, avant de mettre un terme à leurs recherches. Cinq mille personnes sont toujours portées disparues, la plupart enterrées sous les décombres de bâtiments détruits. «Au vu des difficultés sur le terrain, nous avons vraiment besoin de prendre en considération la santé et la sécurité de nos sauveteurs», justifie auprès de l'AFP Bambang Suryo, responsable des recherches dans la ville. Des sauveteurs resteront néanmoins positionnés à Palu jusqu'au 26 octobre, date à laquelle l'état d'urgence imposé sur la zone après la catastrophe devrait être levé.

    À Balaroa, Muhammad Rasidi, 29 ans, commence à se résoudre à la fatalité: les trois membres de sa fratrie disparus ne seront jamais retrouvés. «Que pouvons-nous faire d'autre? Nous devons juste l'accepter», explique-il à l'AFP. Le gouvernement envisage de laisser en l'état les localités Petobo et Balaroa. De nombreuses zones se sont enfoncées dans la terre, comme aspirées, quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables mouvants. Aux survivants de décider s'ils veulent en faire des sépultures collectives, y ériger un monument ou les transformer en espaces verts.

    En tout, près de 90.000 personnes ont été déplacées par la catastrophe et vivent dans des centres d'évacuation. D'après les autorités, les reloger de manière permanente pourrait prendre deux ans. Par ailleurs, 200.000 personnes ont un besoin urgent d'aide humanitaire à Palu et dans sa région, où manquent la nourriture et l'eau potable. Des avions transportant de l'aide venue notamment des États-Unis, d'Australie, de l'Union européenne et des Philippines sont arrivés à Palu. Les difficultés logistiques ajoutées aux réticences de Jakarta ont toutefois entravé l'arrivée de l'assistance à ses destinataires.

    L'Indonésie, archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique. Deux séismes ont touché dans la nuit de mercredi à jeudi l'Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, faisant au moins trois morts sur l'île indonésienne de Java. Durant l'été, des séismes avaient fait plus de 550 morts sur l'île indonésienne de Lombok.

    Source: www.lefigaro.fr avec Agences


    12/10/18 - Guatemala: regain d'activité du volcan Fuego

    Le volcan Fuego, situé à 35 km au sud-ouest de la capitale du Guatemala, montrait vendredi un regain d'activité, avec des coulées de lave, quatre mois après une puissante éruption qui a fait 190 morts, ont annoncé les autorités.

    Cette activité pourrait générer des coulées pyroclastiques, les mêmes qui avaient semé la désolation en juin, faisant 190 morts et 238 disparus, a déclaré à la presse le porte-parole de la Coordination pour la réduction des catastrophes (Conred), David de Leon.

    Le Fuego, d'une altitude de 3763 mètres, a repris son activité jeudi soir, avec une augmentation du grondement et de l'incandescence dans son cratère. Vendredi matin, une nouvelle phase éruptive a débuté avec des coulées de lave, selon l'Institut de volcanologie.

    Aucune évacuation n'était en cours dans l'immédiat, a indiqué le porte-parole de la Conred, mais « compte tenu du comportement du volcan certaines communautés pourraient décider d'évacuer leurs habitants vers des zones sûres », a-t-il ajouté.

    Outre le Fuego, deux autres volcans sont actifs au Guatemala, le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (sud).

    Source: www.lapresse.ca avec l'AFP


    12/10/18 - RDC: sauvera-t-on ces mineurs artisanaux bloqués depuis une semaine dans une mine ?

    Suite à éboulement provoqué par une forte pluie, des mineurs artisanaux sont bloqués depuis le 4 octobre dans une mine dans la province du Sud-Kivu. On déplore déjà un mort.

    C’est à une véritable course contre la montre que se livrent les secours pour sauver les quelque 20 mineurs bloqués à une centaine de mètres de profondeur dans une mine d’or de la localité de Misisi dans le territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu.

    L’incident s’est produit dans la nuit du 4 au 5 octobre. Du fait d’une forte pluie qui avait provoqué des inondations dans la petite ville, un éboulement s’est produit, bouchant ainsi toutes issues.

    Et jusqu’ici, le travail des équipes de recherche tarde à produire les résultats escomptés. « Seul un corps a été tiré des décombres depuis l‘éboulement », a expliqué Aimé Kawaya Mutipula, administrateur du territoire de Fizi du Sud-Kivu.

    Selon Willy Wilondja, activiste de la société civile, il y a 70 % de chance de trouver les autres mineurs vivants, car une équipe locale de secours « donne de l’eau à boire aux creuseurs via un tuyau ».

    Les accidents mortels dans les mines sont fréquents en RDC. Surtout dans des localités de l’est telles que Nyange où près de 40 personnes ont péri en avril dernier dans une mine d’or. Dans ces territoires, plus de 80 % des populations ne vivent que de l’exploitation artisanale de mines, alors que d’après des experts, ces zones regorgent de terres très fertiles pour pratiquer l’agriculture.

    Un exemple vivant de ce qu’on appelle souvent « malédiction des ressources naturelles ».

    Source: fr.africanews.com - Rédaction: John Ndinga Ngoma


    Jeudi 11/10/18 - Ouragan Michael: la reconstruction commence en Floride, au moins 6 morts

    Le président Trump a approuvé l’état de catastrophe majeure en Floride pour débloquer davantage d’aide.

    L’ouragan dévastateur Michael a causé la mort d’au moins six personnes. Les consignes d'évacuation avant son arrivée ont probablement sauvé de nombreuses vies. Des milliers de soldats et de secouristes s’activent dans le nord-ouest de la Floride pour mener des opérations de sauvetage, déblayer les rues jonchées de débris et rétablir le courant.

    Rétrogradé en tempête tropicale, l’ouragan a poursuivi sa course en Alabama et en Géorgie, puis vers la Caroline du Sud et du Nord.

    Quatre morts en Floride, une fillette tuée en Georgie

    En Floride, quatre personnes ont perdu la vie selon le bureau du shérif du comté de Gadsden et une fillette de 11 ans a été tuée lorsqu’un auvent de garage a atterri sur sa maison dans l’Etat voisin de Géorgie, selon les autorités. En Caroline du Nord, Etat déjà durement touché par l'ouragan Florence le mois dernier, une personne a perdu la vie après qu'un arbre s'est effondré sur une voiture, a annoncé le gouverneur jeudi après-midi.

    D’importants dommages

    Si le ciel était à nouveau bleu jeudi à la mi-journée, les rues de Panama City étaient recouvertes de branches d’arbres, toitures arrachées, morceaux de verre. Les vents s’y sont déchaînés mercredi pendant presque trois heures. Deux hôpitaux de Panama City ont été endommagés. Quelques kilomètres plus à l’est, la base aérienne de Tyndall a également été frappée « directement » par l’ouragan, et présente des « dommages étendus », selon un communiqué diffusé sur son site.

    Des foyers privés d’électricité

    Des centaines de milliers de personnes restaient jeudi privées de courant dans plusieurs Etats du sud-est des Etats-Unis, dont près de 390 000 en Floride, 130 000 en Caroline du Sud et 220 000 en Caroline du Nord.

    « L’aide arrive par les airs, la terre et la mer »

    « C’est une dévastation impensable », a commenté jeudi Rick Scott, le gouverneur de la Floride. « J’ai entendu dire que beaucoup de personnes ont été blessées », a-t-il ajouté. « L’aide arrive par les airs, la terre et la mer », a-t-il assuré. « Nous avons 35 000 gardes nationaux de Floride et plus de 1 000 véhicules de secours spéciaux, 13 hélicoptères et 16 bateaux pour l’assistance humanitaire, les opérations de sécurité, de recherche et de sauvetage. » « Nous sommes concentrés sur les missions de secours de vies humaines, la recherche et le sauvetage, et nous commençons à évaluer l’impact catastrophique de l’ouragan », a déclaré le vice-président Mike Pence.

    Reconstruction « rapide »

    Le président Trump a annoncé à la mi-journée avoir approuvé l’état de catastrophe majeure en Floride, permettant de débloquer plus d’aide fédérale, selon un communiqué de la Maison Blanche. Il a également déclaré l’état d’urgence en Géorgie. La reconstruction « va être rapide. On fera en sorte qu’elle soit rapide », a promis le président, interviewé jeudi par la chaîne Fox News.

    Source: www.leparisien.fr avec l'AFP


    11/10/18 - Le volcan l’Etna risque de provoquer un tsunami

    Chaque année, l’Etna se déplace de quelques millimètres vers la Méditerranée. À l’avenir, le volcan pourrait s’effondrer dans la mer et causer un tsunami. Des chercheurs ont cherché à comprendre pourquoi. Selon eux, ce n’est pas tellement le magma qui fait bouger le volcan, mais plutôt la gravité.

    Du haut de ses 3 330 mètres d’altitude, l’Etna est le volcan actif le plus haut d’Europe. Cette montagne connue pour ses éruptions à répétition, perchée sur la côte est de la Sicile, se déplace lentement mais sûrement vers la mer Ionienne, en Méditerranée, et menace de s’effondrer dans la mer.

    Depuis plusieurs années, volcanologues et géologues cherchent à comprendre pourquoi. Jusqu’ici, plusieurs études affirmaient que les éruptions volcaniques faisaient bouger l’Etna. Une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances accuse plutôt la gravité.

    Le flanc sud-est glisse vers la mer

    L’équipe de chercheurs du GEOMAR, un institut d’océanographie situé à Kiel, en Allemagne, s’est intéressée au déplacement du flanc sud-est du volcan. Sur ce versant, ils ont posé des transpondeurs, des appareils capables de détecter le moindre mouvement.

    « L’étude montre que le flanc glisse vers la mer et que ce mouvement affecte une zone bien plus étendue que nous le pensions », explique au site web américain Inverse Morelia Urlaub, l’autrice principale de cette étude. « Le fait qu’il y ait du mouvement si loin du cœur du volcan (la chambre magmatique) signifie que ce n’est pas la montée du magma qui pousse de manière horizontale le flanc (comme c’était précédemment affirmé), mais que le principal facteur du glissement est la gravité. »

    Le risque d’un tsunami

    Comprendre le mouvement de l’Etna est crucial, car l’effondrement du volcan pourrait entraîner une véritable catastrophe naturelle. Dans le cadre d’une autre étude récente, publiée au printemps dernier, une équipe de chercheurs a analysé le mouvement de l’Etna à l’aide de GPS. Selon leurs calculs, le volcan se déplace de 14 millimètres par an.

    Ce glissement est imperceptible, mais il est loin d’être innocent. « Il est déjà arrivé que des volcans instables s’effondrent », souligne à Inverse Morelia Urlaub. « Le risque, c’est que le flanc de l’Etna s’effondre et entraîne un glissement de terrain. Comme le volcan est près de la mer, cela pourrait causer un tsunami. »

    Un volcan surveillé de près

    Ce scénario s’est peut-être déjà produit il y a 8 000 ans. Une étude de 2007 publiée dans la revue scientifique Geophysical Research Letters explique que le flanc est de l’Etna se serait effondré et aurait entraîné un tsunami. La catastrophe naturelle aurait balayé un village néolithique installé sur la côte de l’actuel Israel, à quelques 1 600 km de la Sicile. Si le flanc sud-est de l’Etna s’effondre violemment dans la mer, les villes situées de l’autre côté de la mer Ionienne pourraient en subir les conséquences.

    Pour le moment, les chercheurs n’ont pas assez d’informations pour déterminer si le glissement de l’Etna entraînera une telle catastrophe. Sur l’île italienne, les habitants ne perçoivent pas le mouvement, du moins pas directement. « Certaines routes sont fréquemment repavées et des maisons sont repeintes pour couvrir les fissures, » précise la chercheuse à Inverse. Volcanologues et géologues continuent de surveiller de près le volcan.

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/leditiondusoir - Rédaction: Hélaine François


    11/10/18 - Indonésie, le piège mortel de la liquéfaction du sol

    Deux semaines après la principale secousse survenue à Palu, les autorités indonésiennes ont interrompu les recherches jeudi 11 octobre 2018. Le séisme a causé la mort de plus de 2 000 personnes. Mais un autre phénomène, très rare, la liquéfaction du sol, est peut-être responsable de 12 000 cas de disparition.
    ZOOM
    Voilà deux semaines qu’un puissant séisme, le 28 septembre 2018, suivi d’un tsunami dans le détroit de Makassar, a ravagé le centre-ouest de l’île indonésienne de Célèbes. Plus précisément la région de Palu, ville de 350 000 habitants. Pour l’heure, les autorités annoncent la mort de plus de 2 000 personnes.

    Un phénomène rare et mal connu des sismologues et géologues

    Mais le nombre de disparus est plus effrayant encore, de 5 000 à 12 000 personnes. Certaines ont été emportées dans la mer, mais la grande majorité auraient été enfouies sous les décombres ou ensevelies, au sens propre, dans le sol à cause d’un phénomène naturel rare, d’une ampleur probablement inconnue à ce jour des sismologues et géologues.

    C’est à Petobo et Balaroa, deux villages au sud de Palu non touchés par le tsunami, que ce phénomène a été observé. « Le sol remuait et puis soudain montait », a raconté un témoin cité par l’Agence France-Presse, qui a également constaté la présence sur les routes de fissures et crevasses de plusieurs mètres de large. « La terre est en fait tout simplement remontée et a enterré les maisons », a-t-il ajouté. Et des habitants avec.

    Un événement brutal et temporaire

    Ce phénomène géologique a un nom : la liquéfaction du sol. D’origine sismique, généralement brutal et temporaire, il peut se produire en cas de sol saturé en eau lorsque celui-ci perd sa portance, permettant ainsi l’enfoncement et l’effondrement des constructions. Il concerne les formations géologiques peu compactes, dont la granulométrie est faible – entre 0,05 et 2 mm – et uniforme.

    « Les terrains susceptibles de liquéfaction sont les sables, limons et vases », expliquent les ingénieurs du Bureau de recherches géologiques et minières. En général, la liquéfaction se produit en zone plate, près de la mer, d’une rivière ou d’un lac, mais pas en terrain vallonné.

    « Concrètement, sous l’effet des secousses, les grains de sable ou de limon se désolidarisent, perdent leur cohésion, et laissent passer l’eau qui monte du sous-sol sous l’effet de l’augmentation de la pression, explique Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris (1). Ce phénomène se produit dans les premiers mètres du sol, et constitue des cônes de limon, par lequel sortent des jets d’eau qui peuvent s’élever sur plusieurs mètres de haut et atteindre jusqu’à 20 mètres de diamètre. De quoi faire basculer, se casser voire s’enfoncer une maison qui ne serait pas construite sur pilotis. »

    Impression d’aspiration de ce qui se trouve en surface

    Le descriptif permet de comprendre ce qui s’est produit à Petobo et Balaroa, et la façon dont les témoins en rendent compte. « Comme tout ceci se passe très vite (quelques dizaines de secondes), les témoins ont une impression d’aspiration, d’avalement, de tout ce qui est en surface – humains, animaux, constructions, véhicules –, un peu comme les images du XIXe siècle représentant des promeneurs imprudents en train de se faire absorber par les sables mouvants en baie du Mont-Saint-Michel », poursuit le scientifique.

    Des sismologues, à partir de photos satellites de Palu, ont déjà fait une reconstitution par traitement d’images du paysage avant et après le séisme. « On voit bien l’étendue des dégâts, commente Pascal Bernard. Dans les terres, on distingue la présence de grandes bandes présentant des ondulations, l’effondrement d’un pont sur la rivière Palu, un retrait du trait de côte au nord de Palu, en face de l’épicentre du séisme… Mais on manque d’éléments pour analyser davantage le phénomène. Enfin, la couche de sol liquéfié peut entraîner un glissement de terrain d’une couche superficielle, mais généralement ce sont deux phénomènes distincts. »

    La liquéfaction du sol est un phénomène rare mais qui s’est déjà produite lors de séismes. En particulier en 1964 à Niigata, au Japon – entraînant alors le basculement d’immeubles de quatre étages. Ou à Kobe, toujours au Japon, en 1995, faisant alors exploser les quais du port. Enfin lors du tremblement de terre de Christchurch, en 2011, en Nouvelle-Zélande.

    Le nombre de victimes pourrait exploser

    Deux semaines après le séisme de magnitude 7,5 sur l’île de Célèbes (Indonésie), qui a provoqué un puissant tsunami, les autorités ont ordonné hier la fin des recherches.
    Le bilan se monte à plus de 2 000 morts dans la région de Palu. Mais ce chiffre ne comptabilise pas les milliers de disparus : 5 000 officiellement, jusqu’à 12 000 selon des sources locales.

    Deux localités, Balaroa et Petobo, où on serait sans nouvelles de plus de 8 000 personnes, ont été totalement anéanties.

    Plus de 200 000 personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire dans la région, 80 000 sont déplacées, alors que les autorités ont demandé aux ONG internationales de quitter les lieux.

    Source illustrée: www.la-croix.com - Auteur: Denis Sergent
    (1) Auteur de Pourquoi la terre tremble ? Belin, 2017


    11/10/18 - Paléontologie: un crâne de diplodocus juvénile révèle un mode de vie surprenant

    La découverte du fossile d'un diplodocus juvénile révèle que les jeunes dinosaures avaient un régime alimentaire et des caractéristiques physiques différents de leurs parents.

    "Andrew", c'est le surnom donné à ce jeune diplodocus dont le fossile a été découvert dans la formation de Morrison dans le Montana par une équipe canadienne dirigée par Cary Woodruff de l'université de Toronto. Les diplodocus sont de très grands dinosaures sauropodes herbivores caractérisés par un long coup et une longue queue et qui marchaient à l'aide de leurs quatre, robustes, pattes. Mais le spécimen décrit dans la revue Scientific Reports n'a pour cette fois rien d'un géant : c'est un juvénile dont la taille du crâne est de seulement 24 cm, ce qui en fait le plus petit crâne de diplodocus jamais découvert. Son analyse permet de mieux comprendre le mode de vie de ces animaux.

    Des troupeaux de juvéniles

    En comparant le crâne à d’autres spécimens plus grands, les auteurs ont constaté que les juvéniles n’étaient pas simplement des versions plus petites des adultes, mais qu’ils présentaient des caractéristiques physiques qui ressemblaient davantage à celles de leurs ancêtres que celles de leurs propres parents adultes. Ce phénomène est appelé récapitulation et a alimenté une théorie en vogue au siècle dernier qui expliquait que l'on pouvait "lire" l'histoire évolutive d'une espèce en observant la croissance d'un individu depuis sa naissance. Il s'avère que c'est, partiellement, le cas pour un très petit nombre d'animaux. Le diplodocus semble effectivement posséder des caractères ancestraux dans jeunesse qui disparaissent chez les adultes.

    Le crâne examiné indique l'existence d'un museau court et étroit qui suggère que le régime alimentaire des juvéniles comprenait peut-être une plus grande variété de végétaux que celui des adultes, dont le museau était large et carré. Les auteurs estiment également que les juvéniles vivaient plutôt dans des forêts que dans des habitats plus ouverts où les adultes broutent. Cela signifie que les diplodocus vivaient probablement dans des troupeaux séparés selon leurs âges. Sans doute, expliquent les auteurs, cela permettait-il aux juvéniles de vivre sans se faire écraser par des adultes qui faisaient dix fois leur taille !

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/paleontologie - Rédaction: Joël Ignasse


    10/10/18 - Piton de la Fournaise: l’intensité de l’éruption reste stable

    Selon l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, la baisse de l’intensité du trémor volcanique s’est ralentie depuis 24 heures.

    L’éruption débutée le 15 septembre à 04h25 heure locale se poursuit. L’intensité du trémor volcanique (indicateur de l’intensité éruptive en surface) est toujours en baisse progressive depuis cinq jours, même cette baisse ralentie depuis 24h.

    Des gaz pistons ("bouffées de gaz" ou "bouffées de trémor") au niveau du site éruptif sont toujours enregistrés par les sismomètres de l’OVPF.

    - Aucun séisme volcano-tectonique n’a été enregistré au cours de la journée du 9 octobre, ni au cours de la journée actuelle.

    - Une inflation (gonflement) de l’édifice est toujours perceptible. Cette inflation s’accompagne d’une augmentation des concentrations de CO2 dans le sol dans le secteur du Gîte du volcan. Cette inflation témoigne de la mise en pression d’une source localisée sous les cratères sommitaux à 1-1,5 km de profondeur, liée à la réalimentation du réservoir superficiel par du magma plus profond (augmentation des concentrations en CO2 dans le sol à l’extérieur de l’Enclos).

    - Aucune reconnaissance de terrain n’a pu être réalisée ce jour compte tenu des mauvaises conditions météorologiques sur le volcan ce jour.

    - Les débits en surface n’ont pas pu être estimés ce jour du fait de flux laviques trop faibles en surface et de mauvaises conditions météorologiques sur le site.

    Source: www.linfo.re


    10/10/18 - Séisme en Haïti: Le bilan s'élève à 17 morts et 350 blessés

    Selon les autorités, 353 maisons ont été détruites par le tremblement de terre…

    Le séisme de magnitude 5,9 qui a secoué ce samedi le nord-ouest d’Haïti a fait 17 morts et 350 blessés, selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur. Neuf personnes ont été tuées dans la ville côtière de Port-de-Paix, sept dans la commune de Gros-Morne, et une victime a été recensée à Saint-Louis-du-Nord.

    « Les premières évaluations des équipes déployées sur le terrain font état de 353 maisons détruites et 7.430 autres fortement ou légèrement endommagées », ont précisé les autorités haïtiennes. Quatre écoles ont notamment été détruites à Pilate, une ville de près de 50.000 habitants.

    Le choc de 2010 toujours présent

    Pour venir en aide aux sinistrés, de l’eau potable et 4.000 kits alimentaires ont déjà été distribués dans les cinq communes les plus affectées. Les fortes répliques du séisme ont été ressenties jusqu’à Port-au-Prince pendant le week-end.

    Cet événement a fortement traumatisé les habitants de l’île, toujours marqués par le séisme qui avait ravagé Port-au-Prince en 2010. Le 12 janvier, un tremblement de terre de magnitude 7 sur l’échelle de Richter avait fait plus de 200.000 morts et plus de 300.000 blessés en Haïti.

    Source: _www.20minutes.fr


    07/10/2018 - Séisme en Indonésie: 1700 morts et 5000 personnes disparues

    Après le tremblement de terre, un tsunami avait également frappé l’île des Célèbes.

    Dramatique hausse d’un bilan déjà très lourd. Jusqu'à 5000 personnes sont présumées disparues dans deux sites durement touchés de Palu, localité de l'île indonésienne des Célèbes. Cette dernière a été frappée fin septembre par un puissant séisme suivi d'un tsunami.

    Le porte-parole de l'agence de gestion des catastrophes Sutopo Purwo Nugroho a expliqué aux journalistes que ce chiffre était fondé sur les estimations des chefs de villages à Petobo et Balaroa, sites dévastés par la double catastrophe survenue dans l'agglomération de 350 000 habitants.

    « Néanmoins, les autorités tentent toujours de confirmer ce chiffre et de réunir des données, a-t-il précisé. Il n'est pas facile d'obtenir le nombre exact de ceux qui sont pris au piège dans les glissements de terrain, la liquéfaction (du sol), ou la boue ».

    Les recherches de disparus se poursuivront jusqu'au 11 octobre. A cette date, ils seront présumés morts. Selon le dernier bilan, 1763 corps ont été retrouvés jusqu’ici.

    Petobo est un rassemblement de villages. Une grande partie du quartier s'est enfoncée dans la terre comme aspirée, quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables mouvants, un processus connu sous le nom de liquéfaction. A Balaroa, un vaste complexe de logements sociaux a été englouti par la boue.

    L'espoir de retrouver des survivants est quasiment réduit à néant. »On est à J 10. Ce serait un miracle de trouver quelqu'un en vie », a déclaré Muhammad Syaugi, chef de l'agence indonésienne de recherches et de secours.

    Source: www.leparisien.fr


    07/10/18 - Haïti: au moins 11 morts après un séisme dans le nord-ouest du pays

    Un séisme de magnitude 5.9 a été ressenti samedi soir un à Haïti. Un premier bilan faisait état de 11 morts dans le nord-ouest, la région la plus pauvre du pays.

    Au moins 11 personnes ont été tuées dans le nord-ouest d'Haïti, secoué par un séisme d'une magnitude de 5,9 samedi en fin de soirée "créant un début de panique dans plusieurs villes", ont annoncé les autorités.

    Le bilan est à ce stade de onze morts, sept d'entre eux dans la ville côtière de Port-de-Paix, capitale du département du Nord-Ouest et quatre à Gros-Morne à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de la ville, a déclaré à l'AFP Eddy Jackson Alexis, porte-parole du gouvernement haïtien.

    L'épicentre de la secousse, d'une magnitude de 5,9, a été enregistré à 19 kilomètres au nord-ouest de Port-de-Paix à 20H10 (00H10 GMT dimanche), a annoncé l'institut géologique américain USGS.

    Une cellule de crise, incluant plusieurs ministères, a été mise en place "afin de coordonner l'ensemble des réponses d'urgence à apporter", a tweeté le Premier ministre d'Haïti, Jean-Henry Céant.

    "Un séisme de magnitude 5.8 vient de frapper Haiti.Des dégâts ont été enregistrés principalement dans le grand Nord.Toutes mes sympathies aux victimes. L’Exécutif au plus niveau est mobilisé pour apporter des réponses appropriées. J’appelle la population à la prudence et au calme."

    De son côté, le président Jovenel Moïse a exhorté, sur Twitter, la population "à garder son calme", ajoutant que "le système de gestion de risques et les directions régionales de la Protection civile sont en alerte pour assister les habitants des zones touchées".

    La secousse de plusieurs secondes a été ressentie jusque dans la capitale Port-au-Prince, suscitant l'émotion auprès des habitants qui restent traumatisés par le séisme qui avait ravagé la ville et ses environs en 2010.

    Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre d'une magnitude de 7 sur l'échelle de Richter avait causé la mort de plus de 200.000 personnes, en blessant plus de 300.000 autres.

    Plus d'un million et demi de personnes s'étaient trouvées à la rue à la suite de cette catastrophe dont les dégâts avaient été évalués à hauteur de 120% du PIB national.

    Source: www.lci.fr


    07/10/18 - Piton de la Fournaise: l'éruption perd de la puissance mais l'activité se poursuit sous terre

    Le Piton de La Fournaise est-il en train de dire "pouce" ? Si l'éruption débutée le 15 septembre à 04h25 heure locale se poursuit, l'intensité du trémor volcanique (indicateur de l'intensité éruptive en surface), après avoir nettement augmenté depuis le 3 octobre 22h heure locale (18h UTC), est à en baisse depuis deux jours. Des gaz pistons (" bouffées de gaz " ou " bouffées de trémor ") au niveau du site éruptif sont toujours enregistrés par les sismomètres de l'OVPF. Ces " gaz pistons " marquent un changement de régime dans le dégazage de l'éruption, et sont généralement observés lorsque la quantité de gaz disponible s'épuise, ce qui est souvent synonyme d'une décroissance d'activité en surface.

    Voici la situation observée aujourd'hui à 14h45 et communiquée par l'Observatoire volcanologique du Piton de La Fournaise.

    - Aucun séisme volcano-tectonique n’a été enregistré au cours de la journée du 6 octobre, ni au cours de la journée actuelle.

    - Une inflation (gonflement) de l’édifice, témoin de l'influence d’une source de pression à l'aplomb du volcan, est toujours perceptible. Cette inflation s’accompagne désormais d’une augmentation des concentrations de CO2 dans le sol dans le secteur du Gîte du volcan.

    - Les débits en surface n’ont pas pu être estimés ce jour du fait de flux laviques trop faibles en surface.

    - Les stations du réseau NOVAC de l’OVPF situées sur le pourtour de l’Enclos enregistrent toujours des flux de SO2. Même si leurs concentrations sont 5 fois plus faibles qu’en début d’éruption, ces flux confirment qu’il y a toujours du magma présent à basse pression.

    - L’activité de surface reste toujours très limitée avec de très rares projections de lave à l’intérieur du cône et aucune résurgence majeure visible depuis le tunnel principal. Néanmoins l’activité se poursuit toujours en tunnels de lave, avec un dégazage particulièrement bien visible le long de leur cheminement de l’évent éruptif jusqu’au front de coulée.

    Source: www.ipreunion.com


    07/10/18 - Dans le nord du Mozambique, la face cachée de la fièvre du rubis

    Sous la canopée de la forêt tropicale, ils se faufilent un à un dans les galeries puis en ressortent, essoufflés, les bras chargés de sacs d'une terre sablonneuse dont ils espèrent extraire les quelques éclats de pierres précieuses qui leur permettront de survivre.

    Dans le nord du Mozambique, qui fournit 80% de la production mondiale de rubis, des centaines de mineurs informels défient jour et nuit la faim, la police et une multinationale pour grappiller les miettes illégales du commerce de cette pierre.

    Faque Almeida, 46 ans, est l'un de ces damnés de la terre. Depuis huit ans, il creuse les sous-bois du district de Montepuez en quête de petites brisures rouges.

    "Je suis là parce que je suis pauvre", confie ce musulman de Nampula (centre). Amputé d'une jambe depuis un accident, Faque Almeida doit nourrir quatre femmes et 22 enfants. "Je survivais en cultivant un petit lopin de terre pour ma famille quand j'ai entendu dire qu'il y avait des pierres précieuses à Montepuez. Depuis, je suis là."

    La découverte fortuite il y a dix ans des premiers rubis a donné la fièvre à toute la région. Des milliers de personnes y ont accouru pour arracher quelques gemmes avant que le gouvernement mozambicain ne s'en mêle.

    Violences

    En 2011, il a accordé une concession de 36.000 hectares à la société Montepuez Ruby Mining (MRM), détenue aux trois-quarts par le groupe britannique Gemfields et pour le reste par un général bien en cour à Maputo.

    Aux yeux de la loi, MRM est la seule autorisée à extraire et à vendre les rubis de Montepuez, un commerce qui lui a officiellement rapporté 350 millions d'euros depuis 2012.

    Mais l'arrivée du géant britannique, de ses barbelés et de ses agents de sécurité armés n'a pas fait partir les garimpeiros. La police, accusée par les mineurs de brutalités et même d'exécutions sommaires, non plus.

    "Nous creusons des trous de plus de 5 m qui parfois s'effondrent sur nous. J'ai perdu de nombreux amis et un frère comme ça", confie Fernando Zulu.

    "Mais notre plus grande crainte, c'est la police et la sécurité privée. Ils viennent, nous arrêtent, nous torturent et parfois même nous enterrent vivants", affirme-t-il.

    Ces pratiques ont été documentées par plusieurs ONG. L'an dernier, l'association des avocats du pays a dénoncé les "actes de torture, violences (...), persécutions et menaces menés par différents éléments de forces de sécurité".

    La police et Gemfields démentent tolérer la moindre violence dans leurs rangs.

    "Nous concédons que les relations entre nos agents de sécurité et les mineurs illégaux ne sont pas forcément amicales", concède le PDG de Gemfields, Sean Gilbertson, "mais nous faisons tout pour respecter les droits de l'Homme."

    Revendeurs

    Ce jour-là, les mineurs illégaux sont une centaine à butiner le sol à coups de pioche. S'ils continuent, c'est qu'une partie du butin extrait du sous-sol alimente le marché noir.

    Selon les témoignages recueillis par l'AFP, les pierres déterrées par les mineurs informels sont écoulées auprès de négociants venus du Sénégal, du Nigeria ou du Mali, qui font leurs affaires le long de la route qui mène à la concession.

    La marchandise tombe ensuite entre les mains de "grossistes" venus de Thaïlande, du Sri Lanka ou du Vietnam. "Je séjourne ici pendant un mois ou deux pour acheter des rubis. Une fois que j'en ai assez, je repars dans mon pays pour les vendre", explique l'un d'eux sous couvert de l'anonymat.

    Ce circuit garantit aux garimpeiros de quoi survivre.

    Originaire d'un village de la Tanzanie voisine, Cassiano Johane s'est installé à Montepuez en 2011 et y creuse toujours. "J'ai quitté ma famille pour les rubis", plaide-t-il, "j'en ai trouvé plusieurs, je les ai vendus et j'ai envoyé l'argent à ma famille".

    Si la police tolère ce marché noir, affirment en chœur les mineurs, c'est qu'elle en profite largement. "Lorsqu'on est arrêtés (...), la police nous libère souvent en échange d'un bakchich. Seuls ceux qui n'ont pas les moyens restent en prison", témoigne Leonardo Vaneque, 23 ans.

    "Pot-de-vin"

    "Et tous ces étrangers qui achètent les pierres à Montepuez, comment croyez-vous qu'ils arrivent jusqu'ici ? Comment réussissent-ils à sortir les rubis du pays ?", interroge-t-il: "Eux aussi paient des pots-de-vin."

    Le patron de Gemfields reconnaît la corruption des agents de l'Etat. "Malheureusement nous avons des exemples", lâche-t-il, "ils sont une minorité mais (...) c'est très inquiétant."

    La police affirme avoir pris le problème des mineurs illégaux à bras-le-corps.

    "Nous faisons notre possible pour en débarrasser la province", assure le porte-parole de la police provinciale, Augusto Guta. "Nous n'arrêtons personne, les gens sont renvoyés chez eux, au Mozambique ou à l'étranger", ajoute-t-il.

    "Nous préparons un plan pour combattre le commerce illégal des diamants, des métaux et des pierres précieuses", assure de son côté le ministre mozambicain des Ressources minérales, Max Tonela.

    La tâche s'annonce ardue car les mineurs sont aussi déterminés que désespérés.

    "Nous continuerons à +voler+ les pierres que Dieu nous offre plutôt que de voler les gens", jure Luis Elias, 42 ans. "Cette mine est assez grande pour tout le monde", insiste-t-il, "ils peuvent bien nous jeter dehors, nous continuerons parce que nous n'avons pas d'autre choix. Il n'y a pas d'autre travail".

    Source: www.ladepeche.fr


    05/10/18 - Paléontologie: il y a 35 millions d'années, les salamandres mangeaient des grenouilles

    Deux fossiles, issus des collections de muséums, se sont révélés contenir le dernier repas de ces animaux préhistoriques.

    Les réserves des muséums recèlent bien des trésors cachés que les nouvelles techniques d'examen permettent de mettre en lumière. Deux découvertes viennent d'en donner de magnifiques exemples: une salamandre momifiée et fossilisée vieille de 35 millions d'années au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, un ichthyosaure fossilisé vieux de 200 millions d'années au Muséum Lapworth de géologie à Birmingham. Dans les deux cas, le dernier repas des animaux a pu être révélé.

    C'est en 1877 qu'Henri Filhol a découvert dans des carrières d'exploitation de phosphates du Quercy un fossile très bien conservé d'une partie de salamandre (Phosphotriton sigei) datant d'il y a 35 millions d'années. Soigneusement rangé dans les collections du Muséum, elle a attendu les années 2010 pour ressortir au grand jour.

    La salamandre, animal mythologique, emblème de François 1er, a la capacité de régénérer ses membres. Le fossile a récemment été examiné sous les feux du synchrotron, l'anneau producteur de puissants rayons X à Grenoble. Les chercheurs ont ainsi pu admirer, en plus des os et de la peau de la momie, de nombreux organes préservés, des muscles, des nerfs, un poumon, le tube digestif, des glandes... Et l'estomac, avec le dernier repas de l'animal.

    Un petit ichthyosaure

    «Elle devait mesurer 15 cm et est très proche, comme une cousine, de la salamandre de feu actuelle», explique Jeremy Tissier, premier signataire de l'article paru dans PeerJ, du Jurassica Museum et de l'université de Fribourg (Suisse). «La découverte d''un poumon, que l'on ne pouvait pas soupçonner de l'extérieur nous a permis de préciser l'espèce en question, car certaines ne disposent pas de cet organe. Et la découverte d'os de grenouille dans son estomac, provenant sans doute d'un tout jeune batracien, nous montre qu'elle avait déjà le régime alimentaire de certaines salamandres actuelles».

    Vue d'artiste d'un ichthyosaure dévorant un calmar
    Côté dinosaure, ce sont des paléontologistes anglais qui, en dépoussiérant des fossiles, ont reconnu l'importance de celui d'un petit ichthyosaure (reptiles marins ressemblant à des dauphins), 70 cm (un bébé), pratiquement complet et en très bon état, avec lui aussi des tissus mous fossilisés, datant de 200 millions d'années (Crétacé). Il a été examiné au microscope et scanné. Un modèle 3D a été réalisé et les résultats sont publiés dans Historical Biology. Et le contenu de son estomac s'est révélé être... du calmar préhistorique.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences - Auteur: Jean-Luc Nothias


    03/10/18 - Indonésie: éruption d'un volcan sur l'île de Célèbes

    Le volcan Soputan est entré en éruption aujourd'hui au nord-est de l'île de Célèbes en Indonésie crachant un nuage de cendres volcaniques de 4.000 mètres de hauteur, mais ne présentait pas de risque pour la population, selon les autorités locales.

    "Les gens doivent rester calmes, rester à plus de 4 km du cratère et porter un masque", mais la population "n'a pas besoin d'évacuer pour l'instant", a indiqué l'agence de gestion des situations d'urgence. Les images diffusées montraient une colonne de fumée en forme de champignon visible des kilomètres à la ronde.

    Le volcan Soputan est situé à un millier de kilomètres de la ville de Palu sur la même île de Célèbes qui a été dévastée après un fort séisme d'une magnitude de 7,5, vendredi, suivi d'un tsunami, faisant près de 1400 morts.

    L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique et volcanique.

    Source:
    www.lefigaro.fr avec l'AFP


    02/10/18 - Indonésie: 1234 morts après le séisme et le tsunami sur l'île de Célèbes

    L'agence de gestion des catastrophes a annoncé ce mardi que le bilan des événements survenus vendredi sur l'île indonésienne de Célèbes, un séisme suivi d'un tsunami, était passé à plus de 1200 morts, contre 844 lors d'un précédent état des lieux.

    1234 morts. Selon l'agence de gestion des catastrophes, c'est le terrible dernier bilan du séisme de magnitude 7,5 et du tsunami avec des vagues atteignant jusqu'à six mètres de hauteur qui ont successivement frappé l'île de Célèbes, en Indonésie, vendredi soir. Un précédent bilan faisait jusqu'ici état de 844 morts. La catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu, où vivent 350.000 habitants sur la côte occidentale de Célèbes, a aussi fait 61.867 déplacés.

    Parmi ces 1234 morts, les dépouilles de 34 jeunes ont été retrouvés dans les décombres d'une église balayée par une coulée de boue, a annoncé la Croix-Rouge. L'âge exact des victimes n'a pas été précisé dans l'immédiat. Initialement, 86 jeunes participaient à un camp d'étude de la Bible dans le Centre de formation de l'Eglise de Jonooge avaient été portés disparus. Le sort de ceux dont les corps n'ont pas été récupérés était non précisé dans l'immédiat.

    Les morts pris au piège dans les décombres des bâtiments dévastés par le séisme de magnitude 7,5, sont un motif d'inquiétude pour les autorités. Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies. À Poboya, dans les collines surplombant Palu, les volontaires ont commencé à enterrer les victimes dans une vaste fosse commune, d'une capacité pouvant aller jusqu'à 1.300 corps.

    Quatre jours après le drame, les sauveteurs estiment avoir encore la possibilité de retrouver des survivants sous les décombres de bâtiments détruits par le tremblement de terre et par les vagues sismiques qui ont suivi. Cela pourrait être le cas sous les ruines de l'hôtel Roa Roa, un établissement de sept étages de Palu, où on estime qu'une cinquantaine de personnes ont été prises au piège. À ce stade, neuf cadavres ont été extraits des décombres, mais les secours ont aussi ramené trois rescapés à l'air libre.

    "Ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'eau et de nourriture"

    De leur côté, les survivants crapahutent sur les décombres à la recherche de tout ce qui pourrait être récupérable, d'autres se pressent autour de rallonges électriques dans les quelques bâtiments disposant encore de courant. D'autres encore patientent pour recevoir l'eau, l'argent ou l'essence acheminés par un convoi de l'armée. «Le gouvernement, le président sont venus, mais ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'eau et de nourriture», a expliqué à l'AFP Burhanuddin Aid Masse, 48 ans.

    Les secours manquent d'équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et de l'ampleur même des dégâts. L'armée indonésienne dirige les secours mais à la suite d'un appel du président, des ONG internationales ont également dépêché des équipes sur le terrain. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (UNOCHA) a estimé lundi à 191.000 le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire d'urgence, dont 46.000 enfants et 14.000 personnes âgées.

    Alors que les autorités avaient toléré ces derniers jours que la population se serve dans les magasins devant le manque d'approvisionnement et l'aide qui tardait à venir, la police a arrêté ce mardi 35 personnes pour avoir volé des ordinateurs et de l'argent et s'est engagée à arrêter les pillages. Le président indonésien, Joko Widodo, a ordonné l'envoi de secours supplémentaires pour rechercher les victimes et faire également en sorte d'éviter les pillages.

    Parallèlement, deux séismes de magnitude 5,9 et 6 ont été enregistrés au large de l'île de Sumba, à 1600 km au sud de l'île de Célèbes, selon l'institut géologique américain USGS. La première secousse a été enregistrée à 23h59 GMT à une profondeur de 10 km et à environ 40 km de Sumba, où vivent 750.000 personnes. Une deuxième secousse de magnitude 6 a suivi quinze minutes plus tard dans le même secteur à une profondeur de 30 km.

    Source: www.lefigaro.fr


    02/10/18 - Indonésie: découverte macabre dans une église, le bilan du séisme devrait s'aggraver

    Les dépouilles de dizaines de jeunes ont été extraits des décombres d'une église dévastée par un glissement de terrain sur l'île indonésienne des Célèbes tandis que se renforçaient les efforts internationaux pour aider près de 200.000 victimes d'un violent séisme suivi d'un tsunami.

    Cette découverte ne fait qu'aggraver le bilan déjà meurtrier de la catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu, où vivent 350.000 habitants sur la côte occidentale des Célèbes.

    D’après le dernier bilan, 844 personnes ont péri mais les autorités estiment que ce bilan devrait s'alourdir à mesure que les secours parviennent à établir le contact avec les villages isolés.

    Les survivants doivent affronter la faim et la soif. Vivres et eau potable sont rares. Les hôpitaux sont submergés par le nombre de blessés.

    Les secours manquent d'équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et de l'ampleur même des dégâts.

    Nouvelle illustration de la vulnérabilité tectonique de l'Indonésie, le pays a de nouveau subi mardi une série de secousses, qui se sont produites toutefois à des centaines de kilomètres de Palu.

    L'armée indonésienne dirige les secours mais à la suite d'un appel du président, des ONG internationales ont également dépêché des équipes sur le terrain.

    Difficile d'accès

    La Croix-Rouge a annoncé mardi avoir fait une découverte macabre dans une église du centre des Célèbes balayée par une coulée de boue.

    "Trente-quatre corps au total ont été retrouvés", a déclaré à l'AFP Aulia Arriani, une porte-parole. Initialement, 86 jeunes qui participaient à un camp d'étude de la Bible dans le Centre de formation de l'Eglise de Jonooge avaient été portés disparus. L'âge exact des victimes n'a pas été précisé dans l'immédiat.

    Le district montagneux de Siri Biromaru, au sud-est de Palu, est difficile d'accès et les secouristes sont confrontés à une marche exténuante pour récupérer les victimes.

    "Le problème le plus important, c'est de marcher dans la boue pendant une heure et demie tout en portant les corps", a-t-elle dit.

    L'Indonésie est le pays musulman le plus peuplé du monde mais compte des minorités religieuses, y compris chrétiennes.

    Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (UNOCHA) a estimé lundi à 191.000 le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire d'urgence, dont 46.000 enfants et 14.000 personnes âgées. Nombre d'entre elles vivent dans des régions qui ne sont pour l'heure pas au centre des efforts gouvernementaux pour aider les sinistrés.

    Les morts pris au piège dans les décombres des bâtiments dévastés par le séisme de magnitude 7,5, sont également un motif d'inquiétude pour les autorités.

    Risque de maladie

    Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

    A Poboya, dans les collines surplombant Palu, les volontaires ont commencé à enterrer les victimes dans une vaste fosse commune, d'une capacité pouvant aller jusqu'à 1.300 corps.

    Les camions transportant les dépouilles enveloppés dans des sacs orange, jaunes et noirs font la navette jusqu'au site. Les corps sont déposés jusqu'à la fosse et ensevelis par des pelleteuses.

    A Balaroa, un quartier périphérique de Palu qui abritait un complexe résidentiel, les dégâts sont énormes. La zone est rasée, parsemée d'arbres arrachés, de morceaux de béton, de tôles ondulées tordues, de cadres de portes arrachés et de meubles en miettes.

    Des habitants hagards parcourent les ruines, ne sachant pas où ni comment commencer à creuser. Parmi eux, trois hommes à la recherche de leur petit frère.

    Les équipes mènent une course contre la montre pour sortir des survivants. Dans le seul hôtel Roa Roa, les secouristes estiment que 50 à 60 personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l'instant deux personnes ont été sauvées sur ce site, selon une source officielle.

    Des survivants affamés ont pillé les magasins pour se procurer des produits de première nécessité, nourriture, eau et essence, sous le regard de policiers impuissants ou ne souhaitant pas intervenir.

    "Je l'ai perdue"

    "Le gouvernement, le président sont venus, mais ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'eau et de nourriture", déclare à l'AFP Burhanuddin Aid Masse, 48 ans.

    Bon nombre d'habitants ont passé les derniers jours à rechercher désespérément leurs proches disparus.

    Ali était avec sa femme sur la plage quand le tsunami a déferlé vendredi. Il ne sait pas où elle est, ni si elle a survécu.

    "Quand la vague est arrivée, je l'ai perdue", raconte-t-il. "J'ai été porté sur une cinquantaine de mètres. Je n'ai rien pu retenir".

    D'autres font la tournée des morgues en plein air, où les morts sont allongés en plein soleil.

    Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a expliqué qu'il s'efforçait de réunir les familles séparées et fournissait une "aide médico-légale" pour aider à l’identification des victimes.

    L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

    Le séisme qui a touché les Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu'a connus l'Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l'île de Lombok, voisine de Bali.

    Source: www.rtl.be avec l'AFP


    01/10/18 - Martinique: 15 répliques enregistrées depuis le séisme de la semaine dernière

    Le fort séisme d'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter a provoqué une série de réplique. La dernière date d'hier soir à 21 h 20.

    Un séisme de magnitude 4 sur l'échelle de Richter a été ressenti dimanche soir (30 septembre 2018) en Martinique. L’épicentre de ce séisme léger a été localisé à 71 km à l’est−nord−est de Trinité, à 32 km de profondeur (soit une distance hypocentrale d’environ 78 km). Il a surtout été ressenti sur la façade atlantique de la Martinique.

    L'observatoire sismologique du morne des Cadets signale qu'il s'agit de la 15e réplique enregistrée depuis le fort séisme qui a secoué la Martinique vendredi dernier (26 septembre 2018). D'une magnitude de 6 sur l'échelle de Richter, il a provoqué un léger vent de panique dans la population et des fissures mineures sur certains bâtiments dont 7 établissements scolaires.

    Pour rappel, depuis le plan séisme de 2010, la Martinique se situe en zone sismique forte (au niveau 5 sur 5).

    Source: www.rci.fm

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